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  • Les légendes et espoirs ont assuré le spectacle sur le circuit Paul-Ricard

    Les légendes et espoirs ont assuré le spectacle sur le circuit Paul-Ricard

    Tous les ingrédients étaient réunis pour faire de ce 8e Grand Prix de France historique un beau succès.

    De courses pour rythmer les quatre jours de compétition. Plus de 230 voitures, dont une soixantaine de Formule 1 qui ont marqué l’histoire des courses automobiles, ont fait rêver un public venu en nombre. Mais c’est surtout la course de samedi qui a suscité le plus grand intérêt.

    Elle a été animée par des noms qui ont rappelé les grandes heures de la F1 tricolore et francophone. Retrouver Alain Prost, Jean Alesi, Philippe Alliot, René Arnoux et Jacques Villeneuve dans un baquet a ravivé de sacrés souvenirs. Avec le symbole d’un Jacques Villeneuve au volant de la Ferrari 312 T5 de 1980 de son père, Gilles.

    La relève française était également dans le paddock. Avec Esteban Ocon, mais surtout Isak Hadjar, qui a pris en main un bolide mythique, la Red Bull 7 sacrée championne du Monde en 2011. Ce dernier a d’ailleurs montré ses capacités en s’imposant dans la course des légendes.

    Des légendes auxquelles manquait la Ligier JS43 de 1996. Olivier Panis donc dû se rabattre sur une autre voiture bleue, la JS33B de 1990.

    À noter la présence d’observateurs de prestige, en la personne de Stefano Domenicali, le grand patron de la F1. Peut-être aura-t-il envie de faire revenir le championnat du Monde au Castellet après un tel spectacle.

  • Un ciel sous tension

    Un ciel sous tension

    La flambée du prix du kérosène et les tensions internationales ne sont pas uniquement de simples turbulences passagères : elles révèlent les fragilités profondes d’un modèle aérien livré à la logique du marché. Depuis des années, la concurrence à outrance et la course aux bas prix ont comprimé les marges des compagnies, les rendant incapables d’absorber le moindre choc. Résultat : dès que les coûts explosent, ils sont répercutés sur les passagers.

    Les billets augmentent, des vols disparaissent et partir en vacances devient plus incertain, mais aussi plus cher. Pour beaucoup, voyager relève désormais de l’arbitrage budgétaire. Derrière cette « adaptation », une réalité sociale : le droit aux vacances recule pour les plus modestes.

    Selon une étude Ifop pour Alliance France Tourisme, seuls 37% des Français se disent certains de partir en vacances cet été, contre 50% en 2025.

    Un modèle
    à repenser

    Face à cela, des compagnies appellent l’État à l’aide. Mais il ne saurait être question de socialiser les pertes sans contreparties. L’intervention publique peut servir à encadrer, réguler et transformer le secteur : garantir l’accessibilité, préserver les liaisons essentielles et accélérer la transition écologique.

    Car la dépendance au kérosène est aussi une impasse climatique. Persister dans ce modèle, c’est refuser d’anticiper. Cette crise doit être l’occasion de repenser nos mobilités, de développer des alternatives et de remettre l’intérêt général au cœur des choix.

  • L’abolition de l’esclavage, une histoire de France sensible

    L’abolition de l’esclavage, une histoire de France sensible

    Moment solennel sur le quai d’honneur, ce dimanche 10 mai, pour la commémoration de la traite négrière, de l’esclavage et de leurs abolitions, avec des lectures de poèmes, de passages de la charte du Mandé, une des plus anciennes constitutions au monde proclamée au XIIe siècle par le fondateur de l’Empire mandingue, territoire situé dans le haut bassin du fleuve Niger, le tout animé par le groupe Tambores.

    C’est de ce quai que « sont parties une centaine d’expéditions négrières pour alimenter ce commerce ignoble, une activité qui participa aussi à la prospérité de la ville », a rappelé en préambule Wally Tirera, président du collectif Paca pour la mémoire de l’Esclavage, en présence de nombreux élus, d’associatifs et de représentants de l’État. Plus précisément à partir de 1783, et pendant une dizaine d’années, lit-on sur le site de Mars Imperium, plateforme créée par une soixantaine de chercheurs en 2025 qui relate l’histoire coloniale et post-coloniale de Marseille.

    « Qu’est-ce qui justifiait le fait de faire des Africains des choses ? », s’interroge Wally Tirera. Il dénonce « un déni d’humanité habillé d’une véritable législation teintée d’une justification théologique au service du profit des nations esclavagistes qui s’estimaient au-dessus de la communauté humaine ».

    « Solidarité entre toutes les souffrances humaines »

    Alors que la loi Taubira reconnaissant la traite et l’esclavage comme crime contre l’humanité fête ses 25 ans, en France, « pays aux trois abolitions dont deux officielles », le sujet reste sensible, estime le président du collectif, regrettant « une histoire encore aujourd’hui difficilement évocable, assumable ». Il en veut pour preuve une « institutionnalisation compliquée » avec un comité de la mémoire de l’histoire de l’esclavage « dirigé par des personnes légitimes et compétentes », disparu en 2019 « avec la création de la Fondation pour la mémoire de l’esclavage, opposant les associations les unes contre les autres en distribuant des labels ». Un label qu’il vit comme « une hérésie ».

    En plaçant la cérémonie sous le thème des « résistances », aux « oppressions, au racisme, à l’antisémitisme, à l’esclavage moderne avec ses 50 millions de victimes », Wally Tirera inscrit le collectif en « solidarité entre toutes les souffrances humaines, dans le partage de cette histoire dramatique, notre histoire commune ». Rappelant que 6 000 organisations à travers le pays œuvrent à cette mémoire, il prône « l’unité et la concorde ». L’hommage s’est terminé en silence avec le jet de pétales dans l’eau du Vieux-Port.

  • Le leader de l’énergie rapatrie ses productions en Europe

    Le leader de l’énergie rapatrie ses productions en Europe

    Notre projet Azur consiste à relocaliser, en Europe, nos entreprises basées en Chine. Nous allons mutualiser notre ligne de production avec un acteur historique du secteur, le fabricant autrichien, Sonnenkraftun. C’est une décision qui fait suite à la réduction de la TVA, l’an dernier, qui est passé de 20% à 5,5% en Europe », explique Jérôme Mouterde, directeur de Dualsun. Le PDG a cofondé l’entreprise en 2010, avec Laetitia Brottier, sur un concept de panneaux solaires hybrides.

    Trouver sa place

    Implantée à Marseille (13e), l’entreprise se démarque, dès son lancement, avec un prototype innovant. Un panneau solaire qui combine production d’eau chaude et stockage d’énergie. La société se hisse rapidement au rang de leader français dans le marché de l’équipement énergétique en région Paca, puis dans le pays. Son essor correspond à environ 25% de parts de marché dans la couverture en panneaux photovoltaïques des résidences. Cette première réussite lui a permis de se lancer dans un marché plus concurrentiel : celui du panneau photovoltaïque classique. Un secteur déjà largement dominé par les entreprises chinoises, qui représentent aujourd’hui 98% des panneaux solaires importés en Europe.

    Et si « une gamme des panneaux hybrides est aujourd’hui produite en Rhône-Alpes, rappelle Jérôme Mouterde, une partie des sites de production de panneaux solaires classiques a dû être installée en Chine, il y a six ans, pour résister face au géant chinois ».

    « Concurrence déloyale »

    Une délocalisation qui avait été motivée par des coûts de production « 50% plus élevés en France », précise le directeur. Un écart aujourd’hui finalement « rééquilibré » avec cette baisse de TVA à 5,5% au lieu de 20%. C’est cette récente réforme qui l’a poussé à tisser un partenariat avec la société autrichienne historique, une occasion de « participer à la souveraineté énergétique française, estime-t-il, à ce jour bien plus vulnérable que son concurrent chinois », dans le domaine des énergies renouvelables.

    Le PDG s’avoue malgré tout « dubitatif », quant à la durabilité de cette réforme, qu’il espère voir « s’ancrer dans le temps, avec des réglementations plus claires ». Avec toujours l’objectif affiché, à terme, de « s’implanter dans la région ».

  • Une pétition pour la survie de la Coopérative de presse méditerranéenne

    Une pétition pour la survie de la Coopérative de presse méditerranéenne

    Après plusieurs alertes, les travailleurs de la CPMM, qui sont en charge de la distribution de la presse sur une partie de la région Sud, passent à l’interpellation « de l’opinion publique, la population et des élus locaux ». Une interpellation qui passe par le lancement d’une pétition* à l’objectif clair : « On veut solliciter la population et les mairies qui tiennent à leurs petits commerces et à leur presse. On veut leur dire qu’il y a un risque économique, que la filière est en danger », résume Nicolas Guglielmacci, pour la CGT de la coopérative. Il rappelle la problématique : « Les aides à la distribution de la presse sont accaparées par des gros éditeurs et ne redescendent pas jusqu’à nous. »

    Concrètement, la coopérative, confrontée à une conjoncture économique difficile, ne touche pas un kopeck de la myriade d’aides pour la presse. « Les aides à la distribution ont été augmentées à cause de la baisse des ventes, de 4,5 millions d’euros, mais on n’a rien eu. Il y a un risque pour la CPMM, mais aussi les diffuseurs [kiosques par exemple, Ndlr], ou des éditeurs locaux si rien ne change. Il pourrait y avoir un arrêt de la distribution », développe le syndicaliste. Lancée le 7 mai, la pétition recueille déjà plus de 300 signatures en ligne à l’heure où nous écrivons ces lignes.

  • Métropole : Nicolas Isnard tente de rassurer les agents

    Métropole : Nicolas Isnard tente de rassurer les agents

    Alors que le budget de la Métropole AMP est entre les mains de la Chambre régionale des comptes (CRC), à la suite du refus des élus de le voter, le président de l’établissement public a rédigé un courrier à l’adresse des travailleurs.

    C’est le premier courrier à l’adresse « directe » des agents depuis le début du mandat de Nicolas Isnard (LR). Il n’hésite pas à les brosser dans le sens du poil, en préambule : « Je veux vous dire la confiance pleine et entière que j’ai en vous. » Mais l’élu revient surtout sur cette forme de mise sous tutelle de son institution : « Ce choix place notre collectivité dans une situation qui peut susciter des inquiétudes. »

    Rappelons que quasiment tous les syndicats de la Métropole étaient montés au créneau, à des degrés divers d’alertes, quant aux potentielles conséquences de la mainmise de la CRC sur son budget (lire notre article du 05/05). D’où un ton qui se veut rassurant : « Cette situation ne remet en cause ni la solidité de notre institution, ni votre place en son sein. » Nicolas Isnard tente d’apporter des réponses concrètes à une partie des inquiétudes : « Vos rémunérations, vos droits statutaires et vos acquis sociaux ne sont pas affectés. » Et assure que « le cadre juridique garantit la continuité du fonctionnement de la collectivité ». Pour autant, il a aussi une parole moins réjouissante pour les agents : « Cette situation appelle de notre part lucidité et responsabilité. […] Les mois à venir nécessiteront un effort collectif. »

    Un courrier « très inquiétant »

    Du côté de la CGT AMP, ces propos ne suffisent pas à apaiser les craintes : « Si, sur le maintien des salaires, il a pu rassurer les agents, ce courrier reste très inquiétant. […] Il ne fait aucune mention des 1 200 agents contractuels actuellement en poste. » L’organisation développe : « Les baisses budgétaires entraîneront une augmentation de charge de travail et une réorganisation des services. » Retour similaire, ou presque, du côté de la FSU. « Même si ça se veut rassurant, on ne l’est pas sur le fond. Il explique qu’il va falloir faire des efforts, et dans le fonctionnement de la Métropole, ça peut impliquer un mode dégradé », estime Serge Tavano, secrétaire général du syndicat. S’il reconnaît que « c’est une bonne chose qu’il parle aux agents », Serge Tavano reste inquiet : « Ce n’est pas sécurisant pour autant. » Enfin, Patrick Rué, pour FO, « remercie le président d’avoir répondu à notre inquiétude afin d’informer les agents sur sa position ».

  • Les touristes se replient sur des destinations plus accessibles

    Les touristes se replient sur des destinations plus accessibles

    Avec des budgets de plus en plus restreints, les Français doivent désormais élaborer une véritable stratégie pour se reposer sans s’endetter. Le prix du kérosène a fortement augmenté, influençant directement celui des billets d’avion. Les billets long-courriers aller-retour en classe économique chez Air France-KLM ont augmenté, avec une hausse pouvant aller jusqu’à environ 100 euros selon les cas. Par ailleurs, Transavia a annulé environ 200 vols en mai et juin, au départ de plusieurs aéroports français, dont Marseille.

    Alors, partir moins loin et moins longtemps est une solution de plus en plus privilégiée. Dans une étude publiée le 28 avril, l’Alliance France Tourisme (AFT ) annonce que « 68% des Français prévoient de partir au moins une semaine, soit une baisse de 9 points par rapport à 2025 (…). Seuls 37% se déclarent certains de partir, contre 50% l’an dernier ». Malgré cette baisse, les Français restent toutefois très attachés aux vacances estivales. Il s’agit plus de s’adapter que de ne pas partir du tout. Cette année, 71% choisissent la France (+3 points par rapport à 2025), contre 23% l’Europe et seulement 9% des destinations lointaines, selon les données de l’AFT.

    « Pour l’instant, la fréquentation est stable »

    En 2025, la région Paca se situait au deuxième rang des destinations de séjours préférées des Français, selon les données du Comité régional de tourisme. Nicolas Guyot, directeur de l’hôtel Carré Vieux-Port à Marseille et vice-président de l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie, se prépare donc à cet engouement : « Pour l’instant, la fréquentation est stable, on s’attend à ce que cela augmente effectivement, notamment au moment où les Français vont réaliser que partir loin devient trop coûteux ou compliqué. »

  • Le kérosène s’envole et l’aérien bat de l’aile

    Le kérosène s’envole et l’aérien bat de l’aile

    Il y aura-t-il des avions à un prix abordable pour les vacances d’été ? Ou même des avions tout court ? La question aurait pu paraître saugrenue il y a quelques semaines, mais elle devient très sérieuse pour beaucoup de futurs vacanciers au regard du blocage du détroit d’Ormuz et du conflit irano-américain.

    Car le kérosène qui sert de carburant aux avions voit son prix atteindre des sommets, comme le diesel à la pompe à essence. Une montée qui a de quoi inquiéter les acteurs du secteur aérien. « L’envolée du cours du pétrole fait qu’on a plus que doublé le prix du kérosène. Pour faire un Marseille-Athènes, sur une heure de vol, le coût du carburant, c’est 20% du coût total. Si c’est du long courrier, ça représente 35%. Imaginez maintenant que ça double : le 20% devient 40% et le 35% passe à plus de 50%… », campe Jean-François Dominiak, président du syndicat des compagnies aériennes autonomes (SCARA). Cette organisation professionnelle, qui regroupe la moitié des compagnies aériennes françaises, dont Air Corsica, tire la sonnette d’alarme sur la viabilité économique : « Le détroit d’Ormuz représente entre 40 et 50% de la production mondiale de kérosène. Et, au mieux, les bonnes compagnies dégagent entre 5 et 10% de résultat. En ajoutant 20% de coût, on gomme ce résultat. Non seulement il n’y a plus de marge, mais en plus, il y a une perte. »

    L’envolée de ces prix a déjà des conséquences concrètes avec des annulations en cascade et une répercussion sur les billets des passagers. C’est la filiale néerlandaise d’Air France-KLM qui a lancé l’une des premières charges, dès le 16 avril, avec une réduction de « 80 vols aller-retour » depuis l’aéroport d’Amsterdam, l’une de ses plateformes phares. Autre filiale du groupe, mais même raisonnement avec la compagnie low-cost Transavia qui, fin avril, annonce l’annulation d’environ 400 vols, « moins de 2% du programme ». La liste des entreprises qui annulent des vols s’allongent avec le temps : 20 000 pour Lufthansa d’ici octobre, 6% de liaisons en moins pour Air Transat, 10% de baisse pour Ryanair. Cerise sur le gâteau, la compagnie espagnole Volotea, en plus de réduire ses vols, réclame à ses passagers « un supplément (…) si les prix du carburant dépassent le niveau de référence ». Notons aussi que Transavia a augmenté le prix des billets de l’ordre de « 10 euros en moyenne par aller-retour », tandis qu’Air France a relevé ses prix de 70 euros sur les liaisons transatlantiques… Reste que, sur le terrain, ces annonces ne provoquent pas de séisme puisque l’aéroport Marseille-Provence constate un « trafic stable » et juge ces annulations « à la marge » (lire entretien ci-contre).

    « Il faut que l’État nous aide »

    S’engage alors un bras de fer entre les entreprises du secteur, les gouvernements européens et les associations de consommateurs. « Des compagnies ont de gros problèmes de trésorerie, certaines volent à perte. Il faut que l’État nous aide », plaide Jean-François Dominiak. Le SCARA réclame notamment un effort particulier pour les dessertes ultramarines, corses et celles relevant de délégation de service public (DSP), chères à de nombreux Provençaux. En réponse, le gouvernement dit préparer des mesures et réfléchit à « des reports de charge », mais rien d’acté pour l’heure.

    Et, au final, ce sont les passagers qui maronnent légitimement. « La volatilité du prix du carburant est un risque économique que les compagnies aériennes ne doivent pas faire peser sur les passagers », juge Imane El Bouanani, responsable juridique France de Flightright, plateforme de défense des droits des passagers aériens. Le ministre de l’Économie, Roland Lescure, a tenté d’éteindre les inquiétudes des acteurs aéroportuaires, ce mercredi 6 mai, à la suite d’une réunion avec les compagnies aériennes, en assurant n’avoir « aucune crainte » de pénurie entre mai et juin et « sans doute peu » pour l’après. Son homologue aux Transports, Philippe Tabarot, minimise la problématique : « Les cas d’annulation sont pour l’instant assez exceptionnels. »

    Vers des destinations

    plus proches ?

    De quoi rassurer les acteurs de l’aérien ? « Le gouvernement nous dit qu’il y a des stocks pour 2 mois et demi. Ça nous amène jusqu’en août, mais que se passe-t-il après ? Personne n’est capable de le dire », commente Jean-François Dominiak, qui participait à ladite réunion ministérielle. Il anticipe une autre problématique de fond : « Est ce que beaucoup de passagers voudront toujours prendre le risque d’aller passer des vacances lointaines dans ces conditions ? Est-ce que les gens ne préféreront pas aller faire du camping à côté de Marseille ? Juste après l’épidémie de Covid-19, les gens sont restés dans un périmètre proche. Pendant la crise de 2008, les gens ont pris des vacances, mais d’abord en France… »

    Illustration de ce report vers des destinations plus proches : la compagnie Volotea a lancé, le 7 mai, une nouvelle ligne au départ de Marseille vers Limoges. Rien d’anodin puisqu’elle propose « deux vols par semaine, les jeudis et dimanches » et entend augmenter la cadence pour la haute saison, jusqu’à « quatre fréquences hebdomadaires en août les lundis, mercredis, vendredis et dimanches ». Dans la même lignée, la compagnie TwinJet proposera une ligne « éphémère », du 22 juillet au 12 août, à destination d’Olbia en Sardaigne. Reste donc à voir si les passagers changent de braquet pour ces vacances.

  • Habib Beye dénonce de fausses informations

    Habib Beye dénonce de fausses informations

    Après l’humiliation de Nantes, Habib Beye avait opté pour un nouveau conclave à La Commanderie pour préparer le déplacement au Havre. Une semaine qui a été marquée par des événements qui ont pris des proportions hors normes. Comme la décision d’arrêter une séance d’entraînement. «Je l’ai fait car c’était une session intense. Il reste deux minutes trente et je ne voyais pas l’intérêt de poursuivre», s’est justifié l’entraîneur marseillais.

    Mais, comme le disait si bien Pape Diouf, «à Marseille, on fait d’un œuf un bœuf», cela a suffit pour insinuer que plus rien n’allait dans la maison OM. Et Habib Beye, commentant l’accolade avec Mason Greenwood sur le bord de pelouse après la victoire au Havre, y est allé de sa mise au point. «L’image est belle, car elle est nécessaire de sa part, avec tout ce qui s’est dit. Quand je vois les mensonges qui sont racontés à mon sujet, et sur mes joueurs, que j’ai arrêté l’entraînement à cause de lui, ça me désole. Dans le métier, plus rien n’est vérifié. C’est la course à l’info, aux mensonges. Une sorte de défouloir à ciel ouvert. J’ai rarement connu in tel acharnement sur une personne», a – t- il insisté.

    Quant à la sanction prise à l’encontre de Pierre-Emerick Aubameyang, Habib Beye n’a pas souhaité y revenir. «Je préfère parler des joueurs qui étaient là.»

  • L’OM s’offre de l’espoir

    L’OM s’offre de l’espoir

    Que pouvait donner un duel entre une équipe luttant pour éviter les barrages et une autre cherchant à se donner un avenir européen ?

    De part et d’autre, l’enjeu de cette avant-dernière journée de la saison était capital. Pour ne pas dire vital sur un point économique. Notamment pour un OM en passe de tout perdre, après avoir faire croire qu’il pouvait aller chercher, a minima, une nouvelle qualification pour la Ligue des Champions, à défaut d’un nouveau trophée. Malheureusement, à force de gaspiller ses jokers, l’équipe se retrouvait au bord de la falaise. Et après une nouvelle semaine compliquée, le voyage au Havre ressemblait à une bouée de sauvetage.

    Bouée à laquelle les hommes de Habib Beye se sont accrochés. Face à des Havrais qui avaient laissé leurs complexes et doutes au vestiaire. Ils devaient être d’ailleurs les premiers, avec Mowana Samatta puis Sofiane Boufal, et finalement les seuls en première période, à faire frissonner de plaisir le public d’une Océane déjà transie de froid.

    L’ambiance se réchauffera avec une série de pénalties qui devait enfin lancer la rencontre. L’OM obtenait le premier, après intervention de l’assistance vidéo. Mason Greenwood, avec l’aide du montant droit de Mory Diaw, le transformait. Tandis que le Havrais Sofiane Boufal, malheureux dans le jeu en mouvement, devait l’être aussi dans son duel avec Geronimo Rulli.

    Si l’avantage restait ténu, le but de Mason Greenwood suffisait au bonheur marseillais. Néanmoins, il fallait vaincre le signe indien du « money time », cette mauvaise habitude phocéenne de toute perdre, ou presque, en toute fin de match. Avec sept minutes de temps additionnel, il y avait de quoi trembler. Habib Beye faisait confiance à sa classe biberon pour finir le travail.

    Malgré quelques frayeurs, cette dernière s’en sortira bien.