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  • [Entretien] Serge Zaka : « J’aimerais que la société civile considère mieux les agriculteurs »

    [Entretien] Serge Zaka : « J’aimerais que la société civile considère mieux les agriculteurs »

    La Marseillaise : Pour 2026, on peut souhaiter que le climat revienne sur le devant de la scène ?

    Serge Zaka : Oui c’est ça, en 2025, on a observé de très grosses régressions en termes de réflexions climatiques et environnementales. Et une politique mondiale – qui n’est pas que française – qui va vers d’autres préoccupations que celles du changement climatique et environnemental. On est vraiment dans une politique de confrontation entre les hommes alors qu’on devrait être dans une politique d’alliance entre humains pour pouvoir répondre à des problèmes climatiques mondiaux.

    Les aspects scientifiques du changement climatique sont niés. On se retrouve face à un discours climato-sceptique qui devient très présent en Amérique, et qui fait que le message de lutte contre le changement climatique est volontairement brouillé par un discours politique. Parce que les enjeux économiques qui en découlent sont trop importants pour certains pays. Donc, on a une dégradation globale – que ce soit politique ou scientifique – de la qualité des informations qu’on a sur le climat. Cela se voit dans les entreprises et les politiques, mais il ne faut pas que ça impacte le citoyen, qui lui, continue dans cette réflexion sur le climat. Ce qui serait inquiétant en 2026, c’est de voir les citoyens embarqués dans cette politique nauséabonde au niveau climatique.

    Comment expliquer cette dichotomie entre société civile et politiques ?

    S.Z. : Si l’on prend les États-Unis en exemple, Donald Trump a pris sa population en otage. Il impose sa vision qui n’est pas scientifique. C’est un discours basé sur l’émotion et l’opinion personnelle, et il fait comme si la population avait la même réflexion que lui. On a une politisation des discours scientifiques. C’est de là que vient cette différence avec la société civile. La société civile, elle, continue à suivre les chercheurs et à les relayer. L’opinion personnelle des politiques ne correspond pas à au consensus scientifique.

    Beaucoup opposent du coup l’agriculture et le climat. Or, il est quand même possible de lier les deux. Est-il encore nécessaire de le souhaiter pour 2026 ?

    S.Z. : Oui. Et dans l’autre sens, j’aimerais que la société civile aussi considère mieux ces agriculteurs. Parce qu’il faut savoir que déjà, l’agriculteur, on le voit comme une personne qui est là pour produire à manger. D’ailleurs, les populations sont de plus en plus urbaines, et elles sont complètement déconnectées de la réalité agricole. Ma génération est la première à ne pas avoir d’aïeul dans l’agriculture. Ça se voit à ce qu’on mange, de plus en plus de plats ultra transformés, certains ne savent même plus cuisiner. La place de la cuisine dans les appartements devient de plus en plus restreinte et ça ne devient plus un élément convivial de partage. Et au final, même si en France, on s’en sort mieux que certains pays – parce qu’on a quand même notre notion de terroir, de fromage, de vin, qu’on ne retrouve pas dans les autres pays du monde – notre pays reste quand même déconnecté du monde agricole. Ce que j’aimerais, en 2026, c’est d’arriver à faire comprendre que l’agriculteur n’est pas là juste pour nous faire à manger.

    Pour s’adapter au changement climatique, on a besoin des agriculteurs. Ce sont eux qui permettent de gérer aux mieux nos campagnes. L’agriculteur a un rôle dans la gestion des sols et des arbres – deux de nos alliés pour faire face au changement climatique – mais aussi dans la gestion de l’écoulement de l’eau, etc. J’aimerais bien qu’on comprenne qu’il est aussi là pour entretenir les paysages. Et en parallèle, en politique, j’aimerais bien qu’on comprenne que l’aide à la production agricole n’a plus à être pointée vers le tonnage de production, mais soit aussi orientée aussi vers la gestion des microclimats de la campagne et des écosystèmes, pour que ces discours aient un impact positif auprès des agriculteurs.

    Et j’aimerais bien en 2026 qu’on arrête d’opposer le consommateur et l’agriculteur. On a une espèce de vision médiatique qui oppose les gens, alors qu’en réalité, il faudrait réussir à travailler ensemble pour pouvoir avancer. Le fait d’opposer les gens, ça met des barrières aux constructions importantes pour faire face au changement climatique. Donc encore une fois, il faut s’unir pour faire face aux problèmes.

    Vous qui êtes chasseur d’orage, espérez-vous en voir des jolis dans l’Hérault pour les photographier ?

    S.Z. : Bien sûr. Comme tous les ans, j’espère que la saison orageuse sera esthétique, c’est-à-dire qu’elle permette de faire de belles photos, et généralement, esthétiques et violents ne vont pas ensemble. Parce que plus c’est violent, plus il y a de pluie, et moins il y a de situations intéressantes à prendre en photo. Généralement, les orages les plus secs et les moins violents sont les plus esthétiques. Et donc souhaiter avoir des orages esthétiques, ça ne veut pas forcément dire souhaiter voir les écosystèmes détruits par la grêle, je tiens à le préciser. Donc si on pouvait avoir des orages esthétiques sans qu’ils soient violents, ça peut être intéressant parce que j’ai encore pas mal de monuments et de paysages à mettre en valeur, un peu comme le Pic Saint-Loup. Dans mes photos, je veux mettre en avant nos terroirs dans des situations orageuses qu’on n’a pas l’habitude de voir sur les cartes postales.

    Une version enrichie de cet entretien
    est à retrouver sur le site internet
    de La Marseillaise.

  • Les Spartiates vainqueurs au bout du suspense

    Les Spartiates vainqueurs au bout du suspense

    Les Spartiates ont cruellement manqué de réussite tout au long de la partie, touchant même le poteau à trois reprises. Après les trois tiers-temps, cette rencontre s’est soldée par un
    0-0, extrêmement rare en hockey sur glace. Lors de la prolongation, les deux équipes n’ont pas non plus été en réussite et ce match est allé jusqu’aux tirs au but. Après deux penalties manqués sur chaque cage, Paul Joubert et Jan Dufek ont inscrit chacun un but et les Spartiates se sont donc imposés au bout du bout des tirs au but, lors de ce soir à suspense.

  • Le CIC Tour de La Provence voit grand en 2026

    Le CIC Tour de La Provence voit grand en 2026

    Le journal La Provence accueillait, ce mardi midi, la presse pour présenter le CIC Tour de la Provence 2026. Cette édition, prévue entre les 13 et 15 février, sera la 10e du nom. Jean-Louis Pelé, directeur général du groupe, et Patrick Jammes, président du comité d’organisation, ont annoncé les détails de l’épreuve. Les deux hommes étaient accompagnés de Thomas Voeckler, 4e du Tour de France 2011, sélectionneur de l’équipe de France et désormais porte-parole de la course.

    Le premier cité a tout d’abord mis en perspective la valeur de cette épreuve : « C’est un événement important pour notre journal et cela nous permet de mettre en avant nos valeurs et être proche des gens, parce que c’est ce qu’est le cyclisme. » Jean-Louis Pelé s’est aussi félicité d’avoir obtenu la diffusion en direct, et donc en clair, de ce Tour de La Provence. La chaîne L’Équipe diffusera les trois journées sur le canal 21 de la TNT. Patrick Jammes appréciait, lui, la position de l’événement au sein du calendrier, favorisant la venue de grosses équipes. « Je suis heureux de voir que la course a repris toute sa place dans le calendrier du début de saison. Avec le Grand Prix de Marseille – La Marseillaise et l’Étoile de Bessèges, on se serre les coudes face notamment au Tour d’Oman », a-t-il confié.

    Beaucoup de pente

    pour le peloton

    Pour cette 10e édition, dix communes ont candidaté pour accueillir le départ ou l’arrivée d’une étape. Six ont été sélectionnées, dans trois départements différents. Le Tour de La Provence a révélé un parcours corsé, très loin du tracé sans relief, au sens propre du terme, de la saison dernière. Rebelote pour Marseille et Saint-Victoret, hôtes de l’étape inaugurale, comme en 2025. Le lieu du départ est on ne peut plus logique pour une épreuve cycliste, avec le Vélodrome en fond, derrière les coureurs. Ces derniers passeront ensuite le Pas de la Couelle et le col de Mazargues, les deux difficultés de la journée.

    Le deuxième jour peut être considéré comme l’étape reine. Pas moins de 3 251 mètres de dénivelé pour cette Saint-Valentin dans les Alpes-de-Haute-Provence. Les cyclistes partiront de Forcalquier pour rejoindre le sommet de la montagne de Lure, comme en 2023. Le dernier jour, les corps seront aussi mis à rude épreuve, pour un début de saison, avec 210 km entre Rognac et Arles. Thomas Voeckler a précisé que ce sera « plus dur pour les staffs d’aménager leurs effectifs avec ce type de parcours ».

    Au total, 16 équipes seront au départ, dont 5 du plus haut niveau mondial, le World Tour. La formation maison, Decathlon-CMA CGM, sera notamment en lice comme Groupama-FDJ, Ineos Grenadiers ou encore un autre géant, Lidl-Trek. Le sprinteur Mads Pedersen aura donc fort à faire pour défendre son titre dans le Sud de la France, avec ce profil de course. Les puncheurs-grimpeurs devraient se régaler sur un terrain de jeu plus à leur convenance que pour le champion du monde 2019.

    Le CIC Tour de La Provence se déroulera à peine plus d’une semaine après le Grand Prix cycliste de Marseille – La Marseillaise, dont la conférence de presse se tient ce jeudi, à 14h, au 17 cours Honoré d’Estienne d’Orves.

  • LFI porte un projet de « rupture » sans tout jeter de l’existant à Avignon

    LFI porte un projet de « rupture » sans tout jeter de l’existant à Avignon

    Plus de trois mois après avoir été désignée tête de liste de la France insoumise pour les municipales (15 et 22 mars), Mathilde Louvain a lancé officiellement sa campagne, ce mardi soir, dans un restaurant de l’intra muros. Entourée de plusieurs colistiers et militants, celle qui travaille dans une structure de théâtre avignonnaise a présenté la philosophie de son programme et quelques premières mesures. « C’est un projet de rupture et de radicalité concrète autour des biens communs et du vivre-ensemble », introduit la candidate.

    Par rupture, il ne faut pas y voir une opposition frontale au bilan des 12 années de la majorité sortante de Cécile Helle (PS). Mais plutôt sur les politiques nationales « et un budget aride avec moins de ressources alors que les besoins vitaux augmentent ». Contrairement aux candidats de droite et d’extrême droite qui brossent un portrait calamiteux et outrancier d’Avignon, Mathilde Louvain n’est pas là pour pointer des défaillances. Le nom de sa liste « Faire mieux pour Avignon » résonne aussi comme un message à l’adresse des partenaires de gauche. « Il y a déjà des choses qui se font », reconnaît sans fard la candidate, notamment sur le bâti scolaire quand LFI propose un plan pluriannuel sur le sujet.

    Une seule liste de gauche souhaitée au second tour

    Comme « base structurante », Mathilde Louvain parle de « démocratie locale » avec la proposition d’instaurer un référendum d’initiative citoyenne communale. Il est beaucoup question de logement comme « l’encadrement des loyers » ou la création d’une « brigade contre le logement insalubre ». « Nous souhaitons une régie publique de l’eau et la gratuité des 15 premiers m3 », revendique la candidate. Des prérogatives revenant au Grand Avignon, où « il faudra créer un rapport de force », admet-elle. Question tranquillité publique, LFI entend « revoir les missions de la police municipale qui ne doit pas être un supplétif de la nationale ». Médiation, proximité avec brigade à vélo sont prévues en répartissant mieux les effectifs.

    Créditée de 14% dans un sondage paru fin décembre dans La Provence, Mathilde Louvain garde « la porte ouverte » à d’éventuels renforts. « Les discussions vont bon train », confie-t-elle au sujet notamment du collectif Avignon citoyen. Les choix finaux de Génération.s et du PCF, dont les militants revotent ce mercredi, sont aussi attendus. Quant au second tour ? « On fera tout pour qu’il n’y ait qu’une seule liste. On prendra nos responsabilités face à l’extrême droite », assure Mathilde Louvain. « Si on est premiers, bien évidemment on ouvrira la discussion [avec la liste de David Fournier], s’il y a un autre scénario, ce n’est pas à nous de répondre… », complète Bruno Launay, un des colistiers. Bien d’autres questions vont animer les deux prochains mois.

  • Vaucluse : de nouveaux investissements après une année chargée chez les pompiers

    Vaucluse : de nouveaux investissements après une année chargée chez les pompiers

    Avec pas moins de 50 000 interventions en 2025 pour les pompiers de Vaucluse, « soit une en moyenne toutes les dix minutes » précise, ce mardi 13 janvier à l’occasion de la cérémonie des vœux, le colonel Christophe Paichoux, directeur du Service d’incendie et de secours de Vaucluse (Sdis), l’année a été particulièrement animée.

    Ce fut également le cas pour les feux de forêt, avec 476 départs recensés dans le département. « Des chiffres en hausse », confirme le préfet de Vaucluse Thierry Suquet. Qui en tire pourtant « un bilan positif », expliquant que les surfaces sont faibles, le plus gros incendie ayant brûlé 11 hectares de surface. Avant d’ajouter que l’utilisation d’hélicoptères, dans ces situations, a « été d’une grande aide », avec 184 largages d’eau pendant l’exercice.

    « J’ai cru comprendre que notre plan de charge pour 2026 sera aussi ambitieux », a lâché Christophe Paichoux. Une impression confirmée par Thierry Lagneau, président du conseil d’administration du Sdis de Vaucluse. Ce dernier confirme divers investissements et avancées. En commençant par l’acquisition de tablettes numériques « permettant la dématérialisation des bilans médicaux et garantissant un niveau d’intervention toujours plus performant ». Mais aussi de « multiparamètres » pour les véhicules d’intervention, comprenez des moniteurs qui regroupent défibrillateurs et fonctions de surveillance. Ainsi que la réalisation du plateau technique de formation pour les futurs pompiers.

  • La gauche invite les Hyérois à devenir acteurs du changement

    La gauche invite les Hyérois à devenir acteurs du changement

    « Forte de mes convictions et de tout ce que j’ai pu accomplir jusqu’à présent, je me sens prête pour attaquer, enfin, cette campagne des municipales 2026 », commence Caroline Moulin (Les Écologistes), « très fière » d’être tête de liste d’« Unis à gauche Ensemble pour un avenir social, démocratique et vertueux », qui rassemble, comme son nom l’indique, l’ensemble des forces progressistes de la cité des Palmiers.

    Sur son implication en politique, l’enseignante de sciences naturelles de 49 ans, en première ligne pour sensibiliser ses élèves au développement durable, explique « avoir cessé d’être inquiète pour l’avenir de [ses] enfants quand [elle a] décidé de passer à l’action ».

    Et de poursuivre : « Il n’est plus temps de laisser les “climato-dénialistes” décider de nos politiques, à l’échelle globale autant qu’à l’échelle locale. L’urgence climatique est là, les inégalités ne cessent de se creuser, l’extrême droite et le fascisme se banalisent. »

    Pour combattre ces dérives, la militante veut, avec ses colistiers, « proposer une autre politique et inciter les personnes qui ne croient plus en la politique à changer d’avis ».

    Passionnée et convaincue, Caroline Moulin se dit portée par les idéaux de solidarité dans lesquels elle s’est construite « grâce à un papa militant communiste » et « portée par [sa] propre expérience de la force collective positive des citoyens quand ils se mobilisent pour lutter ». Son premier combat remontant à la mobilisation de 1995 contre le plan Juppé.

    Et d’insister : « Nous savons que rien ne change sans celles et ceux qui travaillent et font vivre notre ville au quotidien. Hyères ne peut être une ville juste et solidaire si le travail est précarisé, mal reconnu et mal rémunéré. Le respect du travail et de la dignité des salariés sera un des piliers de notre action municipale. »

    Un logement accessible

    Avec un programme s’attaquant, pour commencer, à l’accessibilité au logement afin de permettre à tous de se loger au plus près de son lieu de travail. Mais, aussi, qui propose la mise en place de la gratuité des transports et des cantines scolaires. Sans oublier d’investir pour la culture dans les quartiers, avec également le soutien financier du seul cinéma de la ville, « qui grâce entre autres aux ciné-débats contribue intensément à la vie associative et citoyenne ».

    Il s’agit aussi, reprend Caroline Moulin, de répondre aux besoins des habitants en matière de santé, avec différentes propositions pour rendre les soins plus accessibles.

    Une aide à l’installation d’agriculteurs est également prévue afin de favoriser les circuits courts et d’approvisionner les cantines scolaires de la ville.

    Le tissu économique local fait également partie des préoccupations de l’équipe, avec des aides qui seront apportées aux entrepreneurs et artisans pour le dynamiser et donner les moyens aux acteurs locaux de faire face aux grands groupes.

    Les progressistes ont également travaillé sur une ville plus solidaire, avec des transports en commun adaptés aux besoins réels des habitants selon les quartiers, ainsi qu’une voirie où « les mobilités douces seraient privilégiées, à commencer par le vélo, qui mérite tellement mieux que les aménagements existants ».

    Démocratie vivante

    Un programme qui prévoit également de mieux encadrer le tourisme, qui est un secteur économique important, « pour le rendre plus soutenable et ne pas mettre en péril les ressources en eau et la qualité de vie pendant la haute saison ».

    Caroline Moulin poursuit : « Nous défendrons chaque fois que possible une gestion publique directe des services essentiels, comme l’eau, les transports ou la restauration scolaire, qui ne sont pas des marchandises, mais des biens communs. »

    Une gestion de la ville qui compte également s’appuyer sur une démocratie vivante tout au long du mandat, avec des conseils de quartier dotés de moyens réels, des budgets participatifs et un véritable droit d’interpellation citoyenne.

    Tout un programme.

  • « Renouveau pour Sanary » en appelle au débat public

    « Renouveau pour Sanary » en appelle au débat public

    « Le Premier ministre, menacé de censure, n’écarte pas la possibilité d’une dissolution de l’Assemblée nationale et demande au ministère de l’Intérieur d’envisager d’éventuelles élections législatives aux mêmes dates que les municipales », rappelle le candidat de Renouveau pour Sanary, Jean-Pierre Meyer (PCF). La tête de liste des progressistes met en garde contre une telle décision, qui « ne ferait que brouiller d’avantage les enjeux respectifs de ces deux importants scrutins ».

    « Je tiens à exprimer mon total rejet d’une telle solution que rien n’impose », insiste-t-il, en pointant que si elle devait s’appliquer, cela ne ferait que « troubler encore plus la perception que nos concitoyens ont déjà des affaires publiques ». Alors qu’au contraire, « tout devrait être fait pour réconcilier les électrices et les électeurs avec la politique ».

    L’occasion, aussi, d’appeler ses concurrents à la raison en œuvrant en ce sens. Et cela commence par « s’attacher à ne pas transformer les campagnes électorales en batailles de chiffonniers ». C’est-à-dire, « en respectant des règles éthiques, en favorisant les confrontations d’idées et non les invectives ».

    C’est à ces fins, que « Renouveau pour Sanary » propose que soit organisé, pourquoi pas au théâtre Galli, un débat public qui rassemblerait les six prétendants à la mairie, afin de confronter les points de vue de chacun sur la meilleure gestion de la ville.

  • La Garde : l’union la plus large possible pour battre l’extrême droite

    La Garde : l’union la plus large possible pour battre l’extrême droite

    Dans ses vœux pour 2026, Yves Pellegrino, secrétaire de la section du PCF de La Garde-Le Pradet, est revenu sur le contexte international en dénonçant le comportement impérialiste du président des États-Unis.

    Et de pointer, plus globalement, « un nouvel ordre » guidé par « un libéralisme fascisant » présent déjà dans de nombreux pays. Avec une extrême droite montante qui exacerbe les peurs, le repli sur soi et donc « le rejet de l’autre » quel qu’il soit. Tout cela en jouant sur les divisions, du salarié contre le chômeur ou de la campagne contre la ville.

    « Apporter des réponses »

    « À chaque crise profonde, une même logique revient : trouver un bouc émissaire », rappelle Yves Pellegrino. Ce qui se traduit par irruptions brunes qui ne sont pas dues au hasard, mais par un mécanisme de survie du système libéral qui s’emploie à rediriger la colère des peuples vers d’autres cibles que lui-même.

    L’occasion de cibler entre autres Nicolas Salsou, l’ancien directeur de cabinet du LR Jean-Louis Masson, qui brigue aujourd’hui le poste de maire de La Garde avec l’investiture du Rassemblement national, en tentant comme ailleurs de mettre au second plan ce soutien pour ratisser large. « Les portraits de Jordan Bardella et Marine Le Pen, sur son compte Facebook, ne laissent pas place à l’ambiguïté », insiste Yves Pellegrino.

    « Les communistes ont choisi le rassemblement le plus large pour battre l’extrême droite dans nos villes de La Garde et Le Pradet », ajoute-t-il. Et de conclure : « La meilleure façon de mettre en échec le RN et ses alliés, c’est d’apporter des réponses aux attentes du monde du travail et aux citoyens, que ce soit en matière de logement, de santé ou de pouvoir d’achat. »

  • La majorité Gazay perd une nouvelle adjointe à Aubagne

    La majorité Gazay perd une nouvelle adjointe à Aubagne

    L’hémorragie continue. Elle s’accélère, même. Dans la majorité du maire (LR) Gérard Gazay, une nouvelle démission vient d’être rendue publique. Lundi, Hélène Julien-Tric, adjointe au maire déléguée aux seniors de 2014 à 2020, puis mise au placard à partir de 2021, a démissionné et décidé « d’apporter son soutien à la liste conduite par Giovanni Schipani (SE) pour les élections municipales », se réjouit, dans un communiqué, ce dernier. De son côté, Hélène Julien-Tric confie, à propos du candidat : « C’est quelqu’un d’accessible, chaleureux. Il a un côté très humain qui nous relie profondément. »

    Adjointe lors du premier mandat de Gérard Gazay, elle s’est vue retirer sa délégation « sans explications », affirme-t-elle, lors du deuxième mandat. « Soi-disant j’avais mauvais caractère… Pourtant, tout se passait très bien, avec l’administration, avec mon équipe. » Puis elle est placée sur une voie de garage. « Cela m’a beaucoup affectée, ce côté insidieux, inhumain. On peut ne pas s’entendre avec les gens, mais on s’explique, on ne fait pas de coups bas », pose-t-elle. En rejoignant le candidat Schipani, elle aimerait bien, s’il était élu, « poursuivre le travail qui avait commencé à être fait pour lutter contre l’isolement des seniors », évoque la septuagénaire.

    « Pas une girouette »

    La démission du conseil municipal de Valérie Morinière, thérapeute, date d’août 2023. Approchée par l’équipe de Gérard Gazay, elle est d’abord, de 2014 à 2020, conseillère municipale à la vie associative. Lors du deuxième mandat du maire (LR), elle prend du grade. Elle devient adjointe aux Affaires sociales, à la solidarité, déléguée aux seniors, aux Maisons de quartier, supervise les délégations « femmes, handicap, santé ». Jusqu’à en perdre sa propre santé. Aussi décide-t-elle, même si le choix est difficile, de « tout stopper net ». Sa démission a été le fait « d’un faisceau de circonstances, le manque de reconnaissance de Gérard Gazay pour le travail accompli. Son manque de considération. Une pression importante sans avoir de soutien logistique. Le maire me laissait m’épuiser… », retrace-t-elle. Aujourd’hui cependant, elle dit « ne pas du tout être dans la colère, ni la revanche ». Elle assure : « Moi qui suis Aubagnaise, j’ai à nouveau envie de m’impliquer pour ma ville, pour la qualité de vie. »

    D’abord approchée par Jeannine Levasseur, candidate aux municipales, elle-même démissionnaire de son poste d’adjointe en novembre, Valérie Morinière lui a emboîté le pas. « Mais je me suis aperçue qu’on n’était pas compatible. » Elle « roule » désormais pour le candidat (SE) Mohammed Salem, qui fut lui-même adjoint à la santé de… Gérard Gazay. « Je ne suis pas une girouette, lance Valérie Morinière. Mais je n’allais pas à nouveau avaler des couleuvres avec Jeannine Levasseur, comme je l’ai fait avec Gérard Gazay… Je me sens à ma place dans l’équipe de Mohammed Salem. Les projets sont bien ficelés, et financés », évalue-t-elle.

  • Christophe Argain se lance dans la course à la mairie à Coudoux

    Christophe Argain se lance dans la course à la mairie à Coudoux

    Jusqu’ici, Guy Barret, maire sortant de cette commune de presque 4 000 habitants sur 1 200 hectares, n’avait pas de concurrence pour sa réélection. C’était sans compter l’annonce de la candidature de Christophe Argain (SE), conseiller municipal actuel de la mandature de Guy Barret. « J’attendais la position officielle de Guy Barret pour m’annoncer (…). Je me demandais s’il laisserait quelqu’un de plus jeune prendre la place, mais c’est lui qui resigne pour six ans », explique Christophe Argain.

    À la tête de la liste « Pour Coudoux avec vous », liste « apolitique qui n’est pas encore complète, j’en suis à 14 personnes », le quinquagénaire, gestionnaire de stock en pharmacie, se sépare donc de Guy Barret et s’en explique. « Je trouve que là, on s’enterre un peu, estime Christophe Argain. Guy Barret brigue son quatrième mandat, avec quasiment la totalité de son équipe, mais qui est très vieillissante. Lui a 75 ans, son premier adjoint en a 80. On n’est plus sur une vision dynamique d’un village (…). Cela joue sur une vision globale du village, j’ai l’impression qu’on est plus gérés par un majordome qui aurait une grosse propriété que par quelqu’un de visionnaire qui voudrait modifier de façon pérenne le village (…). Guy Barret est un bosseur, c’est indéniable, mais je pense pouvoir apporter quelque chose de plus dynamique. Je ne me sentais plus à l’aise dans la liste. »

    Réunions à venir

    Il y a bien quelques adjoints de la majorité que Christophe Argain aurait voulu récupérer, « mais qui sont trop fidèles ». Sa liste sera donc composée de « nouveaux Coudoucens », indique le candidat; arrivé « tout-petit » dans le village, qu’il quitte à l’âge de 26 ans pour des « raisons professionnelle ». Si Christophe Argain habite sur Aix, il conserve le domicile familial, qu’il loue. Lui débarque en politique en 1995, inscrit sur une liste centre-droit, menée par France Geoffrey, qui n’avait pas remporté les élections. « J’ai aussi participé à pas mal de campagnes en externe pour les premières de Maryse Joissains, notamment », précise le candidat. Jusqu’à rallier la liste de Guy Barret. Mais pour Christophe Argain, il y a désormais un « tissu économique à revitaliser, un renouveau à faire, un appui différent sur la communication et les associations notamment ».

    Sur l’environnement, pourquoi ne pas « planter utile » en concertation avec le conseil municipal des jeunes, replanter des arbres fruitiers pour alimenter le circuit court, mettre en place un « bail à fermage »... « Pas d’augmentation » des impôts, en revanche, « il y a un développement économique à faire et là-dessus, on y travaille, notamment une zone d’activité économique ». Sur le logement, social notamment, « on fera du mieux qu’on peut avec le moins qu’on a (…). L’objectif est d’utiliser les terrains dont on dispose, mais nous n’en avons plus. Si ce n’est, pour faire du mitage… »

    Autant de projets qui devraient être présentés au cours de diverses réunions publiques, que nous annoncerons ici.