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  • Dans le Var, les collectivités face à l’adaptation au changement climatique à court et moyen terme

    Dans le Var, les collectivités face à l’adaptation au changement climatique à court et moyen terme

    La chaleur estivale n’est pas un phénomène nouveau pour les départements méditerranéens. Ce qu’il est en revanche, comme sur l’ensemble du territoire, c’est l’intensité et la multiplication des épisodes caniculaires. Une donnée avec laquelle il faut composer, en veillant à ne pas l’aggraver à coups de pansements vénéneux, comme le plan massif de climatisation promis par Marine Le Pen et le RN s’ils arrivaient au pouvoir. Depuis 2023, le Fonds Vert a ainsi vocation à soutenir la transition écologique des collectivités locales dans cette entreprise. « On dit que les dotations sont en diminution, mais la partie rénovation énergétique et lutte contre les îlots de chaleur est constante », défend Simon Babre, préfet du Var, qui a réuni les représentants de différentes collectivités pour aborder le sujet mercredi.

    Priorité aux scolaires

    et aux personnes fragiles

    Cela, bien que le Fonds Vert, devenu une variable d’ajustement du budget de l’État, ait été divisé par 2,5 depuis sa création (de 2 milliards à 837 millions, après avoir atteint 2,5 milliards d’euros en 2024). Dans le Var, 19,5 millions d’euros ont été octroyés à plus de 100 projets d’adaptation (dont 46 établissements scolaires) du bâti au réchauffement climatique, notamment à travers la désimperméabilisation, la végétalisation et l’isolation des bâtiments publics. D’autres projets sont en cours pour 2026, avec encore un million à distribuer.

    Les collectivités bénéficient également de deux dispositifs de financement d’EDF : à court terme, le dispositif été 2026, à l’intention des bâtiments dédiés au jeune public (établissements scolaires, centres de loisir, crèches), qui permet de rembourser 400 euros sur l’achat de 10 équipements (ventilateurs, brasseurs d’air…) maximum par établissement. À moyen terme, le dispositif solution durable, doté de 80 millions, octroie aux collectivités une prime de 10 000 euros pour financer des projets de rafraîchissement au sein d’établissements scolaires et publics. Dans la même optique, le programme « Édurénov », piloté par la Banque des Territoires, depuis 2023, accompagne les collectivités dans la rénovation des bâtis éducatifs et sportifs, via des conseils et des financements. Enfin, les collectivités peuvent aussi récupérer jusqu’à 15% de leurs factures de travaux auprès de leurs fournisseurs d’énergies, grâce aux certificats d’économie d’énergie (CEE). La protection des publics vulnérables fait également partie des priorités, suite à une circulaire du Premier ministre demandant la création de centres d’accueil. À ce titre, si les problèmes de fraîcheur dans les Ehpad « ne sont plus qu’anecdotiques désormais » selon le préfet, il convient de recenser les personnes vulnérables, ce qu’a demandé ce dernier aux maires varois, avec l’objectif d’une couverture exhaustive d’ici l’été prochain.

    REPÈRES

    Vigilance

    Météo France a placé 72 départements en vigilance orange canicule pour la journée de jeudi. Parmi lesquels : les Bouches-du-Rhône, les Alpes-de-Haute-Provence et le Vaucluse, avec des températures pouvant aller jusqu’à 37°C dans l’après-midi à Carpentras, par exemple. La vigilance jaune reste de mise dans les Hautes-Alpes et le Var.

    Piscines

    La Ville de Marseille annonce la gratuité de ses piscines municipales à partir du 8 juillet en raison d’une vigilance orange canicule dans le département des Bouches-du-Rhône. Une solution de rafraîchissement qui sera maintenue jusqu’à la fin de l’épisode caniculaire. Autre réponse : la mairie propose l’ouverture 24 h/24 de la plage des Catalans.

    Réquisition

    Ian Brossat a déposé mercredi une proposition de loi visant à réquisitionner les lieux climatisés en cas de canicule. « Quand certains disposent de lieux climatisés et que d’autres étouffent dans leur appartement, l’accès à la fraîcheur devient une question de justice sociale. La fraîcheur est un droit, pas un privilège », estime le sénateur communiste de Paris.

    Incendies

    Environ 7 800 hectares ont brûlé en France au cours des huit premiers jours de juillet, contre un peu plus de 4 400 sur la totalité du même mois en 2025, selon les données du Système européen d’information sur les incendies de forêt (Effis) analysées par l’AFP. L’année 2026 est déjà la 4e année avec le plus d’hectares brûlés depuis le début des statistiques en 2006.

    « Il n’a jamais fait aussi chaud tous mois confondus à la station historique de Marignane, atteignant pour la première fois le seuil des 40°c, tout comme à Cassis avec 39.7°c. » Le bulletin de vigilance canicule de Météo France, publié ce mercredi, est sans appel. Les départements des Bouches-du-Rhône, des Alpes-de-Haute-Provence et du Vaucluse restent en vigilance Orange, le Var et les Hautes-Alpes sont en vigilance jaune… Et les températures devraient encore augmenter sous l’effet d’un anticyclone associé à des masses d’air très chaudes, et cela pourrait se prolonger jusqu’au week-end. Pour faire face à cette troisième vague de chaleur les municipalités redoublent d’efforts à court et moyen terme.

  • Le Handi Mondial s’assure un succès unanime

    Le Handi Mondial s’assure un succès unanime

    Quelle différence entre le Handi Mondial et le tournoi classique de La Marseillaise ? Aucune, finalement. La convivialité, la bonne humeur, le fair-play et le niveau de jeu sont bien présents pour cette 6e édition, en partenariat avec l’AJC Marseille. L’association propose à l’année des cours de sport inclusifs, c’est-à-dire en mélangeant les valides avec des personnes en « situation particulière ». Eyvann Morival, responsable sport-santé, détaille l’historique de cette collaboration entre l’AJCM et le Mondial. « Tout d’abord, le projet a été initié par le président de notre association, Patrick Jammes. Il a voulu proposer un concours pour mettre à l’honneur le handicap. Depuis 2023, des qualifications sont organisées en amont du tournoi, à Arles, Salon-de-Provence, Septèmes-les-Vallons et Marseille. Il y a cinq qualifiés à chaque fois et une dernière phase a lieu la veille du Handi Mondial, ici-même, avec 12 qualifiés au final. »

    Cette première matinée de compétition réunissait donc les 32 meilleures équipes de la région et au-delà. Des Savoyards étaient en lice, tout comme des Ardennais et l’équipe ukrainienne. Ces deux triplettes s’affrontaient justement en 16e de finale. Remportée 10-8 par la formation française, la partie a accouché d’un joli moment de fraternité, quand tous les participants ont posé pour une photo avec le drapeau de l’Ukraine.

    Eric, Olivier, Paul et Jean-Luc sont des membres de la Boule Mouzonnaise, au cœur des Ardennes. Ils ont fait 1 000 km pour arriver jusqu’à Marseille. « On va tout faire pour arriver dans le carré final ! Mais si jamais on n’y va pas, on aura passé un très bon moment. Nous sommes arrivés vendredi dernier pour profiter du tournoi. C’était notre rêve La Marseillaise, le club a déboursé entre 8 et 9 000 euros pour venir ici. Nous voulions engager une équipe valide et une équipe handi et c’est chose faite », détaille Eric, président de la Boule Mouzonnaise.

    De 32 à 2 triplettes en lice

    Après trois parties de 40 minutes jouées sous les arbres du parc Borély, les demi-finalistes étaient connus. Deux triplettes se sont imposées d’une courte tête pour participer à la grande finale sur le terrain d’honneur. Frédéric Coppola, Malik Ayud et Philippe Navarro d’un côté, Lazar Vujicic, Frédéric Mille et Sébastien Santiago de l’autre. Chaque équipe comptait une personne handicapée, soit le minimum autorisé par le règlement. Frédéric Coppola était ambitieux avant ce duel. « Je suis content d’arriver en finale, grâce à mes amis qui m’ont supporté toute la journée. Les performances ont été bonnes et j’espère que l’on va gagner. » Une nouvelle édition que l’organisation qualifie de « réussie ».

    Coppola, Ayud et Navarro inscrivent leur nom au palmarès

    La finale de ce Handi Mondial, sixième du nom, s’est déroulée sur le terrain d’honneur et sous une chaleur caniculaire. Cette partie pour le trophée a été dans l’ensemble équilibrée. L’équipe Coppola a commencé fort lors de ce duel limité à 55 minutes. Elle a rapidement mené 6-1 face à la triplette Vujicic. Ensuite, ces derniers ont réussi à recoller à une longueur (6-5). Dans le dernier quart d’heure de jeu, Frédéric Coppola – Malik Ayud – Philippe Navarro ont suffisamment accéléré pour sécuriser la victoire. Leur tireur Malik Ayud a notamment été habile dans les moments clés.

  • Franck Picq, le cœur sur l’humain

    Franck Picq, le cœur sur l’humain

    La déception et même l’amertume se lisent sur son visage. À 40 ans, allure fine, cheveux courts bruns et barbe poivre et sel, Franck Picq a vécu un rêve éveillé, qui s’est achevé cruellement aux portes de la finale. Avec le tenant malgache, Yves Rakotoarisoa, et son compatriote, Jean-François Rakotondrainibe, dit « Zigle », la triplette a manqué d’un rien le Graal. Franck s’accusait même de ne pas avoir été à la hauteur de l’enjeu et du niveau de ses prestigieux partenaires. Mais son entourage le dissuadait de nourrir cette pensée. « Je culpabilise toujours quand on perd », avouait-il. « C’est immense d’être arrivé là. Si je joue avec des coéquipiers comme moi, je passe pas le dimanche. Mais là, c’est pour eux que je voulais aller au bout. »

    Pourtant, l’histoire est belle, même si elle ne finit pas en apothéose. En à peine trois ans de pétanque, Franck a atteint le carré d’honneur que visent des dizaines de joueurs confirmés. Né à Vaulx-en-Velin, père d’une fille de 17 ans, il vit avec Nadège, mère d’un fils de 18 ans, et dirige deux entreprises. C’est à Décines que commence son lien avec la pétanque. « Le président du club, Eric Colombero, m’a proposé de venir voir. Et j’ai accroché », explique-t-il. À partir de là, tout s’enchaîne. « J’ai commencé à jouer, avec de très bons jeunes, Enryck Begnis et Stéphane Vang. J’ai décidé de les soutenir pour les déplacements, etc. » Franck ne s’en cache pas, il a un rôle de partenaire financier. « J’ai aucun problème avec ça, j’apporte un appui, sur mes propres deniers, je progresse à la pétanque et ça permet à de bons joueurs d’avoir des facilités. » C’est ce type de partenariat qu’il a établi avec ses deux équipiers malgaches. Mais pour lui, la priorité, c’est le rapport humain. Avec la communauté de Madagascar, il a noué une relation à part. Tout démarre grâce à un jeune étudiant malgache, Tsiri, avec qui il joue. « Il m’a demandé si je pouvais aider Yves et Zigle à venir en France. Ils sont arrivés en janvier. En fréquentant les Malgaches, j’ai découvert des gens formidables. La porte d’entrée, c’est la pétanque, mais ça compte pour 30%. Les 70% restants de l’histoire, c’est de l’humain. » Franck a œuvré pour qu’ils obtiennent leur visa et un titre de séjour, a fait en sorte de leur trouver un boulot, leur a décroché le statut de sportif de haut niveau. « C’est un ange ! », sourit Yves. « Je veux le meilleur pour ces jeunes », glisse Franck sans détour. Et il reconnaît qu’il en retire des avantages pour la pétanque. « Je prends du plaisir, eux aussi, tout le monde est content ! »

    Désormais, tous trois sous les couleurs du club de Décines, ils forment une équipe performante, qui ambitionne de participer au championnat de France. « Pour l’an prochain, on l’envisage », lance Franck. Ce qui implique aussi quelques sacrifices. La pétanque lui prend 42 week-ends par an. « Malgré ce rythme, ma compagne me soutient. Je crois qu’elle m’aime plus moi que la pétanque ! »

    Jan-Cyril Salemi

  • Chaud devant !

    Chaud devant !

    Il y a une réelle mise en danger à vouloir remettre sur le marché les bouilloires thermiques (classées F et G) tel que le présentait fin juin le ministre du Logement, en plein épisode caniculaire. D’après les chiffres publiés par Santé publique France, la surmortalité survenue lors de ce même épisode est avérée, plus de 2 000 morts, dont « 40% à domicile ». Isolement, logement peu ou pas adapté… Les plus de 65 ans ont d’ores et déjà payé un lourd tribut aux conséquences du dérèglement climatique. Certes, des améliorations ont été apportées, notamment dans les Ehpad, suite au traumatisme collectif causé par la canicule d’août 2003 et son sinistre bilan de 15 000 décès. Et à l’évidence, dans l’immédiat, la clim’ sauve des vies.

    L’urgence des financements

    À moyen et long termes, l’équipement apparaît cependant dérisoire à constater que ledit « dérèglement » n’induira pas seulement une hausse des températures, mais des épisodes climatiques de plus en plus violents et fréquents : vagues de chaleur, intempéries, épisodes cévenols, inondations, etc. Si les pouvoirs publics et les collectivités tentent aujourd’hui de prendre le problème à bras-le-corps en multipliant îlots de fraîcheur, désimperméabilisation, ou en améliorant la gestion de l’eau, il reste encore à financer les mesures d’atténuation et d’adaptation à la hauteur des enjeux, notamment dans le secteur immobilier. Les plans d’austérité et d’économies annoncés à répétition par le gouvernement sont de bien mauvais augure pour répondre à un tel défi qui nous concerne tous.

  • Vincent Baqué, nouvelle voix du Mondial

    Vincent Baqué, nouvelle voix du Mondial

    Présent dans le parc Borély dès vendredi matin, au lancement du Mondial 2026, Vincent Baqué était cette semaine sur tous les fronts : à l’animation du stade et du carré d’honneur, au démarrage du Mondial des Jeunes et de celui des femmes, au commentaire du Handi Mondial mais aussi de plusieurs compétitions annexes, comme le challenge Proman ou le Mondial des CSE. « Maryan [Barthélémy, directeur des événements du groupe La Marseillaise, Ndlr] a voulu qu’on soit un peu partout, pour que tous ceux qui jouent se sentent considérés de la même façon, ou presque, que ceux qui vont dans le stade », détaille-t-il.

    Consciencieux

    donc détendu

    Dans le milieu du commentaire sportif depuis 9 ans, dont il vit depuis 2023, Vincent Baqué se réjouit de pouvoir, pour la première fois cette année, travailler pour un événement qu’il « connaît depuis toujours ». « Je crois que j’ai toujours espéré participer au Mondial [en tant que speaker], s’émeut-il. Je viens d’Ardèche, je ne suis pas Marseillais, mais j’ai un lien très fort avec la ville. J’y ai fait mes études et je suis abonné au stade Vélodrome depuis 23 ans, donc j’y ai passé beaucoup de temps. »

    Quelques heures avant le début de la finale, dont le coup d’envoi est prévu à 17h, le speaker ne se sent pas particulièrement stressé. « Je fais un gros travail de préparation en amont, raconte l’Ardéchois. Chaque semaine, je me renseigne, je mets à jour le palmarès, je contacte les coachs… Donc normalement, le jour-j, je suis prêt ! », promet-il.

  • Tecelys : perquisitions au Grand Avignon et chez Joël Guin

    Tecelys : perquisitions au Grand Avignon et chez Joël Guin

    C’est une information qui, selon un observateur du dossier, « devrait faire de bruit dans le landerneau ». La Marseillaise est en mesure de révéler que, ce mardi, trois perquisitions ont été menées à Avignon. Près d’une quinzaine de policiers, mandatés par le parquet de Marseille, ont passé plusieurs heures au siège du Grand Avignon à Agroparc, au sein des locaux de la société publique locale (SPL) Tecelys en Courtine, mais aussi au domicile de Joël Guin. Le toujours maire (DVD) de Vedène était visé en sa qualité d’ancien président du Grand Avignon et PDG de Tecelys.

    Le parquet nous confirme l’ouverture « d’une enquête préliminaire visant des infractions en matière de probité ». Un terme généraliste qui peut recouvrir des motifs de détournement de fonds publics, prise illégale d’intérêt, favoritisme, corruption… La justice s’intéresse donc au fonctionnement entre le Grand Avignon et Tecelys, détenue à 70% par la collectivité, et qui a notamment la charge des transports en commun. Contactés, Tecelys et le Grand Avignon n’ont pas souhaité réagir. Tout comme Joël Guin, qui n’a pas donné suite. Selon nos informations, les enquêteurs se sont longuement rapprochés d’Antoine Planquette, nouveau directeur de cabinet du président Olivier Galzi (DVD), qui hérite de cette patate chaude, mais aussi du responsable des systèmes informatiques du Grand Avignon, qui occupe aussi cette fonction chez Tecelys.

    La CRC comme détonateur ?

    « Je ne tombe pas de ma chaise », lâche un témoin à l’évocation de ces perquisitions. Pour rappel, en octobre 2024, l’affaire Tecelys avait éclaté, dans nos colonnes, avec le départ de l’ancien directeur général des services (DGS) du Grand Avignon. Dans une note très circonstanciée, ce dernier dénonçait le fonctionnement opaque de la SPL et « la dilapidation de millions d’euros d’argent public ». De nombreux éléments, à ses yeux, relevaient de délits. Rapidement, le Grand Avignon avait ouvert le parapluie en commandant un audit, biaisé selon l’ex-DGS, dont les conclusions ne relevaient « aucune irrégularité » (notre édition du 4 décembre).

    Mais tous attendent surtout le rapport de la chambre régionale des comptes (CRC), qui a ausculté, l’an dernier, le Grand Avignon et Tecelys. Une première version provisoire est entre les mains des protagonistes qui préparent leur réponse. Selon nos informations, que le parquet n’a pas souhaité confirmer, les magistrats de la CRC auraient alerté la justice sur le fonctionnement de Tecelys. « C’est sûr que l’affaire va éclater, c’est évident », nous confiait il y a quelques mois l’ex-DGS. On s’y dirige tout droit.

  • Avignon : l’ancienne élue Christine Lagrange est décédée

    Avignon : l’ancienne élue Christine Lagrange est décédée

    C’est David Fournier qui a officialisé la nouvelle. Dans un long post sur Facebook, l’actuel conseiller municipal (PS) d’Avignon annonce le décès de Christine Lagrange, survenu ce mardi 7 juillet, à 63 ans.

    D’abord au PS puis chez les Ecologistes, elle a siégé pendant trois mandats sur les bancs du conseil municipal. Elle était d’ailleurs candidate sur la liste de David Fournier lors des dernières municipales.

    La disparition soudaine de cette ancienne professeure suscite déjà de nombreuses réactions. « Sa pugnacité, son sens politique et sa détermination ont été un apport considérable et nous avons tissé des liens très complices. Ses liens ont continué après la campagne et nous construisions déjà, ensemble pour le futur », souligne David Fournier.

    En 2014, Christine Lagrange avait été élue aux côtés de Cécile Helle et fut son adjointe à l’urbanisme avant de s’en éloigner et mener campagne en 2020 auprès de Jean-Pierre Cervantès (EELV) et mener un dernier mandat municipal. « Nous garderons le souvenir d’une militante déterminée, sincère et investie, attachée à l’intérêt général et aux valeurs qu’elle défendait avec constance », relève Jean-Pierre Cervantès.

    Christine Lagrange avait aussi été conseillère régionale sous Michel Vauzelle et conduit la liste d’union de la gauche en Vaucluse en 2015, actant son retrait au second tour. « En acceptant de retirer la liste qu’elle conduisait pour empêcher l’élection de l’extrême droite, elle a posé un acte fort, salue Michel Bissière, conseiller régional (DVD) et qui a été son voisin de banc lors de la dernière mandature au conseil municipal. Elle a prouvé ce jour-là que l’intérêt général et les valeurs républicaines pouvaient primer sur les calculs partisans. »

    La Ville d’Avignon a également réagi, le maire Olivier Galzi (DVD), adressant ses « plus sincères condoléances à sa compagne Maryline [Croyet, actuelle élue PS], à son fils, à sa famille, à ses proches ». « Au-delà des sensibilités politiques, nombreux sont ceux qui saluent aujourd’hui une femme de caractère, sincère, généreuse et profondément attachée à Avignon. Son sens du dialogue, sa connaissance du terrain et son engagement constant en faveur de la jeunesse, de l’égalité et des valeurs républicaines laisseront une empreinte durable dans la mémoire collective des Avignonnaises et des Avignonnais », indique la municipalité.

  • L’expérience de l’équipe Picq a fait la différence

    L’expérience de l’équipe Picq a fait la différence

    C’était sans doute le quart-de-finale le plus relevé de ce Mondial 2026. D’un côté, le Décinois Franck Picq, associé aux deux prodiges malgaches Jean-Daniel Rakotondrainibe, alias « Zigle », champion du monde de tir de précision en 2024, et Yves Rakotoarisoa, l’un des tenants en titre du Mondial La Marseillaise à pétanque. Face à eux, le Gerzatois Arnaud Perrot, équipés aux côtés de Baldwin Magny et Donovan Lamberger, demi-finalistes de l’épreuve marseillais en 2024 en compagnie de Christian Andriantseheno, champion du monde avec Madagascar en 1999.

    Duel de pointeurs

    Une partie explosive, en somme, où la différence allait probablement se faire à l’appoint, vu la force de frappe présente dans les deux camps. Et ce fut effectivement le cas. En pleine « night session », sous les gros spots lumineux du carré télévisé, Franck Picq a, dans un premier temps, pris le meilleur sur Arnaud Perrot. Si le bouchon a beaucoup voyagé durant ce quart-de-finale, où le vainqueur est destiné à affronter la formation de Patrick Laur en demi-finale, les carreaux des deux tireurs de tête ont pesé dans la balance. L’efficacité de Donovan Lamberger (9 tirs réussis sur ses dix premières tentatives) a permis à son équipe de rester au contact de la formation franco-malgache jusqu’à la dernière mène. Mais l’expérience du tandem de la Grande île a fait la différence. Yves Rakotoarisoa entre pour la deuxième année consécutive dans le dernier carré et fera découvrir à ses coéquipiers le plaisir de disputer la quatrième et dernière journée du Mondial dans un stade d’honneur plein à craquer.

    évolution du score

    Picq – Perrot : X/0-1/3-1/5-1/6-1/X/X/6-4/6-5/7-5/7-6/9-6/…/13-12

  • Un final qui s’annonce explosif pour la 65e édition

    Un final qui s’annonce explosif pour la 65e édition

    On ne s’y attendait pas pourtant le ciel leur est tombé sur la tête. Ni Puccinelli, ni Rocher, ni Foyot, ni N’Guyen, ni Montoro, ni Tyson Molinas, ni Gayraud n’auront le plaisir de rentrer dans le dernier carré de cette 65e édition du Mondial la Marseillaise à pétanque.

    Ils ont tous pris un coup de chaud en ce mardi complément dingue où les surprises ont succédé aux surprises, où des outsiders ont su donner le meilleur d’eux-mêmes afin de créer un exploit retentissant. C’est le charme de cette Marseillaise où l’on peut voir un joueur disputant son premier concours officiel, en l’occurrence Romain Coulomb de Tourves battre le grand Foyot.

    Quelques irréductibles

    Quelques irréductibles favoris ont su faire le dos rond pour se retrouver ce matin dans ce carré France TV : Patrick Messonnier, Michel Loy, Yohan Cousin ont été les premiers à gagner leur billet pour les demi-finales. Ils ont été chirurgicaux durant trois jours avec un Michel Loy en forme olympique à son poste de tireur. Ce sera son premier carré d’honneur pour le champion du monde.

    Une anomalie enfin effacée. Yohan Cousin est également un novice dans cette configuration à l’inverse de Patrick Messonnier double vainqueur. Cette équipe a de l’allure, de l’expérience mais elle devra sortir le grand jeu face à l’autre pointure composée de Pierre Maurel, Maison Durk et Kevin Prud’homme ce matin à partir de 8h30.

    Un choc de titan, une finale avant la lettre. On peut employer tous les superlatifs même si la vérité reste celle du terrain et dans l’antre de Borély rien n’est jamais acquis même si Maurel et ses partenaires ont une longueur d’avance compte tenu de leur passé dans ce Mondial.

    Sébastien Rousseau avait échoué en finale. C’était en 2024. Le revoilà pour aller chercher son premier titre à Marseille en compagnie de Patrick Laur et Sony Even. La triplette est équilibrée et dégage une force tranquille. Cette sérénité sera obligatoire dans la deuxième demi-finale.

    Yves Rakotoarisoa impressionnant toute la journée avec son tir dévastateur. Pourtant il est passé par un trou de souris en 8e de finale face à Rémy Galleau. Lancé dans la course au doublé avec ses partenaires, le champion du monde de tir de précision Jean-François Rakotondrainibe, alias « Zigle » et Franck Picq, très à l’aise durant ce Mondial. Dans un quart-de-finale qui s’est prolongé tard dans la nuit, la formation franco-malgache a trouvé les armes pour s’imposer et, ainsi, se qualifier pour le dernier carré doré.

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    Première participation pour Michel Loy, dans le dernier carré et Yohan cousin. Un paradoxe pour ces deux champions.

    Retard fatal

    Gilles Gayraud a été victime mardi matin du retard d’un de ses coéquipiers qui lui a coûté la victoire. Rien ne doit être laissé au hasard au Mondial.

  • Mieux accompagner les victimes d’actes LGBTQIA+phobes

    Mieux accompagner les victimes d’actes LGBTQIA+phobes

    Pour la première fois, la police municipale a participé, samedi 20 juin, au village associatif de la Pride de Montpellier, où elle tenait un stand. L’occasion de présenter le dispositif « Déposons plainte  » lancé mi juin par la Mairie dans l’objectif de faciliter l’accès au dépôt de plainte
    et d’améliorer l’accueil des
    victimes d’agressions LGBTQIA+phobes. L’aboutissement d’un travail partenarial inédit de deux ans entre les polices municipale et nationale d’une part et les associations de défense des droits des personnes LGBTQIA+ d’autre part.

    « Le projet est né à l’été 2024, dans un contexte national de hausse des violences et discriminations subies en raison de l’orientation sexuelle ou l’identité de genre. Un constat encore renforcé par le dernier rapport de SOS homophobie, paru en mai », explique Sébastien Cote, premier adjoint au maire de Montpellier en charge de la prévention de la délinquance et du lien social. « Le parcours de la personne victime n’est pas toujours facile, lisible. Se pose également la question de l’accueil au moment du dépôt de plainte. Nous avons donc souhaité à la fois clarifier ce parcours à destination des victimes et travailler sur leur prise en charge par les polices municipale et nationale. Car même si on dépose à la police nationale, parfois la municipale est la première à intervenir sur des situations d’agression. L’idée étant d’améliorer les postures professionnelles, les pratiques de terrain, afin de déconstruire les préjugés entre associations et forces de l’ordre  », développe l’élu.

    Pour ce faire, un partenariat s’est donc noué entre 7 associations volontaires (les Alliés du barreau ; chemin des Cimes ; Enipse ; Fierté Montpellier ; Flag ! ; Le Refuge ; SOS Homophobie), les services municipaux (police municipale et mission prévention de la délinquance) et la police nationale. Des acteurs qui ont confronté leurs expériences pour mieux comprendre les réalités de chacun et construire des réponses adaptées.

    Une sensibilisation

    des agents de police

    Cette démarche collective a abouti à la conception d’un dispositif qui agit en deux directions : l’information des victimes potentielles via la diffusion d’une brochure et d’une affiche dans les associations et les lieux d’accueil au public de la Ville ; et la sensibilisation des agents de police (municipaux et nationaux), à travers un programme de formation qui débutera en septembre et se prolongera tout au long de l’année 2027. « Cela pourrait concerner 200 agents à la police municipale et une vingtaine à la police nationale, où on va se concentrer sur les agents qui reçoivent les plaintes. La formation sera animée par un agent référent LGBTQIA+ désigné au sein de la police municipale pour accompagner les victimes, un représentant d’une des associations partenaires et un agent de la prévention de la délinquance à la Ville de Montpellier », indique Sébastien Cote. Objectif : « Renforcer la confiance des publics LGBTQI+ envers les institutions. »