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  • Le Castellet accueille le Grand Prix historique

    Le Castellet accueille le Grand Prix historique

    Cet événement est l’occasion unique d’observer et d’admirer des Formule 1 sur le sol français. Depuis ce vendredi et jusqu’à dimanche, le Grand Prix de France historique se déroule sur le circuit Paul-Ricard, au Castellet.

    Plus de 200 voitures seront en piste tout au long du week-end, dont 60 Formule 1 utilisées entre les années 1970 et 2010. D’autres monoplaces, comme des F2 et des F3, ainsi que des prototypes, seront également mises à l’honneur à travers différentes courses.

    Le programme est particulièrement dense, avec de nombreux rendez-vous et une grande variété de catégories. Roulages de F1 et d’hypercars, courses de F3, de Formule Renault, mais aussi de LMP1 et LMP2, ces prototypes que l’on pouvait notamment voir aux 24 Heures du Mans : le spectacle s’annonce riche et varié.

    Certaines séquences du calendrier seront également consacrées à la discipline reine. Des Ligier paraderont en début d’après-midi, samedi et dimanche, avec notamment Jacques Laffite, qui reprendra le volant pour l’occasion. Red Bull disposera aussi de deux sessions de démonstration de quinze minutes sur le circuit varois. Au-delà de la piste, de nombreuses animations sont prévues pour les spectateurs, attendus en nombre. Des espaces seront dédiés à plusieurs clubs automobiles, un espace enfants sera également proposé, tandis qu’un village de stands et de restauration complétera l’offre.

    Les pilotes également

    au rendez-vous

    De nombreuses personnalités liées au monde de la F1 ont acté leur présence durant le week-end. Avec en tête Frédéric Vasseur et Laurent Mekies, les patrons des écuries Ferrari et Red Bull. Le pilote Alpine Pierre Gasly conduira lui une Renault de 1977, alors que le fils de Niki Lauda, Mathias, sera au volant de la Ferrari qui a permis à son père de devenir champion du monde 1975. Jean Alesi sera également dans le Var et cette édition 2026 permettra de célébrer le 30e anniversaire de la victoire d’Olivier Panis à Monaco.

  • La bête noire toulousaine débarque légèrement blessée

    La bête noire toulousaine débarque légèrement blessée

    Avec 22 points d’écart au classement du Top 14, Toulon et Toulouse ne jouent pas dans la même cour, cette saison. Mais, dans le cadre d’un match de gala, devant plus de 64 000 spectateurs dans un stade aussi mythique que le Vélodrome, les Varois sont capables de créer l’exploit.

    Les Toulousains, leaders incontestés du championnat hexagonal, se sont inclinés à six reprises seulement en 22 journées. Cinq d’entre elles ont eu lieu à l’extérieur. La seule survenue à Ernest-Wallon s’est produite il y a deux semaines avec la réception de Clermont (24-27, le 26 avril). Après les deux désillusions consécutives face à Bordeaux-Bègles, en Top 14 puis en quart-de-finale de Champions Cup, les Occitans ont donc connu trois défaites sur leurs six derniers matches, toutes compétitions confondues.

    Grande première pour Dupont

    Ce grand rendez-vous de la saison marquera la première apparition d’Antoine Dupont au stade Vélodrome sous les couleurs toulousaines. Le demi-de-mêlée international français, déjà titulaire à trois reprises sur la pelouse marseillaise avec le XV de France, n’a jamais eu l’occasion de participer aux délocalisations du RCT. Plusieurs raisons expliquent ce fait : blessures à répétition, la gestion du temps de jeu par le staff toulousain, ou des perturbations liées à la période du Covid.

  • Une journée pour tous à la découverte de l’Opéra

    Une journée pour tous à la découverte de l’Opéra

    Des costumes à la technique, en passant par des visites historiques, l’Opéra de Marseille vous ouvre grand ses portes pour vous faire découvrir ou redécouvrir ce lieu comme vous ne l’avez jamais vu.

    Ce samedi, petits et grands sont invités à franchir les portes de cet édifice emblématique du centre-ville, qui regorge pourtant de nombreux secrets et trésors. L’occasion d’attirer un public plus jeune et de rendre la culture accessible à tous.

    Dans les coulisses

    Cette journée portes ouvertes s’inscrit dans le cadre de l’événement national du même nom, qui célèbre cette année sa 19e édition autour du thème de la jeunesse.

    Tout au long de la journée, des visites libres seront proposées entre 9h et 17h. Les costumes créés par l’atelier de couture de l’Opéra de Marseille seront également exposés en accès libre, au bâtiment de la rue Molière.

    Quant aux visites guidées, elles porteront soit sur l’histoire, soit sur les aspects techniques du lieu. Des lieux habituellement fermés au public se dévoileront ainsi, permettant à chacun de découvrir l’envers du décor. Ce sera aussi l’occasion de rencontrer les équipes et d’échanger avec elles sur les différents corps de métier.

    Au-delà des visites, ateliers en tous genres et concerts seront aussi au programme.

    Divers cours de danse sont proposés : cours de classique, variations pour les garçons puis pour les filles, mais aussi des séances de découverte de la danse classique et contemporaine à destination des enfants de 6 à 10 ans. Ces ateliers se dérouleront au Studio de la danse avec l’École nationale de danse de Marseille, de 9h15 à 14h45.

    Du côté du foyer Ernest-Reyer, un cours de danse contemporaine et deux ateliers autour de cette discipline seront proposés. La musique et le chant seront également à l’honneur avec un atelier de chant participatif ouvert à tous entre midi et 13h.

    Vous pourrez aussi profiter d’un concert du chœur des enfants de la Savine et de la Maîtrise du conservatoire Pierre-Barbizet, suivi d’une carte blanche à l’Orchestre Demos. La journée se clôturera avec un récital des artistes solistes de l’Opéra municipal de Marseille.

  • Le salon du livre de Géménos, partage et découverte pour tous

    Le salon du livre de Géménos, partage et découverte pour tous

    Le salon du livre de Gémenos est de retour salle Jean-Jaurès et à l’hôtel de ville ces samedi et dimanche. Ouvert à tous les amateurs de livres et à tous les curieux, cette cinquième édition vous invite à la rencontre d’une cinquantaine d’écrivains d’importance pour dédicacer leurs ouvrages mais aussi échanger avec le public au cours de la vingtaine de cafés littéraires et rencontres organisés sur les deux jours. Le tout en entrée libre et gratuite.

    De grands écrivains au rendez-vous

    « J’ai voulu bâtir un vrai programme et ne pas juste aligner les auteurs derrière leur pile de livres. Je pars du principe qu’il n’y a pas de bonne ou de mauvaise littérature mais plutôt un endroit où chacun est libre de trouver son bonheur quelles que soient les envies », explique Floryse Grimaud, instigatrice et organisatrice du salon du livre de Gémenos. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que cette nouvelle édition est placée sous le parrainage d’écrivains et de personnalités incontournables. Johana Gustawsson, « nouvelle reine internationale du thriller français » née à Aubagne en est la présidente. Jean-Paul Delfino, « l’un des écrivains les plus talentueux de notre époque de par sa plume inimitable et sa profonde humanité » est l’invité d’honneur tandis que Pascal Ory de l’Académie Française, « grand historien de l’époque contemporaine et de l’histoire culturelle » et, Richard Werly, « l’un des meilleurs éditorialistes internationaux et correspondant du média suisse Blick » seront tous deux des grands témoins.

    Un salon populaire

    « C’est la première fois que j’ouvre la programmation à des essayistes et historiens, c’est aussi l’occasion grâce à des rencontres et cafés littéraires prévus à leurs côtés d’emmener le public à la réflexion autour notamment de la société actuelle », poursuit-elle. « Pour autant, ce salon est avant tout un salon populaire et qualitatif avec des invités médiatisés mais aussi des auteurs locaux et des pépites qui méritent d’être connues. »

    Cette année, la lecture jeunesse et enfants occupe également une place centrale dans le salon. « J’ai décidé de doubler le carré jeunesse cette année. Le tout à travers des livres forts de sens, des thématiques et auteurs qui peuvent leur parler par exemple du harcèlement ou de l’exclusion », conclut-elle.

  • [Entretien] Pat Sheehan : « Des similitudes existent entre l’Irlande et la Palestine »

    [Entretien] Pat Sheehan : « Des similitudes existent entre l’Irlande et la Palestine »

    La Marseillaise : 45 ans après la mort de Bobby Sands en détention lors des grèves de la faim de 1981, vous continuez à perpétuer sa mémoire. Pourquoi est-ce important ?

    Pat Sheehan : Les Républicains irlandais ont une longue tradition de garder vivant le souvenir des héros de cette lutte. Il n’y a pas de héros plus grands dans notre génération que les dix hommes qui sont morts durant cette grève de la faim. Le gouvernement britannique avait mis en place une stratégie de criminalisation. Ils voulaient dépeindre notre lutte ici, en Irlande, comme une espèce de conspiration criminelle et voyaient les prisonniers comme le maillon faible de notre mouvement. Avant l’élection de Bobby Sands en tant que député, la Première ministre britannique de l’époque, Margaret Thatcher, disait que les prisonniers n’avaient pas de soutien et que l’IRA non plus. Ce qu’ils n’ont pas pris en compte dans leur raisonnement c’est qu’il y a une tradition, depuis des siècles, des prisonniers irlandais qui résistent à n’importe quel effort pour les criminaliser. Avant Bobby Sands, le prisonnier politique le plus connu à être mort en détention c’est Terence MacSwiney en 1920, il était le maire de Cork. Il est décédé alors qu’il était emprisonné en Angleterre à l’issue de 74 jours en grève de la faim. En avril 1981, Bobby Sands a été élu comme membre du Parlement du Royaume-Uni et le Sinn Féin n’a fait que se renforcer. Après la mort des dix grévistes, leur sacrifice et leur courage ont inspiré des milliers de jeunes à s’impliquer dans notre lutte. Le but de la criminalisation, c’était d’isoler et de marginaliser les Républicains. L’exact opposé est arrivé. Nous sommes désormais le plus grand parti dans le Nord et la première force d’opposition dans le Sud.

    Le Sinn Féin vise la tenue d’un référendum pour l’unité de l’Irlande d’ici 2030. Comment y parvenir ?

    P. S. : Nous souhaitons faire pression sur le plan politique. L’accord de paix de 1998, Accord du Vendredi saint, prévoit la possibilité d’un référendum sur notre unité. Les critères qui devaient être remplis avant que ce référendum ne soit mis en place ne sont pas clairement stipulés. C’est une des demandes que nous formulons au gouvernement britannique, même si nous pensons que Dublin doit tenir le rôle principal dans tout cela.

    Quels sont les liens entre votre lutte et celle du peuple palestinien ?

    P. S. : Notre relation avec les Palestiniens date de plusieurs décennies, depuis les années 1970, quand nous avions une relation avec l’OLP (Organisation de libération de la Palestine). La solidarité existe dans la similitude des situations. Même si l’Irlande se trouve à la périphérie de l’Europe occidentale, que nous avons la peau blanche et sommes une société supposément chrétienne, c’est la première des colonies britanniques. Une partie de notre pays est toujours sous contrôle, sous occupation britannique. Nous avons connu une situation similaire avec les colons, lorsque les natifs irlandais ont été chassés de leurs terres qui ont ensuite été attribuées à des fidèles à la Couronne. Des centaines d’années plus tard, cette situation persiste. Économiquement, ceux qui sont loyaux à la Couronne ont un plus grand pouvoir économique. Nous sommes à différents stades de lutte et de colonisation mais les similitudes qui existent entre l’Irlande et la Palestine sont très claires. Si vous analysez les deux luttes à travers un prisme de colonialisme et d’impérialisme, vous les verrez clairement. C’est un partage d’expériences et de souffrance. Nous continuons de rester en contact avec tous les principaux organismes politiques palestiniens. C’est pour cela que nous participons à la campagne pour la libération de Marwan Barghouti dont le fils a pris la parole lors de notre dernier Congrès.

    *La conférence se tiendra samedi à 14h à LaboFriche (3e)

    Un conflit à la Une

    La mort du militant irlandais de l’IRA en détention eut un retentissement mondial. Le 7 mai 1981, « La Marseillaise » titrait « Ils ont assassiné Bobby Sands », dénonçant la responsabilité du gouvernement britannique alors dirigé par Margaret Thatcher. Les jours suivants, le journal rendait compte des manifestations organisées à Marseille en solidarité avec le peuple irlandais.

  • « Gâté » entre dans le Larousse et dans le langage courant

    « Gâté » entre dans le Larousse et dans le langage courant

    En 2020, le tube Bande organisée est certifié single de diamant à une vitesse record. Outre ce succès remporté par les rappeurs Jul et SCH, accompagnés d’autres figures du rap local, ce morceau a contribué à démocratiser un mot typiquement marseillais : gâté. Ce terme, qui touche aujourd’hui les plus jeunes, est employé dès la première phrase du morceau : « Oui, ma gâtée, RS4 gris nardo, bien sûr qu’ils m’ont raté. » Depuis, l’expression est devenue emblématique. De plus en plus employé, de Marseille à Paris en passant par Grenoble, le parlé marseillais, tiré du Provençal, illustre « le rayonnement de la culture marseillaise », bien au-delà d’un simple mot, selon le linguiste Médéric Gasquet-Cyrus.

    « On n’a jamais autant parlé marseillais »

    « Gâté » avait été également employé en littérature, notamment dans les nouvelles d’Eric Schulthess, dans Marseille, rouge sangs, paru en 2013. Polysémique, « gâté » signifie à la fois « câlin » et « petit chat », un terme largement utilisé dans les années 1950-60 avant d’être plus ou moins délaissé à la fin du siècle. Ce mot doit ce regain de popularité au rap, réel « catalyseur à échelle nationale », explique Médéric Gasquet-Cyrus, transcendant ainsi les générations et les classes sociales.

    L’histoire des mots marseillais a été célébrée dans son ouvrage À Marseille ça se dit comme ça, publié en 2024. La même année, il publie Va voir dans le dico si j’y suis, ce que les dictionnaires racontent de nos sociétés, ouvrage qui explique l’évolution de la société au regard des nouveaux mots intégrés dans les différents dictionnaires et des choix effectués par ces derniers. « Marseille n’arrête pas de produire de la musique, du cinéma, des sketchs humoristiques… Les expressions marseillaises ont été démocratisées via les réseaux sociaux, qui ont été un puissant vecteur de propagation de mots comme minots et tarpin, repris jusqu’en Suisse et même à Montréal », poursuit-il. « Marseille a ses codes et son propre langage, un réel dynamisme culturel qui fait qu’elle n’a pas besoin de passer par Paris pour exister. On n’a jamais autant parlé marseillais », souligne le linguiste.

  • Marseille Habitat reprend la main sur le 11, rue d’Aubagne évacué

    Marseille Habitat reprend la main sur le 11, rue d’Aubagne évacué

    Le bailleur social Marseille Habitat a eu recours à l’article 38 de la loi anti-squat Kasbarian-Berger de juillet 2023 – ce qui n’est pas une première – pour reprendre en urgence, avec l’aide de l’État et sans passer par un juge, le contrôle de son immeuble tombé sous la coupe d’individus qui l’avaient ciblé pour en organiser le squat.

    De prime abord, le 11 rue d’Aubagne (1er) est l’adresse connue de l’épicerie fine L’Idéale de Julia Sammut, un commerce branché au cœur du quartier populaire de Noailles. « On a vu les policiers bloquer la rue et du monde monter dans les étages. On espère qu’une solution a été trouvée pour tous ces gens », confiait jeudi un employé. À côté du commerce, une porte anti-effraction blinde l’accès aux cinq étages.

    Les services de l’État ont procédé mardi matin à l’« évacuation forcée » des occupants de dix appartements squattés depuis juillet 2025. L’expulsion du 11e logement occupé sans droit ni titre depuis septembre 2022, s’est faite, elle, sur la base d’un jugement du 5 décembre 2024, indique la préfecture. Son communiqué précise que « dès la fin de la trêve hivernale, le préfet des Bouches-du-Rhône a décidé de procéder à l’évacuation du site, en coordination avec l’ensemble des partenaires concernés ». Selon elle, « l’évacuation s’est déroulée dans le calme, sans incident ni tension particulière. Les forces de sécurité intérieure, les agents de l’État et les partenaires associatifs ont agi de manière coordonnée et humaine, garantissant le respect de la dignité des personnes tout en assurant la sécurisation des lieux ». L’État indique demeurer « pleinement mobilisé aux côtés des collectivités et des associations pour prévenir la reconstitution de nouveaux squats et prévenir les expulsions ». En 2025, dans les Bouches-du-Rhône, près de 400 évacuations forcées au titre de l’article 38 ont été accordées sur 500 demandes.

    « Une répétition de squats qui se régénéraient »

    Rien n’évoque dans la narration officielle, l’identité du propriétaire : Marseille Habitat, bailleur social de la Ville de Marseille, entier propriétaire de ce « trois fenêtres » marseillais racheté à Marseille Aménagement. L’immeuble a été réhabilité en 2013-2015 avec renforcement des communs et des escaliers mais connaissait des désordres signalés dans un article de Marsactu en 2019, sans toutefois être en péril.

    « Il y a eu une répétition de squats qui se régénéraient et faisaient pression sur les locataires », nous dit-on à Marseille Habitat. Un locataire avait été même chassé et n’osait pas porter plainte. Les squatters avaient ouvert des passages entre les appartements et des accès par l’extérieur. C’était un défilé d’hommes seuls qui se renouvelait d’une nuit à l’autre suivant les constats policiers. Le matin de l’expulsion, une mère avec deux enfants s’est présentée avec un bail d’inconnu.

    « On a pris soin de reloger nos trois derniers locataires ces derniers mois pour permettre l’organisation d’une expulsion de l’ensemble de l’immeuble », explique un cadre. La trêve hivernale est étrangère à la procédure, puisqu’il ne s’agit pas d’une expulsion locative mais d’une évacuation forcée après mise en demeure sur les critères de l’urgence et d’une occupation illicite après voie de fait.

    Un diagnostic structure sera fait dans les prochains jours. Si l’immeuble est sain, ce sera une remise en état de quelques mois, sinon une opération de réhabilitation plus lourde après désignation d’un maître d’œuvre.

    Expulsions locatives

    Il n’est pas constaté dans le département d’accroissement des expulsions entre 2024 et 2025, selon la Préfecture. Sur 3 000 demandes de réquisitions de la force publique, l’État ne l’a accordé que dans 2 000 cas. En 2025, près de 20 commissions de coordination des actions de prévention des expulsions sont installées et accompagnées par les services de l’État qui a consacré près de 900 000 euros à la prévention des expulsions. Elles ont examiné près de 4 000 situations. Les équipes mobiles d’associations Soliha et SOS solidarités ont réalisé 113 diagnostics renforcés et accompagné 175 ménages l’an dernier.

  • Toulon diminué face à Toulouse

    Toulon diminué face à Toulouse

    Une montagne se dresse face au Rugby Club Toulonnais. Ce samedi soir, au stade Vélodrome, les Varois accueillent, dans l’enceinte marseillaise, le Stade Toulousain. Toujours un rendez-vous marquant pour le Top 14, une fête du rugby qui rassemble les fans des deux formations. La saison passée, les joueurs du bord de la Garonne n’avaient pas fait dans la dentelle en disposant du RCT sur le score de 50 à 16.

    De toute évidence, le rapport de force est également déséquilibré en ce mois de mai 2026. Après Gabin Villière, Mathis Domon et Lewis Ludlam, blessés de longue durée, deux nouveaux éléments ont rejoint l’infirmerie. Et pas des moindres. David Ribbans doit soigner son dos, il est d’ores et déjà forfait pour ce match. En plus de l’Anglais, un autre cadre pourrait manquer le choc face aux Toulousains. « Charles [Ollivon] est incertain. C’est un petit pépin musculaire, mais ce n’est rien de grave », a annoncé le manager varois Pierre Mignoni, jeudi, en conférence de presse.

    Retrouver la victoire

    après la défaite au Leinster

    Le RCT enchaîne un second grand match, moins d’une semaine après la cruelle défaite en demi-finale de la Coupe d’Europe, sur la pelouse du Leinster (25-29). Un nouvel affrontement majeur après avoir fait face au cador du rugby irlandais. L’occasion de passer rapidement à autre chose et de se concentrer sur une fin de saison intense, d’après Pierre Mignoni : « Ce n’est jamais facile de perdre un match comme ça, c’est même toujours très difficile. On a un grand match qui arrive, il faut vite basculer, on n’a pas le temps de se lamenter. »

    Même s’ils ne viennent qu’une fois par saison, les Toulonnais ont désormais des repères bien précis au Vélodrome. L’arène leur est familière et l’équipe espère voir l’engouement de Mayol à Marseille. « Jouer au stade Vélodrome, c’est toujours un plaisir. On joue dans un stade que l’on connaît maintenant, avec un public toulonnais, mais aussi plus régional. On a envie de garder cette ferveur toulonnaise, on ne veut pas perdre ça », appuyait Mignoni.

    Toulon peut encore aller accrocher les phases finales de Top 14, même si la tâche ne sera pas aisée. Quatre matches, quatre finales et, au bout, le RCT saura si sa saison s’achève plus tôt que prévu. « On fera le point après Toulouse, mais il faut tout donner. Comme on le fait depuis quelques semaines, il faut jouer avec beaucoup de solidarité, pour ne pas avoir de regrets. » Face à un autre géant français et européen, Paolo Garbisi et ses coéquipiers devront se sublimer pour l’emporter devant plus de 60 000 personnes.

    REPÈRES

    Double poste pour Azéma

    Le propriétaire du RCT, Bernard Lemaître, a assuré que Frank Azéma prendrait bien le poste de coach principal à partir de la saison prochaine. Ce dernier s’occupera également de l’attaque. Pierre Mignoni sera bien directeur du rugby, comme prévu.

    Maillots mis aux enchères

    Les maillots toulonnais de cette rencontre face à Toulouse seront mis à la vente. L’argent récolté sera reversé aux enfants malades de l’hôpital Sainte-Musse deToulon, dans le cadre de l’opération « Muguet de l’espoir ».

    TOULON – TOULOUSE

    23e journée de Top 14

    Samedi 9 mai à 21h

    Stade Vélodrome, à Marseille

    Arbitre : Pierre Brousset

    Toulon : Jaminet – Dréan, Brex,Frisch, Ferté – Albornoz, Serin(cap) – Mercer, Kpoku, Abadie -Mézou, Halagahu – Gigashvili, Lucchesi, Gros.

    Manager : Pierre Mignoni

    Toulouse : Kinghorn – Thomas, Barassi, Chocobares, Lebel -Ntamack, Dupont (cap) – Willis, Roumat, Cros – Flament, Meafou -Merkler, Mauvaka, Baille.

    Manager : Ugo Mola

  • Narcotrafic : le Sénat bloque la protection des lanceurs d’alerte

    Narcotrafic : le Sénat bloque la protection des lanceurs d’alerte

    Retoquée. Le Sénat s’est finalement opposé ce jeudi 7 mai à une proposition de loi sur la protection des lanceurs d’alerte contre le narcotrafic. Une initiative écologiste dans le cadre d’une niche parlementaire du groupe, après l’assassinat en novembre de Mehdi Kessaci, frère du militant écologiste et anti-drogue Amine Kessaci, aujourd’hui adjoint au maire de Marseille.

    Portée par Sandra Regol (EELV) à l’Assemblée nationale, le texte avait été adopté le 12 février à l’unanimité. Il propose d’étendre la protection aux membres de la famille de ceux qui dénoncent les réseaux criminels, à leurs proches mais aussi aux associations et collectifs, en inscrivant le numéro de téléphone de la personne menacée sur une liste prioritaire, en mettant en place des patrouilles autour de son domicile ou en lui confiant un dispositif d’alerte discrète de la police.

    Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nunez, a rappelé l’opposition du gouvernement à des dispositions qui entretiennent « la confusion entre protection administrative et judiciaire ». Il a aussi alerté sur les risques de « saturation des services de police et gendarmerie » estimant que « l’objectif de ce texte est déjà satisfait ».

    « Une réalité de peurs

    et de silence »

    Pour Guy Benarroche, sénateur écologiste, il s’agit pourtant d’un « sujet éminemment essentiel », considérant que l’accompagnement de ces lanceurs d’alerte relève du « devoir de l’État ». Jérémy Bacchi (PCF) est lui aussi monté au créneau. « Derrière ce texte, il y a une réalité que personne ne peut nier, celles des hommes et des femmes qui dans nos quartiers, dans nos villes s’engagent contre la criminalité organisée », pose-t-il. Reconnaissant que la proposition n’est « pas parfaite », elle pose aussi « des questions légitimes » estime-t-il, « dont la réponse ne peut être le déni ». « Dans les Bouches-du-Rhône, nous connaissons cette réalité faite de peurs et de silence », témoigne-t-il, précisant avoir accueilli à sa permanence quatre familles « dont la dernière en date a dû déménager 400 km de Marseille parce que le jeune frère de 14 ans avait refusé de s’engager dans les réseaux ».

    Conscient que le texte ne passerait pas confiait-il à nos confrères de FranceInfo, Amine Kessaci, dont la mère était présente au moment du vote à l’Assemblée nationale, a appelé le gouvernement à se doter de « tous les moyens nécessaires » pour lutter contre des réseaux devenus puissants et violents.

  • Une riposte à consolider face au frelon asiatique

    Une riposte à consolider face au frelon asiatique

    Du jardin de Léandre et Annie Perini à la colline, il n’y a qu’un pas. Le couple de retraités vit dans une maison nichée dans les hauteurs de Velaux, non-loin d’Aix-en-Provence, en bordure d’un quartier résidentiel. Derrière leur piscine, le terrain de jeu des abeilles est immense : les bosquets d’herbes sèches s’étendent à perte de vue.

    Amoureuse des butineuses, Annie Perini a sauté sur l’occasion quand elle a appris qu’elle pouvait obtenir gratuitement auprès de sa mairie un piège sélectif contre les frelons asiatiques (ou frelons à pattes jaunes). « C’est d’abord mon apiculteur qui m’a sensibilisée, puis j’ai regardé un reportage et ça a été une découverte horrifiante : ils mangent les abeilles vivantes, ce qui peut entraîner la destruction totale des ruches, témoigne-t-elle. Ces bêtes sont des aliens pour moi. »

    Ces insectes invasifs sont en effet un véritable fléau. Une seule reine peut, en une année, produire environ 13 000 ouvrières et 500 futures reines. « Elles se servent de l’abdomen des abeilles comme source de protéines pour leurs larves », explique Thierry Desbiolles, agent de la Ville de Velaux en charge des solutions fondées sur la nature.

    Au-delà de la pression sur l’apiculture, ce prédateur des pollinisateurs sauvages représente une menace pour la préservation de la biodiversité, mais aussi pour la santé des habitants.

    Le Département s’est donc saisi de la question et a lancé un grand plan de lutte contre le frelon asiatique et oriental, en partenariat avec Fredon Paca et le Groupement de défense sanitaire apicole des Bouches-du-Rhône (GDSA 13), en 2025. Depuis, 69 villes de moins de 200 000 habitants, ainsi qu’un groupement de 13 communes (Terre de Provence Agglomération) ont signé la charte pour se mobiliser à leur tour et bénéficier de pièges sélectifs financés à 70%. Parmi elles, Velaux. « J’en ai d’abord commandé 30, et devant l’engouement, je viens d’en prendre 20 de plus », annonce Thierry Desbiolles.

    Du vin pour éloigner

    les abeilles

    Impliquée dans la vie locale, membre de son conseil de quartier, Annie Perini participe au succès de ce dispositif. Elle et son mari ont installé le leur en février dernier et ont déjà capturé 54 frelons asiatiques. À l’échelle de la commune, ce sont 725 spécimens qui ont été attrapés en l’espace de trois mois. « Entre le 20 et le 30 avril, les chiffres ont bondi de 200 », précise l’agent territorial en charge de la question.

    Le système est simple : il suffit de mettre un cocktail composé de bière, de sirop et de vin dans le réceptacle central pour attirer les nuisibles qui, une fois engouffrés, tentent de ressortir du côté de la lumière, dans les compartiments adjacents. Là, des trous laissent passer tous les insectes, à l’exception des frelons. Léandre assure : « On n’a pas les petites bestioles qu’on attrapait avec les bouteilles en plastique coupées en deux. Le vin repousse les abeilles ! »

    Chaque piège a son propre QR code. « Les habitants qui participent à l’initiative sont invités à noter chaque spécimen sur une plateforme nationale publique pour suivre l’évolution du phénomène, souligne Thierry Desbiolles. Le but n’est pas d’éradiquer le frelon, mais de baisser l’intensité de sa présence sur la commune. »

    À l’échelle du département, « les résultats sont probants », se félicite Didier Réault, vice-président délégué aux solutions fondées sur la nature et aux risques majeurs. « Les Bouches-du-Rhône sont aujourd’hui le territoire le plus actif, au plan national, en termes de piégeage. » En 2025, ce dispositif a permis la capture de 15 000 frelons sur les près de 36 000 à l’échelle de la France.

    Pour encourager les particuliers à intervenir sur leur terrain, le Département accorde également une aide de 50% plafonnée à 100 euros par intervention de neutralisation de nid de frelons. « On a des entreprises partenaires recensées pour leurs bonnes pratiques », détaille Didier Réault. L’an dernier, le conseil départemental a débloqué un peu moins de 20 000 euros pour ce plan anti-frelon.

    Le frelon est-il mortel pour l’homme ?

    Le venin du frelon asiatique (Vespa velutina) n’est pas davantage toxique que celui du frelon européen ou d’une abeille. Les piqûres mortelles sont donc très rares, sauf lorsqu’elles sont multiples, à proximité d’une muqueuse, ou qu’elles concernent une personne allergique aux hyménoptères.

    Selon les données publiées par Santé publique France, quatre décès ont été recensés, entre 2009 et 2013, tous liés à un choc anaphylactique.