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  • Alpes : l’arrivée de « La Marseillaise » promue qu’il vente ou qu’il neige !

    Alpes : l’arrivée de « La Marseillaise » promue qu’il vente ou qu’il neige !

    Au programme : une nouvelle diffusion du numéro du week-end dans les bars des Alpes-de-Haute-Provence et des Hautes-Alpes pour engager la discussion autour de l’importance du pluralisme mais aussi des tournées de collage des affiches « Résister se conjugue au présent. Pour faire vivre le pluralisme et conquérir les Alpes, La Marseillaise a besoin de vous ».

    La saison hivernale n’a pas découragé nos bénévoles comme ici, Amédée Pagano, à Seyne-les-Alpes, défiant la neige. Merci à toutes et tous pour cette énergie sans laquelle La Marseillaise ne serait rien. Et rendez-vous samedi 7 février sur les marchés des deux départements.

  • L’OM s’est rassuré face à Lens avant sa « finale » belge

    L’OM s’est rassuré face à Lens avant sa « finale » belge

    Après deux défaites consécutives au Vélodrome face à Nantes et Liverpool, comment l’OM allait-il réagir en accueillant Lens ?

    Pour certains, ce match contre le leader était, déjà, celui de la dernière chance pour rester crédible en Ligue 1. Les Olympiens ont su se ressaisir et faire chuter les Artésiens. Que retenir de cette soirée ?

    Des recrues déjà intégrées

    Quinten Timber et Ethan Nwaneri ont tout juste eu le temps de découvrir leur nouvel environnement, qu’ils ont été propulsés titulaires. Le Néerlandais et l’Anglais ont répondu aux attentes de Roberto De Zerbi. L’Italien a pu tester un nouveau dispositif, plus offensif, et faire souffler Mason Greenwood en vue du match de mercredi à Bruges. « Les recrues très bien acclimatées grâce à Benatia et Longoria », a commenté l’entraîneur marseillais.

    Côtés joueurs, Pierre-Emile Höjbjerg note que « les profils choisis s’intègrent vite. On l’a vu aujourd’hui avec Quinten Timber, pour qui tout a semblé naturel. Ethan Nwaneri a aussi fait un bon match. L’équipe les aide, et ils aident l’équipe ».

    Nayef Aguerd rassure la défense

    Annoncé comme incertain, quelques jours après son retour de la Coupe d’Afrique des nations où il a disputé la finale avec le Maroc, Nayef Aguerd a pu finalement tenir sa place. Sa présence a semblé rassurer ses coéquipiers. D’ailleurs, jusqu’à son remplacement par Benjamin Pavard (74e), l’arrière-garde olympienne n’a pas connu de véritable alerte. En revanche, dans le dernier quart d’heure, elle a montré à nouveau des signes de fébrilité. Ce qui a permis aux Lensois de réduire le score, à l’entame du « money time ».

    Le coup de colère de Roberto De Zerbi

    L’entraîneur olympien était visiblement agacé par les commentaires acides de certains consultants de chaînes sportives. Il l’a fait savoir de manière véhémente en conférence de presse d’après match et face aux caméras de Ligue 1+. « Je suis arrivé ici avec beaucoup de respect, je me suis lié à Marseille, c’est un lieu spécial » a-t-il d’abord expliqué. Avant d’insister sur le fait que « mon seul patron, c’est Frank McCourt, mais ce n’est pas mon maître. Je n’ai le numéro d’aucun journaliste. Quand il y a de la mauvaise foi, je reste à ma place, je ne dis rien, mais je pense que le passeport et la nationalité changent beaucoup de choses ». Précisant que « si j’avais le passeport français ça serait un peu différent. Et moi, je suis italien ! »

    Le nouveau poste de Pierre-Emile Höjbjerg

    Avec l’intégration de Quinten Timber et Ethan Nwaneri, le système de Roberto De Zerbi a quelque peu évolué. Pierre Sage, qui estimait « que nous étions dans la position de l’OM contre Liverpool », a surtout noté cette nouveauté, comme le principal problème que son équipe n’a pas su résoudre. « Il y a des choses à dire sur notre manière de défendre. On a essayé de régler le problème Höjbjerg à la mi-temps. On s’est fait décaler de la même manière sur les deux premiers buts. Je n’ai pas été content de notre réponse sur ça en seconde période ».

    Le Danois s’est vu confier un nouveau rôle. Placé en sentinelle devant la défense, il a été la rampe de lancement des offensives marseillaises, que les Lensois n’ont pas su contrer. « Il a sans doute effectué sa meilleure prestation depuis qu’il est avec nous », a reconnu Roberto De Zerbi.

    Pierre-Emile Höjbjerg, s’est montré tempéré. « Après la défaite à Liverpool, c’était important de relever la tête et de montrer que nous étions capables. Contre le premier du classement, nous avons fait un bon match, un match complet. Tout le monde a réalisé une bonne performance. Mais il ne faut pas la ramener après cette victoire ».

    Le rendez-vous de Bruges sans les recrues

    En battant le leader, l’OM a fait le nécessaire pour dissiper certains doutes. Et préparer au mieux le match de mercredi, en Belgique, où se jouera l’avenir européen des Marseillais. « Nous préparons ce match pour amener l’OM là où il est arrivé peu de fois lors des quinze dernières années », confesse Roberto De Zerbi. Pierre-Emile Höjbjerg donne le ton. « Nous nous sommes bien remis après Liverpool, mais il ne faut pas s’enflammer. Rester focalisés, faire les choses bien pour passer le cap et rester en Ligue des champions ».

    Un match auquel ne prendront pas part Ethan Nwaneri et Quinten Timber car ils ne sont pas dans la liste européenne de l’OM.

    Et que manquera également Benjamin Pavard. Le champion du Monde 2018 purgera une suspension automatique, après avoir accumulé trois cartons jaunes depuis le début de la phase de ligue.

    Le Club Bruges s’est fait peur

    L’adversaire de l’OM, mercredi en Ligue des Champions, jouait également dans le championnat de Belgique, samedi en fin d’après-midi. Face à Zulte-Waregem, le Club de Bruges a joué avec le feu. À la pause, les Flamands étaient menés (1 – 2) sur leur terrain, après notamment un but de l’ancien Olympien Marley Aké en faveur de Zulte. C’est en seconde période que les Brugeois se sont réveillés. Brandon Mechele a égalisé dès la reprise. Avant que Alexandar Stankovic, à l’heure de jeu, et Nicolo Tresoldi, sur son premier ballon après son entrée en jeu, ne donne de l’air à Bruges. Mais un but de Joseph Opoku allait faire trembler les hommes d’Ivan Leko, qui s’imposent finalement sur le score de 4 – 3.

  • Les Lyonnes ne font qu’une bouchée des Marseillaises

    Les Lyonnes ne font qu’une bouchée des Marseillaises

    Si la pluie n’a pas arrangé les choses, l’élimination des Marseillaises par les Lyonnaises ne souffre d’aucune contestation.

    Entre des Provençales qui retrouvent l’élite, et des Fenottes habituées aux grands rendez-vous, ce sont ces dernières qui ont logiquement pris le dessus. Les Marseillaises auront tenu un quart d’heure, avant de céder.

    Antoinette Katoto a ouvert la première brèche, avant de s’offrir un triplé en seconde période. Et deux minutes avant la pause, Wendie Renard a doublé la mise, sur pénalty, avant que Vicky Bécho ne triple la mise. La messe était dite. En seconde période, les Lyonnes continuaient leur festival, se qualifiant tranquillement pour les quarts de finale.

    Marseillaises 1 (0)

    Lyonnes 5 (3)

    8e de finale de la Coupe de France
    Stade Francis-Turcan.

    Arbitre : R. Fournier.

    Buts : Léger (83) pour les Marseillaises, Katoto (14, 55, 59), Renard (43 sp), Bécho (45) pour les Lyonnes.

    Avertissement : Léger (24) aux Marseillaises.

  • Toulon au forceps face à Montpellier

    Toulon au forceps face à Montpellier

    La météo a encore fait des siennes dans le ciel de Toulon.

    Comme le 22 septembre, des trombes d’eau se sont abattues sur la Rade. Mais, si le duel face à La Rochelle avait été remis, le derby contre Montpellier a juste été décalé d’un jour. C’est donc dimanche que les deux formations sudistes ont finalement pu en découdre. Avec néanmoins une retouche côté varois. Seretaki Tuicuvu, malade, ayant dû céder sa place à l’aile à Mathis Ferté.

    Si Toulon a été le premier à marquer des points, la première période a été à l’avantage de Montpelliérains qui ont su exploiter l’indiscipline varoise pour d’abord creuser l’écart. Mais Gaël Dréan permettait au RCT d’atteindre la pause avec un handicap minimum.

    La dynamique changeait de camp après les citrons. Avec des Toulonnais plus incisifs qui allaient faire la différence, grâce notamment à la botte de Marius Domon, l’ouvreur varois qui y allait également de son essai, sur une contre-attaque éclair qui devait donner le signal de la reconquête des Rouge et Noir.

    Toutefois, les Héraultais ne lâchaient rien et ressortaient la tête de l’eau après l’heure de jeu. Jordan Uelese permettant aux visiteurs de revenir à trois longueurs. Les dernières minutes voyaient Montpellier faire le forcing pour arracher plus que le point du bonus défensif. Mais la grosse défense varoise permet aux Toulonnais de conserver leur léger avantage.

    Ils signent un succès qui leur permet de sécuriser leur place dans le Top 6. Alors que leurs visiteurs se contentent du minimum.

    Toulon 30 (16)

    Montpellier 27 (17)

    15e journée du Top 14

    Stade Felix-Mayol (spectateurs)

    Arbitre : T. Charabas.

    TOULON : 3 essais de Dréan (40), Domon (49), Gigashvili (65), 3 transformations et 3 pénalités (4, 22, 32) Domon.

    Avertissement : Ludlam (26).

    MONTPELLIER : 3 essais de Hounkpatin (10, 26), Uelese (70) 3 transformations, 2 pénalités (39, 55) de Miotti.

    Avertissement : Bécognée (32).

  • [Passerelle interculturelle] Comprendre la Chine au-delà des apparences

    [Passerelle interculturelle] Comprendre la Chine au-delà des apparences

    La France est depuis longtemps un lieu de rencontre des cultures du monde. Grâce à ses musées, ses festivals, ses théâtres et son cinéma, elle offre aux cultures étrangères un espace de visibilité et de dialogue. De nombreux pays souhaitent y présenter à la fois leur patrimoine et leur création contemporaine.

    En tant que journaliste chinoise installée en France, je découvre cette ouverture avec intérêt. Mais cette expérience m’amène aussi à m’interroger. Il arrive que certains spectacles, présentés comme de simples propositions culturelles, véhiculent en réalité des messages idéologiques ou politiques que le public ne perçoit pas toujours clairement.

    Ces derniers mois, la troupe « Shen Yun », associée au mouvement Falun Gong, a été largement promue dans le sud de la France. Pour de nombreux spectateurs, il s’agit avant tout d’un spectacle inspiré de la tradition chinoise. Pourtant, Falun Gong est considéré en Chine comme une organisation sectaire interdite depuis 1999. Par ailleurs, des médias internationaux ont relayé des témoignages d’anciens artistes évoquant une forte pression idéologique ainsi que des conditions de travail difficiles au sein de la troupe. Ces éléments permettent de mieux comprendre le contexte dans lequel ces spectacles s’inscrivent.

    La question n’est donc peut-être pas de juger, mais de s’interroger sur la manière dont la culture est présentée. Lorsque des spectacles se revendiquent comme porteurs d’une culture « authentique », la transparence sur leur démarche et leur message apparaît essentielle, par respect pour le public comme pour les traditions culturelles elles-mêmes.

    Renouveau culturel

    La culture chinoise ne se résume pas à des symboles figés. Riche de plusieurs millénaires d’histoire, elle est diverse, vivante et en constante évolution. En Chine, de nombreux jeunes s’intéressent aujourd’hui aux savoirs traditionnels, au hanfu ou aux arts classiques, tout en participant à une création artistique contemporaine dynamique, souvent soutenue par les nouvelles technologies. Pourtant, ces formes culturelles actuelles disposent encore de peu d’occasions d’être présentées à l’étranger, notamment dans un cadre professionnel en France.

    Ce décalage explique en partie pourquoi l’image de la culture chinoise reste souvent associée, dans l’esprit du public français, à des références très traditionnelles. Alors même que les échanges culturels entre la Chine et la France se développent, un meilleur équilibre dans la représentation des cultures reste à construire.

    À l’approche du Nouvel An chinois, moment de partage et de renouveau, cette réflexion prend tout son sens. Multiplier les échanges, diversifier les formes de présentation et favoriser la circulation des œuvres permettraient aux publics chinois et français de mieux se connaître et d’apprécier des créations culturelles authentiques, contemporaines et de grande qualité. Dans ce contexte, le Consulat général de Chine à Marseille, en collaboration avec les communautés chinoises locales, prépare une série d’événements culturels mettant en valeur les cultures chinoises. Le public est invité à les découvrir prochainement.

  • Une mosaïque de corps en « Parallèle » à Marseille

    Une mosaïque de corps en « Parallèle » à Marseille

    Dans les équipes du festival Parallèle, les disciplines se croisent et l’héritage se transmet. Sa fondatrice Lou Colombani, directrice jusqu’à l’an passé, vogue vers d’autres cieux et avait préparé la transition avec trois curatrices, Assia Ugobor, Flora Fettah et Lamia Zanna. « Partout, les fascismes néolibéraux gagnent du terrain et s’organisent pour affaiblir les voix et corps dissidents. Face à cette marée brune, que peut la création artistique ? », s’interrogent les programmatrices. Éléments de réponses du 28 janvier au 7 février avec un « récit polyphonique » irrigué par une trentaine de propositions, parmi lesquelles Autothérapie : unbolting colonial statues from our consciousness, à la Friche Belle de Mai. Porté par Mackenzy Bergile, « une forme d’introspection chorégraphique qui se déroule en une série de séances thérapeutiques », et retrace « une géographie de souvenirs et traumatismes », indique le programme. Depuis « le déplacement forcé de 12 millions d’Africains lors de la traite transatlantique des esclaves » jusqu’à « l’Europe contemporaine ».

    « Conversations »

    « Pensé comme une conversation », dixit Anne Kerzerho, sa nouvelle directrice générale, la 16e édition de Parallèle montrera à Klap Maison pour la danse This is la mort, dans lequel Zoé Lakhnati met en scène « le poids de corps capitalistes, body-buildés et victorieux qui se désagrègent comme un grand flop ». Le Théâtre Joliette accueillera quant à lui Mother tongue, solo de Lucia Garcia Pullés dans lequel cette chorégraphe et danseuse argentine « raconte son histoire, pétrie d’expériences personnelles, de récits collectifs et d’engagements féministes ». Soirée de clôture prévue au Ballet national de Marseille avec Bruits marrons, de Calixto Neto, qui infuse « la figure de la musique expérimentale new-yorkaise » Julius Eastman dans « une communauté de corps queer, immigrés et racisés » pour « penser l’émancipation au présent », puis une performance de la DJ aux sons « afro-diasporiques », Cheetah.

  • Jour J pour l’avenir politique du maire d’Orange Yann Bompard

    Jour J pour l’avenir politique du maire d’Orange Yann Bompard

    C’est un délibéré d’une extrême importance que doit rendre, ce lundi matin, le tribunal correctionnel de Marseille. À moins de deux mois du premier tour des municipales (15-22 mars), la décision est en passe de bouleverser le paysage politique à Orange, ville détenue par l’extrême droite et la famille Bompard depuis 1995. Le fils, Yann, maire depuis 2021 du fait de la condamnation de son père devenu inéligible, risque le même sort que son paternel.

    À la mi-décembre, à l’issue de son procès où il est poursuivi pour emploi fictif et détournement de fonds publics lorsqu’il était assistant parlementaire de la députée RN Marie-France Lorho, la procureure a requis 5 ans d’inéligibilité avec exécution provisoire. Autrement dit avec application immédiate de la peine. Le maire (Ligue du sud) risque aussi deux ans de prison avec sursis, 15 000 euros d’amende et la confiscation de 8 000 euros sur son compte joint. Aux yeux de nombreux observateurs, il semble illusoire que Yann Bompard échappe à l’inéligibilité. Si celle-ci venait à être confirmée, cela marquerait un tournant dans l’histoire politique d’Orange.

    Évidemment, si proche des élections, les Orangeois ne devraient pas être convoqués aux urnes pour une élection anticipée et le conseil municipal devrait élire un maire ultra transitoire. Bien malin qui pourrait prédire la relève alors que Jacques Bompard n’a pas achevé son inéligibilité. Dans la majorité, « les rats quittent le navire », n’a pas manqué de railler Yann Bompard lors du dernier conseil municipal. Plusieurs élus, comme son 1er adjoint, ont tôt fait de rejoindre les rangs du RN qui, pour les municipales, a investi Jean-Dominique Artaud, issu aussi des rangs Bompard puis mis au ban.

    La députée RN dans l’incapacité de concourir ?

    Outre Yann Bompard, une autre figure de l’extrême droite orangeoise pourrait aussi être inéligible : Marie-France Lorho, députée RN et discrète conseillère municipale. Jugée en même temps que son ex-collaborateur parlementaire a priori fantoche, Marie-France Lorho risque, pour sa part, 18 mois de prison avec sursis, 10 000 euros d’amende, et cinq ans d’inéligibilité avec exécution provisoire. En cas d’appel, elle pourrait néanmoins finir son mandat de députée sans toutefois pouvoir être candidate aux municipales ou à d’autres futurs scrutins.

    Le procès, notamment en dévoilant des écoutes téléphoniques, avait démontré la vacuité du travail de Yann Bompard auprès de la députée. Lors de ses réquisitions, la procureure avait pointé « le déni » des accusés sur les faits reprochés et que ne pas les condamner serait « leur laisser une seconde chance d’abuser de leur mandat ». La décision de ce lundi matin devrait donc mettre un coup d’accélérateur à la campagne à Orange, où un collectif citoyen Tous orangeois, et sa tête de liste Antoine Boudet, entendent remettre « de la sérénité » dans le débat public.

  • Une épicerie solidaire ouvre ses portes pour les étudiants à Aix-en-Provence

    Une épicerie solidaire ouvre ses portes pour les étudiants à Aix-en-Provence

    L’espace est habituellement dédié à la réception d’événements. Mais derrière les vitres du Cube, s’étalent sur 130 m2 du lieu de hauts étalages, garnis de produits d’hygiène, d’entretien de maison, d’aliments secs, de conserves, de couverts, de papeterie, d’objets aussi. À l’initiative de l’association Solid’Am, en charge de distributions alimentaires pour les étudiants, l’une des plus importantes épiceries solidaires de France s’apprête à ouvrir sur le Campus Schuman de l’Université d’Aix-Marseille. Ici, les denrées alimentaires sont gratuites, dans la limite de dix produits par étudiant, tandis que les produits d’hygiène sont vendus à au moins 80% en dessous des prix du marché. Les produits, pour la majorité, proviennent de dons solidaires, d’entreprises et de la Banque Alimentaire. « L’idée est vraiment que l’étudiant puisse venir ici, faire ses courses à petit prix voire gratuitement, sans avoir l’impression de faire la queue dans une distribution alimentaire. Cela fait moins ration de survie post Seconde guerre mondiale. C’est moins stigmatisant », conclut Lyes Belhadj, président de l’association. Solid’Am.

    Un « cadre intimiste »

    L’association, historiquement créée au début des années 2000, a connu un véritable « branle-bas de combat » pendant le confinement, rapporte son président, en enchaînant les distributions sur différents campus universitaires du coin. Avant que le dispositif ne se pérennise pour répondre à la précarité étudiante croissante post-Covid. « On est sur un campus ou l’on avait entre 300 et 500 bénéficiaires, poursuit Lyes Blhadj. On organisait les distributions entre midi et 14h. Forcément, les gens pressés repartaient en cours, on ne pouvait pas manger, et surtout, chacun voyait l’autre faire la queue. Contrairement à la distribution, ce lieu permet d’abord de choisir, mais aussi de le faire discrètement. L’épicerie a l’avantage d’être ouverte trois jours par semaine sur des plages horaires d’au moins deux heures, jusqu’à six heures par jour en fonction des besoins. Le tout, proposé dans un cadre intimiste. » Le projet est né après la publication, par l’Université, d’un appel à projet. L’association le remporte en juillet 2025, récupère les clefs en septembre, et ouvrira officiellement ce mercredi 28 janvier. Au-délà d’être un lieu de nécessité, l’endroit est imaginé comme un« tiers lieu étudiant ». Animations, rencontres, devraient être organisées sur place, une fois le projet installé. « On réceptionnera, dans le futur, également deux postes d’ordinateurs pour aider les étudiants dans leurs démarches administratives, leurs recherches de logement… », ajoute Said Azizi, vice-président de l’association. Le mot d’ordre : « Ouvert à tous, précise Lyes Belhadj. Ce n’est pas l’épicerie des étudiants pauvres, c’est l’épicerie des étudiants tout court ». Y compris pour les étudiants hors Université d’Aix-Marseille.

  • Hervé Granier défend une croissance « maîtrisée » à Gardanne

    Hervé Granier défend une croissance « maîtrisée » à Gardanne

    Période électorale oblige, le maire sortant et candidat à sa réélection, ne fera pas le bilan de ces dernières années de mandat. « Sachez que nous continuerons à nous investir jusqu’au dernier jour et jusqu’à la dernière heure de mon mandat », promettait Hervé Granier (LR), ce samedi en halle Léo Ferré. Après les hommages, l’heure aura donc été davantage au constat. Sur le plan national, entre autres. À l’échelle locale, le premier magistrat partage celui d’un territoire en croissance. Certes, « la population a évolué ces dernières années (…) nous accueillons à bras ouverts les nouveaux habitants, mais tout en respectant l’âme de notre commune », estime Hervé Granier.

    Un conflit, pour finir

    Il poursuit : « Les afflux trop importants de population dérèglent les fonctionnements et c’est pour cela que j’y suis opposé. De nouveaux habitants, de manière maîtrisée, c’est aussi faire face à la demande pour de nouveaux équipements (…) Prévoir, anticiper, équiper en parallèle notre commune et répondre aux besoins, je dis oui… car on peut très bien grandir sans le traumatisme de barres d’immeubles défigurant notre commune ». Des vœux, qui pourtant se concluront par une passe d’armes. Après cérémonie, le maire relate, sur sa page de campagne, qu’au moment ou « l’ensemble des élus » montaient sur scène pour l’hymne national, « Monsieur La Piana, candidat aux prochaines élections municipales avec ses amis de l’extrême gauche et de la France insoumise, ont décidé de descendre de la scène ». Un geste expliqué par le Collectif Citoyen Gardanne Biver, inclus dans l’union de gauche de Jean-Marc La Piana : le refus d’être sur scène aux côtés d’élus d’extrême droite : José Gonzalez (député RN) et Stéphane Ravier (sénateur RN). « N’ayant rien à partager avec ces personnages, les élus sont descendus de la scène », conclut le collectif.

  • Les agents suspendent la grève à l’Abbaye du Thoronet

    Les agents suspendent la grève à l’Abbaye du Thoronet

    À l’abbaye du Thoronet, le mouvement de grève est suspendu « pour l’instant », appuie Jean-Elie Strappini, co secrétaire général de la CGT CMN (Centre des monuments nationaux). Après une réunion avec la direction ce jeudi soir, les agents ont décidé de faire une pause, estimant avoir obtenu des « avancées ». Parmi lesquels, la création d’un CDI d’agent du patrimoine à temps plein « en transformant les crédits de vacations (les 80% plus 20% pris sur les vacations existantes) », note le syndicat. Point central de cette mobilisation, « les agents ont besoin d’un poste supplémentaire », martèle le responsable syndical. Par ailleurs, l’administration s’est notamment engagée à ce qu’une expertise de sécurité soit menée par l’expert sécurité-sûreté du CMN d’ici fin juin et que les agents puissent consulter un psychologue du travail.

    Malgré ces annonces, « les agents restent déterminés », assure Jean-Elie Strappini. Car les salariés réclament toujours que soit pris en compte l’aspect de reconnaissance financière ainsi que les temps de déplacements. Une réunion est prévue cette semaine, sans qu’une date soit finie à ce stade. « On est à mi-chemin », fait-il valoir. Le préavis de grève, qui court du 19 au 31 janvier reste donc toujours d’actualité.

    84 000 visiteurs

    l’an dernier

    L’an dernier, l’abbaye du Thoronet, le monument touristique le plus visité du Var a enregistré plus de 84 000 visiteurs. Afin de maintenir la pression, les agents n’assurent désormais plus les visites commentées ni thématiques et ils sont prêts à cesser également leurs missions annexes de référents des ressources humaines, de mandataire financier et d’assistance de prévention des risques. Et ce, avec le soutien revendiqué du public et des habitants de la commune. « C’est un monument assez important pour les habitants, c’est la vitrine de leur ville », co secrétaire général de la CGT CMN.