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  • [Entretien] Stéphane Audebeau : « Les collèges de l’Académie de Montpellier vont être les grands sacrifiés de la rentrée 2026 »

    [Entretien] Stéphane Audebeau : « Les collèges de l’Académie de Montpellier vont être les grands sacrifiés de la rentrée 2026 »

    La Marseillaise : Les collèges vont être particulièrement impactés par des suppressions de postes à la rentrée ?

    Stéphane Audebeau : Dans le second degré, on se retrouve, dans l’académie de Montpellier, avec une baisse de 73 ETP (équivalent temps plein, équivalents en termes de postes), répartis entre collèges, lycées, lycées pro, etc. C’est là que les choses vont faire mal : les collèges vont être les grands sacrifiés de la rentrée 2026. Ce sont eux qui vont absorber la quasi-totalité de la baisse des ETP, puisque l’Académie prévoit – 90 ETP dans les collèges. Les lycées, avec zéro suppression prévue, sont moins maltraités.

    Quelles vont être les répercussions sur les élèves ?

    SKA : Ces suppressions de postes dans tout un ensemble de disciplines vont entraîner des classes globalement un peu plus chargées. Et il y aura des profs qui vont manquer. Comme on ne crée pas non plus de titulaires remplaçants, ça veut dire qu’il faudra, au dernier moment, recruter des contractuels, si on arrive à les trouver… On s’attend à ce que la rentrée 2026 soit beaucoup plus compliquée pour les élèves que cette année.

    Le rectorat fait valoir une baisse démographique…

    S.A. : C’est un prétexte ! Il y a, selon nous, une instrumentalisation et une exagération de la baisse démographique. Il y a bien une petite inflexion, mais en réalité c’est une très légère baisse et non pas un effondrement, comme c’est dit partout. Au niveau académique dans le second degré, il y a 1 692 élèves de moins attendus. Rapporté au nombre total d’élèves dans l’Académie, ça fait -0,8 %… Et dans les lycées, on est sur une baisse de 270 élèves au niveau académique : ce n’est rien du tout. Il est vrai que la baisse attendue dans les collèges, d’environ 1 500 élèves, est plus forte. Mais c’est pareil, il faut relativiser : on est sur du 1,3%.

    Cet argument de la baisse démographique revient en permanence. La rectrice l’a repris lors du CSA, en disant : il y a une baisse démographique, donc on est obligé d’avoir un raisonnement comptable. Nous ne sommes pas d’accord. La baisse, on la connaît depuis 2017 : depuis l’élection d’Emmanuel Macron à la présidence, tous les ans il y a eu des baisses de postes, alors même qu’il y avait augmentation des effectifs. Et maintenant qu’on se dit qu’on va un peu plus respirer dans les classes, le gouvernement et les rectorats en profitent pour supprimer davantage de postes.

    Les difficultés socio-économiques particulièrement marquées dans certains territoires de l’Académie ne sont pas prises en compte ?

    S.A. : Hélas non… Au niveau de l’académie de Montpellier, on a pourtant quatre départements parmi les premiers, au niveau hexagonal, en termes de taux de pauvreté, de taux de boursiers et de taux de chômage, les Pyrénées-Orientales en tête. Nous avons dit à la rectrice qu’elle n’avait pas su faire valoir correctement au niveau ministériel la réalité de son académie. Notamment dans les collèges des PO, du Gard et de l’Hérault, très fortement soumis à la non-mixité sociale et très fortement concurrencés par le privé. Cette réalité n’est pas prise en compte à sa juste mesure.

    Cette dégradation des moyens risque d’ouvrir un boulevard à l’enseignement privé…

    S.A. : C’est certain… Le Rectorat assume de prévoir une baisse démographique quatre fois moins forte dans le privé que dans le public. Dans le Gard notamment, non seulement l’enseignement privé est déjà très favorisé par rapport au public, mais ce département va absorber 44 % de la baisse démographique académique, ce qui va favoriser encore davantage l’enseignement privé. La problématique de la fuite vers le privé existe aussi dans l’Hérault sur certains territoires : Montpellier, Béziers notamment. Ce sont les endroits où la concurrence du privé est la plus forte. Cela concerne les élèves les plus socialement favorisés, c’est pour ça qu’on parle de ségrégation sociale et scolaire.

  • Dans l’Académie de Montpellier, les équipements sportifs mis sur la touche

    Dans l’Académie de Montpellier, les équipements sportifs mis sur la touche

    Le sport à l’école, le grand oublié de l’Éducation nationale ? N’en déplaise à Emmanuel Macron, moins d’un an après les Jeux olympiques de Paris, la France n’est pas devenue le pays de sportifs que le Président souhaitait impulser. L’effet JO est retombé, tout comme la folle « parenthèse enchantée », chère au locataire de l’Élysée, pour tenter de faire oublier sa forte impopularité. Pire, l’état actuel des équipements sportifs est on ne peut plus dégradé. C’est ce qu’il ressort d’une enquête menée par les professeurs du Snep-FSU, dont les résultats ont été présentés le 30 janvier dernier.

    S’inspirant du Nutri-score, les enseignants ont évalué toutes les installations sportives en fonction des équipements disponibles (gymnases, pistes d’athlétisme, piscines, etc.) et de certains critères (qualité du sol, dimension, sécurité, etc.). Les résultats de ce « Gymnase score » sont accablants. « Sur les 284 établissements du second degré de l’Académie de Montpellier, 241 nous ont répondu. Et sur ces 241, plus de la moitié sont classés catégorie D ou E [les plus mauvaises, Ndlr]. Ce sont 50 % des collèges et 57 % des lycées », détaille Fabien Andrieu, responsable du dossier au Snep-FSU et enseignant à Perpignan. Seuls 23 établissements scolaires obtiennent la meilleure note, la A. Le Gard et l’Hérault ne dérogent pas à la règle et s’inscrivent dans la dynamique académique. 49% des collèges et lycées héraultais recueillent la note D ou E et 54% des établissements du Gard.

    La natation prend l’eau

    Si l’enquête témoigne d’une vétusté généralisée des équipements sportifs utilisés par les élèves, celle-ci met également en lumière les fortes inégalités territoriales au sein de l’Académie, induisant selon le syndicat « une rupture de service public ». Comme souvent, les établissements classés en Rep et Rep+ sont les plus défavorisés. « À Nîmes, la situation est déjà dégradée. 9 collèges sur les 10 ont une note D ou E, les lycées sont plutôt classés D ou C. Au niveau des Rep ou Rep +, sur 6 établissements, un seul est classé C, les autres sont D ou E. Les élèves cumulent les inégalités sociales et difficultés scolaires », observe Lise Chopinet, secrétaire Snep-FSU du Gard. Et ainsi d’établir une concordance avec l’Indice de position sociale – outil se basant sur le statut social des familles. Plus il est faible, plus les conditions d’apprentissage sont dégradées – et le résultat obtenu au Gymnase score est faible également. « Les Rep sont concentrées dans les grandes villes. Sur Montpellier, tous les gymnases datent des années 60. Le dernier date de 2008, il y a presque 20 ans. Or, en 20 ans, Montpellier a pris pratiquement 54 000 habitants. Mais les infrastructures ne suivent pas », fait valoir Claudie Vaufreydaz, secrétaire Snep-FSU héraultaise.

    L’autre point noir mis en avant concerne l’accès à la piscine. « Alors que c’est un enjeu de société, 20% des collégiens n’ont pas accès à une piscine et sont totalement dépourvus d’enseignement de natation, sachant qu’il y a un savoir-nager obligatoire au niveau ministériel. En comptant les lycées, ce sont 60 établissements qui n’ont pas accès à une piscine, soit 25% », reprend Fabien Andrieu. Ici, ce sont les établissements ruraux qui sont les plus touchés. Par exemple, dans l’Hérault, le collège Louise-Michel à Ganges, le collège Max-Rouquette à Saint-André-de-Sagonis ou encore le collège du Pic-Saint-Loup à Saint-Clément-de-Rivière n’ont pas accès à une piscine. Le syndicat est donc en contact avec les différentes collectivités afin de leur faire prendre connaissance de la situation et milite pour une rapide intervention en faveur des établissements les plus vétustes.

  • [Entretien] Marie Dufresne : « Seul un jeune sur 10 a un emploi dans le Gard »

    [Entretien] Marie Dufresne : « Seul un jeune sur 10 a un emploi dans le Gard »

    La Marseillaise : Comment jugez-vous la situation de l’emploi dans le Gard ces derniers mois ?

    Marie Dusfresne : C’est difficile, notamment à cause des fermetures de Solvay et maintenant de la Verrerie du Languedoc. On assiste à une désindustrialisation qui entraîne une perte de beaucoup d’emplois. La verrerie, c’est 164 emplois, c’est énorme. Ce sont 164 familles impactées. C’est une catastrophe pour le département, qui est déjà très sinistré au niveau de l’emploi. Les plans sociaux se multiplient donc l’état de l’emploi dans le Gard est catastrophique. On a un taux de chômage qui est important puisqu’il dépasse les 10% [contre 7,7% au niveau national, Ndlr.]. On assiste aussi à des licenciements déguisés sous forme de ruptures conventionnelles qui se multiplient et font baisser les chiffres des licenciements.

    Que pensez-vous des dernières propositions du Medef, qui veut créer un CDI pour les jeunes rappelant le CPE du gouvernement De Villepin de 2006 ?

    M.D. : C’est un contrat avec un sous-Smic qui est aussi plus facile à rompre. Le patronat veut également un nouvel assouplissement des conditions pour les recours au CDD. Je suis dans la même ligne que notre secrétaire générale de la CGT Sophie Binet, qui a annoncé sur les plateaux de télévision que c’est une déclaration de guerre. Le Medef est revanchard de sa défaite subie il y a 20 ans avec le CPE. S’ils osent remettre le couvert, ils retrouveront les syndicats sur leur route pour s’y opposer fermement. Le gouvernement Lecornu prévoit encore 400 millions d’économies sur l’assurance chômage. Il y a deux thèmes qui sont sur la table des négociations : les droits après la rupture conventionnelle et le recours aux contrats courts. Clairement, le patronat joue le pourrissement pour faire échouer les négociations.

    Quel est l’état de l’emploi des jeunes dans le Gard ?

    M.D. : Les moins de 24 ans ne sont que 10% à avoir un emploi. Un jeune sur dix, c’est dingue… Si on ajoute ce nouveau CDI, ça sera encore pire. Ce nouveau contrat ne ferait que précariser encore plus la jeunesse et ajouter une violence sociale supplémentaire. Clairement, on n’est pas du tout dans une bonne dynamique.

    En quoi un fort taux de chômage influe-t-il sur les conditions de travail des salariés ?

    M.D. : Les conditions de travail sont plus difficiles pour les salariés car ils ont peur de perdre leur emploi, donc ils ne disent rien. C’est aussi plus difficile de négocier des augmentations de salaires. On le constate aussi sur la répression syndicale, de plus en plus forte. On dit aux salariés : « Si tu t’engages dans cette voie syndicale, tu risques d’être ciblé. » On est en plein recensement sur cette répression et on constate qu’il y a un nombre considérable de militants qui sont attaqués en justice. Mais la conséquence, c’est qu’on constate aussi que depuis deux ans, la CGT enregistre une augmentation des adhésions.

  • [En images] L’opération « La Marseillaise » se poursuit dans les Alpes

    [En images] L’opération « La Marseillaise » se poursuit dans les Alpes

    Merci aux nombreux bénévoles qui ont vendu plusieurs centaines d’exemplaires sur les marchés de Digne, Manosque, Gap, Sisteron, Château-Arnoux-Saint-Auban, Reillanne… L’opération s’est poursuivie à Forcalquier et Gap ce lundi et continuera ce mardi 10 février à Oraison, puis le 12 février à Gréoux et, enfin, le 13 février à Seyne-les-Alpes. Venez nous rencontrer !

    Merci confrères !

    La radio des Hautes-Alpes RAM 05 nous a consacré un reportage radio et un article sur son site web intitulé « Alpes du sud : le journal La Marseillaise, doyens des médias régionaux, fait son retour dans nos départements »

    Enzo Maubert a reçu Léo Purguette, président et directeur éditorial de « La Marseillaise », en direct de Chorges lundi sur BFM d’ici pour évoquer le développement de notre journal.

  • Un nouveau pôle multimodal mis en service à Lamanon

    Un nouveau pôle multimodal mis en service à Lamanon

    Il comprend un parking relais de 49 places, l’aménagement de cheminements sécurisés pour les piétons et les cyclistes, une zone de dépose minute ainsi qu’un abri vélo sécurisé.

    Cette opération vise à faciliter et fluidifier les plus de 6 000 déplacements recensés chaque jour sur le site, grâce à une meilleure connexion aux réseaux de transports en commun, notamment le TER. Les travaux, entamés au printemps 2025, représentent un investissement global de 1,06 million d’euros HT, financé majoritairement par la Métropole Aix-Marseille-Provence, avec le soutien de l’État.

  • Neuf tonnes récoltées pour Martigues Solidaire

    Neuf tonnes récoltées pour Martigues Solidaire

    Près de neuf tonnes
    de produits alimentaires et d’hygiène ont été récoltées selon les organisateurs, jusqu’à la dernière minute même samedi dernier avant le concert. « C’est bien parti, avec une super dynamique », relève Valérie Fernandez, du service
    de la vie associative de la Ville.
    Les denrées ont été distribuées
    au Secours populaire, catholique,
    à la Croix Rouge, aux Restos du cœur, à Partage et aux équipes Saint-Vincent.

  • À Hyères, la gauche unie pratique la méthode des « 3 C »

    À Hyères, la gauche unie pratique la méthode des « 3 C »

    Le principe de ces réunions publiques est, bien sûr, de présenter le programme, mais aussi de questionner chaque proposition, d’échanger et de construire ensemble. Pour cela, l’équipe a mis en place « l’outil des 3C », qui permet à chacun
    de s’exprimer sur les choix politiques à continuer,
    cesser ou créer pour Hyères.

    La première réunion de ce type s’est tenue vendredi dernier à l’école des Îles d’Or et a réuni une quarantaine de personnes.

    18h30. 33, rue Saint-Exupéry

  • Sur l’Étoile de Bessèges, les jeunes coureurs ont pris le pouvoir

    Sur l’Étoile de Bessèges, les jeunes coureurs ont pris le pouvoir

    L’Étoile de Bessèges édition 2026 a offert une ribambelle de surprises. En l’absence des grosses formations World Tour, la course s’est ouverte, laissant la place à des coureurs moins huppés, moins habitués aux projecteurs. Concrètement, quatre des cinq vainqueurs d’étape n’étaient pas forcément attendus à pareille fête. Tom Crabbe, Mathieu Kockelmann et Louis Hardouin ont été impactant au moins une partie de la semaine et ont mérité leur mise en lumière.

    Tom Crabbe (Team Flanders Baloise)

    Son équipe a été la première animatrice de cette Étoile de Bessèges – Tour du Gard. La Team Flanders Baloise s’est glissée dans l’échappée matinale, lors de la 1ère étape, avec une certaine réussite. Victor Vercrouillie a bien failli l’emporter en haut de la côte de la Méditerranée, à Bellegarde. Le Belge, repris à 400 mètres, a ensuite vu surgir Tom Crabbe, son jeune coéquipier. Ce dernier a résisté à Lukas Kubis pour devenir le premier maillot corail de la 56e édition.

    Le coureur de 20 ans a été impressionnant, il a tenu le choc le lendemain jusqu’à Domessargues, avant de baisser le pied. Non-partant au matin de la quatrième journée, il a été l’un des visages découverts à l’occasion de l’épreuve gardoise. Une belle première surprise.

    Mathieu Kockelmann (Intermarché-Lotto)

    Ne pas vouloir spécialement gagner et le faire tout de même, c’est ce qu’a réalisé Mathieu Kockelmann. La 2e étape entre Saint-Gilles et Domessargues était sans doute la plus terrible d’un point de vue météorologique. Tout au long de l’après-midi, les coureurs ont lutté contre les conditions et face aux baroudeurs, excellents dans leur rôle. Dans le dernier kilomètre, le peloton a fondu sur le Suisse Arnaud Tendon, pour le croquer à 100 mètres de la ligne. Ce sprint désorganisé a profité à Kockelmann, qui a surgi en milieu de route pour se dresser face à Groenewegen et Moschetti. Le Luxembourgeois s’impose à la photo-finish, pour un demi-vélo. Il en était le premier surpris disant après la course que « je devais emmener Matys Grisel sur le sprint et je me suis retrouvé en position de gagner. »

    Sa 2e victoire chez les professionnels et une semaine globalement excellente. Il a résisté également lors du contre-la-montre pour boucler son Etoile à la 7e place au classement général. Le maillot de meilleur jeune lui échappe même pour 20 secondes par rapport à Maxime Decomble. La Lotto a trouvé un homme sur qui compter cette année.

    Louis Hardouin (Van Rysel Roubaix)

    Lancer sa carrière professionnelle de cette manière, il fallait le faire. Louis Hardouin disputait sa première semaine dans le grand monde. Déjà aligné sur le Grand Prix de Marseille – La Marseillaise, le pensionnaire de l’équipe Van Rysel Roubaix s’est fait remarquer positivement lors de l’Étoile de Bessèges. L’incertitude était présente autour de ce coureur de 25 ans, encore amateur il y a quelques mois. Depuis, sa signature dans l’équipe nordiste a changé son statut. Le peloton mondial a découvert ce jeune homme, qui a réalisé une semaine pleine, étant notamment présent aux avant-postes sur deux étapes.

    Lors de la 3e étape très mouvementée autour de Bessèges, il s’est fait oublier dans le groupe de tête et a joué la victoire. Seulement battu par l’Allemand Henri Uhlig et le malheureux Lukas Kubis, Hardouin est monté sur son premier podium. Sans être complètement satisfait. « Je remercie les gars pour leur travail aujourd’hui, mais je suis un petit peu déçu de ne pas gagner. Je suis tout de même content », avait-il dit quelques instants après l’arrivée.

    Le lendemain, il terminait 5e à Vauvert, quelques mètres derrière son coéquipier Joppe Heremans, incroyable vainqueur du jour. Pour le premier chrono de sa carrière, dimanche, il a vécu un retour à la réalité. Une dernière étape loin de ses qualités, plus d’une minute 30 concédée, et finalement une 24e place au classement général. Il était encore 3e le matin du contre-la-montre. Mais avec un coureur de cette trempe, les tuniques roses ont de beaux jours devant elles. Il sera assurément un coureur à suivre durant les différentes courses appartenant au calendrier de la Coupe de France.

  • Première sortie réussie pour les escrimeurs aixois

    Première sortie réussie pour les escrimeurs aixois

    Auvergne-Rhône Alpes, Alpes et Provence Côte d’Azur avaient rendez-vous à Aix-en-Provence.

    Durant deux jours, c’est dans le fief d’Escrime du Pays d’Aix que les meilleurs tireurs de ces trois régions sont allés quêter des podiums, afin de lancer au mieux leur saison. Dans ce contexte, les Aixois ont su tirer leur épingle du jeu.

    Avec notamment deux titres inter-zones. Le premier décroché par Thibaud Gaven-Mary, chez les moins de 20 ans hommes. Le second revenant à Alice Villedieu, dans la catégorie des moins de 15 ans filles.

    Un podium 100% aixois

    à noter dans cette catégorie féminine, que le podium est 100% aixois. Outre Alice Villedieu, ses coéquipières Elise Janel (2e) et Romane Veilleux (3e) complètent le trio des meilleures tireuses du grand sud-est. Une quatrième aixoise termine dans le top 10. À savoir Angélique Cornuché, qui décroche la 8e place.

    D’autres podiums ont été obtenus par Clément Montet. Dans la même catégorie que Thibaud Gaven-Mary, il termine quant à lui sur la troisième marche du podium. Alors que chez les moins de 20 ans féminines, Chloé Jabouille échoue de peu pour le titre. Mais elle obtient néanmoins la deuxième place de la compétition.

    Chez les hommes, trois autres Aixois figurent dans le top 10 des moins de 20 ans. Il s’agit d’Arlo Barthélémy (5e), Rémi Tracol (6e) et Alexis Chardin (7e). Enfin, chez les moins de 20 ans filles, on peut également retenir la belle 8e place obtenue par Jeanne Latge.

    Ces résultats montrent que la formation demeure une valeur sûre au sein du club d’Escrime du Pays d’Aix. Ils donnent le ton de ce que pourrait être la saison qui n’en est qu’à ses débuts.

  • La barre des 1000 joueurs franchie en un temps record

    La barre des 1000 joueurs franchie en un temps record

    C’est ce que l’on appelle un départ tonitruant. Moins de trois semaines après l’ouverture des inscriptions en ligne, le 22 janvier, la barre symbolique des 1 000 joueurs inscrits a été franchie ce lundi. 335 équipes étaient engagées à midi. Un temps de passage bien supérieur à l’an dernier, année du record historique de participation, puisque ce premier cap n’avait été franchi que le 23 février 2025, soit plus d’un mois après le lancement des inscriptions.

    Quatorze nations déjà sur la ligne de départ

    Alors évidemment, rien ne dit pour l’heure que le tout nouveau record (4 784 triplettes sur la ligne de départ en juillet dernier) sera effacé l’été prochain, au coup d’envoi de la 65e édition du Mondial La Marseillaise (5 au 8 juillet). Mais cette première tendance vient mettre du baume au cœur à l’équipe organisatrice qui se met en branle au cœur de ce pluvieux hiver.

    Que nous dit cette première salve d’engagement ? Que ce Mondial s’annonce déjà très international. Pas moins de quatorze pays sont déjà représentés. Sans surprise, l’Allemagne avec six triplettes mène le bal devant la Suisse (4).

    Les Pays-Bas, la Slovénie, le Luxembourg, le Danemark, Monaco et l’Italie complètent l’armada européenne. Le Sénégal, le Maroc et l’Algérie constituent, eux, les premiers représentants du continent africain, dont les ressortissants malgaches ont été, en 2025, la première nation étrangère à remporter La Marseillaise. Au total plus de 160 joueurs sont déjà annoncés, c’est une vingtaine de plus que l’an passé à la même époque.

    61 départements

    D’autres joueurs viennent de plus loin. On pense à cette triplette formée par Lamas Argentina, Dolan Dan et Rogers Rhonda, originaire d’Atlanta aux États-Unis. Trois Français expatriés au Brésil ont aussi pris place sur la ligne de départ. Portée par les Bouches-du-Rhône (56 équipes), la région Provence-Alpes-Côte d’Azur se taille évidemment la part du lion avec plus de 28% des équipes engagées mais les départements présents dans le top 5 des inscrits offrent une vraie diversité géographique : l’Isère (23 équipes), la Loire (18), le Rhône (18), la Gironde (13) ou la Haute-Garonne (11) sont bien installées dans le top 10. Au total 61 départements sont présents dont une triplette ultramarine, formée par Benjamin Couet, Vincent Dewez et Christophe Dicolangelo, licenciée à l’amicale bouliste Saint-Barth. Près de 7 000 km les séparent de Marseille.

    Tradition bien ancrée à La Marseillaise, les équipes venant en famille se font déjà remarquer. Une douzaine sont composées de joueurs portant le même nom et certaines s’affichent même 100% familiales comme les Ivaldi de Marseille, les Robin de Faverges de la Tour en Isère, les Negro de La Bouilladisse, les Maron-Nadalin engagés sous la bannière de la Boule joyeuse aussonnaise en Haute-Garonne, ou les Chaussinand venus de Coubon (Haute-Loire).

    Premières têtes d’affiche

    Deux chiffres retiennent également notre attention : 13% des équipes inscrites à ce stade comptent au moins une femme dans leur rang et quatre triplettes 100% féminines sont déjà engagées. Elles aussi entretiennent l’esprit de cette Marseillaise ouverte à tous.

    Rayon têtes d’affiche enfin, on note déjà la présence de plusieurs anciens vainqueurs. Patrick Messonnier, lauréat en 2015 et 2019, portera le n°25. Équipé de Michel Loy et Yohan Cousin, il a été un des tout premier à s’engager. Marco Foyot, sextuple vainqueur de l’épreuve, qui court après une septième couronne est aussi sur les rangs. Il fera équipe comme l’an passé avec Cissou Cantarell associé cette fois à Jérémy Fernandez, une équipe 100% Boule aixoise. Pierre Maurel, Maison Durk et Kévin Prud’homme sont aussi en lice, tout comme Rémy Galleau associé à Jason Giraud et Dylan Dubois.