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  • [Entretien] Isabelle Autissier : « On ne peut pas aimer la mer et ne pas se soucier de l’écologie »

    [Entretien] Isabelle Autissier : « On ne peut pas aimer la mer et ne pas se soucier de l’écologie »

    La Marseillaise : Pourquoi avez-vous accepté d’être marraine de la 23e édition du salon des Nauticales ?

    Isabelle Autissier : Pour moi, c’est une occasion de porter des messages, de rencontrer des gens, de faire avancer un certain nombre de projets. Je suis très attachée à la cause environnementale et à la biodiversité marine. Mais aussi à la découverte de l’océan par tout le monde. J’encourage les gens à aller eux-mêmes au bord de la mer, sur ou sous l’eau, pour comprendre comment ça se passe, pour s’extasier et pour se faire plaisir. Nous sommes sur une planète bleue, il n’y en a pas beaucoup dans l’univers apparemment, donc il faut en profiter et découvrir au mieux ce milieu.

    En tant que présidente d’honneur de WWF, comment aller
    vous porter votre combat de préservation de l’environnement sur le salon
     ?

    I.A. : Dans mes discours, dans mes rencontres je vais parler de ces problèmes. Il ne faut pas se les cacher. Mais je vais aussi parler des solutions parce qu’heureusement il y en a beaucoup. En fait, c’est ça l’éducation. Il faut répéter mille fois les choses. Il faut revenir, parler, rediscuter, échanger, convaincre et pousser les gens à s’engager à leur niveau. C’est inlassable, mais je pense que c’est indispensable.

    Et donc, comment va la Méditerranée ?

    I.A. : Très mal. Elle se réchauffe plus vite encore que l’océan parce que c’est une petite mer. Elle a aussi de moins en moins d’apports d’eau douce puisqu’il y a moins de pluies. Ce réchauffement de la Méditerranée produit des effets catastrophiques sur la vie dans la Méditerranée. Je pense aux coraux par exemple, mais à beaucoup d’autres espèces. Et aussi, c’est une mer qui est, au niveau des plastiques, la plus polluée au monde. On est nombreux à avoir cette impression d’eaux limpides, mais malheureusement, elle est bourrée de microplastiques. C’est aussi une des mers du monde où la surpêche est la plus grave. On ne peut pas accepter ça. On ne peut pas à la fois dire qu’on aime la mer Méditerranée et dire qu’on ne soucie pas de l’écologie, qu’on verra bien après. Non. Il existe des solutions et donc il faut les mettre en œuvre.

    Quelles sont ces solutions ?

    I.A. : Il faut arrêter d’utiliser du plastique à tort et à travers. On ne résoudra pas le problème juste en ramassant le plastique. C’est comme si vous vouliez vider la mer avec une petite cuillère. Parce que le plus grave, ce sont surtout les micro-plastiques, qui font moins d’un millimètre, et qu’on ne peut pas ramasser. Ils passent dans la chaîne alimentaire puis dans notre corps. C’est dramatique parce que c’est cancérogène, ce sont des perturbateurs endocriniens, c’est très mauvais pour la santé, la nôtre et celle de la biodiversité. Donc il faut d’abord diminuer la consommation de plastique, parce qu’il y a plein de choses qui n’ont pas besoin d’être en plastique, et qui ne l’était pas avant : les batteries de cuisine, les jouets, le mobilier… Il faut que l’on diminue sa production, que l’on utilise d’autres matières.

    Peut-on associer nautisme et préservation de l’environnement ?

    I.A. : Oui, parce qu’on protège ce qu’on aime. Aimer l’océan, c’est se réjouir et profiter de ses beautés, de tout ce qu’il peut nous offrir. C’est faire des balades en mer, de la plongée, des balades à pied ou aller se baigner. ça, il faut l’encourager, mais pas n’importe comment. C’est vrai qu’avoir un bateau avec un gros moteur, je ne suis pas certaine que ce soit la meilleure façon de profiter de la Méditerranée. Je pense qu’il y a des façons plus simples, plus tranquilles, qui sont moins polluantes. Je pense qu’il faut réfléchir à comment on fait les choses. La question, ce n’est pas de se priver de les faire, c’est juste de les faire mieux.

    Entretien réalisé par Eva Janus

  • RTM : l’hypothèse d’une hausse du prix des tickets

    RTM : l’hypothèse d’une hausse du prix des tickets

    Il y a eu la révolution des transports, avec la mise en service de nouveaux bus à haut niveau de service, une première prolongation du tramway à Marseille. Mais ce jeudi, c’est son contrecoup financier qui sera présenté aux élus de la Métropole Aix-Marseille, avec de la présentation du rapport d’orientations budgétaires. Les finances des transports virent en effet au rouge vif. « Le budget annexe fait face à ces difficultés structurelles avec un besoin de l’ordre de 80M à 90M d’euros dès le budget primitif 2026 », alerte ainsi le document qui parle d’un « véritable mur » financier. Dès 2025, la contribution d’équilibre s’est révélée insuffisante et l’épargne nette devrait être en déficit de 135 millions d’euros en 2028. « On pensait avoir une haie importante à franchir, là on a une muraille, le chantier financier (…) est colossal », souffle le vice-président LR aux finances David Ytier, avant le « temps du partage des constats ». Et de déplorer : « On nous demande de financer un développement de l’offre sans mettre les recettes qui permettent de financer. » D’autant plus que la Métropole doit faire face à 35 millions d’euros de ponctions de l’État.

    Alors l’alternative est posée sur la table : « Dès le budget primitif 2026, augmenter les recettes et/ou baisser les coûts d’exploitation. » Sur la baisse des coûts, la Métropole propose d’emblée 14 millions d’euros d’économies « en supprimant les kilomètres peu productifs », les bus les moins fréquentés, sans toucher aux dessertes. Pour les recettes, elle espère préparer un nouveau plan Marseille en grand pour déployer les RER métropolitains et table sur une évolution législative pour augmenter le versement mobilité des entreprises… Mais surtout, la hausse des recettes commerciales « constitue un levier prioritaire, rapide et pérenne d’équilibre du budget ». Avec deux hypothèses : un prix du billet augmenté de 20 centimes (jusqu’à 3,6 millions d’euros de recettes) ou de 80 centimes (+10,2 millions d’euros). En augmentant au passage le tarif des dessertes de l’aéroport. Des hypothèses étudiées « pour le quatrième trimestre 2026 ». Même si David Ytier temporise : « Aujourd’hui il n’y a rien d’arbitré, on a seulement finalisé les constats. »

  • [Entretien] Jérémy Bacchi : « Le gouvernement continue de jouer le jeu de l’industrie pétrolière »

    [Entretien] Jérémy Bacchi : « Le gouvernement continue de jouer le jeu de l’industrie pétrolière »

    La Marseillaise : Que contient la proposition de loi (PPL) déposée mardi au Sénat par les communistes ?

    Jérémy Bacchi : C’est une proposition de loi pour bloquer, encadrer les prix et les marges des carburants et du gaz, dans une période de flambée à la défaveur des conflits au Moyen-Orient. L’idée est de s’attaquer aux profiteurs de crise, que ce soit l’état ou les industries pétrolières, qui s’appuient sur ce chaos international pour augmenter leurs marges. Les industriels nous expliquent que le prix du baril est à X dollars et assurent que, dans ce cadre, ils ne margent que très peu. Ils oublient de dire qu’ils ont des réserves conséquentes, qu’ils ont constituées lorsque le prix du baril était au plus bas, et qu’aujourd’hui, ils nous les vendent au plus fort.

    Votre PPL invite aussi l’état à baisser la TVA et la fiscalité du carburant…

    J.B. : Il y a évidemment un volet qui consiste à appliquer une TVA à 5,5% au carburant, mais aussi au gaz. Cela permettrait de redonner du pouvoir d’achat aux Françaises et aux Français.

    Pourquoi le gouvernement ne suit-il pas votre PPL pour l’instant ?

    J.B. : D’abord, le gouvernement continue de jouer le jeu de l’industrie pétrolière, notamment du fait de la présence de forts lobbies de l’industrie pétrolière en France, et au-delà, d’ailleurs. Deuxièmement, l’État trouve son intérêt dans la situation. Il joue, lui aussi, à la spéculation sur la hausse des tarifs. Près de 400 millions d’euros ont été récupérés par l’état en six semaines, à la faveur de la hausse du prix du pétrole.

    La PPL prévoit que le prix de l’essence ne puisse pas, pendant six mois, excéder le prix moyen des douze mois précédents. À quel niveau cela nous amènerait-il ?

    J.B. : Ça dépend du prix moyen. Mais on serait aux alentours de 30 à 40 centimes de moins que ce qu’on a aujourd’hui, ce qui pourrait permettre de gagner entre 7 et 9 euros par plein.

    Fabien Roussel (PCF) a, début avril, relancé le débat autour d’une nationalisation de TotalEnergie. Qu’est-ce que cela permettrait ?

    J.B. : Le débat autour de la nationalisation soulève en premier lieu la question de la souveraineté énergétique. Il s’agit d’un problème plus large que celui du coût du carburant, ou de la séquence que nous vivons. C’est la question de savoir qui a la main, quelles nations, quels investisseurs…

    Cela permettrait aussi de diminuer l’impact des conflits sur les plus pauvres, qui sont les premiers à trinquer…

    J.B. : En effet, aujourd’hui, c’est le peuple qui paye le prix du conflit. Et les industriels se gavent là-dessus.

    TÉMOIGNAGES

    Muriel Dueñas – Responsable départementale de l’Association de défense des consommateurs (Indecosa) CGT Vaucluse

    « Nous exigeons un prix de carburant à 1 euro 70, sachant que, dans certains pays en Europe, les prix sont plus bas. L’addition est salée mais nos salaires n’augmentent pas. Les grandes compagnies pétrolières réalisent des profits sur le dos des consommateurs. Nous demandons au gouvernement d’empêcher cette spéculation et de protéger la population. J’ai travaillé dans une station essence, je sais que les stocks sont présents bien en avance. Il est donc possible de baisser les prix, car les stocks ont été faits avant la crise. »

    M.M.

    Olivier Masini – Secrétaire départemental du Secours populaire 83

    « C’est encore trop récent pour qu’on ait des retours mais inévitablement ça va venir aggraver la situation des personnes que nous accompagnons qui sont déjà en situation de précarité, voire de grande précarité. Aujourd’hui, il n’y a plus pour elles d’arbitrage possible. Cet hiver c’était déjà choisir entre se chauffer et se nourrir…

    je rappelle que dans notre département 17,94% de la population vit sous le seuil de pauvreté. Alors bien sûr toute augmentation des prix de l’énergie va forcément avoir un impact sur les plus fragiles. »

    T.T.

    Damien Langlet – Président de l’association des consommateurs et usagers des Hautes-Alpes

    « L’impact dans les Hautes-Alpes est énorme. Dans ce territoire de montagne avec des communes enclavées et des emplois excentrés, la voiture est essentielle pour la majorité des travailleurs. Nous souhaitons donc que le gouvernement rétablisse la taxe sur le carburant, qui augmente à mesure que les prix montent, à son niveau d’avant crise. On a le sentiment que l’État laisse faire car la situation lui permet de générer un maximum de recettes via cette taxe et, en même temps, d’accélérer à marche forcée le passage à l’électrique, au détriment des plus pauvres. »

    A.F.

  • [Maj] Les délégations des élus ont enfin été attribuées

    [Maj] Les délégations des élus ont enfin été attribuées

    Il aura fallu attendre près de quinze jours pour savoir enfin officiellement qui faisait quoi au sein des élus de la nouvelle majorité du Printemps marseillais emmenée par le maire (DVG) Benoît Payan largement réélu le 22 mars.

    Pas moins de 73 candidats ayant passé la barre pour siéger dans l’hémicycle de la place Bargemon, il s’agissait de donner un rôle bien précis à chacun, et poser les bases de ce deuxième mandat. De quoi compliquer arbitrages et négociations, pour jongler entre les priorités de la municipalité, les desiderata de chacun et les équilibres politiques. En veillant dans le même temps à bien border juridiquement les périmètres de chaque délégation qui ont dû être largement redécoupées au vu de la très large majorité sortie des urnes pour le Printemps marseillais. Ce travail de l’ombre a ainsi retardé l’officialisation des fonctions de chacun, attendue par les élus eux-mêmes qui étaient restés hors du secret jusqu’en ce début de semaine. Espérée dès lundi, l’annonce a donc été repoussée quotidiennement, avec des tractations qui se sont poursuivies jusqu’à ce mercredi après-midi avant enfin la publication des quelque 73 délégations des 33 adjoints au maire et 40 conseillers municipaux.

    La Métropole dans la mire

    Le maire qui souhaitait remanier son équipe au moment d’établir sa liste pour les municipales a aussi très largement remanié les responsabilités de chacun, jusqu’aux délégations les plus emblématiques du logement, des solidarités, des écoles. Parmi les adjoints sortants, ils ne sont que deux à conserver leur portefeuille. C’était déjà le cas pour la cheville ouvrière du Printemps marseillais Joël Canicave (PS), qui a été le premier à récupérer sa délégation aux finances afin de pouvoir présenter les premières orientations budgétaires du mandat, mais cède cependant les ressources humaines. C’est aussi le cas pour Rebecca Bernardi (DVG), qui garde sa délégation au commerce.

    Au-delà des messages envoyés avec les principales délégations, les responsabilités en lien avec les compétences métropolitaines prennent un poids particulier dans ce mandat, avec l’accord trouvé pour que la majorité marseillaise trouve sa place dans l’institution, et reprenne la main sur les outils métropolitains, avec des premières désignations prévues ce jeudi et l’élection des membres du bureau. C’est déjà le cas pour les mobilités, avec Samia Ghali qui devrait prendre la tête de la RTM (lire page 8), mais les portefeuilles en lien avec le logement ou l’aménagement, la gestion des déchets ouvrent d’autres portes.

    Dans cette majorité, les communistes auront à mettre en œuvre eux-mêmes une partie de leurs propositions inscrites au programme du Printemps marseillais, que ce soit sur le logement avec Audrey Garino, les centres de santé avec Anthony Gonçalves, la mise en place d’une mutuelle municipale avec Ibrahim M’ze. De quoi lancer pleinement le mandat.

    LES ADJOINTS

    Présentés déjà lors du conseil municipal d’installation le 30 mars dernier, les 33 adjoints au maire de Marseille se voient désormais confier chacun une mission plus précise. Une distribution des délégations qui reflète les priorités du mandat, mais surtout marquée par un quasi-total renouvellement des portefeuilles pour les anciens adjoints. Les périmètres d’action, eux, ont dû être redessinés avec une majorité bien plus large et de nouvelles responsabilités métropolitaines.

    1ère. Michèle Rubirola

    Première adjointe déléguée au projet municipal, aux relations internationales, au bien-être dans la ville. L’écologiste reste la figure de proue du Printemps marseillais.

    2e. Joël Canicave

    Adjoint aux finances, aux moyens spéciaux et aux partenariats. L’ancien chef du groupe de la majorité rempile aux mêmes fonctions.

    3e. Samia Ghali

    Maire adjointe aux mobilités, à la rénovation urbaine et aux projets structurants. Des délégations particulièrement lourdes et stratégiques pour toute la majorité.

    4e. Amine Kessaci

    Adjoint à la jeunesse, à la citoyenneté et à l’engagement. Le militant de la lutte contre le narcotrafic occupe une place de choix dans l’exécutif.

    5e. Audrey Garino

    Adjointe déléguée au logement, à l’hébergement et à la lutte contre l’habitat indigne, elle est devenue une des cadres du Printemps marseillais.

    6e. Arnaud Drouot

    Adjoint délégué au bataillon des Marins-pompiers et à la sécurité civile, il retrouve la délégation laissée pour entrer au cabinet du maire en 2021.

    7e. Pascaline Lécorché

    Adjointe déléguée à l’éducation, au soutien scolaire et aux activités périscolaires, la chercheuse et déléguée de Place publique aura fort à faire.

    8e. Pierre Huguet

    Adjoint aux relations institutionnelles, il avait été en charge de l’éducation et des cantines scolaires lors du dernier mandat.

    9e. Hanifa Taguelmint

    Adjointe déléguée à l’emploi et à la formation. Un signal fort adressé avec cette voix historique des quartiers Nord qui a rejoint le PM en janvier.

    10e. Éric Méry

    Adjoint délégué aux sports. L’avocat, président de Mad Mars, avait pris la suite de Mathilde Chaboche à l’urbanisme.

    11e. Nassera Benmarnia

    Adjointe au bâti scolaire, au « Plan école », à la construction et à la rénovation des écoles. L’ancienne adjointe en charge des espaces verts, des parcs et jardins prend du galon.

    12e. Hervé Menchon

    Adjoint délégué à l’environnement et à biodiversité. L’élu écologiste, ancien adjoint à la mer, devrait s’y sentir comme un poisson dans l’eau.

    13e. Marie Batoux

    Adjointe déléguée aux luttes contre les discriminations, à l’égalité femme homme et à la lutte contre les violences faites aux femmes.

    14e. Julien Harounyan

    Adjoint à l’attractivité économique et au tourisme durable après avoir rejoint le Printemps marseillais en février dernier.

    15e. Audrey Gatian

    Adjointe déléguée à l’urbanisme et à la stratégie foncière et patrimoniale. La socialiste avait laissé les mobilités pour garder la politique de la ville.

    16e. Pierre-Marie Ganozzi

    Adjoint délégué à la sécurité, pour cette incarnation citoyenne du Printemps marseillais, prof d’histoire-géo et ex-secrétaire de la FSU 13.

    17e. Perrine Prigent

    Adjointe déléguée aux espaces verts et à la nature en ville, et aux cimetières. Élue en 2020, elle était a été adjointe à la valorisation du patrimoine.

    18e. Anthony Gonçalves

    Adjoint délégué à la santé. Ce cancérologue a rejoint le PCF en 2014 et était le chef de file des communistes lors de ces municipales.

    19e. Josette Furace

    Adjointe au stationnement et à la circulation. L’ancienne élue issue des 15-16 et auparavant, déléguée à l’emploi des jeunes est promue.

    20e. Karim Touche

    Adjoint délégué à l’action sociale et à la solidarité. Le délégué général de la Ligue de l’enseignement 13, intègre cette année l’exécutif municipal.

    21e. Capucine Edou

    Adjointe déléguée à la mer, au littoral, à la transition écologique et énergétique. Un cadre d’action idoine pour cette écologiste.

    22e. Gwenaël Richerolle

    Adjoint au patrimoine municipal et aux équipements culturels municipaux. L‘ex-dircab des 6-8 intègre cette fois la mairie centrale.

    23e. Chahidati Soilihi

    Adjointe déléguée à l’agriculture urbaine. L’adjointe au maire des 15-16 fait également son entrée au sein de l’exécutif de la Ville.

    24e. Hassan Guenfici

    Adjoint délégué aux centres sociaux et à l’éducation populaire. Une mission au long cours pour l’ancien collaborateur du PM à la Métropole.

    25e. Sophie Guérard

    Ajointe aux personnes en situation de handicap, à l’inclusion et à l’accessibilité. Cette directrice d’école fut adjointe en charge de la place de l’enfant.

    26e. Yoan Levy

    Adjoint délégué au cadre de vie, aux espaces publics et aux emplacements. Le socialiste avait intégré le cabinet du maire en janvier 2025.

    27e. Clara Jaboulay

    Adjointe à la vie culturelle, à la création artistique et à la nuit marseillaise. L’ex-présidente de l’UNL était au cabinet en mairie des 2-3.

    28e. Ahmed Heddadi

    Adjoint délégué aux seniors et aux fêtes de quartier. L’ancien président des Radicaux de gauche 13 retrouve une délégation similaire à l’ancienne.

    29e. Nathalie Tessier

    Adjointe déléguée aux droits des enfants et à la place de l’enfant dans la ville. Élue en 2020, la communiste était déléguée aux droits des femmes.

    30e. Hedi Ramdane

    Adjoint délégué à la propreté de la ville. Il était devenu en 2020 adjoint au maire délégué à la jeunesse.

    31e. Rebecca Bernardi

    Adjointe au commerce et à l’artisanat, aux noyaux villageois. Cette incarnation de la composante citoyenne du PM retrouve sa délégation.

    32e. Yannick Ohanessian

    Adjoint délégué à la vie associative et aux associations. Le secrétaire du PS 13 était en charge de la tranquillité publique.

    33e. Juliette Masson

    Adjointe déléguée à la petite enfance. Adjointe à la maire des 6-8,déléguée aux écoles, à la place de l’enfant, son travail est récompensé.

    QUARANTE CONSEILLERS MUNICIPAUX DÉLÉGUÉS

    Enda Amraoui, déléguée à l’accès au droit

    Nadia Boulainseur, présidente de commission

    Katia Yakoubi, déléguée à l’accès aux services publics

    Mohamed Itrisso, délégué au Samu Social

    Nina Palomba, déléguée à la condition animale

    Laurent Lhardit, président de commission

    Mirabelle Lamoureux, déléguée à l’économie numérique et à l’innovation

    Emilia Sinsoilliez, déléguée à l’accueil des nouveaux Marseillais

    Lucas Langomazino, délégué aux cantines scolaires et à l’alimentation

    Thomas Roller, délégué aux ressources humaines et au dialogue social

    Azad Kazandjian, délégué au patrimoine historique et cultuel

    Christophe Hugon, délégué au budget participatif et aux relations avec les acteurs du numérique

    Anne-Sophie Sidani, déléguée à la politique de la ville

    Jean-Marc Signes, délégué aux relations avec les CIQ

    Martin Grand-Dufay, délégué aux fêtes de quartiers et au lien social

    Ibrahim M’ze, délégué à la mutuelle municipale

    Farida Benaouda, déléguée aux vacances pour tous et aux cités éducatives

    Julien Rossi, délégué à la gestion et entretien des cimetières, et régie des pompes funèbres

    Laure Rovera, déléguée à la commission communale de sécurité et aux périls

    Philippe Cahn, délégué à la commande publique

    Lydia Frentzel, déléguée aux rues jardins

    Nicolas Hue, délégué aux mobilités douces et aux taxis

    Lisette Narducci, déléguée à la mémoire et aux anciens combattants

    Romain Pastor, délégué aux traditions, à la culture et aux pratiques sportives provençales

    Cécile Vignes, déléguée à l’économie verte et circulaire

    Candice Le Tourneur, déléguée à l’enseignement supérieur, à la recherche et à la vie étudiante

    Yahya Güngörmez, délégué aux événements sportifs de proximité et à la pratique sportive libre

    Fatima Mostefaoui, déléguée à la prévention de la délinquance

    Eric Semerdjian, délégué à l’économie sociale et solidaire

    Samia Chabani, déléguée au conseil municipal des jeunes, à l’éducation aux médias et à l’information

    Patrick Amico, président de commission

    Wassila Hammache, déléguée à la médiation sociale

    William Leday, délégué aux fonds européens

  • Cinq fraudeurs de meublés Airbnb assignés à Marseille

    Cinq fraudeurs de meublés Airbnb assignés à Marseille

    Alors que la saison touristique redémarre, la municipalité a assigné cinq nouveaux propriétaires en infraction sur huit adresses de meublés touristiques. Les audiences sont fixées aux 6 et 22 mai prochains devant le juge des référés du tribunal judiciaire de Marseille. Par ailleurs, 4 assignations de la Ville sur des meublés à Malmousque et au Panier d’un juge consulaire de Marseille qui ont été dépaysées à Toulon y seront jugées le 12 mai.

    Selon les estimations de la mairie, plus de 6 000 des 13 000 meublés touristiques identifiés sur les plateformes de location sont exploités sans autorisation de changement d’usage (désormais conditionnée à une compensation par transformation concomitante en habitation de locaux ayant un autre usage), ni déclaration préalable de mise en location.

    Chaque année à Marseille, plus d’un million de nuitées avec valises à roulettes se font dans des meublés de tourisme. Pour endiguer ce phénomène qui nourrit la crise du logement, la Ville a déjà abaissé la durée de mise en location pour les résidences principales de 120 à 90 jours par an. Elle saisit les boîtes à clés sauvages et traduit en justice les fraudeurs. En février, pour la première fois, elle a fait condamner définitivement – il n’y a pas eu d’appel – deux gros loueurs à 255 000 euros d’amendes civiles intégralement versées à la ville, avec retour à usage d’habitation des locaux dans les trois mois.

    « Rendez les logements ! »

    Pour cette saison 2, la Ville poursuit sept loueurs dont un investisseur immobilier de 36 ans, Florent R., qui étale sa réussite et ses conseils sur les réseaux sociaux. L’influenceur est d’ailleurs nommément visé dans un communiqué du Groupe unifié pour l’insurrection du quotidien. Ces activistes traquent les « crevards de ce Far West de l’immobilier » avec pour slogan : « Rendez les logements ! »

    Le trentenaire aux 13 sociétés répond de l’exploitation de quatre meublés au 9, rue des Honneurs au Panier et de deux grands meublés dans un appartement divisé au 16, rue Colbert (1er). « On ne savait pas trop la procédure » a-t-il répondu aux agents de la brigade de contrôle, alors qu’il se dit « expert en location courte durée et automatisation ». En quatre ans, d’après les calculs de la Ville, ces six meublés touristiques gérés à distance ont généré 1,3 million d’euros de chiffre d’affaires, six fois plus que ce qu’ils auraient généré en location classique. D’où sa fierté de tirer « à ce jour près de 20 K euros/mois de revenus locatifs ».

    « Ici on fait du business, pas de la charité »

    Florent R. dit gérer 44 meublés touristiques à Bordeaux, en région parisienne et à Marseille. Sur sa chaîne Youtube, il se vante d’être devenu un « millionnaire dans l’immobilier » fort d’un « patrimoine d’environ 3 millions d’euros ». Il propose du « coaching individualisé » pour « gérer sa location courte durée à distance ». « Ici on fait du business, pas de la charité. Finalement c’est facile de louer des nuits à plus de 200 euros », pouvait-on lire sur son compte Facebook qu’il a verrouillé. La mairie fustige sa « très grande indifférence à la loi », son « sentiment d’impunité ouvertement affiché » et demande au tribunal de lui infliger pour plus de 1,5 million d’euros d’amendes civiles avec retour à l’habitation classique de tous ces locaux illégalement exploités.

    Autre multipropriétaire assigné, Mickael S., 40 ans, pour quatre meublés touristiques au 76, avenue de Montolivet (4e), 12 rue de Crimée (3e) et 147 boulevard de la Blancarde (4e) en recourant à l’occasion un faux numéro d’enregistrement, ce qui démontre selon la ville « une véritable volonté de fraude ». Il est demandé pour chaque adresse 100 000 euros d’amende pour défaut de changement d’usage, 5 000 euros pour usage de faux, 12 500 euros pour défaut de publication.

    Paul C., 40 ans, investisseur parisien, est lui assigné pour deux meublés non déclarés au 118, rue Dragon (6e) dont une chambre de bonne. Proposé sur les plateformes Airbnb et French Casa, le grand appartement avec six chambres, loué 400 euros la nuit, lui a rapporté 207 600 euros illégalement de 2022 à 2024 selon la Ville. Deux autres investisseurs doivent répondre aussi de leurs meublés exploités en douce rue Fontaine de Caylus et rue Nationale.

  • Bercy en panne face à la hausse de l’énergie

    Bercy en panne face à la hausse de l’énergie

    Face à la flambée des prix à la pompe, le gouvernement dégaine un décret pour contrôler la situation. Consultée mardi par l’AFP, la mesure d’urgence prétend « éviter des effets d’aubaine » liés à la guerre de Trump et Netanyahu au Proche et Moyen-Orient. Dans une lettre envoyée mardi au Premier ministre, les patrons des cinq plus gros distributeurs français, Carrefour, Auchan, Intermarché, Leclerc et Coopérative U, dénoncent un texte « techniquement défaillant, économiquement déséquilibré et juridiquement fragile ».

    Depuis le début de la guerre en Iran, fin février, et le blocage du détroit d’Ormuz qui s’en est suivi, les prix à la pompe ont grimpé en France d’environ 15% pour l’essence (à environ 2 euros par litre en moyenne mercredi) et bondi de 34% pour le diesel (à plus de 2,30 euros le litre en moyenne). Le décret donnerait la possibilité au gouvernement de plafonner les marges des distributeurs, mais les prix à la pompe resteront variables en fonction de l’évolution des cours des produits raffinés. Le mécanisme se déclencherait dès lors que les prix des produits raffinés à Rotterdam dépassent ceux d’avant-crise, correspondant à environ 1,71 euro/l à la pompe pour le gazole et l’essence.

    Pour Olivier Gantois, président de l’Union française des industries pétrolières (Ufip), si l’idée du gouvernement est « louable », ce mécanisme ne fera baisser les prix que de « quelques centimes par litre » puisque la loi du marché garde la main sur le prix in fine. Déjà critiqué à droite comme à gauche comme pour son impact « marginal », ce projet suscite encore une levée de boucliers des distributeurs qui condamnent une décision « sans concertation avec les acteurs économiques, et surtout qui ne va rien produire », s’est agacé Thierry Cotillard, patron du Groupement Mousquetaires/Intermarché. Le prix glissant sur cinq jours décorrèle « le prix de référence réglementaire du coût réel du carburant en cuve », ce qui aurait pour conséquence de contraindre les distributeurs à « vendre à perte ». Les cinq dirigeants dénoncent : « Ce sont les raffineurs-distributeurs qui ont capté des marges brutes considérables depuis le début du conflit en Iran » et « ce décret ne leur impose strictement rien ». Ils plaident pour la suspension des certificats d’économies d’énergie (CEE), qui représente « 15 à 20 centimes par litre » sur le prix du carburant.

    Ménages et travailleurs, les plus pompés

    On est loin du « prix maximum à la pompe 1,70 euro » réclamé par la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet. In fine c’est encore le monde du travail qui trinque le plus, « le secteur routier est le plus touché, avec environ 30% des coûts liés à l’énergie, la pêche c’est même 35%, ensuite vient l’agriculture, le BTP, les aides à domiciles, les infirmières », liste l’économiste Henri Sterdyniak, soulignant « les inégalités territoriales dans les zones rurales et périphériques ». Du côté du Medef Sud, « pour l’instant, il y a prise en compte des entreprises, qui prennent sur leurs marges pour éviter le dérapage d’une inflation qui serait difficilement supportable pour notre pays », réagit Stéphane Benhamou, son président. « Cette inflation provoquerait un ralentissement d’activités, qui aurait d’autres répercussions, beaucoup plus graves : sur le nombre de demandeurs d’emploi ou de la consommation. » Le patronat de la région Paca craint surtout les répercussions en cas de poursuite du conflit « jusqu’en juin (…) Il y aura un impact inévitable sur l’emploi, sur la croissance, sur l’investissement et sur la consommation qui représente 52% du PIB de notre pays ». Enfin, « le pétrole, ce n’est pas seulement le carburant que l’on met à la pompe toutes les semaines, c’est aussi énormément de matières premières dérivées », rappelle Stéphane Benhamou.

    Une fois n’est pas coutume, le consommateur semble le cadet des soucis du gouvernement qui rejette toute « aide universelle » aux automobilistes pour tenir son objectif de rigueur budgétaire. La hausse va donc « beaucoup peser sur les ménages » déplore Henri Sterdyniak. Présidente de l’association de consommateurs UFC-Que Choisir, Marie-Amandine Stévenin a quant à elle considéré que la réponse du gouvernement cherchait surtout à « atténuer la brutalité des hausses ».

  • Les profiteurs de guerre

    Les profiteurs de guerre

    La guerre, meurtrière pour les peuples, est toujours une très bonne affaire pour le capitalisme. C’est pour cela qu’il la fait. Celle déclenchée au Moyen-Orient par les États-Unis de Donald Trump et Israël – dirigé par le gouvernement suprémaciste de Benjamin Netanyahu – a coupé les routes maritimes du pétrole. Résultat, depuis le 28 février, les prix flambent et les multinationales de l’or noir font des profits records. Selon une étude commandée par Greenpeace et relayée par l’association Attac, les compagnies pétrolières réalisent plus de 80 millions d’euros de profits supplémentaires par jour depuis le début de la guerre. Pour le seul mois de mars, ces superprofits représenteraient environ 2,5 milliards d’euros.

    Justice fiscale

    Outre la nécessité de se dégager d’une dépendance mortifère aux énergies fossiles, l’urgence est de faire payer ceux qui s’enrichissent de manière indécente alors que les citoyens peinent à payer leurs factures. Contrairement aux affirmations du bloc central (minoritaire) qui gouverne la France, bloquer les prix, taxer les compagnies est possible et absolument souhaitable. Celles et ceux qui participent à la vie de la cité, des aides à domicile en passant par les artisans, les agriculteurs, les pêcheurs, les enseignants, les infirmières etc. Bref toutes celles et ceux qui font tourner le pays et assurent la concorde sociale, sont aujourd’hui en grande difficulté tandis qu’une poignée d’actionnaires se gavent. La collecte de l’impôt débute et il est temps d’instaurer la justice fiscale.

  • [Exclusif] Samia Ghali candidate à la présidence de la RTM

    [Exclusif] Samia Ghali candidate à la présidence de la RTM

    Dès son élection à la tête de la Métropole Aix-Marseille, Nicolas Isnard promettait à la presse de s’attaquer rapidement « aux vrais problèmes » de l’institution, « le premier d’entre eux étant le transport » (notre édition du 08/04). Le sujet s’invite dès le conseil métropolitain qui se tient ce jeudi après-midi, avec à l’ordre du jour la nomination des représentants de l’intercommunalité dans ses différents satellites, dont la RTM. Tandis que le maire (LR) de Salon-de-Provence annonçait d’emblée confier la délégation des transports au maire (DVG) de Miramas Frédéric Vigouroux, il s’était accordé avec le maire (DVG) de Marseille pour confier la présidence de la RTM à un élu marseillais. Depuis le début de la semaine, c’est le nom de la maire-adjointe (DVG) Samia Ghali qui circulait.

    « Je serai dès jeudi nommée au conseil d’administration de la RTM, et je serai candidate à la présidence au nom du maire de Marseille et du président de la Métropole », confirme-t-elle ce jeudi à La Marseillaise, au moment d’ajouter à sa délégation la charge des mobilités à Marseille. Une présidence qui devrait être sanctionnée par le conseil d’administration de la Régie des transports métropolitains d’ici à la fin du mois d’avril. « C’est une demande du maire et du président de la Métropole, qui m’ont demandé de prendre cette tâche, qui m’ont dit que j’étais une des personnalités les plus à même de s’en occuper, raconte Samia Ghali. Je sais que la tâche est immense, qu’il ne faut pas faire n’importe quoi, mais le travail ne me fait pas peur, j’ai la tête sur les épaules. »

    Cette nomination sera complétée par la désignation des représentants métropolitains dans neuf organismes, dont parmi les plus stratégiques Euroméditerranée, où les voix de l’État seraient nécessaires pour changer la présidence, aujourd’hui occupée par la conseillère régionale (Hor.) Isabelle Campagnola-Savon, et celle du bailleur social Provence Métropole Logement (PML, ex-HMP), dont la municipalité marseillaise vise la présidence.

    Samia Ghali de son côté conserve ses actuelles délégations à la rénovation urbaine et aux grands projets, des dossiers qui sont « éminemment lourds, complexes, techniques, et qui nécessitent d’être 100% dévoués ». De quoi justifier son choix de ne pas prendre la tête de la mairie de secteur des 15e et 16e arrondissements, où l’ancien adjoint communiste Jean-Marc Coppola a pris la succession de Nadia Boulainseur (DVG).

    Promesse de transparence

    Les dossiers ne manquent pas. Dans son secteur d’élection, la prolongation du tramway T2 jusqu’à la Castellane doit entrer dans l’opérationnel, et elle s’était battue pendant sa campagne pour la desserte des cités des quartiers Nord par des bus en soirée. S’y ajoutent les promesses du Printemps marseillais de rouvrir le métro le soir, après 21h30, un engagement qui risque de se heurter aux aléas des chantiers de l’automatisation, de mettre en service les navettes toute l’année, d’étendre la gratuité des transports pour les moins de 26 ans. Autant de dossiers qui devront composer avec le « mur financier » du budget métropolitain des transports, avec un déficit de l’épargne nette qui risque d’atteindre 135 millions d’euros en 2028 et l’hypothèse d’une hausse du prix des tickets évoquée dans le rapport d’orientations budgétaires présenté ce jeudi en conseil métropolitain.

    Dans ce contexte, la future présidente de la RTM temporise lorsqu’on l’interroge sur ses priorités. « J’en ai plein, mais j’ai besoin d’abord de travailler mes dossiers, je parlerai ensuite », répond-elle. En s’engageant néanmoins à communiquer largement sur la situation de la régie pour faire œuvre de transparence. « Il est important que les Marseillais comprennent ce qui se passe », défend-elle.

  • Cas de gastroentérite : des analyses de l’eau sont en cours

    Cas de gastroentérite : des analyses de l’eau sont en cours

    L’alerte a été publiée par la Ville de Rousset sur ses réseaux sociaux, mardi après-midi : « L’Agence régionale de santé (ARS) a été alertée ce jour d’une augmentation des cas de gastroentérites aiguës sur la commune. À ce stade, plusieurs cas ont été recensés. Les symptômes observés sont similaires (vomissements, diarrhées rapidement résolutives) », précise-t-elle. Et d’indiquer que « tous les cas concernent des habitants raccordés au réseau public d’eau potable. Une origine liée à l’eau ne peut donc pas être exclue ».

    L’eau potable est distribuée au Rousset par la Société des Eaux de Marseille (SEM), délégataire de ce service public de la Métropole. Elle serait redevenue consommable mardi soir, indique ce mercredi la municipalité. Dans un communiqué paru ce mercredi matin, celle-ci se voulait rassurante, indiquant que « les analyses rapides effectuées hier [mardi] soir et ce matin ne révèlent plus de défaut ». Dans le village de Rousset, les villageois confirment : « Il n’y a plus de problème ! », indique Gisèle, qui sort du foyer pour seniors, entourées d’un groupe d’amis. « Beaucoup ont été malades, voire hospitalisés », glisse une autre habitante, près du parvis de l’Hôtel de Ville.

    Des réponses à venir

    « C’est un scandale sanitaire, une négligence flagrante de la santé publique ! Nous sommes cloués au lit depuis dimanche », s’emporte un habitant sur les réseaux sociaux. Contacté, le maire Philippe Pignon, également pharmacien sur la commune, explique avoir, mardi matin, « eu une conversation avec le médecin généraliste de Rousset sur la survenue d’une épidémie de gastroentérite dans notre village depuis quelques jours », avant de signaler à l’ARS « des cas sévères de gastroentérite, et assez nombreux ». Il poursuit : « En fin d‘après-midi, l’ARS est revenue vers moi, disant avoir sollicité la SEM de façon à ce qu’ils contrôlent leur réseau d’adduction à l’eau potable. Quand la SEM l’a vérifié, ils ont constaté un dysfonctionnement dans la chloration de l’eau (…). Hier [mardi] soir, à 19h, la SEM nous disait avoir corrigé le dysfonctionnement et purgé l’ensemble des réseaux de la Ville. » Toujours selon le maire, des prélèvements ont été effectués par la SEM, pour infirmer ou confirmer que l’eau est bien à l’origine de cette épidémie. La Société des eaux confirme que les contrôles indiquent une eau « parfaitement potable » et poursuit ses analyses.

    Sollicitée, l’ARS devrait communiquer sur le sujet dans les prochains jours, une fois le résultat des analyses connues.

  • Les délégations des conseillers municipaux de Marseille enfin connues

    Les délégations des conseillers municipaux de Marseille enfin connues

    La liste des délégations des adjoints :

    Michèle Rubirola, 1ère adjointe déléguée au projet municipal, aux relations internationales, au bien-être dans la ville

    Joël Canicave, 2e adjoint délégué aux finances, aux moyens généraux et aux partenariats

    Samia Ghali, 3e adjointe, maire adjointe déléguée aux mobilités, à la rénovation urbaine et aux projets structurants

    Amine Kessaci, 4e adjoint délégué à la jeunesse, à la citoyenneté et à l’engagement

    Audrey Garino, 5e adjointe déléguée au logement, à l’hébergement, à la lutte contre l’habitat indigne

    Arnaud Drouot, 6e adjoint délégué au bataillon des marins-pompiers de Marseille et à la sécurité civile

    Pascaline Lécorché, 7e adjointe déléguée à l’éducation, au soutien scolaire et aux activités périscolaires

    Pierre Huguet, 8e adjoint délégué aux relations institutionnelles

    Hanifa Taguelmint, 9e adjointe, déléguée à l’emploi et à la formation

    Eric Méry, 10e adjoint délégué aux sports

    Nassera Benmarnia, 11e adjointe déléguée au bâti scolaire, au Plan écoles, à la construction et à la rénovation des écoles

    Hervé Menchon, 12e adjoint délégué à l’environnement et à la biodiversité

    Marie Batoux, 13e adjointe déléguée aux luttes contre les discriminations, à l’égalité femme – homme et à la lutte contre les violences faites aux femmes

    Julien Harounyan, 14e adjoint délégué à l’attractivité économique et au tourisme durable

    Audrey Gatian, 15e adjointe déléguée à l’urbanisme, à la stratégie foncière et patrimoniale

    Pierre-Marie Ganozzi, 16e adjoint délégué à la sécurité

    Perrine Prigent, 17e adjointe déléguée aux espaces verts et à la nature en ville, et aux cimetières

    Anthony Gonçalves, 18e adjoint délégué à la santé

    Josette Furace, 19e adjointe déléguée au stationnement et à la circulation

    Karim Touche, 20e adjoint délégué à l’action sociale et à la solidarité

    Capucine Edou, 21e adjointe déléguée à la mer, au littoral, et la transition écologique et énergétique

    Gwenaël Richerolle, 22e adjoint délégué au patrimoine municipal et aux équipements culturels municipaux

    Chahidati Soilihi, 23e adjointe déléguée à l’agriculture urbaine

    Hassan Guenfici, 24e adjoint délégué aux centres sociaux et à l’éducation populaire

    Sophie Guérard, 25e adjointe déléguée aux personnes en situation de handicap, à l’inclusion et l’accessibilité

    Yoan Lévy, 26e adjoint délégué au cadre de vie, aux espaces publics et aux emplacements

    Clara Jaboulay, 27e adjointe déléguée à la vie culturelle, à la création artistique et à la nuit marseillaise

    Ahmed Heddadi, 28e adjoint délégué aux seniors et aux fêtes de quartier

    Nathalie Tessier, 29e adjointe déléguée aux droits des enfants et à la place des enfants dans la ville

    Hedi Ramdane, 30e adjoint délégué à la propreté dans la ville

    Rebecca Bernardi, 31e adjointe déléguée au commerce, à l’artisanat, aux noyaux villageois

    Yannick Ohanessian, 32e adjoint délégué à la vie associative et aux associations

    Juliette Masson, 33e adjointe déléguée à la petite enfance

    Les délégations des conseillers municipaux :

    Enda Amraoui, conseillère municipale déléguée à l’accès aux droits

    Nadia Boulainseur, présidente de commission

    Katia Yakoubi, conseillère municipale déléguée à l’accès aux services publics

    Mohamed Itrisso, conseiller municipal délégué au Samu Social

    Nina Palomba, conseillère municipale déléguée à la condition animale

    Laurent Lhardit, président de commission

    Mirabelle Lamoureux, conseillère municipale déléguée à l’économie numérique et à l’innovation

    Emilia Sinsoilliez, conseillère municipale déléguée à l’accueil des nouveaux Marseillais

    Lucas Langomazino, conseiller municipal délégué aux cantines scolaires et à l’alimentation

    Thomas Roller, conseiller municipal délégué aux ressources humaines et au dialogue social

    Azad Kazandjian, conseiller municipal délégué au patrimoine historique et cultuel

    Christophe Hugon, conseiller municipal délégué au budget participatif et aux relations avec les acteurs du numérique

    Anne-Sophie Sidani, conseillère municipale déléguée à la politique de la ville

    Jean-Marc Signes, conseiller municipal délégué aux relations avec les CIQ

    Martin Grand-Dufay, conseiller municipal délégué aux fêtes de quartier et au lien social

    Ibrahim M’ze, conseiller municipal délégué à la mutuelle municipale

    Farida Benaouda, conseillère municipale déléguée aux vacances pour tous et aux cités éducatives

    Julien Rossi, conseiller municipal délégué à la gestion et entretien des cimetières, et régie des pompes funèbres

    Laure Rovera, conseillère municipale déléguée à la commission communale de sécurité et aux périls

    Philippe Cahn, conseiller municipal délégué à la commande publique

    Lydia Frentzel, conseillère municipale déléguée aux rues jardins

    Nicolas Hue, conseiller municipal délégué aux mobilités douces et aux taxis

    Lisette Narducci, conseillère municipale déléguée à la mémoire et aux anciens combattants

    Romain Pastor, conseiller municipal délégué aux traditions, à la culture et aux pratiques sportives provençales

    Cécile Vignes, conseillère municipale déléguée à l’économie verte et circulaire

    Candice Le Tourneur, conseillère municipale déléguée à l’enseignement supérieur, à la recherche et à la vie étudiante

    Yahya Güngörmez, conseiller municipal délégué aux évènements sportifs de proximité et à la pratique sportive libre

    Fatima Mostefaoui, conseillère municipale déléguée à la prévention de la délinquance

    Eric Semerdjian, conseiller municipal délégué à l’économie sociale et solidaire

    Samia Chabani, conseillère municipale déléguée au conseil municipal des jeunes, à l’éducation aux médias et à l’information

    Patrick Amico, président de commission

    Wassila Hammache, conseillère municipale déléguée à la médiation sociale

    William Leday, conseiller municipal délégué aux fonds européens