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  • Dans l’Hérault, la gauche veut mobiliser face au risque RN

    Dans l’Hérault, la gauche veut mobiliser face au risque RN

    À deux mois et demi des municipales, quel parti sortira vainqueur de ce scrutin à un an de la présidentielle ? Dans l’Hérault, le Rassemblement national (RN) veut confirmer ses scores réalisés aux précédents scrutins (34,98% des suffrages exprimés aux élections européennes de 2024, cinq députés élus sur les neuf que compte l’Hérault lors des législatives de 2024) et tentera de remporter sa première commune du département. Et ainsi lorgner sur Béziers pour ravir la place au seul maire d’extrême droite de l’Hérault, Robert Ménard. S’il n’a pas encore officiellement désigné de candidat dans la cité de Riquet – le député Julien Gabarron est pressenti – le RN a néanmoins avancé ses pions à Agde en désignant le député Aurélien Lopez-Liguori comme tête de liste face au maire sortant Sébastien Frey (LR). À Sète aussi le risque d’une victoire de l’extrême droite existe : Aurélien Lopez-Liguori avait été élu dès le premier tour aux législatives de 2024. Le RN a désigné Sébastien Pacull pour ravir l’Île singulière. D’autant que la droite se retrouve fragilisée dans ces deux dernières villes. Alors qu’elle régnait depuis plus de vingt ans sans partage, les déboires judiciaires des deux ex-édiles (Gilles d’Ettore à Agde et François Commeinhes à Sète), démissionnaires, sapent la confiance des électeurs.

    La gauche va donc devoir batailler pour mobiliser face aux velléités de l’extrême droite. Malgré les bons scores réalisés aux dernières législatives par le NFP (4 députés élus), force est de constater que les forces de gauche partent souvent désunie dans la plupart des communes pour le premier tour. Si à Béziers, l’union s’est réalisée avec le Printemps de Béziers de Thierry Antoine (EELV-PS-PCF-PP), LFI, menée par le tandem David Ocard et Wissal El-jarrari, fait cavalier seul. Même schéma à Sète : alors que la liste Nouvelle Page regroupe le PCF, LFI et EELV autour de Laura Seguin, les socialistes ont décidé de partir de leur côté avec Sébastien Denaja.

    À Castelnau-le-Lez, la gauche n’a pas su tirer profit des divisions de la droite (entre le maire sortant Frédéric Lafforgue et Julien Miro) puisque Écologistes et le PS partiront chacun de leur côté.

    Une désunion à l’œuvre même dans les communes où l’extrême droite est faible, à l’instar de Montpellier où le maire PS Michaël Delafosse (pas encore déclaré) doit affronter au premier tour, entre autres Nathalie Oziol (LFI) et Jean-Louis Roumégas (EELV). Alors que l’union est plébiscitée par les électeurs de gauche, ces configurations les démobiliseront-ils ? L’enjeu de la participation sera en effet une des clés du scrutin des 15 et 22 mars.

  • La LGV Montpellier-Perpignan enfin sur de bons rails en 2026 ?

    La LGV Montpellier-Perpignan enfin sur de bons rails en 2026 ?

    Seul chaînon manquant de la grande vitesse entre Séville et Amsterdam, la Ligne nouvelle Montpellier-Perpignan (LNMP) pourrait (enfin) faire un pas de géant cette année.

    Réunis le 9 décembre dernier en comité de pilotage, les porteurs du plus grand projet ferroviaire d’Occitanie dont le coût continue d’interroger (a minima 6 milliards d’euros) ont réaffirmé leur volonté de voir les travaux du tronçon Montpellier-Béziers de la Ligne à grande vitesse (LGV) débuter en 2029.

    En signant une nouvelle convention de 68,6 millions d’euros qui rappelle que rien que les études sont onéreuses, la SNCF, l’État, la Région, la Métropole de Montpellier et les autres partenaires actent la perspective de l’ouverture d’un appel d’offre du marché de conception réalisation en septembre 2026.

    Point noir pour les opposants du Bassin de Thau, le comité dédié au futur viaduc de Poussan présidé par le président d’Agglo, Loïc Linarès (PS), a vu son cadre posé suite aux propositions émergentes de l’atelier citoyen.

    Tandis que l’autorisation environnementale est attendue pour mai 2026, l’enquête publique suit son cours. Les diagnostics archéologiques et les sondages géotechniques complémentaires pourront ensuite être engagés. Une étude d’attractivité et de desserte visant à « favoriser l’accroche à la grande vitesse » des territoires des agglos de Sète et d’Agde a également été validée.

    La phase 2 au printemps

    Si la phase 1 semble sur les rails, il reste pas mal de questions à trancher sur la phase 2 (Béziers-Perpignan). A l’instar du premier tronçon Montpellier-Béziers, la seconde partie de la ligne sera-t-elle mixte (fret/voyageurs) ? Va-t-on construire une ou deux gares TGV à Béziers et/ou Narbonne ? La concertation préalable sur la phase 2 dont les modalités seront arrêtées début 2026, est programmée au printemps 2026.

  • À Béziers, la rocade en service en mai

    À Béziers, la rocade en service en mai

    Après quinze longues années, le chantier de la rocade de Béziers devrait s’achever en mai. Ce projet routier de 15 km de deux fois deux voies permettra ainsi de désengorger la ville et de gagner 10 minutes en heure de pointe pour traverser l’agglomération biterroise.

    Les derniers travaux sont en passe d’être réalisés. Ils portent sur un tronçon de 1,8 km de la section ouest, reliant l’échangeur de Maraussan à l’Ardide. Pour ce faire, un nouveau rond-point a été crée, qui servira d’échangeur, la rocade passera dessous. Celui-ci sera mis en service en janvier, une fois la pose des glissières de sécurité et de la signalisation réalisée.

    Trois nouveaux ponts ont été nécessaires pour ce vaste chantier. Deux sont d’ores et déjà terminés, à savoir les deux ponts pour la dénivellation du futur rond-point de l’Ardide. Le dernier, sur le Lirou à côté du pont existant, se poursuit. Viendront ensuite les terrassements et les finitions pour une inauguration prévue en mai prochain.

  • Ces chercheurs américains qui ont fui Trump pour l’Occitanie

    Ces chercheurs américains qui ont fui Trump pour l’Occitanie

    Elle se réjouit d’avoir atterri sous le soleil de la Méditerranée. Pleuni Pennings est une chercheuse américaine spécialisée en bio-informatique et en Intelligence artificielle appliquée à la santé. Ancienne professeure à l’Université d’État de San Francisco, elle s’est installée à Montpellier avec sa famille en octobre, contrainte par la politique répressive menée par la seconde administration Trump contre la recherche scientifique. Elle prend la forme de coupes budgétaires, de licenciements massifs et de la censure de certains sujets dans les travaux (réchauffement climatique, biodiversité, questions de genre, etc.).

    Deux millions d’euros mobilisés par la Région

    Pleuni Pennings n’est pas la seule à avoir fait ce choix. Quatorze autres chercheurs ont choisi l’Occitanie face à la politique du président américain. Ils devraient tous s’y installer d’ici fin 2026, principalement à Montpellier et Toulouse grâce à une opération de soutien menée par la Région Occitanie.

    L’institution a, en effet, mobilisé deux millions d’euros pour participer à la prise en charge des salaires et à l’acquisition du matériel nécessaire à ces chercheurs. Cet investissement est la suite logique du plan « Choose France for Science » lancé par l’État en mai 2025 par lequel le pays s’engageait pour l’accueil des chercheurs internationaux.

    Pour l’heure, Pleuni Pennings a signé un contrat de trois ans à l’Université de Montpellier et a entamé sa collaboration avec l’Isem, l’Institut des sciences de l’évolution. Sur son blog, elle se dit « profondément en colère et attristée de voir Trump détruire la science américaine ». « Obtenir des financements de recherche était déjà difficile avant Trump, mais cela semble désormais impossible. À Montpellier, je suis dans un environnement de recherche exceptionnel, avec des personnes qui partagent mes centres d’intérêt. »

  • JO 2026 : onze candidats en lice pour être porte-drapeaux

    JO 2026 : onze candidats en lice pour être porte-drapeaux

    Sept noms pour les Jeux olympiques, quatre autres pour les paralympiques. Ils sont onze à être candidats pour porter le drapeau français lors des cérémonies d’ouverture des Jeux olympiques et paralympiques. Pour être précis, lors des JP, les porte-drapeaux ne défileront pas étant donné que l’ouverture se fera à Vérone, trop loin des sites de compétitions. Bref, Cécile Hernandez, Maxime Montaggioni, Lou Braz-Dagand, Jordan Broisin, Guillaume Cizeron, Adam Siao Him Fa, Victor Muffat-Jeandet, Chloé Trespeuch, Clément Noël, Kevin Aymoz et Julia Nirani Pereira sont les athlètes en compétition jusqu’au 30 janvier, date de la révélation.

    Pas une pression supplémentaire

    Les trois derniers sportifs cités ont pu échanger avec la presse, ce mardi, sur leurs envies et leur choix de se présenter. Le patineur grenoblois Kevin Aymoz a mis en avant que ce serait « une fierté de porter le drapeau. Je veux représenter le patinage et ses valeurs et représenter la communauté LGBT pour que ces personnes aient une représentation, que je n’ai pas eue quand j’étais plus jeune ». Le champion olympique en titre de slalom, Clément Noël, a avoué « ne pas être hyper fan du principe de candidature ». Ce dernier évoquait plutôt la magie et l’ambiance de l’olympisme, qui lui parlaient beaucoup plus.

    Elles ne sont que deux femmes en lice pour être porte-drapeau. La Niçoise Julia Nirani Pereira, vice-championne olympique 2018 de snowboard cross à 16 ans, justifiait ceci : « Je pense qu’il y aurait pu y avoir beaucoup plus de candidatures mais leurs épreuves sont peut-être trop rapprochées de la cérémonie d’ouverture. En tout cas, je suis contente que le snowboard soit beaucoup représenté. » Les trois athlètes racontaient en cœur que cette mission ne leur ajoutait pas de pression car « les JO en donne assez comme ça ». Pour rappel, ce sont les skieurs, snowboardeurs et patineurs eux-mêmes qui désigneront leurs porte-drapeaux. Qui seront les successeurs de Tessa Worley, Kevin Rolland et Benjamin Daviet, élus il y a quatre ans ? La réponse d’ici la fin du mois, une semaine avant cette fameuse cérémonie d’ouverture des XXVe Jeux olympiques d’hiver de l’histoire.

  • Manuel Amoros et le ballon rond au Koweït

    Manuel Amoros et le ballon rond au Koweït

    Entre Manuel Amoros et le Koweït, l’histoire a commencé en 1982.

    Le 21 juin 1982, avec l’équipe de France de football, il affronte la sélection nationale, qui dispute alors sa première – et seule – phase finale de Coupe du monde. « Ce qui s’est passé ce jour-là est gravé à jamais dans ma mémoire », se souvient celui qui débutait sa carrière d’international (82 sélection au total).

    Alors que les Bleus mène
    3-1, à la 80e minute, Alain Giresse inscrit un quatrième but. Mais en tribunes, le cheikh Fahad Al-Ahmed Al-Jaber Al-Sabah ne l’entend pas de cette oreille. « C’était le président de la fédération. Il est descendu sur le terrain pour faire annuler le but ! »

    Avec le recul, Manuel Amoros comprend la colère du cheikh ce jour-là. « Il vivait un rêve et voulait que son pays devienne un vrai pays de football en rivalisant avec les grosses nations comme l’Arabie saoudite ou l’Iran. »

    Échange France-Koweït

    En 1990, quelques mois avant l’invasion irakienne qui donnera le coup d’envoi de la première guerre du Golfe, Manuel Amoros sera de la tournée de l’équipe de France au Koweït. « Le cheikh nous a parlé de ses projets de développement du football. »

    Il ne pourra pas les mettre en pratique, car il sera exécuté par l’armée irakienne le jour de l’invasion du pays, le 2 août 1990. Néanmoins, son projet sera relancé, une fois le calme revenu. Et Manuel Amoros en sera acteur.

    Début 2004, avec Michel Hidalgo et l’ancien joueur du FC Martigues, Jean-Marc Martinez, il intègre le staff technique de la fédération koweïtienne de football. « Nous avons senti qu’il y avait une réelle volonté de relancer le football. La tâche n’était pas facile, car les locaux n’étaient pas très fan de la pratique. »

    Néanmoins, le trio va vivre une belle expérience. « Nous avions face à nous des jeunes qui avaient soif d’apprendre. Qui avaient résisté aux sollicitations d’autres activités qui sont très nombreuses. Et je suis heureux d’avoir contribué à faire évoluer le football dans ce petit pays, où ce sport n’est pas forcément dans les habitudes », confie-t-il.

    Quant au fait d’y programmer le Trophée des Champions, « cela peut être un bon vecteur de relance. Le PSG et l’OM sont deux clubs dont la renommée dépasse les frontières françaises et sont très appréciés, y compris au Koweït. Le PSG pour son appartenance au Qatar, pays voisin, et l’OM grâce à son passé. Je pense que le stade sera plein, ne serait-ce que par curiosité. »

  • CAN 2025-2026 : Boulbina en héros, l’Algérie rallie les quarts de justesse

    CAN 2025-2026 : Boulbina en héros, l’Algérie rallie les quarts de justesse

    Le bijou après l’ennui. 118 minutes après le coup d’envoi de ce huitième de finale, les Fennecs ont fait taire les Léopards. Le héros se nomme Adil Boulbina, entré en jeu au bout de la prolongation. Le jeune attaquant a emmené l’Algérie en quarts de finale, par rapport à une République Démocratique du Congo qui a tenu tout ce temps avant de craquer (1-0). À Marseille, klaxons, feux d’artifice vert-blanc-rouge et fumigènes ont rythmé le début de soirée. Le Vieux Port, piétonnisé jusqu’à minuit, a été investi par les fans, ivres de joie.

    Progressivement, les Fennecs ont mis la main sur le début de rencontre en privant la RDC du ballon. En réponse, les Congolais jouaient la carte physique. Ces derniers annihilaient le plus tôt possible les avancées de leurs adversaires, par des interventions assez rugueuses. Les occasions sont venues petit à petit avec une pression régulière sur la surface des bleus ciel, sans succès pour les joueurs du Suisse Vladimir Petkovic. Le premier gros frisson de la partie est même à mettre au crédit de la République Démocratique du Congo. Une erreur défensive a permis à l’ex-Olympien Cédric Bakambu de se présenter face à Luca Zidane. Le fils de Zinédine, présent en tribunes, a détourné en corner et Axel Tuanzebe a manqué le cadre de peu à l’issue de ce coup de pied de coin (25e).

    Finalement, les Léopards n’ont pas eu d’importantes frayeurs et leur portier Lionel Mpasi-Nzau n’a que peu utilisé ses mains durant la première période. Dans un stade Prince Moulay Hassan légèrement clairsemé, aucune des deux équipes n’a pris l’avantage après 45 minutes. Le manque d’imagination offensive était à l’origine de ce score resté nul et vierge.

    Un match assez terne et vide, avec des joueurs donnant l’impression de subir ce huitième de finale éliminatoire. L’ambiance a également baissé d’un cran dans les travées du stade de Rabat et cette partie fonçait sans détour vers la prolongation. Anis Hadj Moussa a bien eu l’une de ses frappes repoussées par le gardien congolais dans les dix dernières minutes, mais c’était tout.

    Une ouverture du score très tardive

    L’Algérie et la RDC se dirigeaient vers la séance de tirs au but quand Adil Boulbani, 22 ans, a surgi. Le joueur d’Al-Duhail, au Qatar, n’avait joué que 13 minutes depuis le début de cette Coupe d’Afrique des Nations. Six minutes après son entrée dans la prolongation, le jeune algérien a décoché une lourde frappe du pied droit qui s’est logée sous la barre de Lionel Mpasi-Nzau (118e). Scène de liesse quelques instants avant la fin du match, les Congolais ne reviendront jamais. Les Fennecs joueront le Nigeria en quarts de finale de cette CAN marocaine, une rencontre XXL face à une nation qui survole ses matches depuis le début de la compétition. Un duel au sommet, déjà très attendu.

    Résultats

    ALGÉRIE 1 (0)

    RD CONGO 0 (0)

    Huitièmes de finale de la CAN

    Stade Prince Moulay Hassan de Rabat

    Arbitre : Mohamed Maarouf (EGY)

    Buts : Boulbina (118e)

    ALGÉRIE : Zidane – Belghali, Mandi, Bensebaini, Ait Nouri – Boudaoui, Bennacer – Chaibi, Mahrez, Maza, Amoura

    Entraîneur : V. Petkovic

    RD CONGO : Mpasi-Nzau – Kayembe, Mbemba, Moutoussamy, Tuanzebe, Wan-Bissaka – Elia, Mukau, Bongonda – Sadiki, Bakambu

    Entraîneur : Sébastien Desabre

  • À Avignon, les agriculteurs en veulent à l’Europe

    À Avignon, les agriculteurs en veulent à l’Europe

    Devant le portail orné de drapeaux européens de la préfecture de Vaucluse, ce mardi 6 janvier en début d’après-midi, un peu moins d’une centaine d’agriculteurs ont manifesté à l’appel de la FDSEA et des Jeunes agriculteurs (JA). Des bannières bleues à douze étoiles dorées, prêtées par les maires du département, pour signifier leur soutien contre différentes mesures de l’Union européenne.

    Parmi les mesures décriées, le projet d’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Mercosur, sur lequel les pays membres seront potentiellement appelés à se prononcer ce vendredi 9 janvier. « C’est tout simplement de la concurrence déloyale. Ces pays ne sont pas soumis à la même réglementation que nous. C’est comme si on envoyait l’équipe de France de foot en finale de Coupe du monde sans que les joueurs ne portent de crampons », image ainsi Sylvain Bernard, secrétaire général de la FDSEA de Vaucluse. Pour le responsable syndical, c’est une « mise à mort » de « la première économie du département ». Tout en concédant que c’est surtout « l’agriculture qui nourrit », comprenez les moyennes à grandes exploitations, qui seront les plus touchées par ces mesures. Mais que celle-ci « permet aux gens qui n’ont pas les moyens de se nourrir correctement ». Quant à la promesse du Premier ministre Sébastien Lecornu de contrôles des résidus de produits phytosanitaires interdits en Europe, Sylvain Bernard estime que l’État « n’a pas les moyens » de mettre cela en œuvre.

    À quelques mètres de là, un cercueil avec écrit en lettres rouge sang « Paysans » est accroché à l’arrière d’un tracteur. « Si ça continue comme ça, on va tous finir dedans », lâche un membre des Jeunes agriculteurs. Une délégation de représentants du syndicat a été reçue dans la soirée ce lundi 5 janvier. C’était laborieux », regrette Guillaume Greter, vice-président des JA de Vaucluse. « Cela devient très compliqué de tirer des revenus avec toutes ces taxes », poursuit-il. Il vise notamment la taxe carbone, officiellement nommée Mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF). Celle-ci taxe les engrais importés. « Cela représente 80 euros supplémentaires par tonne d’engrais. La période néfaste va continuer. Il faut continuer notre mobilisation et ne pas baisser les bras », lâche de son côté Sophie Vache, présidente de la chambre d’agriculture de Vaucluse et ex-présidente de la FDSEA 84.

    Délégation inhabituelle

    Une délégation d’une dizaine d’agriculteurs a été reçue par le préfet de Vaucluse. Mais le seul élu dans l’un des syndicats était le président des JA, Jordan Charansol. « On veut que le message soit donné par d’autres personnes que ceux qui ont l’habitude. Avec leurs mots et leurs ressentis », précise Sylvain Bernard. À l’image de Sébastien Mazoyer, céréalier à Uchaux et membre de la FDSEA. « On va finir par crever, mais on ne crèvera pas tout seuls. Là, on est bien gentils. Mais on va finir par s’énerver. Si on est obligés de partir car ce n’est plus viable, il restera quoi dans nos communes ? C’est aussi nos paysages de champs qui ramènent des touristes. Mais ils vont finir en friche », confie-t-il quelques minutes avant de s’engouffrer dans la préfecture. Jean-Philippe Bres, également céréalier et affilié à la FDSEA, évoque des « trésoreries à sec » après avoir subi des taxes sur les engrais et estime qu’avec « le cours très bas des céréales, un paquet d’exploitations de la région vont déposer le bilan cette année ».

  • La difficile gestion des déchets amiantés en Vaucluse

    La difficile gestion des déchets amiantés en Vaucluse

    Malgré une rencontre entre le Collectif Amiante Pays des Sorgues (CAPS) et la préfecture de Vaucluse en avril dernier, l’association revient à la charge pour demander la mise en place d’un schéma de récupération de l’amiante sur le département.

    Aucune déchèterie n’accepte de déchets contenant de l’amiante. Dans une lettre adressée à la préfecture en septembre dernier, le collectif vise notamment la récupération chez les particuliers. « Ils sont confrontés à l’insuffisance du réseau de déchetteries habilitées à recevoir des déchets d’amiante », pose le CAPS. Et poursuit ensuite en affirmant que le Plan régional de prévention et de gestion des déchets (PRPGD) recommandait une augmentation des points de collecte de l’amiante. Conséquence, « le nombre de dépôts sauvages qui polluent notre environnement augmente et représente une charge financière importante pour les municipalités chargées de nettoyer leur commune », précise la lettre.

    Le CAPS est également appuyé par le maire de Sorgues, Thierry Lagneau (LR). Dans une lettre adressée en mai dernier, que nous avons pu consulter, ce dernier demande au préfet de Vaucluse de « porter un regard attentif et bienveillant » sur les actions de l’association. Et ce notamment parce que le soutien de la préfecture pourrait « constituer un levier déterminant pour encourager une mobilisation plus large des décideurs publics sur le sujet » et « faire progresser ce combat d’intérêt général ».

    Crainte partagée

    Questionné sur le sujet le jeudi 4 décembre dernier, le préfet de Vaucluse, Thierry Suquet, a confirmé « une crainte partagée » à propos des décharges sauvages de déchets contenant de l’amiante. Mais souhaite également rappeler que « tous les grands chantiers qui le nécessitent prévoient un désamiantage ». « La gestion de la collecte de proximité est dans les mains de l’intercommunalité. Nous sommes auprès d’elles pour travailler sur le sujet, mais nous ne sommes pas directement compétents », assure de son côté Thibaut de Cacqueray, directeur de cabinet du préfet.

  • Cécile Helle dresse le portrait chinois de son successeur

    Cécile Helle dresse le portrait chinois de son successeur

    À l’inverse des séances du conseil municipal, ce genre de rendez-vous de début d’année dans les quartiers manqueront à Cécile Helle dans trois mois quand elle aura quitté l’Hôtel de ville. La maire (PS) affectionne ces cérémonies de vœux, permettant d’être au plus près des habitants « pour nourrir ma réflexion et projets », redit-elle, ce mardi soir à la maison commune Nord, théâtre du coup d’envoi de ce « marathon » *. Une année « dans un contexte singulier », puisque des municipales auront lieu dans deux mois (15-22 mars), interdisant au maire de faire l’éloge de son action et projets, et « parce que j’ai fait le choix de ne pas solliciter de 3e mandat ».

    Cécile Helle estime avoir fait le job : « Je crois en l’action par la preuve, la transformation de la ville est suffisamment tangible pour ne pas avoir à le dire », revendique la première magistrate qui se permet « deux pas de côté » en citant deux exemples concrets sur le quartier, le démarrage de la rénovation urbaine à la Reine-Jeanne et la Grange d’Orel ou le rôle de l’épicerie sociale et solidaire. Son discours d’une vingtaine de minutes a aussi été l’occasion de s’épancher sur la façon de concevoir son rôle de maire et de dresser un portrait chinois de son successeur possible à gauche. Au sein de la majorité, le renoncement la veille de Joël Peyre – absent mardi soir a rebattu les cartes. Les deux adjoints candidats déclarés, David Fournier (PS) et Paul-Roger Gontard (La Convention) étaient présents tout comme Zinèbe Haddaoui (ex-PS), membre d’Avignon citoyen, collectif pas vraiment en phase avec la méthode Fournier et qui pourrait pencher vers Mathilde Louvain (LFI).

    « Être maire a été un engagement exclusif, on n’imagine pas le don de soi et l’énergie que cela demande, quand un drame survient dans la ville, cela nous touche directement au cœur », prévient Cécile Helle. Dans l’assistance, David Fournier, semble acquiescer. Encore plus quand la maire parle de « proximité et d’humanité » et « souhaite la continuité par rapport à 2014 ». « Je souhaite le meilleur pour Avignon et je ne doute pas que c’est ce qu’il se passera », conclut-elle.

    « Je suis membre du PS, il n’y aura pas de surprise »

    En aparté avec la presse, elle accepte de se livrer un peu plus. En décembre, avant son ultime conseil municipal, Cécile Helle nous confiait avoir « une préférence ». S’est-elle évaporée avec Joël Peyre ? « J’ai toujours dit que ma préférence était celle du candidat du rassemblement à gauche », détourne-t-elle en reconnaissant que « Joël Peyre avait des qualités » pour être maire. Difficile désormais de l’imaginer ne pas se tourner « avant la fin du mois » vers David Fournier. « Je suis membre du PS, il n’y aura pas de surprise dans la manière de me positionner », lâche Cécile Helle. Le candidat inaugure ce samedi son local de campagne. Des échanges entre les intéressés ont lieu pour formaliser ou pas la présence, et donc le soutien, de la maire ce jour là. « Je n’ai pas encore décidé », conclut-elle.

    * Huit autres cérémonies
    sont encore prévues jusqu’au 28
     janvier à Montfavet en clôture. Dont la suivante dès ce mercredi pour la Barthelasse (18h30, société nautique).