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  • Les touristes se replient sur des destinations plus accessibles

    Les touristes se replient sur des destinations plus accessibles

    Avec des budgets de plus en plus restreints, les Français doivent désormais élaborer une véritable stratégie pour se reposer sans s’endetter. Le prix du kérosène a fortement augmenté, influençant directement celui des billets d’avion. Les billets long-courriers aller-retour en classe économique chez Air France-KLM ont augmenté, avec une hausse pouvant aller jusqu’à environ 100 euros selon les cas. Par ailleurs, Transavia a annulé environ 200 vols en mai et juin, au départ de plusieurs aéroports français, dont Marseille.

    Alors, partir moins loin et moins longtemps est une solution de plus en plus privilégiée. Dans une étude publiée le 28 avril, l’Alliance France Tourisme (AFT ) annonce que « 68% des Français prévoient de partir au moins une semaine, soit une baisse de 9 points par rapport à 2025 (…). Seuls 37% se déclarent certains de partir, contre 50% l’an dernier ». Malgré cette baisse, les Français restent toutefois très attachés aux vacances estivales. Il s’agit plus de s’adapter que de ne pas partir du tout. Cette année, 71% choisissent la France (+3 points par rapport à 2025), contre 23% l’Europe et seulement 9% des destinations lointaines, selon les données de l’AFT.

    « Pour l’instant, la fréquentation est stable »

    En 2025, la région Paca se situait au deuxième rang des destinations de séjours préférées des Français, selon les données du Comité régional de tourisme. Nicolas Guyot, directeur de l’hôtel Carré Vieux-Port à Marseille et vice-président de l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie, se prépare donc à cet engouement : « Pour l’instant, la fréquentation est stable, on s’attend à ce que cela augmente effectivement, notamment au moment où les Français vont réaliser que partir loin devient trop coûteux ou compliqué. »

  • Le kérosène s’envole et l’aérien bat de l’aile

    Le kérosène s’envole et l’aérien bat de l’aile

    Il y aura-t-il des avions à un prix abordable pour les vacances d’été ? Ou même des avions tout court ? La question aurait pu paraître saugrenue il y a quelques semaines, mais elle devient très sérieuse pour beaucoup de futurs vacanciers au regard du blocage du détroit d’Ormuz et du conflit irano-américain.

    Car le kérosène qui sert de carburant aux avions voit son prix atteindre des sommets, comme le diesel à la pompe à essence. Une montée qui a de quoi inquiéter les acteurs du secteur aérien. « L’envolée du cours du pétrole fait qu’on a plus que doublé le prix du kérosène. Pour faire un Marseille-Athènes, sur une heure de vol, le coût du carburant, c’est 20% du coût total. Si c’est du long courrier, ça représente 35%. Imaginez maintenant que ça double : le 20% devient 40% et le 35% passe à plus de 50%… », campe Jean-François Dominiak, président du syndicat des compagnies aériennes autonomes (SCARA). Cette organisation professionnelle, qui regroupe la moitié des compagnies aériennes françaises, dont Air Corsica, tire la sonnette d’alarme sur la viabilité économique : « Le détroit d’Ormuz représente entre 40 et 50% de la production mondiale de kérosène. Et, au mieux, les bonnes compagnies dégagent entre 5 et 10% de résultat. En ajoutant 20% de coût, on gomme ce résultat. Non seulement il n’y a plus de marge, mais en plus, il y a une perte. »

    L’envolée de ces prix a déjà des conséquences concrètes avec des annulations en cascade et une répercussion sur les billets des passagers. C’est la filiale néerlandaise d’Air France-KLM qui a lancé l’une des premières charges, dès le 16 avril, avec une réduction de « 80 vols aller-retour » depuis l’aéroport d’Amsterdam, l’une de ses plateformes phares. Autre filiale du groupe, mais même raisonnement avec la compagnie low-cost Transavia qui, fin avril, annonce l’annulation d’environ 400 vols, « moins de 2% du programme ». La liste des entreprises qui annulent des vols s’allongent avec le temps : 20 000 pour Lufthansa d’ici octobre, 6% de liaisons en moins pour Air Transat, 10% de baisse pour Ryanair. Cerise sur le gâteau, la compagnie espagnole Volotea, en plus de réduire ses vols, réclame à ses passagers « un supplément (…) si les prix du carburant dépassent le niveau de référence ». Notons aussi que Transavia a augmenté le prix des billets de l’ordre de « 10 euros en moyenne par aller-retour », tandis qu’Air France a relevé ses prix de 70 euros sur les liaisons transatlantiques… Reste que, sur le terrain, ces annonces ne provoquent pas de séisme puisque l’aéroport Marseille-Provence constate un « trafic stable » et juge ces annulations « à la marge » (lire entretien ci-contre).

    « Il faut que l’État nous aide »

    S’engage alors un bras de fer entre les entreprises du secteur, les gouvernements européens et les associations de consommateurs. « Des compagnies ont de gros problèmes de trésorerie, certaines volent à perte. Il faut que l’État nous aide », plaide Jean-François Dominiak. Le SCARA réclame notamment un effort particulier pour les dessertes ultramarines, corses et celles relevant de délégation de service public (DSP), chères à de nombreux Provençaux. En réponse, le gouvernement dit préparer des mesures et réfléchit à « des reports de charge », mais rien d’acté pour l’heure.

    Et, au final, ce sont les passagers qui maronnent légitimement. « La volatilité du prix du carburant est un risque économique que les compagnies aériennes ne doivent pas faire peser sur les passagers », juge Imane El Bouanani, responsable juridique France de Flightright, plateforme de défense des droits des passagers aériens. Le ministre de l’Économie, Roland Lescure, a tenté d’éteindre les inquiétudes des acteurs aéroportuaires, ce mercredi 6 mai, à la suite d’une réunion avec les compagnies aériennes, en assurant n’avoir « aucune crainte » de pénurie entre mai et juin et « sans doute peu » pour l’après. Son homologue aux Transports, Philippe Tabarot, minimise la problématique : « Les cas d’annulation sont pour l’instant assez exceptionnels. »

    Vers des destinations

    plus proches ?

    De quoi rassurer les acteurs de l’aérien ? « Le gouvernement nous dit qu’il y a des stocks pour 2 mois et demi. Ça nous amène jusqu’en août, mais que se passe-t-il après ? Personne n’est capable de le dire », commente Jean-François Dominiak, qui participait à ladite réunion ministérielle. Il anticipe une autre problématique de fond : « Est ce que beaucoup de passagers voudront toujours prendre le risque d’aller passer des vacances lointaines dans ces conditions ? Est-ce que les gens ne préféreront pas aller faire du camping à côté de Marseille ? Juste après l’épidémie de Covid-19, les gens sont restés dans un périmètre proche. Pendant la crise de 2008, les gens ont pris des vacances, mais d’abord en France… »

    Illustration de ce report vers des destinations plus proches : la compagnie Volotea a lancé, le 7 mai, une nouvelle ligne au départ de Marseille vers Limoges. Rien d’anodin puisqu’elle propose « deux vols par semaine, les jeudis et dimanches » et entend augmenter la cadence pour la haute saison, jusqu’à « quatre fréquences hebdomadaires en août les lundis, mercredis, vendredis et dimanches ». Dans la même lignée, la compagnie TwinJet proposera une ligne « éphémère », du 22 juillet au 12 août, à destination d’Olbia en Sardaigne. Reste donc à voir si les passagers changent de braquet pour ces vacances.

  • Habib Beye dénonce de fausses informations

    Habib Beye dénonce de fausses informations

    Après l’humiliation de Nantes, Habib Beye avait opté pour un nouveau conclave à La Commanderie pour préparer le déplacement au Havre. Une semaine qui a été marquée par des événements qui ont pris des proportions hors normes. Comme la décision d’arrêter une séance d’entraînement. «Je l’ai fait car c’était une session intense. Il reste deux minutes trente et je ne voyais pas l’intérêt de poursuivre», s’est justifié l’entraîneur marseillais.

    Mais, comme le disait si bien Pape Diouf, «à Marseille, on fait d’un œuf un bœuf», cela a suffit pour insinuer que plus rien n’allait dans la maison OM. Et Habib Beye, commentant l’accolade avec Mason Greenwood sur le bord de pelouse après la victoire au Havre, y est allé de sa mise au point. «L’image est belle, car elle est nécessaire de sa part, avec tout ce qui s’est dit. Quand je vois les mensonges qui sont racontés à mon sujet, et sur mes joueurs, que j’ai arrêté l’entraînement à cause de lui, ça me désole. Dans le métier, plus rien n’est vérifié. C’est la course à l’info, aux mensonges. Une sorte de défouloir à ciel ouvert. J’ai rarement connu in tel acharnement sur une personne», a – t- il insisté.

    Quant à la sanction prise à l’encontre de Pierre-Emerick Aubameyang, Habib Beye n’a pas souhaité y revenir. «Je préfère parler des joueurs qui étaient là

  • L’OM s’offre de l’espoir

    L’OM s’offre de l’espoir

    Que pouvait donner un duel entre une équipe luttant pour éviter les barrages et une autre cherchant à se donner un avenir européen ?

    De part et d’autre, l’enjeu de cette avant-dernière journée de la saison était capital. Pour ne pas dire vital sur un point économique. Notamment pour un OM en passe de tout perdre, après avoir faire croire qu’il pouvait aller chercher, a minima, une nouvelle qualification pour la Ligue des Champions, à défaut d’un nouveau trophée. Malheureusement, à force de gaspiller ses jokers, l’équipe se retrouvait au bord de la falaise. Et après une nouvelle semaine compliquée, le voyage au Havre ressemblait à une bouée de sauvetage.

    Bouée à laquelle les hommes de Habib Beye se sont accrochés. Face à des Havrais qui avaient laissé leurs complexes et doutes au vestiaire. Ils devaient être d’ailleurs les premiers, avec Mowana Samatta puis Sofiane Boufal, et finalement les seuls en première période, à faire frissonner de plaisir le public d’une Océane déjà transie de froid.

    L’ambiance se réchauffera avec une série de pénalties qui devait enfin lancer la rencontre. L’OM obtenait le premier, après intervention de l’assistance vidéo. Mason Greenwood, avec l’aide du montant droit de Mory Diaw, le transformait. Tandis que le Havrais Sofiane Boufal, malheureux dans le jeu en mouvement, devait l’être aussi dans son duel avec Geronimo Rulli.

    Si l’avantage restait ténu, le but de Mason Greenwood suffisait au bonheur marseillais. Néanmoins, il fallait vaincre le signe indien du « money time », cette mauvaise habitude phocéenne de toute perdre, ou presque, en toute fin de match. Avec sept minutes de temps additionnel, il y avait de quoi trembler. Habib Beye faisait confiance à sa classe biberon pour finir le travail.

    Malgré quelques frayeurs, cette dernière s’en sortira bien.

  • Le Cercle créé l’exploit et file en finale de la Coupe d’Europe

    Le Cercle créé l’exploit et file en finale de la Coupe d’Europe

    Il a fallu attendre la fin du troisième quart-temps pour voir l’espoir renaître dans les yeux des poloïstes marseillais. Dominés lors de la demi-finale aller à Kragujevac (17-14), les joueurs du Cercle des Nageurs de Marseille ont réussi l’exploit de combler leur retard, samedi, lors du match retour au bassin Pierre-Garsau, avant de décrocher leur qualification pour la finale de l’Euro Cup (16-11). La deuxième de leur histoire après le sacre de 2019. « On a vécu un grand moment », savoure Marc Amardeilh, l’un des entraîneurs adjoints du CN Marseille.

    L’ancien responsable de la formation phocéenne, devenu en 2019 le premier entraîneur français à remporter un titre européen, dirigeait l’équipe au bord du bassin après le carton rouge reçu par Milos Scepanovic lors du match aller. « Sans parler de tactique, la première chose à faire était de les rendre nerveux. On savait que c’était une équipe capable de s’agacer rapidement, y compris les coaches sur le bord du bassin. Nous, on s’était dit qu’il fallait rester concentrés, quelles que soient les circonstances. C’était déjà le premier match à gagner : celui de l’attitude », insiste le technicien marseillais.

    Duel finale contre Split

    Accrochés au score jusqu’à la mi-temps, les Marseillais ont fini par creuser l’écart à la fin du troisième quart-temps, avant de distancer largement les pensionnaires de Kragujevac lors de la dernière période. « On a raté des penalties au début, mais ça voulait surtout dire qu’on ne s’était pas créé beaucoup d’occasions. On savait que si on continuait à jouer comme ça, on finirait par avoir des opportunités pour se détacher un peu. En fait, ça s’est construit petit à petit. Et ce n’est pas plus mal non plus. Si on avait pris trois buts d’avance dès la première période, il aurait été difficile de défendre ce résultat. Là, on est allé le chercher », se félicite Amardeilh.

    Ce succès de prestige permet donc au Cercle des Nageurs de Marseille de se qualifier pour la finale, où il affrontera le club croate de Jadran Split. « On va d’abord bien récupérer, puis essayer de préparer cette rencontre du mieux possible en étudiant attentivement l’équipe adverse », explique l’adjoint marseillais.

    Cette aventure n’est pas sans lui rappeler celle vécue il y a sept ans, lorsque seuls Arshak Hovhannisyan, Pierre-Frédéric Vanpeperstraete et les cousins Vernoux figuraient déjà dans l’effectif phocéen. « Je pense que si on joue avec nos qualités, qu’on conserve une bonne attitude et la confiance en nos forces, on aura de grandes chances de remporter la Coupe », estime Marc Amardeilh.

  • Le PCF adopte sa feuille de route pour la présidentielle

    Le PCF adopte sa feuille de route pour la présidentielle

    Ordre du jour chargé pour la direction communiste ce week-end : débat sur la situation politique, célébration des 90 ans du Front populaire, définition de déroulement du congrès qui aura lieu à Lille du 3 au 5 juillet, processus de choix pour la présidentielle, vote d’un cahier thématique sur la paix et adoption du budget du parti.

    Après l’adoption d’une résolution « Pour la paix et une vie digne, refusons de payer la crise capitaliste et préparons l’avenir ! » (90 pour, 2 contre et 6 abstentions), c’est la préparation du congrès et de l’échéance présidentielle qui a le plus animé les débats.

    Pour mettre en œuvre les décisions qui seront prises lors du congrès national, qui se tiendra à Lille du 3 au 5 juillet, le conseil national a décidé que les délégués se réuniraient en conférence nationale, à son issue, afin de définir le bulletin de vote qui sera soumis aux adhérents pour qu’ils tranchent le positionnement du PCF pour la présidentielle, lors d’un vote organisé du 3 au 6 septembre.

    « Le projet doit nous guider plus que le casting »

    Un calendrier approuvé par 63 voix pour, 9 contre, 8 abstentions, critiqué par plusieurs membres du conseil national. « C’est speedy-gonzales, c’est un passage en force », considère ainsi Jean-Noël Aqua (Paris). « Le calendrier est trop court pour que la majorité des communistes prenne la décision », pour Émilie Lecroq (Seine-Saint-Denis). « Le congrès ne doit pas ressembler à celui de Marseille qui était un grand meeting », ajoute Denis Öztorun (Val-de-Marne). Frédéric Boccara défend l’idée d’une conférence nationale « à l’automne ».

    Sur le fond, Saliha Boussedra (Gard) juge qu’une candidature communiste serait « incompréhensible au lieu de travailler à la constitution d’un bloc de gauche », en soulignant le risque d’une victoire de l’extrême droite.

    D’autres, au contraire, relèvent le niveau très bas de la gauche qui se situe autour des 30% dans le pays et la nécessité de candidatures qui mobilisent et contestent à l’extrême droite son hégémonie dans les catégories populaires. Bora Yilmaz (Meurthe-et-Moselle) appelle à « faire reculer l’extrême droite avec une candidature communiste » et alerte sur l’importance du calendrier pour éviter un choix par défaut « comme en 2017 ». Esteban Evrard (Pas-de-Calais) estime que « les communistes veulent partir à la bataille ». Pour Clara Gimenez (Hérault), la présidentielle est un moment-clé pour « faire découvrir notre projet de société », quant à Nicolas Cossange (Hérault), il insiste : « Il n’y a que Fabien Roussel qui puisse être notre candidat et donc notre porte-parole. »

    Avant eux, le secrétaire national du PCF s’est exprimé : « J’ai lu les trois textes alternatifs qui viendront certainement enrichir la base commune et nos débats. N’en ayons pas peur, le débat est salutaire, utile », a-t-il affirmé, appelant à projeter le PCF dans les « 15 à 20 prochaines années, pour qu’il soit une force politique forte, révolutionnaire, solide, unie ».

    Il s’est déclaré « disponible » pour porter le projet communiste devant les Français lors de l’élection présidentielle. « Je suis prêt, si les communistes en décident, à y mettre toute mon énergie », a-t-il indiqué. Pour lui, « le pire serait de ne pas choisir » et « le projet doit nous guider plus que le casting ».

    CALENDRIER

    6 et 7 juin : vote des adhérents pour choisir la base commune de discussion du congrès.

    13 et 14 juin : congrès de section.

    20 et 21 juin : congrès départementaux.

    3, 4 et 5 juillet : congrès national à Lille avec réunion en conférence nationale le 5 afin de définir les différentes options soumises aux communistes pour la présidentielle.

    3 au 6 septembre : vote des adhérents sur le choix pour la présidentielle.

  • Eau contaminée à Rousset : l’enquête confirme l’origine hydrique de l’épidémie

    Eau contaminée à Rousset : l’enquête confirme l’origine hydrique de l’épidémie

    L’épisode de gastro-entérites survenu à Rousset, le 16 avril dernier, a trouvé son explication. Cet événement avait entraîné des restrictions de consommation de l’eau du robinet pour l’ensemble des habitants de la commune jusqu’au 24 avril. Une enquête épidémiologique avec un questionnaire, lancée le 17 avril, avait recueilli 1 182 réponses et a permis d’identifier 895 personnes ayant déclaré des symptômes entre le 2 et le 22 avril. Parmi elles, 86% avaient un lien avec la commune de Rousset (lire notre édition du 23/04).

    Les conclusions de Santé publique France viennent d’être rendues publiques Selon ce rapport, l’épidémie est désormais clairement attribuée à une « origine hydrique ». Elle est liée à une « contamination du réseau d’eau potable », exploité par la Société des Eaux de Marseille (SEM), ainsi qu’à un « un dysfonctionnement du système de chloration ». Les analyses microbiologiques ont révélé la présence de plusieurs agents « pathogènes ». Parmi eux, des virus de type norovirus et rotavirus, mais également des bactéries telles qu’Escherichia coli.

    Santé publique France évoque également une hypothèse pour expliquer cet épisode : un phénomène de « retour d’eau » qui aurait pu entraîner une intrusion d’eaux usées dans le réseau d’eau potable. Cette piste est avancée « au regard des éléments microbiologiques observés », sans être présentée, à ce stade, comme une certitude définitive.

    « échanges constants »

    La municipalité de Rousset, dans un communiqué publié sur ses réseaux sociaux, rappelle s’être « mobilisée dès les premiers signalements ». Elle souligne avoir maintenu « des échanges constants » avec l’Agence régionale de santé, les autorités sanitaires et la SEM, tout en « assurant l’information de la population et le suivi quotidien de la situation ». Des mesures de précaution ont été mises en place « rapidement », notamment la distribution de dizaines de milliers de bouteilles d’eau, rendue possible grâce à « l’engagement de nombreux bénévoles ».

  • [Chronique corse] Se souvenir du 8 mai 1945, sans oublier 1943

    [Chronique corse] Se souvenir du 8 mai 1945, sans oublier 1943

    C’est une victoire contre le fascisme, une victoire pour la liberté, arrachée au prix de millions de vies et de sacrifices immenses. Une victoire qui rappelle le courage de celles et ceux qui ont résisté à la barbarie et refusé la soumission.

    Mais se souvenir du 8 mai, c’est aussi refuser une mémoire incomplète. Car la Libération ne s’est pas faite en un seul jour, ni partout au même moment.

    Bien avant 45, des territoires avaient déjà engagé ce combat décisif pour la liberté. La Corse en fait partie.

    En septembre et octobre 1943, la Corse devient le premier territoire français métropolitain libéré.

    Cette libération est le résultat d’un soulèvement de la Résistance corse, appuyée par les forces françaises venues d’Afrique du Nord et les Alliés. Dans un contexte difficile, les Corses ont su refuser l’occupation fasciste, organiser la lutte et ouvrir la voie à la reconquête du territoire national.

    Danielle Casanova

    Cette résistance, la Corse l’a portée sous de multiples formes sur son sol comme bien au-delà. Elle a aussi des visages, ceux de Danielle Casanova, jeune Ajaccienne morte à Auschwitz en 43, ou de Jean Nicoli, figure de la Résistance fusillé la même année. Leur engagement rappelle que ce combat s’est mené partout, souvent au prix de la vie, dans l’espoir d’un avenir débarrassé du fascisme et de l’oppression.

    Rappeler le rôle de la Corse dès 1943, ce n’est pas opposer les mémoires, bien au contraire, mais rendre justice à toutes celles et ceux qui ont combattu.

    Le 8 mai 1945 marque la victoire contre le nazisme. En Corse, cette victoire porte aussi le souvenir d’un peuple engagé dans la Résistance et le combat pour la liberté dont la libération de l’île en 1943 constitua l’un des premiers grands actes de la reconquête du territoire national. Une mémoire précieuse, qui oblige encore aujourd’hui à défendre sans relâche les valeurs de paix, de justice et de fraternité.

  • À Montpellier, des Boutographies qui mêlent société et légèreté

    À Montpellier, des Boutographies qui mêlent société et légèreté

    Un air de retrouvailles pour cette 26e édition des Boutographies. Du 9 au 31 mai, la manifestation culturelle montpelliéraine retrouve le Pavillon populaire, rénové et paré à accueillir pléthore de photographes. Car, encore une fois, du monde s’est bousculé au portillon. « Nous avons reçu 500 dossiers pour la présélection, ce qui est stable par rapport aux autres années. Nous en avons retenu 80 à présenter au jury. Il y aura 7 photographes en accrochage et onze en projection, avec comme nouveauté, la scène de projection héritée de l’exposition Depardon, dans des conditions idéales pour les visionner », explique Peter Vass, président fondateur des Boutographies.

    France, Belgique, Brésil, Venezuela, une diversité de pays est représentée, tout comme les sujets. « Il y a à la fois des sujets graves, lourds et pour contrebalancer cet aspect, des choses décalées, humoristiques », souligne Christian Maccotta, directeur artistique des Boutographies.

    Des séries sociétales

    Des « sujets lourds », que l’on retrouve par exemple chez Hannes Jung, photographe installé à Berlin, venu présenter « Men don’t cry  ». « Il est parti en Bosnie et travaille sur des gens qui ont été internés et ont subi des violences sexuelles lors de la guerre de Bosnie. Ces hommes vont parler de ça, c’est important, il y a un besoin de reconnaissance, de justice », détaille Christian Maccotta. La série photo sera accompagnée de témoignages. « C’est une tendance de cette édition : une forte présence de l’écrit, comme si les photographes avaient besoin de légitimer leurs travaux dans cette période trouble », poursuit Christian Maccotta.

    L’Italien Alessandro Silverj travaille, lui, sur le rapport entre chasse aux sorcières et violences faites aux femmes. Tandis qu’Alexandre Bagdassarian présentera « Seize et demi », où le photographe a suivi le quotidien des jeunes mineurs incarcérés à Lyon. « Les images montrent ces jeunes de 15 ans pleins d’espoir. Il y a une diversité de parcours, montrant que les délinquants ne peuvent pas être tous mis dans le même sac  », soutient Christian Maccotta. Autant de thématiques sociétales déclinées par les artistes. « Il y a des signes de convergence entre le champ des sciences sociales et la photographie. De plus en plus de sociologues et d’historiens travaillent avec des photographes, pas seulement pour illustrer leurs travaux mais pour en faire un outil de compréhension sociétale », fait valoir Christian Maccotta.

    La manifestation veut également offrir aux spectateurs des bouffées d’air. En ce sens, la série de Marie Lukasiewicz explore le business des coraux, utilisés notamment par l’industrie pharmaceutique. De même, Pascal Sgro et son projet « Cherry Airlines », réalisé avec l’IA. « Il s’intéresse aux formes de pubs des années cinquante. Il pousse les limites de la communication en inventant une marque de compagnie aérienne, Cherry Airlines ». Une manière de mettre en lumière le paradoxe entre le luxe et le dérèglement climatique.

    Une programmation ambitieuse, complétée par des rencontres avec des artistes, des ateliers de lecture et d’écriture, qui rythmeront le temps du festival. Sans oublier les accrochages « hors les murs » dans les établissements partenaires de la manifestation.

    * Programme complet à retrouver sur : boutographies.com.

  • La « consommation responsable », nouvel axe d’action affirmé

    La « consommation responsable », nouvel axe d’action affirmé

    Alerte sur la pollution des plages (1975), boycott du veau aux hormones (1988), interdiction du phosphate dans les lessives (2007), scandale des lasagnes au cheval (2014), lancement du Nutriscore (2017), encadrement des loyers dans les grandes Agglos (2020)…

    Depuis sa création en France en 1951, l’UFC Que Choisir a été de tous les grands combats contre l’industrie de la malbouffe et dans le souci de protéger les consommateurs des dérives de la société de consommation. À l’occasion de ses 75 ans, la célèbre association loi 1901 qui regroupe 4 500 bénévoles, 120 000 adhérents (dont 1 600 dans l’Hérault), 325 000 abonnés et 1 million d’inscrits à sa newsletter, a décidé de changer de nom et de logo mais pas de combat. Désormais, ce sera Que Choisir ensemble. À l’antenne de Montpellier qui fête ses 50 ans, Gilbert Rieu justifie la démarche. « On a un public plus âgé (en moyenne 69 ans) que celui des consommateurs (42 ans). On a voulu une image plus engageante, plus moderne pour nous rapprocher des jeunes et de leurs modes de consommation », justifie le président.

    1 598 litiges traités

    en 2025 dans l’Hérault

    Il est formel. Face à l’explosion du e-commerce, « les consommateurs se sentent parfois impuissants face au système. Ils ont besoin de se protéger, d’être briefés ». Pour l’association, cette étape est aussi l’occasion de compléter ses statuts. Ainsi l’objectif de tendre vers une « consommation responsable » fait son apparition. De même que les impacts de nos achats sur l’environnement et la santé sont gravés noir sur blanc. Pour une meilleure proximité, des abonnés et des personnalités qualifiées seront intégrés au conseil d’administration national de l’association.

    L’an passé, les achats groupés d’énergie de l’association ont fait économiser à 160 000 consommateurs quelque 25 millions d’euros dont 509 000 euros à 3 111 Héraultais. Dans ce département, 1 598 litiges ont été traités en 2025 (90 000 en France). À l’avenir, les achats groupés d’énergie et les tests comparateurs de prix seront maintenus. De nouveaux services (application « Quel produit », nouvelle plateforme « Que Choisir réclamations ») sont déjà proposés. Parmi les futurs combats figurent l’encadrement strict du démarchage téléphonique, la traque des frais bancaires injustes, un meilleur accès aux soins, la lutte contre les clauses abusives ou encore la réduction des emballages plastiques.

    « Notre combat ne change pas mais nous souhaitons agir davantage sur le système », insiste le responsable communication, Claude Gaubert. Que Choisir ensemble qui se bat contre les projets de retenues d’eau du Département de l’Hérault, contre le projet de forage de la Castillonne à Montagnac ou encore les déserts médicaux et les pesticides, serait-elle anticapitaliste ? « Nous n’avons pas d’a priori anticapitaliste. Mais on considère qu’il existe des besoins et droits essentiels qui sont altérés par des déséquilibres », répond Gilbert Rieu. Et Claude Gaubert de conclure. « Savoir choisir, c’est savoir dire stop. »