Blog

  • Gard : 800 bornes électriques d’ici 2027

    Gard : 800 bornes électriques d’ici 2027

    Sous l’arche millénaire du Pont du Gard, les élus du territoire et les partenaires du projet ont célébré, le 28 octobre, un tournant majeur pour la mobilité durable dans le département. Ce site classé à l’Unesco, témoin d’une autre forme d’ingénierie, devient le point de départ d’un ambitieux réseau de bornes de recharge baptisé ReGARD. Porté par le Territoire d’Énergie Gard – Smeg et confié à Bouygues Énergies & Services, ce projet vise à faire du Gard un territoire exemplaire dans la transition énergétique.

    « Les Romains ont mis cinq ans à construire l’aqueduc, nous deux ans pour faire aboutir notre projet », a lancé avec humour Patrick Malavieille, président de l’EPCC Pont du Gard, lors de l’inauguration des huit premières bornes installées sur le parking rive gauche. Ces équipements, ouverts à tous les usagers, constituent le premier jalon d’un vaste maillage électrique qui doit relier d’ici fin 2027 les 350 communes du département. Le réseau ReGARD, dont le nom résume bien l’esprit de ce projet – « la recharge qui nous relie » – prévoit l’installation de 800 bornes de recharge dans les trois prochaines années, dont une centaine ultra-rapides. Le programme inclut la reprise des 400 bornes existantes du réseau Révéo et l’ajout de 376 nouveaux points. À terme, d’ici 2040, un millier de bornes mailleront le Gard, garantissant à chaque habitant ou visiteur une borne à moins de 20 kilomètres de son trajet.

    « Équité urbain et rural »

    Un objectif que résume Aimé Cavaillé, président du Territoire d’Énergie Gard : « La vision finale est respectée : l’équité entre urbain et rural. » Le déploiement sera assuré conjointement par Bouygues Énergies & Services et Spie CityNetworks, également chargées de la maintenance. Pour Dominique Néel, directeur général délégué de Bouygues Énergies & Services, ce projet est « l’exemple d’une coopération territoriale réussie », entre collectivités, acteurs publics et entreprises privées.

    Le contrat sur 15 ans, représentant un investissement global de 128 millions d’euros par la société d’investissement ElinVest, avec une redevance annuelle de 100 000 euros versée au Smeg et 500 000 euros investis directement sur le territoire. L’objectif est de garantir un taux de fonctionnement de 95% du parc et proposer une offre tarifaire adaptée : les abonnés bénéficieront de réductions pouvant atteindre 20% sur le prix du kWh. Les bornes offriront des niveaux de puissance selon les besoins : en deux heures, une borne standard permettra de récupérer jusqu’à 150 km d’autonomie, tandis que les bornes rapides offriront entre 180 et 300 km en une demi-heure.

    Au-delà de la performance technique, le projet s’inscrit dans une dynamique écologique et touristique. Le Gard, avec ses 6 500 recharges mensuelles déjà comptabilisées sur les anciens réseaux (et plus de 9 000 en période estivale), ambitionne de répondre à la forte fréquentation de ses sites patrimoniaux tout en réduisant son empreinte carbone. À l’horizon 2040, la réduction des émissions est estimée à plus de 350 millions de tonnes de CO2 évitées. « Ce sont deux histoires de la mobilité qui se rencontrent ici au Pont du Gard », résume Dominique Néel, évoquant la passerelle symbolique entre l’ingéniosité antique et la transition énergétique moderne.

  • 21% d’économies sur l’électricité grâce à l’UFC

    21% d’économies sur l’électricité grâce à l’UFC

    Réduire dans les 2 ans à venir sa facture d’électricité de 21,1% (hors taxes, 17,3% TTC), c’est bel et bien possible sans embrouille grâce au deal obtenu par l’UFC Que Choisir.

    Comme tous les 2 ans, l’association de consommateurs vient de conclure un achat groupé d’électricité à des prix très avantageux. Jusqu’au 20 décembre, les 150 000 premiers souscripteurs à l’opération « Énergie moins chère ensemble » ont la garantie de réaliser des économies substantielles sur le tarif réglementé. À savoir 101 euros par an pour un ménage chauffé au gaz (sur la base de 3 000 kWh/an), 321 euros pour un ménage chauffé à l’électricité (10 000 kWh/an) et jusqu’à 485 euros pour les grandes surfaces (15 000 kWh/an).

    « Les économies varient en fonction de la consommation des gens. Elles ne sont pas négligeables, surtout pour les personnes en précarité énergétique », insiste Claude Gaubert. Le trésorier montpelliérain de l’UFC relève que cette offre est même plus intéressante que la précédente, qui proposait 12% d’économies sur la facture annuelle. À l’époque, c’était déjà Octopus Energy qui avait raflé la mise parmi les nombreux fournisseurs ayant formulé une offre.

    Les précédents souscripteurs peuvent d’ailleurs bénéficier de cette nouvelle opportunité. À condition d’en faire la demande ! « Attention, ce n’est pas automatique, il faut demander à Octopus d’être basculé sur ce nouvel achat groupé avant le 20 décembre* », précise Claude Gaubert, fier de cette promotion 2025-2026. « C’est notre chèque énergie à nous ! »

    Concernant le risque que les usagers s’endorment sur leur belle affaire et finissent par payer le prix fort dans 2 ans, le responsable communication de l’UFC se veut rassurant. « On informe nos souscripteurs  ». Ceux-ci sont aussi régulièrement tenus au courant au sujet du prix du fioul sur lequel l’association communique « tous les 15 jours ». En matière d’énergie, pas besoin des soldes ni du black friday pour économiser. Les bons plans de l’UFC suffisent.

  • Un documentaire sur le Madrediosa, à Montpellier, pour France TV

    Un documentaire sur le Madrediosa, à Montpellier, pour France TV

    Réalisateur gersois originaire de Rodez et pas particulièrement lié à la communauté LGBTQIA+, rien ne destinait Adrien Cotonat à s’intéresser au Madrediosa et à sa clientèle. Ce bar ouvert en 2020 dans le quartier des Beaux-Arts s’est imposé au fil des ans comme le repère de la communauté LGBTQIA+ montpelliéraine. Cela n’a pas échappé aux scénaristes de France TV.

    « Le diffuseur avait repéré le Madrediosa comme un potentiel lieu de tournage d’un documentaire qui s’inscrirait dans sa collection ‘Week-ends avec la jeunesse française » explique Adrien Cotonat, le réalisateur. Le projet me tentait alors j’ai accepté. » La série en neuf épisodes réalisée par les antennes régionales de France télévisions dresse le portrait de la jeunesse d’aujourd’hui en suivant un groupe de jeunes, le temps d’un week-end. « Débarquer en tant qu’homme cisgenre (personne dont le genre correspond à celui attribué à la naissance, NDLR) et hétérosexuel n’a pas été un point fort pour légitimer ma demande. En rencontrant Sab et Audrey, les gérantes de l’établissement, nous avons beaucoup discuté sur la manière dont allait être traité la communauté LGBTQIA+ dans le documentaire, pour éviter la stigmatisation », se souvient-il.

    L’art comme moyen de lutte

    Durant treize jours, le réalisateur passe du temps au bar pour « saisir l’ambiance » et « rencontrer la clientèle ». « Je n’y avais jamais mis les pieds, je ne suis même pas de Montpellier, j’habite à Auch, dans le Gers. » Mais par l’intermédiaire des gérantes, il rencontre Hadir, stand-uppeuse, Lé, artiste drag, Julia, colleuse amatrice et Cécile, fan de couleurs et de maquillage. Alors que le documentaire prend place dans un contexte politique compliqué, après le premier tour des élections législatives de mai 2024 où l’extrême droite se positionne en tête, il documente leurs craintes, leurs histoires et leurs luttes. « Chacun·e, par un vecteur artistique différent, milite et s’exprime. Pour ces personnes perçues comme différentes dans la société, le Madrediosa est un repère, un lieu sûr dans lequel elles peuvent enfin être elles-mêmes. »

    Des élections à la Marche des fiertés, Adrien Cotonat découvre en immersion le lien qu’ont tissé Sab et Audrey avec leurs habitués. « Elles ont presque un rôle de “tatas”. C’est assez dingue de voir le nombre de personnes qui, instinctivement, vont entrer en cuisine pour discuter avec Audrey ou passer derrière le bar pour se confier à Sab, parfois même sur des histoires très lourdes. Elles agissent comme des éponges, comme si les gens entraient, se déchargeaient et quittaient le bar remplis d’énergie positive. »

    * Le documentaire est à visionner gratuitement sur France.tv

  • Une mosaïque pour la paix face à la Méditerranée

    Une mosaïque pour la paix face à la Méditerranée

    « Ce banc, c’est une invitation à la rencontre, à s’asseoir côte à côte, comme un premier pas vers la paix », sourit Laura Sahin, co-responsable de la section sud de l’association Les Guerrières pour la paix. Sur la corniche Kennedy, à côté de la plage du prophète, une cinquantaine de personnes se sont réunies, ce jeudi, pour inaugurer la mosaïque de l’association. Un banc de la paix qui a d’autant plus de sens qu’il fait face à la Méditerranée, « une mer témoin des conflits qui frappent ses rives, en Israël, en Palestine, en Ukraine, en Syrie, au Liban », insiste la responsable.

    Débuté en octobre, le projet a été porté par l’association Les Guerrières de la paix, fondée en 2022 par Hanna Assouline, qui rassemblent des femmes juives et musulmanes pour promouvoir un discours de paix et la place des femmes dans ces processus. C’est en partenariat avec l’artiste Paola Cervoni, qui réalise les mosaïques de la corniche, et les élèves de l’école de la Seconde chance que ce banc a été réalisé.

    Pendant 2 mois, tous les mardi, élèves et bénévoles de l’association se sont retrouvés pour discuter de la paix et créer ce dessin de pierre, qui représentent une femme qui souffle les colombes de la paix. « ça fait chaud au cœur de voir le résultat », sourit Fadela Omari, guerrière de la paix.

    C’est donc un message d’apaisement et de solidarité que les guerrières de la paix et Ali Abu Awwad ont voulu porté, ce jeudi, jour du 10e anniversaire des attentats de Paris. « Dans un moment de grande fracture, où le racisme, l’antisémitisme et l’islamophobie montent, on a voulu recréer un espace commun et de dialogue », insiste Hanna Assouline, fondatrice de l’association. Un message de paix partagé par le fondateur de l’association palestinienne Taghyeer : « il faut que l’on soit pro-solution, pour que les Israéliens et les Palestiniens puissent vivre libres, dignes et en sécurité. »

    L’inauguration de ce banc a été suivi par la projection du film Résister pour la paix, au musée d’art contemporain de Marseille. Un film co-réalisé par Hanna Assouline, avec Sonia Terrab, sur des hommes et des femmes qui résistent pour la paix en Israël et dans les territoire palestiniens.

    Le pacifisme comme solution

    Militant pacifiste palestinien, Ali Abu Awwad lutte pour une solution à deux états.

    Une des façons d’agir de manière la plus juste pour nous [les Palestiniens], c’est en faisant de la non-violence notre identité, car nous n’avons pas d’état et le monde entier nous critique si l’on résiste militairement. » C’est la conviction d’Ali Abu Awwad, fondateur de l’association palestinienne pacifiste Taghyeer. Né près de Hébron, en Cisjordanie, il y habite toujours « entouré de grillages et de checkpoints où personne ne peut se déplacer librement ou travailler ».

    C’est pour lutter contre cette réalité qu’il crée Taghyeer (changement en arabe), pour promouvoir une solution non-violente à la guerre Israélo-palestinienne. « Je ne veux pas résister à l’occupation, je veux y mettre fin. Pour cela, il faut une action stratégique qui donnera à mon peuple sa liberté. » Il défend donc une solution à deux états, avec une reconnaissance mutuelle et la libre circulation des populations « pour que les deux peuples puissent vivre libres et en sécurité sur cette terre ».

  • La France bat l’Ukraine à l’usure et s’assure son billet pour le Mondial

    La France bat l’Ukraine à l’usure et s’assure son billet pour le Mondial

    Après celui de Dortmund, les Bleus ont fait la connaissance d’un autre mur jaune.

    Si celui du Westfalenstadion est en tribune, au Parc des Princes, Serghy Rebrov en avait dressé dans la moitié de terrain de son équipe d’Ukraine. Et il s’est montré particulièrement efficace, tout au long d’une première période durant laquelle les hommes de Didier Deschamps ont été incapables d’en saper les fondations. Et même s’ils ont eu le monopole du ballon, que l’essentiel du jeu s’est déroulé aux abords de la surface seul Bradely Barcola est parvenu à obliger Anatolyi Troubine, le gardien ukrainien, à chauffer ses gants, quelques minutes avant la pause.

    En début de seconde période, le Parc des Princes a retenu sa respiration lorsque Slavko Vincic a demandé l’assistance vidéo sur une intervention limite de Dayot Upamécano dans la surface française. Finalement, l’arbitre Slovène n’accordait pas de penalty en faveur de l’Ukraine.

    Un penalty qu’il accordera aux Bleus, quelques secondes plus tard. Ce qui permettra à Kylian Mbappé de débloquer la situation. Le mur jaune était fissuré. Ce dont profitait ensuite Michaël Olisé pour doubler la mise, après que Hugo Ekitiké ait touché le montant ukrainien (71). Puis Kylian Mbappé et Hugo Ekitiké assuraient définitivement victoire et qualification.

    Tirage le 5 décembre

    Les Bleus iront donc en Amérique. Le 5 décembre, le tirage au sort de la phase de groupes de la Coupe du monde 2026 aura lieu à Washington, aux États-Unis. Les 48 nations seront réparties en quatre chapeaux de douze, basés sur le classement Fifa à l’issue de la fenêtre internationale de novembre. Actuelle troisième, la France a assez d’avance et est sûre de compter parmi les têtes de série si elle se qualifie, au même titre que les trois pays organisateurs.

    Le Mexique (co-organisateur) fera partie du groupe A et jouera le match d’ouverture à Mexico, le 11 juin. Les deux autres pays hôtes, le Canada (groupe B) et les États-Unis (groupe D) entreront en lice le lendemain.

    À noter que les quatre nations européennes issues des barrages et les deux pays vainqueurs du tournoi de barrage intercontinental ne seront connus qu’au mois de mars.

    France 4 (0)

    Ukraine 0 (0)

    5e journée groupe D

    Parc des Princes

    (43 000 spectateurs)

    Arbitre : S. Vincic (SLO).

    Buts : Mbappé (55 sp, 83), Olisé (76), Ekitiké (88).

    Avertissements : Koné (31) à la France, Mykhavko (54), Yarmolyuk (74) à l’Ukraine.

    FRANCE : Maignan – Koundé (Gusto, 89), Saliba, Upamécano, Digne – Kanté, Koné (Zaïre-Emery, 80)- Olisé (Nkunku, 89), Cherki (Akliouche, 67), Barcola (Ekitiké, 67) – Mbappé ( c ).

    Sélectionneur : D. Deschamps.

    UKRAINE : Troubine – Karavaev, Zabarnyi ( c ), Svatok, Mykhavko (Zhubkov, 75), Mykhaylych – Ocheretko (Shaparenko, 64), Yarmolyuk, Nazaryna – Gutsulyak (Vanat, 64), Yaremschuk (Tsygankov, 75).

    Sélectionneur : S. Rebrov.

  • Provence Rugby veut enchaîner à Aurillac

    Provence Rugby veut enchaîner à Aurillac

    Provence Rugby a l’occasion de finir ce nouveau bloc de compétition d’une belle manière. Portés par leur victoire à Colomiers, les Aixois se déplacent de nouveau, ce vendredi (19h30), sur la pelouse d’Aurillac. Sauvés lors du match de barrages contre Chambéry la saison dernière, les Auvergnats vivent actuellement une année plus tranquille. Leur dizaine de points d’avance sur la zone de relégation leur donne de l’air et laisse penser qu’ils peuvent viser plus haut que leur 9e place actuelle. A domicile, ils n’ont été battu que par Vannes, leader de la Pro D2. Aurillac reste tout de même sur une lourde défaite sur le terrain de Valence-Romans (22-53), autre formation sensation de cette première partie de championnat.

    Quant aux Provençaux, la confiance est à son paroxysme. Ce succès, vendredi dernier, à Colomiers était un exploit, un coup de maître, comme nous l’avons titré la semaine passée. Cette victoire 12 à 10 dans la région toulousaine a offert aux joueurs de Philippe Saint-André un second succès à l’extérieur cette saison. Grenoble et Colomiers, deux gros de la Pro D2. En 2024-2025, Provence Rugby avait dû attendre le 10 janvier et la 16e journée pour enfin s’imposer hors de ses terres. « Le groupe a sans doute mûri, racontait Joris Cazenave la semaine dernière. Peut-être qu’on se déplaçait avec moins d’envie la saison dernière », ajoutera-t-il par la suite.

    Forte conquête

    et plusieurs absences

    Aix-en-Provence sait très bien que tout n’a pas été parfait à Colomiers, mais que son plan a fonctionné ce jour-ci. L’une des grandes satisfactions a été la mêlée. Un point sur lequel il faudra appuyer une nouvelle fois pour s’imposer en Auvergne. « La conquête nous a fait gagner le match, il faut féliciter les gros [les avants] » rappelait Joris Cazenave. L’indiscipline et les échecs au pied ont également rythmé cette partie en Haute-Garonne. Un mal profond depuis la saison dernière, même si les efforts offensifs sont toujours aussi conséquents.

    Trois absents majeurs sont à signaler avec les suspensions toujours en cours pour Guillaume Piazzoli et Teimana Harrison. Retours prévus à la fin du mois. Quant à Caleb Muntz, il est avec les Fidji pour affronter le XV de France, samedi soir, à Bordeaux. Lui aussi devrait être disponible pour la réception de Carcassonne, dans deux semaines.

  • Un rapport pour faire bouger la France et augmenter la performance

    Un rapport pour faire bouger la France et augmenter la performance

    Faire de la France une nation active et sportive et mettre la science au service de la performance et de l’activité sportive. Ce sont les deux axes mis en avant par le rapport « Science et sport », réalisé par l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST). Cette étude de 219 pages a été portée par le sénateur de l’Essonne, David Ros (PS). Devant la presse, il a détaillé le contenu de ce compte-rendu lors d’un monologue de 40 minutes.

    « Après les Jeux olympiques de Paris, il y avait une volonté de faire ce rapport, qui a finalement été lancé en mars. Plus de 100 personnes ont été interviewées et une cinquantaine de fédérations nationales sont concernées », explique celui qui est au Sénat depuis deux ans. Ces JO 2024 ont également été une étape importante pour que la France revoit la place des sciences et de la technologie dans le sport. Au total, 11 projets de recherche ont été lancés en compagnie de 21 fédérations.

    L’étude « Science et sport » évoque notamment l’impact sur la pratique des sciences et technologies à travers différents sujets. Par exemple, les matériaux, la détection des potentiels chez les jeunes (âge biologique, capacités physiologiques) ou encore la préparation des athlètes ou la lutte contre le dopage. David Ros, rapporteur du projet, pointe du doigt le manque d’activité des Français. Un chiffre est révélateur : « Seulement 11% des hommes et 10% des femmes sont actifs et non-sédentaires. Les personnes dites actives ont une espérance de vie en bonne santé qui s’allonge de 7 à 10 ans, ce qui est considérable. »

    Dix recommandations pour progresser

    En conclusion, l’OPECST formule dix recommandations à travers les deux axes évoqués. Six concernent la pratique du haut niveau : renforcer l’expertise des fédérations et les moyens de l’Insep et de l’Agence national du sport, réglementer la préparation mentale dans le sport, charger l’ANS de représenter les fédérations dans les relations avec les fournisseurs de données. Quatre autres sont « grand public », avec notamment l’envie de redonner sens à l’activité physique au quotidien et à tout âge. Ces différents sujets devraient maintenant passer de ministère en ministère, pour mettre en place des mesures concrètes en faveur de la santé des Français et des athlètes de haut niveau aux six coins de l’Hexagone.

  • Jean-Michel Leclercq accompagne l’élan sportif

    Jean-Michel Leclercq accompagne l’élan sportif

    Originaire du Pas-de-Calais, où il a effectué ses premières missions, Jean-Michel Leclercq a posé ses valises, à Marseille, le 1er mai dernier.

    Celui qui est désormais le délégué régional académique à la jeunesse, à l’engagement et aux sports, est passé par plusieurs étapes avant de s’installer dans ses locaux, face à la gare Saint-Charles. « Je suis d’abord passé par Mulhouse, puis un crochet par Montpellier, qui m’a permis de m’acclimater à la Méditerranée dans ce qui est une très grande ville de sport. » Le voilà désormais Marseillais, placé sous la direction du recteur Benoît Delaunay, où il vit une nouvelle mission, « celle d’accompagner le territoire qui va accueillir les Jeux olympiques d’hiver en 2030 ».

    Retrouver un territoire olympique est un peu un retour aux sources. « Quand j’étais dans le Pas-de-Calais, le territoire servait de base arrière des JO de Londres », se souvient-il. à Marseille, un de ses missions est donc « de mobiliser l’ensemble du territoire pour 2030, en se servant de l’héritage de Paris 2024 afin que les Alpes en bénéficient ».

    En tant que Drajes, des interventions sont programmées dans les établissements scolaires des six départements de la région Sud-Paca, « afin de faire découvrir ce que représentent les Jeux olympiques d’hiver pour notre pays, qui les accueillera pour la quatrième fois ». En rappelant que c’est à Chamonix, en 1924, qu’ont eu lieu les premiers Jeux hivernaux.

    Ces actions seront menées en collaboration avec Solidéo, la structure chargée de construire les lieux d’accueil de la manifestation. « Nous souhaitons accompagner une dynamique. Montrer que le mot héritage n’est pas utilisé au hasard. Et permettre à des personnes éloignées de la pratique sportive de s’en rapprocher. Utiliser le haut niveau pour qu’un grand nombre viennent sur l’événement. »

    Nager, c’est fondamental

    Au quotidien, d’autres initiatives sont mises en route, ou vont l’être. « Apprendre le savoir-vivre en montagne, dans un milieu particulier et fragile en faisant des Jeux un vecteur ludique d’apprentissage », en collaboration avec le Comité régional olympique et sportif.

    La Drajes était également présente sur le dernier Marseille – Cassis, « car la course pédestre est une belle rampe de lancement pour illustrer l’inclusion par le sport », insiste Jean-Michel Leclercq. Cette arrivée ancre sa délégation dans les activités de sport santé, où les établissements scolaires sont des acteurs majeurs.

    Une autre mission de la Drajes est de faciliter l’accès du plus grand nombre à la pratique sportive. à Marseille, une attention particulière est portée sur la nage et la pratique du vélo. « Acquérir l’aisance aquatique est fondamental, aussi important que savoir lire et écrire », insiste-t-il. D’où la mise en route du projet Bougainville, avec le soutien de l’état. Quant au vélo, « nous allons multiplier les interventions dans les écoles et collèges pour initier les jeunes aux fondamentaux », conclut-il.

    Les rendez-vous à venir sur Aix et Marseille

    Dans les semaines à venir, la Drajes sera partie prenante de deux événements majeurs.

    26 novembre : journée de sensibilisation à la lutte contre les violences sexistes et sexuelles dans le sport.

    En partenariat avec le CREPS et la MIPROF, la Drajes organise cet événement de 9h30 à 17h. Il réunira près de 300 participants sur la journée, issus de l’ensemble des publics du secteur sportif et associatif. Parmi les intervenants figurera Roxana Maracineanu, secrétaire générale de la MIPROF et ancienne ministre déléguée chargée des Sports.

    Mercredi 3 décembre : opération Stade vers l’Emploi.

    Le dispositif Stade vers l’Emploi vise à rapprocher le monde du sport et celui de l’emploi en réunissant, le temps d’une journée, des demandeurs d’emploi, des recruteurs et des partenaires autour d’activités sportives favorisant la valorisation des savoir-être.

    La Drajes a souhaité contribuer à l’objectif préfectoral de 50 événements d’ici la fin décembre et soutient 14 opérations en région, dont celle du 3 décembre à Marseille, dans le 3e arrondissement, quartier prioritaire.

    L’événement se tiendra au Centre de loisirs et d’animation de la Busserade, en présence de la Drajes, de la Dreets, de France Travail, de la Ligue d’Athlétisme, d’une représentante préfectorale et de Philippe Lamblin, précurseur du dispositif.

  • Musique et poésie soufflent sur la jeunesse à Martigues

    Musique et poésie soufflent sur la jeunesse à Martigues

    « Nuage, dis-moi ton âge. Vas-tu voyager ? Nuage, où sont tes bagages ? As-tu vu le Kilimandjaro ? », fredonne tout en allitérations le chansonnier Pierre Gueyrard dans Ce sont les arbres qui font le vent. à ses côtés, le mime Joël Gonzalia s’escrime à déployer un parapluie rouge au gré des aléas du vent, comme prêt a faire envoler les imaginaires des spectateurs les plus petits, au cours de ce spectacle poético-musical qui prend ses quartiers, samedi 15 novembre, au Théâtre des Salins. De « la Namibie et ses chutes d’eau » où l’on « survole ses champs et forêts, de Chine, du Japon, de Corée », un voyage susceptible d’émerveiller les minots, dès l’âge de 5 ans.

    Déceler la poésie

    Conçu à partir de l’un des derniers recueils en date de Pierre Gueyrard, Ce sont les arbres qui font le vent convoque « poèmes entraînants et émouvants » auxquels se mêlent « avec émerveillement, musique, chansons, théâtre, mime et aquarelles. Parce qu’il est grand temps de raviver les âmes d’enfants de chacun », indique le programme de la scène nationale de Martigues.

    « La poésie, c’est pour chacun et le monde entier », écrit Pierre Gueyrard. « C’est comme l’eau de l’océan, les lacs et les poissons de Méditerranée. La poésie nous sert à grandir mieux. C’est pour ça que tu dois dévorer les vers », conseille-t-il aux enfants. « En poésie, on dit des vers, pas des phrases. Le ver de terre vit caché. Pour voir sa frimousse, il faut le chercher. La poésie vit dans tout ce qui est caché et tout ce qui pousse. Tous les enfants savent la trouver. »

    Samedi à 18h. Entre 8 et 12 euros

  • Les femmes ont de belles voix au chapitre à Arles

    Les femmes ont de belles voix au chapitre à Arles

    Le Cargo de nuit s’apprête à embarquer ses passagers, vendredi 14 et samedi 15 novembre, direction la note bleue. Avec de sûres capitaines à la barre pour donner respectivement le la de ces deux soirées, en la personne de Robyn Bennett, puis Sandra Nkaké.

    Tout droit venue de Pennsylvanie, mais établie en France depuis une vingtaine d’années, Robyn Bennett a su développer son swing à partir des différentes comédies musicales dans lesquelles elle a officié. C’est d’ailleurs à Paris qu’elle fait partie, en 2007, du casting de Cabaret, canon du genre qui a fait florès aux Folies Bergères, mis en scène par le réalisateur hollywoodien Sam Mendes. Un goût pour la lumière et autant de préceptes scéniques qu’elle a fait siens jusqu’à aujourd’hui, poussant sa voix puissamment suave sur des albums amorcés en 2013. Après The wait, The song is you, puis Glow, la voilà de retour avec un triptyque musical intitulé Move, feel, love. Enivré par des cordes grassement funky, un opus dans lequel la soulwoman « affirme sa force d’avancer quoiqu’il arrive », l’importance de « garder le sourire et de partager les bonnes vibrations et l’amour », stipule la production.

    « Célébrer la force des créations féminines »

    Porté par la célébration de ses 30 ans d’existence, la salle de concert du Cargo de nuit, fondée à Arles en 1995 par l’association Andromède, met les petits plats dans les grands pour sa présente saison. C’est ainsi que, le lendemain de la prestation de Robyn Bennett, au tour de Sandra Nkaké de prendre son relais mélodieux.

    Native de Yaoundé, cette soulwoman franco-camerounaise, qui a démarré sa carrière musicale en 2008 avec l’album solo Mansaadi, viendra se produire au sein d’un trio acoustique, aux côtés de Paul Colomb au violoncelle et de Jî Drû à la flûte traversière. Un ensemble qui prend le nom de « Elles » dans le but de « célébrer la force des créations féminines ».

    Couronnée « Voix de l’année » lors des Victoires du jazz en 2024, après son dernier album en date, Scars, dans laquelle sa voix se prêtait à la thématique du déracinement, Sandra Nkaké s’est lancée dans ce projet où elle convoque cette fois la liberté. Une ambition matérialisée par « un hommage aux femmes qu’elle a croisées ou qui l’ont nourrie dans son parcours artistique », précisait le programme de la Philharmonie de Paris, où elle s’est produite à la rentrée 2025. Parmi ces figures féminines inspirantes, « Jeanne Added, avec qui elle a collaboré pour les Protest songs, Kate Bush ou Laura Cahen ».

    Robyn Bennett en concert au Cargo vendredi 14 novembre à 21h30. Et Sandra Nkaké, samedi 15 novembre à 21h30. Places entre 22 et 26 euros. www.cargodenuit.com