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  • Un OM prometteur mais qui suscite des questions

    Un OM prometteur mais qui suscite des questions

    Le sort a été cruel avec l’OM, jeudi soir, dans la nuit koweïtienne. Battus aux tirs au but par le PSG, les Olympiens avaient fait pourtant ce qu’il fallait pour aller chercher un titre après lequel le club court depuis quatorze ans.

    Les larmes

    de l’entraîneur

    Roberto De Zerbi y est allé de sa confidence, après une séance de tirs au but éprouvante. « Ce soir, pour la première fois de ma vie, j’ai pleuré après une défaite ! » La manière dont son équipe avait renversé le PSG et entrevu la possibilité de remporter enfin un titre a eu raison de sa carapace. « Il y a beaucoup de déception, car l’équipe a fait un très beau match, avec l’envie d’écrire l’histoire contemporaine de l’OM. Hélas, nous avons échoué. »

    Les options

    Pour empêcher le PSG de développer son jeu, Roberto De Zerbi avait renforcé son milieu, tirant les enseignements du match face à Nantes. Une réorganisation dans laquelle Timothy Weah a joué un rôle important, un élément qui a apporté une insécurité constante dans le dos des Parisiens.

    Le cas Gouiri

    En titularisant l’Algérien, Roberto De Zerbi a envoyé un signal : « Il n’est pas encore à 100%, mais il a très bien joué. Son absence nous a fait souffrir car il a des qualités importantes pour ma conception du jeu. Il est notamment déterminant dans les duels. » Cela s’est vu, car il a pesé sur la défense parisienne. Et son travail de sape a servi pour la suite.

    Son retour en forme peut faire passer Amine Gouiri comme la première recrue du mercato hivernal.

    Tourner la page

    Le Trophée des champions étant passé, l’OM tourne la page et se concentre sur les trois autres compétitions dans laquelle il est encore engagé. Mardi, il y aura le 16e de finale de coupe de France à Caen, face à Bayeux, où il faudra relancer la machine. L’OM enchaînera à Angers, en championnat, avant la réception de Liverpool, en Ligue des Champions. « Le moment est venu pour nous de faire encore plus dans ces rendez-vous », insiste Roberto De Zerbi. Pour lui, l’échéance la plus importante sera le match face aux Anglais, « l’occasion de garantir notre qualification », souligne-t-il.

    Le rôle d’Aubameyang

    Entré à la place d’Amine Gouiri, le Gabonais a été, comme ses coéquipiers, plus tranchant que face à Nantes. Il est impliqué dans les deux buts olympiens et a eu celui du 3-1, avant le contre assassin ponctué par Gonçalo Ramos. « Cela arrive dans le football », a admis Roberto De Zerbi qui ne lui en tient pas rigueur. Car jouer avec le frein à main n’est pas dans ses habitudes. Quant au fait qu’il n’ait pas été dans les premiers tireurs au but, l’entraîneur précise : « Ce n’est pas dans ses habitudes d’être dans les premiers ».

    Le choix des tireurs

    Les Olympiens ont manqué les deux premiers tirs au but de la séance. C’est Matt O’Riley qui s’est présenté le premier. « S’il n’avait pas échoué, Geoffrey Kondogbia aurait été le deuxième », précise Roberto De Zerbi. Il a modifié ses plans, pensant que la fraîcheur de Hamed Traoré serait utile. Ce qui ne fut pas le cas.

    Benatia sème le doute

    Medhi Benatia a pris la parole en zone mixte du stade Jaber al-Ahmad. Ses propos ont semé le doute quant à l’avenir. « Dans pas longtemps, vous verrez qu’il y aura d’autres personnes à notre place et il faudra encore leur laisser du temps pour travailler. Parce qu’à Marseille, tu n’as jamais le temps. C’est tout le temps dans l’adversité, la critique… Je ne me projette sur rien du tout, je regarde demain. Est-ce que l’équipe est capable de faire la même prestation, avec la même envie et continuité ? Pour moi, ce sera une victoire déjà. »

  • Un défi lancé aux élèves pour les sensibiliser aux usages des textiles

    Un défi lancé aux élèves pour les sensibiliser aux usages des textiles

    Dans la classe de CM2 de l’école Alphonse Daudet, à Vedène, les mâchoires des élèves touchaient presque le sol lorsque Alexis Louat, membre de l’association EnJeux Durables, qui sensibilise aux enjeux du textile et de sa consommation, explique qu’il faut presque 8 000 litres d’eau pour produire le jean que certains d’entre eux portent. Un effet recherché, qui illustre le but de la toute juste lancée Textile Race dans 10 écoles du Grand Avignon.

    Pendant un peu moins d’une heure, l’intervenant a ainsi évoqué les conditions de travail dans des ateliers de fabrication de vêtements ou encore le coût écologique du transport. À chaque fois, avec des phrases marquantes qui n’ont pas manqué de faire effet auprès des jeunes. En quelques jours, dix établissements scolaires de Vedène donc, mais aussi de la Cité des Papes, de Morières-lès-Avignon et de Velleron, sont ainsi sensibilisés autour de la question des impacts environnementaux de l’industrie textile.

    Collecte sur place

    L’opération a également un côté plus pratique. En effet, dans chacune des écoles qui participent, un bac de récolte de vêtements est déposé. Pendant quatre semaines, jusqu’au lundi 9 février, chacun des 2 000 élèves pourra collecter, peser et déposer un sac de textiles qui doit être sec et non taché. Ces derniers seront récupérés par Le Relais. À la fin, un classement déterminera l’école qui aura récupéré le plus gros tonnage de textiles, laquelle remportera le défi et se verra offrir une sortie scolaire éducative. Et l’intercommunalité assure « que de belles surprises attendent les élèves les plus engagés ».

    « C’est vous qui allez donner une deuxième vie à la planète », lance ainsi aux écoliers David Fillon, responsable du site du Relais Provence. « L’objectif, c’est de consommer différemment. Mais c’est aussi un geste social. Cela crée de l’emploi, car il faut du monde pour trier tout cela, et c’est revendu à petit prix pour ceux qui n’ont pas les moyens », poursuit le responsable. « Les petits gestes de chacun vont permettre d’avoir un avenir avec moins de déchets », poursuit de son côté Laura, membre de l’éco-organisme Refashion, juste après avoir confié que chaque année, 890 000 tonnes de textiles usagés partent dans le circuit de traitement des déchets.

    Détails sur textilerace.fr

  • Les élus locaux, une valeur refuge pour Dominique Santoni

    Les élus locaux, une valeur refuge pour Dominique Santoni

    Un an après avoir du renoncer à la cérémonie de vœux en raison du contexte de rigueur économique, Dominique Santoni a sacrifié à nouveau à la tradition, ce vendredi soir à Oppède. Là où il y a deux ans, la présidente LR du Conseil départemental avait filé la métaphore sportive en vue des JO 2024, elle a cette fois essayé de garder la flamme. « Je souhaite partager une soirée d’optimisme dans une période où il se fait rare », introduit l’ex-maire d’Apt devant quelque 600 invités, dont le préfet Thierry Suquet, et alors que l’ensemble des élus départementaux est montée sur scène avec elle.

    Son « fil conducteur » pour 2026, agir « les pieds sur terre et la tête dans les étoiles ». Autrement dit, « faire son travail sérieusement tout en sachant rêver et se projeter ». Bref aux antipodes de ce qu’il se passe actuellement et depuis un an et demi au niveau national. Dernier exemple, on apprenait ce matin que les députés, réunis en commission en vue du projet de budget, avaient supprimé la DGF (dotation globale de fonctionnement), soit la plus grosse ressource financière des collectivités locales… Une mesure qui devrait être corrigée mais qui témoigne d’un éclatement des repères communs. Régulièrement en séance départementale, Dominique Santoni se désole de ce « spectacle » et égratigne l’État quand, à l’inverse, les élus locaux seraient des modèles de vertus et pôle de stabilité. « Le Département a fait un choix clair, de responsabilité en agissant sans démagogie et a voté [le 12 décembre dernier] son budget dans le calme et la sérénité », rappelle la présidente en remerciant les élus « pour le débat constructif et respectueux ». Et de piquer : « Vous avez le droit de le répéter à Paris. »

    « C’est à nous d’apporter des repères »

    En cette période électorale avec les municipales en vue (15 et 22 mars), Dominique Santoni, qui sera candidate à Apt sur la liste issue de la majorité, appelle donc les élus de terrain à ne pas décevoir la population. « Dans une France traversée par le doute, notre responsabilité d’élus locaux est immense, nous sommes les premiers témoins des attentes et inquiétudes des citoyens, constate-t-elle. Face à l’instabilité nationale c’est à nous d’apporter de la stabilité, des repères et montrer que l’action publique est utile, concrète et efficace. »

    Progression de 12 millions d’euros du budget solidarité, maintien des aides aux communes, poursuite des travaux du carrefour de Bonpas, nouveau centre médical à Pernes ou passage du Tour de France femmes sont cités comme autant d’exemples de pieds sur terre et tête dans les étoiles. Avec les municipales, le risque de voir passer des comètes est élevé. Les électeurs devront, eux, se méfier de ceux qui promettent la lune.

  • À droite, LR est toujours orphelin de Julien Aubert

    À droite, LR est toujours orphelin de Julien Aubert

    Depuis le départ de la mairie de Marie-Josée Roig en 2014, le parti de droite historique ne cesse de reculer aux municipales : 17,5% et 4 élus pour Bernard Chaussegros en 2014, 9,02% et deux élus pour Michel Bissière en 2020. Et en 2026 ? La question reste entière mais la possibilité que LR n’ait pas un candidat tête de liste est forte. Un effacement continu, le délégué LR de la 1ère circonscription Johann Courtois ayant quitté le parti en octobre pour rejoindre Stephan Fiori (DVD). Il y a deux mois, Julien Aubert (LR) prenait ses soutiens de cours en renonçant à se présenter. L’ex-député laissant la charge à Serge Perramond, également secrétaire du mouvement Avignon Passion, de faire en sorte « que LR puisse avoir des représentants au prochain conseil municipal ».

    « C’est encore prématuré », répond ce jeudi Serge Perramond qui donne rendez-vous d’ici à une semaine « pour prendre position ». Plusieurs options sont sur la table, liant LR et Avignon passion : « Soit on ne fait rien et on se retire, ce qui serait dommage au vu du travail effectué depuis plus d’un an, soit on va au bout en présentant un candidat, soit on fait en sorte que le projet d’Avignon passion soit porté par quelqu’un d’autre », expose Serge Perramond. Ce quelqu’un d’autre se résume à l’ex-journaliste TV Olivier Glazi – qui a notamment le soutien de l’UDI et d’Horizons – ou l’entrepreneur Stephan Fiori, éphémère LR et un des membres fondateurs d’Avignon passion avant de se lancer seul, mais pas sans moyens, dans la course aux municipales. « Des discussions ont lieu avec eux », reconnaît le chef de file LR, qui préfère ne pas livrer l’option vers laquelle il penche et se « pliera au choix qui aura le plus de partisans ».

    Le renoncement de Julien Aubert avait « attristé » Avignon passion qui, face à « la réaction de charognards des listes concurrentes », annonçait mi novembre « continuer l’aventure et présenter une liste aux prochaines élections ». Le collectif est resté actif, publiant régulièrement des vidéos autour de la circulation, du stationnement, de l’attractivité ou du sport. Notons que Serge Perramond n’a pourtant pas été sondé dans l’enquête d’opinion parue le 20 décembre dans La Provence.

  • L’école Louis-Marin allie patrimoine et modernité

    L’école Louis-Marin allie patrimoine et modernité

    Cette réhabilitation est une réussite architecturale et fonctionnelle. Un outil d’apprentissage exemplaire », commente Patrick Ghigonetto, conseiller départemental. Il représente la présidente du Département des Bouches-du-Rhône, Martine Vassal. Pour l’inauguration de l’école – située à deux pas de la chapelle des Pénitents en contrebas –, les discours se font au 2e étage. « Nous avons voulu une rénovation ambitieuse, exigeante, exemplaire », renchérit Alexandre Doriol, maire (DVD) de La Ciotat. Directrice du projet pour l’agence d’architecture NSL (Marseille), Capucine Cortade expliquera plus tard : « La feuille de route que nous a donnée la Ville était à la fois de respecter le patrimoine de cette école de type Jules-Ferry, avec ses beaux volumes, ses qualités intrinsèques ; et d’en faire une école de demain. » Les façades ont été restaurées, de même que les ferronneries et la marquise, jusqu’à la célèbre cloche d’origine. « Nous avons conservé les carrelages, mais aussi toutes les fenêtres en bois du bâtiment », note Capucine Cortade. « À cette menuiserie de près de cent ans, nous avons intégré un vitrage sous-vide, qui apporte la performance phonique et thermique », ajoute Cyril Guérin, l’entrepreneur Les métiers du bois.

    « Établissement pilote »

    Alors que le point faible de l’école était auparavant l’isolation, « on a réalisé une importante isolation thermique. Nous avons installé un chauffage au bois », indique Capucine Cortade. Éclairage 100% LED, installation de brasseurs d’air… : le confort thermique des élèves a été amélioré, et cela sans recourir à une climatisation énergivore. Louis-Marin a décroché pour cela le label Bâtiment durable méditerranéen niveau argent.

    L’école, dont le chantier a coûté 8,3 millions d’euros, dont 54% abondés par le Département, a une superficie de 1 800 mètres carrés. 114 élèves, répartis dans six classes, y ont fait leur rentrée mardi. « Louis-Marin est un établissement pilote pour notre territoire », a insisté le maire. Déléguée à l’école Louis-Marin, l’élue Kheira Zenafi a cité l’équipement numérique de pointe, les vélos-bureaux… Adjoint délégué à l’Éducation, Jean-Louis Tixier a fait part de son « soulagement » après ces vingt-trois mois de chantier. À la question de savoir pourquoi désormais des murs obstruent la vue qu’avait auparavant l’école sur la mer, ceux de l’hôtel Mariott en construction, il répond : « On a considéré qu’il fallait un hôtel 4 étoiles, pour vivifier la ville. » L’école Louis-Marin ne méritait pas ça.

  • Les impacts de la base navale sur les populations

    Les impacts de la base navale sur les populations

    Durant la réunion du Comité d’information qui s’est réuni en préfecture le 8 janvier, le sujet de l’application du plan particulier d’intervention nucléaire du port militaire, et la mise à disposition en juin dernier des comprimés d’iode dans les pharmacies des communes concernées, ont été abordés. La FNE remerciant pour cette « étape importante qui a été appréciée ».

    Mais des précisions ont été demandées au niveau de la surveillance radiologique, en précisant que l’autorité de sûreté pour la surveillance des sites civils demande l’installation de stations de mesure à la périphérie des sites suivant les points cardinaux et sous l’influence des vents dominants. L’océanographe Dominique Calmet relevant que les stations de la base navale sont installées au Nord, à l’Est et l’Ouest du site mais qu’aucune pour l’heure n’est installée au Sud, dans l’axe du Mistral, à Saint-Mandrier.

    Les autorités ont expliqué que l’installation d’une balise de surveillance en territoire civil relève de l’Autorité de sûreté nucléaire mais que le sujet reste à l’étude.

    Le responsable associatif a rappelé également l’accident survenu sur le chantier de refonte d’un appontement de la zone Milhaud, le 18 août dernier, au cours duquel quatre salariés d’une entreprise sous-traitante de la Défense présents sur une barge ont été blessés. Parmi les causes envisagées, l’explosion d’un obus datant de la Seconde Guerre mondiale dans les sédiments.

    Risques neutralisés ?

    « Si cette hypothèse est confirmée, un risque d’explosion d’anciennes munitions existe donc pour les navires à propulsion nucléaire à quai ou manœuvrant à proximité des quais », s’inquiète l’APE.

    Ce que l’on sait c’est qu’une enquête technique est en cours et qu’« il n’y aura pas de reprise des travaux dans cette zone avant d’en connaître les conclusions ». Mais qu’« il n’y a eu aucun impact sur les activités nucléaires du port ».

    L’autre sujet important évoqué par Dominique Calmet concerne les épaves toujours présentes le long du littoral du site de stockage des hydrocarbures du Lazaret. Une mise en œuvre, comme cela a été fait sur la partie civile, très attendue a précisé Dominique Calmet en pointant que la zone de ces échouages se trouve à proximité des tables de mytilicultures et piscicoles ce qui présente une menace de pollutions chimiques.

    Là encore la réponse a été rassurante avec une action qui devrait être réalisée rapidement.

  • Champions Cup : Un match couperet pour le RC Toulon face au Munster

    Champions Cup : Un match couperet pour le RC Toulon face au Munster

    La nouvelle correction reçue à La Rochelle dimanche dernier (66-0, plus large défaite de l’histoire du club en Top 14 et de la saison) n’a semble-t-il pas laissé trop de traces dans les têtes toulonnaises, tant celle-ci était attendue, au vu du nombre d’absents du jour (19) et du choix de Pierre Mignoni de faire confiance aux jeunes (10 joueurs du centre de formation, dont 3 n’ayant jamais évolué en pro). Mais ce revers n’a tout de même pas laissé indifférent. « Ce n’est pas facile de voir ton équipe en souffrance. En revanche, on était content de l’enthousiasme et que certains aient pu faire leur première. Il y avait cela et un peu de déception, car le club ne peut pas se permettre de prendre des scores comme ça », réagit, entre deux eaux, Teddy Baubigny, laissé au repos dimanche dernier.

    Face au Munster, l’équipe alignée aura une autre allure, malgré une infirmerie toujours bien remplie (16 joueurs sur le flanc) : « C’est un gros match, on a récupéré des forces vives. On aura des joueurs frais qui doivent être prêts pour ce que va proposer le Munster, avec beaucoup de rythme », prévient Pierre Mignoni, qui espère que cette « période difficile » sera utile pour la suite : « Il faut se serrer les coudes, passer entre les gouttes, c’est-à-dire gagner des matches, même de justesse. Le staff médical travaille comme des fous, le docteur ne dort plus tellement il a la pression. L’UBB avait connu ça l’an dernier à la même période et avait fini très fort le championnat. J’espère que ça nous servira. »

    « Plus de calcul à faire »

    Pour retrouver du jus, la Coupe d’Europe peut s’avérer être un bol d’air : « Je suis content d’être dans un club qui la joue à 200%. C’est une compétition incroyable à jouer, avec un niveau de jeu qui se rapproche du niveau international. C’est un vrai test pour faire progresser l’équipe et nous emmener vers le très haut niveau », se réjouit Teddy Baubigny. Mais la pression sera de mise dans une poule indécise, dominée par Bath avec 6 points, devant les cinq autres équipes à 5 points. « Tous les points comptent. C’est très, très serré », résume Pierre Mignoni. « Il n’y a plus de calcul à faire. Si tu n’es pas dans les bonnes dispositions, tu risques de rentrer à la maison plus tôt que prévu », avertit Teddy Baubigny.

    Pour éviter une désillusion, il faudra retrouver un liant moins évident depuis quelques semaines, en raison, certainement, du manque de continuité au sein du groupe : « On espère avoir quelques retours bientôt. Il faut le temps de retrouver notre système. On a un nouvel ouvreur, ça va peut-être redonner du dynamisme à l’équipe, même s’il faudra attendre que Tomas [Albornoz] prenne ses marques. Ça va repartir », veut croire Marius Domon, dont le retour, après sa commotion face à l’USAP, fera aussi le plus grand bien aux Rouge et Noir.

    RC Toulon – Munster

    3e journée de Champions Cup

    Dimanche 11 janvier, 14h

    Stade Mayol, Toulon

    Arbitre : Karl Dickson (ANG)

    RCT : Gros, Baubigny, Sinckler ; Ollivon (c), Ribbans ; Ludlam, Abadie, Mercer ; White, Albornoz ; Ferté, Sinzelle, Brex, Dréan ; Domon

    Munster : Loughman, Barron, Ala’Alatoa ; Edogbo, Wycherley ; Berine (c), O’Donoghue, Coombes ; Casey, Crowley ; O’Connor, Nankivel, Farrell, Nash ; Daly

    Alainu’uese à Bayonne, retour d’Adelaïde ?
    Au club depuis 2018, Brian Alainu’uese jouera à Bayonne la saison prochaine. « C’est un regret, mais il a été honnête, il est venu me voir. J’aime beaucoup le joueur et sa personnalité, c’est un relais dans le vestiaire. Il est amoureux du club, mais il doit aussi gérer sa fin de carrière », explique Pierre Mignoni, qui est revenu sur le cas Thomas Adélaïde, prêté à Coulommiers et annoncé à La Rochelle, qui pourrait revenir garnir la 2e ligne, l’an prochain : « J’ai lu qu’il avait signé ailleurs, c’est faux. On est en discussion avec lui pour savoir si la meilleure solution est qu’il revienne ou qu’il reste en prêt une saison de plus. »
  • Romane Moulai défendra son titre mondial lors d’une soirée à la Villa M

    Romane Moulai défendra son titre mondial lors d’une soirée à la Villa M

    Sur ses terres, Romane Moulai (7 victoires, dont 3 par K.O. – 0 défaites) a envie de prouver au monde entier qu’elle est bien une championne. Elle en aura l’occasion le 7 février, à la Villa M, à Marseille, où elle défendra son titre IBO des poids mi-mouches face à la boxeuse philippine Althea Shine Pores. « J’ai pour ambition de garder mon titre à la maison, aller chercher le sommet de la boxe féminine et représenter Marseille à l’internationale », martèle l’ancienne protégée de Louis Lavaly, désormais suivie par Kassa Baradji à Drancy, en région parisienne. Ce face à face à venir sera son premier à Marseille depuis qu’elle a été sacrée championne du monde, le 14 juin dernier. « C’est une étape avant de débuter ma préparation pour les Jeux de Los Angeles 2028 », confie-t-elle, en soulignant qu’elle commencera dès « le lendemain » de l’affrontement à la Villa M, qui accueillera 230 spectateurs.

    Un gros duel marseillais

    Six combats amateurs entre boxeurs et boxeuses de la région et un affrontement entre l’expérimenté marseillais Gianni Carullo (7 victoires – 4 défaites – 2 nuls) et le jeune pennois Kemil Mansour (2 victoires – 3 défaites) se succéderont en amont du main-event entre Moulai et Pores. « Tout le monde à Marseille nous connaît tous les deux, ça donne plus de piment à notre combat », souligne Carullo, habitué de combattre à domicile face à des combattants de la région. Ce qui lui a toujours bien réussi jusqu’ici.

  • Elite Fondations plongera dans le grand bain à Marseille

    Elite Fondations plongera dans le grand bain à Marseille

    Quand la petite équipe suisse entre dans la cour des grands. Elite Fondations Cycling Team, créée en 2021, passe un nouveau palier cette saison en lançant une équipe continentale UCI (3e division). Une entrée dans le monde professionnel qui débutera le 1er février sur le tracé du Grand Prix de Marseille – La Marseillaise. « On va essayer de mouiller le maillot et de se mettre en évidence du mieux que l’on peut », souligne Laurent Dufaux, co-fondateur de la structure et ancien partenaire de Richard Virenque chez Festina et Quick Step-Davitamon.

    Éloigné des pelotons professionnels depuis 2004, après avoir fini par deux fois quatrième du Tour de France, le grimpeur suisse portera la casquette de directeur sportif pour la course phocéenne. « J’ai dû y participer deux ou trois fois. C’était un rendez-vous important, surtout pour Richard [Virenque] qui a grandi dans cette région. Il était toujours en forme et prenait l’échappée très tôt. J’en garde de très bons souvenirs, notamment avec le passage par le col de la Gineste », raconte celui qui distillera de précieux conseils à son équipe composée majoritairement de jeunes coureurs.

    Plus de 150 candidatures

    « Notre mission première est de former les jeunes, de les intégrer, de leur transmettre notre savoir-faire, notre passion, et surtout de leur mettre à disposition une infrastructure, une logistique, et leur trouver un programme de course digne de ce nom, parce qu’en Suisse, il y a malheureusement de moins en moins de courses dignes de ce nom pour progresser », déplore Laurent Dufaux, contraint d’avoir placé ces dernières années ses protégés dans le calendrier français, avec des participations au Grand Prix Bédarieux, au Tour de Saône-et-Loire, au Tour du Beaujolais.

    Elite Fondations a également pu participer à des courses plus prestigieuses grâce à son statut national, à partir de 2023, comme le Grand Prix de Lillers, le Tour des 100 communes, l’Alpes Isère Tour et même le Liège-Bastogne-Liège espoirs. Avec le statut d’équipe « Conti » désormais, et grâce au coup de main de Frédéric Rostaing, ancien directeur sportif du VC La Pomme, les Suisses vont pouvoir se confronter au gratin mondial lors d’épreuves comme le Grand Prix La Marseillaise et l’Étoile de Bessèges. « On a reçu plus de 150 candidatures pour intégrer notre Team », signale « Duduf », qui débutera la saison avec un effectif de dix coureurs. Parmi eux, Valentin Darbellay, passé par chez Corratec, et Victor Jean, dernier lauréat du Tour de Moselle, en seront les fers de lance.

  • « Pouvoir partager ça avec les licenciés du club »

    « Pouvoir partager ça avec les licenciés du club »

    La Marseillaise : Comment avez-vous préparé cette rencontre de Coupe de France ?

    Zaki Noubir : Avec beaucoup d’enthousiasme, beaucoup de plaisir et vraiment aucune pression. Je pense que c’est important, même si, aujourd’hui, il y a un enjeu. Ça ne doit pas prendre la place sur le jeu et c’est en ce sens-là que j’ai orienté ma semaine. Mais cette orientation-là, elle est aussi en championnat.

    Comment jugez-vous votre première partie de saison, avec cette 6e place en championnat et le parcours en Coupe de France ?

    Z.N. : Forcément très intéressante, parce que c’est un effectif qui a été reconstitué durant la période estivale. Dans le but de répondre aux exigences de ce championnat, mais aussi à la philosophie du club, qui souhaite impulser une nouvelle direction. Aujourd’hui, on en est plutôt satisfait. on sait très bien que c’est un championnat à deux vitesses. La deuxième partie de saison va être assez rythmée. La Coupe, c’est très positif. Aller en 16e de finale aujourd’hui, quand on n’a pas connu cela depuis de nombreuses années… Forcément, c’est une vraie satisfaction. Et une satisfaction aussi de pouvoir partager ça avec l’ensemble des licenciés du club, mais également avec les passionnés d’Istres et de football.

    De quelle manière gérez-vous ce groupe jeune, vous qui êtes vous-même un jeune entraîneur en bas âge ?

    Z.N. : Bien sûr que c’est mon travail, il y a beaucoup de jeunes encadrés par des joueurs plus expérimentés, mais ça fonctionne bien. Peu importe l’âge, l’idée est de leur donner des responsabilités, de les faire grandir et de les mettre en pratique à travers les matches que l’on a le week-end. En tout cas, mon âge, au quotidien, n’est pas une barrière. L’important est que je sois en capacité de fédérer autour de mes idées. La franchise, le travail et la passion, c’est ce qui me caractérise.