Tag: 2025

  • La consommation de crack et de kétamine augmente en Paca

    La consommation de crack et de kétamine augmente en Paca

    Réalisé par l’Agence régionale de santé (ARS), Addiction Méditerranée et l’observatoire français des drogues et des tendances addictives, le rapport basé sur le travail d’un réseau Sintes (Système d’identification national des toxiques et des substances) composé de 67 organismes collecteurs fin 2025, trace les tendances de consommation de drogue pour la région et Marseille.

    Les auteurs pointent notamment une « extension des usages de cocaïne sous forme basée (crack), principalement par des personnes en situation de pauvreté mais aussi par des personnes insérées. » Ils notent « une présence désormais très fréquente de la kétamine dans des contextes festifs divers, consommée par davantage de personnes, notamment de très jeunes gens (18-25 ans). » Une consommation aussi « au quotidien » par des 20-40 ans, dont de nombreuses femmes, « parfois en usage auto-thérapeutique. » Auparavant utilisé par les consommateurs en chemsex, l’usage des « cathinones » s’est développé également en « contextes festifs divers. »

    Dans la région, la résine de cannabis reste « le produit illicite le plus couramment consommé et vendu » acheminé depuis le Maroc, principal pays fournisseur. C’est de là aussi que provient « la majeure partie de l’herbe de cannabis consommée en Paca. » La cocaïne en poudre, la MDMA/ecstasy sont « très disponibles » dans la région « en zone urbaine comme rurale. » Côté protoxyde d’azote, « la mode de l’expérimentation semble passée (…) mais pour un petit nombre de personnes, des consommations se sont installées : régulières, importantes (plusieurs dizaines de ballons par jour), voire massives (une bonbonne – qui représente jusqu’à 70 ballons – ou plus à chaque session). »

  • Retraite et santé en entreprise, les priorités de la Carsat

    Retraite et santé en entreprise, les priorités de la Carsat

    « Une année 2025 de transformation, de proximité… et de célébration. » Dans son bilan annuel publié ce mardi 16 juin, le directeur général de la Caisses d’assurance retraite et de la santé au travail (Carsat) Sud-Est, Vincent Verlhac, rappelle l’importance de cette composante essentielle de la Sécurité sociale, alors que cette dernière a fêté ses 80 ans. Tandis que le Conseil d’orientation des retraites a publié le jeudi 11 juin son treizième rapport annuel remettant sous le feu de l’actualité un conquis social sans cesse attaqué, le patron de la Carsat Sud-Est met en avant son rôle d’accompagnement des pensionnés et son action au sein des entreprises pour prévenir les risques professionnels.

    Avec pas moins de 13,3 milliards euros de prestations d’Assurance vieillesse versés pour l’année contre 12,8 en 2024 et 1 315 703 retraités payés tous les mois en France et à l’étranger, la caisse de notre région reste un des poids lourds nationaux. Ses 1 617 salariés assurent le calcul du montant des pensions et garantit l’exactitude de leurs droits. En 2025, quelque 59 253 carrières ont été rectifiées, dont 20 067 en coproduction et 10 862 dans le cadre de la convention France Travail, « contribuant directement à la fluidité du traitement des futures demandes de retraite » estime la Carsat Sud-Est.

    Plus d’indemnisation amiante

    La caisse prend également en charge l’ensemble des étapes liées au calcul et à la liquidation des pensions. En 2025, l’organisme considère avoir « réalisé un saut de performance » pour « absorber l’augmentation des demandes tout en réduisant les délais ». Le temps de traitement d’un dossier atteignant 63 jours. La Carsat Sud-Est exerçant également un rôle de caisse référente pour les dossiers internationaux, avec 2 982 pensions de réversion pour le Maroc et 14 autres pour Monaco.

    Dans une optique de « simplification des démarches », notamment dans les demandes d’aide d’autonomie, la Carsat Sud-Est a mis en place un plan « Oscar », avec un formulaire unique permettant de recueillir 2 104 demandes en ligne et 16 398 demandes papier en 2025. « La reconnaissance mutuelle des évaluations, actuellement déployée dans 6 départements sur 7, sera généralisée à l’ensemble du territoire en 2027 », promet-elle.

    Un chantier qui risque de prendre de l’ampleur, vue l’évolution démographique de notre région. Une étude de l’Insee, publiée le 2 juin, prévoit 54 400 seniors de plus en perte d’autonomie à l’horizon 2050, soit 31% de plus qu’en 2021. Près de six sur dix d’entre eux, étant âgés de 85 ans ou plus.

    Côté entreprises, l’organisme entend renforcer le suivi des risques psychosociaux avec le ciblage de 40 établissements supplémentaires en 2026 et 2027. Le dispositif amiante progresse assure aussi la Carsat avec 138 nouveaux allocataires. En 2025, 69,2 millions d’euros d’allocations ont été versés à 1 965 travailleurs exposés pour un montant moyen de 2 933,78 euros précise-t-elle.

  • À Toulon, profiter de la mer en toute sécurité

    À Toulon, profiter de la mer en toute sécurité

    Ça y est, c’est reparti pour un tour. Tout est fin prêt pour accueillir en parfaite sécurité estivants et Toulonnais sur les plages du port du Levant, toutes équipées et accessibles aussi aux personnes à mobilité réduite (PMR) grâce à des fauteuils adaptés.

    C’est au poste principal de secours de la plage du Mourillon que le dispositif de surveillance des baignades a été rappelé mercredi matin en présence de la maire de Toulon Josée Massi (SE). Cent quarante trois sapeurs-pompiers et 25 saisonniers répartis sur les 6 postes de secours sur les anses de Pipady, la Mitre, Le Mourillon et Méjean veillent ainsi sept jours sur sept, jusqu’au 31 août inclus, à ce que les vacances ne se transforment pas en cauchemar. Ils disposent pour cela de tous les moyens nautiques pour réagir au plus vite, tels qu’un jet-ski, des embarcations semi-rigides et une vedette. « Ce qui permet d’avoir une action en moins de 7 minutes jusque sur les communes de La Garde et du Pradet », précise le lieutenant Lucas Mulet.

    La prudence reste de mise

    L’occasion d’ailleurs pour les sapeurs-pompiers de délivrer une nouvelle fois les messages de prévention d’usage en rappelant que lors de la saison estivale 2025, 2 000 interventions ont été comptabilisées. Cela allait de la simple piqûre de méduse ou d’oursin jusqu’au malaise. Mais aucun décès n’a été déploré l’année passée sur les plages toulonnaises.

    Un bilan exceptionnel, salué par la maire de Toulon Josée Massi, qui rappelle les actions volontaristes mises en place par la Ville qui n’est peut-être pas pour rien dans ces résultats exceptionnels. Dans les écoles, notamment. « L’objectif c’est que tous les enfants à la sortie du primaire sachent nager ; c’est très important dans une zone de bord de mer comme la nôtre », précise-t-elle.

    Tout cela étant dit, reste à chacun à faire sa part pour ne pas se mettre en danger. « On ne peut pas mettre une personne derrière chaque enfant ou chaque baigneur. Tout le monde doit aussi prendre ses responsabilités », rappelle la 1ère magistrate.

    Les précautions d’usage sont donc à observer. Comme celle de ne pas rentrer d’un coup dans l’eau quand elle comme aujourd’hui à 17 °C, rappelle-t-elle.

    Les parents sont également invités à ne pas ménager leur vigilance, pour la surveillance de leurs petits pour lesquels le drame peut se dérouler avec seulement 20 cm d’eau.

    Et les nageurs téméraires qui pèchent parfois par un excès de confiance en leurs capacités de revenir sur le rivage après un long parcours de nage, sont invités eux aussi à la prudence. Les accidents n’arrivent pas qu’aux autres.

    Sinon, tout est prêt pour permettre à tous de passer un très bon été. De la plaine de jeu et des aires de pique-nique récemment inaugurées aux abords des restaurants nouvellement végétalisés, jusqu’au parking de 1 300 places totalement gratuit que beaucoup nous envient. L’occasion de rappeler que ça n’a pas toujours été le cas, pas en tout cas lorsque l’extrême droite était aux manettes du Port du Levant.

    La remarque pourrait paraître ici inappropriée. Sauf que d’occasion on ne doit jamais manquer pour rappeler quels sont les principes de chacun sur la gestion de l’espace public. Étant entendu aussi que chaque fleur qui pousse est un événement éminemment politique.

    Les plages du Mourillon doivent rester ce lieu ouvert à tous, populaire, où même les Toulonnais qui ne partent pas se sentent un peu en vacances, comme se plaît à le rappeler Josée Massi.

  • Jean-Christophe Amarantinis nouveau président de l’UPE 13

    Jean-Christophe Amarantinis nouveau président de l’UPE 13

    L’UPE 13, déclinaison locale du Medef, s’est dotée d’un nouveau président après la longue mandature de Philippe Korcia. C’est Jean-Christophe Amarantinis qui a repris les rênes de l’organisation patronale, ce lundi. Et il a vite pris le pouls du dialogue social dans le département puisque, quelques jours après son élection, son organisation recevait, ce jeudi, l’UD CGT qui venait « demander des comptes ».

    De quoi se pencher sur le profil du nouveau patron des patrons du département. Jean-Christophe Amarantinis est loin d’être un inconnu dans les sphères entrepreneuriales puisqu’il est adhérent de l’UPE 13 depuis 35 ans et était vice-président en charge des territoires depuis 2025. C’est aussi une figure du Synerpa, le syndicat national des établissements, résidences et services d’aide à domicile privés pour personnes âgées. Il est donc président depuis trois mandats de la première organisation professionnelle représentant les entreprises liées à l’économie du grand âge, les Ehpad notamment. Et c’est en lien avec l’entreprise qu’il dirige, JCM Santé, qui rassemble maisons de retraite et services d’aide et de soins à domicile.

  • [Travailleur de demain] Luis Araujo Da Costa, cador du codage

    [Travailleur de demain] Luis Araujo Da Costa, cador du codage

    Un attrait pour la machine né bien avant l’âge de coder. Luis Araujo Da Costa, vice champion de France des WorldSkills 2025 dans la catégorie « Solutions logicielles en entreprise », dit hériter son goût pour l’informatique de sa plus tendre enfance, déjà magnat des écrans en classe de primaire. « Petit, quand je rentrais de l’école, j’allais sur l’ordinateur de ma mère puis je me mettais à bidouiller des trucs. Ça m’amusait », raconte le jeune homme, comme une évidence. Et le passage au collège n’aura pas eu raison de cette passion précoce. « On a commencé à utiliser Scratch [langage de programmation graphique à but éducatif, utilisable sur le logiciel du même nom, Ndlr] en classe. J’y ai passé des heures, peut-être 10 par semaine en dehors des cours, dès la primaire puis j’ai continué au collège, se souvient-il. C’est là que j’ai commencé à apprendre à créer des sites web, ce genre de truc, ça me plaisait. » Comme un hobby donc, qu’il traîne jusque sur les bancs de l’Université Côte d’Azur, où il suit désormais une licence 3 MIAGE (Méthodes informatiques appliquées à la gestion des entreprises). Ce qui lui plaît dans l’informatique : mettre sa créativité au service de la résolution de problème. « On est constamment confronté à de nouvelles problématiques et nous avons tous notre façon de les résoudre, s’enthousiasme-t-il. Chacun peut venir avec son idée et c’est vraiment quelque chose que j’apprécie. Tester les différentes options, voir ce qui marche le mieux, c’est ce que j’aime le plus. »

    Viser la lune

    Passé par un BTS, qu’il qualifie de « petite erreur de parcours », Luis espère obtenir un ticket pour entrer l’an prochain à l’Ensimag, école d’ingénieur à Grenoble spécialisée dans l’informatique et les mathématiques appliquées. « En général, le parcours classique c’est plutôt d’aller en classe préparatoire puis de passer les concours pour entrer en École, détaille-t-il. Mais certaines permettent de rentrer avec un bac +2. J’ai choisi le BTS, conseillé par mes parents, car ça permettait de directement travailler si jamais je ne voulais pas poursuivre. Malheureusement, j’ai voulu continuer et l’école m’a refusé l’an dernier ». Le jeune informaticien retente donc sa chance cette année, l’occasion, peut être, de se sentir un peu plus « challenger ». Car que ce soit au lycée, dans sa spécialité NSI qu’il a jugé « un peu trop simple », ou lors de son BTS au cours duquel « il a toujours été premier », Luis a souvent constaté qu’il « était bon en informatique », sans jamais savoir « à quel point ». « C’est aussi pour ça que j’ai voulu tenter ma chance aux WorldSkills, pour voir ce que je valais au-delà de ma classe. Participer à une compétition des métiers au niveau national me permettait d’avoir un vrai point de comparaison », retrace-t-il. Exigeant, il ne souhaite pas se contenter de la deuxième place obtenue en octobre. « Ça s’est joué à vraiment pas grand-chose et je dois Reconnaître que les résultats m’ont un peu déçu », se désole-t-il. Pas question d’en rester là donc. Luis tentera sa chance aux WorldSkills mondiaux, organisés à Shanghai dans cinq mois. « Cette fois je compte vraiment bien me préparer, pour être sûr de pouvoir donner le meilleur de moi-même », promet-il. Verdict en septembre.

  • Contrebande de cigarettes sur le port de Marseille : de lourdes peines sont tombées

    Contrebande de cigarettes sur le port de Marseille : de lourdes peines sont tombées

    La 6e chambre correctionnelle de Marseille s’est montrée ferme mardi en condamnant sévèrement tous les protagonistes d’un trafic de cartouches de cigarettes débarquées de ferries tunisiens. Au premier rang, les deux commanditaires de 29 importations pour près de 15 000 cartouches. « C’est vous qui donnez les instructions, rémunérez les dockers et écoulez la marchandise », a dit la présidente à Sofiane A., condamné à 3 ans ferme. Il sortait tout juste de 6 ans de prison pour narcotrafic. « Les écoutes sont claires et la ligne téléphonique qui communique avec les personnels navigants des navires tunisiens est bien la sienne », a dit le tribunal au sujet d’Aymen S., en double récidive et qui écope de 3 ans ferme avec mandat d’arrêt et 3 ans d’interdiction du territoire. Leur convoyeur écope de 18 mois ferme avec mandat de dépôt.

    Quant aux trois dockers complices pour sortir la marchandise de l’enceinte du GPMM, le tribunal a qualifié les faits de « particulièrement graves car commis dans l’exercice de leurs fonctions » et pour Eddy C., « en franchissant une zone interdite avec des complicités, la porosité ayant été démontrée dans ce dossier ». Ce docker qui avait forcé un barrage des douaniers en janvier 2025 écope de 2 ans de prison dont 6 mois avec sursis probatoire. « Le port est une zone extrêmement sensible avec un risque avéré sur la sécurité. Les gens qui y travaillent doivent être dignes de confiance », a dit la présidente Julien-Rama, lui faisant interdiction de paraître dans le GPMM pendant 3 ans avec exécution immédiate. Son oncle écope de 10 mois avec sursis et d’une exclusion du port d’un an. « Vous avez pris toute votre part dans ce trafic », a signifié la présidente au docker syndicaliste, Hadj B., « pas un simple guetteur mais un intermédiaire entre les dockers et les commanditaires ». Il écope de 18 mois de prison avec sursis et de 2 ans d’interdiction de paraître dans le port avec effet immédiat.

    Le tribunal a tenté de réduire l’ardoise douanière de 5,2 millions d’euros. Les dockers condamnés restent redevables solidairement des taxes fraudées à un montant que le tribunal n’a pu limiter qu’à un million d’euros. « L’amende douanière, on dirait l’euromillion du samedi soir. Toute une vie ne suffirait pas à payer, c’est lunaire, c’est une mort civile » ont dénoncé des avocats de la défense.

  • Vaucluse : de nouveaux investissements après une année chargée chez les pompiers

    Vaucluse : de nouveaux investissements après une année chargée chez les pompiers

    Avec pas moins de 50 000 interventions en 2025 pour les pompiers de Vaucluse, « soit une en moyenne toutes les dix minutes » précise, ce mardi 13 janvier à l’occasion de la cérémonie des vœux, le colonel Christophe Paichoux, directeur du Service d’incendie et de secours de Vaucluse (Sdis), l’année a été particulièrement animée.

    Ce fut également le cas pour les feux de forêt, avec 476 départs recensés dans le département. « Des chiffres en hausse », confirme le préfet de Vaucluse Thierry Suquet. Qui en tire pourtant « un bilan positif », expliquant que les surfaces sont faibles, le plus gros incendie ayant brûlé 11 hectares de surface. Avant d’ajouter que l’utilisation d’hélicoptères, dans ces situations, a « été d’une grande aide », avec 184 largages d’eau pendant l’exercice.

    « J’ai cru comprendre que notre plan de charge pour 2026 sera aussi ambitieux », a lâché Christophe Paichoux. Une impression confirmée par Thierry Lagneau, président du conseil d’administration du Sdis de Vaucluse. Ce dernier confirme divers investissements et avancées. En commençant par l’acquisition de tablettes numériques « permettant la dématérialisation des bilans médicaux et garantissant un niveau d’intervention toujours plus performant ». Mais aussi de « multiparamètres » pour les véhicules d’intervention, comprenez des moniteurs qui regroupent défibrillateurs et fonctions de surveillance. Ainsi que la réalisation du plateau technique de formation pour les futurs pompiers.

  • Un esprit d’équipe qui permet de relever tous les défis à Toulon

    Un esprit d’équipe qui permet de relever tous les défis à Toulon

    À quelques jours seulement de l’annonce de sa décision concernant sa plus que probable candidature, à laquelle à La Marseillaise nous n’avons jamais douté, tout le monde essaie de décrypter le moindre signe ou de lire entre les lignes. Mais bien sûr rien ne transparaît dans les propos de la maire sortante sans étiquette Josée Massi ce mardi matin en salle des fêtes. À moins que…

    « Soyons honnêtes, l’année 2025 n’a pas été simple. Elle a comporté son lot de difficultés et d’incertitude », commence-t-elle, en expliquant qu’elle ne souhaite pas s’appesantir dessus. Et pourtant il y aurait eu matière. Et d’expliquer : « Ce que j’en retiens, c’est que notre ville, une fois encore, a su faire face. »

    Une capacité de résilience face aux lourdes péripéties traversées pendant ce mandat qu’il est en effet bon de souligner. La première étant la déflagration qu’a provoqué la condamnation de son prédécesseur Hubert Falco. Le contexte économique, la cure d’austérité imposée par l’État aux collectivités et l’instabilité politique au niveau national faisant le reste. Sans compter l’adversité locale. Mais de tout cela Josée Massi maire de Toulon ne dira mot. Elle préfère voir plutôt « la solidité de l’administration mise en lumière par les défis relevés, avec professionnalisme ».

    « Toulon ne pourrait rien sans vous »

    La première magistrate a donc salué « l’esprit de responsabilité dont chacun a su faire part ». Celle aussi « des services, qui ont assuré la continuité des missions, dans des conditions parfois complexes ». Tout comme « les équipes de terrain, Ville et Antennes, qui maintiennent ce lien de proximité absolument indispensable avec la population ».

    Sans compter aussi l’esprit de responsabilité des élus, qui ont travaillé en étroite coordination avec les agents territoriaux pour garantir la cohérence et la stabilité de l’action publique.

    Et de poursuivre : « Dans ces moments, une évidence s’impose : Toulon ne pourrait rien sans vous. Votre engagement, votre expertise, votre sens du devoir et votre attachement au service public constituent la plus grande force de notre collectivité. »

    Une reconnaissance des missions accomplies qui a visiblement touché le personnel venu nombreux assister à ces vœux.

    Et la maire de Toulon de conclure : « J’en suis persuadée, on n’arrive à rien tout seul. L’esprit d’équipe est un atout précieux : cette coopération entre les services, la capacité à se soutenir, à partager les connaissances, à trouver des solutions ensemble, ont été déterminantes tout au long de l’année, et elles le resteront. En ce début de nouvelle année, je formule le vœu que la Ville poursuive dans cette voie : celle de la cohésion, de la rigueur, de l’écoute, du dialogue, du respect des valeurs du service public. »

    Presqu’un programme.

  • A défaut d’être libéré de ses démons, le RCT veut bien finir l’année face à Perpignan

    A défaut d’être libéré de ses démons, le RCT veut bien finir l’année face à Perpignan

    Les semaines se suivent et se ressemblent pour le RC Toulon. Meilleure équipe ex æquo du Top 14 avec Toulouse à domicile (six victoires en autant de matches, cinq bonus), il présente le 11e bilan hors de ses bases (une victoire, six défaites). La donne est la même en Champions Cup, avec une bouillie de rugby en guise de premiers pas à Edimbourg il y a trois semaines, puis une prestation d’un autre calibre face à Bath, à Mayol, une semaine après. Et au-delà de ces faits, c’est le contenu qui interpelle. Lors de leurs trois dernières sorties, les Rouge et Noir ont encaissé 59 points à Toulouse, 51 à Paris et donc 46 face à l’UBB, dimanche dernier, en n’en marquant que sept en retour. Fébriles, maladroits, dépassés dans l’intensité, les coéquipiers de Charles Ollivon ont cette fois perdu le fil dès les premières secondes, alors qu’ils avaient parfois su bien démarrer leurs matches à l’extérieur. Au point de réaliser « certainement, la plus mauvaise sortie » de sa saison, déplorait Pierre Mignoni.

    « Toulon ne mérite pas ça »

    « On avait une équipe de qualité ce soir, qui a battu le champion d’Angleterre (Bath). On a deux visages. C’est notre mystère à nous. Toulon ne mérite pas ça. Je ne sais pas quoi dire à part que je suis désolé », s’excusait même l’entraîneur du RCT, qui a semblé, pour la première fois, à court de ressorts.

    Mais à défaut de trouver tout de suite les clés qui lui permettront d’acquérir la constance nécessaire à ses ambitions, le club de la Rade va devoir bien terminer l’année, dimanche, face à une équipe de Perpignan dans une situation bien plus critique que la sienne. Bons derniers du Top 14, les coéquipiers de l’ancien Toulonnais Mattéo Le Corvec viennent toutefois d’enregistrer leur premier succès de la saison face à Clermont (26-20). De quoi redonner du baume au cœur dans la course au maintien.

    Pour bien terminer 2025 dans un stade à guichets fermés, Pierre Mignoni pourra notamment compter sur le retour de plusieurs blessés importants et de plus ou moins longue date (Domon, Villière, Ribbans, Brennan), et peut-être sur son nouvel ouvreur argentin Tomas Albornoz, qui s’entraîne depuis le début de semaine. Mais il devra se passer de Swann Rebbadj (genou) et Priso (commotion), qui viennent agrémenter la (trop) fournie infirmerie toulonnaise.

  • L’OM s’attache à son podium

    L’OM s’attache à son podium

    Après avoir retrouvé le sourire en Ligue des Champions, mardi, avec sa victoire face à l’Union Saint-Gilloise, l’OM serait bien inspiré de prolonger les festivités ce dimanche (à 20h45), avec la réception de l’AS Monaco. Et par la même occasion de conserver sa troisième place en championnat, histoire de conclure en beauté l’exercice 2025, avant d’aller faire un petit saut à Bourg-en-Bresse, dimanche prochain pour les 32e de finale de la Coupe de France. « Il est essentiel qu’on oublie la Ligue des Champions et qu’on se concentre entièrement sur le championnat », insiste l’entraîneur marseillais Roberto De Zerbi. « Le match contre Monaco est crucial et on ne peut pas se permettre de penser à autre chose. On doit effacer le match de Ligue des champions et revenir avec une mentalité tournée vers le championnat, car nous avons perdu des points dans les derniers matches, notamment à Lille », poursuit le technicien italien, persuadé que d’autres équipes vont recopier le pressing très haut exercé par les Nordistes vendredi dernier.

    « Mais la clé, c’est de savoir comment réagir quand on est pressé. Si on joue bien, en étant dynamique et rapide dans nos passes, ce genre de stratégie devient beaucoup moins efficace », estime-t-il, malgré les forces en présence parmi les meilleures équipes du championnat, à l’instar de Monaco. « Ce ne sera pas un match facile. On connaît leurs qualités. C’est une équipe qui a montré de belles choses, comme ses victoires contre Paris ou Galatasaray », souligne Gerónimo Rulli. Taulier de la formation olympienne, qui a sauvé les siens à de nombreuses reprises depuis son arrivée au sein de la cité phocéenne, le gardien argentin reste sur une série de prestations contrastées. « C’est vrai que la fatigue se fait sentir après une période intense, avec des matches très difficiles. […] Aucun joueur, et encore moins un gardien, ne peut être au top tout le temps. Je travaille beaucoup chaque semaine pour aider mon équipe, pour être prêt et faire ce qu’il faut quand on me sollicite », ajoute l’ancien portier de la Real Sociedad, conscient que son entraîneur le pousse à donner le meilleur de lui-même. Quitte à accorder plus de temps de jeu à Jeffrey De Lange pour apporter plus de concurrence à son poste. « Cela me pousse à ne jamais me relâcher. En tant que gardien, si tu fais une erreur, il y a quelqu’un de très compétent derrière toi qui peut prendre ta place. Mais ce n’est pas quelque chose qui me stresse, au contraire, ça m’encourage à travailler encore plus dur », lance le dernier rempart olympien, toujours déterminé.

    « Aucun joueur, et encore moins un gardien, ne peut être au top tout le temps »