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  • À Actoral, Lia Rodrigues transperce les frontières

    À Actoral, Lia Rodrigues transperce les frontières

    Après son ouverture mercredi au Théâtre des Calanques avec Puff, d’Alice Ripoll et Hiltinho Fantastico, la 25e édition du festival Actoral poursuit son tropisme brésilien en invitant la chorégraphe Lia Rodrigues samedi 27 et dimanche 28 septembre au Théâtre Joliette. Elle célèbre à cette occasion les 35 ans de sa compagnie avec Borda, mot revêtant aussi bien le sens de frontière que de rêve et fantasme, spectacle qui « fait renaître sur scène des costumes et des objets d’archives issus de ses spectacles emblématiques », indique le programme. « Avec la notion de fête, de réunion et de partage », précise Hubert Colas directeur d’Actoral.

    Casser la « borda »

    « Lia Rodrigues a créé en 2009 un centre d’art avec l’ONG Redes dans la favela de Maré, l’une des plus grandes de Rio de Janeiro avec 100 000 habitants. Comme il n’y avait pas de services publics, elle a pris le relais du pouvoir dans le quartier », situe Nathalie Huerta. La directrice du Théâtre Joliette développe avec admiration : « Les habitants se sont approprié ce lieu où il y a une école de danse, un accompagnement vers un diplôme en université. Et en parallèle, quand elle montre ses spectacles dans le centre d’art, c’est le tout Copacabana qui se presse dans la favela, alors que les gens du centre-ville n’y mettent jamais les pieds d’habitude. Et cela, malgré la présence des trafiquants et de l’armée qui tirent. »

    P.A.
  • Les salariés du « Parisien » en grève contre un rachat par Bolloré

    Les salariés du « Parisien » en grève contre un rachat par Bolloré

    La grève a été votée par 258 salariés, soit 72,5% des participants à une assemblée générale.

    « Les délégués syndicaux restent dans l’attente d’un rendez-vous avec la présidence du groupe Les Echos-Le Parisien, et la direction générale du Parisien », quotidien propriété de LVMH, selon un communiqué.

    « Impossible à dire aujourd’hui », si les éditions de vendredi et samedi paraîtront, a déclaré à l’AFP Aymeric Renou, délégué syndical SNJ.

    Rumeurs récurrentes

    Après des rumeurs récurrentes ces derniers mois, l’hypothèse d’une vente du quotidien à Vincent Bolloré a pris corps début septembre avec un article du magazine Challenges. Cette perspective a aussitôt suscité craintes et oppositions au sein de la rédaction.

    « Vendre cet héritage éditorial au groupe Bolloré reviendrait à livrer à une idéologie militante d’extrême droite un des grands quotidiens du pays, à appauvrir la pluralité de l’information en France », s’étaient émus journalistes et syndicats dans une lettre ouverte à leur propriétaire Bernard Arnault, PDG de LVMH.

    Le numéro un mondial du luxe n’a ni confirmé ni infirmé l’hypothèse d’une vente.

    M. Bolloré a dans son giron le groupe Canal+, qui comprend CNews. Il est aussi présent dans la presse écrite et radio via le numéro un du secteur des magazines, Prisma Media (Voici, Capital, Femme actuelle…) et via Lagardère (Europe 1, JDD…).

    Interrogé le 23 septembre par les représentants du personnel, le PDG du groupe Les Echos-Le Parisien, Pierre Louette, avait déclaré : « Il n’y a pas de processus de vente du Parisien en cours… à ma connaissance », selon des propos rapportés par le SNJ.

    Sur l’autre volet des inquiétudes, les syndicats reprochent à la direction de remplacer par des contrats temporaires (CDD, contrats à la pige) certains départs prévus dans le cadre du plan de réorganisation en cours. Ils réclament 17 remplacements en CDI.

    « Il y a des trous partout, on ne peut pas travailler dans ces conditions. On craint pour la santé de nos journalistes, notamment dans les éditions départementales », a déploré M. Renou.

    Le plan de réorganisation prévoit la suppression de près de 40 postes. Son annonce avait entraîné en mars une grève de 24 heures et une motion de défiance contre la direction.

    « Des garanties » d’indépendance

    La grève a été votée lors d’une assemblée générale des salariés qui s’est tenue ce jeudi à l’appel des syndicats SGJ-FO, SNJ, SNJ-CGT et SNPEP-FO. Les délégués syndicaux restent dans l’attente d’un rendez-vous avec la présidence du groupe Les Echos-Le Parisien et rappellent deux exigences : les 17 embauches, a minima, en CDI auxquelles s’était engagée la direction dans le cadre d’un accord signé avec trois syndicats, et des « garanties » sur le maintien du titre de presse hors du giron de Bolloré…

    Le Parisien/Aujourd’hui en France est le 3e quotidien le plus diffusé en France quand on cumule son édition nationale et régionale, avec quelque 260 000 exemplaires vendus par jour, selon l’Alliance pour les chiffres de la presse et des médias.

    S.F. avec AFP
  • Provence rugby à la recherched’une victoire salutaire face à Dax

    Provence rugby à la recherched’une victoire salutaire face à Dax

    Provence Rugby est monté dans un wagon et se retrouve à faire les montagnes russes depuis le début de la saison. Il y a eu des hauts avec cette victoire contre Biarritz, mais du très bas avec trois défaites, dont la dernière à Vannes (7-40). Avant la réception de Dax (ce vendredi à 19h30), lanterne rouge de Pro D2, Rémy Ladauge, entraîneur de la défense, revient sur ce qui a pêché en Bretagne. « Il y a quelque chose de récurrent, nos entames de match nous mettent systématiquement en difficulté. Nous n’avons pas besoin de l’adversaire pour se retrouver dans cette position, on le fait nous-mêmes », rapporte le coach présent depuis 4 ans à Aix-en-Provence. Un mal profond depuis début septembre avec un très grand nombre de points encaissés dans les 20 premières minutes des rencontres. Plus qu’handicapant pour l’heure restante.

    Pourtant, Provence Rugby avait les cartes en mains pour briller sur la pelouse de la Rabine, à Vannes. « Nous étions dans les meilleures dispositions pour aller à Vannes. L’avion, l’hôtel, le président ne pouvait pas faire mieux. Le problème vient de nous, il faut qu’on réagisse. » Des problèmes de concentration ont miné les Provençaux. Plusieurs trous d’air regrettables et l’objectif d’être plus clinique contre Dax, qui vient au stade Maurice-David sans pression. L’opportunité est là pour les Landais, capables de faire un coup.

    Rebondir, tous ensemble

    Le 2e ligne d’origine colombienne Andres Zafra Tarazona raconte que la solution pour sortir de cette spirale négative n’a pas encore été découverte. Pourtant, les joueurs s’entendent bien et réalisent des entraînements prometteurs. « Le groupe vit très bien, on s’entend très bien. Malheureusement, cela ne se ressent pas sur le terrain. L’état d’esprit est le bon mais il faut aussi que l’on soit tous sur la même longueur d’onde. » Le rebond est obligatoire face à Dax, pour ne pas perdre encore plus de plumes lors de ce mois de septembre très compliqué à Provence Rugby.

    5e journée de Pro D2

    À 19h30 au stade Maurice-David

    Arbitre : Hugo Dutreuilh

    Provence : Drouet – Bituniyata, Lucas, Finau, Tui – Soulan, Coville – Tuisue, Pinheiro Ruiz, Jalagonia – Youyoutte, Zafra Tarazona – Yemsi, Latterrade, Taofifenua

    Dax : Oltmann – Naseara, Fourquet, Puntous, Couget – Seguy, Ravier – Ferrer, Lacroix, Barrere – Maalla, Loiret – Joel de Almeida, Hiriart Urruty, Drean

  • L’OM vise la tête à Strasbourg

    L’OM vise la tête à Strasbourg

    En battant le PSG lundi, ses hommes ont mis un terme à quatorze ans de disette au Vélodrome.

    « J’ai conscience maintenant que nous allons être encore plus attendus et que les attentes seront plus fortes, ce qui est normal après avoir battu Paris ». Roberto De Zerbi sait désormais que son équipe a les capacités de bousculer plus fort qu’elle. Cela s’était vu à Madrid, face au Real, malgré un résultat négatif. Les espoirs nés à Santiago Bernabéu ont été confirmés au Vélodrome.

    Il reste maintenant à digérer un résultat qui lance l’OM dans la course au podium. Et le déplacement à Strasbourg arrive à un moment clef, cinq jours avant la première sortie en Ligue des champions au Vélodrome avec la réception de l’Ajax. « Après notre prestation face au PSG, il n’y a pas d’angoisse particulière. Ce qui nous est arrivé, ce n’est que du positif », souligne l’entraîneur marseillais.

    Ses joueurs se sont focalisés sur le voyage en Alsace. « Depuis mardi soir, il n’y a plus que Strasbourg dans nos têtes » confirme Emerson. L’international Italien vient d’enchaîner deux titularisations et autant de prestations de très haut niveau et se dit apte à garder le rythme. « J’avais besoin d’être sur le terrain. Au Real, j’ai eu un petit coup de fatigue. Mais face au PSG, j’étais beaucoup mieux et j’ai pu tenir l’ensemble du match », a-t-il relevé.

    Malgré son arrivée tardive il a rapidement trouvé ses repères. Et son entente avec le trio Aguerd – Balerdi – Pavard a donné un sans-faute, lundi. « Si nous, défenseurs, avons pu faire du bon travail, nous le devons à l’ensemble de l’équipe qui a nous a facilité la tâche » a-t-il insisté.

    La page PSG est tourne, et l’OM s’est concentré sur un déplacement à Strasbourg où Roberto De Zerbi espère vivre une meilleure expérience que l’an dernier. « Nous étions un peu comme aujourd’hui, après une victoire à Lyon. La chute a été dure ! » se souvient-il.

    L’Italien ne veut pas que l’histoire se répète (défaite 1 – 0) face à un adversaire dont le groupe a été remanié, « mais qui conserve une bonne organisation et de bonnes individualités. Je m’attends à un match difficile » admet-il.

    Pour préparer ce match, Roberto De Zerbi avait envisagé un stage à Rome. Annulé du fait du décalage de la réception du PSG. Ses troupes se sont entraînées à La Commanderie cette semaine. Quant à son onze de départ, « il y aura quelques retouches, mais pas pour de simples rotations » confesse-t-il.

    Il tient à ce que son OM confirme à la Meinau les bonnes intentions des deux dernières sorties. Avec une idée en tête. « Si nous gagnons, nous serons leaders. Même pour une soirée, c’est important ! » conclut-il.

    « Depuis mardi soir, il n’y a plus que Strasbourg dans nos têtes »

  • Les Spartiates face au défi niçois

    Les Spartiates face au défi niçois

    Les Spartiates de Marseille ne quittent plus la compétition. Un cinquième match en deux semaines se profile avec ce court déplacement dans l’antre des Aigles de Nice. La patinoire Jean-Bouin, en plein cœur de la cité azuréenne, accueille ce choc de la Méditerranée, comptant pour la 5e journée de Synergie Ligue Magnus. Chez leur voisin niçois, les Marseillais comptent bien poursuivre leur dynamique positive. Trois victoires satisfaisantes, une seule défaite, mais sur la glace de l’un des favoris au titre national en fin de saison : les Dragons de Rouen. Hormis ce faux pas en Normandie, les hommes de Luc Tardif ont parfaitement géré leurs confrontations contre Anglet, Gap et Cergy-Pontoise.

    Appliqués, les Spartiates ont construit leurs victoires lors de chaque tiers-temps. De l’assurance devant leur public, avec un Pomge toujours aussi plein, et une solidité affichée lors du voyage en terres gapençaises.

    Une équipe centrée sur elle-même

    Du staff aux joueurs, tous étaient heureux de la préparation estivale. Une montée en puissance physique, technique et des hockeyeurs prêts pour l’entame du championnat. Le fait de se centrer sur eux-mêmes, sans se soucier trop du jeu des adversaires, fonctionne à merveille sur ces 15 premiers jours de compétition.

    Nice ne jouera, vendredi, que son troisième match de la saison, alors que Marseille entrera sur la glace pour la 5e fois. La dynamique ou la fraîcheur ? Rendez-vous, ce vendredi soir, pour connaître le vainqueur.

    5e journée de Ligue Magnus

    À 20h30 à la patinoire Jean-Bouin

  • Aubagne positif avant Fleury

    Aubagne positif avant Fleury

    Un périlleux déplacement pour boucler le mois de septembre. Aubagne joue ce vendredi soir (19h30) sur la pelouse de Fleury, promu cette saison en National 1. Le nouveau venu ne fait pas les choses à moitié en se trouvant actuellement à la 6e place du championnat. Mohamed Nehari et ses coéquipiers ont analysé le jeu des Franciliens et s’attendent à affronter une belle équipe : « Nous les avons observés à la vidéo, c’est une bonne équipe. Ils jouent les coups à fond, effectuent un pressing haut et sont tactiquement rodés », explique le capitaine. Un club francilien qui a enfin réussi à monter dans l’antichambre de la Ligue 2, après 10 ans passés en quatrième division.

    Le Scaab a correctement débuté la saison. Après un faux pas lors de la première journée, ils se sont mis au diapason du National 1. « Le changement de système nous a fait du bien [du 4-2-3-1 au 3-4-3, Ndlr]. On a retrouvé de la solidité défensive et ça permet de mettre en valeur nos recrues, comme Christopher Rocchia, au poste de piston gauche », détaille Nehari.

    « 19 ou 20 joueurs prétendent à jouer »

    Les six premières rencontres ont pu mettre en valeur une certaine densité dans l’effectif aubagnais. À présent, il y a une bataille pour savoir qui sera couché sur la feuille de match par l’entraîneur Gabriel Santos. Mohamed Nehari est satisfait de cette émulation interne. « Nous avons un noyau de 19 ou 20 joueurs qui prétendent à jouer. C’est plus un mal de tête pour le coach, cette concurrence va nous pousser à élever notre niveau de jeu. » Sans réelle pression, Aubagne va se présenter, ce soir, à Fleury, avec l’envie d’aller empocher un troisième succès cette saison.

    8e journée de National 1

    À 19h30 au stade Robert-Bobin

  • [Liberté de la presse] Un soutien massif à La Marseillaise pour contrer l’extrême droite

    [Liberté de la presse] Un soutien massif à La Marseillaise pour contrer l’extrême droite

    Faire bloc face aux assauts menés par l’extrême droite. Une forte mobilisation s’est tenue devant l’entrée du tribunal, rue Autran (6e), en solidarité de La Marseillaise et plus largement pour soutenir la liberté de la presse et la pluralité des médias.

    Tristan Arnaud, journaliste rédacteur dans le Gard, et Léo Purguette, directeur de publication, étaient convoqués devant une juge pour se défendre des attaques portées par le député de la 5e circonscription du Gard, Alexandre Allegret-Pilot (UDR). Ce parlementaire d’extrême droite, dans une plainte dont s’est saisie cette magistrate, accuse notre journal de diffamation.

    En cause, deux articles, comme l’a détaillé Léo Purguette devant les nombreux soutiens présents : « Le premier, parle de ses tweets et les qualifie de racistes, misogynes et homophobes. D’ailleurs, la plateforme X (ex-Twitter), dont on sait qu’elle n’est pas la propriété d’un bolchevique, a supprimé ses tweets et verrouillé son compte, tellement ils étaient outranciers. Le deuxième article, très classique, cite l’enquête de nos confrères du Monde, qui ont remonté le fil du parcours professionnel de ce député. Lorsqu’il était fonctionnaire de Bercy, il a attribué une subvention à une entreprise qui n’était pas encore créée. Ce qui pose évidemment quelques questions. Figurez-vous que nous citons cette enquête du Monde, mais Le Monde, lui, n’est pas attaqué, comme me l’a confirmé Philippe Broussard, de la direction de la rédaction du Monde. »

    Léo Purguette a tenu à rappeler : « Nous n’avons jamais été ni convoqués, ni condamnés pour diffamation sous ma présidence et, de mémoire d’homme, La Marseillaise n’a jamais été condamnée pour diffamation. Après 82 ans d’existence, ça en dit long sur la qualité de ce que nous produisons. » Avant d’ajouter : « Alors pourquoi s’en prendre à La Marseillaise ? Nous avons une petite idée. Ce courant politique là ne digère pas que nous soyons le journal héritier de la Résistance, que nous soyons, 82 ans après notre création, toujours intransigeants vis-à-vis des porteurs de haine. »

    Citoyens, élus, militants syndicaux, politiques ou associatifs… De nombreuses personnes issues d’horizons divers sont venues témoigner leur soutien à La Marseillaise dans ce combat.

    Parmi elles, Jessica Jade de l’UD CGT 13. Des personnalités politiques, avec les parlementaires Jérémy Bacchi, sénateur (PCF), ou Hendrik Davi, député (L’Après), plusieurs élus municipaux (PCF, MadMars, PS…) de la Ville de Marseille à l’image d’Olivia Fortin, maire des 6-8 (MadMars), le maire de Septèmes-les-Vallons (PCF) André Molino et sa première adjointe Sophie Celton, Camille Di Folco et Nathalie Lefebvre, adjointes (PCF) au maire de Martigues, ou Malik Mersali, adjoint au maire de Vitrolles. Le maire du Rove était représenté par Thierry Chauvelot et le maire de Port-de-Bouc par Alain Nersessian. Des acteurs du monde économique étaient aussi présents, comme Denis Philippe, président de la Chambre régionale des entreprises de l’économie sociale et solidaire (Cress) ou Maxime Picard de la Coopérative de presse et de messagerie méditerranéenne (CPMM). Une mobilisation soutenue par l’action fidèle des Amis de La Marseillaise, avec de nombreux membres, comme Frédéric Boffi.

    Léo Purguette puis Tristan Arnaud ont chacun été reçus par la juge. « J’ai insisté sur le fait que je ne comprends pas pourquoi Tristan Arnaud est visé, alors que c’est la direction qui généralement, dans ce cadre-là, assume la publication. Nous espérons que nos arguments auront suffisamment de poids pour que la procédure s’arrête là. Nous tiendrons informés nos lecteurs dans les colonnes du journal dans les prochaines semaines », a conclu Léo Purguette.

    « Toujours intransigeants vis-à-vis des porteurs de haine »

  • Un soutien massif pour contrer l’extrême droite

    Un soutien massif pour contrer l’extrême droite

    Faire bloc face aux assauts menés par l’extrême droite. Une forte mobilisation s’est tenue devant l’entrée du tribunal, rue Autran (6e), en solidarité de La Marseillaise et plus largement pour soutenir la liberté de la presse et la pluralité des médias.

    Tristan Arnaud, journaliste rédacteur dans le Gard, et Léo Purguette, directeur de publication, étaient convoqués devant une juge pour se défendre des attaques portées par le député de la 5e circonscription du Gard, Alexandre Allegret-Pilot (UDR). Ce parlementaire d’extrême droite, dans une plainte dont s’est saisie cette magistrate, accuse notre journal de diffamation.

    En cause, deux articles, comme l’a détaillé Léo Purguette devant les nombreux soutiens présents : « Le premier, parle de ses tweets et les qualifie de racistes, misogynes et homophobes. D’ailleurs, la plateforme X (ex-Twitter), dont on sait qu’elle n’est pas la propriété d’un bolchévique, a supprimé ses tweets et verrouiller son compte, tellement ils étaient outranciers. Le deuxième article, très classique, cite l’enquête de nos confrères du Monde, qui ont remonté le fil du parcours professionnel de ce député. Lorsqu’il était fonctionnaire de Bercy, il a attribué une subvention à une entreprise qui n’était pas encore créée. Ce qui pose évidemment quelques questions. Figurez-vous que nous citons cette enquête du Monde, mais Le Monde, lui, n’est pas attaqué, comme me l’a confirmé Philippe Broussard, de la direction de la rédaction du Monde. »

    Léo Purguette a tenu à rappeler : « Nous n’avons jamais été ni convoqués, ni condamnés pour diffamation sous ma présidence et, de mémoire d’homme, La Marseillaise n’a jamais été condamnée pour diffamation. Après 82 ans d’existence, ça en dit long sur la qualité de ce que nous produisons. » Avant d’ajouter : « Alors pourquoi s’en prendre à La Marseillaise ? Nous avons une petite idée. Ce courant politique là ne digère pas que nous soyons le journal héritier de la Résistance, que nous soyons, 82 ans après notre création, toujours intransigeants vis-à-vis des porteurs de haine. »

    Citoyens, élus, militants syndicaux, politiques ou associatifs… De nombreuses personnes issues d’horizons divers sont venues témoigner leur soutien à la La Marseillaise dans ce combat.

    Parmi elles, Jessica Jade de l’UD CGT 13. Des personnalités politiques, avec les parlementaires Jérémy Bacchi, sénateur (PCF), ou Hendrik Davi, député (L’Après), plusieurs élus municipaux (PCF, MadMars, PS…) de la Ville de Marseille à l’image d’Olivia Fortin, maire des 6-8 (MadMars), le maire de Septèmes-les-Vallons (PCF) André Molino et sa première adjointe Sophie Celton, Camille Di Folco et Nathalie Lefebvre, adjointes (PCF) au maire de Martigues, ou Malik Mersali, adjoint au maire de Vitrolles. Le maire du Rove était représenté par Thierry Chauvelot et le maire de Port-de-Bouc par Alain Nersessian. Des acteurs du monde économique étaient aussi présents, comme Denis Philippe, président de la Chambre régionale des entreprises de l’économie sociale et solidaire (CRESS) ou Maxime Picard de la Coopérative de presse et de messagerie méditerranéenne (CPMM).Une mobilisation soutenue par l’action fidèle des Amis de La Marseille, avec de nombreux membres, comme Frédéric Boffi.

    Léo Purguette puis Tristan Arnaud ont chacun été reçus par la juge. « J’ai insisté sur le fait que je ne comprends pas pourquoi Tristan Arnaud est visé, alors que c’est la direction qui généralement, dans ce cadre-là, assume la publication. Nous espérons que nos arguments auront suffisamment de poids pour que la procédure s’arrête là. Nous tiendrons informer nos lecteurs dans les colonnes du journal dans les prochaines semaines », a conclu Léo Purguette.

    « Toujours intransigeants vis-à-vis des porteurs de haine »

  • Des mairies hissent le drapeau palestinien dans le Gard et l’Hérault

    Des mairies hissent le drapeau palestinien dans le Gard et l’Hérault

    Ce n’est pas tous les jours que le conseil municipal de Cendras soutient le président de la République », lance Sylvain André devant sa mairie. L’édile communiste de Cendras a en effet accroché le drapeau palestinien lundi 22 septembre et organisé un rassemblement en fin de journée pour saluer la décision de la France de reconnaître officiellement l’État de Palestine.

    À l’instar des communes de Saint-Julien-les-Rosiers et Le Martinet, Sylvain André n’a pas suivi les consignes de la préfecture concernant l’accrochage du drapeau palestinien. « Je suis surpris par la polémique. Avec ce drapeau, je soutiens la diplomatie française. On avait déjà mis le drapeau ukrainien et la banderole Ensemble pour la paix quand la guerre en Ukraine a commencé », explique Sylvain André.

    Dans l’Hérault, plusieurs maires ont également accroché les couleurs de la Palestine comme René Revol (LFI). Saisi par la préfecture, le tribunal administratif de Montpellier a suspendu la décision du maire et le préfet lui a « demandé » d’appliquer cette décision. « La consigne du ministre de l’Intérieur contredit de fait la position diplomatique de la France et ne peut donc avoir aucune légitimité », s’est expliqué l’édile qui a laissé le drapeau flotter toute la journée de lundi. Des rassemblements ont également eu lieu devant de nombreuses mairies pour saluer la position française.

    À Cendras aussi, le drapeau palestinien devait être décroché mardi matin. Mais le député d’extrême droite de la circonscription, Alexandre Allegret-Pilot (UDR), en a décidé autrement en venant l’enlever en pleine nuit.

    Sylvain André menacé

    Dans une vidéo où il se met en scène, l’élu ciottiste explique : « Le préfet du Gard a exigé que le drapeau soit retiré. Sans surprise, rien n’est fait. Donc on doit s’en occuper », lance-t-il avant de décrocher lui-même le drapeau. « Il s’est octroyé un pouvoir judiciaire qui n’est pas le sien en commettant une atteinte à l’autorité de la commune et au bon ordre public […]. Je demeure profondément choqué par cet épisode auquel je me réserve le droit de donner une suite judiciaire », a réagi Sylvain André qui a été contraint de fermer les commentaires sur les réseaux sociaux devant le flot d’insultes reçues : « J’ai reçu des messages comme « qu’il prenne le Hamas chez lui », « terroriste », « islamogauchiste ». Il y en a même un qui a dit : “Qu’on le brûle”. Je ne sais pas si c’était le drapeau ou le maire. »

  • Octobre rouge de colères

    Octobre rouge de colères

    Sébastien Lecornu qui se présentait comme un Premier ministre
    de « rupture » lors de sa nomination, semble confirmer, comme son parcours le laissait pressentir, qu’il est avant tout un Premier ministre de la continuité macroniste.

    Il a reçu ce mercredi l’intersyndicale, qui lui avait lancé un ultimatum, en présence de ministres du gouvernement… Bayrou, sans apporter « aucune réponse claire » aux responsables syndicaux.

    Logiquement, c’est donc une nouvelle journée d’action qui se profile le 2 octobre pour permettre l’expression des mille mécontentements qui traversent le monde du travail : réforme des retraites, baisse du pouvoir d’achat, niveau des salaires et des pensions, casse de l’industrie, injustice sociale, plans de licenciements, dégradation des services publics…

    Huile sur le feu

    Reconnaissant sa « fragilité », Sébastien Lecornu constate l’évidence mais n’en tire aucune conclusion de nature à infléchir la politique économique et sociale menée depuis 8 ans.

    De son côté le Medef, s’oppose à toute mesure de justice fiscale et tiendra meeting le 13 octobre sur ce thème. Une manière d’ajouter un peu plus d’huile sur le feu.

    Le nouveau Premier ministre comme le patronat ne laissent guère d’autres choix que de préparer des mobilisations massives dans tous les secteurs afin d’engager un rapport de force au niveau de l’exigence de changement qui existe dans le pays.

    Aucune avancée, aucun déblocage de la situation ne tombera du ciel. C’est un octobre rouge de colères qui se prépare.