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  • David Lapendry, candidat aux présidentielles pour porter l’inclusion en politique à La-Valette-du-Var

    David Lapendry, candidat aux présidentielles pour porter l’inclusion en politique à La-Valette-du-Var

    Il n’en est pas à son coup d’essai. Déjà candidat à la présidentielle de 2022, David Lapendry, figure bien connue de la gauche dans le bassin toulonnais, réitère l’expérience en 2027. Une idée qui avait germé en 2012. Encarté au Parti socialiste, il avait annoncé vouloir participer à la primaire. « Je pensais naïvement que ça s’adressait à tous les adhérents, alors que dans les faits, c’était seulement aux têtes d’affiche. Je me suis fait retoquer », ressasse-t-il. Il s’était alors mis en retrait du militantisme jusqu’en 2017.

    « On m’a invisibilisé »

    Il rejoint alors Génération.s Var, où il fait de la lutte contre la pauvreté son leitmotiv, notamment en ce qui concerne les personnes porteuses de handicap, étant lui-même atteint du syndrome de Little, paralysie cérébrale qui affecte ses capacités motrices. « Vivre avec une aide aux adultes handicapés (AAH) est compliqué. Le revenu universel défendu par Génération.s m’a séduit », souligne-t-il. Il fait alors part à son parti de sa volonté de se présenter à la présidentielle 2022. Mais là encore, ça ne passe pas : « N’importe qui peut se présenter à la présidentielle en théorie, mais concrètement non. Je pensais que le parti allait m’aider, mais on m’a totalement invisibilisé », dénonce-t-il. Il claque la porte, poursuit sa campagne seul, mais échoue à recueillir les signatures nécessaires à sa candidature.

    Convaincu par des membres de la section varoise de Génération.s, il y revient en 2023, et en devient le co-coordinateur fin 2024. Un an plus tard, il évoque à nouveau l’idée de se présenter pour 2027. Là encore, il n‘obtient pas le soutien du parti. « Je pensais que ça allait être différent car j’étais mieux intégré. À un certain moment, on m’a demandé de taire ma candidature. J’ai été très peu écouté au sein de la gauche du Var. J’ai trouvé cela très humiliant, c’est pour cela que je vais démissionner », annonce-t-il.

    Qu’importe : David Lapendry va poursuivre son combat, bien conscient qu’il n’a toutefois aucune chance d’être élu. « Je veux surtout montrer qu’une personne porteuse de handicap est tout aussi légitime de se présenter », affirme-t-il. Sans renier une petite part de rêve : « Soyons réalistes, demandons l’impossible ! »

  • Action contre les ruptures de l’Allocation adulte handicapé

    Action contre les ruptures de l’Allocation adulte handicapé

    « Depuis la fin du mois de mars, je n’ai plus aucun revenu. » Cela fait quinze jours qu’Ayoub Obad est en grève de la faim pour dénoncer les retards dans le renouvellement de l’allocation aux adultes handicapés (AAH). Depuis, il est tous les jours devant la Maison départementale des personnes handicapées des Bouches-du-Rhône, en charge de cette aide. « Je voulais montrer concrètement comment des blocages administratifs et des dysfonctionnements internes ont des répercussions sur l’accès aux droits et aux ressources pour pouvoir juste se nourrir. »

    Autiste, Ayoub Obad perçoit cette aide depuis 2018. Après avoir travaillé dans le monde culturel en tant qu’auto-entrepreneur, il fait un gros burn-out et est contraint d’arrêter. « Le souci, c’est que mon handicap est invisible et donc les gens me faisaient confiance et me déléguaient beaucoup de choses. » L’AAH devient alors son unique revenu, ne pouvant plus travailler.

    Une aide qu’il doit renouveler tous les deux ans. « J’ai déposé mon dossier de renouvellement en décembre, alors que mes droits se terminaient fin mars. C’est un peu court car le délai est de quatre mois, mais j’avais eu des problèmes de santé », explique le trentenaire. Malgré un dossier classé urgent depuis le mois d’avril et des relances répétées, les aides n’ont toujours pas été versées.

    70 euros pour le mois

    Face à cette rupture de droit, il tente de demander le RSA qui lui est refusé car calculé sur les trois derniers mois où il touchait encore l’AAH. Depuis il ne vit donc qu’avec ses aides pour le logement (APL). « Je ne peux plus payer mon loyer, car mes APL me permettent juste de couvrir mes factures mensuelles. Et une fois que cela est payé il me reste 70 euros pour le mois », se désole Ayoub Obad.

    Pour le jeune homme, cette situation relève plus de la règle que de l’exception. « Je fais cela pour rendre visibles les retards systémiques dans les demandes et renouvellements de cette aide. » En mai 2025, le collectif Les dévalideuses dénonçaient déjà des délais rallongés dans les MDPH par rapport aux 4 mois prévus dans la loi. Des retards qui entraînent la précarisation de personnes étant déjà en situation de vulnérabilité à cause d’une société qui ne s’adapte pas.

    Contactée, la MDPH 13 affirme « suivre la situation avec attention et l’avoir reçu à plusieurs reprises ». Le retard serait notamment dû à un dépôt tardif et « la réception en retard de pièces indispensables de la part de partenaires ». Le dossier à présent complet, elle affirme mettre tout en œuvre pour qu’il perçoive au plus vite ses aides.