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  • Benjamin Margueritat promet une nouvelle gouvernance à Ventabren

    Benjamin Margueritat promet une nouvelle gouvernance à Ventabren

    Plus de 250 personnes selon les organisateurs étaient présentes à la salle Sainte-Victoire pour une réunion publique de la liste « Un vent nouveau sur Ventabren » ce samedi matin. Un rendez-vous qui a été l’occasion de continuer à présenter le programme et les colistiers du candidat (SE) Benjamin Margueritat.

    Cette liste, l’entrepreneur natif d’Aix-en-Provence a voulu la placer sous le signe du renouvellement. « Notre équipe ne dépend d’aucun clan. Elle ne doit rien à personne », insistait-il, avant de présenter chacun des candidats. C’est que avant tout, c’est la gouvernance de la municipalité sortante, dirigée par Frédéric Vigouroux (DVD) depuis la démission en 2022 de l’ancien édile Claude Filippi, que cible la tête de liste. D’emblée, il dénonçait « certaines manœuvres pour m’empêcher de me présenter ». Il déplore ainsi la faible présence de la commune en conseil métropolitaine, « une continuité d’une même gouvernance sans aucune consultation citoyenne forte, avec des dérives démocratiques », particulièrement pour « les grands projets d’aménagement qui ont profondément transformé Ventabren ».

    De son côté, il promet d’organiser une permanence du maire toutes les semaines, des réunions de quartier, des temps de concertation, un suivi public des projets mais aussi de réaliser et rendre public un audit sur la gestion de la commune. Des propositions qui seront présentées dans les boîtes aux lettres à la fin de la semaine.

  • Robin Prétot présente des propositions chiffrées à Istres

    Robin Prétot présente des propositions chiffrées à Istres

    Loin du catalogue, Robin Prétot (LR) a présenté un projet chiffré, « gage de responsabilité dans l’utilisation des deniers publics », pour que « les gens fassent leur choix dans les propositions » à ses sympathisants venus remplir l’Espace 233 samedi matin.

    Entre le maire sortant François Bernardini (DVG) et son principal opposant, la vision d’Istres diffère particulièrement sur un point : l’urbanisation. Pour Robin Prétot, la commune « étouffe sous le béton ». Il explique : « Je ne nie pas le besoin de logements, mais je pense qu’il y a un équilibre à trouver. Quid des routes, des services publics, des écoles, des médecins… ? »

    Le secteur du Boisgelin cristallise ce désaccord. Le conseiller municipal d’opposition souhaite construire un grand parc pour un coût estimé de 28 millions d’euros tandis que François Bernardini y a engagé la reconstruction de la maison de retraite Les Cardalines. Robin Prétot veut aussi rouvrir le Pavillon de Grignan au public.

    Côté centre-ville, le candidat envisage un plan d’investissement de 30 millions d’euros sur 10 ans, dont 12 millions seront alloués au rachat, à la préemption et à la rénovation de logements et de fonds de commerces. Parmi ses propositions : la création d’une zone franche pour attirer les acteurs économiques et les médecins qui n’y payeraient donc pas de charge, « même si c’est quelque chose qui pourrait être dégressif », nuance-t-il, ou la gratuité des parkings pendant 3h.

    L’entièreté du programme est à retrouver en ligne.

  • Aubagne : Giovanni Schipani éreinte la gestion de Gazay

    Aubagne : Giovanni Schipani éreinte la gestion de Gazay

    «Toutes les bonnes volontés sont les bienvenues pour construire une ville plus à l’écoute, plus humaine et plus forte », déclare, devant un auditoire de 364 personnes réunies à l’Espace des libertés, le candidat de « Aubagne mérite mieux ».

    Juste avant, l’Aubagnais de 35 ans, qui fut adjoint à la jeunesse durant le 1er mandat du maire (LR) Gérard Gazay a dit vouloir porter la voix des électeurs « autour d’un projet à la fois réaliste et réalisable ». Dans son équipe, Wahiba Thiery (finances) a constaté qu’il y avait aujourd’hui « moins d’agents municipaux, mais une masse salariale qui a explosé » sous la gestion du maire Gérard Gazay.

    « Le social sera protégé »

    Or « cette gestion-là, ça veut dire plus de strates hiérarchiques. Plus de cadres très bien payés. Et pendant ce temps, le terrain se vide », a-t-elle relevé. Au contraire, a développé la jeune femme, avec le programme de Giovanni Schipani, « le social sera protégé ». Le candidat, selon « la conviction que personne ne doit plus être laissé de côté », veut par exemple « une meilleure coordination entre les associations, les services de la Ville, les acteurs sociaux, notamment pour les personnes sans domicile et les situations de grande précarité. » Il défend le projet, dénommé Aubagn’elles, de « créer une maison municipale dédiée à la protection des femmes victimes de violence ». Mais aussi « une équipe de médiation sociale ». Il promet la cantine à 1 euro pour les enfants scolarisés. Le budget du Centre communal d’action sociale sera « augmenté de 10% ». Giovanni Schipani s’engage par ailleurs « à baisser de 10% les indemnités du maire et de ses adjoints ».

    Il entend également « mettre fin à la bétonisation », « classer les meilleures terres agricoles en zones protégées, et sécuriser l’eau ».

  • La parité c’est faire vivre l’égalité

    La parité c’est faire vivre l’égalité

    C’était une anomalie indigne d’une démocratie digne de ce nom : l’absence de parité entre les femmes et les hommes sur les listes dans les communes de moins de mille habitants. Le scrutin municipal de mars prochain verra donc cette injustice enfin réparée. Les conseils municipaux, partout sur le territoire, seront bien plus représentatifs de la population. Dommage qu’en la matière, seule la contrainte de la loi a permis aux femmes d’accéder à des mandats. Le chemin demeure semé d’embûches, la politique étant toujours dominée par le poids du patriarcat et une misogynie ambiante si néfaste à la démocratie.

    Le prix de la démocratie

    Cette parité femmes-hommes pour les fonctions électives dans les petites communes permettra un renouvellement nécessaire et participe aussi d’un combat fondamental : ramener aux urnes les abstentionnistes.

    La loi met également fin au « panachage », plus crûment dit à la possibilité de rayer des noms sur les listes. Là encore c’est une pratique d’un autre âge qui revenait, en fait, à régler des comptes.

    On ne peut pas revivifier la démocratie, surtout quand elle est affaiblie par les discours démagogiques et populistes, en continuant à flatter les bas instincts : exclure les femmes et raturer des noms.

    Alors, oui, c’est difficile, c’est plus long et fastidieux de bâtir des listes. Mais n’est-ce pas le prix de la démocratie ? Dans un pays où près de 70% des communes comptent moins de mille habitants, instaurer la parité femmes-hommes, c’est faire vivre la liberté, l’égalité, la fraternité… et la sororité.

  • Loi parité, avancée majeure et casse-tête local

    Loi parité, avancée majeure et casse-tête local

    La date limite pour déposer les listes de candidats pour le premier tour du scrutin municipal est fixé au 26 février. Dans certaines communes, la composition des équipes en lice peut tourner au casse-tête. De nouvelles règles sont en effet en vigueur pour cette campagne 2026. La proposition de loi « visant à harmoniser le mode de scrutin aux élections municipales afin de garantir la vitalité démocratique, la cohésion municipale et la parité » a été adoptée par l’Assemblée nationale après de vifs débats, le 7 avril 2025. Elle a été validée par le Sénat, un mois plus tard.

    Concrètement, ce texte prévoit de généraliser le scrutin de liste paritaire aux communes de moins de 1 000 habitants : les listes doivent respecter la parité, ce qui signifie être composées d’autant de femmes que d’hommes, avec une alternance stricte entre les genres.

    Fin du système de panachage

    Auparavant, dans ces petites communes, le scrutin majoritaire plurinominal en vigueur ne permettait pas d’imposer la parité. Un système de panachage donnait la possibilité aux votants de rayer certains noms. Un procédé qualifié de « tir aux pigeons », l’an passé, par les rapporteurs du texte au Sénat. Dorénavant, ces communes éliront leurs représentants à partir de listes paritaires, sans possibilité de panachage. Ces changements doivent « permettre la constitution d’équipes municipales cohérentes et moins fragiles », déclarait, en avril 2025, la ministre déléguée chargée de la Ruralité de l’époque, Françoise Gatel.

    Selon une étude publiée par la Caisse des dépôts en septembre dernier, la part des femmes dans l’ensemble des conseils municipaux élus en 2020 s’établit à 41,5%. Avec, toutefois, des écarts très marqués selon que l’on considère les maires (17,5%), les adjoints (36,4%) ou les conseillers municipaux (40,9% chez les conseillers indemnisés et 45,8% chez les conseillers non indemnisés). Sans surprise, la part des femmes est plus faible dans les conseils des communes de moins de 1 000 habitants, pour lesquelles aucune obligation de parité ne s’appliquait en 2020 : elle atteint 37,6% dans ces communes.

    L’objectif de la loi est donc de renforcer la présence des femmes parmi les candidates aux élections municipales. La France compte quelque 25 000 communes de moins de 1 000 habitants, soit environ 70% de l’ensemble des communes. Elles vont donc devoir s’adapter pour parvenir à la parité ou la maintenir. « Dans l’immense majorité des cas, ce sont des hommes qui vont devoir laisser leur place à des femmes élues », observait Julia Mouzon, présidente du réseau des Élues locales, dédié à la formation des femmes élues, sur France Inter en novembre dernier.

    Le dépôt de liste incomplète possible

    à ses yeux, il s’agit d’une « question de culture locale » à faire évoluer : « Il faut avoir en tête que même si l’application peut être difficile sur le moment, ce sont des lois qui réveillent notre vie politique, qui font entrer des personnes qui n’étaient pas dans la politique, qui obligent des têtes de listes à s’interroger pour savoir comment est-ce qu’elles vont inciter des personnes à venir participer à la vie de la cité. »

    Certains parlementaires ou élus locaux s’inquiètent de voir des communes de moins de 1 000 habitants dans l’impossibilité de constituer des listes dans le cadre de ces nouvelles dispositions. Plus de soixante sénateurs avaient ainsi saisi le Conseil constitutionnel pour contrer cette loi parité, en avril 2025, évoquant dans un communiqué « un risque de déstabilisation (…) et d’appauvrissement du nombre de candidats ». Les Sages n’avaient pas donné suite, le texte étant considéré en tout point conforme à la Constitution. La loi a donc été promulguée.

    Pour tenir compte des caractéristiques et faciliter la constitution des listes dans ces communes de moins de 1 000 habitants, la loi autorise cependant le dépôt de listes incomplètes, mais fixe un seuil minimum de candidats par liste : cinq dans les communes de moins de 100 habitants ; neuf dans les communes de 100 à 499 habitants ; treize dans les communes de 500 à 999 habitants.

    Reste à voir comment les communes relèveront ce défi pour faire vivre, concrètement, l’ambition de parité au cœur de la démocratie locale.

    En chiffres

    41,5%

    La part des femmes dans les conseils municipaux élus lors du scrutin de 2020, en France, selon la Caisse des dépôts.

    37,6%

    La part des femmes dans les conseils municipaux élus lors du scrutin de 2020, cette fois dans les communes de moins de 1 000 habitants. Par département : Bouches-du-Rhône entre 46 et 51%,

    Var entre 39 et 42%,

    Vaucluse entre 39 et 42%, Hautes-Alpes entre 34 et 39%, Alpes-de-Haute-Provence entre 34 et 39%.

    25 000

    Le nombre environ de communes de moins de 1 000 habitants comptabilisées en France et qui sont donc concernées par la généralisation de la loi sur le scrutin de liste paritaire.

  • LFI présente ses têtes de liste dans les quartiers Nord

    LFI présente ses têtes de liste dans les quartiers Nord

    Le principal problème dans les quartiers Nord ce sont les logements », affirme Rabya Boinaheri, tête de liste pour les 15e et 16e arrondissements. Ce samedi, Sébastien Delogu, accompagné d’autres candidats insoumis de France, présentait les deux têtes de liste des 13-14, Mohamed Bensaada, et des 15-16 à Marseille devant environ 400 personnes. Les candidats ont rappelé leur programme et dénoncé, selon eux, « le système corrompu et clientéliste » de la ville.« Le logement est la priorité, lance Sébastien Delogu. Dès le 23 mars, nous mettrons en place un plan contre le sans-abrisme, une brigade contre les marchands de sommeil et la réquisition des logements vides. La ville manque de logements, donc nous construirons 30 000 logements très sociaux. »

    Un tramway de l’Hôpital Nord à la Valentine

    La question des transports a également été soulevée par Mohamed Bensaada, tête de liste pour les 13-14, en proposant le projet du tramway des collines, pour relier l’hôpital Nord à la Valentine. « Et des transports gratuits pour les moins de 26 ans », ajoute le chef de file des 13 14.

    L’enjeu de la tranquilité publique a été évoqué avec notamment le développement de la police de proximité. « Elle devra être un service public, c’est-à-dire un outil à la vie en collectivité des habitants et non un moyen de répression. […] On ne réglera pas la question du crime organisé par des effectifs supplémentaires ou des caméras. À la France insoumise on a un plan national qui prend en compte l’aspect sanitaire, sécuritaire et remonter les flux financiers et mettre fin au trafic d’armes », martèle Mohammed Bensaada. Un meeting marqué par la volonté d’être en « rupture.»

  • Benoît Payan défend son bilan auprès des habitants des 15-16

    Benoît Payan défend son bilan auprès des habitants des 15-16

    Au pied des tours de la Solidarité, à l’extrémité du 15e arrondissement de Marseille, la pluie a contraint les militants à s’abriter. « C’est vous qui nous donnez envie de continuer », les applaudit le maire (DVG) sortant, Benoît Payan, venu soutenir ce samedi matin sa tête de liste pour les 15-16, la maire adjointe Samia Ghali, dans ce quartier au cœur des opérations de renouvellement urbain.

    « On a commencé à faire des choses, mais on a hérité d’une situation difficile », reconnaît-il au milieu de la foule. Refusant que ces quartiers soient une fois de plus oubliés. « Ça n’existe plus, ça n’existera pas », lance-t-il. Avant d’interpeller : « Pour la première fois dans l’histoire de notre ville, c’est ou le RN et les fachos, ou nous. » Les applaudissements ne laissent aucun doute sur le choix des personnes présentes. « Nous avons une histoire particulière, douloureuse, avec le FN dans les quartiers Nord », explique le chef de file des communistes dans le secteur, Ibrahim Mzé, évoquant l’assassinat d’Ibrahim Ali en 1995 par des colleurs d’affiches du parti lepéniste. « Ils ont changé une lettre, mais les idées restent les mêmes. »

    Vaincre l’abstention

    Les insoumis de leur côté avaient obtenu la moitié des suffrages lors des européennes. Mais dans ce scrutin local, les soutiens de Sébastien Delogu se font moins ressentir, assurent les personnes présentes. « Comment quand on se dit de gauche, on peut ne pas avoir un mot à dire sur le RN, sur le Département pour le social, sur la Métropole pour les transports… Pour lui, le problème c’est nous. C’est une méconnaissance de l’histoire qui peut s’avérer dramatique », s’irrite Benoît Payan.

    Mais l’abstention surtout est en ligne de mire. « Pourquoi ils ne vont pas voter ? Mais c’est parce qu’ils ont été déçus, déçus du gouvernement », interpelle une femme venue visiter sa mère. « Pendant six ans, les élus ont été au quotidien auprès des habitants », répond-on dans l’entourage de Samia Ghali. Et de désigner la crèche et le centre social sauvés de la fermeture, les chantiers qui vont commencer pour la mosquée, pour la maison intergénérationnelle. « Bien sûr qu’il reste des choses à faire, finir ce qu’on a entamé, continuer encore », admet la maire adjointe. Le désamiantage a commencé avant la démolition de la barre G de Kallisté, les travaux vont commencer pour l’école. « Il y a des choses positives qui commencent à se voir, il faut amplifier ce mouvement pour que les habitants aient accès à l’éducation, à la santé, aux transports en commun », appuie Ibrahim Mzé, bataillant pour le prolongement du métro à l’hôpital Nord.

  • [Chefs-d’œuvre des musées de Marseille] Vieille Charité, la déesse Neith, objet migrateur

    [Chefs-d’œuvre des musées de Marseille] Vieille Charité, la déesse Neith, objet migrateur

    On la découvre dans la proximité de l’une des plus célèbres pièces de la section égyptienne du musée d’archéologie méditerranéenne, le bois doré d’un ibis qui représente le dieu Thot.

    En dépit de divers accidents et de plusieurs péripéties que nous allons raconter, la déesse Neith est visiblement une jeune femme de très haut rang. Nobles et belles, distantes et puissantes, son effigie et son allure provoquent un respect immédiat. Les récits de la mythologie indiquent que ses pouvoirs sont de première importance. Elle incarne la voûte céleste. Créatrice de la Lumière et du Soleil, Neith engendre l’inondation annuelle du Nil et fait pousser la végétation. Les Égyptiens la considéraient comme la déesse de la chasse et de la guerre : elle met en déroute les mauvais esprits et protège le sommeil des humains.

    Des fragments de sa silhouette manquent ou bien sont altérés. Son maintien au centre d’une salle de la Charité, le socle qui la tient debout soulignent qu’il s’agit des deux-tiers de son corps. Son nez est ébréché, deux attributs du sacré qu’elle devrait pouvoir tranquillement arborer ont été mutilés. Au milieu du corps et en main droite, le bâton du spectre d’Ouas qui permet de capturer des serpents est incomplet. En main gauche, le fantôme de l’anneau de sa Croix de vie aurait pu disparaître. Sa blessure majeure se situe dans son dos qui n’est plus exactement féminin. Elle avait été commanditée pendant le règne du pharaon Amenopeth III qui naquit en 1400 avant notre ère et qui fut le père d’Akhenaton et le grand-père de Toutankhamon. Par la suite, Ramsès II qui prit le pouvoir vers 1314 avant
    J-C a très fâcheusement dénaturé son envers qu’il s’est totalement approprié : il a demandé que les huit cartouches de sa titulature royale soient sculptées et accolées sur ses arrières.

    Neith est l’une des plus anciennes pièces de la collection archéologique de Marseille. Elle avait fortuitement servi de pierre de lest pour le retour depuis Le Caire d’un navire vidé de sa cargaison. Longtemps négligée, elle fut débusquée à la fin du XVIIIe siècle dans un sous-sol de l’Arsenal des Galères.

  • [Étoile de Bessèges] Ewen Costiou fait coup double et remporte la 56e édition

    [Étoile de Bessèges] Ewen Costiou fait coup double et remporte la 56e édition

    Tel qu’on pouvait s’y attendre, le contre la montre final d’Alès (Gard), ce dimanche, a déterminé le vainqueur de cette 56e édition de l’Étoile de Bessèges-Tour du Gard. Et comme ce fut le cas depuis le début de la course, les écarts ont été minimes au sommet de la côte de l’Ermitage, qui aura joué son rôle de juge de paix. À l’arrivée, un podium 100% français au sommet duquel trône Ewen Costiou (Groupama – FDJ United), vainqueur pour 5 secondes devant son coéquipier, le Ciotaden Maxime Decomble, qui prend le maillot blanc de meilleur jeune, alors que le coureur de Décathlon – CMA CGM Paul Lapeira (à 6’’) complète le podium.

    Une victoire qui permet à Ewen Costiou de s’adjuger le classement général de l’épreuve, devant Paul Lapeira, pour 2 petites secondes, tandis que Maxime Decomble complète le podium. En tête du général depuis la 3e étape, le double champion de Slovaquie, Lukas Kubis (Unibet – Rose Rockets), 15e à 35 secondes, est le grand perdant du jour, sortant du podium (4e à 15 secondes). Il se consolera avec le maillot du classement par points.

  • [Regard sur l’Espagne] 500 000 régularisés par la volonté populaire

    [Regard sur l’Espagne] 500 000 régularisés par la volonté populaire

    Quand les vents mauvais soufflent sur le monde, on apprécie la moindre brise qui amène de l’air pur dans un contexte où la guerre, la haine des autres, le racisme, la xénophobie monopolisent une actualité sombre et désespérante. Il est des moments où la plus petite éclaircie redonne confiance en l’humanité. Cette décision de régulariser 500 000 sans-papiers annoncée le 27 janvier par le gouvernement est un de ces moments. Ce n’est pas une première, différents gouvernements de 1986 à 2005 avaient déjà procédé à des régularisations massives, mais aujourd’hui le contexte est différent et l’Espagne est résolument à contre-courant des nauséabondes politiques anti immigrés, qui s’appuient notamment sur la théorie du grand remplacement. L’Espagne considère les immigrés non pas comme une charge, mais comme une chance pour la croissance économique, la cohésion sociale, la convivialité, les échanges interculturels. À la théorie du grand remplacement, la gauche espagnole substitue la pratique de l’humanité réelle.

    Cette importante décision de régularisation massive a été validée par « Real Decreto ». En amont de « ce moment historique » comme le dit la ministre (PSOE) de l’inclusion et de la sécurité sociale Elma Sainz, c’est l’action citoyenne qui a permis de faire aboutir cette demande de régularisation. Depuis des mois des collectifs, associations, partis de gauche notamment Izquierda Unida, Podemos et la coalition Sumar ont utilisé le dispositif « Initiative législative populaire » qui a recueilli 700 000 signatures dans le pays, et qui permet de présenter une proposition de loi au Parlement. Bien qu’une large majorité y compris avec des députés de droite ait approuvé le processus, le projet de loi a été bloqué systématiquement par la même droite et l’extrême droite. Le gouvernement a donc décidé pour surmonter cette difficulté de prendre un décret comme la loi le permet. « Ce que nous faisons, c’est ne pas détourner le regard : nous reconnaissons la dignité des personnes. Nous plaçons les droits de l’Homme au centre de notre politique et œuvrons en faveur d’une migration régulière… » a expliqué Elma Sainz lors d’une conférence de presse. Cette régularisation est possible, pour les étrangers qui se trouvaient en Espagne avant le 31 décembre 2025 sans antécédents judiciaires et qui justifient d’une présence continue d’au moins cinq mois sur le territoire.

    Ceux remplissant les conditions, pourront demander cette régularisation jusqu’au 30 juin. Lorsque cette demande sera admise pour traitement, toute procédure de renvoi ou d’expulsion sera interrompue et le bénéficiaire se verra accorder un permis de séjour provisoire. Ce droit sera valable un an: à l’issue de cette période, une autorisation ordinaire devra être demandée. L’Espagne, n’a pas la mémoire courte, elle n’oublie pas que 500 000 des siens furent obligés d’immigrer pour des raisons politiques en 1939, puis autant dans les années soixante, ce que l’on a appelé l’immigration économique. Le pays a souffert du départ en terre étrangère d’un million d’Espagnols en quelques décennies. Aujourd’hui émergent à nouveau de belles valeurs républicaines d’égalité et de fraternité, du coup on se demande : mais que fait encore là la monarchie ?