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  • L’office de tourisme d’Aubagne se veut « facilitateur »

    L’office de tourisme d’Aubagne se veut « facilitateur »

    En dépit d’une morosité économique ambiante, a rappelé, mardi, Gérard Canavese, président de l’OTI, seul dans le département à regrouper 12 communes, celles du Pays d’Aubagne et de l’Etoile, « 2025 est notre année de référence », lui a emboîté le pas Pascal Coudurier, le directeur. La fréquentation y a été « exceptionnelle », a-t-il souligné. Devant une quinzaine d’acteurs de l’économie touristique du territoire, directeurs d’hôtels, responsables de chambres d’hôte, de brasseries, de camping, ou d’un bar médiéval, Pascal Coudurier a présenté les nouveautés pour l’année.

    Parmi elles, la visite guidée « Aubagne au féminin* », qui sera lancée le dimanche 8 mars. Artistes, résistantes, commerçantes, figures oubliées ou personnalités reconnues, « Aubagne au féminin » invite à redécouvrir la ville au travers de femmes charismatiques qui ont marqué l’histoire locale et contribué à forger l’identité aubagnaise. En avril, une balade à la Font de mai sur le thème « Marcel Pagnol entre nature et mémoire », prendra place parmi les nouveautés.

    Une refonte du site web

    Après avoir précisé que l’OTI disposait d’un budget de 1,9 million d’euros, dont 1,5 alloués par la Métropole (à partir notamment du produit de la taxe de séjour), Pascal Coudurier a lancé aux participants : « Nous sommes à votre disposition ! L’OTI est alimenté par de l’argent public, n’hésitez pas à vous faire accompagner. » Mais aussi : « L’OTI a pour force de réunir 12 communes, mais notre territoire se situe à côté de grands pôles touristiques tels que Marseille, Cassis, La Ciotat… Notre message : nous sommes plus forts quand on est ensemble ! » En effet, pour un petit pécule, l’office de tourisme accueille sur son site des prestations d’activités. Bientôt par exemple, pour le printemps, on pourra réserver pour l’expérience qui décoiffe d’un saut à parapente depuis le Garlaban ! Le directeur de l’Office de tourisme a dévoilé la tête d’affiche du grand concert de l’été à Aubagne, le 21 août : ce sera Julien Lieb, finaliste de la Star’Ac. Parmi les « gros chantiers » qui arrivent à leur terme, la refonte du site web de l’Office de tourisme. Livré en avril, « il vise à être plus efficace pour répondre aux demandes des visiteurs, et plus visible par référencement Google. Il aura pour but de présenter Aubagne comme un pôle depuis lequel visiter le territoire », a expliqué Jade, de l’OTI. En septembre, le site sera traduit en anglais et en allemand, les deux langues les plus parlées par les touristes sur le territoire.

    * Infos OTI : 04.42.03.49.98.

  • Des travaux pour reconnecter l’étang de Bolmon à l’étang de Berre

    Des travaux pour reconnecter l’étang de Bolmon à l’étang de Berre

    Depuis le parc des cygnes, à l’Ouest de Marignane, l’étang de Berre n’est pas visible. On le devine seulement, derrière le cordon sableux du Jaï qui le sépare de l’étang de Bolmon. C’est pour améliorer l’état écologique de cette petite lagune que le Gipreb (Syndicat mixte en charge de la réhabilitation de l’étang) mène des travaux sur trois bourdigues et deux fenêtres hydrauliques.

    Actuellement, « l’eau ne circule pas du tout » entre les deux étendues d’eau, affirme le directeur du Gipreb, Raphaël Grisel. D’un côté, un bouchon de sable et de coquilles empêche la circulation, de l’autre, sur le linéaire terrestre, c’est un fossé rempli de boue. Résultat : l’étang de Bolmon présente un état écologique « fortement dégradé ». En cause : une hyper-eutrophisation, avec « des développements de phytoplancton permanent, des eaux très turbides et colorées, la quasi-absence de macrophytes ».

    C’est pour répondre à cette situation que le syndicat mixte dirige ce chantier de quatre semaines en partenariat avec la Métropole, gestionnaire de l’espace, et le Conservatoire du littoral, propriétaire, avec le soutien financier de l’Agence de l’eau, de CDC Biodiversité et de la Région, pour un coût de 180 000 euros. Mais, avant de finaliser la reconnexion, un ouvrage doit impérativement être réalisé : un clapet anti-retour. « L’enjeu est aussi que les eaux de Bolmon ne se déversent pas dans l’étang de Berre pour des raisons de qualité assez évidentes, développe Raphaël Grisel. Pour l’instant, à Bolmon, toutes les activités nautiques et de pêche sont interdites, tandis que sur l’étang de Berre, on a la pêche des palourdes, le kitesurf, la baignade… »

    C’est la publication du rapport parlementaire sur l’étang de Berre qui a relancé ce projet, qui était pourtant dans les tuyaux « depuis des années ». « Le Gipreb s’est positionné en mettant en avant sa compétence pour faire ça, puisque ça fait partie de la restauration du complexe lagunaire de l’étang de Berre », note Raphaël Grisel.

    Prochaine étape : la remise en circulation de l’eau de mer dans le tunnel du Rove, qui vient d’entrer en phase opérationnelle d’obtention des autorisations réglementaires et dont les travaux devraient débuter en 2029, « dans un calendrier optimiste ».

  • La peur de l’oubli des Ukrainiens après 4 ans de guerre

    La peur de l’oubli des Ukrainiens après 4 ans de guerre

    « Près de 1 500 jours de guerre n’ont pas ébranlé la résistance ukrainienne. L’Ukraine continue à se battre et à vivre. Aujourd’hui, nous devons le dire avec lucidité : la fatigue gagne nos sociétés. Nous le constatons avec le peu de mobilisation ce soir », déplore David Sanchez, président de l’association Fraternité franco-ukrainienne Provence.

    Alors que la guerre en Ukraine entame sa cinquième année, le rassemblement en soutien à cette nation, mercredi, n’est pas comparable aux milliers de personnes réunies au lendemain du 24 février 2022. Quatre ans plus tard, la mobilisation plus modeste, sur le parvis de l’Hôtel de Ville de Marseille, marque la peur de l’oubli du peuple ukrainien et de leur quotidien durant cette guerre.

    Avant la minute de silence en hommage aux morts, la voix du peuple ukrainien s’est d’abord levée sur l’hymne du pays. Une prière récitée par le père Nicolas a suivi, face à une assemblée émue. Certains la tête haute, d’autres en pleurs.

    « La nation résiste »

    Sous le slogan « Heroiam slava ( « Gloire aux héros ») scandé par la foule en réponse au « Slava Ukraini » (« Gloire à l’Ukraine »), les associations franco-ukrainiennes ont exprimé leurs pensées aux Ukrainiens, à « ces héros ordinaires », véhiculant ainsi un message de persévérance, de force et de solidarité. Ces organisations, qui aident au quotidien les victimes et civils ukrainiens, ont pointé l’importance de parler de cette guerre. Par exemple à travers la culture, comme l’explique le président de l’association SOS-Ouman, Denis Hiault : « Je vous invite à aller voir l’exposition “Ukraine : Images d’une enfance voléeà la Cômerie. Cette collection de dessins d’enfants ukrainiens témoigne de façon très vrai, très touchante, de la réalité de ce qu’ils vivent. J’invite tous les enfants marseillais à la voir. »

    Nathalie, originaire de Kiev, a pris la parole : « Malgré les attaques, malgré les batailles acharnées sur le front, l’Ukraine résiste encore et toujours. » Elle ajoute, évoquant les spectacles en Ukraine : « Aujourd’hui sous les bombes russes, parfois sans électricité, chaque représentation au théâtre commence par l’hymne ukrainien. Artistes, musiciens, publics… Le peuple ukrainien chante l’hymne national : “Nos ennemies périront comme la rosée au soleil levant”. La nation est debout. La nation résiste. »

  • Une commémoration aux flambeaux pour « les victimes du fascisme »

    Une commémoration aux flambeaux pour « les victimes du fascisme »

    « Marseille reste et restera antifasciste ». C’est le message unanime porté par les plusieurs centaines de personnes qui ont répondu à l’appel d’organisations telles que Riposte Antifasciste, Quartiers antifascistes 13 ou encore Ciao Facho, ce mardi soir, pour un rassemblement aux flambeaux.

    À grands coups de « Siamo tutti antifascisti », l’objectif était de « commémorer toutes les victimes du fascisme ». Comme une réponse à la mort de Quentin Deranque, militant d’extrême droite à Lyon, le 14 février dernier, après une rixe et un lynchage avec des militants antifa’. « On veut éradiquer les idées fascistes, pas forcément les personnes. Mais le corps de ce militant n’était même pas encore froid que l’extrême droite avait son récit de fait. Le soir même, ils se félicitaient que ce drame offrait une justification à leurs violences », explique au micro Nina, représentante de l’Union étudiante à Aix-Marseille. Dans la même lignée, un membre de Riposte Antifasciste dénonce : « S’il y a un antifascisme de rue, c’est car l’État ne nous protège pas. Solidaires et la CGT Rhône ont subi des attaques, des menaces de morts… ».

    Les participants ont d’ailleurs largement énuméré toutes les morts et drames en lien avec des actions de l’extrême droite et ses groupuscules. Le député insoumis Sébastien Delogu a également pris la parole, en rappelant la mort d’Ibrahim Ali, tué en 1995 par des colleurs d’affiches du FN à Marseille. Une intervention régulièrement coupée par des slogans lancés par les manifestants et quelques interpellations salées : « Va faire ta campagne ailleurs. »

    En tout cas, la « poursuite du combat » a été lancée avec la date du 14 mars prochain à l’appel de la Marche des solidarités cette-fois.

  • Un accueil de jour public pour les sans-abri à Marseille

    Un accueil de jour public pour les sans-abri à Marseille

    Installé dans les locaux des anciens ateliers Lieutaud, l’espace convivial au numéro 41 du cours éponyme, est déjà une adresse qui compte. À peine ouverte, mardi 24 février dans la matinée, que déjà un homme passait la porte pour se poser devant un café, « informé par les maraudes du Samu social » de l’existence de ce nouveau lieu.

    Franchi le seuil de ces quelque 100 m² rénovés, on oublie presque qu’on est sur une des artères les plus bruyantes du centre. Les doubles vitrages font le job et le hall donne sur un grand salon dont les lumières tamisées réchauffent les ocres des murs. Un grand écran, un coin ordinateur, deux canapés et des petites tables complètent le décor pour une ambiance cosy. L’ADJ propose également 24 casiers équipés de prise électrique, de toilettes, d’une douche PMR, d’un lave-linge, d’un sèche-linge, d’une tisanerie et deux pièces réservées à la permanence en soins infirmiers et aux entretiens sociaux pour la confidentialité. « On a prévu une jauge de 25 personnes pour que cela reste confortable, mais on s’adaptera aux besoins », annonce Lauriane Staphorst, directrice de l’innovation sociale et de la coopération.

    Une équipe de six agents visiblement très motivée est chargée d’animer l’ADJ de 9h à 16h30 du lundi au vendredi. « Des postes ouverts et pilotés par la fonction publique ? J’ai immédiatement postulé », confie un travailleur social venu du secteur associatif. Les personnes en grande précarité trouveront une aide à leurs démarches administratives. « Quand une personne sur deux à la rue ne dispose d’aucune ressource, le fil rouge des politiques sociales de la Ville, c’est l’accès aux droits », rappelle Audrey Garino, adjointe au maire déléguée à la Solidarité.

    La dernière Nuit de la solidarité avait encore renforcé le constat d’une carence nationale : au-delà des places défaillantes dédiées à l’hébergement d’urgence, les grandes villes et leur hypercentre manquent de lieux de répit. Une demande forte des personnes sans domicile à laquelle la Ville de Marseille a souhaité répondre en investissant 300 000 euros dans l’ouverture de ce centre pour « la mise aux normes d’hygiène et de sécurité et accueillir ce public dans un lieu propice à l’amélioration de leur condition de vie », explique l’élue communiste.

    « Il fallait avancer »

    L’État qui avait un peu fait dégringoler le nombre de places d’hébergement d’urgence restructure sa lutte contre le sans-abrisme. Les services de la préfecture ont lancé ce vendredi 20 février un appel à marché public dédié aux nuitées hôtelières. L’objectif est de mobiliser un parc de chambres d’hôtel sur l’ensemble de la région Paca pour assurer la mise à l’abri des personnes sans domicile, tout en offrant des garanties sécurisées aux professionnels. Une solution pourtant décriée par les associatifs qui déplorent un système exploité par des hôteliers peu scrupuleux.

    Marseille fait le choix d’accueillir et de bien accueillir. Déjà onze équipements dédiés au public sans-abri, dont les bains douches municipaux et la nouvelle UHU, ont été ouverts depuis le début du mandat. C’est le premier en gestion municipale. Une politique volontariste « qui n’en est qu’à ses débuts, précise Audrey Garino. L’errance appelle des réponses, le défaut de prise en charge dans la journée en est un. Mais le temps des services publics étant plus long que celui des associations. Il fallait avancer ».

    Entre la Porte d’Aix et la gare Saint-Charles, un nouveau projet social cofinancé avec l’État prend forme sur l’îlot Coco Velten, racheté par Marseille Habitat, le bailleur social de la Ville. D’ici quelques mois, 14 logements sociaux, 80 logements d’hébergement et d’insertion, un accueil de jour dédié aux femmes et une cantine solidaire y ouvriront leurs portes.

  • Le quartier ultra sécurisé de Luynes est sur les rails

    Le quartier ultra sécurisé de Luynes est sur les rails

    Annoncée par le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, dans le cadre de la loi de juin 2025 « visant à sortir la France du piège du narcotrafic », la création du Quartier de lutte contre la criminalité organisée (QLCO), au sein de la maison d’arrêt de Luynes 2, va entrer dans l’opérationnel à partir de mi-avril pour une ouverture programmée au troisième trimestre 2026.

    La consultation des entreprises est lancée depuis lundi et se poursuivra jusqu’à la mi-mars, pour aménager le 3e QLCO de France après celui de Vendin-le Vieil (Pas-de-Calais) avec 100 places ouvert en juillet et celui de Condé-sur-Sarthe (Orne) avec 40 places ouvert en octobre. à terme, c’est un maillage national de six quartiers ultra sécurisés qui est prévu avec Valence (Drôme), Réau (Seine et Marne) et Saint-Laurent-du-Maroni (Guyane).

    La durée prévisionnelle du marché est estimée à 14 semaines, dont 4 semaines de préparation. Les travaux, de plusieurs millions d’euros, programmés d’avril à août, visent à adapter le bâti existant, le centre national d’évaluation qui est déplacé, la maison d’arrêt n°2, les parloirs, l’unité de consultation et de soins ambulatoires (UCSA), ainsi que les espaces extérieurs à des conditions de détention complètement étanches.

    Le QLCO de Luynes 2 comptera 30 places d’encellulement individuel, en régime de quasi-isolement sensoriel. Le bâtiment dédié comprendra 15 cellules au rez-de-chaussée et 15 au premier étage, ainsi que 2 en quartier disciplinaire. Il s’agit de déplacer 170 détenus en détention classique pour adapter le bâtiment en transformant les cellules existantes en « 30 cellules durcies » pour y recevoir « un public plus violent », à savoir des figures du narcobanditisme, des chefs de réseau qui ne devront jamais pouvoir communiquer entre eux, ni avec l’extérieur, hormis le parloir avocat, derrière un hygiaphone.

    Les entreprises candidates sont prévenues que « le dossier est suivi par notre administration centrale et par le cabinet du garde des Sceaux », avec une exigence de respect du planning. Les travaux, qui se dérouleront en site occupé, visent à créer un bâtiment totalement étanche, dont l’accès est équipé d’un portique à ondes millimétriques (scanner corporel) et d’un portique de détection classique. Même le chantier doit être étanche. Les oliviers des deux cours de promenade seront retirés et transplantés ailleurs dans l’établissement afin de dégager l’espace pour la surveillance. Des dalles de béton seront coulées dans ses cours. Filins anti-drones, grilles et bardages de protection doivent empêcher tout contact visuel et toute projection depuis l’extérieur.

    Il faudra aussi desceller les fenêtres existantes et les remplacer par des fenêtres à double grillage avec vitrage anti-effraction. Des portes à crémaillère de 90 kg, indégondables, seront posées, équipées d’un œilleton sécurisé et d’une trappe « passe-menotte ». Pour la sécurité des surveillants, un système permet de moduler l’ouverture et la fermeture de la porte suivant quatre crans « pour repousser le détenu en cellule ». Le mobilier est fixé (lit métallique, tablette, tabouret, étagère) et indémontable. Les vis sont inviolables et indéboulonnables.

    Ces quartiers d’exception sont qualifiés de « tombeaux » par l’Observatoire international des prisons. La vingtaine d’agents pénitentiaires aguerris choisis pour y exercer exigent une anonymisation renforcée vis-à-vis des détenus pour empêcher toute pression extérieure. Avant d’ouvrir, le QLCO de Luynes subira une phase de « marche à blanc », sans détenus, pour tester les dispositifs sécuritaires, notamment de brouillage d’ondes, dans cette cocotte-minute carcérale.

    L’ambiance pénitentiaire à Aix-Luynes reste marquée, en ce début d’année, par la grave agression de trois surveillants commise le 9 janvier par un détenu de 23 ans, avec un ciseau.

  • Pour la CGT, en congrès, l’alimentation est « un bien public »

    Pour la CGT, en congrès, l’alimentation est « un bien public »

    Depuis ce lundi, environ 400 cégétistes de l’agroalimentaire de toute la France se réunissent dans les Bouches-du-Rhône pour participer au 13e congrès de la Fédération nationale agroalimentaire et forestière (Fnaf) de la CGT. Après s’être rassemblés ce mardi dans une salle de Roquevaire, c’est dans l’usine de thé Scop-TI, symbole d’une victoire des mobilisations syndicales et ouvrières, qu’ils se retrouvent, ce mercredi. à l’ordre du jour pour cette 3e journée : « défense de notre potentiel national, luttes et perceptives ».

    Ce congrès se tient alors que le Salon international de l’agriculture (SIA) vient tout juste d’ouvrir ses portes à Paris et que les négociations entre la grande distribution et les entreprises de l’agroalimentaire se poursuivent. Des discussions plus tendues que jamais, chacun accusant l’autre de défendre ses intérêts.

    Nationaliser les groupes alimentaires

    Encadrées par la loi Galland de 1996, ces négociations ont lieu tous les ans à partir du 1er décembre, et jusqu’au 1er mars. Alors que la grande distribution réclame une baisse des prix, pour s’aligner avec l’inflation plus basse, de l’autre, le secteur de l’agroalimentaire dénonce une baisse qui menacerait les emplois.

    Ces négociations patronales seront bien évidemment évoquées lors de cette semaine de congrès pour définir les directions du syndicat, mais pour Julien Huck, secrétaire général de la Fnaf CGT, l’enjeu principal sera plutôt de « réfléchir quelle société nous voulons défendre ».

    Dans un communiqué, daté du 31 décembre 2025, la Fnaf CGT dénonce ainsi la recherche de rentabilité financière à court terme de ces entreprises qui entraîne licenciements, restructurations et fermetures. Le syndicat exige donc, dans son communiqué : « L’alimentation, élément vital, doit être déclarée bien public et, à ce titre, les groupes alimentaires doivent être nationalisés démocratiquement et les revendications des salariés satisfaites. »

  • À Oraison, la candidate Isabel Gamba au contact des habitants

    À Oraison, la candidate Isabel Gamba au contact des habitants

    Isabel Gamba, 68 ans, habitante d’Oraison depuis 1963, se présente à nouveau aux élections municipales, avec une nouvelle équipe renouvelée à 80%, après une première candidature en 2020. Elle avait alors récolté 31% des votes, était arrivée deuxième et avait été élue conseillère municipale d’opposition. Oraison est l’une des deux seules communes des Alpes-de-Haute-Provence, avec Peyruis, où le RN a investi un candidat, alors que 58% des votes s’étaient dirigés vers le parti d’extrême droite, lors du second tour des élections législatives, en 2024.

    « J’ai passé toute ma carrière professionnelle à la mairie d’Oraison, où j’ai gravi les échelons », a expliqué, lundi soir, Isabel Gamba à plusieurs dizaines d’habitants venus à sa réunion publique à la salle du château d’Oraison. Retraitée depuis 2018, la candidate siège dans l’opposition municipale depuis 2020. « Six années à écouter, à regarder, à essayer d’apporter nos remarques, nos suggestions. Aujourd’hui, forts de ça, nous savons ce qui marche et ce qui ne marche pas à la mairie. J’ai l’impression que la population n’a pas suffisamment été écoutée », a défendu Isabel Gamba. La liste a fait le choix de se présenter sans étiquette.

    « Nous sommes convaincus qu’Oraison mérite une gouvernance plus proche, plus ouverte et plus collective. Une ville qui écoute avant de décider et qui fait évoluer ses pratiques pour mieux répondre aux besoins du quotidien. Notre projet repose sur une conviction simple mais forte : on gouverne mieux quand on décide ensemble », a martelé la candidate. Isabel Gamba a insisté sur les problématiques d’accès aux soins et au logement.

    Un binôme à la tête de la commune

    La candidate a pour projet de mettre un binôme à la tête de la commune, avec son bras droit, Olivier Laurent, architecte d’urbanisme, qui serait maire adjoint délégué et s’occuperait de l’aménagement du territoire. Isabel Gamba prévoit, par ailleurs, de créer trois comités consultatifs « composés d’habitants volontaires qui feront remonter les besoins locaux de leurs quartiers pour coconstruire des projets de proximité », a-t-elle expliqué, lors de sa réunion publique. « On pourra programmer des travaux ou des aménagements en fonction de ce qu’ont fait remonter les habitants », a-t-elle promis.

    « Le principe clé de cette gouvernance, c’est le partage du pouvoir, avec la participation des habitants au cœur du projet », a affirmé la candidate. « Ce qu’on veut, c’est que la démocratie locale ne s’arrête pas le soir du 22 mars. Elle doit continuer, on doit vous écouter », a-t-elle ajouté. Isabel Gamba a aussi proposé de « ne pas appliquer l’augmentation de 15% des indemnités des élus liées au statut de chef-lieu de canton », ce qui permettrait, selon elle, d’économiser 160 000 euros sur un mandat de six ans. La candidate a par ailleurs promis de faire en sorte de recruter 15 nouveaux médecins, notamment en proposant une bourse aux étudiants en médecine pour qu’ils viennent ensuite exercer à Oraison.

    Le public a applaudi quand Isabel Gamba a proposé de remettre le colis de Noël sans conditions de ressources. La candidate a également évoqué de nombreux autres problématiques touchant la petite commune, comme les sujets liés au stationnement et au manque de commerces. « C’est vrai que ça manque vraiment, moi, je n’ai pas de voiture et c’est compliqué pour faire mes courses », a lancé une habitante.

    Réunion publique le 13 mars.

  • À Forcalquier, le maire sortant à l’écoute

    À Forcalquier, le maire sortant à l’écoute

    Les habitants étaient nombreux au rendez-vous pour le temps d’échanges proposé par David Gehant, le maire sortant de Forcalquier candidat à sa réélection. Ce dernier a regretté l’annulation du débat initialement prévu avec l’autre candidat à la mairie, Jean-Michel Grès.

    Il a offert aux habitants la possibilité de poser leurs questions sur son bilan, son programme ou encore sa liste, nommée Tous Forcalquiérens, qu’il a présentée pour la première fois, dans « un moment convivial de démocratie active, vivante et participative ». Il s’est vanté d’une moyenne d’âge de 50 ans et d’une équipe « compétente et renouvelée de moitié », composée de « 50% de bénévoles associatifs » et de « 93% de colistiers sans aucune appartenance politique ».

    De nombreuses questions

    Les habitants ont posé des questions sur la restauration de l’intérieur de la cathédrale, le programme, la maison des associations, la bourse au permis, la construction d’un skatepark, les investissements lors du précédent mandat ou encore les échecs, les points faibles et les leçons tirées par le maire sortant. « L’échec majeur a été celui de la cuisine centrale, on s’est rendu compte que cela coûterait beaucoup trop cher et que l’on n’avait pas les moyens », a répondu David Gehant.

    « Le programme n’est pas encore arrivé parce qu’on a voulu le coconstruire avec vous », a voulu rassurer le maire sortant, répondant aux habitants inquiets de ne pas le voir arriver. Il a promis de le distribuer dans les boîtes aux lettres le vendredi 6 mars à partir de 17h, ainsi que d’annoncer de gros projets sur les réseaux sociaux dans les prochains jours.

    « Nous n’avons pas refusé un débat, mais les conditions proposées qui ne garantissaient pas l’impartialité », a tenu à répondre Jean-Michel Grès, le candidat adverse.

    Programme dévoilé le vendredi 6 mars à 17h.

  • Handicap : quelle place dans la campagne en Vaucluse ?

    Handicap : quelle place dans la campagne en Vaucluse ?

    Comme en 2014 et 2020, le collectif handicap Vaucluse (CHV), qui regroupe une vingtaine d’associations, se mobilise sur les municipales. En étoffant et modifiant sa démarche *. « Jusque-là, on avait sollicité que les candidats à Avignon en leur demandant leur programme qui restait général en plein de bons sentiments, cette année on a sondé les principales villes en leur soumettant nous-mêmes un questionnaire plus précis », expose Sophie Mercatant, présidente du CHV.

    Sur 34 listes sondées entre début janvier et début février, 50% ont répondu (plus 3 hors délais, non comptabilisées dans la synthèse), avec des disparités (zéro retour à Cavaillon, 100% à Avignon). « Le taux de participations est plutôt bon », juge tout de même Sophie Mercatant. Avant d’être potentiellement élus, les candidats rendent accessibles à 80% leurs réunions publiques mais 60% pour leurs documents de campagne. « 94 % des listes (16 sur 17) indiquent la présence d’au moins une personne en situation de handicap, visible ou invisible, sur leur liste », apprécie la présidente du CHV.

    Les résultats ne donnent pas d’enseignements généraux, montrant un bord politique pas plus sensible à la question qu’un autre. « Il n’y a pas de résultats similaires entre candidats d’une même carte politique », note Arnaud Roudière, du Riad [relais pour intervenants à domicile]. Le CHV se félicite aussi de voir que les candidats ne raisonnent plus qu’en handicap physique en termes d’accessibilité « mais évoque aussi les handicaps sensoriels ou mentaux ».