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  • À Hyères, des toilettes sèches pour préserver la plage

    À Hyères, des toilettes sèches pour préserver la plage

    Positionnées sur les plages de la Courtade et de Notre-Dame, les cabines « économiseront entre trois et six litres d’eau à chaque utilisation ».

  • L’audience d’El Mahdi Lyoubi reportée au 31 juillet

    L’audience d’El Mahdi Lyoubi reportée au 31 juillet

    Les défenseurs de la liberté d’expression sont difficiles à faire taire. Mercredi matin, alors que se tenait la première audience du rappeur et réalisateur marocain El Mahdi Lyoubi, connu sous le nom de scène Mehdi Black Wind, ses soutiens se sont mobilisés devant le tribunal d’Aïn Sebaa, où il devait être jugé à partir de 10h30. Arrêté le 13 juillet à Casablanca, l’artiste, qui réside à Marseille depuis plusieurs années, serait poursuivi, selon son comité de soutien Free El Mahdi, en raison de ses prises de position en faveur du mouvement de protestation Gen Z 212, notamment exprimées dans ses textes de rap.

    Détenu à la prison d’Oukacha depuis plus d’une semaine, le cinéaste a demandé le report de son audience, faute de pouvoir bénéficier immédiatement de l’assistance d’un avocat. Le Maroc est en effet confronté depuis plus d’un mois à un large mouvement de grève au sein de la profession, compliquant considérablement l’accès à une défense. Le tribunal a finalement accordé le renvoi de l’affaire au 31 juillet. Selon ses soutiens, le rappeur a également « fourni un dossier avec des garanties de représentation pour être poursuivi en liberté provisoire ». À l’heure où nous écrivons, le tribunal n’a pas encore répondu à cette demande.

    Répression

    Depuis le début du mouvement Gen Z 212, fin septembre 2025, réclamant un meilleur accès à la santé, à l’éducation et à l’emploi, de nombreuses personnalités ont été arrêtées pour avoir soutenu la contestation. Parmi elles figurent notamment les rappeurs Souhaib Qabli, Jawad Asradi et Hamza Raid.

  • Benoît Payan se rallie au tramway des Catalans en posant des conditions

    Benoît Payan se rallie au tramway des Catalans en posant des conditions

    Dans une lettre adressée au président de la Métropole, Nicolas Isnard (LR), le maire de Marseille, Benoît Payan (DVG), se rallie au projet d’extension du tramway vers la place du 4-Septembre émettant, comme pour le commissaire enquêteur, un avis favorable sous conditions.

    « Nous considérons que cette extension du tramway peut contribuer à améliorer les déplacements du quotidien dans un secteur particulièrement fréquenté, à offrir une solution de transport plus fiable et à renforcer les alternatives de mobilité à disposition des habitants », écrit le maire, qui émet « un avis favorable conditionné aux réponses à nos demandes complémentaires relatives aux enjeux de circulation, de stationnement et de préservation du patrimoine arboré ». Benoît Payan rappelle que 7,5 millions ont d’ores et déjà été engagés par la Métropole sur un investissement de 76 millions d’euros, soutenu par l’État à hauteur de 19 millions d’euros sanctuarisés dans le plan Marseille en Grand.

    La Ville demande que soient revues les boucles de circulation pour éviter de saturer les quartiers environnants et garantir un accès fluide à la rampe Saint-Maurice et aux tunnels. Sur le stationnement et les mobilités douces, elle veut que « le nombre de places de stationnement soit dimensionné à la hauteur des besoins des habitants et une continuité des pistes cyclables ». Sur l’environnement, elle exige le respect strict des études phytosanitaires pour préserver les arbres d’alignement et veiller à la végétalisation. Quant à l’impact des travaux, elle demande que les nuisances du chantier soient limitées pour les habitants et que la RTM soit dès à présent associée pour organiser l’offre de transport durant le chantier.

  • À Hyères, un atelier pour protéger la biodiversité marine

    À Hyères, un atelier pour protéger la biodiversité marine

    Protéger la Méditerranée en préservant sa biodiversité. C’est l’objectif affiché par le magazine Bleu Tomate, qui a initié le projet intitulé « La mer n’est pas morte… Vive la mer ! ». Le magazine propose cette année un workshop au fort du Pradeau, à Hyères. Cet atelier se déroulera le jeudi 24 septembre prochain et se focalisera sur les petits fonds côtiers, « là où tout le monde peut mettre la tête sous l’eau », explique Pauline Castaing, cheffe du projet. Selon elle, « il faut donner la parole aux scientifiques, aux plongeurs, aux pêcheurs, aux plaisanciers, mais aussi aux élus ». Une trentaine de places est disponible pour les acteurs concernés.

    Ce rendez-vous aura pour ambition de déterminer les besoins techniques et financiers de ces professionnels, et s’inspirer de solutions déjà existantes. « Comme les zones de protection forte, où la population de mérous s’est de nouveau développée », illustre Pauline Castaing. Car si l’activité humaine menace la biodiversité marine, « la nature est résiliente et il est toujours temps d’améliorer son état ».

  • Olivier Faure et les socialistes portent la culture en étendard à Avignon

    Olivier Faure et les socialistes portent la culture en étendard à Avignon

    Avignon, pendant le Festival, est devenue une étape presque incontournable pour le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, qui s’y est rendu les mardi 21 et mercredi 22 juillet. L’occasion de faire un point et de répéter que « dans une année d’élection présidentielle, le débat sur la culture doit être central ».

    « Il n’y a guère d’attractivité sans le secteur culturel. Ce n’est pas un sujet de seconde zone », appuie-t-il devant une vingtaine de militants dans les locaux du PS de Vaucluse, à Avignon. La veille, il s’était exprimé au Village du Off dans le cadre d’échanges organisés avec les différents prétendants à la présidence, alors même qu’il n’a pas encore officiellement annoncé sa participation à la primaire prévue en octobre prochain. Avant lui, Jean-Luc Mélenchon et Marine Tondelier s’étaient livrés au même exercice.

    Il a ainsi énuméré plusieurs mesures adoptées par les militants du parti ces derniers mois. Parmi elles figure le relèvement du budget de la culture à 2% du budget de l’État. « On aimerait que le gouvernement saisisse la difficulté qu’ont les compagnies. Et qui sont aussi la conséquence des baisses qu’il a décidées. Ce n’est pas simplement une surenchère », poursuit-il. Mais aussi une « loi antitrust » contre la concentration des médias. « Quelques milliardaires détiennent l’ensemble de la presse et même les canaux de distribution », rappelle Olivier Faure. Mais aussi une loi pour limiter l’utilisation de l’intelligence artificielle (IA) tout en finançant les artistes utilisés pour « entraîner » ces logiciels. « Un projet co-construit et qui sera porté par celui que l’on aura élu, quel que soit le candidat. Même si j’ai ma préférence », glisse avec un sourire Emma Rafowicz, députée européenne (groupe Alliance progressiste des socialistes et démocrates) et vice-présidente de la commission Culture du Parlement européen.

    Menaces politiques

    S’il n’a, en premier lieu, pas voulu parler de l’extrême droite et du RN« pour ne pas dire que l’on se positionne par rapport à eux », la discussion a finalement largement porté sur les dangers que représente ce parti. « Ils ont une profonde détestation du monde culturel. Le modèle du RN est calqué sur les autocraties », lâche Olivier Faure en écho à l’annulation d’un spectacle sur les migrants à Castres ou d’un festival de jazz dans le Gard. « Que serait Avignon sans son Festival ? Une cité-musée repliée sur sa Cité des Papes, mais qui n’aurait pas l’attractivité qu’elle a maintenant. Derrière Paris, Avignon ne doit pas être très loin », insiste celui qui est député de Seine-et-Marne.

    À ses côtés, David Fournier, ex-candidat aux dernières élections municipales à Avignon et conseiller d’opposition (PS), regrette les baisses de subventions aux associations culturelles décidées par la municipalité d’Olivier Galzi (DVD). « La différence entre une politique de gauche et de droite », conclut-il.

  • Juliette, 24 ans, a repris le dernier relais routier des Alpes-de-Haute-Provence

    Juliette, 24 ans, a repris le dernier relais routier des Alpes-de-Haute-Provence

    « Je me dis tous les jours “heureusement que je l’ai repris”, parce que beaucoup de routiers me remercient car ils avaient peur que le dernier relais routier du département disparaisse » : à seulement 24 ans, Juliette Corcione a repris le dernier relais routier des Alpes-de-Haute-Provence, situé à Villeneuve, sur la route des Alpes. « La route des Alpes est encore très fréquentée par les routiers. Les entreprises de pommes, d’amandes, de lavande ont besoin de transporteurs », explique-t-elle. En reprenant le relais, Juliette a également redonné vie au village de Villeneuve, vidé de ses commerces. « Il n’y a plus grand-chose, tout a fermé », regrette-t-elle.

    Une équipe 100% féminine

    Dans un milieu très masculin, l’équipe composée par Juliette est 100% féminine : deux serveuses, une cuisinière, une plongeuse et sa mère, co-gérante. « Le monde des routiers et celui de la restauration sont très masculins. J’ai déjà travaillé dans des restaurants où j’étais la seule femme. En cuisine, c’est rude. C’est la première fois que j’ai une équipe 100% féminine », se réjouit l’ancienne cuisinière, tout en chantonnant un air de Barbie Girl avec l’une de ses serveuses.

    « Quand on m’a proposé de racheter, je n’avais pas conscience de l’ampleur que cela prendrait de reprendre ce restaurant, confie la nouvelle gérante. Avant de le reprendre, je ne savais pas que c’était le dernier relais routier du département. Ceux de Montfort, Mallemoisson, Sisteron ont tous fermé car il y a moins de routiers, ils ont moins de pouvoir d’achat pour manger au restaurant, certains partent à la retraite et ne sont pas remplacés, et l’autoroute fait énormément de mal. »

    C’est pour cette raison que Juliette a été « obligée de développer autre chose à côté » : elle a pour projet d’ouvrir prochainement une guinguette à côté du relais pour diversifier son public, les routiers se faisant de plus en plus rares. « On est en train d’aplatir le terrain du parc à côté. Dans l’esprit routier, on va récupérer une remorque de camion pour créer une cuisine toute équipée à l’intérieur pour faire guinguette, tapas, burger, salade, avec une identité propre, totalement différente du relais, pour amener une autre clientèle », détaille Juliette.

    « C’est un des métiers les plus difficiles physiquement et mentalement. Les gens se croient tout permis, certains parlent mal aux serveuses et veulent nous apprendre le métier parce que nous sommes des femmes », déplore la jeune gérante. En plus du sexisme, la jeune femme a également parfois subi des remarques dues à son âge, 24 ans. « Quand j’étais encore en cuisine, un routier a demandé à mon patron si je n’allais pas l’intoxiquer parce que j’étais jeune », se rappelle Juliette.

    Les routiers arrivent généralement entre 17h et 20h, peuvent prendre une douche et dormir sur le parking dans leur camion. Le relais peut accueillir une vingtaine de remorques.

    3 100 RN 96, 04180 Villeneuve. Ouvert de 6h à 15h, puis de 18h
    à 22h.

  • Barrillot et Layrac sélectionnés pour le Tour de l’Ain

    Barrillot et Layrac sélectionnés pour le Tour de l’Ain

    Bohémond Barrillot et Gabriel Layrac ont en effet été retenus pour intégrer l’équipe de France U23 qui disputera l’épreuve du 28 au 30 juillet prochain. Une belle récompense pour les deux coureurs aixois, qui perpétuent ainsi la tradition du club de voir ses talents accéder aux sélections nationales.

    Piliers de la formation dirigée cette saison par Sébastien Cottier, les deux Espoirs réalisent un exercice 2026 particulièrement remarqué. Leur convocation en équipe de France vient récompenser des performances de haut niveau et confirme leur progression au sein du peloton national.

    Gabriel Layrac s’est notamment illustré, cette année, en prenant la troisième place des Championnats Sud Paca. Il avait également créé la sensation au printemps en remportant la première étape du Tour professionnel des Asturies, signant ainsi l’une des plus belles victoires de sa jeune carrière.

    De son côté, Bohémond Barrillot est tout simplement en train de réaliser sa meilleure saison. Actuellement sixième au classement des meilleurs Espoirs Continentaux, il affiche des statistiques impressionnantes avec cinq podiums, dont trois victoires, ainsi que quatorze Top 10 depuis le début de l’année. Une régularité qui lui vaut aujourd’hui cette première sélection sous le maillot bleu.

    Cette double convocation constitue une grande fierté pour l’AVCA Provence Dole et vient récompenser le travail accompli par les coureurs comme par l’encadrement du club. Tous les regards seront désormais tournés vers le Tour de l’Ain, où Bohémond Barrillot et Gabriel Layrac tenteront de briller sous les couleurs de l’équipe de France U23, aux côtés d’Arthur Blaise (Aarco), Thimotée Coudière-Cantin (Vendée-U), Corentin Lequet (Atria) et Jules Vaugrenard (Mayanne).

  • Un fauteuil pour deux au Souvenir Maurice-Tailleu

    Un fauteuil pour deux au Souvenir Maurice-Tailleu

    C’est une tradition longue de presque deux décennies. Tous les ans, en cette période riche en concours, on honore Maurice Tailleu qui fut durant 18 ans maire de Revest-du-Bion. Sous la houlette de son fils Michel, aujourd’hui ancré sur Les Pennes-Mirabeau, l’épreuve disputée au Jeu provençal en doublette a encore connu un vif succès.

    48 doublettes étaient présentes dont 14 venues de la Boule Plate au plan des Pennes.

    Un échange amical qui perdure avec la Boule du Revest. Après un petit-déjeuner à l’accent corse offert, les 92 protagonistes pouvaient en découdre sous une chaleur accablante.

    Le parcours long, entrecoupé d’un magnifique buffet campagnard, n’a jamais pu délivrer son verdict compte tenu de l’heure tardive de la fin des demi-finales (2h du matin) de toute beauté avec un spectacle de qualité.

    Les deux équipes finalistes étaient composées de Étienne Gazagnes-Jeremy Vargas (Montbrun-les-Bains) et Alexandre Dauberte- Jacques Kévin (NH) (photo) Tom, arrière- petit-fils de Maurice, pose pour la photo souvenir.

    Il faut remercier les anciens de Revest-du-Bion qui se sont mobilisés pour faire de cette journée une grande fête du Jeu provençal. Jean Leonetti, président de la Boule Plate. Michel Tailleu, vice-président et tous les joueurs qui ont joué le jeu dans une ambiance festive qui a aujourd’hui hélas tendance à disparaître.

  • Promenade niçoise de qualité pour le championnat de France triplette mixte

    Promenade niçoise de qualité pour le championnat de France triplette mixte

    C’était un de ces jours de gloire à Nice, lieu de ce championnat de France.

    Dylan Rocher a été le héros de ce championnat en obtenant une victoire qui lui permet d’être le premier joueur à gagner les cinq titres majeurs (tête à tête, doublette, doublette mixte, triplette mixte, tête à tête). Au-delà de ce record il faut mettre en avant la prestation haut de gamme du champion. Notamment lors d’une finale de toute beauté face à un autre monstre sacré, Michel Loy, associé au nouveau cannibale Yohan Cousin (il vient d’aligner Marseillaise et Valréas) et la jeune Clarys Dumesnil.

    Une finale où Cathy Jeanroy a joué un rôle prépondérant (pendant tout le championnat) et un Diego Rizzi parfait pendant de Rocher.

    À 9 à 5, Dylan Rocher a sorti un carreau de derrière des fagots à 12 mètres, permettant aux siens de creuser l’écart et de conclure un peu plus tard. C’est le fait marquant de cette magnifique finale où Dylan Rocher, gagné par l’émotion, tombe dans les bras de son adversaire Michel Loy après la victoire. Quelle belle image !

    Émotion quand tu nous tiens

    Bien en amont, l’autre icône de la pétanque Philippe Suchaud a eu aussi sa séquence émotion. Nous l’avions rencontré lors du Mondial La Marseillaise et avions parlé de sa qualification au France avec sa fille Axelle et Lahatra Randriamanantany. « Elle ne joue pratiquement pas, on va essayer de faire de notre mieux », confiait le champion du monde.

    Dans un coin secret de sa tête il devait rêver de plus. Eh bien le coup passa si près. Après la qualification en demi-finale lui aussi a été gagné par l’émotion, cette joie intense. Cette fierté d’emmener sa progéniture dans le dernier carré. Hélas pour lui, la demi-finale s’est peut-être jouée à deux tirs manqués, c’est tellement rare de sa part, alors que la victoire pouvait être proche. Le destin en a voulu autrement mais cette image restera gravée.

    Roger Gatti

    Résultats

    Finale

    Rocher bat Loy. 13 à 5

    Demi-finale

    Clarys Dumesnil, Michel Loy, Yohan Cousin bat Axelle Suchaud, Philippe Suchaud, Lahatra Randriamanantany. 13 à 10

    Catherine Jeanroy, Dylan Rocher, Diego Rizzi bat Caroline Bauduin, Thierry Fouillard, Kévin Delahaye 13 à 0

    Quart de finale

    Dumesnil bat Sonia Goutte, Paul Villette, Julien Renault (50).13 à 8

    Bauduin bat Marine Bonetto, Mickaël Bonetto, Christophe Sarrio (69) 13 à Suchaud bat Alexandra Bornes, Sébastien Da Cunha, Lucas Foulhac (46). 13 à 7

    Jeanroy bat Maeva Tairelil, Jason Chareyre, Kévin Claudi (38). 13 à 6.

  • [Tour de France] Jasper Philipsen retrouve la lumière du Dauphiné

    [Tour de France] Jasper Philipsen retrouve la lumière du Dauphiné

    Parfaitement lancé par Mathieu Van der Poel, le sprinteur belge d’Alpecin Jasper Philipsen a devancé le Suisse Mauro Schmid et le Néerlandais Olav Kooij mercredi pour décrocher sa 11e victoire sur le Tour de France, la première de son édition 2025.

    Très ému à l’arrivée, Philipsen a laissé éclater son soulagement après une première partie de Grande Boucle particulièrement difficile.

    « Après de telles montagnes russes d’émotions sur ce Tour de France, j’ai dû attendre la 17e étape, souffle-t-il. Je m’étais bien préparé, mais je n’étais pas dans la forme de ma vie. Les premières étapes ont été horribles. Je n’arrivais pas à retrouver les sensations que j’espérais. Gagner après 17 étapes, c’est vraiment important pour l’équipe, qui a continué à croire en moi. J’étais déçu et frustré de ne pas avoir réussi à m’imposer jusque-là. »

    Les principaux favoris du classement général, à commencer par le maillot jaune Tadej Pogacar, ont franchi la ligne dans un deuxième groupe, tranquillement arrivé avec près de neuf minutes de retard.

    Cette victoire constitue le deuxième succès d’Alpecin-Deceuninck dans cette 113e édition du Tour, après celui de Mathieu Van der Poel à Ussel. Elle porte également à six le nombre de victoires belges sur cette Grande Boucle, en comptant les trois succès au sprint de Tim Merlier – depuis contraint à l’abandon – et les deux victoires de Remco Evenepoel.

    Pour Philipsen, ce succès représente un immense soulagement après avoir accumulé les places d’honneur depuis le départ du Tour. Le Belge est resté de longues secondes allongé sur le sol à l’arrivée, savourant pleinement son triomphe.

    « Cette victoire m’a coûté quelques années de vie. Je me suis battu entre les deux groupes. À un moment, je pensais que l’étape était perdue, mais l’équipe a continué d’y croire et a construit un plan. Les gars ont été incroyables et m’ont parfaitement amené jusqu’à la ligne d’arrivée », sourit-il.

    Grâce à cette victoire, Philipsen réalise également une excellente opération au classement du maillot vert. Il revient à seulement sept points du leader Mads Pedersen, lui aussi présent dans le groupe de tête et huitième de l’étape.

    Une étape débridée

    La journée avait été particulièrement mouvementée, marquée par une succession d’attaques qui ont rapidement morcelé le peloton. Même Isaac Del Toro, troisième du classement général, a été momentanément piégé.

    Un groupe de seize coureurs, parmi lesquels Mathieu Van der Poel et l’infatigable Quinn Simmons, a longtemps semblé pouvoir aller au bout. Mais il a finalement été repris par un groupe de six coureurs comprenant notamment Mads Pedersen et Jasper Stuyven.

    Ce dernier a tenté sa chance en solitaire dans le final, avant d’être repris à un peu plus de trois kilomètres de l’arrivée, dans la côte de la Commanderie.

    Dans les derniers kilomètres, Van der Poel a une nouvelle fois joué son rôle de poisson-pilote de luxe. Le Néerlandais a neutralisé les différentes offensives avant de placer Philipsen dans les meilleures conditions. Sur la dernière ligne droite, le Belge a jailli avec puissance pour s’imposer largement, les deux poings levés. Désormais, Philipsen vise le classement par points : « Les prochaines étapes seront difficiles, mais je vais me battre jusqu’à Paris pour le maillot vert. »

    Au classement général, Tadej Pogacar conserve son maillot jaune avec 4’32’’ d’avance sur Remco Evenepoel. Le Slovène devance toujours Isaac Del Toro et le Français Paul Seixas avant la première des trois étapes alpestres, prévue jeudi.