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  • Vincent Bouget, « les Nîmois seront le levier de l’avenir »

    Vincent Bouget, « les Nîmois seront le levier de l’avenir »

    La campagne à Nîmes s’intensifie à quelques jours du premier tour des élections municipales, dimanche 15 mars. Nous avons rencontré celui qui fait souffler un vent de renouveau sur la cité romaine avec la liste qu’il conduit, Nîmes en commun. Vincent Bouget (PCF), en tête dans les sondages, a su fédérer largement à gauche et, au-delà, chez les citoyens sur la base d’un projet co-réalisé avec les habitants. Rassembler et réconcilier la ville sont ses grandes priorités afin que toutes et tous vivent enfin bien à Nîmes.

    La Marseillaise : Si vous êtes élu maire de Nîmes, le 22 mars, quelle sera votre première mesure ?

    Vincent Bouget : Je serai fidèle à ma méthode et à mes engagements : j’irai voir les agents de la Ville qui seront dès le lendemain de l’élection et tout au long du mandat celles et ceux qui mettrons en œuvre la politique. Ils sortent de 25 ans d’une gestion assez autoritaire. Le maire n’a jamais rencontré les organisations syndicales du personnel municipal. Moi, j’ai besoin de les écouter, parce que c’est avec eux que nous allons agir.

    Ensuite, il faut s’occuper des enfants. D’abord, la préparation de la fin de l’année scolaire parce que l’année dernière 81 écoles sur 83 ont été fermées à cause de la canicule. Ensuite, il y a les vacances et on sait que, pour un certain nombre de nos enfants et de leurs familles, l’été est long, voire dur à passer. Il faut proposer à la fois une véritable offre d’activités à Nîmes, et des départs en vacances pour les plus modestes, en lien avec les associations. Et puis, il faut préparer la rentrée pour que l’école redevienne un lieu d’émancipation pour nos enfants. Et enfin, parce que les arbres qui feront de l’ombre dans 15 ans doivent être plantés aujourd’hui, nous lancerons très rapidement, en avril, le grand plan de végétalisation partagé, accompagné d’urbanistes, dans une démarche de concertation avec les Nîmois.

    Nîmes en commun, c’est un collectif mais c’est aussi une démarche participative menée depuis un an et demi. Est-ce que cela explique la dynamique de votre campagne ?

    V.B : Je fais confiance aux Nîmoises et aux Nîmois pour décider de leur avenir, donc nous avons commencé il y a 18 mois, en les écoutant. Je suis convaincu que cette façon de faire recrée du lien et de la confiance. Loin du spectacle national très rejeté par la population et très éloigné de la vie quotidienne. On ne résout pas les difficultés sociales à coups de tweets : la complexité des situations appelle des réponses de fond, partagées et travaillées avec les habitants. Nous avons donc largement donné la parole, sans la prendre nous, pour rompre avec cette distance entre les responsables politiques et la population. Il a d’ailleurs été beaucoup question de lien social, de retrouver des liens entre les gens. Et aujourd’hui, les propositions que nous faisons, construites avec les Nîmois, trouvent un véritable écho dans la population.

    Chacune de vos réunions publiques fait le plein. Comment l’expliquez-vous ?

    V.B. : Les Nîmois, comme partout ailleurs mais ici encore plus, ont été considérés comme des spectateurs ou des consommateurs de la politique. Notre volonté a été tout de suite de leur dire « soyez actrices et acteurs » en prenant part à la réflexion sur l’avenir de notre ville. Et au soin du 22 mars, nous continuerons. La politique que nous voulons mener ne pourra se réaliser pleinement que si, dans la ville, les Nîmoises et les Nîmoises y prennent toute leur part. La participation citoyenne est un levier de transformation de la ville et de la vie.

    Nîmes en commun c’est aussi une union forte des gauches (hors LFI), citoyenne et écologique. Cette union, dans la diversité, est-elle aujourd’hui indispensable pour proposer une véritable alternative ?

    V.B : Cette union n’est pas un accord électoral de partis où comme d’habitude on se partage des bouts de liste et des bouts de programme. Nous avons fait l’inverse. J’ai proposé à toutes les sensibilités de la gauche politique, sociale et citoyenne de se retrouver dans une démarche d’écoute et de mise en débat avec la population. Une très large majorité à dit « oui » et aujourd’hui, le collectif Nîmes en commun compte plusieurs centaines de personnes. Nous ne sommes pas une superposition de partis, mais un collectif solide, avec des composantes partisanes en soutien de cette démarche et apportant toute leur expérience militante. Nous avons naturellement conjugué nos différences et fait de la diversité un atout. Cette union demain restera toujours solide parce qu’elle est riche d’une expérience, de cette aventure qui dure depuis l’automne 2024. Et je crois que cela répond sincèrement à l’aspiration à l’unité qui est très forte dans la population. Le rassemblement est la seule voie crédible, une des conditions de la victoire.

    Cette culture de l’unité n’est pas propre à cette campagne ?

    V.B : J’ai toujours été convaincu que le rassemblement était la seule voie possible. Rassembler les partis, mais avant tout, rassembler les Nîmois. Je creuse un sillon depuis plus de dix ans. En 2020, c’était une amorce de ce que l’on fait aujourd’hui, c’est-à-dire d’ouvrir la construction du projet aux habitants. Et puis nous avons marqué des points aux municipales, ce qui nous a donné du crédit. En 2021, nous avons réussi l’union aux élections départementales et, avec mon binôme écologiste, nous avons gagné un canton sur la ville, face à la droite, puis à l’extrême droite. Depuis 2020, avec le groupe de gauche à la Ville, nous avons travaillé sur tous les dossiers, pour préparer l’élection de cette année. Quand à l’automne 2024 on a décidé de s’engager dans l’élection municipale on s’est appuyé sur toute cette histoire. J’espère que le travail paiera, au bout. En tout cas, il nous est crédité.

    Les Nîmoises et les Nîmois méritent tout cet engagement. Je ne crois pas qu’on leurre longtemps les habitants à coups de petites phrases, de coups de communication comme on le voit aujourd’hui à droite comme à l’extrême droite avec des gens qui font volte-face, trahissent ou qui débarquent dans cette ville et qui tels des vautours, fondent sur les difficultés sociales en espérant prospérer dessus.

    Je crois que les gens reconnaissent la sincérité, l’humilité, le travail. Je n’ai pas d’autre façon de faire de la politique. Il faut redonner toute sa dignité à l’action publique, c’est la seule façon de respecter les gens. Quand on respecte la parole des Nîmois, on reconnaît leur dignité démocratique.

    Nîmes est une ville qui a des difficultés importantes sur le plan social, économique, de l’emploi. Comment une municipalité peut-elle agir ?

    V.B : On pouvait penser que la droite était une experte en économie. En réalité on voit que les échecs sont nombreux et l’absence de réalisations est patente. L’exemple le plus marquant est la zone Magna Porta qui tous les ans est présentée comme celle qui va créer des milliers d’emplois et, au final, reste désespérément vide. Quand on discute avec les salariés, les chefs d’entreprise on s’aperçoit de l’isolement complet des responsables politiques qui ne dialoguent pas. C’est un constat que j’ai fait en rencontrant les entrepreneurs du territoire. Nous proposons que la Ville joue un rôle de lien. La Ville et l’agglomération doivent mettre autour de la table tous ceux qui participent à la création d’activités économiques. C’est ce que nous proposons avec la création d’une agence de développement économique qui n’existe pas. Et nous devons préparer l’avenir, en créant des filières dans les domaines de la transition écologique, de la gestion de l’eau. Enfin, Nîmes doit renouer avec son histoire, en s’investissant pleinement dans l’économie sociale et solidaire, qui est un vrai modèle vertueux et prospère. Nous créerons une école de la coopération. Cette fierté nîmoise doit être un levier de développement.

    Les sondages vous placent tous en tête du premier tour, le 15 mars. Mais vos adversaires de droite sont bien présents et, surtout, l’extrême droite menace. Pour l’emporter, Nîmes en commun doit largement rassembler. Quel est votre message aux Nîmois ?

    V.B : C’est le message que nous portons depuis le début : réunir les Nîmoises et les Nîmois est notre premier engagement. Réunir et respecter tout le monde. Pour nous, chacune et chacun comptent. Les 15 et 22 mars, les citoyens ont un choix : faire de Nîmes une ville méditerranéenne qui compte, ou ne rien changer, voire sombrer dans le repli sur soi et la haine de l’autre. Nous avons déjà suffisamment de Defi à relever : le réchauffement climatique, la drogue… Je ne me résoudrais pas à ce qu’en plus nous ayons l’extrême droite ! Ce danger, c’est la base de mon engagement. Notre message est donc simple : dès le premier tour, si nous voulons faire face, ensemble aux difficultés et avancer sereinement, il faut une large mobilisation. Être rassemblé, dans le respect des convictions et des différences de chacun.

  • La saison 3 de l’Off-road Allauch à Pichauris

    La saison 3 de l’Off-road Allauch à Pichauris

    Allauch, terre du sport en pleine nature, va encore vivre au rythme du VTT.

    Avec le retour des rendez-vous Off-road, dont ce sera dimanche la troisième édition, une belle journée s’annonce sur des tracés préparés par les bénévoles de l’Amicale cycliste Marseille Est (ACME), avec le concours de la Ville d’Allauch.

    Six parcours, trois pour les amateurs de randonnée et trois pour les adeptes de raid, traverseront le magnifique parc départemental de Pichauris. La labellisation Off-road garantit un véritable savoir-faire.

    Coupe de la Région Sud

    « Ce label a été lancé dans les années 1990 pour valoriser des épreuves sur des parcours novateurs, sortant des sentiers battus, où la part belle est faite à l’improvisation, le pilotage et l’exploration large d’un territoire », explique Pierre Dupuis. à l’occasion de la présentation de la troisième édition, mercredi à l’auditorium du pôle culturel de l’Usine électrique d’Allauch, le président de l’ACME a également remercié la Ville d’Allauch et le conseil départemental pour l’aide apportée. Notamment la mise à disposition du site de Pichauris.

    Pour la troisième année, Allauch propose de redécouvrir un format qui a été délaissé au profit de compétitions concentrées dans des périmètres plus limités, susceptibles d’intégrer les Jeux Olympiques. Et l’Off-road allaudien est intégré au calendrier officiel de la Fédération française de cyclisme, qui en fait le support de la coupe Région Sud de VTT chez les jeunes.

    Deux formats sont au programme. Le premier est une compétition de VTT chronométrée, avec trois parcours différents. Le grand, de 56 kilomètres, sera également l’épreuve phare de la catégorie, ouvertes aux U23 et plus. Une boucle de 31 kilomètres pour les juniors hommes (U19). Une troisième de 26 kilomètres pour les cadets et cadettes (U17) et les juniors femmes (U19). Le départ sera donné à 9 heures. Le second format est une compétition de randonnée familiale, sur les traces du raid, ouverte à tous à partir de 10 ans. Trois boucles sont également proposées : 41, 26 et 11 kilomètres, afin que chacun puisse choisir l’itinéraire le mieux adapté à sa condition physique. Ces trois parcours seront ouverts aux VTT à assistance électrique. Le départ sera donné à 9h10.

    Forte du savoir-faire des deux précédentes éditions, l’ACME a conservé les meilleurs spots traversés lors de deux éditions antérieures. Les boucles s’articulent autour des itinéraires permanents mis en place par le Département sur le site du parc de Pichauris.

    Des tracés qui permettront aux engagés de découvrir les paysages de deux massifs emblématiques des Bouches-du-Rhône. à savoir le Garlaban et l’étoile. Le départ sera donné depuis la route des Thermes, à Allauch.

    Une fois les épreuves terminées, les participants auront droit à une « burger party ».

    Pour en savoir plus : www.marseille-est-cyclisme.com

    « Ce label valorise
    les parcours novateurs »

  • Le Cercle des nageurs de Marseille vise les quarts de finale de l’Euro Cup

    Le Cercle des nageurs de Marseille vise les quarts de finale de l’Euro Cup

    La Ligue des Champions derrière eux, les pensionnaires du Cercle des nageurs de Marseille se concentrent désormais sur leur aventure en Euro Cup, la seconde Coupe d’Europe des clubs, équivalente à la Ligue Europa en football. Au stade des huitièmes de finale, les quintuples champions de France en titre défient les Italiens de Savona, cinq fois lauréat du championnat italien et trois fois vainqueur de cette compétition continentale (2005, 2011 et 2012).

    Lors de la phase aller en Ligurie, les poloïstes marseillais ont triomphé d’un petit but (11-12). Un léger avantage avant d’entamer le match retour, ce samedi à 19h, au bassin Pierre-Garsau. « Il est très important ce match », insiste le capitaine Ugo Crousillat. « On est focus sur la qualification », surenchérit l’entraîneur du CNM, Milos Scepanovic, encore frustré de la défaite critique à Sabadell lors de la dernière journée de Ligue des Champions.

    Larumbe blessé

    Désormais, l’objectif principal du CNM est de remporter l’Euro Cup. « On a vraiment beaucoup travaillé pour corriger des choses, pour améliorer notre jeu. Je pense qu’on a fait un bon boulot », souligne le technicien phocéen, conscient d’affronter une « bonne équipe italienne très agressive ». « Elle joue beaucoup au pressing, beaucoup à la limite, avec beaucoup de provocation. Je ne dis pas cela négativement, c’est juste leur style de jeu qui est comme ça. Il faut s’adapter, comme on est parvenus à le faire lors du premier match », ajoute l’ancien gardien international monténégrin, persuadé que la défense marseillaise a été le facteur principal du succès à l’aller.

    « On avait bien respecté le plan tactique et on avait mis beaucoup de cœur et d’énergie pour appliquer les consignes. À mes yeux, c’est la défense qui te fait gagner les grands matches », lance Crousillat, persuadé que ses coéquipiers et lui vont devoir livrer « une prestation de niveau Ligue des Champions » pour venir à bout de Savona.

    Ils devront composer avec l’absence de l’ailier espagnol Marc Larumbe, blessé aux hanches, jeudi, à l’entraînement. « C’est une petite gêne », rassure Milos Scepanovic, tout en précisant qu’il était encore trop juste pour participer à cette rencontre européenne. Il devrait toutefois être présent pour le derby provençal, mardi prochain (19h30), dans le bassin aixois.

  • Objectif top 4 affiché pour les Bleus aux Jeux Paralympiques

    Objectif top 4 affiché pour les Bleus aux Jeux Paralympiques

    Si la polémique autour de la réintégration de la Russie a pris le pas sur le sportif (notre édition de vendredi), l’équipe de France espère réaliser une belle campagne paralympique.

    Treize athlètes, accompagnés de quatre guides pour épauler les sportifs déficients visuels, représenteront les couleurs tricolores lors de ces Jeux à Milan Cortina. Les Bleus sont engagés dans quatre disciplines : le para ski alpin, le para snowboard, le para ski de fond et le para biathlon. « Nous avons une équipe de France resserrée, mais néanmoins très ambitieuse dans un contexte concurrentiel qui augmente, tant sur les Jeux d’été que les Jeux d’hiver », souligne Marie-Amélie Le Fur, présidente du Comité Paralympique et Sportif Français (CPSF), persuadée que 100% des athlètes sélectionnés sont « médaillables ».

    « Un choix de la Fédération française de handisport », ajoute-t-elle. Parmi eux, Benjamin Daviet, quintuple médaillé d’or aux Paralympiques, sans oublier ses cinq autres médailles (quatre d’argent, une de bronze), visera une nouvelle moisson en paraski de fond et parabiathlon. D’autres représentants tricolores sont attendus sur les pistes italiennes, à l’image d’Aurélie Richard, paraskieuse de 20 ans aux quatorze podiums dont quatre victoires depuis décembre.

    Finir comme en 2022

    En 2022, les Bleus avaient terminé à la 4e place au tableau des médailles, avec 12 médailles, dont 7 en or. Même objectif pour cette nouvelle campagne paralympique. « L’ambition de cette équipe de France est de finir dans le top 4 », martèle avec conviction Marie-Amélie Le Fur.

  • Ces leviers d’actions contre les violences faites aux femmes

    Ces leviers d’actions contre les violences faites aux femmes

    Autour de la table ronde, la directrice et une psychologue de Solidarités Femmes 13, un brigadier de police et la réalisatrice Alexandra Lamy sont venus échanger sur les leviers d’action contre les violences sexistes et sexuelles subies par les Femmes. La conférence « Ne détournons pas le regard » était organisée par la CEPAC de la Caisse d’Épargne. Devant un public majoritairement féminin, la présidente du directoire de l’entreprise Christine Fabresse rappelle : « En France, 230 000 femmes subissent ces violences, qu’elles soient physiques, psychologiques, financières… La Caisse d’Épargne s’engage avec force », en prévoyant notamment des actions de facilitation financière.

    L’accompagnement

    « Se reconnaître en victime », « poser les mots », « mettre à distance pour réduire les mécanismes de défense ». Les différents participants énumèrent les étapes du parcours de reconnaissance et de reconstruction que traverse les victimes. Un parcours « traité avec pertinence » par le film « Touchées » d’Alexandra Lamy qui résume : « On peut pas les sauver mais les accompagner ». Ces acteurs reconnaissent l’importance du suivi psychologique et de l’accompagnement pour réduire les facteurs de dépendance à son agresseur. Certaines mesures existent pour faire face aux contraintes économiques et matérielles, comme le « coffre-fort » digital pour garder les preuves, des places d’hébergement secret, ou encore le violentomètre mesurant la gravité et l’urgence d’agir, utilisé par la police , particulièrement au moment du dépôt de plainte. Des premiers leviers d’actions contre un système patriarcal enraciné.

  • Victoire impérative pour l’OM

    Victoire impérative pour l’OM

    Du côté de la Commanderie, l’heure est grave. Car, depuis mercredi, l’OM a perdu ses dernières illusions en se faisant sortir de la Coupe de France. Au terme d’un quart de finale cauchemardesque, qui a ravivé les plaies et fait mal au moral. « Nous sommes conscients de nos fautes, car la Coupe était capitale pour nous », a reconnu Igor Paixão.

    Le Brésilien est un des rares Olympiens à n’avoir rien à se reprocher de sa dernière prestation. Il a marqué un but et a été un trublion dans son couloir gauche. Mais il aurait fallu que l’ensemble du groupe soit à son diapason pour avoir le droit de défier Lens en demi-finale.

    L’OM va donc suivre en spectateur les dernières rencontres de la doyenne des compétitions. Et retrouver Toulouse dès ce samedi soir. « C’est le moment de passer à autre chose », poursuit Igor Paixão, qui admet que « nous sommes très loin des objectifs souhaités » et voit dans l’élimination sans gloire en Ligue des Champions « l’origine du mal » qui plombe son équipe depuis le tournant de 2026.

    L’OM n’a donc plus qu’une option pour éviter la catastrophe sportive. Remonter sur le podium de la Ligue 1. C’est redevenue dans ses cordes, avec la victoire contre Lyon (3-2). Il faut désormais bonifier ce résultat en allant chercher un succès en déplacement. Et Toulouse est le prochain voyage. Avec pour les Marseillais l’occasion de faire d’une pierre deux coups. Rester dans la course et prendre une rapide revanche.

    « Nous nous sommes donnés les moyens de recoller dimanche dernier. C’est pourquoi le match à Toulouse est important », insiste Habib Beye. Il compte s’appuyer sur les manques aperçus en Coupe, qui ont coûté cher, pour relancer la machine. Il dit avoir eu une discussion avec Leo Balerdi. « J’ai besoin de lui, qu’il retrouve sa joie et sa détermination. Qu’il retrouve confiance en lui, comme l’ensemble des joueurs », confesse-t-il.

    Un succès en terre toulousaine permettrait d’apaiser les relations avec les supporters, qui se sont tendues après la succession de mauvais résultats. La Vieille garde des Ultras a d’ailleurs lancé un avertissement. « La patience des Marseillais n’est pas infinie et à force de mépriser les supporters, de trahir l’histoire de ce club et de piétiner ce maillot, la colère finira par déborder. L’OM appartient à son peuple. Et un peuple qu’on méprise finit toujours par se faire entendre », ont-ils clamé dans un communiqué.

    Les Olympiens savent donc ce qu’ils doivent faire au Stadium de Toulouse pour étouffer le feu qui couve.

    « Nous sommes conscients de nos fautes, car la Coupe était capitale »

  • La Maison des femmes fête ses quatre ans

    La Maison des femmes fête ses quatre ans

    La sortie en salle mercredi 4 mars du film La Maison des femmes, réalisé par Mélisa Godet, tombe à pic. La Maison des femmes Marseille Provence, inaugurée en janvier 2022 et dont la raison d’être et le fonctionnement sont mis à l’honneur dans le long-métrage, ouvrait deux jours plus tard ses portes au public. Le projet, financé par l’ARS et des partenaires privés et adossé à l’AP-HM, s’est inspiré du modèle précurseur de la Maison des femmes de Saint-Denis, lancée en 2016. Depuis quatre ans, celle de Marseille s’attache à « offrir un accompagnement médico-social complet », expliquent Sophie Tardieu et Hélène Heckenroth, deux des co-fondatrices du lieu.

    Un guichet unique

    Cela passe par « un guichet unique sur les problématiques médicales, psychologiques, sociales et juridiques », continuent les deux médecins. 20 à 30 femmes sont accueillies chaque jour par des secrétaires-écoutantes, avant d’être reçues par des médecins pour un entretien d’évaluation et orientées dans l’un des parcours de soins. Grâce aux nouveaux locaux, rue Saint-Pierre, la plupart des consultations peuvent être réalisées sur place. Pour Zoé Chaléat, interne en médecine générale, « c’est un bon moyen de réduire le risque de “perdues de vue“ en globalisant la prise en charge ».

    Les patientes peuvent également se joindre aux groupes de parole ou à l’un des ateliers psycho-corporels de danse, cuisine ou jardinage qui « participent à la reconstruction du corps », défend Sophie Tardieu. Des permanences d’avocat et d’un réserviste de la police permettent le suivi juridique et le dépôt de plainte.

    La Maison des femmes a renforcé ces quatre dernières années son réseau de partenaires publics et privés pour étoffer l’offre de soins. L’objectif : « Guider les femmes vers l’autonomie, avec un accompagnement de long terme.»

    La Maison des femmes accueille du lundi au vendredi de 9h à 16h30 au 165 rue Saint-Pierre.

  • « La santé des femmes n’est pas qu’une question de femmes »

    « La santé des femmes n’est pas qu’une question de femmes »

    Hélène Gaufichon, secrétaire générale, et Olympe Chabason, responsable solidarité et prévention, considèrent les inégalités entre les genres comme une question de santé publique. Après avoir réalisé une étude, elles ont pensé une campagne de prévention et de sensibilisation aux inégalités subies par les femmes dans le milieu de la santé, en raison d’une moindre connaissance de leurs corps par le système médical et d’une précarité qui touche davantage les femmes que les hommes en France.

    La Marseillaise : Quelle est la position de Solimut vis-à-vis des inégalités de genre dans l’accès à la santé ?

    Hélène Gaufichon : La philosophie de Solimut est d’être une mutuelle militante, engagée. La thématique de la santé des femmes est un fil rouge. Nous avons travaillé sur le sujet des violences faites aux femmes, la prévention des cancers, la santé gynécologique, la précarité menstruelle. Il faut user des plaidoyers pour avoir un vrai impact de progrès et d’émancipation. Nous avons acquis une certaine expertise que l’on souhaite enrichir, consolider, mais aussi, partager.

    Quels sont les constats sur les inégalités de genre dans l’accès
    à la santé en France ?

    Olympe Chabason : D’abord, il y a une méconnaissance du corps des femmes, liée au fait que la médecine a été développée par et pour des hommes. Par exemple, les maladies cardiovasculaires sont la première cause de mortalité des femmes en France. On ignore qu’elles peuvent avoir des symptômes différents de ceux des hommes. Donc, il y a davantage d’hommes hospitalisés mais les femmes en meurent plus. Ensuite, on a tendance à laisser de côté les maladies féminines mais à sur-investir la question de la maternité. Une femme sur dix en âge de procréer a l’endométriose, mais il faut sept à dix ans pour un diagnostic. À côté, la majeure partie des contraceptifs sont féminins. Ça révèle la banalisation des maladies féminines et le surinvestissement de la question de la fertilité et de la maternité. Si elles reposent en grande partie sur les femmes au détriment parfois de leur santé physique et mentale, les avancées en la matière ont, dans le même temps, constitué un grand progrès (loi Veil, prise en charge de la PMA, etc.) Enfin, il y a le cercle vicieux de la précarité. En France, 4,9 millions de femmes vivent sous le seuil de pauvreté contre 4,3 millions d’hommes en 2022 (Insee). Les femmes sont en moyenne plus précaires que les hommes. Quand on a moins de ressources, la santé peut vite devenir une variable d’ajustement dans son quotidien. Donc on va être en moins bonne santé, on va peut-être devoir passer à temps partiel, on va perdre des revenus et être encore plus précaires. C’est un constat alarmant et grave mais ce n’est pas une fatalité, on peut y remédier en repensant le système de santé, en revoyant le lien médico-social pour rapprocher ces femmes des politiques de prévention, de dépistage et d’accès aux soins.

    H.G. : Rechercher l’égalité homme-femme ne signifie pas nier les différences biologiques, car il y en a. Or historiquement, dans la société patriarcale, les recherches se sont basées principalement sur la connaissance du corps de l’homme. Ce n’est pas complètement adapté à l’autre moitié de l’humanité. Il faut rééquilibrer les états de connaissances pour adapter au mieux les prises en charge, afin de lever ces inégalités en santé.

    Comment cette campagne
    a-t-elle été pensée ?

    H.G. : Elle est à la fois l’aboutissement d’une démarche de plusieurs années et en même temps le début d’une dynamique renforcée à destination de l’ensemble des femmes, et plus globalement encore de la société. Parce que la santé des femmes n’est pas qu’une question de femmes, c’est aussi une question d’hommes et de regards portés sur les femmes. C’est un sujet qui doit être pris en compte si on veut une société humaniste, féministe, antiraciste. Il n’y a pas de raison d’occulter ce que vivent et traversent les femmes, à savoir la moitié de la population.

    O.C. : Cette campagne a trois objectifs majeurs. Le premier, c’est de mettre la santé des femmes et les inégalités au cœur du débat public, car ce n’est pas un sujet dont on parle autant qu’il le mérite, alors que c’est une vraie urgence de santé publique et de justice sociale. Le deuxième objectif est de donner la parole aux femmes, de récolter leurs expériences et leurs préoccupations, pour améliorer leur santé et réduire les inégalités. Le troisième est de mettre en avant les solutions qu’on propose déjà. On a choisi comme slogan : « Les inégalités de genre en santé sont d’abord politiques » parce qu’on veut démontrer que les inégalités en santé ne sont pas une fatalité. C’est une construction liée à l’histoire, à des décisions scientifiques, politiques. Donc, on peut les corriger et les surmonter.

    Quelles sont les actions concrètes mises en place dans cette campagne ?

    O.C. : D’abord, on va alerter sur ces constats et on sera présents le 8 mars sur différentes manifestations publiques. Au-delà du relais de la campagne, on a préparé une enquête 100% anonyme, disponible en ligne. Elle vise à recueillir les histoires des femmes, à objectiver les inégalités, à récolter leurs propositions en vue d’avoir un bilan de tout ce qu’on aura appris à travers ces questionnaires. L’enquête pourra être remplie par toutes les femmes. On souhaite aussi proposer concrètement des solutions aux femmes en matière de santé, avec de la prévention santé, notamment sur les cancers féminins, les maladies cardiovasculaires. On veut proposer partout des solutions, dans une logique d’éducation populaire et d’émancipation. Au-delà de la campagne, les actions se poursuivent tout le reste de l’année car les femmes ont besoin de solutions toute l’année, toute la vie.

    H.G. : Si on veut que les messages soient entendus, ça le sera d’autant plus si on est plusieurs à dire la même chose. D’où l’intérêt des actions autour du 8 mars qui se font de façon coordonnée et dans un objectif de prise de conscience collective. On sait à quel point, parfois, ça peut être compliqué d’entendre certains discours. Ça peut être compliqué pour certains hommes de les entendre, des hommes qui ne se sentent pas malfaisants, mais qui ont du mal à percevoir à quel point la société est patriarcale et a mis sur le bord du chemin la moitié de sa population.

  • L’action syndicale pour lutter contre les inégalités des genres

    L’action syndicale pour lutter contre les inégalités des genres

    Fière d’être en intersyndicale pour rappeler l’importance de cette lutte pour les droits des Femmes et pour une société progressiste », lance la co-secrétaire de FSU 13 Virginie Akliouat. La CGT, la FSU et Solidaires du département des Bouches-du-Rhône appellent à la grève féministe de manière unitaire, ce dimanche. Et à l’approche de la Journée internationale des droits des femmes, les trois syndicats présentent leur mot d’ordre « Solidarité avec toutes les femmes du monde. Particulièrement avec les Palestiniennes, Kurdes, Soudanaises, Afghanes, Américaines… Souvent en première ligne des conflits actuels », soulignent-elles.

    Travail, Santé, Education…

    Les inégalités de genre s’immiscent à travers toutes les sphères : santé, éducation, famille, travail, retraites… Les inégalités des femmes au travail concernent l’écart de rémunération mais aussi la question des métiers de genres. « Salaires égaux pour des valeurs de travail égales », déclarent les syndicats, d’une voix unie. La renégociation des accords d’égalité professionnelle dans la fonction publique – avec 9,8% d’écart salarial – et la transposition de la directive européenne sur la transparence salariale sont « des leviers pour lutter contre l’inégalité à condition que ce ne soit pas des vitrines sans contenu », avertissent les syndiquées.

    Alors que le gouvernement souhaite le réarmement démographique, les représentants du syndicat alertent : « A chaque recul du service public, ce sont les femmes qui encaissent : les conditions de travail dégradées, la charge mentale renforcée, l’accès au service public de santé et d’éducation de la petite enfance de plus en plus difficile », relèvent les syndicalistes. Dès l’école primaire, reflet de la société, les élèves sont confrontés aux inégalités des genres. Des inégalités, parfois invisibles, comme la répartition du temps de parole, l’espace d’occupation de la récréation ou les remarques vestimentaires.

    Menace de l’extrême droite

    « Nous avons la responsabilité de le combattre au quotidien dans la structure de l’école pour construire une vraie culture de l’égalité et faire cesser ces comportements sexistes », appuie Magali Hidalgo, CGT Education 13. L’émergence du « fémonationalisme » est décriée par les syndicats : « Il se prétend féministe, mais est dans une logique excluante. La plupart du temps, l’extrême droite est l’ennemi des droits des femmes. » D’ailleurs, au Parlement européen, l’extrême droite s’est opposée ou s’est abstenue de soutenir la gratuité des protections hygiéniques, l’IVG, l’accès à la contraception… Et de poursuivre : « Ces dernières années, les mobilisations du 8 mars prennent de l’ampleur. Femmes et hommes manifester leur égalité. C’est sur cette vision de la société que nous souhaitons construire un avenir. » Pour la mobilisation inter-syndicale prévue ce dimanche, la Magali Tardieux conclut : « On veut des droits. Pas une rose. »

    Rendez-vous dimanche à partir de 10h place du Général-de-Gaulle à Marseille pour un village organisé par le Collectif 13 Droits des femmes puis à partir de 11h avec les syndicats de vant le Medef sur cette même place.

  • Le Geres met en valeur les femmes agricultrices

    Le Geres met en valeur les femmes agricultrices

    Trop souvent invisibilisées, précaires et peu reconnues, les agricultrices n’en sont pas moins des garantes essentielles de notre alimentation. C’est pourquoi l’ONG environnementale Geres les met en avant à travers une série de quatre portraits de travailleuses (deux Bucco-Rhodaniennes, une Varoise, une Vauclusienne). « L’objectif était de valoriser les expériences quotidiennes et les perspectives des agricultrices de la région », explique Olivia Pelestor, chargée de programme agriculture et sensibilisation au Geres. « On ne s’intéresse à elles que depuis 1959. Avant, on en parlait via les couples, mais très peu des femmes elles-mêmes malgré leur énorme travail. »

    « Générer une conscience » quant aux difficultés

    Mais pour la porteuse du projet, « il est important de ne pas les visibiliser en tant que femmes, mais pour leur travail. Elles participent à la souveraineté alimentaire, à maintenir le patrimoine local avec la viticulture, l’oléiculture… Et elles s’engagent dans des pratiques agroécologiques, plus résilientes au niveau climatique. »

    Et même si pour elles, l’agriculture est « un métier passion », il n’en reste pas moins « physique et nécessite beaucoup d’investissements. Elles travaillent presque tous les jours, avec un manque de soutien financier des institutions », déplore Olivia Pelestor, d’autant plus que les quatre agricultrices travaillent dans le domaine du bio et « doivent justifier leurs prix, en expliquant leur travail, leurs pratiques. » La chargée de programme pointe aussi « les à-côtés », tels que « les remplacements difficiles pendant la grossesse » et « les retraites parfois en dessous de 350 euros. Il est important d’en parler pour générer une conscience citoyenne. »

    Les portraits dès le 8 mars sur www.geres.eu