Tag: accessibilité

  • Des travaux pour des écoles plus fraîches et plus accessibles à Martigues

    Des travaux pour des écoles plus fraîches et plus accessibles à Martigues

    Il y a des choses qui ne changent pas : les affiches d’Arcimboldo placardées au mur, les pages de définition expliquant où se trouvent l’étymologie, les différents sens du mot ou les exemples, les tableaux blancs… Et puis il y a des choses qui évoluent. Face aux vagues de chaleur qui se multiplient, les écoles sont contraintes de s’adapter. À Martigues, sur l’année scolaire 2025/2026, la Ville a investi 1,52 million d’euros dans ses 28 établissements, principalement pour améliorer leur résilience face au changement climatique et leur accessibilité.

    À quelques jours de la rentrée, les ouvriers et agents municipaux s’affairent dans l’école élémentaire Antoine Tourrel pour installer les derniers brise-soleil électriques orientables au premier étage. « On est plein sud, donc ça va servir », souligne Christophe Logerot, chargé d’opérations. En plus de la pose de ces stores extérieurs, le désamiantage, l’étanchéité et l’isolation de la toiture, ainsi que le remplacement des menuiseries ont été réalisés en seulement sept semaines pour 250 000 euros. « C’est la complémentarité de ces actions qui permet d’avoir des résultats en termes de baisse des températures, souligne Gilles Picard, adjoint au maire à l’éducation (PCF). Chaque classe de chaque école et les restaurants scolaires bénéficient d’un ou plusieurs brasseurs d’air, et dans les maternelles chaque dortoir a la climatisation. » Pour l’élu, « la clim n’est pas l’alpha et l’omega de la lutte contre la canicule, à la fois parce que l’installation et l’entretien représentent un coût certain, mais aussi parce qu’on préfère avoir une perspective de long terme ».

    Deux ascenseurs créés

    Dans l’école Lucien Toulmond, la cour a bien changé entre la fin de l’année scolaire et la rentrée. 230 000 euros ont été fléchés pour la création d’îlots de fraîcheur et le changement de l’enrobé, qui est passé d’un noir qui emmagasinait la chaleur à une couleur beige clair, avec un matériau plus perméable. Ce lundi, les 400 élèves du groupe scolaire ne trouveront que des reliefs recouverts de copeaux, mais dès les vacances de la Toussaint (selon les conditions climatiques), 42 arbres seront plantés.

    Un travail topographique a été mené pour plus de continuité dans les espaces, et les marches extérieures sont devenues des pentes douces. À Antoine Tourrel, les sanitaires sous le préau ont bénéficié d’une réfection totale et une rampe pour les personnes à mobilité réduite a été aménagée. Mais ce sont les écoles Robert Desnos et Laure Moulin (à Canto-Perdrix) qui ont connu les plus gros chantiers d’accessibilité, avec la création de deux ascenseurs, dont les travaux seront prochainement achevés. Quatre autres groupes en sont déjà équipés. « Je pense qu’on peut dire que la rentrée est réussie », se félicite le maire Gaby Charroux (PCF).

  • [C’est l’été] La dernière d’« avant le soir » à Marseille

    [C’est l’été] La dernière d’« avant le soir » à Marseille

    Depuis le 6 juillet, les parcs et jardins du premier et septième arrondissement accueillent le festival « Avant le soir », celui-ci a donné rendez-vous aux Marseillaises et Marseillais tout au long de l’été pour une trentaine de soirées dédiés au théâtre. Au cours de ces 30 soirées, une dizaine de troupes ont pu se produire, avec des styles divers comme du théâtre musical, du cabaret théâtre ou encore des représentations de conte théâtral.

    Pour sa dernière représentation le vendredi 28 août, c’est le collectif du transbordeur, sur le thème du théâtre musical, qui clôturera l’évènement avec son spectacle La Ravanne de Daniella. Celui-ci est issu de l’adaptation du roman jeunesse éponyme d’Amarnath Hosany. Il aborde les questions d’égalité filles-garçons et de liberté d’être soi en mêlant théâtre, conte et musique « séga », français et créole mauricien.

    L’évènement, comme toutes les autres représentations qui ont pu avoir lieu, est totalement gratuit et accessible aux personnes en situation de handicap. Plus d’informations sont à retrouver sur le site de l’été marseillais.

    Louis Golliot

  • Lycées : la Région poursuit sa quête de l’égalité des chances

    Lycées : la Région poursuit sa quête de l’égalité des chances

    « Protéger plutôt que laisser faire. Investir plutôt que subir. » Même si l’État a une nouvelle fois fait faux bond à la Région Occitanie (un demi-milliard d’euros d’enveloppe en moins), la majorité de Carole Delga (PS) a fait le choix de maintenir l’éducation comme priorité. Et ce afin de « permettre à chaque enfant, quelles que soient ses origines sociales, sa couleur de peau, de pouvoir rêver en grand, choisir son destin », insiste la présidente.

    Pour tendre vers « l’égalité des chances », il faut encore agir en faveur du pouvoir d’achat. Avec 74 millions d’euros (ME) injectés, l’Occitanie conserve, selon Carole Delga, « la rentrée la moins chère de France ». En dépit de difficultés d’approvisionnement et d’un surcoût (9 ME), l’ordinateur portable reste gratuit, de même que les manuels scolaires, les premiers équipements des apprentis et les formations aux premiers secours. L’aide à la licence sportive UNSS est maintenue à 15 euros et celle à la lecture passe de 15 à 20 euros dans les librairies indépendantes. Pour cette rentrée, l’aide à la cantine pour les familles en difficulté augmente même de 20%. Si l’on ajoute l’aide aux vélos (200 euros) pour les boursiers de seconde, les transports scolaires gratuits et la gratuité à l’usage des trains et cars Lio pour les 12-26 ans, on atteint le millier d’euros économisés pour chacun des 231 000 lycéens.

    Plan de prévention contre le protoxyde d’azote

    Contre l’assignation à résidence et le déterminisme social, la Région met aussi les moyens pour « une orientation choisie et non subie ». La plateforme « ID stages », propose à 31 000 jeunes 8 300 offres de stages. Dans les 13 départements, les salons « ID métiers » ont sensibilisé 27 000 collégiens de 4e et 3e. « 70% des jeunes ont découvert un métier dans ces salons », se félicite le vice-président Kamel Chibli. 28 000 jeunes ont été accueillis dans une maison d’orientation mobile.

    Dans le cadre de son grand plan « Occitanie résiliente » qui vise à faire de l’Occitanie la première région à énergie positive d’Europe, la majorité poursuit ses actions de rénovation et sécurisation de ses établissements scolaires. Les travaux pour l’inclusion et la rénovation énergétique avancent bien. « On est quasiment au bout de l’accessibilité de nos bâtiments », confirme K. Chibli, qui évoque une « sécurisation pragmatique, pas dogmatique » à base de tourniquets, d’accès via la carte jeunes et de caméras de vidéosurveillance. 10 ME ont été débloqués pour faire face à la canicule (brasseurs d’air, films anti-UV sur les fenêtres, protection solaire, isolation thermique…). « On n’a pas attendu d’être reçus par le ministre pour agir. »

    Enfin, Carole Delga est déterminée à poursuivre « la lutte contre toutes formes de discrimination ». Désormais, s’ajoute le combat contre le protoxyde d’azote, véritable fléau. Après concertation avec le Rectorat, un grand plan de prévention sera présenté à l’automne. S’ensuivra une campagne de sensibilisation avec un kit d’action pour les maires et les professionnels de l’éducation.

    Un nouveau lycée à Cournonterral

    Ce sera le 11e à sortir de terre depuis 2016 !

    Jeudi 10 septembre sera inauguré, en présence d’Élisabeth Badinter le lycée Élisabeth et Robert Badinter de Cournonterral, à l’ouest de Montpellier. Sur une surface de 17 200 m² et un site de 6ha, ce lycée à énergie positive accueillera 1 400 élèves et 130 agents. Le coût (52 ME) financé par la Région a été gonflé de 6 ME en raison de procédures environnementales. « Ça a été un lourd combat qui nous a retardés 2 ans », souffle Carole Delga.

  • À Montpellier, la CGT réclame un CHU mieux desservi

    À Montpellier, la CGT réclame un CHU mieux desservi

    On a reçu des mails de mécontentement d’agents qui disent que les travaux actuellement réalisés sur la ligne 1 du tramway* transforment le trajet vers le CHU de Montpellier en véritable parcours du combattant », relate Philippe Peretti, secrétaire général adjoint de la CGT du CHU de Montpellier.

    En raison de travaux de rénovation des rails entamés au début du mois et prévus jusqu’au 30 août inclus, la ligne 1 est en effet interrompue entre les arrêts Saint-Eloi et Louis Blanc. Une navette-bus de remplacement est mise en service entre Saint-Éloi et Peyrou, et les stations du centre-ville (gare Saint-Roch, Comédie, Corum et Louis Blanc) ne sont desservies que dans un seul sens, selon les besoins du chantier. « Il faut près de 50 minutes pour rejoindre le CHU depuis la gare Saint-Roch ! La navette mise en place ne répond manifestement pas aux besoins », estime la CGT dans un communiqué. « À tel point que certains agents ont préféré rejoindre leur lieu de travail à pied : environ 45 minutes de marche… », poursuit le syndicat. « Qu’à cela ne tienne, certains se sont dit : on va prendre un Vélomagg. Seulement ils se sont rendu compte qu’ils ne pouvaient pas le garer à proximité du CHU, car il n’y a de station ni à Saint-Eloi, ni à Gui de Chauliac, ni à Lapeyronie, ni à Antonin-Balmès. Il faudrait aller jusqu’à “Occitanie” pour rendre le vélo à la station la plus proche, avant de remonter dans le tramway pour revenir vers le CHU… c’est un truc de fou ! », s’exclame Philippe Peretti, qui rappelle qu’« il y a 9 000 agents qui travaillent dans cet établissement, sans parler des étudiants en médecine et des usagers. Comment expliquer qu’en 2026 aucun des principaux sites hospitaliers du CHU ne dispose d’une station Vélomagg à proximité immédiate ? On est pourtant dans une ville où le maire attache beaucoup d’importance aux mobilités douces », insiste-t-il à l’attention de Michaël Delafosse, maire de Montpellier et président de la Métropole, également président du conseil de surveillance du CHU de Montpellier.

    Le syndicat CGT du CHU en profite pour soulever un autre point noir, selon lui, en matière de desserte de l’établissement : l’absence d’un arrêt de tramway devant « la Colombière » et « Antonin-Balmès II ». « Comment expliquer que ces sites mitoyens accueillant respectivement des patients en psychiatrie et des personnes âgées restent dépourvus d’un arrêt de tramway dédié alors que la ligne 1 passe littéralement devant ? », interroge la CGT. Outre « l’installation rapide de stations Vélomagg à proximité des principaux établissements du CHU », le syndicat réclame donc « une étude technique, transparente et argumentée » sur la faisabilité d’un arrêt desservant « la Colombière » et « Antonin-Balmès II ». « Car derrière une station de tramway, il y a une question très concrète : l’accessibilité à un établissement public de santé, notamment pour les personnes âgées, les patients en psychiatrie et leurs proches. »

    « Il y a 9000 agents au CHU, sans parler des étudiants en médecine et des usagers. »

  • [C’est l’été] Le camion mobile du Centre Pompidou s’installe à Aix

    [C’est l’été] Le camion mobile du Centre Pompidou s’installe à Aix

    « Ce sont des œuvres originales ! », prévient le chauffeur du musée ambulant dès l’ouverture des portes. Sur la place de la Croix-Verte, également appelée place du Marché du Jas-de-Bouffan, une partie du Centre Pompidou a pris ses quartiers. Dans ce camion aux espaces modulables, quinze œuvres inspirées de l’univers du cirque, signées notamment Auguste Sander, Henri Matisse ou encore Raoul Dufy, sont présentées au public dans cette galerie nomade.

    Une projection vidéo et des ateliers pour les plus jeunes complètent la visite de cet échantillon du Centre Pompidou. Le MuMo (Musée Mobile) accueille ainsi le public aixois. Ses portes sont encore ouvertes gratuitement ce jeudi de 17h30 à 20h et ce vendredi de 16h30 à 19h. Initialement attendu dès mardi à Encagnane, le camion-musée n’avait pas pu ouvrir en raison de problèmes techniques.

    Pour la petite histoire, le MuMo permet aux œuvres des musées d’art moderne d’aller à la rencontre des habitants des villages et des quartiers les plus éloignés de l’offre culturelle. Créé en 2011 par Ingrid Brochard avec l’ambition de rendre l’art contemporain accessible à tous les publics, il s’est associé en 2022 au Centre Pompidou, donnant naissance à ce camion-musée qui sillonne aujourd’hui les routes de France. Depuis 2025, le MuMo poursuit son développement au sein de la Fondation Art Explora grâce à de nouveaux dispositifs culturels mobiles.

    Pour que le MuMo fasse halte à Aix-en-Provence, c’est le CIAM qui, en lien avec le Centre Pompidou, a porté l’idée auprès de la municipalité avant que le projet ne soit repris par la Direction de la culture et la Politique de la ville. « Il est important que la culture aille au-devant des gens (…), les personnes en précarité s’interdisent souvent d’aller vers la culture », contextualise Elisabeth Huard, élue à la politique de la Ville. En matinée, explique Yahnis, médiatrice culturelle au sein d’Art Explora, des ateliers sont organisés avec les structures sociales. « Quand on discute avec les familles, on se rend souvent compte d’un manque d’accessibilité vers les musées, parce qu’ils sont loin », notet-il. Dans le camion, le public arrive timidement à l’ouverture. Adrien, venu avec sa petite sœur et sa grand-mère, désigne une œuvre de Raoul Dufy qui attire son attention. « C’est quand même le musée Pompidou qui vient à nous ! Et puis le cirque, c’est passionnant… », glisse Marie-Josée, leur grand-mère.

    La halte prévue à Marseille les 25 et 26 juillet est annulée.

  • Marseille, ces habitants militent pour une meilleure accessibilité des bus

    Marseille, ces habitants militent pour une meilleure accessibilité des bus

    Si je ne hausse pas la voix, je ne monte pas dans le bus. » Atteinte d’une poliomyélite, Rachida se déplace en fauteuil électrique. Chaque jour, prendre le bus à Marseille relève pour elle du parcours du combattant. Seuls « 31% des arrêts sont accessibles aux PMR », selon la Régie des Transports Métropolitains (RTM). « Mon handicap commence vraiment quand je suis confrontée à cet espace public qui ne m’est pas adapté », souligne Rachida.

    Cette Marseillaise fait partie du Collectif des habitants organisés du 3e arrondissement (CHO3). Pour rendre visible cette injustice, ses membres ont lancé une pétition en ligne intitulée « Droit au bus ». Publiée en mai, elle a déjà recueilli plus de 1 300 signatures, sur les 2 500 espérées par les habitants.

    Concrètement, le collectif demande des rampes d’accès fonctionnelles dans tous les bus et une formation spécifique des chauffeurs. « Car les rampes sont souvent hors d’usage et les chauffeurs ne savent pas toujours comment les sortir. Parfois, ils ne connaissent même pas l’existence de la rampe », témoigne Rachida en montrant une vidéo d’un incident à ses camarades.

    Pourtant, la RTM assure que « les conducteurs suivent une formation sur l’accessibilité, qu’ils doivent renouveler tous les 5 ans ». Au sujet des rampes, le réseau de transports soutient que « 100% des bus du réseau sont équipés de rampes d’accès », mais seuls « 92,2% d’entre elles sont disponibles, à cause des opérations de réparation ou de remplacement ».

    Une société validiste

    Après l’envoi de nombreux recommandés à la présidente de la Métropole (DVD), Martine Vassal, le collectif a décroché une réunion avec plusieurs techniciens et responsables de la RTM, en juin dernier. « Nous ne demandons pas de la sensibilisation, mais un réel changement de politique », rappelle Gaël, un autre membre du collectif. Et d’ajouter que « malgré des comportements parfois validistes, les chauffeurs ne sont pas nos adversaires, mais de potentiels alliés ».

    Le collectif appuie ses revendications sur la loi Handicap de 2005. Une loi loin d’être pleinement appliquée à Marseille, selon les membres. « Notre liberté de mobilité n’est pas respectée, alors qu’on est dans la deuxième ville de France, s’indigne Rachida. La RTM dit qu’elle va aménager 100 arrêts par an. À ce rythme, on en a pour au moins 16 ans. »

    Le plus dur reste de mobiliser les PMR directement concernées car, selon Gaël, « elles ont d’autres combats à mener, le bus passe au second plan ». « Mais on ne lâchera pas », assure fermement Rachida. En attendant d’atteindre les 2 500 signatures de la pétition, le collectif continue de faire appel aux responsables telles que Samia Ghali, présidente de la RTM. Contactée par La Marseillaise, elle déclare à propos de l’accessibilité des bus : « Je suis pleinement consciente que nous devons encore aller plus loin. Notre objectif est d’agir de manière plus efficace, en priorisant les arrêts les plus fréquentés. »

  • Des aménagements en faveur de l’inclusion aux calanques

    Des aménagements en faveur de l’inclusion aux calanques

    « Tu entends ? On est face à la mer. » Marine, 22 ans, est accompagnée d’Ouban, son chien guide. Elle est en situation de déficience visuelle. Depuis 2008, les Parcs nationaux de France et l’Office français de la biodiversité (OFB), en partenariat avec GMF et la Fondation Covéa, mettent en œuvre des aménagements pour rendre les parcs nationaux accessibles aux personnes en situation de handicap. Cet engagement s’inscrit dans le cadre du mécénat « La nature en partage ». « Il y a une réelle volonté d’inclusion. L’objectif est de permettre à toutes les personnes qui n’ont pas l’occasion de venir de pouvoir accéder aux parcs », déclare Laurent Tollié, président de la Fondation Covéa.

    Depuis deux ans, une vingtaine de sorties en joëlette, un fauteuil tout terrain, ont été organisées aux côtés de l’association OCCP Trail La Ciotat (Olympic club des coureurs cyclistes). Frédéric Gaillanne, à l’origine de la Fondation Gaillanne, est venu essayer le dispositif, ce mercredi : « Je suis aveugle, mais ça permet aux personnes à mobilité réduite d’aller dans des lieux auxquels ils ne seraient pas allés d’habitude. » En 2003, il crée sa Fondation, une école de chiens guides destinés aux enfants aveugles et malvoyants. Marine en est une ancienne bénéficiaire. Elle a pu réaliser des balades sonores à la Fontaine de Voire, un autre dispositif proposé par le Parc. « J’ai envie qu’on me décrive le paysage, pas juste de marcher. Alors ça permet d’avoir un vrai accompagnement et de profiter plus de la randonnée », sourit-elle.

    Préserver et sensibiliser

    Autre temps fort de l’après-midi : les participants ont pu, aux côtés de deux écogardes du Parc national, vivre une expérience auditive et sensorielle. En touchant des herbes de posidonie ou en écoutant le chant du goéland, ils ont pu profiter pleinement du paysage des calanques. Présente sur place, la « calanque mobile » permet de déplacer plusieurs activités afin d’informer et sensibiliser la population sur la faune et la flore.

    Le Parc national « est l’un des plus fréquenté, de par son emplacement, situé entre un territoire urbanisé et naturel », souligne Frédérique Figueroa, responsable du service accueil des publics. Chaque année, le Parc national des Calanques accueille environ 4 millions de visiteurs.

  • À quand la fin du calvaire de la « dame de fer » de Borély ?

    À quand la fin du calvaire de la « dame de fer » de Borély ?

    C’est l’Arlésienne du patrimoine en péril. Depuis plus de vingt ans, on annonce, on promet, on applaudit sa restauration prochaine. Les délibérations, les appels d’offres, les communiqués se succèdent annonçant études préliminaires, diagnostics et plans de sauvetage de la grande serre en péril du jardin botanique du parc Borély, avenue Clot Bey (8e). Cette fois, c’est bon mais, encore un petit peu de patience.

    Cette pyramide de métal et de verre de 200m² est un témoignage précieux des techniques de ferronnerie puddlée de la fin du XIXe siècle. L’ouvrage gracieux de style Baltard, surmonté d’un chapiteau central avec des lanterneaux était à l’origine le jardin d’hiver du château de Montcalm près de Vauvert en Camargue, l’espace de réception de la richissime famille Noilly-Prat. C’est Edmonde Charles-Roux qui souffla l’idée à Gaston Defferre de la sauver du château en ruine. Ce fut fait en février 1982 avec un chèque de 500 000 francs. Démontée, transportée à Marseille, remontée et surtout adaptée en serre tropicale, la « dame de fer » a été inaugurée en mars 1984 avec une exposition d’orchidées.

    Redonner sa destination de serre botanique

    Par manque d’entretien, l’édifice s’est lentement dégradé. Depuis 22 ans, il est interdit au public pour des raisons de sécurité. En mars 2006, le conseil municipal avait voté un budget, porté en 2010 à 350 000 euros. Puis rien ne s’est passé comme prévu. L’appel d’offres n’a pas eu de suite. La Ville a alors déposé en douce en octobre 2015 un permis de démolir, stoppé net par les Affaires culturelles. La Ville a ensuite vite promis aux crédules que sa restauration serait vite achevée en novembre 2019. Six mois plus tôt, l’agence Fabrica Traceorum avait rendu un sérieux rapport de diagnostic sur son piteux état. Une ligne budgétaire de 2 millions d’euros lui a été consacrée pour la recycler en halle pour des expositions temporaires. Vu le montant de l’ardoise pour la sauver, l’adjointe aux parcs et jardins, Nassera Benmarnia, a revu le projet pour lui redonner sa destination originelle de serre botanique et l’ouvrir pleinement au public toute l’année. Une maîtrise d’œuvre a alors été lancée en mars 2023 confiée à un groupement d’entreprises piloté par l’atelier d’architecture Ugo Nocera, primé pour son projet de restauration et aménagement du phare de l’Espiguette. Un permis de construire a été délivré en février 2026 pour la « restauration complète » de la serre, validé par la Conservation régionale des monuments historiques, l’ouvrage bénéficiant de la protection attachée depuis septembre 2024 à la totalité du domaine Borély. C’est ce qui la sauve.

    Parcours de valorisation des plantations

    Quarante-trois ans après son remontage à Borély, « le cœur du projet, c’est le démontage intégral de la structure métallique. Elle sera nomenclaturée, traitée, renforcée et remontée sur de nouvelles fondations », explique l’architecte du patrimoine Ugo Nocera conscient des aléas et de la complexité de l’opération. « C’est un ouvrage très intéressant, bien dessiné, très proportionné. Il ne fait aucun doute que d’un point de vue historique, on est vraiment dans les premières structures en fer puddlé très pur, obtenu à partir de fonte brute, une période qui n’a pas duré longtemps avant de passer à l’acier. » 90% de cette charpente à valeur patrimoniale avec ses douze colonnettes en fonte seront conservés, décapés, renforcés et traités contre la corrosion. Les éléments irrémédiablement détériorés seront recréés. Toute l’opération vise à lui restituer « son intégrité architecturale, structurelle et fonctionnelle » tout en assurant sa mise aux normes, son accessibilité PMR avec désormais deux entrées et sa pérennité.

    Un nouveau système de chauffage par pompe à chaleur assurera une température stable toute l’année. Le sol en terre cuite sera constamment mouillé par un système d’arrosage qui maintiendra une ambiance humide. Les façades vitrées seront reconstruites à l’identique. L’espace intérieur sera réaménagé par l’architecte scénographe Flavio Bonuccelli afin d’offrir aux visiteurs un parcours de valorisation des plantations disposées autour d’un espace central de pleine terre. Ainsi après neuf à douze mois de chirurgie, la belle endormie renaîtra. Faudrait-il encore que le marché public de travaux sorte un jour. Encore une année ou deux de patience.

  • À Martigues, la majorité fait le choix de la résistance budgétaire

    À Martigues, la majorité fait le choix de la résistance budgétaire

    « Notre budget est fidèle aux engagements pour lesquels nous avons été élus, ce n’était pas des intentions », lance le maire (PCF) de Martigues, Gaby Charroux, à son opposition lors du conseil municipal du 30 avril.

    La séance budgétaire a été marquée par la présentation du budget primitif 2026 par le 1er adjoint (SE), Henri Cambessédès. Le projet affiche un équilibre à 192 millions d’euros de dépenses et de recettes, dont 161 millions dédiés au fonctionnement et 30 millions à l’investissement. Parmi les évolutions notables figurent une hausse de 2% des recettes de fonctionnement par rapport à 2025, ainsi qu’une « baisse de 19,3% des compensations de l’état pour les exonérations de taxes sur les locaux industriels », a précisé l’adjoint, soit un manque à gagner d’environ un million d’euros.

    Autre point abordé : la masse salariale, en augmentation de 1,92%. Celle-ci s’explique principalement par « la hausse des cotisations retraite d’1,13 million d’euros et la tenue des élections municipales, car on mobilise les personnels pour la démocratie », rapporte l’adjoint.

    C’est sur l’investissement que l’opposition a concentré ses remarques. 23 millions d’euros sont mobilisés. Principalement pour la reconstruction du pont de Lareraille, à Carro pour plus d’1 million d’euros, pour l’extension à 600 000 euros des locaux de la piste d’athlétisme au parc Julien-Olive, et pour la poursuite du programme de mise en accessibilité à 800 000 euros. Les écoles bénéficient également d’un million d’euros, destiné aux rénovations et à la création d’îlots de fraîcheur.

    Mais Jean-Luc Di Maria (DVD) n’est pas convaincu : « Les montants sont là et les annonces sont nombreuses, mais quel est le cap ? Cela fait 37 000 euros par établissement, mais pour rénover, mettre aux normes, ou déguiser de l’entretien en investissement ? » se demande l’élu. À l’extrême droite, le double discours d’Emmanuel Fouquart (RN), lui, relève « un bon budget éloigné de l’effet ciseau », mais pointe aussi « la baisse de l’investissement net, passé de 20 millions d’euros à 15 cette année ».

    « Subir ou résister »

    La réponse est unanime. « Le budget est fidèle à notre trajectoire politique », souligne l’adjoint Gilles Picard (PCF). « La fraîcheur des écoles montre notre volonté de justice sociale et environnementale », abonde l’adjoint. Saoussen Boussahel (PS) insiste sur le fait que « ce budget est élaboré dans un cadre contraint. Entre subir ou résister, nous avons choisi le service public fort, le bouclier martégal ».

    Le maire relève « un seul point d’accord » avec son opposition. « Oui, un budget traduit une vision et des choix politiques. Derrière les chiffres, la réalité : des écoles entretenues, modernisées, comme les équipements sportifs aussi rendus accessibles, des espaces publics entretenus et un service municipal présent au quotidien. Bref, tout ce qui contribue à l’amélioration de la qualité de vie », argumente l’édile. Le budget a été adopté sans les voix de l’opposition.

  • L’Union pour Arles se met en selle avec Dan Jacobi

    L’Union pour Arles se met en selle avec Dan Jacobi

    Il est venu en pédalant et est reparti de la même manière. Dan Jacobi (EELV), cycliste et blogueur, est présenté comme le porteur du volet mobilité et cyclisme dans la campagne de l’Union pour Arles, conduite par Nicolas Koukas (PCF), à l’occasion de la conférence de presse dédiée, ce jeudi matin. Le quinquagénaire, parcourant « 12 000 à 17 000 km par an » à vélo selon ses dires, a les idées très claires avec six mesures « raisonnées et chiffrées qu’on peut assumer ».

    En premier lieu, celle de développer un réseau cycliste continu. « Oui, il y a déjà des pistes cyclables car la loi l’oblige lorsqu’on refait les routes. Mais sans continuité ni cohérence », explique le candidat. Il défend « l’intermodalité » pour les trajets au travail. « Nous voulons des pistes qui partent du centre-ville et rayonnent dans tous les quartiers et villages avec des codes couleurs et une signalétique compréhensible par tous », détaille-t-il, avec « des trottoirs séparés », notamment pour « que tout le monde, y compris les femmes et les personnes défavorisées, se sentent autant légitime que les hommes qui fréquentent des clubs », affirme Dan Jacobi.

    Le biclou populaire

    L’expert de l’Union pour Arles insiste sur le volet accessibilité du vélo. « Nous créerons une école du vélo municipale, pour que tout le monde sache passer ces vitesses et lâcher un bras pour indiquer sa direction », particulièrement pour franchir « le pont de Trinquetaille, exemple des peurs et difficultés des gens ». Il n’exclut pas d’organiser des « balades pédagogiques », notamment pour « montrer que la passerelle faite pour les vélos et la transhumance existe », sous le pont de la RN113.

    Mais un vélo, combien ça coûte ? « Pour le vélo-taff ou s’amuser, ce n’est pas cher : il y a l’occasion et l’association Combivici en propose à moins de 60 euros, qui suffisent largement », affirme Dan Jacobi. Tout serait une question d’adaptation selon lui. « La principale barrière est le mal au cul. Oui, les trois premiers jours, c’est un cauchemar, mais une semaine après, tous les vélotaffeurs ont la banane », tranche le cycliste.

    Pour Nicolas Koukas, tête de liste (PCF), « il faut protéger les vélos et pas juste les tolérer ». Le candidat considère que l’écologie « ruisselle dans toutes les délégations », dont celle dévolue à Dan Jacobi, d’ailleurs membre des Écologistes, dont les responsables locaux ont rejoint la liste de Jecilla Regad (LFI). « C’est à l’échelle de la ville qu’on peut changer le plus de choses vite, la liste de Nicolas est le plus large rassemblement à gauche. Il faut savoir s’engager au bon endroit, au bon moment », juge Dan Jacobi.