Tag: 15 août

  • Des publications religieuses de maires RN font polémique

    Des publications religieuses de maires RN font polémique

    Lors des jours fériés, bon nombre de responsables d’exécutifs s’en font l’écho sur les réseaux sociaux. Même lorsque ces jours sont liés à des fêtes religieuses. Le 15 août, jour de l’Assomption, plusieurs maires vauclusiens en ont fait mention. Comme le maire RN de Morières, Grégoire Souque, voire celui (DVG) de Bollène, Anthony Zilio. Mais de manière assez neutre, adressant une sorte de pensée républicaine aux catholiques.

    En revanche, les maires RN d’Orange et de Bédarrides ont développé un message plus prosélyte aux yeux de la Ligue des droits de l’Homme et de la Libre pensée. Les deux associations ont adressé un courrier au préfet *. La Libre pensée demande à Thierry Suquet de bien « vouloir rappeler » à Jean-Dominique Artaud (Orange) et Guillaume Taddio (Bédarrides) « leur obligation de respecter la loi de 1905 et, en conséquence, de retirer le message qu’ils ont publié ». « La République ne reconnaissant aucun culte, elle n’en privilégie donc aucun de quelque manière que ce soit », rappelle La libre pensée.

    Le maire d’Orange parle ainsi d’un « héritage chrétien qui a profondément façonné la France » évoquant « nos processions, nos églises, nos fêtes et nos traditions », quand le maire de Bédarrides souligne une « une fête qui occupe une place particulière dans notre patrimoine et nos traditions ». « Ces formulations peuvent donner le sentiment que ces deux maires associent l’identité de la commune à une référence religieuse particulière », juge la LDH rappelant qu’une « collectivité territoriale s’adresse à l’ensemble de ses administrés, quelles que soient leurs convictions religieuses ou philosophiques : sa communication doit respecter les exigences de neutralité qui s’attachent à l’action publique ».

    Une « polémique » qui « emmerde » Guillaume Taddio. Sur Ici Vaucluse, le maire s’érige contre « une conception de la laïcité qui consiste à effacer notre histoire et notre tradition ». Et de remettre en cause la neutralité de la LDH se demandant si elle agirait de la sorte s’il « faisait le même genre de post avec l’Aïd », accusant la LDH d’être « de gauche et christianophobe » et finissant par dire qu’il ne publiera rien sur les fêtes juives ou musulmanes car pas liées à l’histoire de France. La LDH réclame « une égale considération des religions ».

    * Sollicitée, « la préfecture
    ne souhaite pas s’exprimer
    sur ce sujet
     ».

  • Veillée pour la Palestine à Marseille

    Veillée pour la Palestine à Marseille

    Ces Palestiniens étaient réfugiés dans le camp de Tall el-Zaatar à Beyrouth au Liban. Après plus de cinquante jours de siège, le camp est pris d’assaut et, suite aux massacres, a été complètement rasé.

    Le portrait de Barghouti

    Un demi-siècle après cette tuerie de masse, les Palestiniens subissent aujourd’hui l’oppression et l’arbitraire du gouvernement israélien. Samedi soir, après une manifestation partie de la Porte d’Aix, une veillée s’est tenue sous l’ombrière au Vieux-Port.

    Exigences principales : la fin du génocide des Palestiniens à Gaza et en Cisjordanie occupée, la levée du blocus et un cessez-le-feu permanent. Le portrait de Marwan Barghouti, responsable palestinien emprisonné depuis 2022 dans les geôles d’Israël, était accroché sous l’ombrière. Il symbolise l’espoir d’un règlement politique à cette guerre ignoble avec la création d’un État palestinien souverain, comme le stipule le droit international.

    F.V.

  • [C’est l’été] La fête entre ciel et terre pour le 15 août

    [C’est l’été] La fête entre ciel et terre pour le 15 août

    Karaoké géant, espace pétanque ou encore battle de danse, la soirée du 15 août sur l’esplanade du J4, à Marseille, a enchanté petits et grands jusqu’au bout de la nuit. Plusieurs milliers de personnes se sont réunies pour observer le feu d’artifice. Mais en attendant le lancement du spectacle aérien à 22h, familles et amis ont donné de la voix lors du karaoké géant : « Je suis là depuis 20h, l’ambiance est magnifique, je m’amuse beaucoup ! », se réjouit Daphné, 29 ans, qui espère entonner « Ma philosophie » d’Amel Bent. Les uns après les autres, des spectateurs volontaires grimpent sur scène pour devenir « la star de la soirée », lors de ce rendez-vous désormais incontournable de l’été marseillais. En attendant leur tour, Jade et sa meilleure amie Lia, 9 ans, se préparent à prendre le micro : « La soirée est trop bien ! On veut chanter du Jul ! » Afin de ravir tous les goûts, 400 titres étaient proposés, entre tubes des années 80 et rap français. Plus tard dans la soirée, « Ma philosophie » a résonné sur l’esplanade, pour le plus grand bonheur de Daphné, tandis que Jade et Lia ont repris leurs morceaux favoris sous les projecteurs.

    Loin du micro, la fête proposait aussi plusieurs animations pour varier les plaisirs. Une fois le karaoké terminé, pour Jade et Lia, le programme était déjà tout tracé : « On va faire l’atelier de customisation de casquettes ! », s’impatientent les deux fillettes, qui ont déjà en tête leurs créations, à l’effigie de leur chanteur préféré : « On va mettre le signe de Jul sur la casquette ! »

    Un spectacle « original et créatif »

    Le moment que tout le monde attendait apparaît dans le ciel une fois la nuit tombée. Il est 22h et les premiers feux d’artifice scintillent sous les yeux ébahis des enfants comme des plus grands. « Il y en a partout ! C’est trop beau », s’exclame Noam, 10 ans, impressionné par le ballet aérien. Le show dure une vingtaine de minutes. Rouge, vert, bleu, doré, les formes et les couleurs s’enchaînent. Drones et pyrotechnie créent ensemble des tableaux mettant à l’honneur le patrimoine méditerranéen : bateau à voile, cerf-volant, colombe, soleil ou encore la Bonne Mère. Le spectacle se termine sous les applaudissements du public, conquis.

    Venu entre amis, Jean-Louis est séduit par l’originalité du spectacle : « C’est chouette, l’idée du feu d’artifice avec les drones, ça rajoute quelque chose, souligne-t-il. J’ai trouvé ça très original et très créatif ». Son amie Aurélie ajoute : « C’est aussi sympa d’avoir fait l’événement avec le karaoké, ça rassemble les gens ». Le groupe, venu spécialement pour le feu d’artifice, a également profité du grand karaoké qui a repris juste après le spectacle : « On a chanté, pas sur scène, mais on a chanté du Johnny ! » Les musiques se sont finalement enchaînées jusqu’à minuit, mais l’été marseillais ne s’arrête pas là. Le prochain rendez-vous est donné au stade nautique Florence-Arthaud, le vendredi 21 août, pour un DJ set signé Orisha, de quoi prolonger les festivités jusqu’à la fin de l’été.

    Andréa Goyard-de Castro

  • [Fête du 15 août] Pluie de festivités dans le ciel marseillais

    [Fête du 15 août] Pluie de festivités dans le ciel marseillais

    Karaoké géant, spectacle de drones ou encore feu d’artifice, tout Marseille est invité aux festivités exceptionnelles de ce samedi 15 août. La soirée se déroulera face à la mer, sur l’esplanade Gisèle-Halimi au niveau du J4, dans une ambiance que la Ville promet « conviviale et festive, pour toutes les générations et toutes les envies ».

    Dès 19h, le micro est tendu au public !

    Devenu un rendez-vous incontournable de l’été marseillais depuis sa création en 2021, le célèbre karaoké en plein air fait son grand retour pour cette nouvelle édition. Le temps d’une soirée, Marseillais et visiteurs sont conviés à « monter sur scène et devenir la star de la soirée ». Amateurs de R&B comme passionnés de chanson française, tout le monde pourra chanter en chœur, puisque le répertoire de cette année compte plus de 400 titres. Des tubes intemporels des années 80 au rap français, en passant par l’afrobeat, il y en aura pour tous les goûts.

    Un spectacle insolite dans les airs

    C’est le temps fort de la soirée. Dès 22h, le public pourra lever les yeux vers un spectacle aérien hors norme sous le thème de la « Méditerranée poétique ». Le traditionnel feu d’artifice s’associe à un ballet de drones inédit, conçu par le renommé Groupe F. Un rendez-vous d’une vingtaine de minutes « à découvrir et à partager en famille ou entre amis », soulignent les organisateurs. Ensuite, le karaoké reprendra de 22h30 à minuit, afin de clore la soirée comme elle avait commencé : en musique.

    Autour de la scène, l’ambiance sera de mise toute la soirée avec six stands d’animation ouverts à tous, un espace détente, une aire de pétanque et un coin restauration avec food trucks et bars installés en bord de mer.

    L’événement est entièrement gratuit et accessible à tous. La scène du karaoké dispose d’un accueil inclusion tandis qu’un accès PMR est prévu sur l’esplanade de la Major pour profiter du spectacle pyrotechnique. À noter qu’en cas de mauvais temps, les festivités pourront être reportées au dimanche 16 août.

    Andréa Goyard de Castro

    Circulation modifiée à retrouver sur marseille.fr

  • Les visages oubliés de la Libération de la région

    Les visages oubliés de la Libération de la région

    Alors qu’Hitler est lourdement déstabilisé par le débarquement des alliés en Provence dans la nuit du 14 au 15 août 1944, il ordonne le 18 août à ses armées de défendre Marseille et Toulon « jusqu’à la dernière cartouche ». D’après Robert Mencherini, historien regretté, cette décision est tout sauf un hasard : « Ces deux ports en eau profonde constituent des enjeux stratégiques pour l’approvisionnement des armées alliées en marche vers l’Allemagne », expliquait-il. Après Toulon, le port de Marseille est finalement libéré le 28 août 1944, par l’armée B. « Commandée par le général de Lattre de Tassigny mais placée, pour le débarquement, sous direction américaine, elle regroupe environ 260 000 hommes », précisait Robert Mencherini. « Elle compte, aux côtés des “Français libres, une majorité de soldats africains », précisait l’historien, notamment des tirailleurs sénégalais, algériens ou encore marocains, alors appelés les soldats « indigènes ».

    « Tout l’empire colonial s’est massivement engagé dans l’armée, notamment les Européens d’Afrique du Nord », souligne Grégoire Georges-Picot, historien du Groupe Marat. Fondée en 1998 par d’anciens résistants et historiens, l’association s’est donné pour mission de mettre en lumière l’histoire des soldats de l’empire colonial, venus au secours des insurgés marseillais en août 1944. « Lors du défilé de la victoire, sur les photos de l’époque, les soldats coloniaux sont au premier rang », rappelle l’historien. Mais cette « mémoire immédiate en sortie de guerre » s’efface peu à peu à mesure que les anciennes colonies accèdent à l’indépendance, une « phase d’occultation » qui dure près de quarante ans, selon lui. « C’est à la fin des années 1980 que le sujet revient. Les jeunes issus de l’immigration se mettent en quête de leurs racines, et les historiens commencent à documenter cette histoire qui ressurgit », révèle Grégoire Georges-Picot.

    Une mémoire longtemps occultée

    Pour l’historien du Groupe Marat, la reconnaissance du combat de ces soldats est « aujourd’hui fondamentale ». Il insiste cependant sur le rôle décisif joué par la résistance marseillaise dans la Libération. « On célèbre la libération de Marseille comme une opération purement militaire. Mais on a tendance à oublier que, dès le lendemain du débarquement du 15 août, à 100 kilomètres de Marseille, la ville se soulève déjà. Pendant une semaine, les résistants tiennent tête à une armée allemande, seuls », précise-t-il. « La bataille de Marseille a été terriblement meurtrière : 577 personnes sont tuées en dix jours. Le point d’orgue des morts sont les 21 et 22 août, avant même l’arrivée de l’armée française. C’est une insurrection ! Aussi bien à l’Estaque qu’au boulevard Michelet, du côté de la Valbarelle, dans les quartiers Saint-Barnabé, Saint-Julien … Partout », dépeint l’historien.

    Après six ans de travail, le Groupe Marat a identifié ces 577 personnes tombées au combat dans une liste aujourd’hui affichée devant le char Jeanne-d’Arc devant Notre-Dame de la Garde. Fier de ce travail, Grégoire Georges-Picot se souvient encore avoir assisté à la découverte, par un jeune homme, du prénom de son oncle sur cette liste. Pour l’association, « l’idée est de réunir la mémoire résistante et la mémoire militaire ». « Deux mémoires qui s’excluent l’une de l’autre, alors que la libération de Marseille est précisément la conjonction des deux. Si la population marseillaise ne s’était pas insurgée aux côtés des résistants pour rendre la vie infernale aux Allemands, la libération de Marseille n’aurait pas été aussi simple », conclut l’historien.

    Andréa Goyard-de Castro

  • L’Embrunman, une histoire de famille qui a toujours la côte

    L’Embrunman, une histoire de famille qui a toujours la côte

    L’Embrunman est le plus grand événement sportif de l’année dans les Hautes-Alpes. Chaque week-end du 15 août, ce triathlon XXL se déroule autour du lac de Serre-Ponçon. Une épreuve très difficile avec 3,8 kilomètres de natation, 186 de vélo et un marathon pour terminer. Dans ce décor alpin, la pente va rapidement s’élever puisque les tracés sont loin d’être plats. Après un passage par le plan d’eau d’Embrun, les triathlètes s’attaqueront à l’un des cols routiers les plus hauts de France : l’Izoard. Avec un sommet à 2 361 mètres d’altitude, il sera le point clé de l’événement, mettant en difficulté n’importe quel participant. Ensuite, trois boucles de 14 kilomètres dans la commune d’Embrun, avec 400 mètres de dénivelé positif au total. « Ils prendront trois fois la côte Chamois. C’est celle qui passe en dessous du roc, au pied de la ville. Il y a un très fort dénivelé », souligne Anne Iacono, la directrice de course.

    Cette dernière a désormais pris la succession de son père à la tête de l’épreuve. Le Marseillais Gérald Iacono a bâti de toutes pièces l’Embrunman il y a maintenant 42 ans. Mais l’homme est toujours proche de l’événement. « Il est toujours président de l’association. Je n’ai pas l’expertise qu’il a donc quand j’en ai besoin, je lui passe un petit coup de fil et il m’aide », explique sa fille.

    Un prize money relevé en 2026

    Peu de nouveautés pour cette édition 2026 puisqu’elles sont au nombre de deux. « La seule réelle nouveauté, c’est le prize money. On a mis les hommes et les femmes au même niveau avec des primes en fonction des temps de passage sur certains points », décrit Anne Iacono. Un total de 95 000 euros sera distribué entre les classements généraux et les passages intermédiaires, avec donc la parité dans ce domaine. Le départ séparé pour les hommes et les femmes, c’est également terminé. Les quelque 1 500 participants s’élanceront tous, ce samedi, à 6h du matin.

    L’Embrunman réalise également une évolution positive avec un retour de l’événement dans le giron fédéral, « dans une volonté de renforcer les liens avec l’écosystème fédéral tout en conservant l’identité et l’esprit qui font la singularité de l’événement depuis sa création ». Concernant la liste de départ, elle est aussi XXL que l’épreuve en elle-même. Le double tenant du titre Louis Rochard sera bien présent au départ, tout comme des anciens vainqueurs (Nick Heldoorn, Diego Van Looy ou encore le Français Arthur Horseau). 2e en 2025, la Suissesse Nina Derron sera la grande favorite de l’épreuve féminine.

    Gérald Iacono disait : « Depuis 42 ans, ce qui nous anime reste intact : faire vivre une épreuve authentique, exigeante et chargée d’émotion ». Le triathlon familial est maintenant un immanquable au niveau mondial. Ce sera encore le cas en 2026.

  • Le retour de la Patrouille de France à Toulon

    Le retour de la Patrouille de France à Toulon

    Le Port du Levant accueille en effet cette année encore à l’occasion du jour anniversaire du Débarquement de Provence plusieurs shows aériens. Avec des démonstrations d’opération de sauvetage en mer par les hélicoptères Dauphin et Panther de la Flotte. L’équipe de Voltige de l’Armée de l’air prendra ensuite le relais pour offrir aux spectateurs quelques acrobaties. Le clou de spectacle interviendra à 17h45 avec la très attendue entrée en scène de la Patrouille de France et son célèbre ballet aérien aux couleurs bleu, blanc, rouge. À 22h00 pour clôturer la journée un grand feu d’artifice musical sera lancé au Fort Saint-Louis.

  • [C’est l’été] De la musique électronique au théâtre antique d’Orange

    [C’est l’été] De la musique électronique au théâtre antique d’Orange

    C’est la huitième année que le Positiv Festival investit le Théâtre antique d’Orange. Début août, se sont produits Kool and the Gang et Fatal Bazooka. Ce week-end du 15 août, des DJ français et internationaux viendront jouer sur la scène vieille de 2 000 ans.

    Sur trois jours douze artistes se produiront. Boris Brejcha, connu à l’international, sera sur scène vendredi. Le DJ allemand, célèbre pour porter des masques après avoir été brûlé au visage lors d’un accident, est créateur de son propre genre, la « high-tech minimal ». Le même soir jouera Nicolas Cuer, originaire d’Arles, connu pour sa techno hypnotique. Il est également fondateur et directeur artistique du Positiv Festival.

    Des concerts

    jusqu’à fin août

    Samedi soir, Charlotte de Witte sera sur scène. Star mondiale de la techno contemporaine, présente sur les plus grandes scènes, elle a sorti son dernier EP fin avril. Le lendemain, dimanche, c’est Fisher qui prendra le relais. Réputé pour son énergie débordante et son humour, le DJ australien partagera avec le public sa musique house.

    Le festival fait aussi de la place aux artistes émergents avec Venga. DJ et productrice française de tech house, elle mixe de manière permanente au R2 à Marseille. Toujours dans l’univers électro, le 22 août, le DJ Apashe viendra jouer avec une formation symphonique. Le mois se terminera en beauté à Orange, avec, le samedi 29 août, Macklemore, artiste majeur de la scène rap internationale.

    Avec plus de 40 000 spectateurs attendus, le festival ouvre ses portes à 18h, ce vendredi.

    Gabrielle Cartellier