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  • Olivier Galzi passe la seconde de son ambition politique

    Olivier Galzi passe la seconde de son ambition politique

    Le bon sens. Cela a été plus qu’un slogan, un mantra pendant la campagne des municipales d’Olivier Galzi. Si encore certains, comme vendredi dernier le conseiller départemental écologiste Samir Allel, renvoie cette formule au poujadisme, le maire DVD d’Avignon en fait un vrai fonds de commerce politique. Le 22 mars au soir, dès les premiers instants dans son QG où il annonce son succès, Olivier Galzi insiste sur la victoire « d’une ville qui a pris son destin en main » grâce à une liste au-delà des appartenances politiques. Près de six mois plus tard, Olivier Galzi enclenche la seconde étape de ce qu’il pense être une lame de fond politique plus profonde.

    Ce jeudi soir, au théâtre la Scala, il lance ainsi son mouvement Le bon sens des territoires. Si une première échéance électorale arrive vite avec les sénatoriales et la candidature d’Anaïs Hausmann (lire ci-dessous), Olivier Galzi compte bien s’inscrire dans la durée avec les législatives et les départementales en 2028. Quitte à froisser la majorité de droite sortante, qui ne goûte guère cet empressement jugé orgueilleux.

    « Me délivrer

    des contraintes »

    « Nous sommes nombreux à penser que notre pays peut faire autrement. Que l’impuissance publique, les habitudes et les décisions éloignées du réel ne sont pas une fatalité », peut-on lire sur le site -encore en construction- du mouvement. Le maire d’Avignon est persuadé que partout en France des élus partagent le même constat. Fin août devant la presse, il annonçait la présence du maire DVD de Limoges et celui nationaliste de Porto-Vecchio.

    « Ma conviction profonde, c’est que la force de la France sont ses territoires et que sa faiblesse, c’est la manière dont il sont traités par un hypercentralisme parisien », expose l’édile, qui se sent trop corseté et entravé dans son costume de maire. Non pas -du moins dans l’immédiat- qu’il rêve à d’autres fonctions mais dans le sens où « on a un immense dysfonctionnement, il y a plein de choses que je ne peux pas faire alors que j’en ai la responsabilité théorique et même pénale ».

    Le bon sens des territoires compte fédérer les élus « qui sont majoritaires et pourtant n’ont pas la voix qu’ils devraient avoir, car écrasés par un système partisan, qui ne génère que de la reproduction et de la préservation de sièges, et qui, à l’arrivée, oblige dans les différentes assemblées à un vote qui peut aller à l’encontre du propre intérêt de notre territoire », développe Olivier Galzi. Pour y remédier, il plaide pour une « vraie grande loi de décentralisation, quitte à réformer la Constitution, pour aller vers une forme de fédéralisme ». En ce sens, en vue de la présidentielle, qui « n’est pas mon sujet », le maire donnera sa voix au candidat « qui pourra me donner l’espoir qu’en tant que maire on va me délivrer de toutes mes contraintes ».

  • Le Six-Fours le Brusc FC dépose un nouveau recours devant le tribunal administratif

    Le Six-Fours le Brusc FC dépose un nouveau recours devant le tribunal administratif

    Il est, malgré lui, la principale cible du maire RN Frédéric Boccaletti depuis son arrivée à la mairie de Six-Fours. Le club de foot historique de la ville, le Six-Fours le Brusc FC, fondé en 1958, se trouve dans une situation incongrue. Pensionnaire de Régional 1, le club, qui n’avait « jamais eu le moindre problème sous la précédente mandature », affirme son avocat Me Arnaud Mazille, s’est d’abord vu retirer ses subventions. Une décision appuyée par les sanctions prononcées par la Commission régionale de contrôle des clubs (CRCC) de la Ligue Méditerranée de football, qui avait, en juillet, exclu le club des championnats régionaux, lui octroyant une amende de 350 euros pour mauvaise gestion. Une décision « sévère et parfaitement infondée » selon l’avocat du club, qu’a ensuite infirmée la Direction nationale du contrôle de gestion (DNCG) de la Fédération française de football.

    La mairie sous astreinte

    Mais Frédéric Boccaletti n’en a cure. Entre-temps émerge un nouveau club, l’Olympique de Six-Fours le Brusc, « poussé par la mairie », soutient Me Mazille, à qui est octroyé l’ensemble des créneaux des terrains de football, ainsi qu’une subvention de 60 000 euros. « Pour une association qui a deux mois d’existence, c’est inédit », appuie l’avocat. En parallèle, l’édile demande à la DNCG d’annuler sa décision en faveur de l’honni Six-Fours le Brusc FC, et décide de ne donner aucun créneau au club.

    Ce dernier, dont les licenciés sont contraints de s’entraîner sur des parkings et des parcs, a déposé un recours devant le tribunal administratif, qui lui a donné raison, enjoignant la mairie de donner au club l’accès au stade Antoine-Baptiste et à des créneaux sur les terrains municipaux. « La commune avait jusqu’à dimanche mi-journée pour s’exécuter, évidemment elle ne l’a pas fait. Nous avons fait constater cela par huissier, depuis il y a une astreinte de 300 euros par jour de retard qui court », explique Me Mazille. Qui plus est, sur les « 22 heures et demie de créneaux donnés par la mairie, contre 50 heures auparavant, il n’y a que 12 heures qui sont vraiment exploitables. Le reste c’est en pleine journée, entre midi et deux, des moments où personne ne peut venir s’installer », peste ce dernier. Pour cette raison, le club a déposé un nouveau recours qui doit être étudié dans les prochaines semaines. En attendant, l’équipe fanion a pu compter sur le club de Rousset, dans les Bouches-du-Rhône, qui lui a prêté son terrain pour la première journée de championnat, tandis que plusieurs équipes jeunes ont dû déclarer forfait pour leurs premières rencontres.

  • Un lieu d’accueil amélioré pour la gare d’Aix-en-Provence

    Un lieu d’accueil amélioré pour la gare d’Aix-en-Provence

    Les travaux auront pris moins de temps que prévu, estiment les équipes partenaires du projet. Cinq semaines après le lancement des travaux le 20 avril dernier, le nouvel espace Zou ! pour la gare SNCF du centre-ville d’Aix-en-Provence vient d’être inauguré. À l’extrémité de la gare, derrière les baies vitrées flambant neuf, les espaces accueil, d’information et d’accompagnement général des voyageurs sont désormais rassemblés dans une même zone. Le projet, né d’une « convention de financement entre le président de la Région et la directrice régionale SNCF », précise Sandrine Malbrun, directrice régionale TER Sud et cheffe projet des espaces Zou !, visait deux objectifs. Le premier, moderniser et adapter l’espace de vente de billets et d’information, le second, renforcer la « visibilité de la marque Zou ! ». Étalé sur soixante mètres carrés – auxquels s’ajoutent 30 mètres carrés derrière chaque guichet – l’espace propose quatre guichets dont deux dédiés à la vente. Les deux autres aux agents d’escale. De nouveaux équipements d’information, ainsi que des bureaux dédiés à l’information et l’accompagnement de personnes en situation de handicap. Le tout, pour un budget de 93 500 euros alloué par la Région. Si trente employés se relaient sur les lieux, trois personnes sont en permanence sur place du lundi au samedi. « C’est beaucoup plus agréable, ne serait-ce qu’au niveau du confort sonore. Les clients aussi, sont mieux installés », estime Isabelle Delpuech, directrice de la direction de production et services Est Provence et Alpes SNCF Voyageurs.

    Gare à enjeux

    « Point de vue sûreté, l’agent de régie et les vendeurs sont totalement en sécurité derrière le plexiglas », ajoute Nasser Moussaoui, dirigeant de proximité pour la SNCF. Au total, 21 espaces Zou parmi les gares les plus importantes s’apprêtent à être rénovés, ou l’ont été. « Aix est une gare à très forts enjeux, de l’ordre d’un million de voyageurs chaque année », contextualise Jean-Pierre Serrus, vice-président (Ren.) de la Région en charge des transports. Autre axe stratégique de celle-ci, son point d’entrée vers les territoires alpins. « 360 millions d’euros vont être investis sur la ligne des Alpes dans la perspective des Jeux olympiques 2030 », rappelle l’élu qui défend la mobilité comme « facteur clef de la qualité de vie ». Coprésident d’un think tank sur les mobilités en France, il estime que le sujet doit être porté au niveau national, notamment à l’approche de la présidentielle. Et, côté Région, rappelle que sur un budget de trois milliards, « un milliard et demi est accordé aux transports ».

    Une nouvelle proposition de jeunes conducteurs de trains diplômés

    En amont de l’inauguration de l’espace Zou, Jean-Pierre Serrus, vice-président de la Région Sud en charge des transports et de la mobilité, a remis leur diplôme à une promotion de dix nouveaux conducteurs de trains dont il était le parrain. La cérémonie, s’est tenue en privé. « Ils ont eu leur enseignement à Veynes, puisque nous sommes ici sur la ligne des Alpes », précise l’élu. Parmi les élèves récemment diplômés, beaucoup sont issus d’un parcours de réorientation professionnelle, parmi lesquels, une seule femme. Tous, ont été formés à l’École de conduite de l’étoile de Veynes.

  • La forte affluence touristique de l’été et ses conséquences contrastées

    La forte affluence touristique de l’été et ses conséquences contrastées

    Marseille a connu une hausse du nombre de touristes qui ont fréquenté la ville de 5% par rapport à la même période l’an dernier.

    La Ville s’en félicite d’ailleurs dans un communiqué diffusé en début de semaine : « Marseille conclut une nouvelle fois une période estivale réussie. » Une fréquentation en hausse qui est due notamment à une programmation culturelle et sportive très riche ainsi que l’attractivité de fait de Marseille en tant que station balnéaire.

    Mais si du point de vue de la fréquentation la saison estivale a été une réussite, ce succès n’est pas applicable à l’ensemble des secteurs. En ce qui concerne l’hôtellerie-restauration, la fréquentation ne s’est pas convertie en consommation. « On a connu une baisse d’environ 30% du chiffre d’affaires par rapport à l’an dernier sur la même période », constate Bernard Marty, le président de l’Union des Métiers et des Industries de l’Hôtellerie 13. Selon lui, « c’est la canicule et les problèmes de pouvoir d’achat qui ont provoqué cette baisse de la consommation chez les touristes ». Et de rappeler que cette dynamique s’observe à l’échelle nationale.

    Surtourisme, pollution

    et érosion

    Les secteurs sensibles de la cité phocéenne ont aussi souffert pendant cette période estivale. Du côté du Parc National des Calanques, on dresse le constat d’un été tendu : « On n’a pas observé de hausse de la fréquentation sur les dernières années. Malgré tout il y a une véritable surfréquentation depuis le Covid, surtout pendant la première quinzaine d’août », observe le Parc qui déploie durant la période des dispositifs spécifiques. Cette fréquentation élevée engendre plusieurs problématiques comme l’érosion des sols, des risques d’incendie accrus ainsi que nombre de déchets abandonnés sur les sentiers… Les équipes chargées de la protection des calanques doivent donc redoubler de vigilance pendant l’été.

    D’après Julien Harounyan, adjoint au maire de Marseille, à l’attractivité et au tourisme durable, même si « des actions ont été prises pour proposer un tourisme responsable », ces mesures n’ont « pas été suffisantes cette année » pour suivre la hausse de l’afflux touristique. Et il faudra, selon lui, « les poursuivre davantage ».

    À terme, Marseille est censée pouvoir accueillir encore plus de touristes. La question étant de la qualité de cet accueil, sans que cela ne pénalise les habitants.

  • Syndicats et patronat pressent l’État pour la ligne haute tension

    Syndicats et patronat pressent l’État pour la ligne haute tension

    « C’est un collectif inédit à la hauteur des enjeux pour le territoire ». L’expression de Jean-Christophe Amarantinis, président de l’Union Pour les Entreprises des Bouches-du-Rhône (UPE 13), pour annoncer la mobilisation du jour n’est pas galvaudée. Car ce mercredi, il se tient aux côtés de Stéphane Benhamou, le président du Medef Sud mais aussi de Franck Bergamini, le secrétaire général de l’Union Départementale FO des Bouches-du-Rhône et de Jérôme Yvernault, délégué régional de la CFE-CGC Paca. Ajoutez à cela Pascal Kuhn, président de l’UIMM Alpes-Méditerranée également directeur du site d’Airbus Helicopters à Marignane et Stéphane Bergamini, délégué général de l’organisation professionnelle France Chimie Méditerranée et vous obtenez un étonnant attelage.

    Un attelage qui vient pourtant délivrer un message limpide et unitaire : « La tchatche c’est bien, mais maintenant on a besoin d’engagements fermes et irrévocables de l’état, d’un calendrier finalisé avec des financements calibrés ! Il faut la ligne très haute tension ! », comme le résume Jean-Christophe Amarantinis.

    En clair, syndicats et patronat s’allient pour mettre un coup de pression à l’adresse de l’état et élus politiques locaux sur le projet de la fameuse ligne à très haute tension (THT) qui doit relier le Gard et Fos-sur-Mer. Une ligne qui doit permettre « l’électrification des processus industriels et donc une décarbonation » des entreprises du pourtour de l’étang de Berre, rappelle Pascal Kuhn. Et qui conditionne l’aboutissement d’une cinquantaine de projets industriels, pour la création de 10 000 emplois directs et des dizaines de milliers induits.

    « Quand on chipote trop,

    le train passe »

    « Si ce projet ne voit pas le jour, c’est aussi de nombreux emplois qui risquent d’être perdus », tonne Franck Bergamini. Avant de développer l’enjeu économique et social que représente cette ligne THT : « L’avenir se joue maintenant, si demain ArcelorMittal n’a pas d’électricité décarbonée, il fermera son haut-fourneau et ira le faire ailleurs, mais ni dans la région ni dans le pays ».

    Si ces acteurs tapent du poing sur la table, c’est que le calendrier pour la prise de décision devient de plus en plus serré, entre élections sénatoriales et présidentielles. « Il faut que ceux qui portent la responsabilité politique aient du courage. On ne peut pas accepter que cette décision soit suspendue à des échéances électorales », martèle Stéphane Benhamou. Plusieurs élus locaux, notamment de Camargue et du Pays d’Arles (lire article ci-dessous) montent aussi au créneau contre un projet qui défigurerait le paysage et questionnent sa nécessité. Pascal Kuhn répond à ces critiques : « Certains diront qu’on n’a pas besoin d’autant d’électricité, qu’il faut enterrer la ligne… On peut discuter encore 3 ans de ce sujet. Mais quand on chipote trop, le train passe sans vous attendre ».

    Concrètement, ces acteurs attendent « une prise de décision claire » de la part de l’État, et donc de la préfecture, avec notamment une déclaration d’utilité publique (DUP) « avant le 1er semestre 2027 ». Une DUP qui est en instruction depuis mai dernier…

    La CGT réaffirme que ce projet est « vital »

    Si la CGT n’était pas présente lors de l’interpellation commune du patronat et d’autres syndicats, Pascal Galéoté, secrétaire de l’UD CGT 13 et secrétaire général de la CGT du Port de Marseille rappelle « l’impérieuse nécessité de la mise en place de la ligne THT ». « Il y a eu des annonces claires de l’État sur l’intérêt national pour le pays que représente cette ligne, nous le saluons. Maintenant il y a une nécessité d’accélérer la prise de décision pour sa mise en œuvre, c’est plus que vital pour l’avenir du bassin de Fos mais aussi pour l’ensemble du territoire », martèle Pascal Galéoté.

  • Lionel de Cala invite la loi SRU dans la campagne sénatoriale

    Lionel de Cala invite la loi SRU dans la campagne sénatoriale

    À la tête d’une commune de plus de 21 000 habitants ne comptant que 7,5% de logements sociaux, loin des 25% exigés par la loi Solidarité et renouvellement urbain (SRU), le maire LR d’Allauch, Lionel de Cala, appelle à l’aide les candidats aux élections sénatoriales.

    Lors du dernier conseil municipal, l’élu LR a demandé aux candidats à la chambre haute de s’engager en signant un manifeste en faveur d’une réforme du dispositif. Adoptée en 2000, la loi SRU impose aux communes de disposer d’au moins 25% de logements sociaux pour favoriser une répartition plus équilibrée de l’offre de logement. Dans les Bouches-du-Rhône, plusieurs communes demeurent éloignées de cet objectif, et sept dépassent les 500 000 euros de pénalités en 2026, dans un contexte de crise persistante du logement et de forte tension sur l’accès au parc social.

    En tête de liste, Allauch qui a déjà versé 1,3 million d’euros de pénalités à l’État au titre de ses objectifs non atteints. Son maire a été réélu en avril avec la promesse de ne pas construire de logements sociaux, alors qu’en 2024, 1 121 ménages y étaient en attente (31 attributions).

    « Un outil indispensable » pour son opposition

    Lui met en avant les contraintes foncières de sa commune et déplore les sanctions financières auxquelles elle est soumise. Face à sa réticence à faire sortir de terre des logements sociaux, l’ancien préfet avait préempté en mars 2025, une parcelle pour y construire une quinzaine de logements sociaux. Une pétition de plus de 6 000 signatures avait alors été recueillie pour contester cette décision.

    Sans demander la suppression de la loi SRU, Lionel de Cala plaide pour une évolution de son application, souhaite, vieille rengaine des communes carencée, que l’effort de construction soit apprécié à l’échelle des bassins de vie plutôt que commune par commune. Il propose aussi que les pénalités payées par les communes déficitaires soient réinvesties localement dans la production de logements et réclame un rôle accru des maires dans les processus d’attribution.

    Des propositions balayées par le conseiller municipal d’opposition et ancien député (PCF), Frédéric Dutoit qui se dit favorable au « maintien et au renforcement » de la loi SRU, qu’il considère comme « un outil indispensable pour garantir le droit au logement, favoriser la mixité sociale et mieux répartir l’effort de construction entre les territoires ».

    Si le communiste reconnaît les contraintes auxquelles sont confrontées certaines communes, lui estime qu’elles doivent au contraire conduire à un meilleur accompagnement des collectivités plutôt qu’à un affaiblissement du dispositif. Il appelle ainsi à « une contractualisation renforcée entre l’État, les communes et les intercommunalités » afin de concilier production de logements, préservation du foncier et réponse aux besoins des habitants.

  • Coup de tonnerre : Plan-de-Cuques vainqueur de Brest !

    Coup de tonnerre : Plan-de-Cuques vainqueur de Brest !

    Parfois, les mots manquent tant l’exploit est majuscule, unique. La scène de liesse au moment du but victorieux de Beatriz Sousa est à graver dans l’histoire du club de Plan-de-Cuques. La jeune Portugaise est allée chercher un angle de tir improbable pour venir battre Floriane André et crucifier le monstre qu’est Brest dans le championnat de France (27-26). Le BBH n’avait plus perdu contre une équipe autre que Metz, l’autre géant, depuis le 19 avril 2023. Une rencontre face à Nantes perdue 22-29.

    Le HBPC s’est montré ambitieux dès le premier coup de sifflet de l’arbitre. Le BBH a eu du mal à entrer dans sa partie, étonnamment, avec une vitesse de jeu moindre et peu d’imagination en phase offensive. Les Bretonnes étaient en mode diesel, accélérant par moments, mais sans dominer comme elles ont l’habitude de le faire en championnat. Leur agressivité défensive a tout de même augmenté, posant des problèmes aux locales.

    Ces dernières ont compté jusqu’à 4 buts d’avance (10-6, 20e), notamment grâce aux parades d’Agathe Quiniou, formée au BBH. La gardienne de 25 ans a réalisé 4 parades cruciales, inscrivant même un but en cage vide. À la pause, Plan-de-Cuques menait 14 à 12, déjà un exploit face à l’équipe qui a terminé 4e de la dernière Ligue des Champions.

    Sang-froid maximum

    De toute évidence, le Brest Bretagne Handball s’est remis l’esprit à l’endroit durant cette pause de 15 minutes. La capitaine Oriane Ondono, plutôt absente lors du premier acte, a pris plus de poids, perturbant le secteur central bucco-rhodanien. Mais en face, la jeune Lorine Boudekhane a réalisé quelques prouesses, dont une double parade hors du commun à bout portant. À 12 petites minutes du terme, le score était de 22-22, laissant encore un espace pour créer l’exploit. Le temps-mort posé par Angélique Spincer a permis de conserver du sang-froid.

    Et il fut irrespirable avec un arrêt de Boudekhane dans la dernière minute et ces deux derniers buts de Sousa. Angélique Spincer avait du mal à trouver des mots après ce final en apothéose : « Il y avait une brèche, on savait qu’on pouvait les battre en début de saison, elles n’étaient pas encore prêtes. Demain (ce jeudi), c’est repos ! »

    Plan-de-Cuques 27 (14)

    BREST 26 (12)

    3e journée de Ligue Butagaz Energie

    Gymnase des Ambrosis

    Plan-de-Cuques : Quiniou, Boudekhane – Puleri, Berrais, Antonissen, Loquay, Dembélé, Naal, Auriac, Perret, Nkindanda, Kromoska, Martel

    Entraîneur : Angélique Spincer

    Brest : Depuiset, André, Joyet-Bondu – Mairot, Coatanea, Horacek, Delaye, Michalak, Lott, Borg, Ondono, Tshimanga, Smetkova

    Entraîneur : Tomas Hlavaty

  • La Fête du sport s’offre le Vieux-Port pour sa seconde édition

    La Fête du sport s’offre le Vieux-Port pour sa seconde édition

    Marseille sera l’un des nombreux hôtes de la 2e édition de la Fête du sport. Cette initiative gouvernementale s’inscrit dans le cadre de Septembre Bouge, le 9e mois de l’année étant celui de l’éducation physique et sportive. Une volonté d’Emmanuel Macron après les Jeux de Paris 2024. Cette Fête du sport se veut « un rendez-vous populaire, fédérateur et inclusif autour du sport et de ses valeurs ». En 2025, l’événement avait regroupé 140 000 personnes à Paris.

    Cette année, la journée souhaite rassembler encore plus et un nouveau temps fort a été instauré : ce sera sur le Vieux-Port, à Marseille. Un village sport-santé sera ouvert de 11h à 19h ce lundi 14 septembre. L’entrée sera gratuite et le programme fournit. De nombreuses démonstrations sont prévues avec des rendez-vous dispatchés par-ci, par-là durant la journée.

    Par ailleurs, deux défis seront mis en place dans l’après-midi, celui de la Bonne Mère et celui du Cercle des Nageurs de Marseille. Quatre duos athlètes-influenceurs s’affronteront sur une montée chronométrée jusqu’à l’édifice surplombant la ville. Du côté du CNM, plusieurs trios se feront face lors d’un relais.

    La liste des sportifs présents sur le village n’est pas encore figée, mais quatre parrains et marraines ont été désignés. L’ex-nageur Camille Lacourt, le journaliste Matthieu Lartot, la médecin et ancienne Miss France Marine Lorphelin ainsi que l’athlète paralympique Zakia Khudadadi.

    Cette Fête du sport se veut fixe, c’est-à-dire qu’elle aura lieu chaque année le 14 septembre, à l’image de la Fête de la musique pour l’arrivée de l’été.

  • Bruno Genesio fait face à la gestion de la pénurie

    Bruno Genesio fait face à la gestion de la pénurie

    Au soir de la victoire contre Strasbourg, Bruno Genesio a eu raison de garder la tête froide. Certes, l’OM avait réussi une belle entrée en matière, avec un succès 4 à 0. Depuis, les Alsaciens ont enchaîné deux succès, notamment face à Lens, alors que les Marseillais ont été surclassés à Monaco. Avant d’être douchés par le Paris FC au Vélodrome.

    Au-delà de ces deux résultats négatifs, c’est le comportement collectif des Olympiens qui interpelle. À quelques exceptions près, les joueurs de Bruno Genesio ont montré une forme de résignation. Surtout, avec un Igor Paixão ou un Nayef Aguerd encore fragiles, c’est la pénurie de solutions qui pose question.

    La défense marseillaise a notamment concédé cinq buts en deux rencontres. De quoi semer le doute dans l’esprit de son entraîneur. « On ne peut pas espérer grand-chose quand on défend comme on a défendu. Il va falloir qu’on prenne conscience de ça », a-t-il admis dimanche, en commentant la prestation de son équipe.

    Adepte d’une défense à quatre, il va sans doute devoir réorganiser son dispositif. Car son arrière-garde demeure, encore et toujours, le maillon faible de son équipe. Dans le passé, Bruno Genesio a montré qu’il pouvait s’adapter. Passer à une défense à trois axiaux. Même si à Lille, la solution n’a pas toujours été efficace. Alors que se profile une première séquence de trois matches en dix jours, avec l’ouverture de la Ligue Europa à Istanbul dans une semaine, le technicien va-t-il remodeler son schéma tactique, afin de colmater les brèches qui plombent son équipe ?

    Deux jours de réflexion

    Pour pouvoir mettre en place un nouveau plan de jeu, Bruno Genesio aurait besoin de temps. Les deux mois de mise en route ne lui ont pas permis de travailler dans la sérénité, du fait des complications extra-sportives qui l’ont vu perdre la majorité de ses meilleurs éléments, sans voir arriver de renfort.

    S’il y a eu des succès dans les matches de préparation, chacun a montré que l’OM, en version austérité, avait du mal à rester efficace sur la durée totale d’un match. Cela s’est vu contre l’Atlético de Madrid. Cela a été plus flagrant dimanche, face à un Paris FC qui a su porter le fer dans les points faibles de la cuirasse phocéenne. Et ce dès le coup d’envoi.

    Bruno Genesio, qui a assumé ses choix, a encore deux jours pleins pour réfléchir à un éventuel changement. Il aura l’occasion de le tester à Rennes, dans un contexte particulier. Pour lui, qui est un ancien de la maison Rouge et Noir. Pour l’OM, car la dernière visite au Roazhon Park, en ouverture de la saison dernière, avait laissé des traces indélébiles dans les têtes marseillaises.

    Le voyage en Bretagne doit servir de planche d’appel. Il s’annonce déjà déterminant pour la suite de la saison. Car, si la crise n’est pas encore là, les ingrédients pour qu’elle se déclenche sont d’ores et déjà réunis. Bruno Genesio se doit de montrer sa capacité à gérer la pénurie. Une première pour lui.

    L’OM recherche l’auteur présumé d’une agression sexuelle

    C’est d’abord sur TikTok que la jeune femme a réagi. Dimanche dernier, lors d’OM-Paris FC, cette habituée du Virage Nord affirme avoir retrouvé des traces de sperme dans le dos de son tee-shirt et sur le haut de son pantalon. Après avoir reçu de nombreux témoignages de soutien, la jeune femme a été contactée par l’OM, comme l’indique un communiqué officiel du club, indiquant avoir « été informé des faits particulièrement graves rapportés » et apporter « tout son soutien à la supportrice concernée ».

    L’OM affirme qu’il « mettra à disposition tous les éléments en sa possession, collaborera pleinement avec les autorités compétentes et prendra toutes les mesures qui s’imposeront au regard des faits qui pourront être établis ». .

  • [La Marseillaise Breaking Cup] Danse, graff et DJ animent la Paternelle

    [La Marseillaise Breaking Cup] Danse, graff et DJ animent la Paternelle

    « Moi bâtiment M », « Moi D », « Et moi juste ici », s’empressent de répondre, tour à tour, Ilyana, Sarah et Jasmine, pointant chacune une direction, lorsqu’on leur demande où elles habitent. Pop-corn à la main, elles ont entre 8 et 10 ans et sont venues assister à la 3e étape de La Marseillaise Breaking Cup, ce mercredi de passage dans leur quartier, à la Paternelle (14e). Initiations au breakdance, au graff ou au DJ Mix, les activités pour divertir les toutes jeunes filles sont nombreuses. C’est là tout l’intérêt de l’événement selon Houssam Zguep, directeur du centre social CCO Sainte-Marthe. « C’est important qu’il puisse y avoir ce genre de rendez-vous, souligne-t-il. Il n’y a pas beaucoup d’événements culturels dans les quartiers et c’est bien que les gens de l’extérieur viennent à nous. D’habitude, ce sont toujours les habitants qui doivent faire le déplacement. » Un point de vue partagé par Fadela Hadjadji, présidente de l’association Jeunes renaissance, gestionnaire des lieux qui accueillaient mercredi la Breaking Cup. « C’est super que les enfants puissent se mélanger et, du même coup, découvrir de nouveaux horizons, s’enthousiasme-t-elle. Notre objectif c’est qu’ils deviennent des adultes épanouis, qu’ils se nourrissent des connaissances extérieures. » Et ce moment est aussi l’occasion de rencontres, entre jeunes, entre parents, mais aussi entre associations. Sur place, on trouve aussi l’Addap 13, spécialisée dans l’éducation de rue et l’insertion sociale, et le Secours populaire, venu présenter son mouvement Copain du Monde, qui permet aux enfants de devenir bénévoles. Prochaine étape ce jeudi au Plan d’Aou.

    Au programme

    Jeudi, c’est au Plan d’Aou (15e), dans le centre social Grand Saint-Antoine, que se poursuivront les animations de la Breaking Cup. À partir de 16h30, des initiations au breakdance, au graffiti et au DJ Mix seront de nouveau proposées et des ateliers seront également animés par l’association Ambition 360.

    M.M.