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  • Le préfet ordonne la fermeture du centre aéré associatif de la Rouvière

    En raison de « manquements récurrents » dans l’organisation de son centre aéré les mercredis, l’association Union sportive et culturelle de la Rouvière Marseille (USCRM) se voit interdite, par le préfet des Bouches-du-Rhône, d’exercer ses activités de loisirs au sein des écoles maternelle et élémentaire de la Rouvière (9e).

    C’est une mesure rare, exceptionnelle. L’arrêté préfectoral du 7 octobre sonne comme un coup de tonnerre. Les services de l’État justifient cette fermeture « au regard de la gravité et de la récurrence des manquements constatés » et après deux courriers d’injonction non suivis d’effet pour se mettre en conformité avec la réglementation sur l’accueil collectif de mineurs (ACM). Les constats procèdent de cinq contrôles du service départemental de la jeunesse et des sports entre le 22 octobre 2024 et le 1er octobre 2025.

    Sont pointés « le non-respect du taux d’encadrement, l’absence d’une partie des diplômes de l’équipe pédagogique, l’absence de diplôme de la directrice ou de son adjointe, le non-respect des règles de sécurité des locaux, la présence d’individus extérieurs non déclarés au contact des mineurs, l’absence de projet pédagogique ». Parmi les récriminations, le signalement reçu le 14 mai 2025 d’un parent dénonçant « l’unique présence de la directrice pour encadrer une soixantaine d’enfants sans animateur ».

    Interrogée, la Ville de Marseille rappelle qu’elle avait émis « plusieurs alertes et recommandations » à l’égard du centre aéré. Elle indique avoir d’ores et déjà entamé des démarches pour que les enfants soient pris en charge dans des centres aérés alentours, dès mercredi prochain, mais également pour « qu’une autre association puisse assurer la continuité de ce centre aéré à compter de la première semaine des vacances scolaires, en lien avec les services de la CAF 13 et de la Jeunesse et des Sports ». La mairie dit se rapprocher des parents pour les informer de l’évolution de la situation et des mesures mises en place.

    « Les enfants ne sont pas en danger »

    Contacté via son secrétaire général, le président de l’USCRM, Daniel Amar, n’avait pas réagi à l’heure où nous bouclons. Au siège de l’association, 83, boulevard du Redon (9e), c’est un sentiment d’injustice et de colère que nous recueillons auprès d’une bénévole qui veut garder l’anonymat. « Le recrutement des animateurs est un problème que connaissent tous les centres aérés de Marseille. En juin-juillet, On avait tout restructuré et les inspecteurs de la Jeunesse et des Sports nous avaient dit qu’ils nous aideraient et nous soutiendraient. Niveau mairie, nous n’avons eu aucun reproche. Au contraire, la responsable nous a énormément aidés. On avait regardé avec elle les effectifs, les papiers à jour, les dossiers enfants, les fiches d’urgence, le projet pédagogique avec les animations et les emplois du temps, les locaux, l’encadrement, les diplômes des animateurs, le récépissé de la préfecture, les menus du jour, etc. S’il y avait eu le moindre problème, on aurait eu un retour écrit. Là, on sanctionne à tort une nouvelle équipe pour des manquements imputables à l’ancienne en nous fermant du jour au lendemain. »

    La goutte d’eau, c’est le constat du 1er octobre au matin, pourtant moins grave que le signalement parental de mai dernier. Deux inspecteurs de la Jeunesse et des Sports reviennent au centre aéré et constatent qu’il manque deux animateurs. La réglementation exige, pour les maternelles, un animateur pour 8 enfants de 3 à 6 ans et, pour les primaires, un animateur pour 12 enfants de 6 à 11 ans. « Ce mercredi-là, il y avait 4 animateurs, la directrice et son adjointe pour une cinquantaine d’enfants. Il nous manquait deux animateurs. La directrice en remplaçait un, mais les inspecteurs ont estimé que ce n’était pas son rôle. »

    C’est très compliqué, nous assure-t-on, d’avoir le nombre d’animateurs requis disponibles chaque mercredi. « On sait exactement le nombre d’enfants qu’on aura d’un mercredi sur l’autre, mais parfois, un animateur fait défaut au dernier moment. Le 1er octobre, nous n’étions pas arrivés à trouver un animateur au pied levé. Il n’y a eu aucune situation de danger. En aucun cas, nous mettrons des enfants en danger. Nous sommes nous-mêmes des parents. »

  • Le Frioul éteint les lumières pour observer les étoiles

    Le Frioul éteint les lumières pour observer les étoiles

    Une journée pour sensibiliser à la pollution lumineuse et la biodiversité nocturne. C’est l’objectif du « jour de la nuit », organisée au niveau national, depuis 17 ans, par l’association Agir pour l’environnement.

    La ville de Marseille s’en fait le relais et, pour la première fois, toutes les lumières de l’île du Frioul seront éteintes de 18h à 22h, pour permettre aux visiteurs de mieux observer le ciel et ses milliards d’étoiles. « Pour ne pas oublier que la pollution lumineuse impacte aussi la biodiversité marine », explique Christine Juste, élue (EELV) des 6-8 et organisatrice de l’événement.

    C’est cependant en plein jour que les animations débuteront ce samedi. à partir de 14h, de nombreux ateliers auront lieu au muséum d’histoire naturelle pour sensibiliser des petits aux plus grands sur la biodiversité nocturne et les dangers de la pollution lumineuse. Une fois la nuit tombée, différentes balades nocturnes sont prévues pour découvrir chauve souris ou rapaces nocturnes au parc Pastré (8e), Athéna (13e), au col de Sugiton (9e) et autour du muséum (4e). Animée par la Ligue de la protection des oiseaux ou du groupe chiroptères de Provence, ces balades sont gratuites sur réservation.

    Au planétarium du muséum, le documentaire de 20 minutes Le côté obscur de la lumière sera projeté entre 18h30 et 22h30, toutes les demi-heures. Un moyen de découvrir comment les lumières artificielles peuvent perturber les cycles de beaucoup d’organismes vivants : insectes, animaux, plantes et humains. Une façon de rappeler, aussi, les richesses de l’obscurité.

  • Le préfet ordonne la fermeture du centre aéré associatif de la Rouvière

    Le préfet ordonne la fermeture du centre aéré associatif de la Rouvière

    En raison de « manquements récurrents » dans l’organisation de son centre aéré les mercredis, l’association Union sportive et culturelle de la Rouvière Marseille (USCRM) se voit interdite, par le préfet des Bouches-du-Rhône, d’exercer ses activités de loisirs au sein des écoles maternelle et élémentaire de la Rouvière (9e).

    C’est une mesure rare, exceptionnelle. L’arrêté préfectoral du 7 octobre sonne comme un coup de tonnerre. Les services de l’État justifient cette fermeture « au regard de la gravité et de la récurrence des manquements constatés » et après deux courriers d’injonction non suivis d’effet pour se mettre en conformité avec la réglementation sur l’accueil collectif de mineurs (ACM). Les constats procèdent de cinq contrôles du service départemental de la jeunesse et des sports entre le 22 octobre 2024 et le 1er octobre 2025.

    Sont pointés « le non-respect du taux d’encadrement, l’absence d’une partie des diplômes de l’équipe pédagogique, l’absence de diplôme de la directrice ou de son adjointe, le non-respect des règles de sécurité des locaux, la présence d’individus extérieurs non déclarés au contact des mineurs, l’absence de projet pédagogique ». Parmi les récriminations, le signalement reçu le 14 mai 2025 d’un parent dénonçant « l’unique présence de la directrice pour encadrer une soixantaine d’enfants sans animateur ».

    Interrogée, la Ville de Marseille rappelle qu’elle avait émis « plusieurs alertes et recommandations » à l’égard du centre aéré. Elle indique avoir d’ores et déjà entamé des démarches pour que les enfants soient pris en charge dans des centres aérés alentours, dès mercredi prochain, mais également pour « qu’une autre association puisse assurer la continuité de ce centre aéré à compter de la première semaine des vacances scolaires, en lien avec les services de la CAF 13 et de la Jeunesse et des Sports ». La mairie dit se rapprocher des parents pour les informer de l’évolution de la situation et des mesures mises en place.

    « Les enfants ne sont pas en danger »

    Contacté via son secrétaire général, le président de l’USCRM, Daniel Amar, n’avait pas réagi à l’heure où nous bouclons. Au siège de l’association, 83, boulevard du Redon (9e), c’est un sentiment d’injustice et de colère que nous recueillons auprès d’une bénévole qui veut garder l’anonymat. « Le recrutement des animateurs est un problème que connaissent tous les centres aérés de Marseille. En juin-juillet, On avait tout restructuré et les inspecteurs de la Jeunesse et des Sports nous avaient dit qu’ils nous aideraient et nous soutiendraient. Niveau mairie, nous n’avons eu aucun reproche. Au contraire, la responsable nous a énormément aidés. On avait regardé avec elle les effectifs, les papiers à jour, les dossiers enfants, les fiches d’urgence, le projet pédagogique avec les animations et les emplois du temps, les locaux, l’encadrement, les diplômes des animateurs, le récépissé de la préfecture, les menus du jour, etc. S’il y avait eu le moindre problème, on aurait eu un retour écrit. Là, on sanctionne à tort une nouvelle équipe pour des manquements imputables à l’ancienne en nous fermant du jour au lendemain. »

    La goutte d’eau, c’est le constat du 1er octobre au matin, pourtant moins grave que le signalement parental de mai dernier. Deux inspecteurs de la Jeunesse et des Sports reviennent au centre aéré et constatent qu’il manque deux animateurs. La réglementation exige, pour les maternelles, un animateur pour 8 enfants de 3 à 6 ans et, pour les primaires, un animateur pour 12 enfants de 6 à 11 ans. « Ce mercredi-là, il y avait 4 animateurs, la directrice et son adjointe pour une cinquantaine d’enfants. Il nous manquait deux animateurs. La directrice en remplaçait un, mais les inspecteurs ont estimé que ce n’était pas son rôle. »

    C’est très compliqué, nous assure-t-on, d’avoir le nombre d’animateurs requis disponibles chaque mercredi. « On sait exactement le nombre d’enfants qu’on aura d’un mercredi sur l’autre, mais parfois, un animateur fait défaut au dernier moment. Le 1er octobre, nous n’étions pas arrivés à trouver un animateur au pied levé. Il n’y a eu aucune situation de danger. En aucun cas, nous mettrons des enfants en danger. Nous sommes nous-mêmes des parents. »

  • Marseille veut étendre son attractivité toute l’année

    Si Marseille signe encore une saison touristique exceptionnelle en termes de fréquentation, le contexte économique demeure contraint. Le pouvoir d’achat se contracte avec un panier moyen qui diminue, et Marseille tire son épingle du jeu avec une clientèle principalement française, expose Jean-Pierre Cochet, président de l’Office de Tourisme, des Loisirs et des Congrès de Marseille. au regard de la concurrence des pays comme l’Italie et l’Espagne, les hôteliers n’ont pas hésité à réaligner leurs tarifs, cet été, pour être un peu plus attractifs. Avec succès. »

    Même constat du côté des locations de type Airbnb, où une hausse de 43% des tarifs a été observée entre les étés 2023 et 2025. Non sans humour, Jean-Pierre Cochet suggère « d’atterrir en tenant compte de la réalité du pouvoir d’achat ».

    L’Office mise sur une stratégie plus offensive pour renforcer l’attractivité de la ville. Attirer une clientèle étrangère, notamment coréenne ou chinoise, en dehors de la haute saison, pourrait compenser la baisse de consommation des touristes français.

    « L’attrait du tourisme pour les produits Fabriqué à Marseille est très important. En choisissant de mettre à l’honneur ses talents locaux, la foire a été témoin de ce succès. ça nous conforte pour l’attractivité de la ville, mais c’est aussi générateur d’emplois locaux », détaille Maxime Tissot, directeur général de l’Office de Tourisme et des Congrès de Marseille.

    La filière représente 25 000 emplois sur la ville. Allonger la saison ne pourrait qu’amplifier cet impact. « Le tourisme d’affaires va également s’affirmer au Pharo mais aussi au parc Chanot, avec l’arrivée de GL Events », abonde Marc Thépot, président délégué de l’Office. « Ce parc doit devenir un produit de son temps avec la foire, le tourisme d’affaires et les événements ludiques. Cet été, huit concerts ont eu lieu au Vélodrome, attirant 530 000 spectateurs », note Jean-Pierre Cochet.

    Conscients de l’impact des réseaux sociaux, les professionnels misent sur l’image photogénique de Marseille. Mais la vigilance reste de mise face au surtourisme. Le mirage « des croisiéristes qui consomment 100 euros par débarquement », n’a pas fait ses preuves, tandis que la pollution des navires non raccordés à quai et les embouteillages dans les ruelles du Panier suscitent des inquiétudes. Marc Thépot est formel : « Marseille ne doit pas devenir une ville chère, mais une ville durable où on échange, on partage le savoir-vivre Marseillais. »

    Marseilletourisme.com

  • Marseille veut étendre son attractivité toute l’année

    Marseille veut étendre son attractivité toute l’année

    Si Marseille signe encore une saison touristique exceptionnelle en termes de fréquentation, le contexte économique demeure contraint. Le pouvoir d’achat se contracte avec un panier moyen qui diminue, et Marseille tire son épingle du jeu avec une clientèle principalement française, expose Jean-Pierre Cochet, président de l’Office de Tourisme, des Loisirs et des Congrès de Marseille. au regard de la concurrence des pays comme l’Italie et l’Espagne, les hôteliers n’ont pas hésité à réaligner leurs tarifs, cet été, pour être un peu plus attractifs. Avec succès. »

    Même constat du côté des locations de type Airbnb, où une hausse de 43% des tarifs a été observée entre les étés 2023 et 2025. Non sans humour, Jean-Pierre Cochet suggère « d’atterrir en tenant compte de la réalité du pouvoir d’achat ».

    L’Office mise sur une stratégie plus offensive pour renforcer l’attractivité de la ville. Attirer une clientèle étrangère, notamment coréenne ou chinoise, en dehors de la haute saison, pourrait compenser la baisse de consommation des touristes français.

    « L’attrait du tourisme pour les produits Fabriqué à Marseille est très important. En choisissant de mettre à l’honneur ses talents locaux, la foire a été témoin de ce succès. ça nous conforte pour l’attractivité de la ville, mais c’est aussi générateur d’emplois locaux », détaille Maxime Tissot, directeur général de l’Office de Tourisme et des Congrès de Marseille.

    La filière représente 25 000 emplois sur la ville. Allonger la saison ne pourrait qu’amplifier cet impact. « Le tourisme d’affaires va également s’affirmer au Pharo mais aussi au parc Chanot, avec l’arrivée de GL Events », abonde Marc Thépot, président délégué de l’Office. « Ce parc doit devenir un produit de son temps avec la foire, le tourisme d’affaires et les événements ludiques. Cet été, huit concerts ont eu lieu au Vélodrome, attirant 530 000 spectateurs », note Jean-Pierre Cochet.

    Conscients de l’impact des réseaux sociaux, les professionnels misent sur l’image photogénique de Marseille. Mais la vigilance reste de mise face au surtourisme. Le mirage « des croisiéristes qui consomment 100 euros par débarquement », n’a pas fait ses preuves, tandis que la pollution des navires non raccordés à quai et les embouteillages dans les ruelles du Panier suscitent des inquiétudes. Marc Thépot est formel : « Marseille ne doit pas devenir une ville chère, mais une ville durable où on échange, on partage le savoir-vivre Marseillais. »

    Marseilletourisme.com

  • Bientôt un téléphérique pour prendre l’avion

    Recherche maîtrise d’ouvrage pour la réalisation d’un téléphérique entre la gare de Vitrolles et l’aéroport à Marignane… La métropole Aix-Marseille Provence a lancé, ce 1er octobre, un marché pour trouver un prestataire capable de réaliser des études, les travaux, mais aussi la mise en service de ce moyen de transport aérien prévue pour 2030.

    Une ligne d’un petit kilomètre pour trois stations, une positionnée à la gare ferroviaire, une deuxième à proximité d’Airbus Helicopters, au Nord, et une dernière à proximité du terminal 1 de l’aéroport qui « survole la voie express D20, des installations industrielles, la future ZAC de l’aéroport et les parkings », indique le cahier des charges. Car si la gare accueille 73 trains par jour pour 44 destinations en direction de Marseille, Salon, Avignon, Arles ou Montpellier, « elle reste néanmoins trop confidentielle », estime la Métropole. Un problème quand 700 000 voyageurs y transitent, au cœur d’un bassin estimé à 34 000 emplois.

    Une étude de faisabilité réalisée par DCSA Ingénieur Conseil en 2018, également jointe au dossier et que le prestataire devra actualiser, indique par ailleurs que les « transports collectifs connaissent un déficit d’utilisation et d’image », à l’exception de la ligne de bus qui relie Marseille à l’aéroport. Il s’agit donc de connecter le futur téléphérique au réseau de TER, mais aussi au futur Pôle d’échanges multimodal Cap Horizon. Une gare routière de neuf quais de bus avec une ligne à haut niveau de service (Zenibus) prochainement étendue jusqu’à Plan de Campagne et dont les essais ont déjà démarré.

    Parmi les contraintes dont le prestataire devra tenir compte, on trouve aussi la météo avec une forte exposition du site au vent pouvant dépasser les 110 km/h plusieurs fois par an, l’implantation des pylônes, mais aussi leur hauteur pour survoler la voirie.

    Un trajet estimé

    de six minutes

    L’interaction avec les nombreux projets de la zone est également pointée comme un enjeu majeur. Le téléphérique va devoir composer avec un forage pour le réseau de géothermie profonde Marseille-Berre, la valorisation du parking P7 de l’aéroport, la liaison par ascenseur incliné entre la gare et Cap Horizons ou encore l’extension prévue sur le site d’Airbus. Dans son étude, DCSA avait opté pour un système dit « de monocâble en va-et-vient », où les deux véhicules se déplacent à la même vitesse, mais en sens contraire pour atteindre les deux terminus en même temps, à l’image du téléphérique urbain brestois, pour assurer ce trajet de 6 minutes, d’une capacité estimée à quelque 1 000 personnes par heure et par sens, pour un coût d’exploitation de 1,1 million d’euros par an, hors taxe.

    Le coût total du projet est estimé à 43 millions d’euros hors taxe par la Métropole. Cette dernière finançant à hauteur de 22 millions d’euros, la Région Sud, 4 millions, Airbus Helicopters et l’aéroport Marseille Provence, 3 millions chacun. L’État, lui, assure 10,7 millions d’euros. Lors de son deuxième déplacement à Marseille en juillet, le ministre des transports de l’époque, François Rebsamen, avait signé un avenant à la convention cadre du volet mobilité du plan « Marseille en Grand », intégrant cette desserte par câble et doublé la subvention, portant le financement à 500 millions d’euros.

    Le marché s’étend sur 78 mois, les candidats ayant jusqu’au 12 novembre pour se faire connaître.

  • Bientôt un téléphérique pour prendre l’avion

    Bientôt un téléphérique pour prendre l’avion

    Recherche maîtrise d’ouvrage pour la réalisation d’un téléphérique entre la gare de Vitrolles et l’aéroport à Marignane… La métropole Aix-Marseille Provence a lancé, ce 1er octobre, un marché pour trouver un prestataire capable de réaliser des études, les travaux, mais aussi la mise en service de ce moyen de transport aérien prévue pour 2030.

    Une ligne d’un petit kilomètre pour trois stations, une positionnée à la gare ferroviaire, une deuxième à proximité d’Airbus Helicopters, au Nord, et une dernière à proximité du terminal 1 de l’aéroport qui « survole la voie express D20, des installations industrielles, la future ZAC de l’aéroport et les parkings », indique le cahier des charges. Car si la gare accueille 73 trains par jour pour 44 destinations en direction de Marseille, Salon, Avignon, Arles ou Montpellier, « elle reste néanmoins trop confidentielle », estime la Métropole. Un problème quand 700 000 voyageurs y transitent, au cœur d’un bassin estimé à 34 000 emplois.

    Une étude de faisabilité réalisée par DCSA Ingénieur Conseil en 2018, également jointe au dossier et que le prestataire devra actualiser, indique par ailleurs que les « transports collectifs connaissent un déficit d’utilisation et d’image », à l’exception de la ligne de bus qui relie Marseille à l’aéroport. Il s’agit donc de connecter le futur téléphérique au réseau de TER, mais aussi au futur Pôle d’échanges multimodal Cap Horizon. Une gare routière de neuf quais de bus avec une ligne à haut niveau de service (Zenibus) prochainement étendue jusqu’à Plan de Campagne et dont les essais ont déjà démarré.

    Parmi les contraintes dont le prestataire devra tenir compte, on trouve aussi la météo avec une forte exposition du site au vent pouvant dépasser les 110 km/h plusieurs fois par an, l’implantation des pylônes, mais aussi leur hauteur pour survoler la voirie.

    Un trajet estimé

    de six minutes

    L’interaction avec les nombreux projets de la zone est également pointée comme un enjeu majeur. Le téléphérique va devoir composer avec un forage pour le réseau de géothermie profonde Marseille-Berre, la valorisation du parking P7 de l’aéroport, la liaison par ascenseur incliné entre la gare et Cap Horizons ou encore l’extension prévue sur le site d’Airbus. Dans son étude, DCSA avait opté pour un système dit « de monocâble en va-et-vient », où les deux véhicules se déplacent à la même vitesse, mais en sens contraire pour atteindre les deux terminus en même temps, à l’image du téléphérique urbain brestois, pour assurer ce trajet de 6 minutes, d’une capacité estimée à quelque 1 000 personnes par heure et par sens, pour un coût d’exploitation de 1,1 million d’euros par an, hors taxe.

    Le coût total du projet est estimé à 43 millions d’euros hors taxe par la Métropole. Cette dernière finançant à hauteur de 22 millions d’euros, la Région Sud, 4 millions, Airbus Helicopters et l’aéroport Marseille Provence, 3 millions chacun. L’État, lui, assure 10,7 millions d’euros. Lors de son deuxième déplacement à Marseille en juillet, le ministre des transports de l’époque, François Rebsamen, avait signé un avenant à la convention cadre du volet mobilité du plan « Marseille en Grand », intégrant cette desserte par câble et doublé la subvention, portant le financement à 500 millions d’euros.

    Le marché s’étend sur 78 mois, les candidats ayant jusqu’au 12 novembre pour se faire connaître.

  • Le forcené de l’Élysée

    Emmanuel Macron avait promis, mercredi, de nommer un Premier ministre « d’ici 48 heures ».

    En reconduisant son Premier ministre démissionnaire, il balaye l’hypothèse la plus évidente depuis la dissolution désastreuse décidée à la demande de l’extrême droite : désigner une personnalité issue de la coalition arrivée en tête aux élections législatives, le Nouveau front populaire.

    Alors que son ancienne Première ministre, Élisabeth Borne, qui a imposé au pays une réforme des retraites injuste, illégitime et anti-démocratique, s’est dite ouverte à la suspension du texte, il a refusé la moindre garantie aux partis de gauche venus le rencontrer vendredi en début d’après-midi.

    Démission, défiance ou censure

    Le chef de l’État semble incapable de comprendre qu’il a perdu les élections législatives et que son action est désavouée par une majorité de Français.

    « La folie, c’est de faire toujours la même chose et de s’attendre à un résultat différent ! », écrivait Albert Einstein.

    Si le chef de l’État, imagine pouvoir imposer au « socle commun » de se rabibocher pour maintenir son Premier ministre de continuité, il déraisonne.

    Son destin sera le même que celui des trois hôtes de Matignon qui s’y sont cassés les dents : la démission, la défiance ou la censure.

    Par son entêtement, le président de la République, dégrade sa fonction et fragilise les institutions.

    En démocratie, l’absence de solution n’existe pas : le retour aux urnes est indispensable.

  • Sébastien Lecornu, « carte blanche » et promesses de censure

    Rebelote, et dix de der ? Empêtré dans un crise politique sans nom, Emmanuel Macron a donc choisi de donner carte blanche à… Sébastien Lecornu. Entre les lignes, on peut comprendre que le Premier ministre aura les coudées franches pour choisir son nouveau gouvernement. Il y a une semaine, la présence de Bruno Le Maire aux Armées avait provoqué sa chute. Mais ce proche du Président de la République, ministre sans discontinuité depuis 2017, nommé à Matignon le 9 septembre après la défiance la politique d’austérite de Bayrou, n’incarnera jamais la rupture annoncée.

    Sébastien Lecornu qui n’avait tenu que 27 jours à Matignon pourra-t-il faire mieux ? Censé incarner une nouvelle méthode de gouvernement, fondée sur la concertation, la cohérence budgétaire et le respect des institutions, il s’est heurté à une impasse politique majeure : absence de majorité, blocages internes et détermination des oppositions.

    Auto-proclamé « Premier ministre le plus faible de l’histoire de la Ve République », celui qui avait présenté sa démission le 6 octobre après avoir promis en vain de faire adopter le budget 2026 sans recourir au 49.3, paraît encore un peu plus affaibli au terme d’une semaine de négociations qui a vu voler en éclat le socle commun de la droite et du centre droit, formé par Renaissance, LR, Horizons, l’UDI et le MoDem. « L’expression socle commun est morte dimanche soir », a rappelé Bruno Retailleau, le chef des Républicains dans la journée.

    Sur le réseau social X, Sébastien Lecornu a expliqué, vendredi, avoir accepté « par devoir » sa reconduction et assuré que « tous les dossiers » évoqués pendant les consultations seraient « ouverts au débat » parlementaire. Le futur gouvernement « devra incarner le renouvellement et la diversité des compétences », a ajouté le Premier ministre. « Celles et ceux qui entreront au gouvernement devront s’engager à se déconnecter des ambitions présidentielles pour 2027 », a-t-il répété, excluant de fait de le ministre l’Intérieur démissionnaire….

    Quelles sont les alternatives ? Le Rassemblement national qui n’a pas participé aux réunions de Matignon a continué tout au long de la journée d’appeler à la dissolution de l’Assemblée, et a assuré qu’il voterait la censure de cet « attelage sans aucun avenir ». C’est le chemin que tracent aussi les partis de gauche avec différentes nuances. PCF, PS et Les écologistes qui avaient accepté d’entrer dans la discussion, ont vu leur espoir de voir nommer un Premier ministre de gauche, rapidement douché.

    Emmanuel Macron n’a apporté « aucune réponse claire » sur les retraites ou le pouvoir d’achat, déplorait le premier secrétaire du PS, Olivier Faure. Pour le PS, dont la position sera décisive pour la survie du gouvernement, le secrétaire général Pierre Jouvet, a indiqué qu’il n’y avait « aucun deal ». « Tout ça va très mal se terminer » avec une possible « dissolution » de l’Assemblée nationale, confirmait Marine Tondelier. « Inacceptable entêtement du président. Sans rupture ce sera donc la censure: retour aux urnes ! », a pour sa part réagit le PCF.

    Les Insoumis n’ont pas tardé à faire savoir qu’ils déposeraient « une nouvelle motion de destitution du président de la République » et censureraient « immédiatement » le prochain gouvernement : « Nous proposons dès ce soir aux parlementaires de la gauche de l’hémicycle de signer une motion de censure immédiate et une nouvelle motion de destitution du Président de la République », précise le groupe insoumis à l’Assemblée nationale. Sébastien Lecornu présentera son budget lundi. Mais la censure du futur Gouvernement que tous envisagent, dessine en arrière plan une nouvelle dissolution

  • Le forcené de l’Élysée

    Le forcené de l’Élysée

    Emmanuel Macron avait promis, mercredi, de nommer un Premier ministre « d’ici 48 heures ».

    En reconduisant son Premier ministre démissionnaire, il balaye l’hypothèse la plus évidente depuis la dissolution désastreuse décidée à la demande de l’extrême droite : désigner une personnalité issue de la coalition arrivée en tête aux élections législatives, le Nouveau front populaire.

    Alors que son ancienne Première ministre, Élisabeth Borne, qui a imposé au pays une réforme des retraites injuste, illégitime et anti-démocratique, s’est dite ouverte à la suspension du texte, il a refusé la moindre garantie aux partis de gauche venus le rencontrer vendredi en début d’après-midi.

    Démission, défiance ou censure

    Le chef de l’État semble incapable de comprendre qu’il a perdu les élections législatives et que son action est désavouée par une majorité de Français.

    « La folie, c’est de faire toujours la même chose et de s’attendre à un résultat différent ! », écrivait Albert Einstein.

    Si le chef de l’État, imagine pouvoir imposer au « socle commun » de se rabibocher pour maintenir son Premier ministre de continuité, il déraisonne.

    Son destin sera le même que celui des trois hôtes de Matignon qui s’y sont cassés les dents : la démission, la défiance ou la censure.

    Par son entêtement, le président de la République, dégrade sa fonction et fragilise les institutions.

    En démocratie, l’absence de solution n’existe pas : le retour aux urnes est indispensable.