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  • Soif de conquêtes

    Soif de conquêtes

    Dans un paysage politique dévasté par le présidentialisme et une société en proie à la crise de l’engagement, le congrès du PCF fait figure d’ovni. Confronter des idées, échanger des expériences, écrire un projet à plusieurs dizaines de milliers de mains, agir en « intellectuel collectif », c’est relever un défi démocratique considérable.

    Parmi ces militants, jeunes ou expérimentés, issus du monde du travail et de la création, des quartiers populaires, s’exprime une soif de conquêtes sociales, écologiques et démocratiques nouvelles.

    Il sera beaucoup question dans les débats des prochaines échéances électorales et de l’exigence de barrer la route à l’extrême droite mais aussi du projet de société apte à mettre cette menace durablement à distance. Un projet d’émancipation humaine fondé sur la mise en commun.

    Une lumière que d’autres n’ont pas

    Les communistes proposent des solutions immédiates mais aussi voir loin, mener la bataille culturelle pour ouvrir un chemin d’avenir à une humanité qui crève des inégalités, de l’injustice, de l’exploitation et des effets de la course folle au profit sur l’ensemble du vivant et de notre planète.

    Pour y parvenir, les congressistes discuteront des moyens de regagner en influence. On ne gouverne pas la France de la même manière avec un PCF à 5% ou à 20% prophétisait Yvon Gattaz alors patron des patrons.

    Les militants communistes rassemblés ce week-end ne travaillent pas pour eux-mêmes, ils veulent contribuer à rassembler toutes celles et tous ceux qui ont intérêt à ne plus laisser aux puissants la mainmise sur leurs vies là où tant d’autres sèment la division.

    C’est peut-être pour cela que Richard Bohringer disait que « les communistes ont dans l’œil une lumière que les autres n’ont pas. »

  • L’été arrive et les festivités sont lancées dans la cité de Pagnol

    L’été arrive et les festivités sont lancées dans la cité de Pagnol

    Entre deux lancés de hache, l’office de tourisme d’Aubagne, élus et acteurs locaux du tourisme se sont réunis, ce vendredi, à l’Entre 2 Lames à Aubagne. L’occasion de lancer les différentes festivités de l’été.

    Pascal Coudurier, directeur de l’office de tourisme d’Aubagne, a présenté quelques-unes des 300 animations qui sont proposées jusqu’au 15 septembre. Entre cinéma en plein air, concerts, sport en extérieur, ou activités familiales, « l’objectif est d’aider les communes à renforcer leurs programmes d’animations et d’événementiel », explique le directeur. Un total de 6 000 euros de prestations a été versé à chacune des communes du territoire.

    Parmi les activités proposées, un parcours guidé qui relie Aubagne à La Treille, avec une visite de l’intérieur de la Bastide Neuve, lieu emblématique de l’enfance de Marcel Pagnol. « Elle permet de marcher dans les pas de la famille Pagnol. Beaucoup d’écoles viennent, mais aussi des personnes âgées. C’est un sujet qui plaît et qui est indémodable, un peu comme Tintin », sourit Olivier Cheneau, responsable des guides à l’office de tourisme d’Aubagne.

    À ses côtés, Philippe Escoffier, également guide, est passionné par l’œuvre de Marcel Pagnol. « Je fais le plus beau métier du monde. Je suis avec des enfants, dans la nature, c’est une véritable transmission. C’est très interactif », témoigne-t-il. La semaine prochaine, Philippe Escoffier accueillera des personnes venant des États-Unis. Plus qu’une simple visite, l’activité permet de montrer que « le patrimoine provençal est toujours vivant », ajoute Olivier Cheneau. « Quoi de mieux si on sait d’où on vient ! »

    Des événements gratuits accessibles à tous

    Pascal Coudurier l’affirme, la saison estivale va être compliquée. « Les ménages disposent de 200 euros de moins pour partir en vacances. On passe de 1 900 à 1 700 euros de budget pour les familles françaises », développe le directeur.

    Alors pour faire face à cette baisse de budget, la plupart des activités proposées sont gratuites, l’objectif étant de s’adresser au plus grand nombre. « Toute personne peut assister à certaines pièces de théâtre où elle ne serait pas allée d’habitude. Et les bus sont gratuits pour tous dans l’agglomération, donc ça permet de se déplacer sans frais », explique Virginie Trapuni, conseillère municipale à Saint-Zacharie.

    Des événements qui profitent également aux acteurs du tourisme. « Ça divertit les vacanciers et ça les invite à réserver. Donc forcément, il y a plus de monde l’été », affirme Jean-Luc Decamps, hébergeur à Aubagne.

    Les habitants bénéficient, au premier plan, de ces nombreuses festivités. « Elles leur permettent de se réapproprier la ville, car le centre est désertique. L’objectif est aussi de favoriser le vivre-ensemble et de faire de l’accompagnement social pour ceux qui ne peuvent pas partir en vacances », explique Gaëlle Rodeville, adjointe au maire d’Aubagne (DVG) sur la partie événementiel. Gérard Canavese, président de l’office de tourisme d’Aubagne, partage cet avis et défend un tourisme respectueux de l’environnement : « Nous souhaitons un tourisme raisonnable et raisonné qui se construit avec et pour les habitants », conclut-il.

    Programme à retrouver sur tourisme-paysdaubagne.fr

  • Les arts de pêche en Provence se dévoilent

    Les arts de pêche en Provence se dévoilent

    Jusqu’au 30 août, découvrez l’exposition « Arts de pêche en Provence » qui met à l’honneur les traditions maritimes provençales à travers diverses techniques artistiques.

    Traditions provençales
    et imaginaire artistique

    « Nous avons décidé de proposer cette exposition temporaire en regard avec notre exposition permanente pour faire un zoom sur les différentes pratiques de pêche », explique Jean-Louis Conil, président de l’association les Amis du Vieux La Ciotat et directeur du musée Ciotadin. « Le tout à travers des outils et engins de pêche traditionnels mais aussi avec les peintures pleines de vie et de couleurs du peintre figuratif Jean Dubrusk, les faïences de Saint Jean du Désert avec des plats spéciaux destinés à la consommation de poisson et œuvres d’art à part entière. Sans oublier l’art santonnier de Maryse Di Landro avec des bateaux et pêcheurs que l’on retrouve dans la crèche provençale. »

    Ici, peu importe l’engin, sa confection et son utilisation, il est un art. « Filets, nasses, lignes ou encore harpons sont des techniques destinées à prélever du poisson depuis la nuit des temps. Ce sont des pratiques que l’on appelle art de pêche, d’où le nom de l’exposition », ajoute le directeur du musée Ciotadin.

    Une histoire maritime

    Les œuvres exposées aussi diverses soient-elles vous invitent ainsi à plonger dans l’histoire maritime de La Ciotat et de la région. « à travers ces expressions artistiques diverses nous faisons une présentation de la pêche dans son ensemble et de tout ce qu’elle peut évoquer. Par exemple l’artiste Féfé Mangino a réalisé des constructions complètement imaginaires de fonds de mer sous verre avec des poissons naturalisés à l’intérieur », souligne-t-il.

    Exposition gratuite à voir jusqu’au 30 août et à découvrir du mardi au samedi de 14h à 18h.

  • L’inquiétude grandit autour de la maternité

    L’inquiétude grandit autour de la maternité

    Lorsque la maternité de la clinique Saint-Louis a été suspendue en décembre 2022, tous craignaient qu’elle ne voit plus jamais le jour. Trois ans et demi plus tard, l’inquiétude n’est pas dissipée. Bien au contraire. « On constate qu’il n’y a pas de recherche active de la part de la direction de la clinique pour recruter du personnel alors que cette fermeture représente beaucoup de stress pour les familles. Nous constatons qu’il y a eu beaucoup plus d’accouchements d’urgence et de refus de soins. C’est aussi un gros problème pour les IVG non médicamenteuses », souligne Isabelle Boisson, membre du Collectif Maternité à défendre.

    Le Collectif a ainsi souhaité remettre la pression sur la direction de la clinique Saint-Louis qui « nous a déjà dit que la gestion de la maternité ne les intéressait pas ». Les travaux du nouveau bâtiment dans lequel est prévu un service maternité, ont pourtant débuté en octobre 2025 et devraient se terminer fin 2027. D’ici là, le Collectif espère donc qu’une équipe sera recrutée pour rouvrir la maternité. « Depuis que le chantier a débuté, nous n’avons aucune information de la part de la direction. Nous avons donc décidé de lancer notre propre annonce pour recruter du personnel et nous allons aussi contacter les organismes de formation partout en France », ajoute Priscilla Manzanares.

    Argent public

    Pour ce point presse, seuls deux élus avaient fait le déplacement : le maire de Colognac Rémy Menviel et celui de Mandagout, Emmanuel Grieu. Ce dernier a aussi souhaité alerter sur le gaspillage d’argent public puisque la direction de la clinique a touché 11 millions d’euros de l’ARS pour construire une nouvelle maternité dont l’ouverture est très loin d’être assurée.

    Lassés par ces années de combat, les élus du territoire, qui soutiennent pourtant majoritairement le travail du collectif, ne semblent plus à l’offensive sur ce sujet pourtant essentiel pour l’attractivité du territoire. En 2020, 77% des accouchements des quatre communautés de communes concernées avaient pourtant été réalisés à Ganges. Le Collectif a donc entrepris un nouveau travail : alerter tous les nouveaux élus après les élections municipales. Mais Emmanuel Grieu souhaite aller encore plus loin : « Nous pourrions organiser un week-end pour faire découvrir le territoire et les nouvelles infrastructures aux soignants. On l’a déjà fait pour les médecins mais pour cela, il faut que les élus du territoire se mobilisent. »

  • La femme est l’avenir de l’homme… À part peut-être, Mme Thatcher

    La femme est l’avenir de l’homme… À part peut-être, Mme Thatcher

    L’historien et scénariste Jean-Yves Le Naour retourne au cœur des années 1980 aujourd’hui si à la mode pour continuer à en montrer le côté sombre. Cette fois, il s’associe au dessinateur Emilio Van der Zuiden pour rappeler le destin et les méfaits de la première ministre britannique Margareth Thatcher. Fille d’un épicier-pasteur, elle va entre 1979 et 1990 entrer en guerre avec l’État-providence, les syndicats, les républicains irlandais qu’elle laissera mourir de leur grève de la faim, l’Argentine pour les Malouines… Et au nom de sa vision ultralibérale changer le Royaume-Uni mais aussi toute l’Europe avec des conséquences néfastes que l’on subit aujourd’hui. Surnommée « la Dame de fer », elle va écraser y compris dans le sang toute contestation de sa vision de la société, qui est qu’il n’y en a pas et que chacun doit se débrouiller alors que les riches doivent s’enrichir pour faire ensuite « ruisseler ». Une vision anti-anthropologique brutale totalement assumée dont nous ne sommes malheureusement pas sortis aujourd’hui. Deux de ses phrases résument encore tragiquement en ce XXIe siècle : « There is no such thing as society » et « There is no alternative ». À lire pour se rappeler qu’il faut enfin en sortir.

  • Les Pozzi du Renosu

    Les Pozzi du Renosu

    La Corse recèle des paysages uniques dont certains demeurent encore méconnus du grand public. Parmi eux figurent les Pozzi, ces étonnantes pelouses humides d’altitude qui constituent l’une des particularités les plus remarquables de la montagne corse.

    Bastelica et Ghisoni ont en commun ceux du Renosu, situés au pied de l’un des plus hauts sommets de l’île. Les Pozzi se rencontrent généralement à proximité des grands massifs culminant à plus de 2 000 mètres d’altitude. Ces vastes étendues verdoyantes, mêlant prairies et zones tourbeuses gorgées d’eau, offrent un spectacle saisissant.

    Alimentés par les nombreuses sources et par la fonte des neiges, ils dessinent un paysage singulier où l’eau et l’herbe se côtoient au cœur de la haute montagne.

    Toute la richesse du patrimoine naturel corse

    Ces espaces sont étroitement liés à l’histoire du pastoralisme corse. Depuis longtemps, ils servent de lieux d’estive, permettant aux troupeaux de trouver durant l’été une herbe abondante et des points d’eau permanents. Ils témoignent ainsi de l’utilisation traditionnelle de la montagne par les bergers et de l’importance qu’elle a toujours occupée dans la vie des communautés insulaires.

    La Corse compte plusieurs ensembles de Pozzi, les plus connus étant ceux du Cuscionu et du Renosu. Ces derniers figurent parmi les plus appréciés des randonneurs, même si leur découverte se mérite. Selon l’itinéraire choisi, il faut compter environ deux heures et demie de marche et près de 600 mètres de dénivelé pour atteindre ces paysages d’altitude.

    Une fois arrivé, l’effort est largement récompensé. Entre les reliefs du Renosu, le silence de la montagne et les étendues verdoyantes qui s’étirent à perte de vue, les Pozzi offrent l’un de ces paysages qui rappellent toute la richesse et la diversité du patrimoine naturel corse.

  • Le festival What a trip souffle sa dixième bougie

    Le festival What a trip souffle sa dixième bougie

    Une décennie. C’est l’âge du désormais bien connu festival What a Trip !, qui réunit chaque année musiciens, photographes, réalisateurs et un public fidèle autour du voyage d’aventure. « Un festival qui cultive les différences, parce qu’elles sont le reflet du monde tel qu’il est : multiple, vibrant, profondément humain », comme se plaît à le décrire Romain Tarrusson, fondateur et président de What A Trip !.

    Cette année encore, le festival trouve refuge en terre héraultaise, où il pose ses valises du 20 au 28 juin pour une dixième édition toujours aussi riche. Sur la place royale du Peyrou, le « village du voyage » proposera un espace conférences, des expositions photo et des concerts d’artistes internationaux, avec notamment l’artiste brésilienne Flavia Coelho, David Walters, Guts, Muzanzo ou encore Kimbaya. Les espaces cinéma se déploieront, eux, entre le centre Rabelais, le Gaumont Multiplexe et les projections en plein air au Peyrou.

    C’est au retour d’un voyage en Birmanie que Romain Tarrusson décide de créer un festival pour réunir petits et grands autour de valeurs qui lui sont chères. « Une envie simple et sincère : partager la passion de la découverte, ouvrir des fenêtres sur d’autres cultures et d’autres paysages, favoriser la rencontre, l’échange, le lien. » Dix ans plus tard, cette intuition est devenue un rendez-vous populaire, porté par près de 400 bénévoles pendant la semaine du festival et une trentaine de personnes mobilisées à l’année.

    Des récits de voyage pour voir plus loin

    Parmi les temps forts, le lundi 22 juin à 20h au Gaumont Odysseum, une soirée spéciale sera consacrée au film Gardiens de la forêt – le temps des solutions, en présence du chef papou Mundiya Kepanga et de Marc Dozier. Le documentaire met en lumière des voix autochtones engagées pour la préservation de leurs territoires. Mundiya Kepanga, chef de la tribu des Hulis en Papouasie-Nouvelle-Guinée, viendra partager son parcours, ses luttes et son message autour de la défense des forêts. La programmation réunit des films de voyage et d’aventure dont treize films seront en compétition et départagés par un jury de professionnels. Plusieurs prix seront remis : Grand Prix du festival, Prix de l’Aventure inclusive, Coup de cœur du jury, Prix du public, Prix Ushuaïa TV, Prix de la Mutuelle des Motards, Prix des étudiants, mais aussi Prix du public Off et Prix des scolaires, remis en octobre.

    Pour Carole Delga, présidente de la région Occitanie, What a Trip ! est « plus qu’une invitation au voyage, une incitation à voir plus loin, à penser autrement, à s’ouvrir au monde, à partager des expériences ». Cette dimension populaire, le festival la revendique aussi dans son accès au public : plus de 90% de ses actions sont proposées gratuitement, des conférences aux expositions photo en passant par les ateliers, concerts et projections pédagogiques. Une billetterie solidaire, avec des billets suspendus, doit également favoriser l’accès au cinéma et aux concerts pour celles et ceux qui en sont le plus éloignés.

    15 000 enfants sensibilisés à travers des programmes pédagogiques, près de 280 000 festivaliers accueillis, 9 associations soutenues et plus de 15 000 euros reversés pour accompagner des initiatives locales… Mais au-delà des chiffres, Romain Tarrusson retient surtout « un souffle d’ailleurs, de liberté, de découverte ». Dix ans après sa création, What a Trip ! continue de faire de Montpellier une porte ouverte sur le monde.

  • Les communistes à l’heure du débat d’idées

    Les communistes à l’heure du débat d’idées

    Ce vendredi soir pour la première fois, c’est à la maison des communistes, dans le 15e arrondissement de Marseille, que s’est tenu le congrès départemental du Parti communiste dans les Bouches-du-Rhône. Une soirée pour ouvrir un week-end entier de débats, dans le cadre du 40e congrès du PCF, deux semaines avant que les militants de la France entière ne se retrouvent à Lille. « Un congrès est un temps démocratique majeur dans la vie politique de notre organisation, pour l’adoption de nos orientations comme pour l’élection de notre exécutif », résume en introduction Jérémy Bacchi, le secrétaire départemental de ce qui est désormais la première fédération du PCF, avec un renforcement de sa base militante. Et de partager sa double exigence, au moment d’amender la base commune du conseil national adoptée par les militants : « Permettre l’expression de tous les communistes dans leur diversité, tout en travaillant à l’élaboration d’une voie commune. »

    Pour les communistes, ces échanges s’inscrivent dans un contexte national et international marqué par les courants dominants de l’extrême droite. « Jamais dans l’histoire récente le monde ne s’est trouvé autant bouleversé », alerte Jérémy Bacchi qui s’alarme de l’absence de réaction de la communauté internationale. Il rappelle le travail mené les trois dernières années, l’argent collecté pour envoyer prochainement un container humanitaire à Cuba ou à travers le Secours populaire venir en aide aux populations gazaouies, les 300 oliviers financés pour la Palestine, les mobilisations en défense de la cause kurde. En espérant renforcer la présence sur le terrain des militants.

    « La poussée de l’extrême droite et de ses idées ne s’arrête pas aux frontières de notre pays, rappelle aussi le sénateur communiste. À grand renfort de soutiens médiatiques, l’extrême droite mène une bataille culturelle sans précédent. » Il évoque ainsi l’échec d’une victoire annoncée de l’extrême droite grâce au rassemblement de la gauche, « et notre parti y a joué un rôle essentiel », l’union impulsée dans le département pour les municipales, avec la présence de listes de gauche dans la moitié des communes. « Malgré des pertes, nous voyons le parti se renforcer », salue Jérémy Bacchi, appelant à renforcer l’action politique « en lien étroit avec nos élus ».

    « Ne pas être spectateurs »

    Il appelle aussi les communistes à s’emparer de la réflexion sur les enjeux industriels et l’aménagement du territoire. « Nous ne pouvons pas rester spectateurs de ce que le patronat et les pouvoirs locaux proposent », insiste-t-il. D’autant plus à l’heure où la Métropole Aix-Marseille traverse une crise existentielle. Face aux copies budgétaires rendues par la chambre régionale des comptes et la préfecture, il dénonce « une même logique d’austérité, de coupes, de réductions de dépenses ». Et de poser : « Notre position n’est pas de tomber dans le piège de ceux qui dressent les communes les unes contre les autres. C’est de bouger sur le versement mobilité avec une hypothèse, créer un établissement public dédié aux transports. »

    Après lui, la lutte contre l’extrême droite reste au cœur des débats pour la fédération. « Leurs idées s’immiscent dans la vie quotidienne, dans tous les esprits, dans toutes les conversations », alerte Ariane Lombardi, de la section de Marignane. « Le monde et notre pays traversent une crise grave, où le rapport des hommes entre eux et avec la nature sont marqués par l’exploitation, la violence et la négation de la culture », insiste aussi l’Aixois Luc Foulquier, tandis que l’adjointe marseillaise Nathalie Tessier rappelle la nécessité d’inscrire la protection de l’enfance au rang des priorités nationales. « Jeunes, retraités, familles monoparentales ou travailleurs précaires ont la même angoisse, celle de se loger dignement, qui demeure un droit empêché », défend l’élu marseillais Ibrahim Mzé. Citant l’étude nationale montrant comment le cancer frappe d’abord les plus précaires, l’adjoint à la santé Anthony Gonçalves insiste de son côté : « Tant qu’il y aura des chiffres comme ça, les communistes devront se présenter aux élections. » De quoi poser la base de ces trois journées d’échanges.

    « À grand renfort de soutiens médiatiques, l’extrême droite mène une bataille culturelle sans précédent. »

  • Le Grand JT des territoires du 20 juin

    Le Grand JT des territoires du 20 juin

    Cette semaine dans le Grand J.T. des Territoires de TV5 Monde

    VivaTech, Porte de Versailles à Paris, est le plus grand salon européen dédié à l’innovation et à la technologie. Bernard Arnault et le groupe LVMH y ont dévoilé leur « DreamGallery » et décerné leurs « Innovation Awards ».

    Cyclisme professionnel : La fondation TotalEnergies soutient le savoir-faire étudiant. Ce sont des jeunes en formation qui fabriquent à Tarbes (65) les trophées pour les vainqueurs des grandes courses cyclistes.

    Voler sur l’eau, c’est possible ! Découvrez le foil, une discipline spectaculaire où les pratiquants semblent planer au-dessus des vagues. C’est une entreprise de Savoie qui est le leader européen de la fabrication de ces planches.

  • Une enquête ouverte à Aubagne après la destruction d’archives municipales

    Une enquête ouverte à Aubagne après la destruction d’archives municipales

    Trois mois après la destruction d’archives municipales dans les couloirs de la mairie d’Aubagne, au soir du second tour, le parquet de Marseille a indiqué ce vendredi matin à La Marseillaise avoir ouvert une enquête pour destruction ou dégradation de biens, confirmant une information de nos confrères de La Provence. Ces investigations font suite à un signalement adressé le 20 mai dernier au parquet par le maire (DVG) d’Aubagne Jean-Pierre Squillari, après avoir été alerté par la préfecture de ces destructions de documents au lendemain de la défaite de la droite aux municipales.

    Ce 24 mars, vers 17h, la directrice des archives départementales s’était rendue en toute urgence à la mairie d’Aubagne suite à un signalement, décrivait le secrétaire général de la préfecture de région au maire nouvellement élu. Au rez-de-chaussée, à proximité immédiate de l’accueil, douze sacs-poubelles et un conteneur à déchets, remplis de documents. Sept sacs contenaient ainsi des papiers déchiquetés par une broyeuse électrique, « de manière irrémédiable », explique le préfet. Dans un autre, des dossiers d’archives publics, avec le tampon de la municipalité, ont été « grossièrement déchirés à la main ». Dans trois autres sacs, celles-ci étaient encore intactes, mélangées à de la documentation, et ont pu être récupérées pour être analysées. De même, trois autres conteneurs remplis de documents intacts ont été retrouvés derrière l’accueil, un dernier dans le couloir du service patrimoine. « Ces documents semblent provenir du cabinet du maire ou d’élus dans l’exercice de leurs fonctions », indiquait la préfecture. Et leur destruction doit donc être approuvée par le directeur des archives départementales, sans quoi les contrevenants risquent jusqu’à trois ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende. De quoi faire des vagues en ouverture du conseil municipal ce mercredi, lors duquel le maire sortant (LR) Gérard Gazay s’est défaussé de toute responsabilité, renvoyant au témoignage de ses secrétaires, tandis que son ancien premier adjoint décrivait une opération habituelle. « On ne broie pas l’histoire d’une ville parce qu’on perd le pouvoir. Ce n’est pas une simple péripétie administrative, c’est un délit pénal », réagit Jean-Pierre Squillari, promettant d’ouvrir la page, « ambitieuse, de la transparence à Aubagne ».