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  • À gauche, LFI se lance tout comme l’ancien maire

    À gauche, LFI se lance tout comme l’ancien maire

    Difficile de prévoir ce qui ressortira des urnes carpentrassiennes le 15 mars au soir au 1er tour des municipales. Mais avec trois listes qui s’annoncent à gauche, heureusement que l’extrême droite part aussi divisée entre Christian Richaud, soutenu par le RN, et Bertrand de la Chesnais, conseiller municipal et chef de file du RN en 2020.

    Maire sortant, Serge Andrieu (DVG) a vu ce vendredi ses concurrents de gauche accélérer. Son prédécesseur Francis Adolphe a lancé sa campagne ce vendredi soir dans son local ouvert il y a quelques semaines. Maire entre 2008 et 2018, Adolphe (ex-PS) avait été frappé d’inéligibilité après avoir été condamné pour violences conjugales. Démissionnaire, Serge Andrieu lui avait succédé. Francis Adolphe, qui a retrouvé une virginité judiciaire, rêve d’un retour aux affaires et se présente « sans étiquette et sans extrême ». En 2021, il avait tenté le coup aux départementales, se hissant au second tour face au binôme RN vainqueur. En froid avec Serge Andrieu, l’ex-maire est toutefois ouvert à la discussion dans l’entre deux tours.

    Mais il faudra aussi composer avec une liste de la France insoumise. Dans un communiqué ce vendredi, le groupe d’action local « propose la constitution d’une liste citoyenne pour une alternative de gauche, porteuse des exigences démocratiques, sociales et écologiques seules à même de répondre à la situation de crise, de régressions, de pauvreté, de délabrement des services publics dans laquelle le macronisme enfonce la société ». Une allusion non feinte car pour LFI la présence dans la majorité actuelle d’élus de centre droit est une ligne rouge. Les insoumis portent « une offre politique municipale clairement de gauche ».

    Entre février et septembre, des tentatives pour composer un Nouveau front populaire à l’échelle municipale ont eu lieu mais en vain. Dès le mois de mai, le PCF – qui avait fait cavalier seul en 2020 – a annoncé son soutien au maire sortant. En vue de sa liste, LFI organise une réunion publique le jeudi 13 novembre (18h30 au château de la Roseraie). Mi-octobre, un sondage commandé par Serge Andrieu le donnait en tête au 1er tour devant Francis Adolphe. Mais l’hypothèse d’une liste LFI n’avait pas été testée.

  • Stéphane Sacco reçoit le soutien du Mouvement républicain et citoyen

    Stéphane Sacco reçoit le soutien du Mouvement républicain et citoyen

    Pour son engagement personnel, ses valeurs humanistes, progressistes, sa détermination à donner à la ville de La Seyne l’avenir qu’elle mérite, le Mouvement républicain et citoyen varois prendra part à la campagne des municipales en soutenant la candidature de Stéphane Sacco (Gauche républicaine & socialiste) tête de liste du rassemblement de la gauche à La Seyne », annonce Toussaint Codaccioni, le secrétaire du MRC varois.

    L’occasion pour le responsable politique de rappeler l’urgence qu’il y a à se rassembler et faire front commun « face aux dérives libérales, aussi bien de ceux qui ont oublié la nation que de ceux qui ont oublié le peuple », mais aussi à la montée de l’extrême droite. Le Mouvement républicain et citoyen, poursuit-il, appelle les citoyens à relever le défi lancé à la démocratie en faisant vivre aujourd’hui et concrètement l’exigence progressiste.

    Résister dans l’unité pour reconquérir la ville

    Une mobilisation des consciences d’autant plus nécessaire dans un département qui a envoyé lors des dernières législatives 7 députés RN sur 8 à l’Assemblée nationale, et avec une droite LR qui fait preuve de plus de porosité avec le parti de Marine de Le Pen.

    Et de conclure : « Nous devons résister pour garder notre liberté, maintenir l’égalité entre citoyens, sauvegarder l’idée de Fraternité et pérenniser à jamais la laïcité au sein de la République. »

  • La Valette, les salariés de Primark font progresser la CGT de huit points

    La Valette, les salariés de Primark font progresser la CGT de huit points

    On fait une belle progression en passant de 17% à 25% », se félicite Anaïs Pascual, la secrétaire générale du syndicat CGT de Primark. Les élections professionnelles viennent en effet de voir progresser de 8% la Confédération générale, qui se retrouve donc dans la boîte avec cinq élus titulaires et cinq élus suppléants au Comité social et économique (CSE). L’instance représentative du personnel a pour rôle la défense l’emploi et les conditions de travail des salariés, veiller à la préservation de leur santé et de leur sécurité, mais aussi s’assurer du respect du droit du travail.

    Une augmentation qui vient récompenser tout le travail sur le terrain d’écoute et d’accompagnement mené dans les 30 magasins de l’enseigne ainsi que les combats engagés pour s’opposer à la pression de la direction sur la force de travail afin de réduire les coûts au détriment des personnels. « Et ça montre la confiance que nous accordent nos collègues », poursuit la responsable syndicale.

    La lutte continue

    Elle déplore en revanche la manœuvre orchestrée pour passer d’un CSE par région à un CSE aujourd’hui national avec la perte d’élus de proximité qui avait compétence, insiste la secrétaire générale, d’emmener l’employeur au tribunal ce que n’ont pas les simples délégués du personnel.

    Et de préciser : « Ça a été décidé et signé par la CFTC qui était le syndicat majoritaire. Le syndicat maison qui a à sa tête le directeur adjoint, alors que nous, on demandait le retour à un CSE par magasin au plus proche des salariés et surtout pour pouvoir emmener chacun des magasins au tribunal si on avait à faire des actions juridiques. » La syndicaliste ajoute : « Ça indique aussi au patronat qu’il va falloir nous écouter un peu plus. »

    En tout cas cette progression, assure Anaïs Pascal, vient renforcer la détermination du syndical à poursuivre la lutte et donne confiance aux salariés. De quoi reprendre la bagarre contre des conditions de travail très dégradées du fait d’un sous-effectif chronique organisé. La secrétaire générale de la CGT Primark La Valette pointe en plus l’arrivée des caisses automatiques qui va s’opérer par le non-renouvellement des postes. « Donc, ça fait des années qu’on travaille en étant toujours moins. Et là, ça va continuer », peste-t-elle.

    Et cela bien sûr, toujours pour un salaire de misère : « On continue à faire le travail de deux ou trois tout en étant payé au Smic. » À suivre, donc.

  • Hero Festival, le cosplay et l’art pour exutoire

    Hero Festival, le cosplay et l’art pour exutoire

    Les allées du parc Chanot grouillent de monde et il n’est pas impossible de croiser au détour d’un stand une créature imaginaire, un personnage kawaï ou encore un héros tout droit sorti d’un jeu vidéo. Le Hero Festival est le rendez-vous des cosplayeurs qui peuvent, ici être eux-mêmes et profiter de chaque instant. «Ici on est bien on sait que les gens ne vont pas nous regarder bizarrement il n’y a pas non plus de concurrence. C’est un lieu très agréable où l’on peut profiter de chaque instant et ce n’est pas le cas de toutes les conventions de ce genre », soulignent un groupe de cinq amis, tous costumés venus de Lyon pour l’occasion. Cela fait des années qu’ils se donnent rendez-vous à Marseille, un «rituel» qu’ils partagent.

    Une ferveur qui se partage

    « C’est bien plus que porter un costume, c’est un partage d’expérience du personnage que l’on devient. C’est un exercice très intéressant au même titre que le théâtre pour les personnes timides et je le conseille. D’ailleurs ça ressemble beaucoup au drag ! C’est un exutoire pour nous », poursuit Ela, habillée en Sans d’Undertale.

    Un endroit qui se veut donc convivial mais aussi sans contrainte pour l’ensemble des participants qui sont libres de représenter l’univers qui leur parle. « Il y a énormément d’univers qui se mélangent ce qui favorise l’interaction on prend tous beaucoup de plaisir et c’est très motivant», ajoute Maxime, aka Link dans Twilight Princess. Une passion qui s’exprime à travers des costumes plus extraordinaires les uns que les autres dont certains sont des œuvres réalisées à la main. «J’ai commencé mon costume au mois d’avril et je l’ai terminé ce matin », sourit Clément avec son armure noir et or de Monster Hunter. Il y vient chaque année en famille avec son frère et sa sœur eux aussi gagas de cosplay. Une ferveur qui peut aussi se transmettre de mère en filles. « On vient chaque année, c’est un rendez-vous qu’on ne raterait pour rien au monde», s’enthousiasme Jessica fan de Dragon Ball qui a transmis son amour du manga à ses filles respectivement habillées en Sailor Moon et en Geisha.

  • L’OM retrouve le bon chemin et reprend le fauteuil de leader

    L’OM retrouve le bon chemin et reprend le fauteuil de leader

    C’est dans une première demi-heure totalement maîtrisée que l’OM a fait la différence. Avec un premier but d’Angel Gomes, dont la frappe sur coup-franc a été dévissée par Radoslaw Majecki. Le gardien Brestois était ensuite pris à contre-pied sur le penalty obtenu par Igor Paixão, et transformé par Mason Greenwood. Avec deux buts d’avance à la pause, les hommes de Roberto De Zerbi, ont rarement été mis en danger par une formation brestoise en manque d’inspiration.

    En seconde période, les Marseillais pouvaient gérer les débats. Et même si Brest se montrait un peu plus entreprenant, les occasions les plus franches restaient phocéennes. Angel Gomes flirtait avec le doublé (58) et Pierre-Emerick Aubameyang, après avoir manqué le coche dès la reprise, enfonçait le clou, avant de céder sa place à Tadjidine Mmadi.

    Après l’énorme frustration du match perdu face à l’Atalanta en Ligue des Champions mercredi, l’OM s’est remis en ordre de marche en s’imposant, avec la manière. Un succès qui va permettre aux Olympiens de passer une trêve sereine et préparer au mieux la dernière séquence de l’année.

    Aidés par quelques maladresses bretonnes, les Olympiens ont ainsi retrouvé le bon chemin. Ils s’imposent sans trop avoir à forcer leur talent, et prennent provisoirement la tête de la Ligue 1, en attendant le résultat de Lyon – PSG, dimanche à 20h45.

    OM – Brest 3 – 0 (2 – 0)

    12è journée de Ligue 1

    Stade Vélodrome, 66 279 spectateurs.

    Arbitre : W. Delajod.

    Buts : Gomes (26), Greenwood (33 sp), Aubameyang (82).

    Avertissements : Vermeeren (45) à l’OM, Mboup (38) à Brest.

    OM : Rulli – Murillo, Pavard, Aguerd (Egan-Riley, 78), Emerson – Höjbjerg ( c, Bakola, 87 ), Gomes (O’Riley, 70), Vermeeren – Greenwood (Vaz, 78), Aubameyang (Mmadi, 87), Paixão.

    Entraîneur : R. De Zerbi.

    BREST : Majecki – Lala, Chardonnet ( c ), Coulibaly, Locko (Guindo, 33) – Chotard (Dina-Ebimbé, 83), del Castillo, Magnetti (Makalou, 74) – Baldé (Labeau-Lascary, 46), Ajorque, Mboup (Tousart, 46).

    Entraîneur : E. Roy.

  • Vainqueur face à la Rochelle, Le RC Toulon prend la 2e place du Top 14

    Vainqueur face à la Rochelle, Le RC Toulon prend la 2e place du Top 14

    La donne était simple pour le RC Toulon : une victoire ce samedi après-midi face à la Rochelle lui permettait de prendre la deuxième place du Top 14, face à une équipe qui, elle, pouvait même prendre la tête en cas de victoire bonifiée. Un défi périlleux eu égard à l’historique récent entre les deux équipes, les coéquipiers de Dillyn Leyds s’étant imposés lors de cinq des dix dernières confrontations à Mayol.

    D’entrée, le match est très engagé, les mauls se succédant au détriment du jeu au pied. Et à ce jeu-là, ce sont les Varois qui se mettent en évidence les premiers. Sur une touche à quelques mètres de l’en-but, le groupé pénétrant du RCT est conclu par Ollivon, mais l’arbitre refuse l’essai pour un écran sur le maul, sanctionnant néanmoins une faute préalable de Skelton. Mêlée introduction toulonnaise à venir, on écarte vers l’aile, et Jaminet conclut, cette fois, sans contestation (5-0, 9e).

    Alors en supériorité numérique, Favre écopant d’un carton jaune pour accumulation de fautes rochelaise, les hommes de Mignoni, comme trop souvent, n’en profitent pas, Jaminet relâchant une balle de doublé à quelques mètres de la ligne (19e), après une pénalité manquée par Hastoy (17e). Mais quelques minutes après le retour de Favre, le break est fait grâce au quatrième essai en trois matches de l’homme en forme du RCT, Mathis Ferté, trouvé en bout de ligne (12-0, 21e).

    Les Rouge et noir paraissent prendre l’ascendant. Et alors qu’on semble proche d’un troisième essai, les Maritimes reviennent dans le match grâce à Cancoriet, en force, après un 50-22 gagné par Hastoy (12-7, 29e). De quoi installer le doute dans les têtes des coéquipiers de Charles Ollivon, qui plient à nouveau quatre minutes plus tard, mais l’essai est refusé pour une obstruction de Lavault. Cet avertissement sans frais passé, Toulon se remet en ordre de bataille. Et sur la sirène, Ribbans s’infiltre et inscrit un nouvel essai qui permet aux siens de rentrer aux vestiaires avec un peu plus de sérénité (17-7, 40e).

    Toulon fait mieux que résister
    Dès l’entame du second acte, et après avoir manqué deux de ses trois coups de pieds en première période, Jaminet offre trois points supplémentaires au RCT (20-7, 45e). L’ancien toulousain est en feu, et fait parler sa vitesse, dans la foulée, pour aller conclure, de justesse, un coup de pied à suivre de Smaïli (27-7, 47e).
    Le bonus offensif provisoirement en poche, Mayol est surchauffé. Et dans ces conditions, les joueurs de la Rade semblent désormais intouchables. Ils font à nouveau parler la puissance sur une touche menée au bout par Priso (34-7, 59e). Touché mais pas coulé, les hommes de Ronan O’Gara réagissent par Leyds (34-14, 68e).
    Il reste alors 13 minutes à tenir pour conserver le bonus offensif. Et les choses se compliquent lorsque Nonu écope d’un carton jaune (75e). L’air, si doux il y a quelques minutes, devient irrespirable. Mais à 14, le RC Toulon fait mieux que résister. Et a l’envi, Dréan, en bout de ligne, porte l’estocade (39-14, 80e). Mayol exulte. Mission réussie pour le RCT, désormais dauphin d’un Stade Toulousain qui ne le devance qu’à la différence de points.
    RC Toulon 39 – 14 Stade Rochelais (MT : 17-7)
    3e journée de Top 14 (match en retard du 21 septembre)
    Samedi 8 novembre, 16h30
    Stade Félix-Mayol, Toulon, 16 749 spectateurs
    Arbitre : Adrien Marbot
    Points RCT : 6E Jaminet (9e, 47e), Ferté (21e), Ribbans (40e), Priso (59e), Dréan (80e) ; 3T Jaminet (21e, 47e, 59e) ; 1P Jaminet (45e)
    Points la Rochelle : 2E Cancoriet (29e), Leyds (68e) ; 2T Hastoy (29e, 68e)
    Cartons jaunes : Favre (9e) pour la Rochelle ; Nonu (75e) pour Toulon
    RC TOULON : Brennan (Priso, 41e), Baubigny (Damond, 56e), Sinckler (Ametlla, 69e) ; Ribbans, Alainu’uese (Javakhia, 64e) ; Ludlam (Mercer, 56e), Abadie, Ollivon (c) (Ludlam, 76e) ; Serin (Le Bail, 72e), Garcia ; Ferté, Sinzelle, Smaïli (Cowie, 61e), Dréan ; Jaminet (Nonu, 64e)
    LA ROCHELLE : Kaddouri (Luaki, 68e), Lespiaucq (Sutidze, 58e), Sorin (Kuntelia, 45e) ; Lavault, Skelton (Kante-Samba, 61e) ; Cancoriet (Haddad, 61e), Andjisseramatchi (Botia, 48e), Haddad ; Berjon, Hastoy ; Lagivala (Bosmorin, 50e), Daunivucu, Favre, Nowell ; Leyds (c)
  • Une réunion publique pour rassembler à gauche

    Une réunion publique pour rassembler à gauche

    C’est une belle réussite. On va pousser la démarche de rassemblement de la gauche jusqu’au bout », lâche Julien De Benito, secrétaire départemental du PCF de Vaucluse et adjoint au maire d’Avignon, ce jeudi 6 novembre, à l’occasion de la première réunion publique organisée par le PCF, l’Après et Génération.s.

    En effet, un peu moins d’une centaine de personnes se sont réunies pour l’événement en début de soirée au château de Saint-Chamand, qui avait pour thématique : « Bien grandir à Avignon : accompagner l’épanouissement et la réussite de nos enfants. » Et ce, sous forme de différents ateliers, présentés par des élus, des acteurs associatifs ou des enseignants locaux.

    « Notre initiative n’est pas de faire une nouvelle liste. On pense que c’est avec les habitants et autour d’un programme que l’on peut rassembler », appuie de son côté Éric Deshayes, adjoint au maire (Génération.s), lors de la présentation de la soirée. « Certains vont se positionner au bout d’un moment. Le rassemblement à gauche commence par du contenu. À nous de trouver notre Lucie Castets à l’échelle locale », ajoute Julien De Benito, tout en concédant que les partis ont aussi leur « calendrier démocratique » si aucun mouvement ne se fait.

    Mais des premiers signes de rapprochement sont toutefois notables. Comme, par exemple, la présence de Zinèbe Haddaoui, adjointe au maire (PS), parmi les intervenants. Mais aussi, dans le public, Mathilde Louvain, cheffe de file de la France insoumise pour les municipales. « Ce genre de démarche va dans le sens d’une construction collective d’un programme et, avant ça, d’un projet municipal. Associer l’associatif, les citoyens et citoyennes, les forces politiques, ça va dans le sens d’un chantier commun », confie-t-elle. Tout en ajoutant être pour un rassemblement, mais en fixant « un périmètre qui soit ambitieux et de rupture dans le bon sens du terme ». Affaire à suivre.

    L’éducation en avant

    Le sujet du soir n’a également pas été choisi au hasard. « Il faut rendre le temps scolaire, mais aussi périscolaire, et ce qu’il y a autour, ce que la municipalité structure, plus qualitatif et émancipateur. Car des élèves plus épanouis s’inscrivent mieux dans le cadre scolaire », pousse ainsi Rémy Blanc, enseignant en petite section à l’école Sainte-Catherine et conseiller départemental (PCF).

    « Il faut créer une communauté éducative sur le territoire ou sur plusieurs zones. C’est un projet de politique globale autour de l’éducation qu’il faut porter, car il faut tout un village pour éduquer un enfant. Sur ce sujet, comme d’autres, on a tous la même opinion, mais on est chacun dans notre couloir de nage », lui embraye David Dumont, secrétaire général de la FCPE 84.

  • Jean-Marc La Piana lance un appel à « travailler ensemble »

    Jean-Marc La Piana lance un appel à « travailler ensemble »

    Il l’avait annoncé par voie de presse, c’est désormais au public que Jean-Marc La Piana (DVG), à la tête d’une liste de gauche, a officiellement présenté sa candidature aux élections municipales de 2026. L’élu a choisi la mairie de annexe de Biver, qui se sent souvent oubliée « lorsque l’on parle de Gardanne », rapporte le candidat, pour réitérer l’annonce et en répétant : il n’est « pas un homme seul, il y a des gens autour de moi » et un « homme de gauche » sans être affilié à un parti politique.

    Dans la salle, pleine, citoyens, représentants d’associations et forces de gauche ont répondu présent. « Ce soir, la situation est grave. Vous vous en doutez tous, c’est à partir de la que nous allons travailler, lance Jean-Marc La Piana, entouré de ses soutiens. Au-delà des divergences du passé, le temps est à l’action. C’est pour cela qu’on est là ce soir. Voyez, cette action ne pourra pas se faire sans vous. Les partis politiques de gauche, les associations comme le Collectif Citoyen [groupe d’opposition mené par Claude Jorda, PCF], comme Reconstruire ensemble [groupe d’opposition mené par Jean-Marc La Piana, DVG], on initie un travail ensemble que l’on souhaite aujourd’hui ouvrir aux citoyens pour qu’ils y participent. Je ne viens pas encore vous demander de voter pour nous, la liste n’est pas encore faite », poursuit le candidat.

    Impliquer le citoyen

    « La demande aujourd’hui est de nous aider à construire un avenir pour Gardanne et Biver (…) le programme, sera fait avec tous ceux qui le souhaitent. » Si la liste de l’équipe La Piana doit encore se préciser, que le programme reste encore à définir, quelques « priorités » ont été égrenées, fil rouge des groupes de travail copilotés par les soutiens de la liste, mis en place et réunis chaque mardi soir, au Cercle de l’Avenir. Sécurité, éducation, tant sur l’enveloppe que sur le contenu, les services publics, l’emploi, la santé ou le développement durable… Le tout motivé par ces « valeurs » : l’intégrité, l’humanisme, la confiance « que nous avons perdue » et la transparence. « Ce sera une équipe municipale qui ne va pas simplement se contenter d’avoir trois ou quatre personnes qui vont décider », glisse Jean-Marc La Piana. « Je vous demande de rejoindre les équipes travail, a finalement conclu le candidat. C’est un appel fort, il n’y a pas de temps à perdre. On a déjà perdu six ans. Notre diversité fera notre force. » « Aujourd’hui, la demande d’intervention des citoyens qui s’engagent est extrêmement forte, les gens veulent intervenir pour proposer, donner des idées, et avoir des moyens d’agir, que nous, politiques, devons leur donner », ajoutera au nom du groupe Anne Mesliand (PCF). Autant de sujets sur lesquels rebondira le public présent, largement préoccupé par des questions de sécurité, de logement, incarnées par le Collectif Veline 1, qui a pu prendre la parole, parmi d’autres.

  • La 40e édition du Noël artisanal invite les chefs à faire le show à la Halle

    La 40e édition du Noël artisanal invite les chefs à faire le show à la Halle

    Ils font bien 1,80 m de hauteur, habillés de tartan et de chapeaux à poils d’ours, et gardent consciencieusement l’entrée de la Halle. Ces deux casse-noisettes géants ont été amenés par leurs créatrices de Santa K à l’occasion de la présentation à la presse du Noël artisanal de Martigues qui se déroule du vendredi 14 ou dimanche 16 novembre à la Halle.

    Pour sa 40e édition, l’événement met à l’honneur la gastronomie avec des animations proposées par plusieurs chefs, dont le Martégal d’origine Fabien Morreale, ancien participant à Top Chef et créateur du restaurant Le Garage, à Jonquières. Mais aussi avec le champion du monde de la pizza 2016 Ludovic Bicchierai. Jean-Claude Annaloro, directeur de la Halle, détaille : « On va monter une scène au milieu pour mettre en avant leur savoir, les filmer et retransmettre en direct ce qui se passe sur écran géant. C’est une première sur le salon, Ça va mettre le feu ! Mais on va le gérer », promet-il

    12 000 visiteurs attendus

    160 exposants sont attendus cette année, pour une fréquentation annoncée à 12 000 visiteurs. Pour l’adjoint (PCF) Gilles Picard, « le Noël artisanal a pris une dimension qui sort largement de la ville et même des limites du département », estime-t-il, alors qu’au départ, « ça a démarré avec l’Union des femmes françaises et le centre social Eugénie-Cotton sous le chapiteau installé sur ce qui n’était pas encore le parking de la Halle, pour devenir la grande manifestation qu’on connaît aujourd’hui ».

    Une manifestation familiale accessible pour 4 euros par adulte, gratuite jusqu’à 13 ans.

  • Co-Sens couve les projets d’entreprise jusqu’à maturité

    Co-Sens couve les projets d’entreprise jusqu’à maturité

    C’est un dispositif peu connu du grand public, alors que c’est « un véritable tremplin », assure Jennifer Borges : la couveuse. Cette ancienne responsable caisse chez Carrefour en a entendu parler pour la première fois à la suite d’un burn-out et d’un licenciement pour inaptitude. « J’ai dit à ma conseillère France Travail que j’avais un projet d’autoentreprise, et elle m’a redirigée vers Co-Sens », raconte la jeune femme de 29 ans.

    Financée par des subventions de l’Union européenne et la Région Sud, la structure propose un Contrat d’appui au projet d’entreprise (Cape), conclu pour une période maximale de 36 mois, aux porteurs inexpérimentés. Valérie Moisan, consultante depuis 24 ans, détaille : « Le couvé est hébergé juridiquement, financièrement et fiscalement avec le numéro de Siret, le compte en banque, la comptable et la responsabilité civile professionnelle de Co-Sens. »

    Pendant cette période, les droits sociaux du porteur de projet sont maintenus. « On encaisse le chiffre d’affaires et on leur rend sous forme de remboursement de notes de frais pour les achats effectués dans le cadre de l’activité, précise-t-elle. En cas de dépassement, on leur fait des feuilles de rétribution considérées comme des feuilles de salaire par France Travail, ce qui rallonge leurs droits. »

    Une boîte à outils

    Une sécurité que Valérie Moisan appelle le « double matelas » : le matelas financier et le matelas d’accompagnement, puisqu’en intégrant la couveuse, le ou la porteuse a accès à des formations et à un suivi. Jennifer Borges témoigne : « Ça m’a permis de comprendre les algorithmes des réseaux sociaux, la comptabilité, d’apprendre à choisir mon statut, à organiser un planning, à préparer mon pitch… » Une véritable boîte à outils qui a rassuré la Gignacaise : « Je ne me suis pas lancée dans le vide, je ne suis pas seule pour assimiler ce nouveau métier qu’est l’entrepreneuriat. »

    Après une année passée au sein de la couveuse, elle commence à dégager « un chiffre correct » depuis le mois de juillet. « Ce n’est pas encore un salaire, mais c’est encourageant » pour poursuivre sa marque d’accessoires pour chiens faits main qu’elle a appelée Gennka dog.

    Co-Sens affiche 70% de sorties positives, c’est-à-dire de retour à l’emploi ou de création d’entreprise. Valérie Moisan souligne : « Pour les 30% restants, c’est très bien aussi, parce qu’ils savent qu’ils ne sont pas faits pour ça ou que leur projet n’est pas bon, et ils ne se lancent pas à corps perdu en mettant en péril leur équilibre financier et familial. » Jennifer Borges résume : « Il n’y a rien à perdre, tout à gagner ! »