Tag: addictologie

  • Grève massive au centre hospitalier d’Allauch

    Grève massive au centre hospitalier d’Allauch

    « On souhaite une direction à plein temps, on veut continuer à exister pleinement et se développer », le secrétaire général de FO du centre hospitalier d’Allauch, Antony Collu, ne cache pas son énervement, ce mardi. En cause ? Des problématiques de gouvernance à répétition selon lui. « On a subi une direction, qui était commune avec l’hôpital d’Aubagne, pendant 2 ans. Ça s’est très mal passé », entame-t-il. Avant de rentrer dans le vif du sujet : « Cette direction prend fin le 1er juin, mais on a reçu une note, la semaine dernière, nous annonçant une nouvelle direction par intérim puisque le directeur est également dirigeant du centre gérontologique de Montolivet. » De quoi illustrer, pour son organisation, le manque d’attention des autorités de santé pour l’établissement allaudien et « un manque de transparence ». D’où un mouvement de grève « massif », ce mardi. « Il y avait plus de 200 agents mobilisés, c’était inédit », poursuit Antony Collu.

    Son organisation revendique « le développement » du centre, alors qu’ils craignent des baisses de moyens potentiellement à venir du fait de cette direction « commune avec l’AP-HM ». « On redoute des suppressions de postes et des fermetures de lits. Il y a déjà eu un projet de délocalisation de notre service addictologie, on veut pas que ça se reproduise », assure le syndicaliste. Notons que plusieurs élus locaux, dont le maire Lionel De Cala (LR) ou encore l’élu d’opposition communiste Frédéric Dutoit étaient présents en soutien aux grévistes.

  • Dry January, pour « interroger ses habitudes »

    Dry January, pour « interroger ses habitudes »

    La Marseillaise : Un mois sans alcool peut-il réellement changer une habitude bien installée ?

    Hélène Donnadieu : Aujourd’hui qu’on entend enfin parler des prises de risque et de la consommation excessive, ça a une vertu pédagogique globale. À un moment donné, ça fera sens pour tout un chacun. On teste cette opération dans un pays où il y a une forte consommation et un manque d’éducation autour du « bien boire ».

    C’est essentiellement pédagogique et expérimental pour les personnes qui souhaitent le faire. Cela leur permet de s’interroger sur leurs habitudes, d’adopter une attitude très autocentrée. Il faut que chacun se positionne par rapport à lui-même, par rapport à sa propre consommation d’alcool.

    Le Dry January permet-il une prise de conscience durable, ou limite-t-il la réflexion sur l’alcool à un seul mois de l’année ?

    H. D. : Le Dry January permet d’être en capacité de dire non, dans un contexte où l’alcool reste fortement stigmatisant. On est confronté à de nombreuses formes de stigmatisation : une femme à qui l’on demande si elle est enceinte ou sous traitement parce qu’elle ne boit pas, un homme dont on questionne la normalité parce qu’il refuse un verre… Dans ce cadre, le Dry January peut devenir une forme de caution morale : il autorise à dire « je prends soin de moi », quelle qu’en soit la raison. Il existe différentes typologies de pression sociale autour de l’alcool. Le Dry January est alors un outil d’accession, un temps d’expérimentation de nos compétences psychosociales. Ce n’est qu’un exercice personnel sur un mois, mais c’est un travail indispensable pour apprendre à prendre soin de soi.

    Si une personne qui boit régulièrement se lance dans le Dry January, que lui conseillez-vous pour que cela ait un impact au-delà d’un mois ?

    H. D. : Il s’agit avant tout de faire, au quotidien, le constat des bénéfices liés au fait de consommer ou de ne pas consommer d’alcool. De repérer le plaisir que l’on peut éprouver à expérimenter des boissons non alcoolisées, et d’observer les effets positifs que cela apporte, afin de pouvoir prolonger ces changements dans le temps. La majorité des personnes savent ce qui leur fait du bien.

    Prendre conscience des effets bénéfiques du fait de ne pas être dans l’excès, dans les rituels ou dans les habitudes est essentiel. On peut faire confiance aux individus pour reconnaître et comprendre ce qui leur est bénéfique.