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  • [Carte postale] L’OM dans la cité minérale au Koweit

    [Carte postale] L’OM dans la cité minérale au Koweit

    Pour ceux qui ont vécu la coupe du Monde en Espagne, en 1982, le Koweit, c’est l’image d’un cheikh descendant sur la pelouse du stade de Valladolid, à l’occasion d’un France-Koweit, pour faire annuler un but d’Alain Giresse, sous les regards médusés des autres acteurs qui ont vécu la scène.

    Ceux qui ont connu le début des années 1990 se souviennent d’un Koweit sous les bombes, annexé par son voisin irakien. Avec à la clef une guerre dans le Golfe persique qui donnera le coup d’envoi d’un nouveau point de déséquilibre géopolitique dans un Proche-Orient déjà mal en point.

    Mais ce jeudi, le Koweit va être le cadre d’un improbable PSG-OM, délocalisé au nom des intérêts financiers du football, dans une capitale qui a su se reconstruire aux forceps. Koweit city, seule véritable ville du pays, est un concentré de minéralité. Il y les bâtiments, aux couleurs du sable qui l’entoure en plusieurs points. Un sable qui donne même sa couleur au café local, servi très serré et sans sucre. Dont l’amertume et la nuance sont dues à ce que des cerises de café non torréfiées sont mixées avec les classiques. Un café qui est offert en bienvenue et que l’on accompagne d’une date bien mûre. En guise de sucre.

    Le minéral est surtout sous les pieds des Kowetis. Avec un pétrole et ses dérivés qui représentent près de 98% des ressources du pays. Quant à la mer, elle apporte une touche de bleu et un soupçon de fraîcheur toujours bienvenus dans cette immensité désertique.

  • Hassen Hammou en garde à vue pour usurpation d’identité

    Hassen Hammou en garde à vue pour usurpation d’identité

    Il est suspecté d’avoir usurpé l’identité d’Amine Kessacci, fondateur de l’association Conscience d’aide aux victimes du narcotrafic, en ouvrant un faux compte sur les réseaux sociaux.

    Hassen Hammou avait été dans un premier temps choisi pour être le chef de file des écologistes à Marseille dans le cadre de la campagne des municipales avant d’en être écarté suite à sa condamnation en première instance, en décembre dernier, pour corruption de mineurs, jugement dont il a fait appel.

  • Cet été, le cinéma Diagonal à Montpellier se refait une beauté

    Cet été, le cinéma Diagonal à Montpellier se refait une beauté

    Le style Art déco de sa façade devrait être conservé. 2026 devrait marquer un changement majeur pour le dernier cinéma de la franchise historique de Montpellier puisqu’il fermera ses portes d’avril à août pour d’importants travaux de rénovation.

    Déjà repoussés à plusieurs reprises, les travaux du cinéma Art et essai visent à donner un coup de jeune à toute la structure du bâtiment afin de « garantir de meilleures conditions d’accueil aux spectateurs et de travail à l’équipe », indique Adrien Reyne, le chargé de communication et d’événementiel du cinéma. Du hall d’entrée aux six salles de projection, en passant par les couloirs, les bureaux des salariés et la façade, le cinéma devrait être largement rénové sans le dénaturer pour autant.

    En prévision des travaux, l’équipe a lancé en octobre la Boutique du Diago, une collection de produits dérivés à l’effigie du cinéma. « On s’est inspiré des t-shirts vendus après les concerts des groupes de rock », indique Adrien Reyne. En vente dans le hall, des t-shirts, sweat-shirts à capuche, tote-bags, chaussettes, affiches et sacs banane estampillés du logo de la marque et illustrés par la bédéiste montpelliéraine Cuillère.

    « Fermer 5 mois est une angoisse totale »

    Au centre de chaque pièce, un tyrannosaure robotique librement inspiré de Godzilla a été choisi par l’équipe du cinéma comme un symbole de destruction. « La bête casse tout sur son passage. C’est ce qu’on va faire au Diago : tout détruire pour tout reconstruire. » En vente uniquement sur place, les pièces sont colorées et truffées de références à la ville de Montpellier.

    Vendus entre 15 et 40 euros, les produits dérivés sont, selon Martin Bidou, le directeur, une manière « symbolique » de soutenir le cinéma pendant sa fermeture. « C’est une angoisse totale de fermer autant de temps, confie-t-il. Quand vous verrez passer une personne dans la rue avec un t-shirt ou un pull Diagonal, vous penserez à nous. C’est pour pas qu’on nous oublie pendant la fermeture. »

    En attendant la fermeture, des spots de communication sont déjà diffusés dans les salles obscures du Diagonal, l’un des derniers cinémas indépendants de Montpellier.

  • Occitanie : vers la réouverture de la ligne du Teil

    Occitanie : vers la réouverture de la ligne du Teil

    Dans le Gard, le 29 août 2022 fut un grand jour pour le ferroviaire. Après un demi-siècle d’inactivité, la ligne de la rive droite du Rhône circulait à nouveau entre Nîmes et Pont-Saint-Esprit grâce au volontarisme de la Région Occitanie.

    Dans la lignée des états généraux du rail, la présidente Carole Delga (PS) et son vice-président Jean-Luc Gibelin (PCF) ne comptent pas s’arrêter là. En 2026, la Région va injecter respectivement 6,08 et 5,22 millions d’euros pour rénover les gares de Villeneuve-lès-Avignon et Roquemaure en sommeil depuis des années (1973 pour Villeneuve). Objectif : faire en sorte que des trains s’y arrêtent à nouveau.

    Dans le cadre de la réouverture de la ligne Nîmes-Le Teil (Ardèche), la remise en service de la gare de Villeneuve (déjà traversée par la ligne de la rive droite du Rhône) était prévue dès 2026. Mais une étude environnementale (protection de papillons et de fleurs) annoncée par l’État en décembre repousse le calendrier. De 2 ans pour les gares (2028) et de 4 ans pour l’ensemble de la ligne du Teil (2030).

  • Vers un bras de fer judiciaire pour le COM à Montpellier ?

    Vers un bras de fer judiciaire pour le COM à Montpellier ?

    Le Contournement ouest de Montpellier (COM) ne risque-t-il pas de devenir un A69 héraultais ? Voilà quelques années déjà que ce projet – qui doit permettre de décongestionner Montpellier en reliant l’A709 à l’A750 – est décrié par certains pour son impact environnemental. En novembre dernier, l’ancien préfet François-Xavier Lauch – depuis parti pour le Nord-Pas-de-Calais – donnait l’autorisation environnementale, actant le début du chantier. Une décision ayant ravi Vinci, qui pilote le projet. « Ce sont donc les travaux préparatoires qui débutent. L’arrêté préfectoral nous y autorisant désormais, c’est une phase de libération des emprises qui commence [avec la] mise en place des clôtures provisoires, débroussaillage, etc. Afin de permettre l’accès aux espaces pour la réalisation des diagnostics d’archéologie préventive et aux déviations de réseaux situés sur le tracé des futurs travaux », détaille Salvador Nuñez, le directeur opérationnel du COM.

    Trois recours en attente

    Ainsi, près de 40 hectares sur les 119 d’emprises liées au COM ont été sélectionnés comme « zone de prescription archéologique ». Pendant deux mois, un diagnostic sera établi afin de savoir si de véritables fouilles archéologiques devront être opérées à certains endroits. Vient ensuite le déplacement de 32 km de réseaux (électricité, eau, gaz, etc.) qui devrait se dérouler tout au long de l’année. En parallèle, sera réalisée la libération des emprises sur 40 hectares. Il s’agit notamment de débroussailler, déboiser, retirer les clôtures et les murets, etc.

    Mais l’autoroutier devra composer avec des collectifs opposés au COM, qui ne sont pas prêts à baisser les bras. En effet, six associations ont porté quatre recours juridiques. L’un a déjà été rejeté mais les trois autres sont en attente et pourraient mettre un coup d’arrêt au chantier.

  • La drague Hydromer bientôt plus écolo en Occitanie

    La drague Hydromer bientôt plus écolo en Occitanie

    C’est une première mondiale. La drague Hydromer, ce navire destiné à l’entretien des fonds des trois ports propriétés de la Région à Sète-Frontignan, Port-la-Nouvelle et au Grau-du-Roi, va bénéficier d’ici septembre 2026, de l’installation à son bord de la technologie hydrogène.

    En 2024, le navire a remplacé le Cap Croisette qui a pris une retraite bien méritée après 47 ans de nettoyage.

    -20% d’émissions de CO2

    Pour rappel, la Région avait initié en 2021 la construction du navire Hydromer dans le cadre du renouvellement de sa flotte de navires et afin de poursuivre la réduction de l’impact environnemental des activités portuaires. Il avait été mis en service en septembre 2024 et fonctionnait à l’énergie électrique, bien que conçu pour fonctionner à l’hydrogène. Une solution temporaire en attendant la mise en production de l’usine Hyd’Occ de fabrication d’hydrogène vert à Port-la-Nouvelle. L’Hydromer sera équipé de la technologie durant l’été.

    À terme, la Région annonce 20% d’émissions de CO2 en moins et zéro émission au port ou au mouillage, soit 700 tonnes de CO2 non rejetées dans l’atmosphère par an.

    Depuis sa mise en service, l’Hydromer a dragué 440 000m3 de sédiments dans les ports de la Région, soit l’équivalent de 150 piscines olympiques.

  • Water-polo : Ugo Crousillat fait une pause avec l’équipe de France

    Water-polo : Ugo Crousillat fait une pause avec l’équipe de France

    Arrêter à temps avant de boire totalement la tasse. Ugo Crousillat, capitaine du Cercle des nageurs de Marseille, a annoncé via ses réseaux sociaux qu’il fait une pause avec l’équipe de France suite à un épuisement mental, lié à ce que « représente la sélection ». « Sans cesse partir loin de chez toi, recommencer sur des préparations physiques, avec des nouveaux projets, des nouveaux cycles, c’est épuisant », martèle l’international français âgé de 35 ans, convoqué sans interruption avec les Bleus depuis 2008. « Tous les poloïstes qui durent dans le temps au niveau international ont toujours fait un break. Peut-être que j’aurais dû me manifester avant », ajoute-t-il.

    Sans conséquences pour la suite de sa carrière

    Après avoir disputé son dernier match de l’année 2025 avec le CNM en Ligue des Champions (défaite 11-12 face à Barceloneta, le 2 décembre), Crousillat a rejoint le groupe France à l’Institut national du sport, de l’expertise et de la performance (Insep) en vue de préparer les championnats d’Europe à Malte (du 10 au 25 janvier). « J’étais déjà en saturation au bout de deux jours », souligne le Marseillais, qui a rapidement fait part de sa décision au sélectionneur Kobescak. « Il a essayé de me convaincre en me faisant part de l’importance que j’avais pour lui, l’importance que j’avais pour l’équipe, tout en me disant qu’il comprendrait ma décision, qu’il la respecterait, qu’il n’y aurait pas de conséquences pour la suite et qu’il me soutiendra quoi qu’il arrive », raconte celui qui compte bien poursuivre sa carrière internationale. En son absence, où il en profite pour travailler sur le plan physique dans le bassin du Cercle des nageurs de Marseille, son coéquipier phocéen Thomas Vernoux reprend le brassard de capitaine.

  • Cyclisme : Van Rysel Roubaix et l’ambition de renverser la hiérarchie

    Cyclisme : Van Rysel Roubaix et l’ambition de renverser la hiérarchie

    Roubaix, cité emblématique dans le monde de la « Petite Reine », son vélodrome mythique mais aussi son équipe cycliste professionnelle. Van Rysel Roubaix est l’une des six formations de niveau continental – 3e échelon mondial – à participer, en 2026, au Grand Prix de Marseille – La Marseillaise. Le club est maintenant stable, après avoir connu quelques soucis financiers, notamment grâce à son sponsor principal : Van Rysel, appartenant à un géant local, Décathlon. « Nous avons eu des fins de saisons compliquées. Ce partenariat nous a bien aidés, qui plus est d’un point de vue matériel évidemment. Ça nous permet de travailler sereinement sur l’avenir puisqu’ils se sont engagés avec nous jusqu’en 2029 », souligne Arnaud Molmy, directeur sportif.

    Justement, d’ici cette date, l’objectif grandement assumé est d’être au départ de l’Enfer du Nord, communément appelé Paris-Roubaix. « C’est une course qui nous est chère. L’entrée du vélodrome [où se tient l’arrivée, Ndlr.] est juste à côté du bâtiment de notre service course. Le point de passage obligé est aussi d’atteindre la deuxième division mondiale dans les prochaines années », explique Arnaud Molmy, lui-même ancien coureur de l’équipe en 2010. Voilà pour les buts récents de cette formation nordiste, habituée du circuit français depuis le début du siècle. Van Rysel Roubaix sait pertinemment qu’elle n’est pas la mieux armée pour contrôler les courses, mais cela peut aussi être un avantage. L’équipe apprécie jouer le rôle de dynamiteur et rendre les journées moins monotones et cadenassées. « Notre marque de fabrique, c’est plutôt d’animer les courses, en allant dans des échappées au long cours. On a aussi réussi à faire de gros coups ces dernières années en gagnant une étape sur l’Étoile de Béssèges ou encore sur le Tour de l’Ain. Notre envie est de se confronter aux meilleurs, tout en animant les courses. »

    Pour l’année 2026, ils sont 12 coureurs sous contrat, un minimum vu la densité du programme de la formation roubaisienne. Pas moins de 60 courses sont prévues de fin janvier à début octobre. « Nous sommes inscrits au calendrier français et nous avons ensuite certaines courses dans notre zone et en Belgique. En général, on prend également un ou deux stagiaires durant l’été », détaille le directeur sportif.

    « Le GP ne nous a jamais trop réussi »

    Justement, la majorité de ces coureurs a un profil plutôt « rapide ». Certains sont plus attendus que d’autres par Arnaud Molmy. « J’espère voir éclore un coureur comme Maxime Jarnet, qui a déjà fait 10e d’un championnat de France sur un profil difficile. On attend aussi nos recrues comme Louis Hardouin. » Ce dernier fut l’une des sensations de l’année 2025 en terminant numéro 1 amateur, avec une régularité monstrueuse. Son arrivée chez les pros doit être une nouvelle étape à franchir.

    Sur le papier, le mercato de Van Rysel Roubaix est emballant avec également Joppe Heremans, Belge de 22 ans aux performances remarquées l’an passé. Joes Oosterlinck, lui aussi belge, lui aussi âgé de 22 ans, lui aussi venant de l’équipe VolkerWessels, est un talent à polir. Deux potentiels chercheurs de points UCI, importants pour le classement mondial. Ces cyclistes nommés devraient bien être au départ du Grand Prix cycliste, le 1er février. Le directeur sportif semble légèrement plus confiant qu’auparavant, surtout avec l’absence annoncée des Crêtes. « Le GP est une course qui ne nous a jamais trop réussi dans un passé récent. Le profil des Crêtes, c’était un poil trop pour performer. Ce parcours peut être plus à notre convenance. S’il y a un grand groupe de 50 ou 60 coureurs dans le final, j’espère avoir une bonne partie de mon effectif dedans. Si tout se passe bien, viser un top 5 serait fantastique. » Loin de la terre de vélo qu’est le nord de la France, Van Rysel Roubaix a donc l’ambition de surprendre les favoris sur les routes provençales.

  • Provence Rugby – Grenoble : le premier choc de 2026

    Provence Rugby – Grenoble : le premier choc de 2026

    Une première montagne à gravir pour débuter 2026 du bon pied. Grenoble débarque, ce jeudi (21h), au stade Maurice-David pour une confrontation au sommet face à Provence Rugby. Le club alpin, épouvantail du championnat, connaît de nombreuses difficultés cette saison et se retrouve 10e de cordée à mi-parcours. Même avec une année chaotique, le FCG reste un adversaire plus que redoutable. Surtout que les Provençaux vont devoir se relever après une dernière rencontre restant en travers de la gorge. À Mont-de-Marsan, ils ont chuté et Philippe Saint-André s’était plaint de constater que « trop de joueurs se croyaient déjà en vacances ». Une défaite amère alors qu’un succès aurait permis de se positionner 2e à la trêve de Noël.

    L’ex-sélectionneur du XV de France est apparu détendu en conférence de presse, heureux d’avoir eu des vacances d’hiver, « c’était une première pour moi à 58 ans » a-t-il lâché. Ses pensées étaient donc tournées vers cette partie face aux grenoblois. « C’est sûr qu’ils vont être prêts. En plus, je connais bien Pierre Caillet [nouveau membre du staff du FCG, Ndlr.], je l’ai coaché dans trois clubs différents, je connais son caractère. C’est sûr que les Grenoblois vont être déterminés, il ne faut pas oublier que l’on a gagné chez eux au match aller donc on est prévenus. »

    De la nouveauté au centre

    En effet, les Aixois ont vécu une avalanche de bonheur, le 3 octobre dernier, en s’imposant sur la pelouse du stade des Alpes face à Grenoble (23-24). Une victoire de prestige, tombée à pic, pour pleinement faire entrer le club dans sa saison 2025-2026. Pour préparer la confrontation retour, Provence Rugby est de retour sur le pré depuis samedi dernier. « On s’est entraîné samedi et dimanche, puis on a un peu fait notre plan le lundi. C’était comme une semaine normale, tout en sachant qu’on joue le jeudi soir. Après, il a fallu tout reprendre sur la justesse, sur le rugby, sur nos lancements, sur la précision. Je trouve les joueurs concentrés, déterminés », appuie Philippe Saint-André.

    Pierre Lucas n’a pas beaucoup été aligné depuis le début de la saison, mais il sera bien titulaire au centre en compagnie de Setareki Bituniyata. Ce dernier est ailier, pour autant, il a joué par trois fois dans cette position récemment. Une paire de centres new look donc, pour ce premier match de l’année. « Il va falloir beaucoup communiquer. En soi, quand on est une nouvelle paire de centres ou avec n’importe quel autre joueur, la communication est primordiale. On a travaillé dessus, pour avoir des repères rapides et de bonnes bases » analyse Pierre Lucas. Les Provençaux retrouvent également une charnière vitaminée avec Arthur Coville et l’impactant fidjien Caleb Muntz.

    Après les promesses aperçues en 2025, Provence souhaite confirmer le niveau de jeu affiché en battant Grenoble ce jeudi soir. Une victoire permettrait d’atteindre les cimes de la Pro D2, avant les autres rencontres de la semaine.

    PROVENCE – GRENOBLE

    16e journée de Pro D2

    Stade Maurice-David (21h)

    Arbitre : Thibault Santamaria

    Provence : Drouet – Lapegue-Lafaye, Bituniyata, Lucas, Bouhedjeur – Muntz, Coville – Jalagonia, Gambini, Piazzoli – Rodda, Zafra – Hawkes, Pifeleti, Wegrzyn

    Grenoble : Farnoux – Megdoud, Fusier, R.Trouilloud, H.Trouilloud – Davies, Escande – Baret, Martel, Sirgel – Thompson, Duarte Madeira – Jonker, Ruffenach, Mary

  • Trophée des champions : un rendez-vous qui a perdu sa raison d’être initiale

    Trophée des champions : un rendez-vous qui a perdu sa raison d’être initiale

    En 1995, au stade Francis Le Blé de Brest, le PSG, déjà, devenait le premier vainqueur d’une toute nouvelle épreuve, grâce à sa victoire, aux tirs au but (2 – 2, 6 – 5), aux dépens de Nantes.

    « L’idée était de créer un rendez-vous opposant le champion au vainqueur de la Coupe de France. Dans un match qui donnait alors le coup d’envoi de la nouvelle saison. Dans l’esprit du Charity shield anglais », se souvient Jean-Marc Michel. Journaliste à France 3 Côte d’Azur, il est alors également vice-président délégué à l’audiovisuel au sein de l’Union syndicale des journalistes sportifs de France, devenue depuis Union des journaliste de sport en France (UJSF). À ses côtés, le Marseillais René Espanat, alors président de l’Union, et Jacques Marchand, son fondateur, vont pousser l’initiative.

    « Nous avions déjà tenté quelque chose, afin de diversifier les ressources de notre union, en organisant la revanche de St-Etienne – Bayern à Geoffroy Guichard [finale de la Coupe d’Europe des clubs champions 1976, Ndlr.] ». « Dans cet esprit, l’USJSF songeait à faire la même chose avec OM – Milan. » Mais finalement, une suggestion d’Arsène Wenger, manager d’Arsenal, et Jean-Marc Guillou, a permis de trouver la bonne affiche. « Une opposition entre le champion et le vainqueur de la Coupe, dans l’esprit du Charity shield anglais. »

    Le rire de Simonet

    Il restait à convaincre la Fédération française de football. Claude Simonet était alors président. « Je l’ai rencontré une première fois. J’ai tout juste pu finir mon exposé, que ce dernier m’a ri au nez ! », se souvient Jean-Marc Michel. Malgré ce premier échec, il n’a pas lâché l’affaire, et après que la France ait obtenu l’organisation de la Coupe du Monde 1998, une nouvelle rencontre « a connu la même issue, nouvel éclat de rire de Simonet ! ». Mais du côté de l’Azuréen, il y a une certaine constance qui va lui permettre d’être récompensé.

    « Jean-François Renaud, lorsqu’il devient président de l’Union, rencontre Noël le Graët, lui-même président de la Ligue. Ce dernier souhaite nous rencontrer. Il est invité aux Micros d’or, que nous organisons chaque année à Tignes pour récompenser les meilleurs reportages audiovisuels. Arsène Wenger est là. Il lui parle de ce trophée des champions. Le Graët est emballé », poursuit le journaliste.

    Mais il fallait, encore et toujours, obtenir le feu vers de Claude Simonet. « Lui persiste dans son refus. Alors, Noël le Graët prend le taureau par les cornes et dit “alors ce sera la Ligue et l’USJSF qui seront les organisateurs et la Ligue prend tout en charge pour les coûts !”, le trophée était enfin né. »

    Dans les premières années, ce qui est devenu entre-temps l’UJSF et la Ligue des football professionnel vont travailler ensemble. « Nous étions visibles autour du stade, sur les banderoles d’annonce et une partie de la recette était reversée à l’Union. » Lorsque Noël le Graët a pris la présidence de la FFF, cette dernière a enfin rejoint l’aventure. Mais avec les changements à la tête de la LFP, l’esprit « Charity shield à l’anglaise » s’est estompé.

    La fin d’une idée forte

    « Il y a eu les délocalisations au Canada, en Tunisie, au Maroc. Le match a fini par ne plus donner le coup d’envoi de la saison, se déplaçant en fonction des impératifs de calendrier et des besoins de financement de la LFP qui veut faire du trophée sa vitrine dans des pays susceptibles d’acheter les droits de diffusion de la Ligue 1 », regrette Jean-Marc Michel.

    Comme il regrette « qu’il n’y ait pas eu plus de présidents comme Jean-Michel Aulas, qui en faisait un objectif majeur de ses débuts de saisons avec Lyon ». Ou que l’épreuve « ne soit pas restée dans l’idée anglaise, où le Charity shield finance des actions sociales ».

    Quant à l’UJSF, si elle touche toujours son écot de fondateur, son nom n’apparaît plus. Au grand dam de celui qui est à l’origine de cette compétition.