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  • À Montpellier, une pride « de résistance et de solidarité »

    À Montpellier, une pride « de résistance et de solidarité »

    Une haine de plus en plus banalisée. C’est ce que met en lumière le rapport annuel de SOS homophobie publié en mai. Il recense 1 771 cas de LGBTphobies en 2025, marqués par une forte progression de la haine en ligne, des agressions physiques dans l’espace public – dernière en date : Noahm, 19 ans, est mort sous les coups le 2 juin à Metz, des témoignages mettant en évidence les motivations homophobes – et un harcèlement persistant en milieu scolaire. Une violence nourrie par un climat politique national jugé de plus en plus hostile. À l’international aussi, les droits des personnes LGBTQIA+ connaissent d’importants reculs, « avec les attaques de Trump ou les lois LGBTQIA+phobes en Afrique », souligne Olivier Vaillé, président de l’association Fierté Montpellier Pride, organisatrice de la marche des fiertés dans la capitale héraultaise.

    Aussi, l’affiche, cette année, brandit un slogan de barrage : « Touche pas à ma pride », dans une main aux couleurs arc-en-ciel tendue comme un bouclier, inspirée de celle bien connue de SOS Racisme estampillée « Touche pas à mon pote ». « Une main pour dire attention, pour dire stop. Pour prévenir, pour se protéger, pour poser la limite », explique l’association organisatrice. « La Pride est bien plus qu’une fête. C’est une manifestation de visibilité, de résistance et de solidarité. »

    Un message combatif et politique au lendemain d’élections « qui ont vu de nouvelles villes tomber dans l’escarcelle de l’extrême droite », souligne Olivier Vaillé. « Et on voit ce qu’il se passe quand ils sont au pouvoir. » « À Elne par exemple », à peine élu, le nouveau maire RN de cette commune des Pyrénées-Orientales « a fait repeindre en blanc le passage piéton aux couleurs LGBT devant la mairie et a retiré le drapeau arc-en-ciel du fronton de l’hôtel de ville ». Ailleurs, « des associations qui luttent contre les discriminations se voient retirer leurs subventions, comme ce fut le cas pour la LDH à Carcassonne », cite encore Olivier Vaillé.

    Un nouveau local inauguré

    Face à ces attaques et à la menace d’une accession du RN au pouvoir en 2027, « on a besoin d’une solidarité entre les différentes structures et d’une intersectionnalité des luttes pour préparer l’avenir. C’est pour ces raisons que les associations marraines de la Pride cette année sont SOS Racisme et la LDH ». Comme son homologue de SOS Racisme Dominique Soto, la présidente nationale de la LDH, Nathalie Tehio, marchera en tête de cortège à Montpellier le 20 juin. « On observe une recrudescence d’actes LGBTQIphobes graves, mais aussi d’actes rcistes et antisémites, en lien avec la montée de l’extrême droite qui est contre l’égalité de toutes et tous devant la loi. Et même si Montpellier résiste, il y a une forte poussée de l’extrême droite alentour », relève la présidente de la LDH. « Nous sommes certes en résistance, mais aussi en affirmation de la société que nous voulons, qui est une société inclusive », insiste-t-elle.

    À la veille de la marche des fiertés, le 17 juin, l’association Fierté Montpellier Pride, jusque-là située boulevard Pasteur, a inauguré son nouveau local, trois fois plus grand (d’environ 60 à 180 m2) au 3 avenue Clemenceau. « Ce gain de surface permettra notamment d’accueillir des associations qui n’ont pas de local et qui pourraient en avoir besoin », souligne Olivier Vaillé. Vendredi 19 juin à 16h, Jean-Marc Berthon, ambassadeur pour les droits des personnes LGBT+, Dominique Soto, président de SOS Racisme, Nathalie Tehio, présidente de la LDH et Alice Nkom, avocate spécialisée dans la défense des droits des LGBTQIA+ au Cameroun animeront une conférence à la fac de droit. Puis de 19h à minuit, la Queer night battra son plein aux jardins du Peyrou. Enfin le samedi 20 à 16h, la marche des fiertés partira des jardins du Peyrou pour une grande boucle arc-en-ciel, festive et militante dans le cœur de ville.

  • Corps et esprits se libèrent au Festival de Marseille

    Corps et esprits se libèrent au Festival de Marseille

    S’il fallait encore prouver que la danse libère les corps et les esprits, le programme de cette fin de semaine du Festival de Marseille en est encore une belle illustration. Nouvel exemple avec _ p/rc_, pièce de danse recréée par Eric Minh Cuong Castaing, Aloun Marchal et Marine Relinger, avec des enfants de l’Institution d’éducation motrice de Saint-Thys. Visible samedi 20 juin à 14h30 et 17h30 au Ballet national de Marseille, la réunion chorégraphique de danseurs, enfants atteints de troubles moteurs, de leurs soignants ainsi que de robots de télé-présence dirigés par des personnes en situation de handicap. Un ballet d’une « beauté ludique » où le soin et l’art entrent en symbiose.

    « Hors-norme »

    À la Friche Belle de Mai, ce même jour à 15h, performance XXL en vue, comme le suggère le titre de cette pièce chorégraphiée par Sofiane Chalal, également sur le plateau aux côtés de trois autres interprètes, qui « convoquent leur vécu et revendiquent leur physicalité singulière », présente Julia Moreira Miguel, responsables des relations avec les publics au Festival de Marseille. « Comment brasser à plusieurs, partager en connaissance de cause la sensation d’être gros ? Comment faire vaciller la certitude d’être “trop” qui se lit dans le regard des autres, spectateurs compris ? », écrivent Sofiane Chalal et le dramaturge Youness Anzane. Autant de questions auxquelles ils tentent de répondre en prenant leurs « physiques hors-norme au pied de la lettre » en en « désarmant le péjoratif pour annoncer une vie de combats ».

  • À Digne, l’avenir de l’abattoir débattu en conseil communautaire

    À Digne, l’avenir de l’abattoir débattu en conseil communautaire

    « Il n’est plus acceptable que Provence Alpes Agglomération continue de porter seule la responsabilité financière et le déficit de l’abattoir, dont l’utilité dépasse largement l’agglomération. Ne rien faire, c’est faire le choix le plus coûteux pour nous », a lancé Bruno Acciaï, vice-président de l’agglomération délégué à l’agroalimentaire, proposant le lancement d’une mission relative au devenir de l’abattoir, lors du conseil communautaire, mercredi. « Je vous invite à une réflexion sur l’avenir de cet équipement stratégique pour notre territoire. Il joue un rôle essentiel pour nos éleveurs, pour les circuits courts et plus largement pour l’agriculture de notre département », a-t-il avancé.

    Cet abattoir est cependant vieillissant et a grand besoin d’être modernisé. « On ne doit pas se contenter de gérer l’existant comme nous le faisons maintenant », a insisté le vice-président. La mission prévue permettra d’avoir une vision claire sur les besoins des filières, sur les perspectives d’évolution de cet outil et les différents scénarios envisageables « pour construire un projet durable et cohérent ».

    Les élus se sont surtout interrogés sur la gouvernance de cet abattoir, actuellement géré à 100% par l’agglomération. « Aujourd’hui, notre agglomération assume seule la gestion et le déficit de fonctionnement de cet équipement. Et pourtant, seulement 33% de ses utilisateurs sont issus de Provence Alpes Agglomération », a déploré Bruno Acciaï, qui espère associer l’ensemble des partenaires concernés.

    Pendant ce conseil, le président de l’agglomération, Julien Di Benedetto, a également proposé de créer une nouvelle commission montagne et ruralité, et d’ouvrir les commissions aux conseillers municipaux qui ne sont pas élus à l’agglomération.

  • [Entretien] Renaud Muselier : « On va le faire dans les moyens qui nous sont alloués »

    [Entretien] Renaud Muselier : « On va le faire dans les moyens qui nous sont alloués »

    La Marseillaise : Que vous inspire l’emblème ?

    Renaud Muselier : Il raconte une belle histoire. Il y a cette pureté et cette simplicité qui « matchent » sur quelque chose de grand, mais avec humilité, nécessaire quand on est en montagne. On fait un truc exceptionnellement difficile, mais incroyablement motivant, qui enthousiasme tout le monde. Aujourd’hui est une étape importante, très positive et maintenant, les choses vont s’enchaîner. On sera prêt. Le train sera là, le fort sera là, les sportifs seront là… Il y aura encore quelques turbulences. Mais nous, on est des marins, on sait tenir la rame. Ou on est des montagnards et on n’a pas peur du froid.

    Quelles sont les prochaines grandes échéances ?

    R.M. : Définir la carte des sites, car il y a encore des flottements puisqu’on a quand même eu un problème sur un des sites. Mais on a trouvé une solution car on en trouve toujours quand on veut. Et je trouve que ceux qui n’ont pas voulu ont fait une grosse « ciottise ». Reste un autre enjeu : l’organisation pour la livraison. Il y a des endroits sur lesquels il faut être très attentifs – comment vont se traiter les patinoires à Lyon, qu’est-ce qui va se passer dans le nord, dans les sites qui seront retenus… – Mais c’est une livraison de Jeux classiques et on saura le faire.

    Des associations se demandent si les 133 millions annoncés prennent en compte tous les coups de viabilisation. Pouvez-vous garantir qu’il n’y aura pas de surcoût ?

    R.M. : Il y a eu une réunion hier soir [mercredi] ici avec beaucoup de monde : ceux qui viennent se renseigner, les militants pour les jeux, les anti-jeux… C’est un lieu de discussion et quelque part d’explications. C’est normal. Mais, comme le dit le maire, il y avait 1 000 militaires avant, il y aura 1 000 athlètes. On a trouvé une solution et c’est ce qui m’importe pour la suite. On va le faire dans les moyens qui nous sont alloués et dans lesquels on restera. Il y a beaucoup de forts Vauban dans la région et si on est capable de le faire ici, on sera capable de le faire ailleurs. On nous disait que tout était impossible dans les forts Vauban. Aujourd’hui, on montre qu’avec un beau projet, on ramène de la vie sur un territoire plein de nostalgie.

  • Benoît Payan met la pression sur Nicolas Isnard

    Benoît Payan met la pression sur Nicolas Isnard

    Sommé par le préfet d’arbitrer lui-même les 53 millions d’euros de coupes dans les dotations métropolitaines aux communes, le président (LR) de l’intercommunalité, Nicolas Isnard, défendait ce mercredi comme méthode « l’écoute et l’intelligence collective ». « Je ne suis que le porte-parole d’un collectif, pas un empereur qui décide pour les autres », justifiait-il face à la presse.

    Mais le « le socle de l’unité des maires » qu’il prône tangue face aux intérêts contraires des communes. Ce jeudi, sur BFMTV, le maire (DVG) de Marseille, Benoît Payan, l’a sommé de trancher. « Le président de la Métropole, c’est quelqu’un qui veut être œcuménique. Il se dit que son rôle, c’est de rassembler tout le monde, que tout le monde puisse s’entendre. Mais quand on est un chef, on doit aussi à un moment décider, et il est dans une situation où il doit décider », estimait-il. C’est que si le président de l’intercommunalité voulait prévenir toute discorde, il défendait face aux maires la préconisation de la chambre régionale des comptes, de couper dans la dotation de solidarité communautaire, une option qui pénalise Marseille. « Ça ne peut pas marcher, nous n’irons pas loin collectivement sans la ville centre », lâche Benoît Payan, qui indique avoir proposé ses propres pistes au président de l’intercommunalité, ce jeudi matin. D’emblée, il avertit : « Je ne me laisserai pas marcher dessus, parce que je dois défendre les Marseillais. » Et d’assurer que « sans réforme de structure, la Métropole va mourir ».
    Y.S.

  • [Maj] Pas de grève de Force ouvrière sur le métro marseillais

    [Maj] Pas de grève de Force ouvrière sur le métro marseillais

    Coup de chaud et rififi sur le métro marseillais, ce jeudi. Car le syndicat Force ouvrière de la RTM avait déposé un préavis de grève, qui devait débuter ce vendredi. Un préavis concernant les agents d’exploitation du métro, mais qui n’était pas forcément suivi d’un franc appel à la grève puisque des négociations étaient prévues dans la journée. Et qui portait sur l’organisation du centre de commande. De quoi rappeler le conflit qui avait eu lieu l’année dernière, à la même époque, et qui avait privé la ville de métro pendant plusieurs jours.

    Il n’en fallait pas plus pour que la RTM crie au loup avec un étonnant communiqué de presse, dès le matin, à propos dudit préavis. Et que nos confrères multiplient les articles évoquant, sans conditionnel pour certains, un impact sur les lignes de métro à venir. Après le premier round de discussions de la matinée, FO jugeait les réponses de la RTM non satisfaisantes… Puis est venu le second round de négociations, l’après-midi, durant lequel direction et syndicat ont finalement trouvé un terrain d’entente. « Notre organisation syndicale demandait la formalisation de garanties claires concernant l’organisation du Centre Métro et les conditions de travail des agents. Les réponses apportées permettent aujourd’hui de répondre à plusieurs revendications », justifie le syndicat. Avant de conclure : « Dans ces conditions, Force ouvrière a décidé de lever son préavis de grève. »

    Même retour de la RTM : « Le dialogue engagé ces derniers jours, et plus particulièrement aujourd’hui, a permis de trouver une issue constructive, garantissant la qualité du service public de transport. En conséquence, aucune perturbation n’est à prévoir demain et l’ensemble du réseau fonctionnera normalement. »

  • [Entretien] Adel Bakawan : « C’est la capitulation de Donald Trump »

    [Entretien] Adel Bakawan : « C’est la capitulation de Donald Trump »

    La signature officielle du protocole d’accord entre la République islamique d’Iran et les États-Unis pour mettre fin à la guerre doit se tenir, dans la journée, dans un hôtel de luxe en Suisse. Le Premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, a fait savoir qu’il ne viendrait pas. La venue du négociateur en chef iranien Mohammad Bagher Ghalibaf et du vice-président américain JD Vance avaient été annoncées en début de semaine, mais aucune information n’a filtré depuis. Le président américain tente, lui, de défendre ce texte face au scepticisme dans son pays. Faut-il s’attendre à un nouveau revirement ?

    La Marseillaise : Quels sont les points à retenir dans cet accord ?

    Adel Bakawan : Tous les éléments qui sont considérés comme urgents et importants. L’urgence, c’est le détroit d’Ormuz, les avoirs iraniens gelés, les sanctions primaires et secondaires sur la République islamique d’Iran et, bien évidemment, la guerre qui doit s’arrêter immédiatement, pas seulement entre l’Iran et les États-Unis, mais aussi sur tous les fronts, notamment au Liban. Les points importants sont ceux qui concernent l’avenir du programme atomique iranien et des 440 kilos d’uranium enrichi. Des points sur lesquels nous n’avons aucune précision, aucun détail et dont les négociations sont reportées dans 60 jours. Cette période est prolongeable de manière illimitée. Ça pourrait donc aller jusqu’à la fin du mandat de Donald Trump et il pourrait laisser ce dossier, après son départ, à celui ou celle qui arrive après lui.

    Sur ces seuls éléments, peut-on dire que l’Iran est vainqueur ?

    A.B. : Le 6 mars 2026, Donald Trump dit la chose suivante : « Il n’y aura pas d’accord avec l’Iran autre qu’une capitulation sans conditions ! » Aujourd’hui, qu’est-ce qu’on a comme accord ? Est-ce que Donald Trump a récupéré le programme atomique iranien ? La réponse est non. Est-ce que les Iraniens lui ont livré les 440 kg d’uranium enrichi ? Non. Les Iraniens ont-ils fourni leur programme balistique à l’administration américaine ? Non. Est-ce qu’ils ont coupé leurs liens, soutiens financier et militaire aux proxys qui sèment la terreur au Moyen-Orient : le Hezbollah, les houthis, les milices irakiennes, le Hamas, le Jihad islamique etc. ? Non, ce n’est absolument pas abordé. En revanche, est-ce que les Iraniens ont obtenu la levée du blocus américain sur le détroit d’Ormuz ? Oui, bien sûr, immédiatement. Autrement dit, les Américains ont donné l’occasion aux gardiens de la Révolution islamique de récupérer, sans péage, sans frais de service, juste par la vente du pétrole et des produits pétrochimiques 100 milliards de dollars par an. Est-ce que les Iraniens vont avoir accès à la totalité de leurs avoirs gelés ? La réponse est oui. Verront-ils la suppression de toutes les sanctions non seulement américaines mais aussi des Nations unies ? Oui. C’est la capitulation de Donald Trump. Et oui, clairement, les Iraniens ont gagné.

    De qui proviendront ces 300 milliards de dollars du plan visant à reconstruire le pays ?

    A.B. : Les États-Unis disent que ça ne proviendra pas d’argent public mais privé. Au moins 100 milliards de dollars devraient provenir d’entreprises américaines, européennes et golfiennes qui seront sollicitées. On mettra des centaines de milliards de dollars à la disposition des gardiens de la Révolution, une organisation qu’on a considérée comme terroriste il y a quelques mois.

    Comment expliquer que tous les États du G7 aient salué ce texte ?

    A.B. : Tous les pays du G7 saluent cet accord parce que tout le monde souhaite la fin de cette guerre. Ce ne sont pas eux qui perdent contre l’Iran. Au contraire, ils ne sont absolument pas mécontents de cet accord, de cette capitulation de Donald Trump. Il a maltraité la totalité des chefs d’État du G7, des pays européens et arabes, puis désormais, le Premier ministre israélien. Tous les médias au monde vont monter en puissance pour aborder la capitulation de Donald Trump. Avec cet accord, on enterre ce Donald Trump historique qu’on a connu jusqu’à aujourd’hui. C’est la fin, plus personne n’a peur de lui. Tout le monde a compris que c’était un homme avec une grande gueule qui a la main qui tremble. Les États du Moyen-Orient qui avaient acheté avec des milliards de dollars le parapluie sécuritaire américain se voient dans l’obligation à la fois de négocier individuellement avec les Iraniens parce que Téhéran a parfaitement réussi à fracturer les pays du Golfe, et à chercher d’autres alternatives.

    En janvier, Trump avait appelé les Iraniens à poursuivre leur mobilisation. Puis, le peuple a subi les bombardements israélo-américains et le régime s’est renforcé. C’est le grand perdant ?

    A.B. : Avant la guerre, il y avait une marge de manœuvre pour manifester. Il y avait à la fois les ayatollahs qui modéraient l’action des Pasdaran et des modérés étaient arrivés au pouvoir comme le président Massoud Pezechkian. Désormais, les gardiens de la Révolution pensent que grâce à eux l’Iran a gagné la guerre et donc doivent avoir le dernier mot sur tout. Le régime s’est militarisé et va probablement se brutaliser davantage. La première victime sera le peuple iranien et tous les autres peuples de la région, les Arabes, les Israéliens, les Kurdes, les Turcs, qu’on a jetés dans les bras des gardiens de la Révolution.

  • Le bilan de l’expérimentation du transport à la demande à Château-Arnoux-Saint-Auban

    Le bilan de l’expérimentation du transport à la demande à Château-Arnoux-Saint-Auban

    Un total de 121 utilisateurs, dont 69% de seniors, et 200 trajets par mois : élus et partenaires se sont félicités, jeudi, du bilan de l’expérimentation des transports à la demande dans l’agglomération. Ce dispositif « répond à un enjeu essentiel de mobilité sur le territoire au quotidien : se déplacer pour accéder aux soins, aux services publics et maintenir le lien social », a souligné Philippe Bertrand, maire de Château-Arnoux-Saint-Auban, l’une des huit communes desservies.

    « Les enjeux de mobilité et de vieillissement sont majeurs dans notre territoire rural et peu dense », a avancé Julien Di Benedetto, président de l’agglomération. Le département est le plus vaste de la région, mais le moins dense. Le vieillissement de la population rend les déplacements au quotidien complexes, et mène trop souvent au renoncement aux soins et à l’isolement. Le transport à la demande expérimenté depuis un an permet ainsi de « garantir à chacun un accès effectif à la santé, quel que soit son âge, sa situation sociale ou son lieu de vie », s’est réjoui le président. « Cela montre que les territoires ruraux peuvent être des territoires d’innovation », a-t-il conclu, avançant que l’expérience pouvait désormais servir de modèle pour d’autres territoires.

    Le directeur départemental de l’ARS, qui a participé au projet à hauteur de 45 000 euros, a lui aussi affirmé que l’expérimentation « pouvait inspirer bien au-delà de nos frontières ». Bertrand Biju-Duval s’est dit « très impressionné » par un projet « devenu international », saluant la présence d’une délégation japonaise de la fondation Toyota, partenaire du projet, en mairie de Château-Arnoux-Saint-Auban. Cette nouvelle forme de transport personnalisé permet de répondre « aux défis de l’hôpital public et du faible taux de densité médicale » dans le département, a-t-il souligné. Il a cependant affirmé que le territoire bas-alpin était désormais « en voie de remédicalisation », avec 54 médecins arrivés en trois ans, « soit un tiers des médecins qu’on a dans le département ».

    L’expérimentation prolongée

    Le tarif unique pour emprunter l’une des navettes à la demande est de deux euros. 11% des 121 utilisateurs sont en situation de handicap. Le personnel de l’agglomération a rencontré, fin mai, le centre social et les professionnels de la Maison de santé de Volonne pour avoir des retours concrets sur le service.

    Les élus de l’agglomération ont voté, mercredi, pour la poursuite de l’expérimentation pour une durée de six mois, qui pourra être renouvelée. De nouveaux conducteurs de bus pourraient potentiellement être recrutés et le service pourrait être étendu à d’autres zones de l’agglomération à l’avenir.

    Reste à développer l’application, peu utilisée par les habitants, qui préfèrent souvent réserver par téléphone avec la maison France services.

  • [Entretien] Jacqueline Bouyac : « Six ans après, le parc régional du Ventoux a fait taire les détracteurs »

    [Entretien] Jacqueline Bouyac : « Six ans après, le parc régional du Ventoux a fait taire les détracteurs »

    La Marseillaise : Le parc a vu le jour en juillet 2020, vous en êtes la seule présidente à ce stade. Quel bilan tirez-vous de ces six premières années ?

    Jacqueline Bouyac : C’était une aventure collective, le fruit d’un long travail qui n’a pas été de tout repos. Il a fallu convaincre, dialoguer, avoir beaucoup de patience avec les uns et les autres, avec les élus, les associations, les agriculteurs, les chasseurs… Sans verser dans l’autosatisfaction, je dirais que le parc est désormais bien apprécié, il n’entraîne pas de remarques, ni vraiment de contraintes. Tous ceux qui disaient qu’avec le parc, on ne pourrait plus accueillir le Tour de France dans le Ventoux [l’épreuve cycliste est arrivée au sommet l’été dernier et, en août, le Tour féminin y fait étape], qu’on ne pourrait plus aller ramasser des champignons, qu’on ne pourrait plus chasser, en sont pour leur frais aujourd’hui. On a fait taire les détracteurs. Même chez les maires. Celui de La Roque-sur-Pernes est désormais prêt à adhérer [37 communes en sont membres pour 90 000 habitants]. Il y a une super équipe compétente de 21 agents, plus 24 écogardes l’été. À chaque réunion, il y avait le quorum, j’ai trouvé qu’il y avait beaucoup d’enthousiasme chez tout le monde. La méthode de travail est d’abord de réunir les neuf communes en cœur de massif. Si elles acceptaient tout l’ordre du jour, qu’il n’y avait pas de soucis, après, on le présentait aux autres maires. Je n’ai jamais travaillé à l’envers.

    Vous étiez la seule candidate en lice, quels seront vos objectifs désormais ?

    J.B. : Oui, j’étais la candidate légitime, parce que cette fois, c’est pour 2 ans, puisqu’après, il y aura les élections régionales, donc les cartes seront rebattues. On verra à ce moment-là. D’ici là, on aura ouvert notre belle maison du parc à Bédoin, qui sera inaugurée en mars prochain. Actuellement, le parc loue des locaux à côté de l’office de tourisme. Là, on aura un bâtiment en propre à la sortie du village avec vue sur le Ventoux. Plus largement, nous allons poursuivre nos missions auprès des communes et des intercommunalités, gérer les espaces sensibles, éduquer à l’environnement, s’adapter au changement climatique. Je n’oublie pas que nous venons de créer la première Réserve naturelle régionale du territoire à Villes-sur-Auzon (notre édition du 9 mai). Les Atlas de la biodiversité communale continuent à se déployer, nous allons amplifier le soutien à l’agriculture et à l’alimentation locale et encourager à un tourisme durable.

    Avez-vous les moyens financiers de vos ambitions ?

    J.B. : Le parc est doté d’un budget annuel de 3,1 millions euros en fonctionnement et d’1 million d’euros en investissement. On va dire que l’on gère en bon père de famille, avec prudence en reconduisant nos budgets sans partir à la hausse car il y a beaucoup d’incertitudes chez nos financeurs que sont l’État, la Région et le Département. On ne cherche pas des projets grandioses, en tout cas le manque d’argent n’a jamais été un frein.

  • Les 86 ans de l’appel du 18-juin célébrés au Mont Valérien

    Les 86 ans de l’appel du 18-juin célébrés au Mont Valérien

    « Moi, général de Gaulle, actuellement à Londres, j’invite les officiers et les soldats français, qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s’y trouver, avec leurs armes ou sans leurs armes, j’invite les ingénieurs et les ouvriers spécialistes des industries d’armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s’y trouver, à se mettre en rapport avec moi. Quoi qu’il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas. » L’appel du Général de Gaulle a été lu durant la cérémonie de commémoration qui s’est déroulée ce jeudi au mont Valérien en présence du président de la République Emmanuel Macron notamment entouré du Premier ministre Sébastien Lecornu, du ministre de l’Éducation Édouard Geffray, du ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot de la ministre déléguée auprès de la ministre des Armées et des Anciens combattants Alice Rufo, du chef d’État-major des armées Fabien Mandon.

    Le site est hautement symbolique, principal lieu d’exécution par l’armée allemande sur le territoire français pendant la Seconde Guerre mondiale et où s’affichent les 1 009 noms des Résistants exécutés entre 1941 et 1944, parmi lesquels de nombreux communistes dont Missak Manouchian et 21 de ses camarades le 21 février 1944. La cérémonie a débuté avec une Marseillaise jouée par les musiciens de l’armée puis Le chant des partisans entonné par un chœur.

    Le président de la République s’est ensuite rendu dans la crypte du mémorial, où sont inhumés seize hommes et une femme morts pour la France.

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