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  • La façade du PCF 9e vandalisée par l’extrême droite

    La façade du PCF 9e vandalisée par l’extrême droite

    Les tags s’étendent sur toute la largeur de la façade, débordant même sur un logement riverain. Ce dimanche, les militants de la section PCF du 9e arrondissement ont découvert que leur local situé rue Ernest-Rouvier, dans le quartier de Mazargues, avait été vandalisé à l’occasion de ce week-end prolongé du 8-Mai.

    « Alors que pour la première fois le parti des héritiers de la Collaboration dirige notre secteur, la haine de l’extrême droite se libère toujours plus dans nos quartiers et vient s’en prendre à ses ennemis bien identifiés, celles et ceux qui portent les combats de la liberté, de l’égalité, de la dignité humaine et de l’émancipation », dénonce la section dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux ce lundi matin. Et de rappeler la temporalité de cette attaque : tandis que les tags traitent les militants de « bande de collabo », les militants communistes des 9e et 10e arrondissements avaient pour la première fois boycotté les commémorations du 8-Mai, refusant qu’elles soient présidées par la mairie de secteur RN (notre édition du 07/05), et avaient rendu hommage aux résistants communistes de leurs arrondissements morts pour la France. « Une plainte a été déposée et la préfecture a été alertée », précise également la section PCF.

    Le préfet interpellé

    « J’ai écrit ce jour au préfet pour lui signifier à la fois mon indignation et lui demander qu’une enquête puisse être ouverte et qu’on puisse trouver les coupables de ces dégradations, mais aussi pour redire notre détermination à lutter contre les fascismes et contre toutes les intimidations », indique de son côté le sénateur Jérémy Bacchi, secrétaire départemental de la fédération PCF des Bouches-du-Rhône, qui partage « une condamnation ferme de la fédération, une nouvelle fois ».

    « Non contents de s’attaquer aux communistes, ils s’attaquent à un symbole de la Résistance, Missak Manouchian », insiste le parlementaire, en évoquant la fresque qui orne la façade du local représentant le résistant arménien des Francs tireurs et partisans – Main d’œuvre immigré (FTP-MOI) entré au Panthéon, qui a été lacérée.

    Ce n’est pourtant pas la première fois que la section et la fresque qui orne la façade du local sont prises pour cible. En avril puis en novembre 2022, celle-ci avait déjà été dégradée avec des tags avec le symbole identitaire de la croix celtique proclamant que « le Sud est nationaliste ». Puis après sa restauration elle avait de nouveau été prise pour cible en novembre 2024, entraînant un dépôt de plainte de la fédération PCF (notre édition du 30/11/2024).

    « Ces intimidations fascistes répétées ne font que renforcer nos convictions et nos engagements, assurent cependant les militants communistes de la section. À l’heure où nombreux sont celles et ceux qui brouillent les repères et se compromettent avec les héritiers du camp pétainiste, jamais nous ne ferons un pas en arrière face à l’extrême droite. »

  • Des gaz destructeurs d’ozone dans la nature

    Des gaz destructeurs d’ozone dans la nature

    Marseille a un problème avec les extincteurs. Pendant que l’attaquant de l’OM Pierre-Emerick Aubameyang enflammait la Commanderie jeudi dernier en vidant une bonbonne dans la chambre d’un cadre du staff olympien, les services de l’État s’échinent de leur côté depuis deux ans à mettre un terme aux fuites de gaz d’extinction sur le site où ils sont retraités, à l’Estaque. En cette fin du mois d’avril, la préfecture a ainsi passé un cap en mettant en demeure la société Créalis, située à deux pas du lycée professionnel de l’Estaque dans le 16e arrondissement de Marseille, de cesser d’ici six mois les rejets dans l’atmosphère de ces gaz employés pour éteindre des incendies, particulièrement destructeurs de la couche d’ozone. Ou de cesser, dans le même délai, leur transit sur ce site marseillais qui regroupe et traite les déchets comportant des fluides frigorigènes ou d’extinction.

    Étude insatisfaisante

    À l’origine de ce combat, une opération nationale de contrôle lancée en 2024 sur les fluides fluorés, utilisés notamment dans les systèmes de réfrigération ou de lutte contre l’incendie mais aux effets puissants comme gaz à effet de serre. Après avoir prévenu de leur visite un mois plus tôt, les services de l’État réalisent une inspection le 23 mai sur le site marseillais du groupe Dehon, pionnier de fluides frigorigènes implanté dans la cité phocéenne depuis 1952. Sur place, les agents s’alarment d’une zone fumeurs présente « immédiatement à côté de l’accès du bâtiment contenant les fluides inflammables », des fûts avec des étiquettes « qui ne correspondent pas au fluide dangereux contenu », mentionne le rapport d’inspection consulté par La Marseillaise. Mais surtout, ils épinglent « des quantités importantes d’émissions de fluide fluoré ». En ligne de mire, deux gaz utilisés pour éteindre les incendies, de type halon et son substitut après son interdiction, le réfrigérant
    R-227ea. « Les seuls rejets en R-227ea correspondent pour l’année 2021 à 40 328,7 tonnes équivalent CO2 soit plus de 335 millions de kilomètres (ou 8 375 fois le tour de la Terre) parcourus par une voiture particulière ne bénéficiant ni de malus ni de bonus écologique », pointe un arrêté pris le mois de février suivant qui interdit à l’entreprise de rejeter plus de 1% de la masse de ces deux gaz d’extinction et impose la réalisation d’une étude technico-économique pour supprimer à terme tous les rejets. Certes, la situation s’est améliorée (3 563 tours de la planète en 2023), et les quantités sont « probablement surestimées » selon l’entreprise qui explique dans le rapport ne pas pouvoir pomper les fonds des bonbonnes traitées, le gaz se liquéfiant quand la pression chute. Sollicitée par La Marseillaise, elle n’a pas donné suite. Mais l’étude qu’elle a transmise aux services de l’État en décembre 2025 assure qu’il est impossible de stopper complètement les rejets, sans « examen exhaustif des solutions techniques disponibles et de leurs coûts associés », grince la préfecture en ce mois d’avril.

    Retournement de veste

    Lors d’une réunion le 23 janvier dernier, la société promet donc qu’elle arrêtera de traiter ces extincteurs d’ici à la fin de l’année, en précisant deux semaines plus tard qu’elle va minimiser les pertes de fluides, à hauteur de 7 tonnes (25 000 tonnes équivalent CO2, ou 5 191 tours du globe) cette année. Mais finalement, le 25 février, celle-ci annonce qu’elle veut poursuivre de traiter les bonbonnes contenant des gaz de type halon jusqu’à… fin 2040. Et demande un délai de six mois si ce n’est pas possible. De quoi conduire à la mise en demeure prononcée par la préfecture ce 28 avril. Sous peine d’une amende pouvant monter jusqu’à 45 000 euros.

  • Pour la CGT, l’hôpital « n’est pas prêt » à une pandémie

    Pour la CGT, l’hôpital « n’est pas prêt » à une pandémie

    La ministre de la Santé Stéphanie Rist, a déclaré sur France Inter, que le pays était suffisamment équipé « en termes de masques » chirurgicaux et FFP2, « de tests » ou encore « de médicaments d’usage symptomatiques », en cas de potentielle propagation du virus.

    « Gestion d’entreprise »

    Une projection qui laisse Greg Fontaine, infirmier à la Timone (5e) et syndicaliste CGT dubitatif : « Il y a un manque de transparence sur les stocks. Nous n’avons pas les chiffres, mais j’en doute. Le projet de lois et de finances et celui des dépenses de l’assurance maladie ne prévoient que peu de budget pour les hôpitaux publics. »

    Les équipes soignantes de tous les hôpitaux après avoir été applaudies tous les soirs à 20h, pendant la période de la Covid ont vécu les plans d’économie successifs comme une véritable douche froide. Avec des conditions de travail toujours aussi difficiles voire encore plus, au prorata des difficultés de recrutement.

    Pour l’heure, « il n’est pas question de pandémie », insiste le syndicaliste. Mais si la situation venait à s’aggraver, « nous ne serions certainement pas prêts », cingle-t-il. Manque de personnel, mais aussi de matériel, le budget alloué aux hôpitaux publics « ne suit pas l’inflation, ce qui affaiblit les chances de guérison des patients », déplore-t-il.

    Depuis 2020, le taux de fermeture de lits ne fait qu’augmenter. Si bien, que pendant la pandémie de la Covid 19, « des soignants s’étaient mobilisés pour constituer des lits de réanimation », rappelle l’infirmier. Un manque d’équipements, qui résulte « d’une gestion d’entreprise de l’hôpital », dénonce-t-il. « L’État réduit les temps d’hospitalisation des malades pour ne pas avoir à augmenter les effectifs. Si rien n’est fait, nous ne serons pas prêts pour une éventuelle pandémie. »

  • Un premier cas d’hantavirus en France

    Un premier cas d’hantavirus en France

    Vers une nouvelle épidémie ? Un premier cas français d’hantavirus a été confirmé ce lundi. Il s’agit d’une femme rapatriée du bateau de croisière MV Hondius qui a présenté des symptômes dans l’avion médicalisé qui la transportait, de même que quatre autres ressortissants français, jusqu’à l’hôpital Bichat à Paris. Son cas « s’est dégradé dans la nuit » de dimanche à lundi, détaille la ministre de la Santé Stéphanie Rist. Les quatre autres croisiéristes ont, pour l’instant, été « testés négatifs ». Ils restent néanmoins considérés comme des cas « à haut risque » par les autorités sanitaires. Hospitalisés « dans des chambres avec des flux d’air qui permettent d’éviter la contamination », « ils sont évidemment isolés dans cet hôpital et y resteront jusqu’à nouvel ordre », au minimum 15 jours, a-t-elle indiqué.

    Pour éviter la propagation du virus, le gouvernement français a renforcé son dispositif de sécurité. « Afin de prévenir toute propagation de l’hantavirus de souche Andes, les personnes ayant séjourné à bord du navire MV Hondius entre le 1er avril 2026 et le 10 mai 2026 et arrivées sur le territoire national sont placées en quarantaine dans un établissement de santé pour la durée nécessaire à la réalisation d’une évaluation médicale et épidémiologique. À l’issue de cette évaluation, elles sont maintenues en quarantaine ou placées à l’isolement, pour une durée totale de 42 jours », acte un décret paru au Journal officiel lundi.

    22 cas contacts identifiés appelés à se signaler

    À ce stade, vingt-deux cas contacts ont été identifiés sur le territoire national : huit d’entre eux étaient passagers sur le vol du 25 avril entre Sainte-Hélène et Johannesburg sur lequel voyageait également une croisiériste néerlandaise dont l’époux pourrait être le « patient zéro ». Les deux sont depuis décédés. Les voyageurs français concernés « ont été mis à l’isolement rapidement ». Les 14 autres français ayant voyagé à bord du vol Johannesburg-Amsterdam du même jour – dans lequel la passagère néerlandaise est montée brièvement – sont appelés à se signaler « sans délai aux autorités sanitaires ». « Nous prenons les mesures les plus strictes de la zone européenne (…) c’est tout au début de l’épidémie que ça se joue, il faut briser les chaînes de transmission du virus », martèle la ministre sur France 2.

    Le Premier ministre a convoqué lundi dans l’après-midi une deuxième réunion en deux jours à Matignon sur le sujet, en présence de la ministre de la Santé, celui de l’Intérieur, de la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon et de hauts responsables de l’administration dont le directeur général de la santé Didier Lepelletier. Plus tard dans la soirée ont été reçus des spécialistes de l’épidémiologie dont Olivier Schwartz (Institut Pasteur), Yazdan Yazdanpanah (ANRS MIE – agence des maladies infectieuses émergentes), Xavier Lescure (AP-HP Bichat) et Jean-François Delfraissy (président du Comité national d’éthique), selon Matignon cité par l’AFP. Le gouvernement se veut prudent mais pas alarmiste. Contactée l’ARS Paca ne donne pas de consignes à ce stade et renvoie sur les communications de l’Organisation de la direction générale de la Santé (DGS).

    « Nous ne sommes pas face à un nouveau Covid »

    La souche des Andes de l’hantavirus a un délai d’incubation allant de une à six semaines et ses symptômes sont des détresses respiratoires et cardiaques, ainsi que des fièvres hémorragiques. Elle peut se transmettre par aérosols dans des conditions de particulière de proximité. Son taux de létalité est de 40%. Il n’existe aucun traitement ni vaccin pour une infection à hantavirus. Si les traumatismes liés à la pandémie de coronavirus ont marqué les esprits, pour l’Organisation mondiale de la santé « nous ne sommes pas face à un nouveau Covid », assure-t-elle.

    « Nous prenons les mesures les plus strictes de la zone européenne (…) c’est tout au début de l’épidémie que ça se joue, il faut briser les chaînes de transmission du virus »

  • [Info La Marseillaise] Bar Le Prolé à Alès : procès le 6 octobre pour 3 membres du Bloc Montpellierain

    [Info La Marseillaise] Bar Le Prolé à Alès : procès le 6 octobre pour 3 membres du Bloc Montpellierain

    La nouvelle était attendue avec une certaine impatience. Près d’un an après la violente agression par des membres du groupe néo-nazi le Bloc Montpellierain de militants communistes et du public réunis au Bar du Prolé à Alès, en mai 2025, le procureur de la République a décidé de renvoyer devant la justice trois individus.

    « Après que ces individus aient été gardés à vue, en février, puis relâchés, nous redoutions un classement sans suite qui aurait été non seulement incompréhensible mais révoltant au moment où, de surcroît, la peste brune déballe au grand jour sa haine et sa violence. Depuis un an, les victimes et leurs trois avocats n’ont eu de cesse de donner de la voix pour que ces auteurs de violences ne jouissent pas d’une impunité. Au nom des communistes Alésiens, des victimes et des amis du Prolé, je me réjouis de cette première étape. Je suis soulagé de savoir que des violences ne demeurent pas sans poursuites , a fortiori, ici, des violences politiques» réagit Giovanni Di Francesco secrétaire de la section alésienne du PCF .

    Feria d’Alès du 13 au 16 mai
  • [Exposition] Le Musée Cantini de Marseille réinvente son parcours

    [Exposition] Le Musée Cantini de Marseille réinvente son parcours

    Pensé à partir de l’histoire portuaire et des diasporas de la ville, l’accrochage propose une relecture du XXe siècle à aujourd’hui, ouverte sur les échanges entre Méditerranée, Amériques et Asie. Fidèle à son territoire, le musée met en avant une histoire de l’art globale, marquée par les croisements culturels et les hybridations.

    Les œuvres dialoguent entre générations et horizons, de Wifredo Lam à Kader Attia. Peinture, photographie, sculpture et poésie composent un ensemble décloisonné, enrichi par de nouveaux prêts et acquisitions donnant plus de place aux artistes femmes et aux scènes du Sud.

    Ce nouveau parcours préfigure la prochaine exposition du musée Cantini, « Juste au-dessus du silence, femmes engagées pour l’indépendance de l’Algérie », du 1er octobre 2026 au 21 mars 2027.

  • À Marseille, une formation dédiée aux travailleuses du BTP dans le quartier de Gèze

    À Marseille, une formation dédiée aux travailleuses du BTP dans le quartier de Gèze

    Les femmes ne représentent que 12% des travailleurs du bâtiment en 2026. « Je voulais donner des outils à ces femmes pour se sentir mieux dans leur environnement de travail », indique Leila Mariaud, ancienne RH dans le bâtiment devenue cheffe d’entreprise dans la formation. Elle a vécu de près « certains comportements déplacés » de ses collègues. Elle a ainsi décidé, il y a deux ans, de lancer sa formation.

    Jeudi dernier, elle a réuni les onze femmes qu’elle a accompagnées durant toute la semaine pour un brunch. Les participantes sont chargées de travaux, RH, plombières, maçonnes… Dans une salle de réunion prêtée par l’entreprise Constructys pour la durée de la formation, les directeurs des différentes entreprises partenaires sont aussi présents. L’ambiance est conviviale, un moment pour faire le bilan de ces quatre premiers jours d’ateliers. Les femmes participantes à cette formation obligatoire témoignent globalement de bonnes relations avec leurs collègues masculins. Malgré tout, des échanges de groupe durant la semaine ont permis à certaines de prendre conscience de leurs biais.

    Faire ses preuves

    « Ma formation porte principalement sur les comportements à adopter face à des collègues ou des employeurs, détaille Leila Mariaud. Dans ce milieu, les femmes ont tendance à s’excuser avant une phrase, à s’effacer face à des hommes. Elles ne conscientisent pas forcément leur posture. Pourtant, cela affecte jusqu’à leur salaire. Par exemple, en entretien d’embauche, les femmes osent moins parler argent. »

    « Dans mon métier, la manière de parler est très directe, il faut s’habituer à ne pas être pris avec des pincettes », témoigne Amandine, 41 ans, ancienne RH dans le spectacle vivant reconvertie dans la maçonnerie du bâti ancien. « C’est une profession physique, j’ai dû faire mes preuves. Parfois, mes collègues hommes me proposaient de l’aide, je refusais, je voulais montrer que j’étais aussi forte qu’eux. » Elle confie ne pas avoir eu de mal à s’intégrer dans l’équipe, seulement « une blague sexiste en début d’apprentissage, mais je suis passée au-dessus, je n’ai pas réagi ».

    « On voudrait que cette formation soit un bon réflexe pour les entreprises majeures du secteur, espère Olivier Dehez, directeur de Geic Formation Méditerranée, partenaire du projet. Mais pour qu’elles y soient enclin, il faudra trouver un bon ratio de durée. »

    Les femmes interrogées s’accordent sur un point positif : leurs collègues plus jeunes ont moins de comportements problématiques à leur égard.

  • Le trafic perturbé par des travaux en gare Saint-Charles

    Le trafic perturbé par des travaux en gare Saint-Charles

    Dans le cadre de la maintenance du réseau et de sa modernisation, trois chantiers d’envergure vont être réalisés. Pas moins de neuf aiguillages sont remplacés avant de passer aux opérations préparatoires à l’informatisation et à la télécommande de cinq postes entre Rognac et Saint-Martin-de-Crau. Ce qui va impacter le nœud ferroviaire de Miramas interrompu entre le samedi 16 mai 15h45 et le dimanche 17 à 10h. SNCF Gares et connexions poursuit en parallèle des travaux de mise en accessibilité des quais et de création d’une passerelle en gare de Miramas.

  • Contournement d’Arles, le président de la CCI interpelle l’État

    Contournement d’Arles, le président de la CCI interpelle l’État

    Le contournement d’Arles revient sur le devant de la scène. Après 25 ans d’instruction par les services de l’État, le projet a été désavoué par la commission de l’enquête publique, le 28 février dernier. Dans son avis défavorable au classement de l’ouvrage en autoroute, celle-ci pointe les incertitudes budgétaires ainsi que le report du trafic sur les voies secondaires. Pour éviter tout enlisement, les acteurs économiques du territoire interpellent l’État dans un courrier que Stéphane Paglia a adressé au ministre chargé des Transports, Philippe Tabarot.

    Le président de la CCI du Pays d’Arles appelle « à la saisine du Conseil d’État afin d’obtenir la déclaration d’utilité publique dans les délais légaux », pour ce projet qu’il estime être « d’intérêt national et européen », puisqu’il « contribuera au développement économique d’un territoire stratégique, à la croisée de l’axe rhodanien et de la zone industrialo-portuaire de Fos-Marseille », en assurant une « continuité autoroutière entre l’Italie et l’Espagne ».

    Concernant le dispositif de péage, envisagé en 2024 puis remis en cause car il pourrait engendrer un report de près de 10 000 véhicules par jour, dont 3 000 poids lourds, sur le réseau secondaire gratuit, il assure que « ces paramètres peuvent encore évoluer ».

    Pour Stéphane Paglia, « le renouvellement, dans les prochaines années, de plusieurs concessions autoroutières [telle qu’Escota, filiale de Vinci Autoroute, Ndlr] constitue pour l’État une véritable fenêtre d’opportunité : intégrer la réalisation du contournement autoroutier d’Arles dans un ensemble remis en concurrence, plutôt que d’en porter une concession autonome et isolée ». Une option qui permettrait, selon lui, de sécuriser « un montage financier robuste », d’inscrire l’infrastructure de 26 km dans une « logique de réseau » et de répartir « l’effort économique dans le temps, sans faire peser une charge excessive sur les usagers locaux ».

  • À Aubagne, une micro-ferme pour sensibiliser à la biodiversité

    À Aubagne, une micro-ferme pour sensibiliser à la biodiversité

    Une micro-ferme agroécologique et pédagogique, c’est le projet qu’a imaginé Florent Bonello, fondateur des Jouals. À travers cette ferme, une cueillette de fruits et de fleurs se réalise afin de sensibiliser et de faire découvrir la biodiversité locale dès le plus jeune âge. « Le but était de faire découvrir et d’enseigner l’agroécologie », explique Florent Bonello.

    Depuis son plus jeune âge, le natif de Marseille vit au contact de la nature. Après avoir obtenu son diplôme d’ingénieur en agroécologie, il a immédiatement imaginé un projet pédagogique autour de la biodiversité. Les visites auront lieu chaque samedi du mois de mai, de 14h à 16h. Pour le moment, elles se limiteront à la découverte du site, sans cueillette, les fruits et végétaux étant encore en pleine croissance.

    Un autre aspect important du projet concerne le financement. L’acte d’acquisition du terrain est en cours de finalisation et le fondateur des Jouals a lancé une campagne de parrainage, disponible jusqu’au 31 mai.

    Un appui majeur

    Les Agri’Culteurs, plateforme de financement spécialisée dans les projets agroécologiques, soutiennent le projet des Jouals. Pour financer les 657 arbres et arbustes, Florent Bonello a acté un partenariat avec la société qui a ouvert ses portes depuis plus d’un an maintenant. « Nous partons du principe que les agriculteurs ne peuvent pas porter seuls la charge de prendre soin de l’environnement », déclare Jeanne Bonnet, présidente de la plateforme les Agri’Culteurs. Une rencontre décisive pour Florent Bonello, qui a pleinement adhéré à la démarche. « Elle (Jeanne Bonnet) est venue directement sur le terrain et m’a orchestré un panel de médias avec des vidéos, des images et du son pour la communication des Jouals, c’était parfait », ajoute-t-il. Jeanne Bonnet complète : « Son idée de projet correspond totalement à nos valeurs. L’idée est de soutenir des agriculteurs engagés en allant les aider à trouver des financements. »

    À ce jour, 31 donateurs ont déjà contribué, et le projet continue de progresser. Florent Bonello espère voir ses végétaux pleinement développés d’ici septembre, tout en poursuivant son ambition pédagogique : « La sensibilisation par l’émerveillement, c’est la clé de la réussite. C’est même un spectacle pour les enfants », affirme-t-il.

    Campagne de parrainage sur le site lesarbri-culteurs.fr