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  • TotalEnergies lance ses carburants aériens durables

    TotalEnergies lance ses carburants aériens durables

    La bioraffinerie de La Mède (Bouches-du-Rhône) franchit une nouvelle étape avec le démarrage de sa production de carburants aériens durables (SAF) à partir d’huiles de cuisson usagées et de graisses animales. Une première en Provence.

    D’une capacité de 15 000 tonnes par an, cette production est destinée à l’aéroport Marseille-Provence. Elle permettra notamment d’alimenter les vols d’Air France, dans le cadre d’un contrat de fourniture signé en 2024. « Le carburant aérien durable de TotalEnergies n’impose aucune modification ni sur les avions ni sur les infrastructures logistiques ou les opérations d’avitaillement », précise le communiqué de l’entreprise. Les SAF permettent une réduction de 75% à 90% des émissions de CO2 sur l’ensemble du cycle de vie du carburant.

    « Nous nous réjouissons de produire localement des carburants aériens durables, qui contribuent avec l’aéroport Marseille-Provence à la construction d’une filière de production et de distribution de SAF porteuse de croissance et de développement pour la région », y explique Guillaume Eveno, directeur de la plateforme de La Mède.

    Le chantier de transformation du site a mobilisé plus de 1 200 emplois équivalents temps plein, avec 65% des marchés confiés à des entreprises locales. Une convention de développement économique et social dotée de 5 millions d’euros a permis de soutenir 14 projets industriels dans le bassin de Fos-Berre, contribuant à la création de plus de 400 emplois.

    Avec cette nouvelle étape, TotalEnergies renforce son ancrage en Provence, où il est déjà actif dans les énergies renouvelables, la mobilité électrique, le GNL maritime et le soutien aux PME locales.

    Ch.C.
  • Des pilleurs présumés de palourdes devant le tribunal

    Des pilleurs présumés de palourdes devant le tribunal

    Ils étaient sept et une société à devoir se justifier d’une « pêche illicite » de palourdes, mais aussi pour « travail dissimulé en bande organisée » et « mise sur le marché de denrées préjudiciables à la santé » et « blanchiment ». Entre 2022 et 2024, ce sont près de 24 tonnes de coquillages d’une valeur marchande estimée d’environ 576 000 euros que le groupe a récoltées illégalement sur les pourtours de l’Étang de Berre. La totalité du butin, elle, est estimée à une valeur entre 600 000 et 700 000 euros. D’un côté, Jean-Michel et Séverine Z., époux dirigeants d’une société héraultaise, « Cap Horn », détenteurs d’un étal aux halles de Sète. De l’autre, des pêcheurs suspectés d’avoir exercé sans licence et au-delà des normes et périodes imposées.

    Une vaste enquête de la gendarmerie maritime, ouverte en février 2023, a notamment permis de faire le lien entre les deux parties. Motivée par le constat de l’intensification de la pêche dans l’Étang de Berre, donc de la suspicion de pêcheurs illégaux, l’enquête débouche en novembre 2024 par l’arrestation de 25 personnes. À cette heure, ce sont 28 personnes qui sont poursuivies. Rendus plusieurs fois sur les lieux, les gendarmes repèrent à plusieurs reprises des véhicules chargés de plusieurs dizaines de kilos de marchandises.

    Pêcheurs désargentés

    En octobre 2024, l’épouse, présidente de la société Cap Horn, est photographiée en pleine vente de palourdes, disposées sur un étal, en pleine période d’interdiction préfectorale de pêche de palourdes. C’est finalement une mise sur écoute et une géolocalisation dans le cadre de l’enquête qui permet de faire le lien entre les dirigeants de la société et les pêcheurs illicites. Cap Horn rachetait à hauteur de 6,50 euros au kilo le butin de particuliers ni déclarés, ni homologués, pour les revendre 10 euros le kilo à des restaurateurs sans que leur origine ne soit mentionnée. « On l’a connu sur la plage, explique Mercedes C., l’une des pêcheuses présumées, admettant par ailleurs que le butin pouvait atteindre les 40kg jour. Je savais que 2 kilos par jour étaient autorisés [pour les pêcheurs amateurs, en période autorisée, Ndlr.]… mais j’étais dans le besoin. »

    Des coups de pression

    À la barre, chacun des cinq pêcheurs amateurs dépeint une situation de grande précarité. Pour certains un RSA, des nécessités… « On savait qu’il ne refuserait pas », souligne Me Ludovic Dupatureaux, avocat d’un des prévenus, insistant sur le profil de son client bénéficiaire de l’aide handicapée, ne sachant ni lire ni écrire et « ne roulant pas sur l’or », Jean-Michel Z. lui, assure « qu’il n’y avait pas d’aspect pécunier ». « Mon client (…) reconnaît avoir commis quelques irrégularités dans la façon de fonctionner, provoquées par une conjoncture économique à laquelle il a fallu qu’il résiste. Il conteste faire partie d’une organisation structurée dans laquelle les gens travaillent pour lui », appuie son avocat Me Jean-Marc Darrigade. Une certaine autorité de Jean-Michel Z. sur les pêcheurs a également été pointée par le tribunal. « Dis-leur d’arrêter de faire les feignasses, il nous faut 300 kilos », lit dans un des échanges entre Gaby C, pêcheur et Jean-Michel Z. « Je les encourageais à travailler (…) La relation que j’ai avec eux est celle de collègues », assure le dirigeant de société. Les parties civiles insistent-elles, sur l’impact écologique. Me Josée Israël pour le Comité régional des pêches réclame 10 000 euros de préjudice d’image et 50 000 euros pour les dommages écologiques. Me Isabelle Vergnoux pour la FNE Paca, l’Aspas, et la LPO demande 20 000 euros pour chaque association.

    Le parquet de son côté requiert pour les pêcheurs des jours-amendes allant de 50 à 100 euros, des interdictions d’activités liées à la pêche et des restrictions d’accès aux plages du Jaï et de Chateauneuf-les-Martigues jusqu’à plusieurs années. Pour les dirigeants de Cap Horn : deux ans de prison avec sursis probatoire, dissolution de la société, confiscation de la saisie des comptes de celle-ci et indemnisation des parties civiles. Le délibéré sera rendu le 18 novembre.

  • Incendie, délinquance, routes… l’État fait son bilan estival

    Incendie, délinquance, routes… l’État fait son bilan estival

    Au crépuscule de la saison estivale, l’heure est au bilan pour les services d’État décentralisés du Var. « Nous avions plusieurs enjeux : un exercice de transparence et de volume sur les contrôles, et des sanctions effectives et rapides », retrace le Préfet, Simon Babre. Et ses exigences ont été satisfaites sur plusieurs plans.

    Tout d’abord, celui de la sécurité routière. Le nombre de morts sur la route reste stable : 12 décès contre 11 l’été passé. « On est à 44 décès sur les routes cette année » note la directrice de cabinet du Préfet, Joséphine Guigliano-Boutonnet, mettant en exergue que ce chiffre correspond à la moyenne en cours (5,5 décès sur les routes par mois). Plus de 28 000 contrôles ont été effectués (environ 4 000 stupéfiants, 17 000 alcoolémies et 7 000 excès de vitesse), pour 657 suspensions de permis, soit une augmentation de 37% par rapport à 2024, dont 24,6% liés à l’alcool, 90,5% liés aux stupéfiants…

    En ce qui concerne ces derniers, 950 amendes ont été infligées. Les services des douanes annoncent par ailleurs la saisie de 198kg, dont 34kg de cannabis et 158kg de cocaïne, substance « en plein développement dans le Var » alertent-ils. Le tabac de contrebande n’est pas en reste avec 391kg saisis.

    La délinquance recule

    Si la délinquance routière a malheureusement progressé, celle du quotidien, elle, connaît un net recul selon la préfecture : entre autres,
    -4,24% de délinquance sur la voie publique, -21,12% de cambriolages, dont -37% à Toulon, -18% de vols avec violence,
    -9,7% des atteintes aux biens, -15% des violences sexuelles ou encore de -42,5% d’atteintes à l’environnement. « Ce sont de vrais résultats sur des faits qui ont l’été comme période propice », se satisfait le Préfet. Autre invité estival malencontreux : les feux de forêts. 183 incendies ont été relevés, pour 152 hectares brûlés. Une nette augmentation par rapport à l’an dernier (65 hectares), maîtrisée grâce à des moyens renforcés : 26 151 interventions des sapeurs-pompiers, quatre hélicoptères bombardiers d’eau (deux en 2024) pour 900 largages. Des renforts de départements voisins ont été mobilisés à hauteur de 12 journées. La carte d’accès aux massifs cessera d’ailleurs ses mises à jour le 29 septembre. En mer, 57 personnes ont été convoquées pour comportements dangereux suite à des contrôles, avec à la clé des suspensions de permis. On déplore 114 victimes de noyades, avec 9 décès après réanimation. 112 416 appels au Smur ont été décomptés (pour 2 153 sorties), et 1 812 appels par jour au Samu.

    Enfin, sur l’aspect sanitaire et environnemental, un cas de dengue a été relevé à Sanary et 71 cas de chikungunya. Au sujet de l’eau, 2 360 prélèvements ont été effectués en piscines (85% conformes), 2 650 en sites naturels (98% conformes). Des alertes renforcées ont été émises à la mi-août sur les zones Siagne, Arc Amont et Huveaune Amont. Le Gapeau, placé en alerte sécheresse, s’est quant à lui renfloué grâce aux récentes pluies et va voir les restrictions levées.

  • Ces millions issus des trafics de drogue transformés en or

    Ces millions issus des trafics de drogue transformés en or

    Fin décembre 2024, l’enquête débute à Milan, autour d’une une importante organisation criminelle spécialisée en blanchiment d’argent. Un vaste réseau international, décrivent les enquêteurs, piloté par des individus kosovars et moyen-orientaux qui centralisaient en Italie des sommes de numéraires très conséquentes, avant de les convertir en or et de les exporter sous cette forme vers le Kosovo puis la Turquie. La récupération du numéraire en France et son transport vers l’Italie étaient assurés par des équipes composées de Syriens et de Maghrébins utilisant des voitures avec des caches aménagées très sophistiquées. Ces collectes, dont le montant total pour la période d’octobre 2024 à août 2025 était estimé à plus de 30 millions d’euros, avaient lieu chaque semaine, principalement à Marseille et ses environs, mais aussi à Lyon, paris et en Italie.

    Une équipe commune d’enquête était créée pour l’occasion entre la France et l’Italie, pour découvrir l’origine des dons. Les investigations menées en France révélaient un réseau de collectes composé de nombreuses personnes, ayant effectué les remises d’argent aux Syriens. Certaines d’entre elles, connues notamment pour trafic de produits stupéfiants apparaissaient comme étant directement liées à la DZ Mafia marseillaise.

    Lors d’un premier coup de filet, le 7 septembre, sept personnes ont été interpellées lors d’une opération déclenchée suite à la détection d’un convoi entre l’Italie et l’Espagne. Les perquisitions effectuées permettaient de saisir 55 kg d’or 24 carats sous la forme de 55 lingots de 1 kilo et de plus de 2 400 000 euros en espèces, pour un montant total de huit millions d’euros. Ces sept personnes étaient mises en examen des chefs de blanchiment aggravé de stupéfiants, association de malfaiteurs en vue de la préparation de délits punis de 10 ans d’emprisonnement et placées en détention provisoire.

    Ce 23 septembre 2025, en lien avec le parquet anti-Mafia de Milan, une seconde opération était lancée à Marseille et dans les Bouches-du-Rhône (Vitrolles, Marignane, Martigues et Berre-l’Étang), ainsi qu’en Italie. Huit personnes étaient interpellées et placées en garde à vue sur le territoire français, ainsi qu’une neuvième en Italie. Les dix-sept perquisitions réalisées amenaient à la découverte de 219 000 euros en numéraire, de 5 véhicules et de nombreux éléments de maroquinerie et de joaillerie de luxe. Dans le même temps, côté italien, 4 personnes étaient interpellées et de nombreuses saisies réalisées.

  • Gilbert Marcelli reconduit à la présidence de la CCI

    Gilbert Marcelli reconduit à la présidence de la CCI

    Fin de tutelle renforcée à la Chambre de commerce et d’industrie de Vaucluse (CCI 84). L’institution consulaire avait vu sa gestion des affaires être provisoirement confiée par la préfecture de région aux bons soins des services de l’État (notre édition du 21/08), suite à une vague de démissions au sein du bureau. Et ce, le temps qu’une nouvelle assemblée générale se réunisse pour élire un nouveau bureau et président. Celle-ci s’est tenue ce mardi soir et a confirmé Gilbert Marcelli dans ses fonctions, à l’issue d’un vote qui l’opposait au secrétaire démissionnaire, Bruno Delorme.

    Le président sortant a été confortablement réélu à main levée par les 33 élus, récoltant plus du double des suffrages de son concurrent, à la tête d’un groupe de BTP (21 à 9 pour Gilbert Marcelli et 2 abstentions). Sébastien Maggi, secrétaire général adjoint de la préfecture, était notamment présent pour procéder ensuite à l’installation du nouveau bureau. Qui est profondément renouvelé. Des sept membres initiaux, seuls demeurent Gilbert Marcelli et Dominique Damiano, qui reste vice-président. Les nouveaux entrants sont : Florence Duprat (vice-présidente), à la tête d’un cabinet d’ingénierie sociale et qui fut éphémère présidente de Nextech avant son rachat par la CCI ; François Granjon de Lépiney (trésorier), du cabinet d’audit KPMG ; Roselyne Macario (trésorière adjointe), dirigeante d’une société de fabrication de portes et fenêtres ; Eugène Hermitte (secrétaire), fleuriste à Pertuis ; Thierry Clota (secrétaire adjoint), directeur de Provence taxis.

    « Les échanges ont été très corrects, il faut être attentif aux gens qui ont élevé la voix, on vient tous de milieux très différents, il y a eu un creux de vague, à nous de trouver des rééquilibrages et aboutir à un consensus de travail », expose Dominique Damiano. Malgré des griefs sur des orientations prises et un fonctionnement trop vertical, la gouvernance de la CCI est donc confirmée a priori jusqu’à la fin du mandat en 2027. La chambre s’évite une nouvelle crise, après de longues tutelles en 2018 ou 2021.

  • Déserts cherchent médecins moyennant 200 euros par jour

    Déserts cherchent médecins moyennant 200 euros par jour

    La situation est trop sérieuse pour être tournée à la dérision. Mais voir l’Agence régionale de santé (ARS) lancer un appel à l’aide, presque désespéré, pour trouver des médecins généralistes, et « compter sur la presse régionale », en dit long sur la faillite de notre système de santé. Comme dans de nombreux coins de France, le Vaucluse est particulièrement touché par une démographie médicale en net repli (lire ci-contre).

    En avril, le Premier ministre annonçait le lancement d’un Pacte de lutte contre les déserts médicaux, dont le dispositif « Un médecin près de chez vous ». L’idée ? Instaurer une mission de solidarité en incitant les praticiens libéraux à consulter dans les zones les plus tendues, moyennant une indemnité de 200 euros par jour. Trois territoires vauclusiens ont été retenus parmi les 151 au niveau national : le plateau de Sault, l’enclave des Papes et Rhône Lez Provence (Bollène). Prévue pour démarrer en septembre, la mesure s’affiche désormais à partir du 6 octobre. « On est dans le flou, je ne vois pas trop comment ça peut fonctionner dès octobre, d’autant plus que le formulaire de volontariat ne nous est pas encore parvenu », doute Bernard Arbomont, président du conseil de l’ordre des médecins de Vaucluse. N’importe quel médecin en activité ou à la retraite depuis moins de 3 ans est éligible. « Les volontaires pourront se faire remplacer dans leur propre cabinet, car si c’est pour qu’ils le ferment pendant ce temps-là, cela revient à déplacer le désert médical », précise le Dr Arbomont.

    Des concertations ont eu lieu avec la Préfecture, les différentes communautés professionnelles de santé ou les collectivités. Pour l’heure, aucun médecin volontaire à l’horizon. « On est prêts à en accueillir dans nos centres de santé, quand il y a de bonnes initiatives d’où qu’elles viennent, il faut qu’elles voient le jour », appuie Dominique Santoni. La présidente LR du Département réfute toute concurrence avec son plan santé qui, depuis trois ans, vise à recruter et salarier des médecins généralistes. Rappelons qu’il y a un an et demi, acteurs politiques et sanitaires, ont lancé Vaucluse santé attractivité, visant à draguer les médecins et faciliter leurs démarches.

    Encore 5 ans de pénurie ?

    Max Raspail, maire (DVG) de Blauvac et président de la communauté de communes Ventoux sud, fait partie des trois territoires retenus. Depuis le début de l’année, il peine pourtant à attirer un médecin dans la nouvelle maison médicale construite sur le hameau de Saint-Estève. « Lors du dernier conseil municipal, on a voté une délibération pour faire appel à un chasseur de têtes et attirer un docteur », expose-t-il. Le cabinet dispose déjà « d’un kiné, d’un ostéopathe et il y a un appartement de 90m2 avec terrasse pour se loger », insiste Max Raspail. Si Blauvac n’a jamais eu de médecin, les habitants se tournaient jusque-là vers les villages voisins de Mazan ou Malemort. « Mais il y a eu des départs à la retraite, il faut aller à Carpentras, c’est compliqué. On aura beau faire 1 000 efforts, on ne va pas inventer l’eau chaude : la réalité, c’est qu’on manque de médecins », diagnostique le maire. Avant que la fin du numerus clausus se fasse sentir, « on a encore bien 5 années difficiles devant nous », conclut Bernard Arbomont.

  • La nouvelle aire d’accueil des gens du voyage fédère

    La nouvelle aire d’accueil des gens du voyage fédère

    Quelques centaines de mètres après la déchèterie de Courtine, à Avignon, le goudron neuf de la nouvelle aire d’accueil témoigne de sa toute récente réhabilitation. Et celle-ci est également plébiscitée par ses résidents.

    En effet, une enquête du Grand Avignon, menée auprès des 12 premières familles installées sur place après son ouverture le 1er juillet, montre un taux de 100% de satisfaction pour les équipements et la superficie des emplacements. « Les résultats sont unanimes : l’équipement répond aux attentes et conforte son rôle d’aire de passage », se réjouit ainsi l’intercommunalité dans un communiqué de presse.

    Et sur place, les résidents confirment la qualité de vie qu’offre ce nouvel équipement. « Avant, ce n’était pas du tout comme ça. C’était sale, tout était cassé. On n’a pas à se plaindre », glisse par exemple Raynard Lacroix, retraité, avec sa femme, et installé à nouveau depuis une dizaine de jours sur place. « Tout va bien », embraye Manon Santiago, qui est sur l’aire pour la deuxième fois en deux mois, pendant que son fils d’une dizaine d’années gambade entre les caravanes pour rejoindre ses copains. « Lorsque l’on fait remonter un problème, les équipes sont très réactives, que ce soit sur l’eau ou sur la propreté, par exemple. Et malgré la proximité avec la déchèterie, ce qui peut faire peur, il n’y a aucune odeur qui remonte. Mais surtout, les assistantes sociales sont très réactives, ce qui n’est pas du tout le cas partout », ajoute la mère de famille. La gestion et l’accompagnement social font en effet partie des éléments les plus appréciés, d’après le même questionnaire, avec les équipements, la superficie des emplacements ainsi que le sentiment de sécurité dans l’aire.

    Améliorations possibles

    Les familles avaient également la possibilité d’exprimer librement quelles améliorations elles souhaitaient voir sur l’aire. Il en est ressorti une liste de souhaits : la pose de dalles en béton sous les étendoirs à linge, l’ajout de prises électriques, des robinets en extérieur, la création d’un terrain de pétanque et d’une aire de jeux pour enfants, ou encore l’installation de bloque portes, ce qui est déjà programmé par le Grand Avignon. Les autres suggestions, axées sur le confort, « seront étudiées dans le cadre d’éventuels ajustements », confirme le Grand Avignon.

    Début septembre, l’aire avait accueilli 31 familles, soit 101 personnes au total. Le taux d’occupation est de 62,5% et la durée moyenne de séjour est d’un mois. « Cette forte fréquentation confirme la qualité et l’utilité de l’aire d’accueil de Courtine, qui répond pleinement à sa mission d’accueil temporaire dans des conditions dignes et sécurisées », conclut l’intercommunalité.

  • Des origamis pour rendre hommage aux victimes d’Hiroshima

    Des origamis pour rendre hommage aux victimes d’Hiroshima

    « Nous avons envoyé 1 000 grues à Hiroshima en juillet pour le 80e anniversaire de l’explosion des bombes nucléaires au Japon », explique Françoise Caubin, présidente du comité du pays d’Apt du mouvement de la paix. Ce samedi 27 septembre, de 12h30 à 14h, place Jean Jaurès à Apt, des grues en origami investiront l’espace pour clôturer cet événement. Musiques et lectures sont également prévues. « Au Japon, une légende veut que si l’on plie 1 000 grues, alors les souhaits peuvent être exaucés », raconte la présidente du mouvement de la paix. De ce mythe, une campagne internationale est née pour commémorer les 80 ans de l’explosion des bombes nucléaires sur Hiroshima et Nagasaki. « Pour que nos vœux de paix se réalisent », affirme Françoise Caubin. C’est à ce projet que s’est allié le mouvement de la paix du pays d’Apt.

    Depuis le mois de mai, une quinzaine d’associations ou médiathèques ont participé, en organisant des ateliers d’origami. « De nombreux acteurs d’éducation populaire ont été très contents de participer à cette campagne. Parce que par les ateliers d’origami qui se sont déroulés partout dans le pays d’Apt, ils ont pu faire de l’éducation à la paix », développe la présidente. Ce samedi, pour accompagner les grues, de nombreux textes seront lus pour rappeler l’importance de la paix en présence de tous les partenaires et les associations qui ont participé.

  • L’OM commence à montrer son vrai visage conquérant

    L’OM commence à montrer son vrai visage conquérant

    Si Roberto De Zerbi estime qu’il ne s’agit que « d’une simple victoire qui vaut trois points », cette victoire
    (1-0) face au Paris Saint-Germain, lundi soir au stade Vélodrome, apporte davantage de légitimité à cette équipe olympienne.

    Contrairement aux habitudes, où certaines individualités font la différence, le collectif marseillais s’est sublimé. « Le mérite revient aux joueurs », reconnaît l’entraîneur italien. « Certains sont très intelligents : Emerson Palmieri, Pavard, O’Riley, Højbjerg, etc. On dirait qu’ils sont là depuis longtemps. J’ai aimé notre esprit : les un contre un, les pressings, la volonté d’être protagonistes face à cette équipe. À la maison, personne ne doit éteindre notre stade », poursuit-il, en estimant que son équipe a fait « une grosse première mi-temps, avec intensité, pression et intelligence ».

    Cinq nominés sur le gril

    « En deuxième [période], il y a eu un petit creux d’énergie et, avec le 1-0, on a peut-être attendu la fin. On a quand même su repartir proprement, notamment avec Aubameyang et Gouiri. La victoire est méritée contre une équipe qui marque une époque, comme l’AC Milan de [Arrigo] Sacchi ou le Barça de [Pep] Guardiola. Ça donne encore plus de valeur à la prestation des joueurs », ajoute De Zerbi, conscient que ses protégés se sont surpassés pour battre un PSG, certes affaibli, mais qui comptait des joueurs de renom. D’ailleurs, cinq joueurs de la Capitale ont figuré dans le top 30 du Ballon d’Or 2025 : Vitinha (3e), Achraf Hakimi (6e), Nuno Mendes (10e), Khvicha Kvaratskhelia (12e), Fabien Ruiz (24e). Toutes ces vedettes parisiennes ont été stoppées dans leur élan par une défense marseillaise solide. À commencer par Nayef Aguerd.

    L’international marocain, auteur du seul but de la partie, s’affirme de plus en plus comme le patron de la charnière. Sa complémentarité avec Pavard permet de libérer d’un poids le capitaine Balerdi, encore sujet parfois à quelques maladresses. Mais au-delà des trois centraux, l’apport des pistons Weah et Palmieri a été crucial. Ils ont à la fois limité les assauts offensifs dans leurs couloirs respectifs, tout en participant à l’animation offensive, orchestrée par un Mason Greenwood des grands soirs. « Je pense que ça peut encore se perfectionner », estime à juste titre Pierre-Emerick Aubameyang, persuadé que ce valeureux succès va « renforcer le groupe ».

    Paixão, seul au monde

    Parmi les points positifs à retenir, le tandem danois Hojbjerg-O’Riley semble avoir trouvé son rythme de croisière. L’expérience du premier, associé à la fraîcheur du second, forme un milieu de terrain difficile à franchir. Finalement, seul Igor Paixão n’a pas été à la hauteur du Classique. L’ailier brésilien a eu plusieurs occasions de faire la différence dans le couloir gauche, mais il n’est pas encore fin prêt. Comme Timothy Weah et d’autres recrues avant lui, l’ancien chouchou de Feyenoord a besoin d’un temps d’adaptation pour retrouver son rendement d’antan. Histoire de prouver que la recrue la plus chère de l’histoire du club n’est pas un flop.

  • Plan-de-Cuques prêt à un grand affrontement contre l’équipe de Paris 92

    Plan-de-Cuques prêt à un grand affrontement contre l’équipe de Paris 92

    Après un match « costaud dans tous les secteurs de jeu » contre Besançon et une rencontre où « nous avons manqué de fraîcheur » à Nice, Plan-de-Cuques affronte Paris 92, ce mercredi (20h). Une confrontation au cœur d’une riche semaine pour le HBPC, qui se déplace dès vendredi à Strasbourg, pour le compte de la 4e journée de championnat. Les Franciliennes se rendent dans les Bouches-du-Rhône et vont retrouver une tête bien connue : Angélique Spincer.

    En effet, la coach des Plan-de-Cuquoises a joué durant 10 ans au club basé à Issy-les-Moulineaux. « Je connais très bien le club, parce que j’y ai fait une grande partie de ma carrière. Les joueuses et les dirigeants ont changé, mais je le porte dans mon cœur évidemment », confie l’entraîneur en chef.

    Angélique Spincer s’attend à un défi physique, un grand affrontement, ce mercredi soir, aux Ambrosis. « Elles vont mettre de l’impact défensif, imposer leur physique. J’attends une réponse de la part de nos joueuses par rapport au combat que l’on doit livrer. L’équipe qui rendra la meilleure copie remportera le match. » Dans un championnat aussi ouvert que la ligue française, tous les matchs comptent et toutes les équipes ont leurs ambitions. Gagner deux fois en 48 heures serait une belle avancée pour le HBPC. Une semaine charnière où Laurie Puleri va retrouver la feuille de match après son absence à Nice. Laureen Dembélé est encore incertaine, sa présence (ou non) sera décidée au dernier moment.

    3e journée de Ligue Butagaz Energie

    À 20h au gymnase des Ambrosis