Tag: accès aux soins

  • Un système de télémédecine à la disposition des habitants du Frioul

    Un système de télémédecine à la disposition des habitants du Frioul

    C’est une innovation qui suscite des débats sur l’île du Frioul. Un système de télémédecine a été présenté aux habitants par les représentants du centre communal d’action sociale de la ville (CCAS), ce mercredi. Le système se présente sous la forme d’une mallette orange où il sera possible de réaliser des consultations en visio avec un médecin traitant en compagnie d’un infirmier qui, sur place, pourra réaliser des soins. Quatre médecins seront en relation avec cette télémédecine, « on considère que le lien avec le médecin traitant est fondamental, c’est pour cela que nous avons créé cette télémédecine afin de répondre aux besoins des habitants du Frioul », déclare Matthieu Pessonnier, directeur général du CCAS. Le besoin principal, c’est d’aider les habitants à avoir une réponse médicale proche de leur domicile puisque, pour rappel, les Frioulais doivent se déplacer en bateau pour consulter leur médecin. « On a recherché une solution qui sert d’interface avec votre médecin traitant », complète Laetitia Benini, responsable du pôle maintien à domicile du CCAS. Bien que l’île du Frioul fasse partie du 7e arrondissement de la ville, les habitants ne peuvent pas toujours se déplacer quand ils le souhaitent en raison des conditions météo qui empêchent les déplacements par bateau.

    Une médecine moderne

    Cette réunion était également l’occasion de faire découvrir aux anciennes générations un dispositif sanitaire aux caractéristiques particulières : mallette mobile pour les personnes en incapacité de se déplacer jusqu’au local, appareil qui nécessite le wifi, un écran avec caméra. Outil qui permet, pour exemple, d’aider les dermatologues à faire un diagnostic, repérer des plaies, etc. Les représentants du CCAS expliquent également que les patients n’auront pas besoin de se connecter puisque c’est le médecin directement qui rejoindra la visio et en cas de problème, un infirmier qui a été formé à cette télémédecine pourrait suppléer. « Notre premier objectif est de répondre aux besoins des Marseillais », insiste Matthieu Pessonnier. Le système commence à s’installer au fur et à mesure, les infirmiers seront disponibles les lundis, mercredis et vendredis La question d’être présent le week-end a été posée, mais les équipes travaillent encore dessus. Certains habitants ont fait part de leur scepticisme lors de la discussion, mais se sont dits prêts à faire l’expérience.

  • Prix des carburants : les infirmiers libéraux alertent

    Prix des carburants : les infirmiers libéraux alertent

    Les infirmiers libéraux sont la dernière profession médicale à se rendre tous les jours à domicile chez leurs patients. Face à la flambée des prix du carburant, la Fédération Nationale des Infirmiers du Gard (FNI 30) a donc annoncé le 15 avril se donner la possibilité de ne plus prendre en charge de nouveaux patients, tout en assurant la continuité des soins, si aucune mesure n’est prise pour compenser la crise. « Les tarifs des infirmiers sont conventionnés, donc contrairement aux autres professions libérales, nous ne pouvons pas jouer sur les prix pour compenser la hausse des coûts liés au carburant, explique Matthieu Reynet, président de la FNI 30. Ainsi, sur des zones avec de gros écarts de kilométrages entre les patients, les cabinets risquent de devoir calculer le coût du déplacement selon le soin, et certains patients pourraient alors se retrouver avec des refus de prise en charge. C’est la raison pour laquelle nous nous mobilisons pour alerter sur cette urgence. » Selon l’infirmier, le surcoût lié à cette augmentation des prix du carburant serait d’environ 15 euros par jour de travail, ce qui représente en moyenne entre 150 et 200 euros par mois.

    Ce que la FNI réclame, ce sont des mesures spécifiques en cas de crise, comme une exonération partielle ou totale des taxes sur le carburant pour surpasser l’augmentation des prix. « Si cette part de charge continue d’augmenter, nous serons obligés de faire des choix, se désole Matthieu Reynet. Nous ne sommes plus au temps de bonnes sœurs. » Le 21 avril, le gouvernement a tout de même annoncé une aide de 20 centimes par litre de carburant pour les « travailleurs modestes » dits « gros rouleurs », soit une aide soumise à des conditions de revenus et de kilométrage.

  • Le bus santé itinérant inauguré pour pallier les déserts médicaux dans les Alpes

    Le bus santé itinérant inauguré pour pallier les déserts médicaux dans les Alpes

    Sillonner les routes du Haut-Verdon à la rencontre des habitants isolés : tel est l’objectif du bus santé inauguré vendredi à Castellane. « Nos territoires ruraux ont un grand besoin de santé auquel le médicobus répondra », a insisté le maire du village. Nathalie Blanc, la directrice de la CPTS (communauté professionnelle territoriale de santé), à l’origine du projet, a expliqué avoir voulu apporter « une réponse concrète aux enjeux de santé du territoire » et « garantir un accès équitable aux soins des territoires ruraux où les inégalités d’accès sont une réalité quotidienne ».

    « L’évidence s’est imposée : aller vers les patients plutôt que d’attendre qu’ils viennent », a-t-elle conclu, espérant que le modèle inspire d’autres territoires.

    La première vice-présidente de l’intercommunalité a salué un choix « profondément politique de ne laisser personne au bord du chemin ». « Garantir l’accès aux soins n’est pas une option, mais une responsabilité collective », a-t-elle lancé, rappelant que certains renoncent aux soins faute de proximité. « L’offre de soins doit s’adapter au territoire, et non l’inverse ».

    « Aller vers est une solution »

    Jean-Charles Borghini, représentant le président de la Région, a qualifié le bus de « projet exemplaire » : « Il reste encore beaucoup à faire, mais aujourd’hui, nous franchissons une véritable étape. » « Face aux fragilités, aller vers est une solution, plutôt que d’attendre que les patients viennent aux soins », a avancé la préfète du département, Isabelle Tomatis. « L’accès aux soins ne doit jamais dépendre du lieu de résidence », a-t-elle martelé.

    Lancé début mars, le bus santé dessert des villages isolés du Haut Verdon, d’Allos à Rougon, trois jours par semaine.

  • À Marignane, la gauche détaille son programme santé

    À Marignane, la gauche détaille son programme santé

    « Prévenir, c’est déjà soigner », affirme Gaëtan Maziani. Ce jeudi soir, la liste d’union de la gauche, emmenée par Ariane Lombardi (PCF), a présenté plusieurs propositions sur les thèmes de la santé et de l’environnement pour mieux vivre à Marignane.

    L’équipe souhaite mettre en place une Maison de santé communale. « Le lien entre le médical et le social n’est pas assez fait dans les communes », commence le colistier, ancien infirmier. Bien que la santé relève d’une compétence d’État, pour Gaëtan Maziani, le rôle de la commune est de développer la prévention, de « garantir l’égal accès aux soins » et de coordonner les acteurs. Pour la liste, cette Maison de santé communale devra être un lieu d’orientation, où « l’on repère les fragilités avant qu’elles deviennent une urgence », où « les professionnels travaillent avec les associations et les habitants », où on étudie les « déterminants de santé ». Elle y envisage d’y organiser des ateliers et des accompagnements spécifiques pour les personnes isolées, à l’instar des seniors ou des aidants.

    L’équipe d’Ariane Lombardi souhaite aussi mettre en place une mutuelle municipale « juste, solidaire et avec un haut niveau de protection » pour lutter contre le renoncement aux soins.

    Pour Gispy Voisin, le bien-être passe aussi par la santé environnementale. Le groupe prévoit de planter 3 000 arbres sur le mandat, en cas d’élection. « Un arbre de 30 ans produit une fraîcheur équivalente à une clim individuelle », affirme la colistière, qui veut développer les mobilités douces pour lutter contre la pollution atmosphérique, largement imputable au trafic routier. « Il nous faut un parcours de pistes cyclables continu et sécurisé », assène Ariane Lombardi.

  • À Kalliste, ils ont « sauvé » le Château en Santé

    À Kalliste, ils ont « sauvé » le Château en Santé

    « Ici, on n’est pas des dossiers, on a des professionnels qui nous écoutent, il y a tout sur place ! », avait plaidé Houria, jeune maman de la cité Bourrely lors d’une réunion au Château en Santé. Le 6 février, ils étaient plus d’une cinquantaine de patients, venus de la Granière, de Kalliste ou de la Solidarité, défendre autour de l’équipe de médecins, d’assistantes sociales et de traducteurs, le maintien de cette offre de soins pluridisciplinaire installée depuis 2021 dans une bastide au cœur des quartiers populaires du 15e arrondissement de Marseille.

    Dix jours plus tard, la bonne nouvelle est arrivée. « On a sauvé notre Château ! » Dans la voix d’Houria, la colère a fait place à la joie. « Vendredi, à la réunion, j’avais une boule d’angoisse, s’excuse-t-elle presque, on était tous prêts à monter voir le ministre à Paris. Alors là, c’est un vrai soulagement pour nous tous. Merci aussi aux médias qui nous ont aidés. »

    Énorme soulagement également du côté de l’équipe de professionnels de santé et d’accompagnement social et psychologique. « Vos soutiens, à tous les niveaux, nous ont portés, émus et cela a payé, explique Élisa Francfort, coordinatrice du Château en Santé, nous avons une garantie de financements à l’identique pour 2026, et le dispositif dont nous bénéficions, Secpa, va être inscrit au code de la santé publique. Notre manière de contribuer à réduire les inégalités sociales de santé a été reconnue. »

    Un modèle à défendre

    Menacée par la baisse budgétaire dans la loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS 2026) l’expérimentation de 26 centres de soins implantés dans les quartiers les plus paupérisés où le public est le plus éloigné de l’offre de soins, touchait à sa fin. Ses financements n’étaient plus garantis et le passage des Secpa dans le droit commun n’avait pas été ficelé pour permettre le maintien des postes hors du corps purement médical. Or c’est une approche globale de la santé qui donne tout son sens à ce dispositif.

    « Le Château en Santé c’est bien plus qu’un cabinet médical, on prend le temps d’écouter, on aide à l’ouverture de droits, on travaille en équipe, on accompagne des situations complexes, on fait de la prévention, on construit des projets avec les habitants de nos quartiers », précise Élisa Francfort. L’expérimentation avait été lancée en août 2021 avec six structures, dont cinq centres de santé et une maison de santé pluriprofessionnelle. Ensemble, fortes d’une évaluation très positive, elles avaient formalisé un cahier des charges, sur la base duquel un appel à candidatures avait vu le jour. En mars 2022, vingt autres centres intègrent l’expérimentation. Principalement porté par la Délégation interministérielle de la prévention et de la lutte contre la pauvreté (DIPLP), en co-pilotage avec la Direction générale de l’offre de soins (DGOS), le projet prévoyait d’intégrer, à terme, 60 structures au minimum, dans une démarche participative.

    Face à la menace de disparition des Secpa, les habitants des quartiers Nord avaient poussé un cri d’alarme. Le ministère de la Santé les a entendus. Les crédits sont garantis pour 2026 et le passage dans le droit commun fait l’objet d’une étude. Mais l’extension de l’expérience n’est pas à l’ordre du jour. « Nous restons vigilants. Le dispositif restera-t-il le même ? Nous craignons toujours des réductions d’enveloppe. Le dispositif sera-t-il élargi à d’autres quartiers, d’autres territoires, d’autres habitants ? », interroge le Collectif des 26 Secpa.

  • Les pompiers encore mieux équipés pour porter des soins d’urgence

    Les pompiers encore mieux équipés pour porter des soins d’urgence

    C’est une première en Europe dont bénéficient les pompiers vauclusiens : « LP 35 ». Derrière ce nom de code, se cache un précieux outil capable de sauver des vies en péril. Le service départemental d’incendie et de secours (Sdis 84) vient de se doter de 59 appareils multiparamétriques pour équiper l’ensemble des véhicules de secours et d’assistance aux victimes.

    « Cet équipement constitue une avancée majeure dans la distribution des secours sur notre territoire, et va permettre à chaque citoyen, où qu’il se trouve, de pouvoir bénéficier d’un égal accès aux secours », se félicite Thierry Lagneau. Le président du Sdis 84 intervenait ce jeudi lors de la présentation de cet équipement. Car depuis une loi de 2022, les pompiers sont autorisés à pratiquer certains actes de soins d’urgence. Un équipement d’autant plus important que le secours à personne représentant 82% de l’activité. Ces appareils permettent de mesurer à la fois l’activité électrique du cœur, la tension artérielle, le pouls, la saturation en oxygène, et font fonction de défibrillateur. « Ces différentes données enrichissent ainsi le bilan médico secouriste dématérialisé, aussitôt transmis à un médecin », précise le Sdis, qui a pu bénéficier d’un soutien de fonds européens et de la Région pour financer l’opération de 750 000 euros.

  • Un centre médical transitoire ouvre à Monteux

    Un centre médical transitoire ouvre à Monteux

    La Ville a acheté les locaux au bailleur Grand delta habitat pour y implanter un centre médical municipal transitoire pour pallier la pénurie de médecins. D’ailleurs, les sept praticiens généralistes et trois spécialistes (cardiologue, néphrologue et endocrinologue) sont tous des retraités reprenant du service à temps partiel.

    « Le centre a été conçu pour répondre aux attentes des Montiliens les plus fragiles et rencontrant des difficultés d’accès aux soins. Il a vocation à être transitoire en attente d’une Maison de santé pluriprofessionnelle ».

    Le cabinet accueillera en priorité des patients sans médecin traitant, résidant à Monteux, et âgés de plus de 65 ans ou reconnus en ALD (affection longue durée). « Il n’a pas vocation à prendre en charge les urgences médicales », précise la municipalité. La prise de rendez-vous sera possible soit par téléphone, soit directement sur place auprès du secrétariat.

  • Michaël Delafosse veut un office municipal du pouvoir d’achat à Montpellier

    Michaël Delafosse veut un office municipal du pouvoir d’achat à Montpellier

    À deux mois des municipales, Michaël Delafosse entre en campagne. Le maire PS sortant, candidat à sa réélection, vient de dévoiler les premières mesures de son programme, le 26 janvier dans son tout nouveau local de campagne dans le quartier Antigone.

    Dans le contexte austéritaire infligé par l’État, le maire socialiste veut agir en faveur du pouvoir d’achat des Montpelliérains. Des mesures qui s’inscrivent dans la lignée du mandat actuel, durant lequel a été mise en place la gratuité des transports dont bénéficient plus de 470 000 résidents de la métropole de Montpellier. « Nous allons amplifier ce bouclier social avec la création d’un office municipal du pouvoir d’achat, qui s’inspirera de la mutuelle communale que nous avons mise en place. Cet outil permet d’avoir une garantie santé moins chère que celles existantes. Il fonctionne bien, nous allons donc l’élargir à l’assurance habitation multirisque », soutient Michaël Delafosse.

    En résumé, la collectivité négociera directement avec les opérateurs pour réaliser une commande groupée, ce qui permettra de faire baisser la facture pour les habitants. Le même mécanisme sera à l’œuvre pour les alarmes, les ventilateurs ou encore les pompes à chaleur. L’énergie est également au cœur du programme de l’édile puisque ce dernier ambitionne de poursuivre le raccordement des logements au réseau de chaleur urbain. « Avec cet accès maîtrisé du prix de l’énergie, la facture sera moins chère de 10% », soutient Michaël Delafosse.

    Soutenir les centres de santé associatifs

    Après la gratuité des transports, c’est celle des médiathèques que le candidat veut instaurer. « L’immense défi de notre société est notre rapport au livre, à l’écriture. Les médiathèques sont une ressource pour le savoir et nous proposerons un accès universel au réseau des quinze médiathèques  », développe le socialiste.

    La lutte pour le pouvoir d’achat passe également par la santé. « Même si nous ne sommes pas un désert médical, il faut être vigilant sur l’accès aux soins en renforçant l’offre », fait valoir Michaël Delafosse. Ainsi, le maire sortant s’engage à soutenir les centres de santé associatifs déjà existants et à aider à la construction de maisons de santé de la Région Occitanie dans les quartiers prioritaires de la Ville. Tout comme l’implantation d’une antenne du CHU à la place de l’ancienne tour d’Assas, dans le quartier Mosson.

    Montpellier compte près de 46 000 habitants âgés de 65 ans et plus. Un plan de lutte contre leur isolement figure également en bonne place dans le programme. Il comprend la réinstallation de concierges dans le parc social, le développement d’une application « anti-chute », l’installation de bancs publics. Surtout, il prévoit le développement de résidences intergénérationnelles et la construction de quatre résidences sociales seniors – deux sont déjà engagées. Une manière de « prendre soin de nos aînés », insiste le maire-candidat.

    « De bonnes choses »

    Ces annonces sont bien accueillies par Claude Gaubert, responsable montpelliérain de l’UFC-Que Choisir. « Se regrouper pour obtenir de meilleurs prix est une bonne chose. D’autant que pour certains produits, comme les pompes à chaleur, le risque d’arnaque est non négligeable. Si cet office municipal du pouvoir d’achat peut apporter aussi de la sécurité, c’est mieux ». Des mesures qui devront être accompagnées d’une meilleure information : Claude Gaubert regrette le faible engouement actuel des consommateurs pour ces achats groupés.

  • À Port-de-Bouc, la CGT réaffirme son combat pour l’industrie et contre le RN

    À Port-de-Bouc, la CGT réaffirme son combat pour l’industrie et contre le RN

    Nouvelle année, nouveaux locaux pour l’Union locale CGT de Port-de-Bouc. Le syndicat s’installe cours Landrivon, dans un « bâtiment rénové », « le fruit d’une volonté partagée entre la municipalité communiste et l’association de la Bourse du travail », salue Romain Delattre.

    De quoi poursuivre sa mission : « Unir les travailleurs pour lutter contre toutes les logiques de guerre, d’exploitation et de domination ». « Agir pour la paix, c’est aussi agir quotidiennement sur nos lieux de travail, comme l’ont fait les dockers de Fos et du Havre en refusant de charger du matériel militaire destiné à l’armée Israélienne, affirme le membre de la commission exécutive de l’UL. En France, si la guerre n’est pas encore militaire, elle est clairement sociale. Les politiques menées ont un objectif clair : faire payer aux travailleurs cette énième crise du capitalisme ».

    Défendre

    le vivre-ensemble

    Les attaques se multiplient, selon la CGT : contre la sécurité sociale, les services publics, l’industrie, l’hôpital public… « Raison de plus pour continuer la lutte que nous menons localement avec la CGT de l’établissement de Martigues pour un accès aux soins dignes », assène Romain Delattre. Pour rappel, le syndicat réclame la création de 90 emplois statutaires à temps plein et le déblocage de 170 000 euros d’investissements.

    Une autre priorité pour cette année : l’arrivée de la ligne très haute tension devant relier Jonquières-Saint-Vincent (Gard) à Fos-sur-Mer, qui n’est « plus une option mais une nécessité ». Sans elle, « tout notre secteur est condamné à long terme », affirme le syndicaliste alors que les agriculteurs, les associations écologistes et les élus du pays d’Arles s’y opposent et que l’État a acté le report de sa réalisation en décembre, exigeant de nouvelles précisions au gestionnaire public du réseau, RTE.

    En cette année d’élection, la CGT rappelle que le RN, qui soutient le candidat Pascal Spanu (RPR) à Port-de-Bouc, « a voté contre l’augmentation du smic, contre l’indexation des salaires, contre le gel des loyers, contre tout ce qui est bon pour la classe ouvrière et bénéficie au CAC 40 ». « Nous ne pouvons pas laisser Port-de-Bouc être abandonné aux alliés de la bourgeoisie et de la finance, aux amateurs des dérives autoritaires et des décisions liberticides… affirme Romain Delattre. Dans cette période, il est essentiel de démontrer aux travailleurs qu’ici le vivre-ensemble n’est pas l’exception mais bien la norme ! »

  • L’union de la gauche aux municipales s’agrandit autour d’Ariane Lombardi

    L’union de la gauche aux municipales s’agrandit autour d’Ariane Lombardi

    On aurait dû péter un mur » glisse Ariane Lombardi, la candidate communiste et tête de liste d’union de la gauche pour les municipales à Marignane, alors que son local de campagne de la rue Maurice-Noguès est rempli à craquer ce vendredi soir.

    Il y a une raison à cela. Outre la présence du PCF, du PS et des Écologistes (La Marseillaise du 22/11), la soirée d’inauguration est l’occasion pour la candidate d’annoncer « le soutien officiel de Debout!, L’Après, Génération.s et Gauche républicaine et socialiste » à la liste Mieux vivre à Marignane qu’elle conduit. « C’est avant tout une aventure collective portée par des valeurs de gauche assumées de solidarité de justice sociale et de respect et sens du commun », considère la candidate, pour qui « la commune est un refuge quand les crises se succèdent et les inquiétudes grandissent, son rôle est d’être au plus près avec du service public et du lien social ».

    « Un projet réaliste »

    Ariane Lombardi annonce trois projets d’ampleur pour son programme. « Nous créerons un centre de santé municipal pour garantir un accès aux soins de proximité sans dépassement d’honoraires », affirme-t-elle. Dans la même veine, « nous créerons un centre social ouvert à la jeunesse et à l’ensemble des habitants », un lieu « d’accompagnement des familles et d’aide à l’insertion » projette la candidate. Le renforcement des effectifs de police municipale et d’agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles (Atsem) est également au programme d’un « projet humain, de gauche, réaliste et sérieux ».