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  • La classe média du collège Louise-Michel, à Marseille, sort son podcast

    La classe média du collège Louise-Michel, à Marseille, sort son podcast

    C’est un beau projet mené par le journaliste à Ici Provence, Christophe Van Veen. Les élèves de la classe média du collège Louise-Michel, situé en zone d’éducation prioritaire à Marseille (10e arrondissement), ont appris à réaliser des reportages et des interviews pour mieux comprendre les élections municipales.

    Ils ont notamment accueilli Léo Purguette, président et directeur éditorial de La Marseillaise pour le questionner sur les enjeux de l’échéance et la mécanique démocratique du scrutin.

    Bravo à eux !

    Écoutez leur podcast « à jamais les premiers à voter » en cliquant sur le lien.

  • Biathlon : Julia Simon sacrée championne olympique devant Jeanmonnot

    Biathlon : Julia Simon sacrée championne olympique devant Jeanmonnot

    Avec une seule faute sur le pas de tir (19/20), mercredi lors de l’individuel, Julia Simon a devancé sa compatriote Lou Jeanmonnot (18/20). Il s’agit de la 2e médaille d’or de la délégation française aux JO-2026, après la victoire du relais mixte de biathlon, et le 6e podium depuis le début des Jeux à Milan-Cortina.

    La consécration olympique pour la Savoyarde intervient quatre mois après sa condamnation à trois mois de prison avec sursis et 15 000 euros d’amende pour vol et fraude à la carte bancaire, pour avoir notamment utilisé la carte bancaire de son équipière Justine Braisaz-Bouchet. En franchissant la ligne d’arrivée, elle a mis son index droit sur la bouche. « J’aimerais qu’on me foute la paix » avec cette condamnation, a déclaré Simon peu après au micro d’Eurosport.

    « Je pense que je n’ai plus rien à prouver à personne, maintenant j’aimerais qu’on me laisse faire mon biathlon », a-t-elle ajouté, assurant que « la page a été tournée au sein de l’équipe ». « Je ne me suis jamais affolée, je ne suis pas du tout stressée sur ces Jeux, je prends un kif énorme », a-t-elle déclaré au micro de France Télévisions. « J’ai super bien construit cette course, j’ai très bien skié, j’avoue que les derniers tours il y avait Franzi [Preuss, finalement 10e, Ndlr] devant moi et quand on me disait que cela se jouait aussi avec elle, je me disais elle va bien louper une balle et me laisser cette chance-là. »

    Doublé pour Simon

    Décuple championne du monde dont quatre fois sur des courses individuelles, Simon est venue à Anterselva pour chercher l’or olympique qui manquait à son immense palmarès. En deux courses dans le nord de l’Italie, elle en a pris deux avec le titre du relais mixte avec Eric Perrot, Quentin Fillon Maillet et Lou Jeanmonnot, et avec l’individuel de mercredi.

    Elle dispose du plus beau palmarès du biathlon féminin français avec, en plus de ses médailles aux Mondiaux et aux JO, un gros globe de cristal remis à la lauréate de la Coupe du monde de biathlon, en 2023.

    Leader actuelle de la Coupe du monde et attendue sur le podium de l’individuel, Lou Jeamonnot a pris la médaille d’argent, sa meilleure performance sur des courses individuelles en grands championnats, malgré deux fautes sur le pas de tir et deux minutes de pénalité. Les Bleues retrouveront la piste olympique italienne samedi lors de l’épreuve du sprint (7,5 km).

    Classement de l’individuel :

    1. Julia Simon (FRA) 41:15.6 (1 tour de pénalité)

    2. Lou Jeanmonnot (FRA) à 53.1 (2)

    3. Lora Hristova (BUL) 1:04.5 (0)

    4. Vanessa Voigt (GER) 1:17.4 (0)

    5. Dorothea Wierer (ITA) 1:33.9 (1)

    6. Camille Bened (FRA) 1:36.7 (1)

    7. Lea Meier (SUI) 1:37.4 (1)

    8. Janina Hettich-Walz (GER) 2:03.3 (2)

    9. Linn Gestblom (SWE) 2:12.6 (2)

    10. Franzi Preuss (GER) 2:19.9 (2)

    Deux Chollet pour le prix d’un

    Planche aux pieds, les jeunes frères Aidan et Jonas Chollet ont tout pour briller jeudi en snowboardcross à Livigno et se verraient bien revenir des JO avec une médaille autour du cou. « Ce serait fou, incroyable », lâche enthousiaste Jonas, 17 ans seulement, quand on lui demande s’il se voit déclencher, lui et son aîné, une version hivernale de la « Lebrunmania » en cas de succès. Mi-décembre, les Chollet ont déjà pu y goûter en terminant aux deux premières places pour la reprise de la Coupe du monde à Cervinia.

  • JO : Von Allmen voit triple en remportant le super-G

    JO : Von Allmen voit triple en remportant le super-G

    Sur un nuage depuis son titre en descente samedi, carrément placé sur orbite après sa victoire en combiné par équipe lundi (qu’il doit d’ailleurs en grande partie à son binôme Tanguy Nef, royal en slalom), Franjo von Allmen s’est élancé mercredi, dossard 7 et sourire aux lèvres. Son euphorie tranche cruellement avec l’agonie de Nils Allègre, inconsolable après sa 4e place à trois centièmes seulement du podium olympique, alors que le clan français rêvait d’une première médaille en ski alpin sur ces JO. Pas aussi impérial qu’en descente, le skieur suisse de 24 ans a quand même surfé sur la confiance accumulée ces derniers jours et a réussi à creuser un petit écart pour devancer sur le fil l’Américain Cochran-Siegle (+ 13/100e).

    Mais en voyant son avance provisoire, le natif de Boltigen a d’abord secoué la tête, pas certain que sa prestation du jour soit suffisante pour l’emporter. « Je n’arrive pas à réaliser, je n’ai pas les mots. En arrivant, je ne pensais pas que ça suffirait pour l’or, voire même pour une médaille », a soufflé au micro d’Eurosport le skieur suisse. « Je pense que j’ai eu de la chance avec mon dossard. »

    Derrière lui, pas aidés par une neige qui s’est rapidement réchauffée, les autres favoris n’ont rien pu faire.

  • Water-polo : l’aventure européenne du Cercle s’arrête

    Water-polo : l’aventure européenne du Cercle s’arrête

    Cette défaite met un terme définitivement à leur aventure européenne. Malgré onze buts inscrits par le tandem Crousillat-Vernoux, les protégés de Milos Scepanovic ont été dominés sur l’intégralité de la rencontre. Les Catalans ont notamment été très performants dans le premier et le troisième quart-temps, grâce aux triplés de Sergi Cabanas et Federico Panerai. Les pensionnaires du CNM vont retrouver le chemin du championnat dans neuf jours à Montpellier (à 20h30).

  • Boxe : les Comores sont mises à l’honneur sur le ring de Vallier

    Boxe : les Comores sont mises à l’honneur sur le ring de Vallier

    Une grande histoire d’amour lie la cité phocéenne aux Comores. Et cette romance passe également par le biais du sport. Si le pays de la Lune a une passion dévorante pour le ballon rond, le noble art occupe de plus en plus une place importante sur l’île.

    « Ça se développe de plus en plus et de manière exponentielle », confirme Farid Ahamada, sélectionneur de l’équipe comorienne de boxe, vainqueur de la Coupe du président, compétition entre Madagascar, le Gabon, la Tanzanie et les Comores. Ancien protégé de Louis Lavaly au Challenge Boxing, là ce Marseillais profite de son statut dans la cité phocéenne pour organiser un gala pour mettre en avant les boxeurs comoriens.

    Après une première édition au gymnase de Font Vert en mars 2024, le Comboxe fait son grand retour à la salle Vallier, cette fois-ci, avec dix duels amateurs entre des athlètes comoriens et des boxeurs régionaux, sans oublier deux combats professionnels, dont l’un des quarts de finale de la ceinture Jean-Claude Bouttier (dédiée aux boxeurs Elites 3 et Elites 2), « pour apporter un peu plus de spectacle ». Le Marseillais Paul Japhet (29 ans, 1 victoire, 4 nuls, 4 défaites), licencié à Monaco, défiera le Haut-Garonnais Enzo Rey (1 victoire, 1 nul, 2 défaites), pensionnaire du Boxing Club de Blagnac. Le vainqueur de ce combat accédera aux demi-finales de la compétition, où il sera opposé au gagnant du duel entre Nicolas Vannier et Yanice Benghalia.

    Prôner la mixité et la paix sociale

    Le deuxième affrontement professionnel mettra en scène la grande première du Vauclusien Adam El Ghayat, membre du Boxing Montfavet, et le Milanais Youssef Gogna (20 ans, 1 nul). Parmi les duels amateurs, le nom d’Ali Nassur, finaliste des Jeux des îles de l’océan Indien en 2023, à seulement 18 ans, sera à suivre de près, même s’il n’a toujours pas d’adversaire pour le moment.

    Au-delà de l’aspect sportif, Farid Ahamada veut faire passer un message en organisant le Comboxe. « Je veux que tout le monde soit réuni dans une même salle. Peu importe l’origine sociale ou le lieu de vie, je veux que tout le monde puisse passer une bonne soirée devant de beaux combats de boxe », souligne l’entraîneur du 13e arrondissement de Marseille, qui suit notamment les aventures de Sindy Said (-67 kg), devenue au mois de janvier la vingtième championne de France issue de cette institution marseillaise.

    « On veut réunir les quartiers nord et les quartiers sud pour montrer que Marseille est une terre unie à travers la mixité et la paix sociale », conclut-il.

    Combats amateurs

    M. Malki (Nice) vs H. Souvenir (COM)

    A. Bouchara (Marseille) vs M. Assoumani (COM)

    T. Murris (Nice) vs J. Djae (COM)

    J. Aggoun (Pennes-Mirabeau) vs W. Soulaimana (COM)

    Y. Mouhassi (Nice) vs M. Bilal (COM)

    D. Partouche (Marseille) vs R. Youssouf (COM)

    L. Boualem (Pertuis) vs M. Moussa (COM)

    Y. Arruabarrena (Istres) vs F. Ahamadi (COM)

    D. Fournier (Istres) vs N. Mohamed (COM)

    X vs A. Nassur (COM)

    Combats professionnels :

    P. Japhet (Monaco) vs E. Rey (Blagnac)

    A. El Ghayat (Marseille) vs Y. Gogna (ITA)

  • Les supporters de l’OM fatalistes face à une nouvelle « cassure »

    Les supporters de l’OM fatalistes face à une nouvelle « cassure »

    Sur le Vieux-Port, mercredi, les Marseillais avaient mauvaise mine. Ils ont pu apprendre la nouvelle survenue dans la nuit de mardi à mercredi : Roberto De Zerbi n’est plus l’entraîneur de l’Olympique de Marseille. « Rien ne se passe jamais comme prévu dans ce club », réagit Paul, en lisant le journal sur la terrasse du restaurant O’Quinze. « On n’arrive pas à garder des entraîneurs sur le long terme. Comment voulez-vous que ça marche ? », poursuit-il, affichant une vision pessimiste pour la suite de la saison, où l’OM est loin d’avoir acquis sa qualification en Ligue des Champions et, surtout, est toujours en lice en Coupe de France au stade des quarts de finale.

    « Pour moi, c’est une erreur d’enlever un entraîneur en plein milieu de la saison, soutient Hocine, fidèle supporter membre des South Winners. Je n’arrive pas à comprendre, surtout quand on voit son bilan. Au niveau des victoires, c’est l’un des meilleurs entraîneurs passés à l’OM. » Au XXIe siècle, Roberto De Zerbi est en effet l’entraîneur qui a, en moyenne, le plus gagné sous les couleurs bleues et blanches. Avec 57% de victoires, 39 succès, l’Italien devance ainsi ses prédécesseurs Igor Tudor (56%) et Jorge Sampaoli (54%), ainsi que les plus marquants Marcelo Bielsa (51%) et Didier Deschamps (50%).

    Sentiment de « fracture »

    Mais, au-delà des résultats, les supporters déplorent un mauvais timing. « Je pense qu’on aurait pu le faire en fin de saison, voire les choses jusqu’à la fin de saison », souligne Hocine, conscient du cruel manque de stabilité à l’Olympique de Marseille. « Ce qui est dommage, c’est que ça crée une cassure qui a deux conséquences possibles : soit un effet positif et on repart sur de bonnes bases, soit ça peut tout casser. »

    Mais une majorité des supporters interrogés voient le départ de l’Italien comme une bonne chose. « On sent qu’il y avait une fracture », martèle Lionel, serveur au bistrot de l’Horloge, qui a vivement débattu de la situation avec ses collègues et ses clients. « Quand tu vois un gardien comme (Geronimo) Rulli qui ne joue plus, (Leonardo) Balerdi qui est contesté depuis toujours et revient à son plus mauvais niveau depuis qu’il est à Marseille… Je pense qu’à un moment donné, le message ne passait plus », estime-t-il. « Quelque chose s’est cassé dans ce groupe », surenchérit Kaï, persuadé que le fiasco face au PSG a été celui de trop. « Il faudrait lancer une opération “stade vide” pour le prochain match face à Strasbourg », lance Alain, qui attend une vive réaction olympienne face à un tel électrochoc.

  • OM : un successeur qui se doit de bien connaître le contexte

    OM : un successeur qui se doit de bien connaître le contexte

    Qui sera le nouveau Sisyphe sur le banc phocéen ?

    La tâche qui attend l’heureux (?) élu est aussi gigantesque que celle à laquelle était condamné le Titan qui avait défié Zeus. Sauf qu’il ne s’agira pas de remonter un rocher au sommet d’une côte abrupte, mais permettre à l’OM de s’asseoir durablement au sommet de la Ligue 1, en évitant d’en dégringoler au dernier moment.

    Même si elle est très compliquée à assumer, la place n’en suscite pas moins la convoitise de plusieurs stratèges en quête de rebond. Ils aimeraient utiliser l’OM, montrant qu’en étant capable de relancer le club dans sa course à la Ligue des Champions, ils peuvent également redorer leur blason.

    Des grands noms étrangers sont spontanément sortis du chapeau. Ruben Amorim et Xabi Alonso, cherchent un banc après avoir été éjectés de celui de Manchester United et du Real Madrid. Des noms d’entraîneurs Français exilés sont aussi évoqués. Mais Laurent Blanc et Christophe Galtier risquent de ne pas être compatibles avec certains dirigeants actuels au sein de l’OM.

    D’autres fraîchement remerciés en Ligue 1 voient leur nom circuler. à l’image de Franck Haise, déjà pressenti avant l’arrivée de Roberto De Zerbi, dont l’expérience niçoise a tourné court. Ou bien Habib Beye, qui a perdu son fauteuil à Rennes, quelques heures avant son compère marseillais. Les deux hommes étaient encore côte à côte lors du huitième de finale de Coupe de France, qui a vu la facile qualification olympienne aux dépens des Bretons (3-0), le 3 février.

    Habib Beye avait fait des offres de service quand l’OM cherchait un successeur à Gennaro Gattuso. Jean-Louis Gasset lui avait été préféré.

    Après avoir fait monter le Red Star en Ligue 2, l’ancien capitaine de l’OM a fini sur le banc rennais où il a connu des hauts et des bas. Peut-être cette fois sera la bonne ? Réponse dans les prochaines heures.

    Celui qui héritera du poste devra bien connaître le contexte marseillais. Sa mission sera claire. En championnat, il faudra absolument aller chercher une place qualificative pour la Ligue des Champions, vitale pour les finances du club. Et gagner, enfin, une Coupe de France.

  • [Entretien] Léa Balage El Mariky : « Quand on fait avancer nos combats, la gauche est unie »

    [Entretien] Léa Balage El Mariky : « Quand on fait avancer nos combats, la gauche est unie »

    Les écologistes présentent jeudi neuf propositions de loi lors de leur niche parlementaire. La première vise à améliorer la protection des personnes ciblées par les réseaux de criminalité organisée, un texte directement lié à l’assassinat de Medhi Kessaci à Marseille. Puis, des textes pour protéger l’eau potable, empêcher les monopoles médiatiques, permettre aux maires de réquisitionner les logements vacants, instaurer une génération sans sucre, instaurer un référendum d’initiative citoyenne délibératif, protéger l’alimentation des contaminations au cadmium, reconnaître l’éducation au-dehors et accorder le droit de vote et d’éligibilité aux élections municipales aux étrangers.

    La Marseillaise : Le premier texte de votre niche parlementaire vise à améliorer la protection des personnes ciblées par les réseaux de criminalité organisée. Quel est ce mécanisme ?

    Léa Balage El Mariky : Dans la loi sur le narcotrafic on a installé le statut des collaborateurs de justice, inspiré des systèmes italiens notamment. Mais on a besoin d’avoir cette protection qui puisse être lancée dans les protections de la parole qui va être donnée et ses modalités avant que l’instruction judiciaire puisse être lancée. Et que cette personne puisse alerter sur une mise en danger potentielle de sa vie ou de ses proches au regard de ce qu’elle peut dénoncer comme fait relevant de la criminalité organisée.

    L’un de vos textes vise à permettre aux maires de réquisitionner les logements. C’est une demande des édiles ?

    L.B.EM. : C’est une volonté des maires qui sont au premier contact de la problématique d’accès aux logements et des solutions possibles. Car ils connaissent les logements qui pourraient être réquisitionnés et faire l’objet d’une transformation pour les remettre sur le marché locatif à travers notamment leurs bailleurs sociaux. Pour l’instant, cette réquisition peut être demandée par les maires, mais elle est toujours subordonnée au pouvoir de la préfecture qui la valide ou non. Cette réquisition concerne les logements qui sont vides dans des villes ultra-denses et pour lesquels il convient de simplement pouvoir remettre ces biens sur le marché. Quand on a cette possibilité, il y a souvent des obstacles liés à une politique non-volontaire de l’État. Cette proposition permet donc de redonner la puissance de réquisition aux maires afin qu’ils puissent bien faire leur travail : celui de protéger la population.

    La proposition de loi pour empêcher la constitution de monopoles médiatiques est issue des États généraux de l’information ?

    L.B.EM. : Exactement, et ça fait partie aussi de tout le travail qu’a mené ma collègue Sophie Taillé-Poillan, qui est une des briques sur la manière dont on doit préserver l’information et son indépendance. On est dans un moment où les médias sont détenus par quelques milliardaires qui ont des projets politiques précis, [Vincent] Bolloré en premier. On se retrouve avec une liberté et une pluralité de la presse qui sont entravées. La mise en place de mécanismes qui viennent empêcher cette ultra-concentration des médias fait partie des recommandations qui sont données par les syndicats de journalistes depuis longtemps. C’est une revendication assez connue et dont on trouve enfin une traduction dans une proposition de loi.

    Nos confrères du « Figaro » disent votre groupe fragilisé par deux menaces de défection liées à des désaccords concernant la place donnée aux textes. Que se passe-t-il ?

    L.B.EM. : Ce n’est pas une défection, il faut préciser qu’on est apparenté et ne pas dire que les gens quittent le groupe ou le collectif. Les niches, c’est toujours des moments où on est beaucoup à avoir travaillé avec énergie sur plein de textes et il y a des déceptions dans l’ordonnancement et dans le choix des textes, même les choix préalables. Certains textes qui avaient été proposés n’ont pas été retenus et c’est normal. Des explications seront faites et apaiseront les choses. Vous allez voir que demain [jeudi Ndlr], tout le monde sera là et ça se passera bien.

    LR et le RN ont déposé des centaines d’amendements, notamment sur votre texte qui vise à accorder le droit de vote des étrangers aux municipales. De quoi gâcher l’examen de vos textes ?

    L.B.EM. : Ce qu’on a vu, c’est une obstruction sur beaucoup de textes de notre niche. C’est le cas sur le référendum d’initiative citoyenne (RIC) et le texte que j’ai porté. Il s’agit pour les deux de mécanismes qui permettent de redonner de la voix aux citoyens dans les espaces délibératifs qui existent, les élections municipales et le référendum. On se retrouve avec une droite qui refuse en réalité qu’on puisse en débattre sereinement. Non seulement on dénonce la pratique, mais c’est surtout symptomatique de s’attaquer en priorité à ces deux textes qui viennent renforcer la démocratie. Ils attisent les peurs pour masquer leurs propres désaveux et le fait qu’ils ne sont pas majoritaires dans notre pays. On ne s’arrêtera pas là. J’avais déjà la garantie de vote positif de plusieurs parlementaires et donc je souhaite pouvoir élargir la démarche pour imaginer un dépôt en semaine transpartisane d’un texte comme celui-ci.

    Vous comptez sur toutes les voix de la gauche à l’unisson ?

    L.B.EM. : Je sais que comme à chaque niche, tout le monde sera présent. C’est ça qui est important en fait : dans les moments où on fait avancer nos combats, la gauche elle est unie. C’est ce que je retiens à chaque fois.

  • À Marseille, la France remue le bassin méditerranéen

    À Marseille, la France remue le bassin méditerranéen

    De passage à Marseille en juin 2023, Emmanuel Macron appelait de ses vœux une « Saison Méditerranée 2026 ». Trois ans plus tard, voilà cette saison culturelle, destinée à célébrer « l’identité profondément méditerranéenne de la France », écrit le président de la République, qui pointe le bout de son nez avec son ouverture prévue dans la cité phocéenne entre le 15 et le 24 mai, avant de se déployer dans l’Hexagone jusqu’au 31 octobre. « C’est un pari fou que celui de rassembler à l’heure où tout semble fait pour nous diviser, politiquement et médiatiquement », déclare avec aplomb, mercredi 11 février au Mucem, Nadia Hai, déléguée interministérielle à la Méditerranée d’un gouvernement qui ne cesse pourtant de souffler sur des braises extrême droitières. Selon elle, « un temps fort de diplomatie culturelle » qui laisse d’autant plus pantois quand on observe par exemple la crise diplomatique franco-algérienne, la plus aiguë depuis 1962. Le programme trouvera par ailleurs des échos en Algérie, au Maroc, en Tunisie, en Égypte et au Liban. Un contingent plutôt maigre, alors que la Méditerranée est bordée par une vingtaine de pays et trois continents.

    « Arriver, partir, revenir »

    Mais qu’à cela ne tienne : la « Saison Méditerranée 2026 », qui entend « mettre en lumière les jeunesses méditerranéennes des diasporas de France », dixit Eva Nguyen Binh, présidente de l’Institut français, se traduira par « une programmation polyphonique » pour « illustrer la pluralité de ses voix », estime Julie Kretzschmar, commissaire générale de l’événement. Intitulée « Arriver, partir, revenir », son ouverture marseillaise s’étendra « du Palais du Pharo au Fort Saint-Jean, puis au Mucem, au Panier, à la Joliette, à la Friche Belle de Mai, jusqu’au Grand port maritime de Marseille pour un final exceptionnel ». De nombreuses propositions artistiques seront lancées entre les 15 et 24 mai. Un parcours d’expositions investira la ville, parmi lesquelles « Résistances & Désobéissances » à la Citadelle, autour « du passé colonial de la France en Tunisie et l’emprisonnement d’Habib Bourguiba en ces mêmes lieux entre 1939 et 42 », indique Julie Kretzschmar, ou encore « Mon plus beau plan fixe », travail du cinéaste et plasticien franco-algérien Hassen Ferhani sur « les notions d’isolement et d’horizon ». La mémoire, l’histoire et la poésie en temps de guerre des Gazaouis trouveront, elles, une résonance au Centre photographique Marseille et aux ateliers Jeanne Barret. Au Musée d’art contemporain (MAC), Louisa Babari, « artiste franco-algérienne née à Moscou », campe Nicolas Misery, directeur des Musées de la Ville de Marseille, illustrera « sa réflexion sur les imaginaires de l’Algérie antique précoloniale ». Les musiques actuelles ne seront pas non plus en reste avec nombre de concerts et Dj’s sets à la Vieille Charité, la Friche Belle de Mai, ou encore au Grand port maritime. C’est sur ce site qu’une « immense fanfare » de musiciens amateurs et professionnels offrira un « condensé de Méditerranée : de la Sicile aux Balkans, de la Kabylie à l’Andalousie, de la Turquie à la Camargue, en passant par l’Atlas et les îles grecques ». Les créations théâtrales prévues pour l’ouverture ne seront pas non plus en reste, avec Mères Méditerranées de Mohamed El Khatib au Mucem, et Algérie, mon Amour qui prendra ses quartiers sur la Digue du large. Une performance conçue par Sébastien Kheroufi, d’après les récits de « quatre auteurs franco-algériens » portés par des habitants de Marseille, qui « racontent l’histoire de leurs parents. Une tentative pour comprendre ce qui se joue entre deux rives, ce temps suspendu du voyage, ces 24h de traversée en bateau entre Alger et Marseille ».

    Marseille, le point de départ d’une traversée culturelle qui fera escale dans 60 villes françaises pendant six mois, avec une cinquantaine d’événements labellisés « Saison Méditerranée 2026 » en Provence.

  • Le département des Alpes-de-Haute-Provence valorise ses filières au Salon de l’agriculture

    Le département des Alpes-de-Haute-Provence valorise ses filières au Salon de l’agriculture

    Truffe, pommes golden, lavande, olivier, chèvres… Les différentes productions agricoles des Alpes-de-Haute-Provence seront représentées, fin février, au Salon international de l’agriculture. « Un rendez-vous majeur pour le monde agricole et les territoires ruraux », selon Eliane Barreille, présidente du Département, alors que l’agriculture reste un secteur très important, un « pilier structurant » pour les Alpes-de-Haute-Provence, qui comptent près de 2 000 exploitations.

    Les surfaces agricoles représentent 31% du département, en passant par les courges, les salades, les melons, le raisin, les agneaux ou encore le blé. 30% des exploitations sont spécialisées dans l’élevage ovin ou caprin, et 26% dans les grandes cultures. Le secteur emploie 3 770 personnes dans le département. Pour cette nouvelle édition du Salon, le Département a fait le choix de mettre l’accent sur l’arboriculture, troisième filière la plus importante dans les Alpes-de-Haute-Provence, qui est le troisième producteur national de pommes Golden.

    Les producteurs de pommes rencontrent cependant de nombreuses problématiques en ce moment, comme les ravageurs, les pucerons, le réchauffement climatique, la grêle, la sécheresse ou encore l’accès à l’eau pour irriguer.

    Premier producteur d’essence de lavandin

    Dans cette dynamique de valorisation du territoire sud alpin, une conférence départementale de l’agriculture a été organisée pour la première fois par le Département et la Chambre d’agriculture, en présence de Marc Fesneau, ancien ministre de l’Agriculture.

    Les Alpes-de-Haute-Provence restent le premier producteur national d’essence de lavandin, et forment 383 élèves et apprentis aux métiers agricoles. La filière agricole a favorisé l’émergence d’une filière cosmétique réputée à l’international, avec notamment l’Occitane, entreprise leader du marché. Cela permet aux entreprises locales de conquérir des marchés étrangers, notamment en Asie. 35% des surfaces agricoles cultivées du département sont par ailleurs engagées dans la production biologique.

    Le dynamisme agricole du territoire s’illustre également à travers de nombreuses fêtes locales, comme la fête de la lavande à Valensole, la fête du fromage à Banon, la fête de l’amande à Oraison ou encore le marché aux truffes à Montagnac. De nombreux marchés de producteurs et Amap (Associations pour le maintien d’une agriculture paysanne) permettent aux agriculteurs de vendre leurs produits dans tout le département.

    Le Salon se tiendra cette année dans un contexte de mobilisation agricole, alors que plus de 110 foyers de dermatose nodulaire ont été identifiés, et pour la première fois sans présentation de volailles, ni de bovins, en raison des crises sanitaires. L’agriculture départementale reste également menacée par la prédation du loup, qui a encore fait 1 450 victimes en 2025. Le département compte 35 élevages parmi les 200 les plus touchés en France.

    Salon international de l’agriculture 2026, du 21 février au 1er mars, au parc des expositions de la porte de Versailles à Paris.