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  • [Entretien] Le président de Montpellier Atlas Paillade : « Laissez nous rêver »

    [Entretien] Le président de Montpellier Atlas Paillade : « Laissez nous rêver »

    La Marseillaise : Vous allez jouer le 7e tour de la Coupe de France au stade de la Mosson. Que représente cette opportunité inédite ?

    Mahfoud Benali : Le Stade de la Mosson, c’est le rêve de tous les licenciés. Et là, ce rêve-là se réalise. Les gamins rêvent de devenir pro ou de jouer au Montpellier-Hérault. C’est une consécration et une fierté pour nous, pour tout le club. On remercie le maire de Montpellier qui n’a pas hésité un instant. Dès que je lui ai envoyé un SMS, il m’a dit « pas de problème, je vois tout de suite avec les services, je reviens vers vous ». Une demi-heure après, c’était réglé.

    N’est-ce pas une mise en lumière pour votre club ?

    M. B. : Oui, exactement. Notre club créé en 1999 joue un rôle important depuis des années, on fait du bon boulot. On avoisine les 500 licenciés, on a une école de foot, on a beaucoup de bénévoles et dirigeants. Pour ma part, je suis passionné de foot. La semaine, j’exerce le métier d’expert-comptable au quartier depuis plus de 20 ans. De ma fenêtre, je vois le stade de la Mosson.

    Pouvez-vous relever le challenge sportif ?

    M. B. :L’écart est important. Bourg-en-Bresse évolue en 3e division, nous en 6e division. C’est un vrai challenge, un vrai défi. Mais, tout est possible en Coupe de France. Moi, je suis un rêveur. Laissez-moi rêver. C’est ça, la magie de la Coupe de France. Si on passe ce tour, on peut rêver à un 32e de finale face à un club de Ligue 1.

    L’attente autour de vous est importante sur le terrain mais aussi en dehors. En avez-vous conscience ?

    M. B. :Exactement. C’est pour ça qu’on a fait une réunion lundi avec la Métropole. On va traiter ce match-là comme un match pro. C’est-à-dire qu’il faut le même dispositif de sécurité que pour un match de Montpellier -Hérault sachant que l’on attend autour de 5000 personnes.

    Pour ce match, peu importe le résultat, l’essentiel, c’est de réussir cette fête.

    N’êtes-vous pas porteur de l’image du quartier, parfois stigmatisée ?

    M. B. :Il n’y a jamais eu un problème chez nous. Des gens parlent, évoquent des sous-entendus. Mais dans les faits, sortez-moi un problème qu’on a eu lors de nos matchs à nous. L’an passé, à Tarbes lors de la finale du championnat, il y a eu un problème, mais nous n’étions pas l’organisateur. On a eu un retrait de quatre points. En appel, il a été réduit à deux points. L’an passé, Montpellier-Hérault a eu des problèmes lors du match face à Saint-Etienne le 16 mars. Est-ce que Montpellier a eu moins de 4 points de pénalité ? Non. À juste titre, d’ailleurs. Et là, on va sanctionner un club de quartier. Il y a deux poids, deux mesures.

    Et au-delà de ce tour de Coupe de France, quel est votre objectif pour la saison ?

    M. B. :L’année dernière, on a raté la montée en National 3. Cette année, il n’y a pas de barrage. On repart avec la même volonté et motivation. Après notre victoire devant le Grau du Roi, on est premiers. À terme, on veut arriver jusqu’au National. Notre ambition, c’est d’être le deuxième club de Montpellier et d’être «la réserve» du MHSC, dont on souhaite le retour en Ligue 1. On a un projet l’année prochaine de créer des classes sport-études au collège Arthur Rimbaud. Le maire, le département sont d’accord. Ils nous suivent dans ce projet. Les gamins seront en classe le matin, l’après-midi au football. On fera quatre classes. Sixième, cinquième, quatrième et troisième. On a plein de talents, plein de gamins. On veut donner la chance à des gamins d’accéder au haut niveau de football. On n’est pas en concurrence avec le MHSC, mais complémentaire.

    Dans notre quartier, le football est incontournable. Tous les gamins en rêvent. On a eu quelques réussites avec Redouane Halhal, qui est passé au MHSC, à l’Atlético Madrid et joue au Pays-Bas.

    Vous avez comme entraîneur un ancien joueur du MHSC, à savoir Geoffrey Dernis.Qu’est-ce qu’il vous apporte ?

    M. B. : Il nous apporte la rigueur d’un ancien pro. Il est très écouté et respecté par les gamins. Cela n’a pas de prix. On a trouvé un bon deal. Il se régale avec nous, passe son diplôme.

    Il y a peu, le maire de Montpellier vient d’annoncer que le stade de la Mosson serait aménagé. Quel regard portez-vous sur ce choix ?

    M. B. :Notre stade (annexe de la Mosson, Ndlr) est dans une zone inondable. À part changer la pelouse, on ne peut pas agrandir, on ne peut rien faire. On n’a à notre disposition un seul stade pour 500 licenciés. Pour faire jouer tout le monde, il faut être polytechnicien. Quand il y a une volonté politique, il y a toujours des solutions. Et la volonté politique, elle y est maintenant. Je suis donc très content de la décision du maire qui désire rénover la Mosson et donc faire des travaux pour préserver le stade des inondations. Si on dispose de nouveaux terrains, on pourra accueillir plus de gamins. Et, le foot va rester à la Paillade. Jusque-là, le stade était ouvert une fois tous les quinze jours. Désormais, avec les travaux autour du stade, on peut créer des commerces, une brasserie…. On peut imaginer une salle de boxe ou d’autres clubs, et des bâtiments pour d’autres associations. Ces travaux vont nous permettre de nous développer. C’est mon avis, c’est aussi l’avis des Pailladins.

  • « Cette COP va acter l’échec de l’accord de Paris »

    « Cette COP va acter l’échec de l’accord de Paris »

    La Marseillaise : Cette COP s’ouvre dix ans après les accords de Paris, prévoyant de limiter le réchauffement climatique sous la barre de +1,5°C d’ici 2100. Dix ans plus tard, ces objectifs ne sont pas atteints et le dérèglement climatique s’accélère…

    Alix Roumagnac : Effectivement, le dérèglement s’est mis en place, il ne faut plus parler au futur. On a eu le tort, peut-être il y a 10 ans, de parler de 2050, 2100, sans se rendre compte que les conséquences étaient déjà là. Les récents événements climatiques, que ce soit l’ouragan Melissa en Jamaïque ou le super typhon aux Philippines, en attestent. Ça va être un des aspects de la discussion de cette COP. Aujourd’hui ce sont les pays qui ne sont pas les principaux émetteurs de gaz à effet de serre, comme la Jamaïque, les Philippines, qui en subissent les conséquences.

    Les objectifs de Paris sont-ils toujours atteignables ?

    A. R. : Je pense que cette COP va acter l’échec de ces objectifs et tenter d’en établir de nouveaux. On s’est déjà rapproché des +1,5°C, donc on sait qu’on ne va pas pouvoir les obtenir. Malgré l’échec, la trajectoire, qui se situait, il y a 10 ans, aux alentours de +4 °C à la fin du siècle, a été un peu modifiée. Un certain nombre de pays ont mis en place des actions et désormais, on est à +2,8°C ou +3°C à la fin du siècle. Ce n’est pas suffisant, mais on voit que ces COP, malgré toutes les difficultés que l’on connaît, ont quand même un effet. Toute la difficulté de cette nouvelle conférence va être comment bâtir quelque chose avec l’absence des États-Unis, un des principaux pollueurs et principaux émetteurs.

    Justement, l’absence des États-Unis ne risque pas de compromettre le moindre accord ?

    A. R. : Les États-Unis entraînent derrière eux un certain nombre d’États, soit des états de connivence doctrinale comme l’Argentine, qui suivent cette position et profitent de l’occasion pour ne plus avoir à faire d’efforts, soit certains qui ne veulent plus faire d’efforts car le principal pollueur n’en fait pas. C’est toute la difficulté de cette COP, que ce soit en termes d’atténuation comme en termes de compensation. Quand on parle des fonds à mettre en place pour compenser les pays qui subissent les conséquences du réchauffement, il est clair que les États-Unis ne voudront pas participer à cette compensation, et ça rend les choses compliquées. Que peut faire la communauté internationale dans cette situation ? Les pays européens ont dévoilé leur nouvelle feuille de route cinq jours avant le démarrage de la COP. Ce qu’on peut espérer, c’est la reprise du leadership européen pour essayer de donner une dynamique dans cette période un peu particulière.

    Un autre enjeu de cette COP est de sortir des énergies fossiles, mais ne faudrait-il pas envisager une baisse de la consommation ?

    A. R. : Ça va être une complexité supplémentaire. La baisse des énergies fossiles, paradoxalement, c’est la COP28 à Dubaï qui avait réussi à faire un petit pas en avant sur ce sujet. Là, le Brésil est quand même un pays producteur de pétrole. Il a encore récemment donné des nouvelles autorisations de licence pour du forage pétrolier. Donc on sent que cette COP ne fera certainement pas d’avancée supplémentaire sur la sortie des énergies fossiles. Ce sera plus certainement un sujet sur la préservation des forêts. La sortie des énergies fossiles est une chose mais on sait que le seul élément qui va permettre d’inverser la tendance, c’est une modification forte dans nos modes de consommation, quel type de croissance on peut avoir pour justement diminuer nos consommations. Et on voit malheureusement qu’aujourd’hui les intérêts particuliers de chaque pays et le développement économique prennent le pas de manière très forte sur l’intérêt général de la planète. C’est vrai aux États-Unis, mais c’est vrai partout dans le monde. En France, ces dernières années, les débats portent sur la limitation de la dette, l’augmentation du pouvoir d’achat mais la transition écologique est passée très en retrait de toutes les préoccupations que ce soit des politiques ou des citoyens. Pourtant, il y a trois, quatre ans, après le Covid, on observait une conscience écologique chez les citoyens avec des petites avancées. Là, on observe plutôt un recul de cette problématique.

    Ce recul sur l’environnement ne risque-t-il pas d’engendrer un sentiment de démobilisation, de résignation chez les citoyens ?

    A. R. : C’est complexe. Il y a une grande volonté aux COP – j’étais présent à la COP27, à la COP28. Le sujet, c’est plus d’arriver à convaincre l’opinion publique de l’intérêt de faire des petits pas. Ce combat doit être le résultat de petits efforts de chacun tous les jours. Le problème c’est qu’on a parfois des positions trop extrémistes. Selon le palmarès international des efforts des États en matière climatique de 250NOW, les premiers classés sont les pays scandinaves, la Suisse, le Luxembourg, et la France arrive septième. Sans aucune surprise, les derniers pays de l’OCDE sont les États-Unis, le Canada, l’Australie. Pourtant, en France, on a plutôt un sentiment général qu’on ne fait pas assez d’efforts. Et certaines associations mettent la France au tribunal alors qu’elle fait partie des leaders mondiaux à montrer l’exemple. Cette mise en cause peut affaiblir la voix de la France. Je pense que c’est un sujet qui devrait rassembler au-delà des oppositions. C’est un sujet prioritaire mondialement, la dette écologique est beaucoup plus grave que la dette financière. Aujourd’hui, on n’a pas de partis, de gens qui arrivent à se positionner sur ce sujet de manière suffisamment forte pour créer cette dynamique.

    Cette politique de petits efforts est menée par certaines associations et municipalités. Mais cette légende du colibri, popularisée par Pierre Rabhi, est-elle efficace ?

    A. R. : Oui, je crois beaucoup justement à l’effet colibri sur plusieurs sujets. C’est vraiment un marathon qu’on a à faire pour arriver à gagner cette bataille pour le climat. Et on n’a jamais gagné un marathon en partant en sprint. C’est une course de fond, un enchaînement. Un premier petit geste va donner envie le lendemain d’en faire un deuxième ou d’en faire plus. Et c’est vrai au niveau du citoyen, au niveau de la collectivité, de l’entreprise, de l’État. C’est cette dynamique générale qu’il faut générer.

    Propos recueillis par Louis Dupin

    « Les intérêts particuliers des pays prennent le pas sur l’intérêt général
    de la planète »

    « Nous avons besoin de solutions (…). Nous devons aller beaucoup plus vite »

  • Une semaine pour défendre le droit des enfants

    Une semaine pour défendre le droit des enfants

    C’est au Pont du Gard, site emblématique et symbolique du lien entre les générations, que le Département a lancé, le 5 novembre, la Semaine gardoise des droits de l’enfant. Autour de Maryse Giannaccini, vice-présidente du Conseil départemental déléguée à la Protection de l’enfance, de Bénédicte Quimpert, présidente de Défense des enfants international Gard (DEI 30), et de David Rohi, chef du pôle régional Occitanie du Défenseur des droits, une trentaine d’associations étaient réunies pour sensibiliser petits et grands aux droits fondamentaux inscrits dans la Convention internationale des droits de l’enfant, adoptée il y a 36 ans.

    Le Forum des enfants, organisé ce jour-là, a réuni des centaines de jeunes autour de jeux, d’ateliers éducatifs et de rencontres citoyennes. Le Conseil départemental des jeunes, composé de collégiens engagés, s’est illustré en animant des débats et des micros-trottoirs sur la citoyenneté et le développement durable. Parmi les intervenants, Marine Kedjroub, 21 ans, ancienne bénéficiaire de l’Aide sociale à l’enfance (ASE), a livré un témoignage poignant : « Être placée, ça a été comme une tempête. Mais j’ai compris que c’était pour me donner la chance de devenir la jeune femme que je suis aujourd’hui ».

    Une semaine

    pour sensibiliser

    Dans le Gard, près de 4 000 enfants sont confiés à l’ASE, soit deux fois plus qu’il y a trois ans. « C’est une priorité absolue », souligne Maryse Giannaccini. Le Département mobilise 430 assistants familiaux, 12 Maisons d’enfants à caractère social et une vingtaine de lieux de vie, pour un budget annuel dépassant les 95 millions d’euros. « C’est en les accompagnant aujourd’hui dans leurs apprentissages et leurs libertés fondamentales qu’ils construiront une société plus solidaire demain », rappelle la présidente Françoise Laurent-Perrigot.

    Du 19 au 28 novembre, la Semaine des droits de l’enfant se poursuivra dans onze communes gardoises, de Nîmes à Barjac, en passant par Uzès, Alès ou Pont-Saint-Esprit, avec conférences, spectacles, expositions et projections : le programme est à retrouver le site du département. Temps fort de l’édition : la rencontre Jeunes en lumière, le 19 novembre à Vergèze, où des enfants confiés à l’ASE témoigneront de leur parcours devant des professionnels. « Les enfants ont des droits particuliers parce qu’ils ont une vulnérabilité, conclut David Rohi. Nous avons encore beaucoup de chemin à faire pour que leur parole soit vraiment entendue ».

  • Nîmes en commun fait parler la ville

    Nîmes en commun fait parler la ville

    Dans la chaleur boisée de l’arrière-salle du Prolé, les chaises serrées jusqu’au fond, Hugo Carlos, du collectif Nîmes en commun, plante le décor : « On est nombreux ce soir », sourit-il, micro en main. Il remercie la cinquantaine de personnes présentes – membres du collectif comme simples curieux – pour la réunion hebdomadaire de ce lundi 10 novembre, malgré le pont. Le rituel des présentations ne s’éternise pas, car l’urgence est ailleurs : faire le point sur ce questionnaire qui doit « faire émerger des priorités collectives des Nîmois » et, surtout, accélérer sa diffusion à quinze jours de l’échéance (24 novembre) avant la restitution promise le 11 décembre à la Halles des Sports.

    Le compteur a franchi la barre symbolique – « largement plus de 2 000 questionnaires », dont une centaine en ligne en vingt-quatre heures. La méthode, elle, s’affine. D’abord retenus pour économiser (0,20 euro l’exemplaire), les feuillets vont désormais circuler « au large » : cafés, bistrots, halls d’immeubles. Et lundi prochain ? Une idée fait consensus : remplacer la réunion hebdomadaire par une opération sur un point très passant de la ville pour maximiser les remplissages.

    Sur le fond, les récits fusent, précis, sans fard. Katia raconte l’accueil « très favorable » au stade des Antonins, quartier populaire où l’on prend le temps d’écouter. Christian détaille sa tournée « chez les connaissances » : deux heures par foyer parfois, tant les questions appellent la discussion. Au Cercle, on a changé de consigne : remplir sur place si possible, sinon emporter, « parce qu’on sent un vrai besoin de s’exprimer ». Ce besoin se lit d’ailleurs dans les champs libres : 450 témoignages déjà, recopiés mot à mot par Adèle et Marie, puis analysés « avec un peu d’intelligence artificielle ». À Jean Bouin, une scène reste en tête : une mère en difficulté avec le français répond grâce à sa fille de 14 ans, très au clair sur l’écologie ; ailleurs, des personnes âgées préfèrent qu’on leur lise les questions.

    « On ne peut pas parler pour les quartiers »

    Quand vient l’heure des thèmes qui remontent, trois mots s’imposent : transports gratuits (notamment pour les jeunes), sécurité, confiance envers les élites. Et l’exigence d’ancrage ressurgit, brutale et salutaire. Un participant des quartiers populaires – Madani – interpelle : l’initiative ne vaut que si « les militants des quartiers » sont au cœur des décisions. « On ne peut pas parler pour les quartiers sans leurs habitants. » La salle se tend, puis respire. Le message est pris au sérieux : identifier les zones moins couvertes (Garrigues Ouest, route d’Alès, Védelin, sud entre Leclerc et la rocade) et y concentrer l’effort, peut-être dès l’opération de lundi.

    En conclusion, le collectif s’est projeté sur la restitution du 11 décembre : grande salle à remplir, visuels en fabrication, et surtout une méthode « à l’ancienne » : rappeler personnellement chaque répondant. Rendez-vous est donné le 24 novembre au Cercle de l’Avenir pour se répartir des listes : « chacun 3 à 10 contacts », un argumentaire, et l’ambition de faire parler la ville « du 11 ».

  • À Marseille, c’est toujours le printemps

    À Marseille, c’est toujours le printemps

    Nous, jeunes de Marseille,
    membres de collectifs citoyen·nes, élu·es, étudiant.e.s, travailleurs·ses, militant·es politiques, syndicaux et associatifs, actons par ce texte notre volonté de continuer à construire, à renforcer le rassemblement de la gauche, des écologistes et des citoyen.nes dans notre ville.

    C’est l’union, portée par Benoît Payan et l’équipe municipale qui transforme la ville et change la vie des habitant.e.s. C’est ce rassemblement de la gauche, des écologistes, des forces associatives et citoyennes, qui a permis, depuis 2020 de tenir tête aux libéraux et aux réactionnaires, de faire face à celles et ceux qui ne cherchent qu’à répandre la haine et attiser les peurs. Nous avons vu nos écoles, jusque-là la « honte de la République », être reconstruites, rénovées, permettant enfin à chacune et à chacun, d’avoir accès à une école qui réellement apprend, grandit et émancipe. Marqué.e.s pour toujours par le drame de la rue d’Aubagne, nous avons vu les logements en péril enfin être rénovés, une rénovation urbaine dans le Nord de la ville sans précédent et la fin du règne des marchands de sommeil et des Airbnb. Nous avons, à nouveau, accès à la culture et au sport, et ce peu importe nos revenus ou notre arrondissement. Les étudiants peuvent manger à leur faim, grâce aux repas gratuits, le littoral peut être préservé et la Ville, en s’engageant pleinement dans la préservation de l’environnement, se prépare aux conséquences du dérèglement climatique. Nous voyons la ville se recoudre, les services publics reprendre place dans tous les quartiers, l’urgence écologique être enfin prise en compte, et un collectif marseillais, riche de sa diversité, à nouveau exister. Des concerts de l’Été marseillais aux fêtes des noyaux villageois, en passant par la Voie est libre sur la corniche et la fête des écoles, le vivre ensemble réapparaît au grand jour, témoin de la vitalité de notre ville.

    Pourtant, les forces politiques responsables du déclin de Marseille sont toujours là, à la tête de la Métropole comme de la Région. Elles ralentissent les projets structurants, bloquent les transports, tournent le dos à la culture, ignorent les besoins des jeunes, opposent le Nord et le Sud de la Ville en refusant de désenclaver les quartiers les plus pauvres accentuant les discriminations géographiques et sociales. Leurs logiques politiciennes d’humiliation et de représailles ne datent pas d’hier. Elles continuent d’abîmer cette ville. Élection après élection, l’extrême droite progresse à Marseille, notre ville, terre d’accueil et de fraternité, ne pourrait voir arriver à sa tête, ceux qui n’ont comme seuls projets la haine et la division. Ceux-ci qui sont prêts à laisser se noyer des milliers de personnes en Méditerranée, quand Benoît Payan, lui, vient en aide à SOS Méditerranée. La Ville de Marseille, fidèle à son histoire, œuvre pour la paix, pour la dignité de chacune et chacun. Elle constitue, face à l’extrême droite, un rempart, une terre de résistance et doit ainsi le rester. Face à une extrême droite chaque jour plus dangereuse, plus menaçante pour nos droits et nos libertés, face à une droite au pouvoir qui divise et aggrave les injustices, l’unité de toutes les forces de gauche, écologistes et citoyennes reste notre seule boussole et notre seule chance de faire réussir Marseille. Nous, jeunes citoyens, avons vu dans cette union un espoir et un exemple, puis une réalité. À Marseille, dans notre ville, nous voyons chaque jour le quotidien s’améliorer.

    L’union de la gauche des écologistes et des citoyen.ne.s doit être préservée, renforcée, pour que nos lendemains marseillais puissent continuer à être ensoleillés. Pour que la ville continue de se transformer et que la vie continue de changer. Nous, la jeunesse marseillaise, nous adressons à l’ensemble des responsables politiques, notre voix doit et mérite d’être entendue. Nous souhaitons l’union et ne pourrons pardonner à celles et ceux qui attisent les divisions et nous font prendre le risque de laisser basculer la ville dans le déclin.

    Pour signer et retrouver la liste complète des 100 premier.e.s signataires
    rendez vous sur https://bit.ly/tribuneprintempsjeunes

  • Une soirée pour financer les IVG hors délais

    Une soirée pour financer les IVG hors délais

    Passé trois mois et demi de grossesse, les Françaises sont obligées d’avorter à l’étranger. Des déplacements qui entraînent des coûts de transport et d’hébergement que toutes les femmes ne peuvent pas se permettre.

    C’est pour aider ces femmes, que le Planning familial 13 organise une journée de soutien pour les avortements hors délais, ce samedi de 16h à minuit, à la Dar. La journée débutera avec la projection d’un documentaire puis de spots de prévention, avant un échange avec des bénévoles. Un goûter à prix libre et un stand de prévention seront également mis en place. à partir de 20h et jusqu’à minuit, des DJ sets sont prévus. Tous les revenus de cette journée seront reversés à la caisse de solidarité IVG du Planning familial 13.

    En France, les interruptions volontaires de grossesses sont limitées à 16 semaines d’aménorrhée, c’est-à-dire sans règles. Pour les femmes ayant dépassé ce délai, pour diverses raisons, il faut donc se rendre en Espagne ou aux Pays-Bas, où les délais sont plus longs, respectivement 22 et 24 semaines. Pour les Marseillaises, l’Espagne est l’option privilégiée car plus proche, mais les frais peuvent aller de 700 à 2 200 euros.

    « Nous recevons au planning beaucoup de femmes qui n’ont pas les moyens de s’offrir cela entièrement. Nous les aidons à réunir cette somme grâce à cette caisse de solidarité », explique Laurence Buffet, directrice du Planning familial. Depuis 2025, deux personnes ont déjà sollicité cette caisse, dans les Bouches-du-Rhône.

  • Le grand JT des territoires du 15 novembre

    Le grand JT des territoires du 15 novembre

    Sommaire :

    Cette semaine dans le Grand J.T. des Territoires de Cyril Viguier sur TV5 Monde

    10 ans après les attentats du 13 novembre 2015, un ex-otage du Bataclan témoigne dans Le Grand J.T. des Territoires. Il raconte sa vie d’après, et comment il se reconstruit après un tel traumatisme.

    Des lycéens qui font du vélo en cours, ce n’est pas une blague ! Plusieurs établissements scolaires ont mis en place cette initiative pour lutter contre la sédentarité des élèves. À découvrir dans cette édition.

    DJ Baguette, cet artiste traverse la France pour jouer de la musique dans les boulangeries. Un moment de détente et de convivialité pour recréer du lien social.

  • [Rue de la République] Benoît Payan : « Une cité des sciences et de la mer, et la philharmonie à la place des Galeries Lafayette »

    [Rue de la République] Benoît Payan : « Une cité des sciences et de la mer, et la philharmonie à la place des Galeries Lafayette »

    L’assassinat du frère d’Amine Kessaci

    Didier Gesualdi : Après l’assassinat du frère du militant écologiste Amine Kessaci, quelle est votre réaction de maire ?

    D’abord j’ai réagi en tant qu’homme et après en tant que maire. Pourquoi ? Parce que je connais personnellement Amine, son combat, que je partage. Je sais l’effroi qui a été le sien. Je l’ai eu au téléphone. Il est, comme vous pouvez l’imaginer, dévasté. C’est le deuxième frère qu’il perd, assassiné sous les balles des narcotrafiquants. On s’est parlé d’homme à homme, de personne à personne. En tant que maire, c’est ma fonction de dire qu’on ne peut pas laisser passer ça. On ne peut pas se taire, on ne se taira jamais. Si les thèses qui sont avancées au moment où on parle étaient confirmées, le procureur de la République semble avancer vers un assassinat d’intimidation, alors on entrerait dans quelque chose qu’on n’a pas connu. La lutte contre le narcotrafic est une lutte de tous les jours, qu’on a mené, que l’État a mené en amenant des moyens supplémentaires qui ont produit des résultats avec, par exemple, une baisse très significative du nombre d’homicides dus au narcotrafic, un nombre d’enquêtes et d’élucidations qui n’a cessé d’augmenter, un nombre de personnes liées aux trafics et aux crimes emprisonnées à l’isolement qui augmente… Ce sont des dangers pour la société, des criminels, pas des victimes. Ce sont des gens qui sèment la mort autour d’eux. Si la thèse d’un assassinat d’intimidation était confirmée, on changerait de dimension. On ne serait pas seulement sur un assassinat pour des parts de marché, parce que ces gens-là, cette mafia, n’ont aucun respect pour la vie humaine.

    Léo Purguette : Ils n’auraient donc plus aucune limite ?

    Ça voudrait dire qu’on a passé un cap et qu’il n’y a plus de limite, que l’on tape pour impressionner et faire taire. Or, ils ne nous feront pas taire. Ils ne nous font pas peur, ils ne m’ont jamais fait peur. Je suis persuadé que les Marseillais, dans leur immense majorité, refusent que des mafieux assassinent pour faire taire. Ce serait d’une gravité sans précédent, c’est presque l’état de droit qui est remis en cause. On a connu ça à Marseille avec l’assassinat du juge Michel en 1981. Évidemment, j’ai eu le ministre de l’Intérieur, l’Élysée, on a un procureur de la République qui, avec son parquet, est un des meilleurs de France sur le narcotrafic…

    Léo Purguette : … Ça intervient à un moment où il obtient des résultats.
    Vous faites le lien
     ?

    Il faut laisser ça au procureur de la République, c’est à lui de dire où en est l’enquête, c’est à lui d’établir les circonstances. Il y a des gens qui font de la récupération, du commentaire. Moi je suis maire de Marseille, je ne me place pas à ce niveau-là. Ce que je considère être ma mission, c’est de tout faire pour protéger les Marseillaises et les Marseillais. On a obtenu 100 policiers supplémentaires par an, il faudra en obtenir plus encore. Nous avons doublé la police municipale, je ne demande pas que la police nationale soit doublée, l’État en serait incapable mais -je sais que le terme peut déplaire- s’ils font la guerre à l’État, alors il faut leur faire la guerre.

    Les caméras

    Didier Gesualdi : Selon la droite, vous avez trop tergiversé sur les caméras de vidéo surveillance, vous mentez sur le doublement de la police municipale…

    J’ai décidé de ne pas répondre aux fake news. Pour moi, l’opposition de droite républicaine devrait s’en tenir à de la dignité. Un chiffre, c’est un chiffre. Un doublement de la police municipale, c’est un doublement de la police municipale. Ils peuvent dire 10 fois une contre-vérité, ça ne deviendra jamais une vérité. Je laisse les fake news aux trumpistes, à l’extrême droite, à ses marchepieds et ses alliés. Le sujet de la sécurité est trop sérieux. Il touche tout le monde, et particulièrement quand on n’a pas les moyens d’habiter les beaux quartiers. On décide de faire de l’îlotage, d’aller voir les petits commerçants comme à Noailles, on s’y est pris avec humanité et fermeté. On s’y est pris de manière intelligente. À Belsunce, c’est la même chose. Quand on met des caméras, ce n’est pas pour se faire plaisir. Je ne peux pas entrer dans le déroulement de l’enquête que nous venons d’évoquer mais les caméras servent quand elles sont au bon endroit. Je ne peux pas accepter de leçons de gens qui ont mis des caméras de complaisance, pour se faire plaisir, pour faire plaisir à leurs amis ou je ne sais quoi. Tout cela doit être fait avec intelligence, parcimonie, humanité et fermeté.

    La police municipale

    Léo Purguette : Ce que vous dites sur l’ampleur du narcotrafic ne rend-il pas vain le débat au niveau municipal sur la police ? On voit bien que ce n’est pas la police municipale qui va pouvoir agir face à la mafia.

    Encore une fois je ne veux pas sortir de mon rôle en donnant des détails de l’enquête en cours. La police municipale a été à l’origine d’éléments essentiels qui permettent aujourd’hui, au moment où je vous parle, à la police de travailler et d’avancer. Quant à ceux qui crient… Vous savez ; les chiens aboient et la caravane passe. Je les laisse raconter ce qu’ils ont envie de raconter. Je crois qu’il ne faut pas mentir aux Marseillais. Expliquer que la Ville doit se substituer à l’État en matière de sécurité, c’est comme expliquer que le bleu est rouge ou que le blanc est noir. Les Marseillais sont intelligents et jouer avec leurs peurs, ça n’est pas être au niveau du débat municipal.

    2026

    Léo Purguette : Un projet d’ampleur comme celui des Galeries Lafayette vous projette dans un second mandat. Est-ce que c’est une forme d’acte de candidature ?

    Pas du tout ! Justement, ma ville je la gère. J’ai le problème qui se pose maintenant. J’ai dit que je m’occuperai de ce sujet et je m’en occupe. Les choses vont intervenir dans les prochaines semaines et de toute façon, comme je l’ai dit, je serai maire jusqu’au bout. Je laisse celles et ceux qui rêvent de devenir maire de Marseille, sauter sur leurs chaises comme des cabris. S’ils ont du temps à perdre, ce n’est pas mon problème. Moi je suis au travail. Et je resterai au travail jusqu’au bout.

    Les Galeries lafayette

    Léo Purguette : Vous avez été beaucoup attaqué sur la fermeture des Galeries Lafayette avec une dévitalisation du centre-ville qui est redoutée, quelles réponses apportez-vous ?

    Encore une fois, sur les attaques, je ne vais pas revenir sur ce qui s’est passé dans cette ville. Vous savez, j’ai été dans l’opposition. Quand je l’étais, j’ai suffisamment dit à Mme Vassal, à ses amis et au maire de Marseille de l’époque que c’était un contre-sens historique que d’ouvrir des centres commerciaux en pleine ville. On sait que depuis la fin des années 1990 toutes les villes du monde ont arrêté de le faire. C’est un non-sens, ils se dévorent entre eux et dévorent les commerces de centre-ville. Mme Vassal et ses amis, soutenus d’ailleurs par le Rassemblement national, ont continué d’implanter des centres commerciaux. Et donc, qu’est-ce qu’il se passe ? Il y a de la concurrence déloyale, plus il y en a, moins ça marche.

    Léo Purguette : Que proposez-vous alors ?

    Je vous le dis en exclusivité : les galeries Lafayette m’ont présenté une offre de reprise. Elle ne me convient pas. Ça n’est pas du tout ce que je veux pour le centre bourse. Je ne veux pas citer la marque mais elle ne me convient pas. Je pense que les Marseillais n’en veulent pas. Ça n’est pas dans mon éthique d’accepter ça donc c’est non. Je vais racheter les galeries Lafayette comme je m’y étais engagé. On va y faire deux choses : une cité des sciences et de la mer et on va y faire aussi une partie de la philharmonie. C’est un projet immense, culturel, scientifique, pédagogique pour faire découvrir le monde de la mer, de la science, pour la musique… Ce sont des milliers et des milliers de mètres carrés qui y seront consacrés dans le centre-ville !

    Léo Purguette : Ça va prendre du temps.

    Oui et en attendant, je ne veux pas de friche et donc je lance dès le rachat des galeries Lafayette un appel à manifestation d’intérêt. Ça veut dire quoi ? Qu’on va en faire un tiers lieu où des gens quels qu’ils soient, entrepreneurs, artistes, associatifs, vont pouvoir avoir des lieux mis à leur disposition pendant deux-trois ans. Il n’y a beaucoup de gens qui cherchent des lieux et qui n’ont pas forcément les moyens parce que vous avez vu l’explosion des loyers, ils vont pouvoir s’installer ici.

    Didier Gesualdi : On va vous dire que l’impact économique ne va pas être équivalent.

    Ce sont des gens qui ne savent pas trop compter qui disent ce genre de choses. Au regard de l’état des finances des collectivités gérées par la droite, je ne prendrai pas de leçons d’économie de ces gens-là. L’attractivité économique, la création d’emplois quand on fait une cité de la science et de la mer ou une philharmonie est bien plus importante que ce que peut faire un commerce. Les gens s’y arrêtent, y restent longtemps, en famille, entre amis…

    La droite

    Léo Purguette : La droite a démarré sa campagne avec une certaine agressivité. Comment l’analysez-vous ?

    L’agressivité, c’est la sœur jumelle de la fébrilité. Je n’ai pas grand-chose à en dire. Je les plains.

    Didier Gesualdi : Renaud Muselier vous trouvait mauvais sur ce plateau.

    Avec son parcours politique, il aurait pu être un sage de la politique. Un peu de sagesse ne lui ferait pas de mal.

    Didier Gesualdi : Est-on condamné aux petites phrases ?

    Notre ville a tout en main pour réussir. Elle mérite un niveau bien meilleur de débat. Je ne suis pas d’accord avec ceux qui disent qu’on a le personnel politique qu’on mérite. Je ne suis pas d’accord. C’est à droite et à gauche. Des médiocres, il y en a partout. Je ne m’abaisserai pas à aller dans le caniveau. Que ceux qui sont dans la boue y rest

    Le RN

    Didier Gesualdi : Qui est votre adversaire ? C’est le RN rabiboché avec M. Ravier ?

    J’ai toujours dit que mon adversaire, celui de Marseille et des Marseillais, c’était le Rassemblement national et ses idées, son incapacité à gérer, sa capacité à fracturer…

    Didier Gesualdi : « On ne les a jamais essayés », disent beaucoup de Marseillais.

    Oui, certains le disent. On peut aussi essayer de se jeter dans le feu, on n’a jamais essayé. L’argument « essayons-les », ne fonctionne pas. On ne s’amuse pas avec la vie des gens ni avec une ville fragile qui est en train de se relever. Oui, c’est d’abord Franck Allisio mon adversaire.

    Léo Purguette : Il est donné très haut dans les enquêtes d’opinion. Ça vous inquiète ?

    Bien évidemment. On doit tous prendre conscience que cette ville peut tomber dans l’escarcelle du RN. Ce serait une ville qui se coupe en morceaux, dans laquelle le chaos s’installerait parce que ce sont des gens qui vivent sur la peur de l‘autre et qui fabrique des boucs émissaires : les pauvres, les étrangers, ceux qui n‘ont pas la même religion que nous… Qu’est-ce qu’on construirait ? Des miradors à la place des bibliothèques ? Des centres de rééducation à la place des écoles ?

    La droite

    Léo Purguette : La droite a démarré sa campagne avec une certaine agressivité. Comment l’analysez-vous ?

    L’agressivité, c’est la sœur jumelle de la fébrilité. Je n’ai pas grand-chose à en dire. Je les plains.

    Didier Gesualdi : Renaud Muselier vous trouvait mauvais sur ce plateau.

    Avec son parcours politique, il aurait pu être un sage de la politique. Un peu de sagesse ne lui ferait pas de mal.

    Didier Gesualdi : Est-on condamné aux petites phrases ?

    Notre ville a tout en main pour réussir. Elle mérite un niveau bien meilleur de débat. Je ne suis pas d’accord avec ceux qui disent qu’on a le personnel politique qu’on mérite. Je ne suis pas d’accord. C’est à droite et à gauche. Des médiocres, il y en a partout. Je ne m’abaisserai pas à aller dans le caniveau. Que ceux qui sont dans la boue y restent.

    La France insoumise

    Léo Purguette : La France insoumise est dans l’attentisme mais en vous recevant en juin, on avait bien compris que ce ne serait pas avec eux au 1er tour.

    J’ai toujours dit que la France insoumise disait urbi et orbi qu’elle serait candidate donc je prends acte de sa volonté. Il semblerait que la France insoumise déclare une candidature dans les jours qui viennent. C’est son choix. Je ne le commente pas. Je suis au travail, je ferai tout ce que j’ai à faire pour me battre contre le RN. Je ne me trompe pas d’adversaire. Et je le dis à la France insoumise : j’aurais préféré les entendre dans les combats que j’ai menés face à la droite extrême et l’extrême droite plutôt que de taper sans cesse sur l’union de la gauche et des écologistes. Vous avez vu les mineurs isolés à la rue, le nombre de place d’hébergement d’urgence qui diminue, les défaillances de la Métropole, de la Région et du Département ? Qu’est-ce que j’entends de la France insoumise ? Rien.

    La Question des lecteurs

    Chaque semaine posez vos questions à nos invités sur lamarseillaise.fr l’une d’entre elles sera tirée au sort comme celle de Jean-Michel Petrosi :

    Pourquoi M. Barles qui s’oppose au Printemps marseillais est toujours votre adjoint ?

    L’aventure individuelle de Sébastien Barles, c’est l’aventure individuelle de Sébastien Barles. Il a choisi, pour des raisons qui lui appartiennent, de considérer que son propre bilan était mauvais. J’avoue que c’est un peu particulier. Quand on est adjoint à la transition écologique, dire que le bilan est mauvais sur la transition écologique alors que des millions et des millions ont été dépensés sur le sujet, c’est soit faire preuve d’une lucidité absolument troublante concernant son propre bilan soit chercher une nouvelle famille politique. Je ne commente pas plus.

    Léo Purguette : Peut-il rester votre adjoint ?

    J’imagine que chez lui, il y a des miroirs, des glaces, qu’il doit s’y regarder. Il doit savoir s’il peut rester adjoint. Moi je ne fais pas de rétorsion. Je ne donne pas de coup politique à quelqu’un qui fait un choix politique. J’enlève une délégation ou une adjointure à quelqu’un qui a fait une faute morale ou autre. Il a le droit de dire qu’il a envie d’aller avec la France insoumise. Mais quelle cohérence ? Vous voulez que je vous dise ce que j’aurais fait moi-même à sa place ? Ça fait longtemps que j’aurais démissionné. Au moins pour pouvoir me regarder dans la glace.

  • Les santons, un avant-goût de Noël

    Les santons, un avant-goût de Noël

    Si vous n’êtes pas Provençal, ils ne vous disent peut être rien, du moins sous cette appellation. Pourtant, ils garnissent les crèches de vos sapins de Noël, tradition largement sécularisée, au point de gagner, non sans polémique, certains bâtiments publics. Les santons de Provence, petites figurines d’argile colorées à l’effigie des personnages de la nativité (scène biblique représentant la naissance de Jésus-Christ), ont allègrement dépassé les frontières de la région.

    La crèche de Noël aurait été créée en 1233 par François d’Assise. Il s’agissait alors de crèches vivantes, avec des êtres humains pour représenter les personnages bibliques. Mais sa version miniaturisée, telle qu’on la connaît aujourd’hui, se popularise au XVIIIe siècle, en Provence. La première crèche connue a été réalisée à Marseille, par un certain Laurent, en 1775. Mais, ce n’est qu’au début du XIXe siècle que le santon (du provençal « santoun », qui signifie « petit saint ») en argile moulée naît de la main du sculpteur phocéen Jean-Louis Lagnel.

    Une vingtaine d’artisans
    à Saint-Maximin

    Plus de deux siècles plus tard, le santon de Provence est devenu une institution, si bien qu’il a été classé à l’inventaire national du patrimoine culturel immatériel français, en 2021. Et, chaque année, avant les fêtes, on lui fait la part belle dans de nombreuses localités du territoire, comme à Saint-Maximin-la-Sainte-Baume, où se tiendra ces samedi et dimanche, la traditionnelle Foire aux Santons, 42e du nom, dans la salle des fêtes communale.

    Véritable hommage à l’artisanat local, elle réunit une vingtaine de santonniers qui exposeront leurs créations et vous feront découvrir leur savoir-faire, du moulage au séchage en passant par la cuisson et la décoration. Vous pourrez même directement vous procurer vos santons pour décorer votre sapin de Noël. Une quarantaine d’exposants d’art locaux et de métiers de bouche seront également présents pour une immersion encore plus profonde dans la culture provençale. Cerise sur le gâteau : vin et chocolat chauds vous seront offerts ce samedi à 17h30, à l’occasion du non moins traditionnel concert de Noël.

    Samedi 15 et dimanche 16 novembre dès 9h,
    entrée gratuite.

  • « Sur scène, tout vient du cœur »

    « Sur scène, tout vient du cœur »

    La Marseillaise : « 60 ans d’amour » est le nom de votre tournée, c’est aussi 60 ans de carrière. Que représentent pour vous toutes ces années ?

    Mireille Mathieu : Je n’y pense pas vraiment. Je le fête, en effet, mais je ne pense pas au fait que ça fait 60 ans que je fais ce métier. J’ai la chance de vivre de ma passion, donc j’en profite pleinement.

    C’est quoi, selon vous, le secret de votre longévité dans un monde, et notamment l’industrie musicale, qui va de plus en plus vite ?

    M.M. : C’est grâce au public que j’en suis là, d’abord. Mais aussi parce que je mène ma vie de manière très disciplinée. J’aime ça, j’ai besoin de ça et, chaque jour, je fais mes vocalises pour préserver ma voix. Je compare souvent mon métier à celui d’un sportif qui a besoin d’entraînement quotidien. C’est comme cela que je le conçois.

    Votre tournée s’accompagne du best-of « Mon Credo », sorti au début du mois d’octobre, dans laquelle il y a des inédits et des chansons rares. C’était important, pour vous, d’offrir
    de la nouveauté à votre public
     ?

    M.M. : C’est un triple CD, un objet collector qui est très beau à voir. On retrouve des chansons que le public aime, comme Mon Credo, qui est d’ailleurs la chanson de mes débuts écrite par mon premier chef d’orchestre, Paul Mauriat, un Marseillais qui a travaillé avec Aznavour et qui s’est occupé de moi, à mes débuts. J’interprète aussi des chansons allemandes en français et certaines qui, sur scène, marchent très bien, dont L’Amour en robe noire, qui est un hommage à Edith Piaf.

    à vos débuts, vous étiez d’ailleurs beaucoup comparée à Edith Piaf…

    M.M. : Oui, parce qu’à mes débuts dans « Le Jeu de la Chance », c’est là que j’ai été découverte d’ailleurs, je n’interprétais que des chansons d’Edith Piaf puisque je n’avais pas encore de répertoire. Ce n’est qu’après qu’on m’a habillée sur mesure.

    Vous avez deux dates à Avignon, votre ville natale. Que signifie pour vous ce retour devant un public qui vous a vu naître ?

    M.M. : C’est incroyable, ça fait plus de 11 ans que je ne me suis pas produite à Avignon ! C’est un moment qui sera pour moi une immense émotion. La dernière fois, ma maman, qui était encore de ce monde, était là et je sais que cette fois-ci, l’émotion sera très intense. Je suis également ravie et très honorée de revenir à Marseille, après toutes ces années. Sans compter que le journal La Marseillaise m’a accueilli à mes débuts. J’ai été la marraine de l’une des fêtes de La Marseillaise et je n’en garde que de bons et beaux souvenirs.

    Vous êtes connue dans le monde entier, chantez en 12 langues… Quel regard portez-vous sur la situation géopolitique actuelle ?

    M.M. : Le monde, actuellement, est en ébullition… Pour mes dates à l’Olympia, le public a repris avec moi Mille Colombes, parce que c’est un message de paix et d’espoir dont nous avons tous besoin et j’espère qu’à Marseille ce sera pareil et qu’on pourra casser la Canebière avec nos voix (rires).

    Justement, « Mille Colombes » est sortie en 1977, le couplet sur la guerre résonne encore de nos jours. Pensez-vous qu’elle est plus que jamais d’actualité ?

    M.M. : évidemment qu’elle est encore d’actualité ! C’est terrible ce qu’il se passe dans le monde, il y a des guerres de partout. C’est une chanson merveilleuse, dont le texte est simple, vrai. Tout le monde se sent concerné, touché par cette chanson.

    La situation politique en France est également très compliquée…

    M.M. : Ce n’est pas possible ce qu’il se passe en France, Vous vous rendez compte que des enfants dorment dans la rue, ils n’ont rien à manger, ils n’ont pas d’abri, rien ! Tout ça dans le pays de la liberté, dans notre beau pays, qui a un savoir-faire extraordinaire. C’est dommage que nous en soyons arrivés là.

    Vous avez reçu de nombreuses distinctions de chefs d’État, vous avez rencontré le Pape Jean-Paul II, vous faites partie du patrimoine et de l’histoire de France… Vous vous attendiez à ça, à vos débuts ?

    M.M. : Ah ça non ! On ne peut pas s’attendre à une si grande notoriété, mais je dois dire que la personne qui m’a le plus impressionnée, dans ma carrière, c’est le Pape Jean-Paul II. Quand j’ai commencé, mon manager Johnny Stark, à qui je dois tout, m’avait dit que ce serait difficile. Je le savais, mais je ne pensais pas que ça le serait autant. C’est une telle rigueur, mais j’ai la chance de vivre en faisant ce que j’aime et ce n’est pas le cas de tout le monde, alors j’en suis très reconnaissante. Sur scène, tout vient du cœur, je n’ai ni prompteur, ni oreillette, je pense que c’est avant tout le regard qui est le reflet de l’âme et c’est ce que je souhaite partager avec le plus grand nombre.