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  • Les communistes d’Aix organisent un repas partagé à l’occasion du 8 mai

    Les communistes d’Aix organisent un repas partagé à l’occasion du 8 mai

    Le 8 mai « a une profonde importance pour nous, les communistes. Notre histoire est profondément liée à cette date », recontextualise Sophie Rothon, secrétaire de section du PCF aixois.

    Alors que, pour célébrer la victoire du 8 mai 1945, diverses initiatives se tiennent partout dans le département et dans la ville, les communistes aixois organisent un pique-nique « fraternel, sorti du sac » afin de marquer les 81 ans de la capitulation nazie. Les représentants locaux des « partis progressistes », dont LFI, Les Écologistes et les élus d’opposition de la liste Aix Avenir (DVG), ainsi que des associations humanistes locales, telles que la Ligue des droits de l’Homme (LDH) ou le Collectif aixois contre l’extrême droite, ont également été invités à partager ce moment, qui aura lieu au parc de la Torse. Le rendez-vous est donné à midi. Le format de la rencontre, indique Sophie Rothon, permet de marquer davantage un « moment de fraternité », mais aussi de profiter du « beau temps ».

    Hommage à Ernest Prados

    Pourtant, derrière cette initiative conviviale, le message du PCF reste grave. Face à la montée, partout dans le monde, des guerres, du nationalisme, du racisme, des régimes autoritaires, de l’impérialisme et de l’extrême droite, « ce lien de vigilance et de combat » est plus que jamais nécessaire, précise Sophie Rothon. « Ce 8 mai porte déjà en lui-même un message universel : celui de la paix, de la solidarité entre les peuples, la défense des valeurs humaines contre la haine et la division », déroule-t-elle, rappelant qu’en cette journée, c’est aussi « le devoir de mémoire » qui se poursuit.

    Avant le pique-nique, le PCF aixois fleurira la plaque rendant hommage à Ernest Prados, jeune résistant communiste d’Aix fusillé pendant l’Occupation, à l’âge de 23 ans.

    Eva Bonnet-Gonnet

  • Les rendez-vous du 8-mai en région Paca

    Les rendez-vous du 8-mai en région Paca

    Bouches-du-Rhône

    Marseille. 11h, cérémonie commémorative à l’Arc de Triomphe, 19 place Jules-Guesde.

    Aix-en-Provence. 17h, Défilé patriotique sur le cours Mirabeau suivi par une cérémonie place du Général de Gaulle.

    Lyunes. 10h, cérémonie au monument aux morts, Espace Decastille. Allocution de Sophie Joissains, maire d’Aix.

    Les Milles. 11h45, cérémonie devant le monument aux morts, avenue Durbec.

    Martigues. 9h30, au monument aux morts de la Couronne, 10h45 à Saint-Julien-les-Martigues avec un dépôt de gerbe ; à 11h30 au monument aux morts 39/45, place du 8-Mai, 11h30 à Saint-Pierre-les-Martigues.

    Miramas. 9h, messe devant l’église Saint-Louis puis devant l’hôtel de ville, 10h, cérémonie au cimetière de Miramas-le-Vieux, 11h, départ du défilé.

    Châteauneuf-les-Martigues. 14h, bal d’époque, parc municipal François-Mitterrand avec exposition et défilé de véhicules militaires d’époque.

    Port-de-Bouc. 11h, cérémonie au monument aux morts de la Lèque.

    Entressen. 10h, cérémonie devant la mairie annexe. Départ du cortège vers le Monument aux morts.

    Istres : 10h30, cérémonie devant le Portail d’Arles, puis à 11h, devant la stèle de la Paix, esplanade Bernardin-Laugier.

    Aubagne. 9h30, rassemblement à l’entrée du cimetière des Passons,

    10h, rassemblement devant l’hôtel de ville.

    La Ciotat. 9h30, rassemblement au cimetière de Sainte-Croix à La Ciotat et à 11h, place des Héros à Ceyreste.

    Var

    Toulon. 9h40, cérémonie sur la Place d’Armes, déambulation de l’avenue Jean-Moulin à la place Gabriel-Péri, de 13h30 à 17h30 : ouverture à la visite du Fort Saint-Antoine avec exposition de véhicules et matériels militaires historiques.

    La Seyne. 9h, cérémonie au monument de la Victoire, esplanade du Souvenir Français.

    Fréjus. 9h45, cérémonie au Monument aux Morts, place Agricola.

    Hyères. 10 h, place Théodore-Lefèvre, à 10h, à Porquerolles, 12h à Giens.

    Draguignan. 8h45, cimetière Américain Rhône, 9h15, monument de la Résistance, 11h30, monument aux Morts, cour d’Honneur de l’Hôtel de Ville, 11h45, monument aux Morts, Jardin Anglès.

    Brignoles. 10h, cérémonie place Clemenceau et monument aux morts.

    Vaucluse

    Avignon. 9h, cérémonie au monument aux morts place de l’armée d’Afrique, 10h15, monument aux morts de Montfavet, 11h15, prise d’armes sur la place du Palais des Papes, 12h, monument aux morts du Rocher des Doms.

    Apt. 11h30, cérémonie au monument aux morts.

    Carpentras. 12h, cérémonie au monument de la Victoire.

    Orange. 10h cérémonie cours Pourtoules.

    Alpes-de-Haute-Provence

    Manosque. 16h, cérémonie au monument des martyrs de la résistance des Basses Alpes, boulevard Elemir-Bourges.

    Digne-les-Bains. 10h30, cérémonie au rond-point du monument aux morts.

    Sisteron. 9h15, départ du cortège depuis la mairie pour la cathédrale, 11h, rassemblements au monument de la résistance et à 11h40 au monument aux morts.

    Les Mées. 9h30, cérémonie au Monument aux morts du cimetière des Petits Camps, 11h, départ du cortège, Fontaine de la République, 11h30, cérémonie au Monument aux morts, square de la Paix.

    Oraison. 10h30, cérémonie sous la mairie.

    La Brillanne. 10h30, cérémonie devant la mairie.

    Reillanne. 11h15, cérémonie monument aux morts.

    Hautes-Alpes

    Briançon. 11h, au monument aux morts.

    Gap. 11h, au monument aux morts.

    Embrun. 11h15, messe à la Cathédrale Notre Dame du Réal, 12h30, cérémonie au monument aux morts.

  • Le retour de bateaux de joutes au Port-Vieux de La Ciotat

    Le retour de bateaux de joutes au Port-Vieux de La Ciotat

    Le chantier a duré trois mois associant le travail d’agents de la Direction des politiques sportives et de la mer et d’autres acteurs locaux comme MB92, détaille la Ville. Le maire Alexandre Doriol a tenu à saluer l’engagement collectif des artisans mobilisés, lors de la mise à l’eau jeudi dernier. Plus qu’un simple coup de peinture, l’opération témoigne d’un véritable savoir-faire et d’une tradition provençale portée par l’association Leï Targaïres Ciotadens, à qui les bateaux ont été confiés. Un club qui se distingue régulièrement lors des championnats de France et de la Coupe de Provence.

  • Fraude aux prestations sociales : quand l’objectif est davantage de lutter contre les précaires plutôt que contre la précarité

    Fraude aux prestations sociales : quand l’objectif est davantage de lutter contre les précaires plutôt que contre la précarité

    La Défenseure des droits a rendu un rapport le 23 avril 2026 déplorant « l’industrialisation de la lutte contre la fraude aux prestations sociales ». Elle insiste sur la nécessité d’assurer la préservation de moyens convenables d’existence, en toutes circonstances, c’est-à-dire de ne pas compromettre la capacité des personnes à subvenir à leurs besoins essentiels.

    Automatisation de la procédure de sanction pour fraude, l’intensification des contrôles et l’usage d’algorithmes discriminatoires à l’égard des plus précaires renforcent les atteintes aux droits des allocataires. Les organismes sociaux multiplient les notifications d’indus, les décisions de sanction pour fraude et l’application de pénalités financières. Certains allocataires, notamment les plus précaires, ne connaissent pas l’étendue de leurs droits et se retrouvent du jour au lendemain privés du minimum vital, avec des indus de plusieurs milliers d’euros, sans même parfois connaître le motif de ces décisions (ressources non déclarées, séjour à l’étranger).

    La fraude est une action irrégulière qui doit être commise de manière intentionnelle. Une simple erreur dans une déclaration n’est pas constitutive d’une fraude. Cette qualification est pourtant lourde de conséquence : radiation des droits, pénalités financières, prescription de 5 ans pour recouvrir les prestations au lieu de 2 ans.

    La Défenseure des droits déplore que l’information aux usagers demeure très carencée, tant sur leurs droits à bénéficier de certaines allocations que sur leurs modalités d’actions avant, pendant et après les contrôles, ainsi que sur les suites, notamment en cas d’accusation de fraude et de pénalités financières. Procédure de contestation complexe pour un accès au droit résiduel : Le contentieux de la « fraude » aux prestations sociales est organisé de manière complexe, avec une dualité de juridiction entre le Tribunal administratif et le Pôle social du Tribunal judiciaire en fonction des prestations sociales. Il arrive ainsi que les deux ordres de juridictions doivent être saisis simultanément pour juger de la même situation. Il est également obligatoire de former un recours préalable avant toute saisine d’un juge. Ce recours administratif n’est pas pris en charge au titre de l’aide juridictionnelle, ce qui constitue un frein évident des plus précaires pour se faire accompagner d’un avocat.

    Les délais de procédure sont extrêmement contraints: 2 mois à partir de la notification d’une décision. Une simplification de la procédure et un accompagnement social des plus précaires sont requis, plutôt qu’un déploiement de l’IA au détriment des droits des usagers.

    Une question ? Besoin d’un conseil ? Contactez nos chroniqueurs par mail

    avocats@lamarseillaise.fr

  • Les cérémonies du 8 mai dans le Gard et l’Hérault

    Les cérémonies du 8 mai dans le Gard et l’Hérault

    Aussi étrange et inquiétant que cela puisse paraître, ce jour qui a changé la face du monde n’est pas connu de tous les Français. Au travers de plusieurs études, on estime entre 20 et 30% des Français qui ignorent la signification exacte du 8 mai 1945. C’est particulièrement vrai chez les jeunes générations parfois confuses sur le sujet. Preuve que le devoir de mémoire ne doit jamais s’éteindre et qu’il est important d’assister le plus souvent possible, avec ses enfants, à ces cérémonies du souvenir. À l’heure où l’Éducation nationale est décriée et où l’instabilité politique du monde inquiète et où le fascisme fait son retour, rendre hommage à ceux qui ont donné leur vie pour leur pays est un devoir de citoyen.

    Hérault

    Montpellier. 9h30, monument aux morts.

    Sète. 11h : Cérémonie au monument aux morts du jardin du Château d’eau, au parc Simone Veil.

    Béziers. Rassemblement à 11h devant la mairie. Cortège jusqu’au monument aux Morts situé devant l’église pour un dépôt de gerbe. Second cortège jusqu’au cimetière pour un dépôt de gerbe au monument aux Morts.

    Lattes. 11h, parvis de la mairie. Lavérune. 11h, place de la mairie.

    Lunel. 10h30, parvis du musée Médard : départ d’un défilé ouvert par des véhicules militaires de collection suivi par les portes drapeaux et les associations d’anciens combattants. Cérémonie à 11h au parc Jean Hugo.

    Aniane. 11h, place de l’hôtel de ville Lodève. 11h, monument aux morts Balaruc-le-Vieux. 11h, monument aux morts.

    Bouzigues. Rassemblement devant l’ancienne mairie à 9h50, avant que le cortège ne se mette en marche à 10h en direction du monument aux morts, place de la Victoire, Bouzigues

    Agde. 9h30 – 12h30 / 14h00 – 18h00 : reconstitution de la seconde guerre mondiale et visite des bunkers. parking Antoine Groignard, La Tamarissière. 11h00 : commémoration officielle, monument aux Morts. Cimetière Vieux.

    Mudaison. 11h, monument aux morts, situé au cimetière.

    Paulhan. 11h : départ du cortège depuis la mairie ; 11h15 : dépôt de gerbe au monument du Général Stefanik ; 11h30 : dépôt de gerbe au monument aux morts.

    Gard

    Nîmes. 11h30, place du 11-Novembre, monument aux morts.

    Alès. 11h, square Verdun, jardins du Bosquet.

    Bagnols-sur-Cèze. 10h, Monument Privat, route des Cévennes ; puis 11h, départ place Mallet vers les monuments aux morts.

    Beaucaire. 11h, cimetière de la route de Saint-Gilles, monument aux morts, Saint-Gilles. 11h, Place Jean Jaurès, monument aux morts.

    Vauvert. 12h, place de la Liberté, monument aux morts.

    Aigues-Mortes. 11h, monument aux morts.

    Uzès. 11h15, avenue de la Libération, monument aux morts. Pont-Saint-Esprit. 11h30, devant le monument aux morts. Marguerittes. 11h, monument aux morts.

    Les Angles. 11h, monument aux morts du vieux cimetière, rue Alphonse-Daudet.

    Manduel. 11h, départ de la place Bellecroix vers le monument aux morts.

    Caissargues. 9h, monument aux morts.

    Cendras. 11h, place SalvadorAllende, monument aux morts.

  • Villeneuve-lès-Maguelone : une mairie à deux visages se met aux fourneaux

    Villeneuve-lès-Maguelone : une mairie à deux visages se met aux fourneaux

    Un brin de nouveauté règne dans la mairie de Villeneuve-lès-Maguelone, près de Montpellier. Si une nouvelle municipalité est aux commandes depuis la défaite de Véronique Négret (DVG) aux dernières municipales, le rôle d’édile ne sera pas assuré par un mais deux élus. En effet, Virginie Martos-Ferrara et Olivier Noguès (DVD) ont décidé de se partager la tâche et d’assurer le rôle de maire à deux. Une première dans l’Hérault. « Ce dispositif existe déjà en France mais ce sont des duos homme/homme. Un duo homme/femme, c’est plutôt inédit. On partage la gouvernance, les dossiers, les charges. Et si quelqu’un est absent en mairie, les habitants pourront toujours voir l’autre », détaille Olivier Noguès. Même le bureau est partagé.

    Partage des tâches

    Néanmoins, ce n’est pas la première expérience politique de ce duo qui travaille déjà depuis une dizaine d’années ensemble. « En 2014, nous étions élus dans la majorité avec, déjà, des délégations complémentaires et on travaillait ensemble. Ça s’est fait presque tout seul, naturellement », rembobine Virginie Martos-Ferrara. En 2020, le duo siège dans l’opposition avant de reprendre le flambeau pour la campagne municipale de 2026. Parvenu aux commandes, le duo sera-t-il toujours efficace, notamment dans la prise de décision ? « Ce qu’il y a de bien, c’est cette discussion que l’on a sur une prise de décision car on n’est pas seuls à prendre la responsabilité. Suite à l’échange, on prendra la meilleure décision. C’est un peu un contre-pouvoir qui est intéressant », soutient Olivier Noguès. « On a des différences mais on se ressemble. Parfois le ton monte, mais on arrive toujours à s’entendre », complète Virginie Martos-Ferrara.

    Le tandem met en avant cette option pouvant potentiellement résoudre la crise de vocation que connaissent nombre de communes rurales. « On aimerait faire reconnaître ce statut. Quand on voit le désengagement des élus dans les petites communes, ça peut être une alternative intéressante à étudier », insiste Olivier Noguès. Une piste de réflexion pour les 68 communes sans candidat pour les dernières municipales ?

  • Le coût exorbitant du protoxyde d’azote

    Le coût exorbitant du protoxyde d’azote

    François Séguy n’en revient pas. Cela fait une semaine que l’ancien insoumis a été nommé adjoint en charge de la propreté et de la qualité des espaces publics à Nîmes et l’élu a décidé de rencontrer ses équipes pour parler de leurs éventuelles difficultés. C’est après ces échanges que François Séguy s’est retrouvé nez à nez avec six bennes remplies à ras bord de bonbonnes usagées de protoxyde d’azote. « Je suis affolé, je ne m’attendais pas à ça », lance-t-il à la sortie de sa visite. « En plus, les équipes me disent qu’il y en a de plus en plus. C’est une catastrophe. Ils en ramassent tous les jours, par exemple entre 2024 et 2025, on est passé de 7 000 bonbonnes à 13 150. A priori, ce sera pareil en 2026. »

    Ces dernières années, le protoxyde d’azote s’est répandu comme une traînée de poudre auprès de la jeunesse notamment. Ce gaz, stocké dans des bonbonnes, est d’abord déversé dans des ballons de baudruche avant d’être inhalé. Il provoque alors des crises de fou rire de plusieurs dizaines de secondes et des crises d’euphorie. Ces derniers mois, ce sont surtout les drames qui ont fait parler de cette nouvelle drogue. Sauf que l’impact environnemental et économique est devenu très lourd pour les collectivités. Le recyclage de ces bonbonnes ne peut en effet être traité dans les usines conventionnelles car il y a toujours un risque d’explosion. Ce sont donc des entreprises privées qui s’occupent de retirer les résidus de gaz et de recycler la bonbonne, mais cela coûte très cher.

    Un coût de 10 000 euros par mois à Montpellier

    « Notre prestataire nous facture aujourd’hui 10 euros l’unité », explique François Séguy, qui étudie aujourd’hui les possibilités pour réduire ce coût exorbitant. « On en a déjà envoyé 2 500, ça nous a coûté 25 000 euros mais ce n’est rien par rapport à tout ce qu’on a. Si on n’augmente pas les budgets qui sont aujourd’hui entre 250 000 et 300 000 euros par an sur la propreté, on ne va pas s’en sortir. »

    La facture est également salée à Montpellier. Entre décembre 2025 et avril 2026, 5 542 bonbonnes ont été collectées. Pour les traiter, la mairie fait appel à l’entreprise Denat Environnement, basée en Moselle, qui recycle ces bonbonnes dans son usine à Amblainville dans l’Oise. Pour les 5 542 unités collectées sur ces cinq mois, le coût est estimé à près de 50 000 euros…

    « La ruralité n’est pas épargnée »

    Si le problème touche principalement les grands centres urbains, il n’épargne pas les communes périphériques ou rurales. Le Département du Gard, par exemple, en collecte aussi chaque semaine sur ses routes. « Nous observons une augmentation de bonbonnes de protoxyde d’azote abandonnées en bord de chaussée. Leur accumulation crée une pollution métallique importante et mobilise régulièrement les équipes de nos unités territoriales pour opérer des collectes ciblées. Ces dépôts nuisent à l’environnement, à la sécurité et à l’image du territoire », confirme la présidente du conseil départemental, Françoise Laurent-Perrigot. Vingt bonbonnes ont par exemple été collectées sur la départementale entre Poulx et Nîmes, lors de la dernière campagne de ramassage des déchets avant d’être orientées vers « les bennes à ferraille ou directement vers les déchetteries ».

    Les mairies de petites communes sont elles aussi impactées. À Cendras par exemple, village de 1 600 âmes, le maire Sylvain André les stocke dans les ateliers de ses équipes mais ne « sait pas quoi en faire ». « On en retrouve régulièrement en bordure de forêt par exemple, comme plein d’autres communes. La ruralité n’est pas épargnée. On essaie de travailler sur la prévention. Aujourd’hui, les bonbonnes sont stockées mais personne ne voulait nous les reprendre », explique le président de l’association des maires ruraux du Gard.

    Les collectivités appellent donc à l’aide l’État. « Il faut impérativement que l’État aide les collectivités sinon on ne va jamais s’en sortir », conclut François Séguy.

  • Passage de l’art nouveau à l’art déco au Château Borély

    Passage de l’art nouveau à l’art déco au Château Borély

    Sitôt l’escalier monumental d’honneur du Château Borély gravi, deux portraits majestueux s’offrent à la vue des visiteurs. 11 années seulement les séparent mais ils témoignent pourtant de la transition de l’art nouveau à l’art déco. Peint par Antonio de La Gandara en 1901, l’un figure Madame Salvador, alanguie dans sa robe noire et dentelée aux courbes sinueuses. Imaginé en 1912, l’autre représente l’immense chanteuse de music-hall marseillaise Gaby Deslys, « pleine face, une coupe à la garçonne et des lignes beaucoup plus géométriques », détaille Marie-Josée Linou, directrice du Musée des arts décoratifs, de la faïence et de la mode, théâtre du 8 mai au 25 avril de l’exposition « Art nouveau – Art déco. Marseille au cœur des styles ». Marseille, justement, une ville qui « n’est pas un foyer des plus actifs du style art nouveau, mais où l’art déco prend ensuite plus d’importance », rappelle-t-elle, pointant entre autres un paravent « aux lignes très stylisées » issu du studio photo de Félix Nadar, installé sur la Canebière en 1897, ou encore une balustrade provenant d’un hôtel particulier marseillais marquée par des motifs d’ombelles. Une douce et lente transition de l’art nouveau à l’art déco, certaines œuvres de l’affichiste David Dellepiane en étant des exemples éloquents.

    Correspondances

    Impossible également de passer à côté de l’école de Nancy, « foyer d’art nouveau en France », indique Elise Vanriest, commissaire de l’exposition, « alliance provinciale des industries d’art qui se sont associées pour la production d’objets ». 300 œuvres jalonnent ce parcours dans lequel, fidèle aux styles concernés, « céramique, verrerie, mode et mobilier se répondent ». Illustration suprême dans la chambre d’apparat des Borély, datant du XVIIIe, où le mobilier réalisé par la manufacture des Gobelins et décoré par Jules Chéret fait correspondre les époques.

  • À l’Opéra de Marseille, une saison en attendant

    À l’Opéra de Marseille, une saison en attendant

    La nouvelle saison 2026/2027 de l’Opéra de Marseille a été officiellement annoncée mercredi 6 mai en conférence de presse par Maurice Xiberras, le directeur général de la maison, Michele Spotti, son directeur musical et Gwénaël Richerolle, délégué au patrimoine municipal et aux équipements culturels. Maurice Xiberras se félicite des sept productions d’opéras et cinq d’opérettes proposées pour la saison prochaine. Elle s’ouvrira le 2 octobre avec Don Giovanni de Mozart mis en scène par la comédienne Agnès Jaoui. La basse Nicolas Courjal sera le séducteur et la distribution alignera des valeurs à suivre. Lawrence Foster reviendra pour l’occasion dans la fosse.

    Très intéressant aussi, Le Villi (titre en italien) en novembre. C’est le premier opéra de Puccini. Les « Villi » sont des esprits rancuniers qui se vengent d’amants infidèles. Paolo Arrivabeni en assure la direction. L’œuvre très brève, mise en scène par Stefano Poda rassemblera Alexandra Marcellier, Thomas Bettinger et Marc Scoffoni.

    Les fêtes de fin d’année résonneront des couplets d’une Périchole prometteuse. Eléonore Pancrazi y fera une prise de rôle aux côtés de Marc Barrard et Kaëlig Boché. Février verra la reprise du Don Carlo de Verdi dans la production signée Charles Roubaud de 2022 avec Nino Machaidze, Elisabeth de Valois et Enea Scala, Carlo. Michele Spotti à la baguette laisse présager de grands moments lyriques.

    Aussi bien des valeurs sûres que des trouvailles

    Il en sera de même avec la version concertante de Maria Stuarda de Donizetti. En invitée de marque Jessica Pratt chantera la Reine d’Écosse aux côtés du ténor John Osborn. Mireille de Gounod apportera, en avril, sa touche de couleur locale. Charlotte Bonnet sera Mireille et Julien Dran, Vincent. Le ténor est aujourd’hui l’une des valeurs les plus sûres du chant français. Fin de saison en majesté avec la reprise de Turandot de 2019, mise en scène par l’incontournable Charles Roubaud. Csilla Boross chantera sous la baguette de Fedrico Tibone, pour la première fois la reine frigide et Vicenzo Costanzo sera son Calaf.

    Pour ce qui est du Théâtre de l’Odéon, outre quelques titres alléchants, comme La fille de madame Angot de Lecocq, La Vie Parisienne ou le Prince de Madrid de Lopez, on pourra s’attarder sur Toi c’est moi. Une œuvre de 1934 de Moisés Simon, dont l’air le plus fameux invite à nous prélasser sous les « palétuviers roses ».

    C’est un retour à l’original que proposera « La vie de bohème » en rapprochant le roman de Murger et la partition de Puccini, mise en scène par Olivier Desbordes. Une saison qui aligne donc trouvailles et valeurs sûres.

    Programme complet dévoilé au public samedi 9 mai et visites des lieux entre 9h15 et 17h.

    Travaux en suspens

    Si la nouvelle équipe municipale ne mégote pas son soutien à l’Opéra, Benoît Payan étant un vrai lyricomane, il reste que les travaux de restauration du bâtiment, devenus nécessaires, voire urgents, ne sont toujours pas actés à ce jour. Le temps presse car il faut ajouter au temps des travaux celui des prises de décisions administratives. Le classement du bâtiment aux monuments historiques oblige à la circonspection. « On ne peut pas changer un clou sans en référer à la Drac », ironise Maurice Xiberras. Le choix d’un lieu de repli n’est toujours pas envisagé. Quid de l’Opéra hors-les-murs ? Une salle pérenne ou un lieu provisoire ? Comment s’assurer que le public sera fidélisé avec un lieu éloigné du centre-ville. Et surtout faudra-t-il pour Maurice Xiberras surmonter les obstacles que présentent la constitution des coproductions à venir et l’engagement des artistes. Une saison se prépare trois ans à l’avance et la saison 27/28 est toujours dans les limbes. Il n’est donc pas envisageable de laisser la deuxième ville de France sans salle d’opéra, quel qu’en soit le délai. Dont acte !

  • Symphonique et danse au programme de l’Opéra de Marseille

    Symphonique et danse au programme de l’Opéra de Marseille

    Même si les chiffres sont froids, le fait que l’Opéra de Marseille, la plus grande salle d’opéra en région, affiche complet – voire refuse du monde – pour les concerts symphoniques est un très bon indice de satisfaction. Tout comme les chanteurs lyriques, les solistes et interprètes viennent et reviennent avec plaisir et sont impressionnés par la qualité de l’orchestre. Un beau résultat dû au travail patient et acharné de chefs comme Patrick Davin, Lawrence Foster et maintenant Michele Spotti.

    Cette saison, une trentaine de concerts symphoniques, récitals divers, musiques de chambre se partageront l’affiche avec des partenaires comme Marseille Concerts, Musicatreize ou le Gmem. Si les programmes font naturellement la part belle à Beethoven – bi centenaire oblige – Brahms (parfois programmé à l’Odéon pour retrouver une certaine tradition d’époque avec moins de musiciens), Schumann, Strauss, Mahler ou Haydn et Dukas ont leur place. Seuls les compositeurs Français sont oubliés (sans parler des compositrices…), mais ils se trouvent souvent dans les programmes de Musique de Chambre.

    Ouvertures

    Entre le 18 octobre et le 25 juin, Michele Spotti, largement plébiscité par le public, cédera aussi la baguette à des nouveaux venus, qu’ils soient chevronnés ou prometteurs. Ainsi on pourra découvrir Alpesh Chauhan, Satoshi Yoneda, Daniel Cohen ou notre talentueux Da-Min Kim dans la double performance de chef et violoniste. La danse aussi est à retrouver avec l’École nationale de danse de Marseille, surtout à l’occasion du centenaire de la naissance de Maurice Béjart et les 40 ans du Béjart Ballet Lausanne avec un extraordinaire programme Ravel et Stravinsky (Boléro – Oiseau de feu). L’Opéra municipal de Marseille, poursuivant sa politique d’ouverture aux plus larges publics, mène toujours des actions vers les jeunes, les publics empêchés ou les personnes en situation de handicap. Côté tarifaire, il ne change pas le prix des places tant pour les opéras que pour les concerts. Ouverture des abonnements dans quelques jours. L’Opéra de Marseille, s’il est parfois objet d’inquiétude, peut aussi être objet de fierté des Marseillais, tout comme le maire de Marseille.