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  • Le RN tente une conquête aux relents identitaires à Bellegarde

    Le RN tente une conquête aux relents identitaires à Bellegarde

    À Bellegarde, commune gardoise d’un peu plus de 8 000 habitants, la campagne des municipales prend une tournure particulièrement politique. Le maire sortant Juan Martinez, ancien socialiste en poste depuis 2008, brigue un quatrième mandat. Mais la principale menace vient désormais du RN, bien décidé à conquérir la ville.

    À la tête de la liste Bellegarde, notre choix de vie, Juan Martinez met en avant son bilan : baisse de la fiscalité communale, ouverture prochaine d’une crèche de 45 places, création des halles, maintien d’une navette intra-urbaine ou encore installation de panneaux photovoltaïques sur les écoles. La municipalité revendique aussi le maintien de l’eau en régie publique et le renforcement de la police municipale.

    Un profil qui interroge

    Face à l’édile, le RN a choisi pour mener la bataille Philippe Gibelin, 75 ans, ancien conseiller municipal et figure associative locale. Mais derrière cette image de notable discret se cache un parcours politique bien plus marqué. Selon plusieurs enquêtes de presse, l’homme a longtemps évolué dans la mouvance identitaire. Dans les années 1980, il fut trésorier du Grece, laboratoire idéologique de la « nouvelle droite », connu pour ses thèses ethno-différentialistes. Il a également participé à des initiatives militantes contre l’immigration, notamment en Hongrie lors de la crise migratoire de 2015.

    Un profil qui tranche avec les efforts de normalisation affichés par le RN. Malgré cela, les responsables locaux du parti ont choisi de l’investir, espérant transformer Bellegarde en nouvelle prise politique dans le Gard. Dans un département marqué par les tensions sociales et la montée des votes d’extrême droite, l’élection s’annonce donc déterminante.

  • Deuxième médaille à Milan-Cortina pour le Tropézien Arthur Bauchet

    Deuxième médaille à Milan-Cortina pour le Tropézien Arthur Bauchet

    Après la déception de sa chute sur le super-G lundi, qui a mis un terme à ses espoirs de Grand Chelem, Arthur Bauchet avait à cœur de prendre sa revanche. Le skieur français a décroché l’or sur le super combiné des Jeux paralympiques, mardi, glanant ainsi sa deuxième médaille sur les pistes de Milan-Cortina, après celle en argent remportée samedi lors de la descente. Champion paralympique de super combiné à Pékin en 2022, il conserve donc son titre, et offre un deuxième or à la délégation française à Milan-Cortina, suite à celle de Cécile Hernandez en snowboard cross dimanche. En plus de l’argent d’Aurélie Richard et le bronze de Benjamin Daviet, les Bleus cumulent ainsi huit médailles à la fin de la journée du mardi.

    Remontada inespérée

    Cinquième après le Super G, le Français est remonté à la première place en réalisant le meilleur temps en slalom, avec plus d’une seconde d’avance sur l’Italien Federico Pelizzari, et l’Autrichien Thomas Grochar, qui complètent le podium. Le Tropézien de 25 ans a bien été aidé par la chute du Russe Aleksei Bugaev, leader après la première manche.

    « C’est fou, honnêtement, au fond de moi, je savais que j’étais capable d’aller le chercher sur le slalom, mais il fallait un miracle. Et aujourd’hui j’ai clairement eu du bol, s’il n’était pas tombé, je n’aurais pas eu cette place-là. Mais ça fait partie du ski, hier c’est moi qui suis tombé, aujourd’hui c’est lui », a souligné le champion paralympique. « Après la première manche ce matin, j’étais dégoûté, les intentions n’étaient pas là, la chute d’hier m’a un peu perturbé. J’avais fait la croix dessus, et finalement, on va avoir cette Marseillaise sur le ski alpin et elle va être vraiment belle », a réagi Bauchet, en pleurs.

    Parmi les autres Français engagés, Oscar Burnham, troisième après la première manche, termine finalement au pied du podium. « Finir encore quatrième ça fait mal… J’aurais tellement voulu faire podium avec Arthur ! », a déploré le Savoyard. Et Jules Segers, septième, a enfourché sur le slalom et n’a pas terminé la course. Les Bleus du ski alpin auront une nouvelle chance de briller vendredi (9h), sur le slalom géant.

  • La Ligue Méditerranée monte au créneau face aux violences

    La Ligue Méditerranée monte au créneau face aux violences

    La Ligue Méditerranée de football prend les devants. Par l’intermédiaire de son président, Guy Borghini, une lettre ouverte a été publiée, ce mardi, sur le site internet de l’organisme, pour dénoncer différents faits de violence survenus ces derniers jours. « Des arbitres ont été agressés, un délégué régional a été violemment pris à partie et un joueur a été victime d’une agression au couteau dans un contexte lié à une rencontre de football. Ces faits sont inadmissibles. Ils sont contraires aux valeurs que nous portons collectivement et que le football amateur s’efforce de transmettre chaque week-end : respect, engagement, partage et plaisir du jeu. »

    Cette agression au couteau évoquée dans le communiqué s’est déroulée, ce dimanche, lors d’un match U20 entre Toulon et Avignon. Dans le Var, les Avignonnais se sont inclinés 3-0 et, selon les acteurs de ce match, aucun incident ne s’est déclaré durant la rencontre. « Il n’y a pas eu de problème majeur pendant le match. On n’a pas de relation particulière avec le club de Toulon », décrivait à La Provence le président du FC Avignon, Ali Aboulghazi. Selon les premiers éléments de l’enquête, le frère de l’un des joueurs toulonnais serait l’auteur de la blessure. Les deux jeunes hommes ont été placés en garde à vue, les jours de la victime ne sont pas en danger.

    Un protocole de respect testé ce week-end

    La Ligue Méditerranée de football et ses cinq districts pointent du doigt une volonté de bousculer « l’équilibre même du football amateur, qui est fragilisé lorsque de tels comportements surviennent ». Et d’ajouter que « sans arbitres, sans dirigeants bénévoles, sans éducateurs, il n’y a tout simplement plus de football ». La Ligue souhaite engager au plus vite des procédures disciplinaires à l’encontre des fauteurs de troubles et pourrait accompagner les victimes, « notamment par le dépôt de plainte et la constitution de partie civile lorsque cela s’avérera nécessaire ».

    L’organe régional propose aussi d’établir des moments d’échanges entre tous les présidents de clubs du territoire pour partager le vécu de chacun et dénicher des solutions impactantes pour lutter contre ces violences.

    Cette lettre ouverte appuie le côté indispensable d’une mobilisation collective pour, au minimum, atténuer ce fléau qui touche l’ensemble du football amateur.

    Lors du prochain week-end de compétitions, une première mesure sera mise en place. « Les 14 et 15 mars, un protocole de respect sera mis en place avant chaque rencontre, associant notamment les capitaines des équipes et les arbitres. Ce moment symbolique aura pour objectif de rappeler à tous les acteurs présents autour du terrain l’importance du respect des officiels, des adversaires et du jeu lui-même. »

    Une lettre pour apaiser les tensions dans la région et rassembler autour de la passion du ballon rond.

  • Water-polo : le CNM large vainqueur dans le derby

    Water-polo : le CNM large vainqueur dans le derby

    Victoire 22 buts à 10, ce mardi soir, à Aix-en-Provence. Avec déjà quatre longueurs d’avance à mi-parcours, les Marseillais ont ensuite sérieusement accéléré pour empocher les deux derniers quart-temps sur les scores de 8-3 et 6-2. Adam Nagy et Thomas Vernoux sont les meilleurs scoreurs de la soirée avec quatre buts réalisations chacun. Le prochain match du CNM se tiendra ce samedi à 14h30, contre Taverny. Marseille reste 2e du championnat.

  • Test grandeur nature pour les Marseillaises face au PSG

    Test grandeur nature pour les Marseillaises face au PSG

    Les missions commando se succèdent pour les Marseillaises. Après trois affrontements face à l’OL Lyonnes, toutes soldées par de lourdes défaites, les footballeuses de la cité phocéenne se préparent à affronter un autre cador d’Arkema Première Ligue : le Paris Saint-Germain. Sur la pelouse du Campus PSG à Poissy, ce mercredi (16h15), les protégées de Corinne Diacre, actuellement 9e du championnat avec six points d’avance sur leurs trois poursuivantes placées dans la lanterne rouge, tenteront de résister face à l’armada parisienne, largement victorieuse lors du match aller au stade Francis-Turcan, à Martigues (1-5, le 5 décembre 2025).

    « Paris reste une grosse équipe, avec de très bonnes joueuses. C’est un match difficile, très difficile même », souligne l’attaquante phocéenne Laura Bougouin, pour qui la 5e place au classement des Parisiennes est plus qu’anecdotique. « Ce match face au PSG va surtout nous permettre de préparer la prochaine journée contre Le Havre », poursuit-elle, persuadée que « ces gros matchs de haut niveau » leur permettent de « travailler » en vue des rencontres qui sont davantage à leur portée. « Bien sûr qu’on aimerait toutes gagner face au PSG », martèle la Mancelle de 33 ans, qui dispute sa dixième saison au plus haut niveau français. « Mais c’est une période pas facile, parce qu’on a peu de matchs, ce qui ne facilite pas les choses pour garder le rythme », ajoute-t-elle, consciente que les six points qui les séparent de Saint-Etienne, Montpellier et Lens leur permet de « respirer » et de pouvoir aborder plus sereinement cette fin de saison.

    « Plus disciplinées défensivement »

    Promues, les Marseillaises continuent, pour la plupart, de découvrir les rudiments de ce championnat. Ce manque d’expérience les empêche d’aller titiller des formations comme Strasbourg ou Dijon, installées en milieu de tableau. « On a fait des erreurs qui nous ont coûté des points à des moments », reconnaît l’ancienne pensionnaire de l’ASJ Soyaux, toutefois persuadé qu’elles sont désormais « plus disciplinées défensivement », malgré avoir encaissé pas moins de 35 buts jusqu’ici, soit le deuxième total plus élevé du championnat. « Je pense qu’on est en capacité aujourd’hui de les récupérer, ou, en tout cas, de ne plus perdre les matchs de la manière dont on les a perdus », lâche Laura Bourgouin avec optimisme.

    PARIS SG – MARSEILLE

    17e journée – Arkema Première Ligue

    À 16h15, au Campus PSG, à Poissy

    Arbitre : Romy Fournier

    PARIS (compo probable) : Earps – Elimbi, Samoura, De Almeida, Carmona – Echegini – Kanjinga, Groenen, Karchaoui, Ajibade – Leuchter. Entraîneur : Paulo César

    MARSEILLE (compo probable) : Shore – Laplacette (cap), Blanchard, Carro, Cyraniak – Le Mouël, Bourgouin, Bamenga – Herrera, Bourdieu, Perret.

    Entraîneur : Corinne Diacre

    Un record de spectateurs attendu pour OM – Montpellier

    Les Marseillaises disputeront leur 19e journée de championnat face à Montpellier, samedi 28 mars, au stade Vélodrome. En seulement quelques jours, la barre des 30 000 billets ont été vendus, plaçant l’OM en position de menacer le record de D1 féminine, établi à 30 661 spectateurs lors du duel Lyon-PSG en 2019 au Groupama Stadium. Si le club propose un accès gratuit pour le grand public, une formule « premium » (échauffement en bord terrain, instants photos en fin de match, dédicaces…) et une « hospitalités » (visite des vestiaires, salle de conférences de presse et zone mixte, accès bord pelouse pendant l’échauffement, passage des joueuses en avant-match…) sont disponible sur la billetterie du club.

  • Une barre d’immeuble évacuée après un incendie à Embrun

    Une barre d’immeuble évacuée après un incendie à Embrun

    En cause : un départ de feu dans une cave et des fumées qui se sont rapidement répandues dans le bâtiment.

    Environ soixante sapeurs-pompiers sont intervenus pour évacuer les habitants, ensuite hébergés pour la nuit dans des locaux mis à disposition par la municipalité. Deux personnes ayant inhalé des fumées, dont l’une au profil de santé fragile, ont été transportées en direction de l’hôpital le plus proche, mais aucun blessé grave n’est à déplorer.

    Les flammes sont restées circonscrites à la cave où le feu a pris. Une enquête est en cours afin de déterminer l’origine de l’incendie.

  • Vaucluse : après la tourmente, la CCI retourne aux urnes cet été

    Vaucluse : après la tourmente, la CCI retourne aux urnes cet été

    Un nouveau départ se dessine donc pour l’été à la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) de Vaucluse. Après la démission de 22 des 33 élus entre le 10 décembre et le 7 janvier, ce qui avait conduit la préfecture à dissoudre l’assemblée générale, le préfet de région Jacques Witkowski a signé un arrêté fixant l’élection des nouveaux membres à partir du 29 juin et jusqu’au 10 juillet.

    Dans le même temps, il ouvre la période de dépôt des listes électorales, qui s’étendra jusqu’au 14 avril. C’est à l’issue de ce scrutin que seront nommés les nouveaux membres du bureau, ainsi que le successeur de Gilbert Marcelli, ancien président de la structure. Ce dernier avait pourtant été réélu, en août dernier, après une première mise sous tutelle, suite à la démission de 4 des 7 membres du bureau. Mais il n’aura tenu finalement que quelques mois à la tête de la chambre consulaire.

    Jugé « autoritaire et brutal » par certains de ses collaborateurs, plusieurs de ses projets avaient été décriés. Comme, par exemple, le rachat du centre de formation Nextech, en novembre 2024, pour 3,9 millions d’euros. Mais aussi l’ouverture du restaurant Le Quai des Saveurs sur le parvis de la gare, en décembre 2024. Ce dernier accuse un déficit de plus de 600 000 euros sur sa première année d’exploitation. Sans oublier le dossier épineux du renouvellement de la délégation de service public (DSP) de l’aéroport d’Avignon-Provence, dont la gestion est confiée par la Région Sud à la CCI de Vaucluse et qui arrive à échéance fin 2026.

    Risque de report

    Mais, d’après nos confrères de L’écho du Mardi, un risque de report ou d’invalidation des élections existe. En cause : les listes électorales des ressortissants de la CCI de Vaucluse ne seraient plus à jour et un simple recours pourrait suffire à invalider le scrutin. Ces listes seront déposées le 14 avril, soit dans un peu plus d’un mois. Par la suite, les candidats pourront déposer leurs listes du 20 au 28 mai (12h). Les candidats pourront ensuite déposer leurs listes du 20 au 28 mai, jusqu’à 12 .

    Pour mener à bien ce processus, nos confrères évoquent la nécessité d’une « unité » du patronat vauclusien. « C’est inenvisageable de s’appuyer sur ceux qui nous ont mis dans cette situation. La CCI de Vaucluse est devenue la risée des autres chambres consulaires de France, ceux qui en sont responsables doivent maintenant en assumer les conséquences. En termes d’image vis-à-vis des entreprises vauclusiennes que nous représentons, il est donc impératif de donner un grand coup de balai », confie l’un d’entre eux dans les colonnes du journal. Les prochaines semaines s’annoncent donc décisives pour le tissu économique vauclusien.

  • L’établissement public foncier va changer de tête

    L’établissement public foncier va changer de tête

    Un temps sous le feu des critiques pour avoir traîné des pieds face au dossier des copropriétés dégradées, l’établissement public foncier régional (EPF Paca) va changer de tête. Ce mardi a été publié au Journal officiel un appel à candidatures pour le poste de directeur général de l’établissement public chargé d’acquérir des terrains pour construire du logement social. Cela alors même que l’actuelle directrice générale Claude Bertolino, en poste depuis 2013, avait vu son mandat renouvelé pour cinq ans le 15 juillet 2023, et qu’un premier avis de vacance du poste avait été publié au mois de juillet dernier.

    Le changement de direction, prévu pour le mois de mai ou juin prochain, intervient au moment où s’accumulent les dossiers, après l’adoption d’un nouveau programme pluriannuel d’intervention 2026-2030. L’ordre de mission donne comme priorité le pilotage « à fort enjeu » des quatre opérations de requalification de copropriétés dégradées d’intérêt national (Orcod-IN) à Marseille, mais aussi le rattrapage du retard sur la production de logement social dans les communes carencées alors que doivent être signés, après les municipales, de nouveaux arrêtés de carence, ainsi que l’accompagnement de la réindustrialisation et décarbonation du golfe de Fos « en facilitant la maîtrise du foncier à caractère économique et industriel ». Avec, pour agir, un budget de 190 millions d’euros dont 37 millions d’euros issus de la taxe spéciale d’équipement qu’ont refusé d’augmenter les collectivités, et une équipe de 93 salariés. Et pour la motivation, une part variable pouvant atteindre 25% du traitement « liée aux résultats obtenus au regard d’objectifs fixés annuellement par la tutelle ».

  • La mobilisation prend de l’ampleur dans les lycées de Marseille

    La mobilisation prend de l’ampleur dans les lycées de Marseille

    Après des premiers blocus la semaine passée, les élèves et le personnel éducatif des lycées Saint-Charles, Diderot, Victor-Hugo et Montgrand se sont de nouveau mobilisés ce 10 mars. Ils sont vent debout contre la baisse des dotations horaires attendue pour la rentrée prochaine. Le mouvement, soutenu par l’intersyndicale (CGT Educ’action, FSU, SGEN-CFDT, SUD Éducation), a été suivi avec près de 90% du personnel enseignant en grève à Montgrand et Victor-Hugo, selon les syndicats.

    Moins d’heures pour moins d’accompagnement

    Dans un communiqué de presse, les enseignants du lycée Montgrand disent constater « une dégradation de leurs conditions de travail et des conditions d’étude des élèves » ignorée par un gouvernement qui mène « une politique de destruction du service public d’éducation avec la suppression de 4 000 postes pour la rentrée prochaine ». 900 postes seraient concernés dans l’académie Aix-Marseille.

    Dans ce lycée, la dotation horaire globale (DHG) se voit amputée de 100 heures. Autrement dit, « une coupe de près de 10% par rapport à notre enveloppe actuelle », rage un professeur de physique-chimie de l’établissement. Pour les enseignants, la suppression des heures signifie « la fin des cours dédoublés en français en classe de première, des effectifs plus importants dans les groupes de spécialités » ou encore « la suppression de l’accompagnement personnalisé en classe de seconde ».

    Le lycée Victor-Hugo se voit quant à lui retirer 83 heures de la DHG, soit une réduction de 5% par rapport à l’enveloppe actuelle. Le constat est similaire : « Une fois encore ce sont nos élèves qui vont faire les frais de cette suppression à la rentrée prochaine », précise les personnels du lycée dans un communiqué. Et tous partagent la même colère : « On nous demande de faire toujours mieux avec moins : l’équation est impossible ! »

    Un lycéen en garde à vue

    Alors que les lycées Montgrand et Saint-Charles étaient bloqués mardi matin, des élèves en ont profité pour étendre la mobilisation au lycée Thiers. La raison ? « Le lycée Thiers, avec ses classes préparatoires étoiles et son public privilégié n’est quasiment pas concerné par les coupes. Ce n’est pas un hasard, c’est toujours les mêmes qui subissent les conséquences des politiques d’austérité », justifie une lycéenne affiliée au syndicat Mouvement national lycéen 13. Elle raconte que les étudiants ont souhaité « filtrer les entrées du lycée pour sensibiliser les élèves à la mobilisation en cours ». Alors que le blocus se mettait en place, des agents de la police sont intervenus « brutalement » pour évacuer les lieux et un lycéen a été interpellé. Des vidéos prises sur le moment montrent pourtant que le groupe de manifestants était pacifique. Le jeune est mis en cause pour « outrage et rébellion » a confirmé la préfecture auprès de nos confrères de La Provence.

    Placé en garde à vue, un rassemblement de soutien devant le commissariat Noailles s’est tenu à partir de midi. Des événements que l’Union départementale CGT 13 a dénoncés mardi soir dans un communiqué, disant « condamner avec la plus grande fermeté cette répression policière » et appelant à « défendre le droit fondamental de manifester ».

  • Aux Chutes-Lavie, le portail de la discorde en discussion

    Aux Chutes-Lavie, le portail de la discorde en discussion

    Après de nombreuses mobilisations des riverains contre la fermeture de la rue de la Pépinière, soutenus par le maire de secteur Didier Jau (Les Écologistes) et la mairie centrale, le dossier prenait le chemin de la justice. Mais, au dernier jour du délai de réponse au courrier du maire, le conseil d’administration a finalement accepté la médiation proposée.

    La voie de la raison

    Pour rappel, la fermeture de la rue qui traverse la cité et permet l’accès à plusieurs équipements publics ainsi qu’à un jardin municipal avait été imposée par l’assemblée des copropriétaires de l’ancienne cité-jardin progressivement mise à la vente, qui évoquait « des raisons de sécurité ». Un portail posé, puis soudé, en avait condamné l’accès à des centaines d’habitants du quartier.

    La mairie de Marseille avait alors pris le dossier en main et soutenu les riverains dans leur revendication de ce droit de servitude. La perspective d’un arbitrage judiciaire semble avoir amené les copropriétaires à préférer la voie de la discussion.