Tag: 31 octobre

  • Nouveau samedi de colère sociale en vue

    Nouveau samedi de colère sociale en vue

    Une nouvelle fois, Marseille s’annonce comme être l’épicentre de la colère sociale, dans la région, pour ce samedi et « l’acte III » du mouvement social de la jeunesse. De nombreux appels à la manifestation sont relayés sur les réseaux sociaux et font état de plusieurs rendez-vous dans la cité phocéenne, notamment à 14h aux Réformés. Le comité de lutte des étudiants d’Aix-Marseille université, tout comme l’assemblée générale des étudiants ou encore la coordination des Gilets jaunes, partagent le rendez-vous. La fédération des Bouches-du-Rhône du PCF donne rendez-vous à 14h sur les escaliers de la gare Saint-Charles et appelle « les communistes à se retrouver pour un rassemblement en point fixe, dans une zone non concernée par l’interdiction préfectorale ».

    Halloween oblige, certains mots d’ordre tournent autour des déguisements et autres appels nocturnes comme à la Plaine… De quoi faire craindre le pire du côté des forces de l’ordre (lire article ci-contre).

    À la différence du samedi précédent, cette fois, les syndicats locaux ne sont pas organisateurs de la manifestation marseillaise et n’ont pas non plus attaqué l’arrêté préfectoral devant la justice. L’Union départementale CGT des Bouches-du-Rhône ne communique pas sur l’événement. Mais plusieurs organisations de la CGT, comme les Unions locales Marseille Sud, de la Joliette ou encore celle du centre-ville appellent tout de même à la mobilisation. Quand la FSU 13 dénonce un « arrêté liberticide » et appelle à « poursuivre et amplifier les mobilisations », notamment en vue de la grève interprofessionnelle et intersyndicale du 5 novembre. Le syndicat Solidaires 13 adopte la même position que la semaine passée, « en grève et dans la rue », pour cette date.

    Les syndicats présents

    en Vaucluse et dans le Var

    Notons enfin qu’un autre appel à la manifestation est relayé par plusieurs organisations syndicales et progressistes, dont le PCF, pour Aix-en-Provence.

    Dans le Var comme en Vaucluse, les syndicats sont à l’initiative des mobilisations du samedi. Pour le premier département, c’est une intersyndicale CGT, FSU et Solidaires qui a déposé un parcours de manifestation, validé en préfecture et qui s’élancera depuis la Bourse du travail de Toulon (notre article du 30/10). L’intersyndicale étant soucieuse « de ne pas reproduire » la situation de la semaine précédente où la mobilisation avait été ballottée entre interdiction préfectorale et autorisation à la dernière minute après une contestation en justice. Cette fois, et malgré les arrêtés d’interdiction, les Varois pourront bien battre le pavé sereinement.

    En Vaucluse, l’Union départementale CGT, avec Solidaires et FO, appelle à la mobilisation à Avignon, notamment pour faire « face à la criminalisation du mouvement social ». Sur fond de bras de fer avec la préfecture puisque cette dernière juge « cette manifestation illégale » à la suite de la prise d’arrêtés d’interdiction. Et ce malgré la déclaration de la manifestation et des discussions qui n’ont pas pu aboutir à un compromis sur le trajet. « Aucun accord sur un parcours alternatif n’a pu être trouvé », justifie la préfecture. Pas de quoi refroidir les représentants du monde du travail, qui maintiennent bien l’appel à la mobilisation devant la préfecture à 10h et déposent un recours contre ledit arrêté. Plus que ça : une large intersyndicale, avec l’Unsa, la CFDT, la FSU et la LDH dénonce la situation dans un communiqué commun, ce vendredi. Rappelons que la manifestation du 24 octobre s’était globalement déroulée dans le calme pour la Cité des Papes.

    Multiples rassemblements dans les Alpes du Sud

    Du côté des départements des Alpes-de-Haute-Provence et Hautes-Alpes, pas de gros point de rendez-vous, mais une multiplication de mobilisations et pas d’interdiction de manifester. On recense au moins quatre appels aux rassemblements pour le premier département, mais une seule manifestation est déclarée : à Barcelonnette par la CGT, FSU et Solidaires. Plusieurs ronds-points sont ciblés comme à Digne-les-Bains et Forcalquier ou la place de la République de Sisteron, dès le matin. Principe similaire pour les Hautes-Alpes avec deux appels à la mobilisation, à Gap et Briançon, à 14h.

  • Un dispositif de sécurité d’ampleur de nouveau déployé

    Un dispositif de sécurité d’ampleur de nouveau déployé

    La réponse qui sera apportée sera de la plus grande fermeté » avec « un dispositif opérationnel robuste » face à « un risque de violences urbaines très élevé », a prévenu, dès ce jeudi, le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez. Un peu plus tôt dans la journée, il avait adressé un télégramme aux préfets, les appelant à la vigilance pour le 31 octobre et leur demandant d’avoir « une attention toute particulière aux appels aux rassemblements sur toutes les places publiques à partir de 20 heures qui se multiplient, et aux risques de cortèges sauvages qui en découlent ».

    On prend donc les mêmes et on recommence… Si le préfet des Bouches-du-Rhône, Jacques Witkowski, se refuse à donner des détails sur le dispositif de sécurité prévu, les instructions de la direction générale de la police nationale (DGPN) sont claires : le taux de présence est monté à 75% pour l’acte III, contre 60% en temps normal, nous confie une source policière. Quitte à suspendre les repos et congés des policiers et gendarmes, a convenu Laurent Nuñez.

    Blindés et canons à eau

    Canons à eau, blindés « Centaure » et camions de CRS devraient de nouveau se positionner dans les rues marseillaises en nombre, ce week-end. Le Raid étant chargé de la protection des bâtiments publics. Des contrôles pourraient également avoir lieu dans les gares et sur les routes, comme préconisé par le ministre de l’Intérieur.

    Dans l’arrêté publié par le préfet des Bouches-du-Rhône, outre l’interdiction des manifestations et rassemblements non déclarés ce week-end, on retrouve l’établissement de couvre-feux chaque soir de 23h à 5h jusqu’au lundi matin, mais pour les mineurs uniquement et toujours dans des zones spécifiques dans les communes de Marseille, Aubagne, Miramas, Salon-de-Provence, Les Pennes Mirabeau et Arles. Sont particulièrement concernées les zones commerciales et le centre-ville marseillais.

    D’autres arrêtés interdisent le port d’équipement de protection individuelle de type casques, gants et lunettes, tout comme le transport de carburant, la vente, le port et le transport d’armes par destination.

  • Ce 31 octobre, l’intersyndicale varoise dans la rue

    Ce 31 octobre, l’intersyndicale varoise dans la rue

    « On a pris les choses en main. » Après le flou artistique du samedi 24 octobre et sa manifestation toulonnaise, qui a été ballottée entre interdiction et autorisation à l’arraché, cette fois les syndicats varois sont à l’initiative.

    « On a déposé un parcours dans les délais, avec Solidaires et la FSU, et après échange avec le préfet, il a été validé », explique Manon Magagnosc, membre du bureau de l’UD CGT 83. Au départ de la Bourse du travail de Toulon à 14h, les organisations syndicales prévoient « un grand tour de la ville » avec des passages dans le centre, et non pas éloignés comme la semaine dernière. « L’idée est de permettre aux jeunes, et tous ceux qui le souhaitent, de manifester pacifiquement et dans de bonnes conditions », développe la syndicaliste. Elle insiste sur la volonté des organisations syndicales de « ne pas se retrouver dans la même situation » pour ce samedi, c’est-à-dire de savoir, 15 minutes avant le début officiel de la manifestation, si elle était autorisée par la préfecture, ou pas. « La semaine dernière, nos Unions locales appelaient à la mobilisation, avec une interdiction de manifester qui a provoqué le dépôt d’un référé liberté [procédure devant le tribunal administratif Ndlr] et dont nous avons eu la réponse à 13h45 », rappelle Manon Magagnosc.

    Mais c’est surtout sur le fond qu’il y a un enjeu pour l’intersyndicale. « On considère que les manifestations du samedi sont positives car elles rassemblent des gens qu’on n’a pas l’habitude de voir dans nos cortèges, mais si on veut gagner, c’est bien par la grève que ça passera », analyse la syndicaliste. Et de développer au regard des échéances à venir avec l’appel à la grève intersyndicale du 5 novembre : « On a beaucoup de relais locaux pour l’appel à la grève du 5 et on est sur une intersyndicale complète. Il y a d’ailleurs 4 manifestations, dans le Var, prévues pour cette date, c’est un signal plus que positif. » 5 novembre d’un côté et 31 octobre de l’autre, les deux se nourrissent pour l’UD CGT du Var : « Ce samedi c’est un tremplin pour ce 5 novembre, on va diffuser le message qu’il faut généraliser la grève. »