Tag: achat

  • Les commerçants espèrent redynamiser les centres-villes

    Les commerçants espèrent redynamiser les centres-villes

    Des représentantes d’unions commerciales de Manosque, de Digne, de Barcelonnette et de Castellane étaient rassemblées lundi matin à la CCI pour préparer la deuxième édition du Printemps du commerce et assister à une intervention de la Matmut sur comment bien assurer son commerce. Au vu de l’actualité, les commerçants en ont profité pour exprimer leur solidarité avec leurs confrères touchés par des dégradations samedi.

    « On a montré, nous, commerçants, qu’on avait un certain pouvoir de résilience, et qu’on était en capacité de surmonter certaines épreuves. Mais il ne faudrait pas que ce soit la goutte d’eau qui fasse déborder le vase, parce que, pour beaucoup, malheureusement, ils ne s’en relèveront pas », a regretté Jean-Pierre Pradalier, vice-président de la CCI en charge du commerce, qui a proposé aux commerçants présents de se joindre au rassemblement organisé devant la mairie de Digne-les-Bains lundi midi.

    « On s’associe à la douleur des personnes, parce que, outre le fait de perdre leur bien immobilier, il y a tout le traumatisme psychologique. Cela, on ne peut pas le réparer. Bien sûr, il y a les biens, mais il y a aussi toute la douleur des gens qui ont construit toute une vie un commerce, et en l’espace de quelques heures, c’est une vie qui est complètement saccagée », a abondé Alain Coppola, responsable commercial pour la Matmut, qui intervenait auprès des commerçants lundi matin pour leur expliquer comment bien s’assurer. « Le hasard du calendrier fait que, plus que jamais, ça s’anticipe », a souligné Ludivine Pero, responsable des partenariats. « Un professionnel sur deux n’est pas assuré, par manque d’information et de temps. Malheureusement, on se rend compte, quand arrive le problème, qu’on était pas assuré, qu’on avait pas fait ce qu’il fallait », a expliqué Alain Coppola. « Une entreprise qui est mal assurée ne se relèvera pas », a martelé le responsable commercial. « En tant que dirigeant, on est responsable de son entreprise, de son personnel, de ce qui peut arriver à ses clients, des produits et services que l’on propose à ses salariés, à ses stagiaires, de son local, des biens qui sont confiés et du lieu occupé », a rappelé Alain Coppola.

    Les unions commerciales et la CCI ont ensuite commencé à organiser la deuxième édition du Printemps du commerce, événement visant à redynamiser les centres-villes du département, désertés. « On doit aller plus loin sur cette deuxième opération », a encouragé Jean-Pierre Pradalier. L’idée de cet événement est de « faire revenir les personnes en centre-ville » et de « créer de la fréquentation en centre-ville », a souligné Emilie Bertheas, chargée de mission commerce à la CCI des Alpes-de-Haute-Provence. L’opération se déroulera cette année du 20 au 24 avril, pendant la première semaine des vacances scolaires. La CCI avait eu du mal à mobiliser des clients pour la première édition, qui se déroulait elle au mois de mars. Pour cette édition, elle « espère pouvoir embarquer Sisteron, et pourquoi pas Château-Arnoux, où une association de commerçants vient d’être créée ».

  • La Région Sud débloque in extremis le volet foncier du nouvel hôpital d’Aubagne

    La Région Sud débloque in extremis le volet foncier du nouvel hôpital d’Aubagne

    Soulagement pour les défenseurs du projet du futur hôpital à Aubagne. Il y a une dizaine de jours, l’Agence régionale de santé (ARS) Paca révélait dans les colonnes de La Provence qu’une solution devait être trouvée pour l’achat du foncier, estimé autour de 3 millions d’euros, d’ici l’automne 2026. Faute de quoi le projet risquait de perdre une importante partie de ses financements, compromettant ainsi sa réalisation.

    Ce mercredi, c’est finalement une participation de la Région qui a débloqué la situation. « Nous avions un problème important de sécurisation des financements, avec un terrain qui devait pouvoir être acheté rapidement, a détaillé Renaud Muselier, président (Ren.) de la Région Sud. Nous avons décidé, dans un premier temps, que la mairie d’Aubagne en paie la moitié et que la Région paie l’autre, pour débloquer la situation au niveau de l’État et du directeur général de l’ARS ». La collectivité s’engage à une avance de 1,5 million d’euros pour compléter le financement du foncier, le reste étant à la charge de la Ville d’Aubagne. « Nous verrons, plus tard, avec un tour de table que nous n’avions plus le temps de faire, pour l’achat complet de ce terrain », poursuit le candidat aux sénatoriales.

    Initialement prévu à la seule charge de la Ville d’Aubagne, le financement de l’acquisition des terrains a connu plusieurs rebondissements ces derniers mois. Le conseil municipal avait, dès le 5 juin, appelé à la construction d’un « front territorial commun » pour défendre le projet du nouvel hôpital, tout en invitant les communes concernées à mettre au pot pour l’acquisition foncière. « Puisque cet hôpital dessert 19 communes, ces [dernières] doivent s’impliquer activement dans le projet, mais aussi dans son cofinancement ! Nous ne pouvons plus être les seuls à porter la charge financière d’équipements dont bénéficie l’ensemble du bassin de vie », avait alors déclaré Jean-Pierre Squillari, maire (DVG) d’Aubagne.

    Les maires en difficulté

    Début juillet, lors d’une réunion sollicitée par Stéphanie Luquet, directrice et représentante légale de l’actuel centre hospitalier de la ville, une demande concrète de participation avait été formulée aux 19 maires concernés. Une perspective accueillie diversement selon les municipalités. Nombre d’entre elles estimaient en effet ne pas être en mesure de contribuer financièrement, leurs budgets étant déjà fortement contraints.

    C’est finalement Véronique Miquelly, maire (LR) d’Auriol, qui a sollicité une réunion rassemblant la Région et les parties prenantes, craignant un abandon du projet. Ce qui a abouti, mercredi, à l’engagement d’1,5 million d’euros de la Région. « Les maires sont d’accord pour participer à l’achat du foncier. Le problème était l’urgence. Pour Auriol, c’était 360 000 euros à trouver en quelques semaines. C’est pour ça que j’ai sollicité le président de Région », a-t-elle souligné. L’avance financière de la Région doit permettre aux communes d’étaler leur participation.

  • [Comment préparez-vous les fêtes ?] Jouer du bon d’achat pour ses courses de Noël à Marseille

    [Comment préparez-vous les fêtes ?] Jouer du bon d’achat pour ses courses de Noël à Marseille

    « Rien que le mot budget fait mal », soupirent Marie et Noëline dans l’une des allées du centre Bourse. dès le mois de novembre dans l’hypercentre de Marseille, la course aux cadeaux se prépare lentement. « J’ai seulement commencé à trouver des idées, j’achète les cadeaux à partir de décembre », explique France gérante d’une chambre d’hôte, en sortant d’une boutique rue de la République. L’heure est donc davantage à la liste au papa Noël, mais aussi et surtout à l’achat des décorations, calendriers de l’Avent et du sapin.

    Le magasin Gifi dédie justement son entrée aux traditionnelles décorations vertes, rouges et dorées. Au milieu des boules de Noël, des conversations spontanées se nouent. « Il n’y a pas de petites économies », affirme Marie-line, retraitée. Souad, accompagnée de ses deux filles et tenant dans ses mains un panier étincelant de bleu et d’argenté, abonde : « Les temps sont durs. » « Notre niveau de vie baisse mais les salaires ne bougent pas », explique-t-elle. Si sa fille a pu choisir de nouvelles décorations, c’est grâce à un bon d’achat obtenu à Halloween dans le magasin.

    Quelques rayons plus loin Nesrine tient dans ses mains un petit sapin en plastique multicolore, « je me suis laissée tenter par la promotion, il est à 60 centimes ». Comme Souad, Nesrine bénéficie du même bon d’achat et peut ainsi s’offrir ce petit plaisir.

    « Les prix se sont envolés »

    « Mon budget pour les fêtes a augmenté. J’achète les mêmes choses pour faire plaisir à mes filles mais les prix se sont envolés », ajoute-t-elle. Parfois, elle s’adonne aux ventes privées à la recherche des jouets commandés en moins cher. « Je préfère acheter moins mais des choses qui durent plus longtemps, je réfléchis davantage avant de dépenser mon argent », résume enfin Souad.

    Marie, juriste, arpente, elle, les étals du Sostrene Green. Cette année, elle se laisse tenter par la tendance des calendriers de l’Avent à personnaliser. « Ça revient plus cher au final » reconnaît-elle, mais elle ne veut « pas que (ses) enfants soient impactés par les problématiques financières ». Et d’expliquer « compenser les gros achats dédiés aux enfants dans les cadeaux des adultes ».

    Isa, vendeuse au petit Souk, à deux pas du Vieux-Port, partage ce constat : « Chaque année, le plus gros budget est dédié aux enfants, ça ne change pas. » Isa, comme Olivier, vendeur à Maison du monde, constatent une tendance de paniers davantage composés « de petits accessoires déclinés pour chaque membre de la famille ». « On vend beaucoup de décorations roses cette année et autres couleurs peu communes, mais surtout des sapins artificiels », souligne encore Olivier, avant de préciser : « Pas pour l’écologie, mais les épines dérangent. » France et Nesrine aussi ont un sapin artificiel. « C’est bien plus rentable à long terme », précisent-elles.