Tag: 8 Mai

  • La paix, fil conducteur de la cérémonie du 8-Mai à Marseille

    La paix, fil conducteur de la cérémonie du 8-Mai à Marseille

    Représentants de l’État, des collectivités locales, des armées, des forces de police et de secours, élus, mais aussi cadets des marins-pompiers, collégiens ou jeunes de l’Epide (établissement public d’insertion) se sont retrouvés Porte d’Aix à Marseille, ce vendredi 8 mai, pour commémorer la capitulation de l’Allemagne nazie. Un moment solennel avec un maître-mot : la paix, à l’heure où la situation internationale se tend inexorablement et où les opinions se radicalisent dangereusement.

    À la tribune, Sirine, jeune élève de l’école de porte-drapeau de la Ville de Marseille, donne lecture des inquiétudes de l’Union française des associations de combattants et victimes de guerre. « Le 8 mai 1945 portait un espoir de paix. Or, nous assistons aujourd’hui à la résurgence de fléaux qui nous ont menés aux abominations de la Seconde Guerre mondiale. Au mépris des enseignements du passé, fanatisme religieux, terrorisme, réveil du nationalisme, retour des empires et retour de la guerre aux quatre coins du monde nous rappellent que la paix et la liberté ne sont jamais définitivement acquises », alerte-t-elle, avant d’appeler « à poursuivre le combat ».

    La jeunesse en relais

    Relayant le message de Catherine Vautrin, ministre des Armées, et d’Alice Rufo, secrétaire d’État auprès du ministre des Armées, chargée de la Mémoire et des Anciens combattants, le préfet de région, Jacques Witkowski, ne dit pas autre chose. « N’oublions jamais : avant d’être une défaite des armes, la défaite de 1940 fut d’abord une défaite de l’esprit », pose-t-il. Et de citer Marc Bloch, « historien combattant de 14, volontaire à nouveau en 39 et fusillé en juin 1944, [qui] avait porté sur les responsables de la débâcle ce constat implacable : ils avaient estimé trop tôt naturel d’être battus ». Le préfet appelle ainsi à « résister au déni du droit et de la justice ».

    Vient ensuite, « alors que nous célébrons les 400 ans de la Marine nationale », un hommage à l’amiral Muselier, grand-père de Renaud, président (Ren.) de la Région. L’Amiral, « rallié dès 1940 à la France libre et qui lui donna son emblème : la croix de Lorraine ». Ceux qui ont débarqué sur les plages de Provence ne sont pas oubliés. Des « soldats venus d’Afrique, d’Asie et du Pacifique : tirailleurs, goumiers, spahis de la 1ère armée française menée par le général de Lattre de Tassigny, jusqu’à Berlin », rappelle le préfet de région.

    À l’issue de la cérémonie, Benoît Payan (DVG) maire de Marseille, insiste : « La paix n’est pas un acquis, c’est quelque chose qui s’entretient. » Inquiet de voir « qu’autour de nous, tout est en train de s’écrouler », il martèle : « Ce que nous pensions être des acquis étaient en réalité des conquêtes », avant de s’en prendre « aux politiques de ce pays qui ne mesurent pas leur responsabilité quand ils disent “voilà ce qu’il faudrait faire”, “voilà quel pays il faudrait attaquer”, “voilà quelle armée il faudrait arrêter” ». Comme autant de raisons de passer le flambeau à la jeunesse, car « les anciens partent ».

  • Les communistes d’Aix organisent un repas partagé à l’occasion du 8 mai

    Les communistes d’Aix organisent un repas partagé à l’occasion du 8 mai

    Le 8 mai « a une profonde importance pour nous, les communistes. Notre histoire est profondément liée à cette date », recontextualise Sophie Rothon, secrétaire de section du PCF aixois.

    Alors que, pour célébrer la victoire du 8 mai 1945, diverses initiatives se tiennent partout dans le département et dans la ville, les communistes aixois organisent un pique-nique « fraternel, sorti du sac » afin de marquer les 81 ans de la capitulation nazie. Les représentants locaux des « partis progressistes », dont LFI, Les Écologistes et les élus d’opposition de la liste Aix Avenir (DVG), ainsi que des associations humanistes locales, telles que la Ligue des droits de l’Homme (LDH) ou le Collectif aixois contre l’extrême droite, ont également été invités à partager ce moment, qui aura lieu au parc de la Torse. Le rendez-vous est donné à midi. Le format de la rencontre, indique Sophie Rothon, permet de marquer davantage un « moment de fraternité », mais aussi de profiter du « beau temps ».

    Hommage à Ernest Prados

    Pourtant, derrière cette initiative conviviale, le message du PCF reste grave. Face à la montée, partout dans le monde, des guerres, du nationalisme, du racisme, des régimes autoritaires, de l’impérialisme et de l’extrême droite, « ce lien de vigilance et de combat » est plus que jamais nécessaire, précise Sophie Rothon. « Ce 8 mai porte déjà en lui-même un message universel : celui de la paix, de la solidarité entre les peuples, la défense des valeurs humaines contre la haine et la division », déroule-t-elle, rappelant qu’en cette journée, c’est aussi « le devoir de mémoire » qui se poursuit.

    Avant le pique-nique, le PCF aixois fleurira la plaque rendant hommage à Ernest Prados, jeune résistant communiste d’Aix fusillé pendant l’Occupation, à l’âge de 23 ans.

    Eva Bonnet-Gonnet

  • Les rendez-vous du 8-mai en région Paca

    Les rendez-vous du 8-mai en région Paca

    Bouches-du-Rhône

    Marseille. 11h, cérémonie commémorative à l’Arc de Triomphe, 19 place Jules-Guesde.

    Aix-en-Provence. 17h, Défilé patriotique sur le cours Mirabeau suivi par une cérémonie place du Général de Gaulle.

    Lyunes. 10h, cérémonie au monument aux morts, Espace Decastille. Allocution de Sophie Joissains, maire d’Aix.

    Les Milles. 11h45, cérémonie devant le monument aux morts, avenue Durbec.

    Martigues. 9h30, au monument aux morts de la Couronne, 10h45 à Saint-Julien-les-Martigues avec un dépôt de gerbe ; à 11h30 au monument aux morts 39/45, place du 8-Mai, 11h30 à Saint-Pierre-les-Martigues.

    Miramas. 9h, messe devant l’église Saint-Louis puis devant l’hôtel de ville, 10h, cérémonie au cimetière de Miramas-le-Vieux, 11h, départ du défilé.

    Châteauneuf-les-Martigues. 14h, bal d’époque, parc municipal François-Mitterrand avec exposition et défilé de véhicules militaires d’époque.

    Port-de-Bouc. 11h, cérémonie au monument aux morts de la Lèque.

    Entressen. 10h, cérémonie devant la mairie annexe. Départ du cortège vers le Monument aux morts.

    Istres : 10h30, cérémonie devant le Portail d’Arles, puis à 11h, devant la stèle de la Paix, esplanade Bernardin-Laugier.

    Aubagne. 9h30, rassemblement à l’entrée du cimetière des Passons,

    10h, rassemblement devant l’hôtel de ville.

    La Ciotat. 9h30, rassemblement au cimetière de Sainte-Croix à La Ciotat et à 11h, place des Héros à Ceyreste.

    Var

    Toulon. 9h40, cérémonie sur la Place d’Armes, déambulation de l’avenue Jean-Moulin à la place Gabriel-Péri, de 13h30 à 17h30 : ouverture à la visite du Fort Saint-Antoine avec exposition de véhicules et matériels militaires historiques.

    La Seyne. 9h, cérémonie au monument de la Victoire, esplanade du Souvenir Français.

    Fréjus. 9h45, cérémonie au Monument aux Morts, place Agricola.

    Hyères. 10 h, place Théodore-Lefèvre, à 10h, à Porquerolles, 12h à Giens.

    Draguignan. 8h45, cimetière Américain Rhône, 9h15, monument de la Résistance, 11h30, monument aux Morts, cour d’Honneur de l’Hôtel de Ville, 11h45, monument aux Morts, Jardin Anglès.

    Brignoles. 10h, cérémonie place Clemenceau et monument aux morts.

    Vaucluse

    Avignon. 9h, cérémonie au monument aux morts place de l’armée d’Afrique, 10h15, monument aux morts de Montfavet, 11h15, prise d’armes sur la place du Palais des Papes, 12h, monument aux morts du Rocher des Doms.

    Apt. 11h30, cérémonie au monument aux morts.

    Carpentras. 12h, cérémonie au monument de la Victoire.

    Orange. 10h cérémonie cours Pourtoules.

    Alpes-de-Haute-Provence

    Manosque. 16h, cérémonie au monument des martyrs de la résistance des Basses Alpes, boulevard Elemir-Bourges.

    Digne-les-Bains. 10h30, cérémonie au rond-point du monument aux morts.

    Sisteron. 9h15, départ du cortège depuis la mairie pour la cathédrale, 11h, rassemblements au monument de la résistance et à 11h40 au monument aux morts.

    Les Mées. 9h30, cérémonie au Monument aux morts du cimetière des Petits Camps, 11h, départ du cortège, Fontaine de la République, 11h30, cérémonie au Monument aux morts, square de la Paix.

    Oraison. 10h30, cérémonie sous la mairie.

    La Brillanne. 10h30, cérémonie devant la mairie.

    Reillanne. 11h15, cérémonie monument aux morts.

    Hautes-Alpes

    Briançon. 11h, au monument aux morts.

    Gap. 11h, au monument aux morts.

    Embrun. 11h15, messe à la Cathédrale Notre Dame du Réal, 12h30, cérémonie au monument aux morts.

  • Les cérémonies du 8 mai dans le Gard et l’Hérault

    Les cérémonies du 8 mai dans le Gard et l’Hérault

    Aussi étrange et inquiétant que cela puisse paraître, ce jour qui a changé la face du monde n’est pas connu de tous les Français. Au travers de plusieurs études, on estime entre 20 et 30% des Français qui ignorent la signification exacte du 8 mai 1945. C’est particulièrement vrai chez les jeunes générations parfois confuses sur le sujet. Preuve que le devoir de mémoire ne doit jamais s’éteindre et qu’il est important d’assister le plus souvent possible, avec ses enfants, à ces cérémonies du souvenir. À l’heure où l’Éducation nationale est décriée et où l’instabilité politique du monde inquiète et où le fascisme fait son retour, rendre hommage à ceux qui ont donné leur vie pour leur pays est un devoir de citoyen.

    Hérault

    Montpellier. 9h30, monument aux morts.

    Sète. 11h : Cérémonie au monument aux morts du jardin du Château d’eau, au parc Simone Veil.

    Béziers. Rassemblement à 11h devant la mairie. Cortège jusqu’au monument aux Morts situé devant l’église pour un dépôt de gerbe. Second cortège jusqu’au cimetière pour un dépôt de gerbe au monument aux Morts.

    Lattes. 11h, parvis de la mairie. Lavérune. 11h, place de la mairie.

    Lunel. 10h30, parvis du musée Médard : départ d’un défilé ouvert par des véhicules militaires de collection suivi par les portes drapeaux et les associations d’anciens combattants. Cérémonie à 11h au parc Jean Hugo.

    Aniane. 11h, place de l’hôtel de ville Lodève. 11h, monument aux morts Balaruc-le-Vieux. 11h, monument aux morts.

    Bouzigues. Rassemblement devant l’ancienne mairie à 9h50, avant que le cortège ne se mette en marche à 10h en direction du monument aux morts, place de la Victoire, Bouzigues

    Agde. 9h30 – 12h30 / 14h00 – 18h00 : reconstitution de la seconde guerre mondiale et visite des bunkers. parking Antoine Groignard, La Tamarissière. 11h00 : commémoration officielle, monument aux Morts. Cimetière Vieux.

    Mudaison. 11h, monument aux morts, situé au cimetière.

    Paulhan. 11h : départ du cortège depuis la mairie ; 11h15 : dépôt de gerbe au monument du Général Stefanik ; 11h30 : dépôt de gerbe au monument aux morts.

    Gard

    Nîmes. 11h30, place du 11-Novembre, monument aux morts.

    Alès. 11h, square Verdun, jardins du Bosquet.

    Bagnols-sur-Cèze. 10h, Monument Privat, route des Cévennes ; puis 11h, départ place Mallet vers les monuments aux morts.

    Beaucaire. 11h, cimetière de la route de Saint-Gilles, monument aux morts, Saint-Gilles. 11h, Place Jean Jaurès, monument aux morts.

    Vauvert. 12h, place de la Liberté, monument aux morts.

    Aigues-Mortes. 11h, monument aux morts.

    Uzès. 11h15, avenue de la Libération, monument aux morts. Pont-Saint-Esprit. 11h30, devant le monument aux morts. Marguerittes. 11h, monument aux morts.

    Les Angles. 11h, monument aux morts du vieux cimetière, rue Alphonse-Daudet.

    Manduel. 11h, départ de la place Bellecroix vers le monument aux morts.

    Caissargues. 9h, monument aux morts.

    Cendras. 11h, place SalvadorAllende, monument aux morts.

  • L’impérieux devoir de mémoire du 8-Mai

    L’impérieux devoir de mémoire du 8-Mai

    Le 8 mai 1945 marque « la capitulation sans concession de l’Allemagne nazie » et la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe. « Notre combat est celui pour la paix, la guerre à la guerre, et contre les idées de l’extrême droite », insiste Patrick Saintenoy, président de l’Association républicaine des anciens combattants (Arac) des Bouches-du-Rhône. Elle fut « la seule association d’anciens combattants à dire non à Pétain ». Tous ses dirigeants furent arrêtés et fusillés.

    Ce 8-Mai inscrit dans la mémoire collective comme la date de la victoire sur le fascisme et la barbarie reste « une date fragile », note Jean-Marie Guillon. Supprimé en 1959, redevenu férié en 1982, « ce jour est concurrencé dès 1945 par le 11 novembre, il y a le 18 juin pour les Gaullistes, les fêtes de la Libération dans les communes, et cet éclatement du souvenir de la Seconde Guerre mondiale entre diverses mémoires », poursuit le professeur d’histoire honoraire d’Aix-Marseille Université. « Perdus dans les fériés de mai, beaucoup ne savent plus ce qu’il représente, or une commémoration ne tient que s’il y a une adhésion populaire mais le 8 mai n’a jamais joué le rôle rassembleur du 11 novembre ».

    Quatre-vingts ans plus tard, cette commémoration ne relève pourtant pas que du souvenir. Ce repère historique et républicain interroge le présent. La défaite militaire du nazisme n’a pas été celle des idéologies autoritaires. Les résistants en avaient conscience et ont accompagné la Libération d’un projet politique et social ambitieux, celui du Conseil national de la Résistance. Le programme des Jours heureux a posé les bases de l’État social français avec un objectif clair : tarir les sources économiques, sociales et politiques ayant permis la montée du fascisme dans les années 1930.

    Un héritage détricoté depuis des décennies, désormais au cœur d’une autre bataille. Résistance, peuple, patriotes, souveraineté, liberté, ces mots et notions forgés dans le combat contre l’occupant nazi sont aujourd’hui employés à rebours de leur sens originel. Là où la Résistance portait un projet d’émancipation collective, l’extrême droite s’en sert pour légitimer le repli, l’exclusion ou la contestation de l’État de droit.

    « Ils captent cet héritage de façon complètement indue. Ce vol a commencé dans les années 90 et n’a fait que se renforcer au fur et à mesure que l’extrême droite a prospéré et cherché à se donner une image respectable. Le père Le Pen disait qu’il était pour la Résistance. C’était celle à l’immigration, il jouait déjà sur les mots », rappelle Jean-Marie Guillon. Une inversion sémantique qui affaiblit les repères et brouille la mémoire.

    Ne pas se laisser voler

    le 8-Mai

    Aujourd’hui, les représentants d’un courant dont le principal parti, le Rassemblement national, a été fondé par ses adversaires, vont jusqu’à se ranger derrière la figure de De Gaulle. En nombre et en première ligne lors des commémorations. « Il faut se rappeler l’histoire, ils l’ont condamné à mort quand il était colonel », reprend Patrick Saintenoy. « On parle de ça dans nos commémorations patriotiques où tout le monde est représenté. Ils sont élus, ils n’ont pas fait un coup d’État. Il ne faut rien renier de nos valeurs républicaines mais avec diplomatie. »

    L’an dernier lors d’un hommage à la Résistance du maquis de Sainte Anne sur le plateau de Manivert, des anciens combattants ont tourné le dos au dépôt de gerbe du député d’extrême droite. À Marseille, où la mairie des 9e et 10e arrondissements est passée aux mains du RN, les communistes des 9-10, « fidèles à l’esprit de la Résistance » ont choisi de se détourner cette année de la cérémonie. « C’est une insulte que les héritiers du fascisme d’hier puissent rendre hommage à celles et ceux qui les ont combattus. Nous refusons de nous tenir aux côtés des représentants de nos ennemis historiques », justifie le PCF du 10e dans un communiqué listant les noms de rue donnés aux communistes tombés « face aux nazis et à leurs collaborateurs ».

    Les « héritiers du parti des fusillés comme il était appelé à la Libération, ne se laisseront pas voler le 8-Mai » et déposeront des gerbes, hors du cadre imposé par le RN. « La gauche a laissé partir le patriote du côté de la droite et de l’extrême droite, laissant une confusion entre nationalisme et patriotisme. Or le patriotisme était intimement lié à l’idée de République », assure Jean-Marie Guillon.

    Une bataille idéologique inscrite dans un contexte international marqué par la montée des droites autoritaires poussées par Donald Trump. Dans leur sillage, avec l’invasion russe en Ukraine et l’escalade en Iran signe de l’effondrement progressif du droit international hérité de l’après-guerre, ce
    8-Mai ne peut être réduit à un rituel figé. Le Conseil national de la Résistance portait une intuition toujours actuelle : sans justice sociale, sans droits garantis, sans coopération, les idéologies de haine trouvent un terrain favorable.

    LES RENDEZ-VOUS

    Bouches-du-Rhône

    Marseille. 11h, cérémonie commémorative à l’Arc de Triomphe, 19 place Jules-Guesde.

    Aix-en-Provence. 17h, Défilé patriotique sur le cours Mirabeau suivi par une cérémonie place du Général de Gaulle.

    Lyunes. 10h, cérémonie au monument aux morts, Espace Decastille.Allocution de Sophie Joissains, maire d’Aix.

    Les Milles. 11h45, cérémonie devant le monument aux morts, avenue Durbec.

    Martigues. 9h30, au monument aux morts de la Couronne, 10h45 à Saint-Julien-les-Martigues avec un dépôt de gerbe ; à 11h30 au monument aux morts 39/45, place du 8-Mai, 11h30 à Saint-Pierre-les-Martigues.

    Miramas. 9h, messe devant l’église Saint-Louis puis devant l’hôtel de ville, 10h, cérémonie au cimetière de Miramas-le-Vieux, 11h, départ du défilé.

    Châteauneuf-les-Martigues. 14h, bal d’époque, parc municipal François-Mitterrand avec exposition et défilé de véhicules militaires d’époque.

    Port-de-Bouc. 11h, cérémonie au monument aux morts de la Lèque.

    Entressen. 10h, cérémonie devant la mairie annexe. Départ du cortège vers le Monument aux morts.

    Istres : 10h30, cérémonie devant le Portail d’Arles, puis à 11h, devant la stèle de la Paix, esplanade Bernardin-Laugier.

    Aubagne. 9h30, rassemblement à l’entrée du cimetière des Passons,

    10h, rassemblement devant l’hôtel de ville.

    La Ciotat. 9h30, rassemblement au cimetière de Sainte-Croix à La Ciotat et à 11h, place des Héros à Ceyreste.

    Var

    Toulon. 9h40, cérémonie sur la Place d’Armes, déambulation de l’avenue Jean-Moulin à la place Gabriel-Péri, de 13h30 à 17h30 : ouverture à la visite du Fort Saint-Antoine avec exposition de véhicules et matériels militaires historiques.

    La Seyne. 9h, cérémonie au monument de la Victoire, esplanade du Souvenir Français.

    Fréjus. 9h45, cérémonie au Monument aux Morts, place Agricola.

    Hyères. 10 h, place Théodore-Lefèvre, à 10h, à Porquerolles, 12h à Giens.

    Draguignan. 8h45, cimetière Américain Rhône, 9h15, monument de la Résistance, 11h30, monument aux Morts, cour d’Honneur de l’Hôtel de Ville, 11h45, monument aux Morts, Jardin Anglès.

    Brignoles. 10h, cérémonie place Clemenceau et monument aux morts.

    Vaucluse

    Avignon. 9h, cérémonie au monument aux morts place de l’armée d’Afrique, 10h15, monument aux morts de Montfavet, 11h15, prise d’armes sur la place du Palais des Papes, 12h, monument aux morts du Rocher des Doms.

    Apt. 11h30, cérémonie au monument aux morts.

    Carpentras. 12h, cérémonie au monument de la Victoire.

    Orange. 10h cérémonie cours Pourtoules.

    Alpes-de-Haute-Provence

    Manosque. 16h, cérémonie au monument des martyrs de la résistance des Basses Alpes, boulevard Elemir-Bourges.

    Digne-les-Bains. 10h30, cérémonie au rond-point du monument aux morts.

    Sisteron. 9h15, départ du cortège depuis la mairie pour la cathédrale, 11h, rassemblements au monument de la résistance et à 11h40 au monument aux morts.

    Les Mées. 9h30, cérémonie au Monument aux morts du cimetière des Petits Camps, 11h, départ du cortège, Fontaine de la République, 11h30, cérémonie au Monument aux morts, square de la Paix.

    Oraison. 10h30, cérémonie sous la mairie.

    La Brillanne. 10h30, cérémonie devant la mairie.

    Reillanne. 11h15, cérémonie monument aux morts.

    Hautes-Alpes

    Briançon. 11h, au monument aux morts.

    Gap. 11h, au monument aux morts.

    Embrun. 11h15, messe à la Cathédrale Notre Dame du Réal, 12h30, cérémonie au monument aux morts.

    L’autre 8-Mai, hommages aux victimes des massacres de Sétif

    Plusieurs cérémonies et manifestations auront lieu ce vendredi 8 mai, à Marseille, Martigues et Aix-en-Provence, pour commémorer le massacre de milliers d’Algériens en 1945, à Sétif, mais aussi Guelma et Kherrata, dans le Constantinois. Le jour de la capitulation de l’Allemagne nazie, un défilé est organisé dans plusieurs villes d’Algérie. La situation dégénère rapidement et les rassemblements sont très férocement réprimés, répression qui aurait fait de 10 000 à 30 000 morts, selon les historiens. La Ville de Marseille organise vendredi 8 mai, une cérémonie au parc de la Porte d’Aix à 15h avec le dévoilement d’une plaque commémorative, la Ville de Martigues est à l’initiative d’un hommage au cimetière de Réveilla, à partir de 10h30 tandis que la France insoumise commémorera les victimes de ces massacres à Aix-en-Provence, place des Martyrs, à partir de 10h30.

    Carmen Vollenweider

  • 8-Mai, leçons pour nos temps troublés

    8-Mai, leçons pour nos temps troublés

    La capitulation sans condition de l’Allemagne nazie, le 8-Mai 1945, symbolise la victoire des Alliés sur une armée et, surtout, une idéologie mortifère aux multiples crimes de guerre et contre l’humanité, dont le génocide des juifs d’Europe, avec la complicité d’États collaborateurs zélés, à l’instar du gouvernement de Vichy, en France.

    C’est, à ce titre, bien plus qu’une page de notre Histoire. Car les mécanismes qui ont accouché du fascisme et du nazisme semblent se remettre en branle, en ce premier quart du XXIe siècle. Il est donc impérieux de tirer les leçons de l’ascension de ces idéologies racistes et antisémites, qui charrient la haine de l’autre.

    Le patronat mise sur le RN

    Car leurs héritiers, les partis d’extrême droite contemporains, misent sur l’amnésie quatre-vingt-un an après la capitulation nazie. L’entreprise leur est facilitée par les partis conservateurs, dits de droite classique, qui font leurs les thèmes obsessionnels de l’extrême droite : la famille, la patrie, la xénophobie, le nationalisme, la guerre… En 2007, Nicolas Sarkozy crut avoir dompté le FN. Près de vingt ans plus tard, le parti des Le Pen a avalé la droite. Désormais, le patronat français mise clairement sur le RN.

    La mécanique est la même outre-Rhin. Qui aurait pu croire que le parti des héritiers des nazis, l’AfD, puisse obtenir des scores records et supplanter les conservateurs ? L’accession de l’extrême droite au pouvoir est-elle résistible ? Oui, si les forces progressistes se réveillent et font déferler un tsunami de progrès social comme ce fut le cas après-guerre. C’est la grande leçon du 8-Mai.

  • Le Parti communiste pointe l’imposture du RN à l’approche du 8 mai

    Le Parti communiste pointe l’imposture du RN à l’approche du 8 mai

    « N’ayons pas la mémoire courte ! » Voilà le titre du communiqué réalisé par le PCF Var, à quelques jours des commémorations de la capitulation de l’Allemagne nazie, le 8 mai 1945, marquant la fin de la Seconde Guerre mondiale. Comme chaque année, des cérémonies pour rendre hommage aux combattants et à tous ceux qui ont œuvré pour la victoire se tiendront dans l’ensemble d’un département marqué par le sceau de la résistance. De nombreuses figures historiques telles que les communistes Léon et Roger Landini, ou Gabriel Péri, en sont issues et ont combattu au sein des FTPF (Francs tireurs et partisans français) et des FTPF MOI (main-d’œuvre immigrée), créées par le PCF.

    Cette année, toutefois, ces commémorations auront une résonance particulière : celles-ci seront présidées par un nombre croissant de maires d’extrême droite, RN en tête, notamment dans deux des cinq plus grandes villes varoises (La Seyne-sur-Mer et Fréjus), et dans plusieurs autres communes (Six-Fours, La Valette-du-Var, Signes, Puget-sur-Argens, La Motte, entre UDR et RN). Ce qui fait dire à Pierre Daspre, secrétaire départemental du Parti communiste du Var, qu’on « ne peut plus se contenter de commémorer la fin de la guerre », eu égard à la montée en puissance d’un parti frontiste « créé par des Waffen SS, en compagnie de Jean-Marie Le Pen, condamné à de multiples reprises pour incitation à la haine raciale et propos négationnistes et antisémites, en agglomérant plusieurs partis d’extrême droite ».

    « Le RN est l’ennemi

    des travailleurs »

    Un état de fait « qu’il ne suffit plus de marteler. On n’est plus en 1945, il faut aussi expliquer que le RN est l’ennemi des travailleurs », souligne-t-il. Car, au-delà de la résistance face à la barbarie de l’idéologie nazie, « le programme du Conseil national de la Résistance était très progressiste et les résistants réfléchissaient à une société meilleure. Ils dénonçaient, par exemple, le monopole de la presse et des industries. En son sein, les militants communistes ont porté le combat pour les nationalisations, la Sécurité sociale, ce qui a conduit à un progrès social énorme, encore plus fort que lors des temps du Front populaire », illustre-t-il.

    À l’inverse, le secrétaire départemental du PCF dénonce « l’imposture sociale » et « les contradictions énormes » du parti présidé par Jordan Bardella, qui se positionne « en défenseur des travailleurs », quand, dans le même temps, « il est un allié objectif des grands tenants industriels et du monde de la finance, et qu’il déjeune avec le Medef ».

    Les élus et militants communistes du département seront, comme le devoir de mémoire leur incombe, présent lors des différentes cérémonies, vendredi. Pierre Daspre les invite cependant à « ne pas être passifs », et à travers leur présence, à « rappeler ces faits et dénoncer la duplicité du Rassemblement national. Tous les camarades dans les sections doivent porter cela dans leurs villes ». Aucune “contre-manifestation” ou mobilisation annexe n’est cependant prévue, mais chacun est appelé « à prendre des initiatives », le 8 mai, et tous les autres jours de l’année.

  • Kanye West reporte son concert au Vélodrome

    Kanye West reporte son concert au Vélodrome

    Après une longue réflexion, c’est ma décision propre de reporter mon concert à Marseille jusqu’à nouvel ordre », a écrit sur X le rappeur américain de 48 ans, dont la popularité a été entamée ces dernières années en raison de sorties antisémites et racistes.

    « Je sais que cela prend du temps pour comprendre la sincérité de ma volonté de me racheter. J’assume pleinement la responsabilité de mes actes, mais je ne veux pas que mes fans se retrouvent au milieu de tout ça », a-t-il expliqué dans un autre message.

    Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, s’était dit un peu plus tôt « très déterminé » à faire interdire la performance de l’artiste. Déjà à l’annonce de sa venue, plusieurs personnalités politiques de la ville de Marseille l’avaient déclaré persona non grata.

    « Je refuse que Marseille soit une vitrine pour ceux qui promeuvent la haine et le nazisme décomplexé. Kanye West n’est pas le bienvenu au Vélodrome, notre temple du vivre-ensemble et de tous les Marseillais », avait fustigé le maire (DVG), Benoît Payan.

    Auteur le 8 mai 2025 d’une chanson célébrant Adolf Hitler, interdite par les principales plateformes de streaming, le jour du 80e anniversaire de la défaite de l’Allemagne lors de la Seconde Guerre Mondiale, Kanye West a assuré qu’il n’était « ni nazi, ni antisémite », invoquant le trouble bipolaire dont il souffre et une « phase maniaque ».

    En 2023, Kanye West avait déjà affirmé qu’il « adorait les nazis » et mis en vente un t-shirt orné d’une croix gammée sur son site web.