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  • Marseille : une dernière soirée festive et gratuite pour les Apéros du 4-5

    Marseille : une dernière soirée festive et gratuite pour les Apéros du 4-5

    Pour cette dernière date des Apéros du 4-5, le Makeda, salle de spectacle marseillaise, en partenariat avec la mairie des 4e et 5e arrondissements, propose un voyage sonore entre l’Afrique, les Caraïbes et l’Amérique latine.

    Cette soirée vient conclure une série de cinq rendez-vous musicaux organisés cet été. Chaque date a été un franc succès. « Notre dernière date du 22 juillet était énorme, il y avait beaucoup de spectateurs », se réjouit Francine Ouedraogo Bonnot, gérante du Makeda.

    Ce mardi soir, de nombreuses personnes sont également attendues (nombre de places limitées). Dès 18h30 et jusqu’à 23h, cette soirée, intitulée « Casa Tropical » sera orchestrée par le collectif de DJ marseillais Mobylette Sound System. « C’est un collectif local avec lequel on a l’habitude de collaborer, ils aiment leur travail et ça se ressent », confie Francine Ouédraogo Bonnot.

    « Gratuit et accessible à tous »

    Au programme, Dj sets et concerts live. Le groupe local franco-chilien Cumbia Chicharra sera également mis à l’honneur. Il est décrit comme « un vrai laboratoire musical au service de la danse » sur les réseaux sociaux de Mobylette Sound System. Un mélange de rythmes tropicaux, fusionnant cumbia, afrobeat, funk, mais également hip-hop, taillé pour faire vibrer le public marseillais.

    Les Apéros du 4-5 se veulent avant tout inclusifs et populaires. « Cet événement joue un rôle fédérateur, puisqu’il est gratuit et accessible à tous », affirme Francine Ouédraogo Bonnot. « Que tu sois médecin, étudiant, sans-abri, que tu aies 2 ans ou 80 ans, tu peux avoir accès à ces soirées », insiste-t-elle. Une activité ouverte à tous, qu’importent l’âge et le statut social. En plein air, les spectateurs seront invités à danser, se retrouver et à célébrer la musique venue des quatre coins du monde.

    Le choix du Parc Longchamp n’est pas anodin : « C’est un espace emblématique de Marseille où il n’y a pas forcément beaucoup d’événements. Cela permet d’offrir un moment culturel au cœur de la ville », ajoute la gérante du Makeda.

    Entre Dj sets de Mobylette Sound System et concerts live de Cumbia Chicharra, cette soirée vient clore en beauté les Apéros du 4-5. « Un final qui promet d’être chaud », selon le collectif de DJ marseillais.

    Infos pratiques : https://etemarseillais.fr/evenements/aperos-du-4-5

  • [Les Petits débrouillards] plongent dans l’astronomie au centre social Bernard-Dubois

    [Les Petits débrouillards] plongent dans l’astronomie au centre social Bernard-Dubois

    C’est au centre social Bernard-Dubois, dans le centre-ville de Marseille, que Les Petits débrouillards ont proposé une double animation sur le thème de l’astronomie, avec enfants et parents.La première visait à faire découvrir notre système solaire à travers des jeux et des expérimentations sur la gravité, l’expansion de l’univers ou encore la notion d’orbite. Pour la seconde, c’est un focus sur notre planète bleue, la Terre, qui a été décidé.Des thèmes vastes et complexes que les Petits débrouillards cherchent à explorer avec un angle ludique. Mission réussie !

  • À Marseille, le Delta Festival mêle grands noms de l’électro et engagement sociétal

    À Marseille, le Delta Festival mêle grands noms de l’électro et engagement sociétal

    Le plus grand festival de musique électronique de France revient à Marseille sur les plages du Prado à compter de mercredi et ce jusqu’à dimanche. Avec le Delta Festival, ce sont près de 150 000 participants qui vont se croiser pendant ces cinq jours. L’affiche est très riche avec plus de 250 artistes à rayonnement international attendus. Ils se produiront sur cinq scènes différentes : la retro house, la scène découverte ou encore la 360 degrés de laquelle on peut profiter d’une vue sur la mer et le festival.

    Bob Sinclar, véritable roi de la scène house, va se produire, dès le premier soir, en collaboration avec sa fille, Paloma Le Friant. Leur duo est détonnant comme celui des DJ d’Ofenbach, le groupe français actuel qui s’exporte le plus. Petite nouveauté pour les plus nostalgiques : « la scène secrète 2000’s ». Elle se cache sur le domaine du festival. Il faut donc la retrouver pour pouvoir se délecter à l’écoute d’un DJ qui revisite chaque soir les classiques des années 2000.

    Plus que la musique

    Le Delta Festival ne se cantonne pas uniquement à la musique. Ses organisateurs entendent y relayer les questionnements de notre société auprès des jeunes. En marge de la programmation musicale, se tiendra un forum avec des débats mettant en scène le monde associatif aux côtés de personnalités publiques tel le député européen Raphaël Glucksmann. Sont présents également 10 villages touchant à des thématiques variées : l’environnement (sensibilisation à la lutte contre les déchets sauvages…), la santé (échanges autour de la santé mentale, distribution de préservatifs et d’éthylotest), les arts (expositions d’artistes), les opportunités (présence de 25 entreprises qui recrutent) ou le vivre ensemble (acteurs de la solidarité avec les Restos du Cœur…). De quoi faire.

  • SOS Méditerranée dénonce une attaque « délibérée » des garde-côtes libyens contre l’Ocean Viking

    SOS Méditerranée dénonce une attaque « délibérée » des garde-côtes libyens contre l’Ocean Viking

    La situation empire et pas qu’un peu, avec cette « attaque » armée contre l’Ocean Viking qui n’a heureusement fait aucun blessé parmi l’équipage, l’équipe de sauvetage et les naufragés à bord. « Au moment de l’attaque, l’Ocean Viking se trouvait dans les eaux internationales, à 40 milles marins au nord des côtes libyennes », indique l’association dans un long communiqué très détaillé, publié lundi après-midi. « 87 personnes, secourues lors de deux sauvetages menés dans la nuit du samedi 23 au dimanche 24 août, étaient à bord et notre navire était activement engagé dans la recherche d’une autre embarcation en détresse », précise la structure.

    Des tirs continus pendant 20 minutes

    « Alors que l’Ocean Viking était en pleine recherche, il a été approché par un navire des garde-côtes libyens, qui nous a ordonnés – de manière illégale – de quitter la zone et de mettre le cap au nord. L’instruction nous a d’abord été transmise en anglais, puis en arabe avec la traduction de notre médiateur culturel à bord, qui a ensuite informé les gardes-côtes que l’Ocean Viking quittait la zone », décrit-elle avant de rendre compte de l’attaque : « sans aucun avertissement ni ultimatum, deux hommes à bord du patrouilleur ont ouvert le feu sur notre navire humanitaire, nous soumettant à des tirs incessants pendant au moins 20 minutes. Le patrouilleur a encerclé l’Ocean Viking, visant délibérément les membres d’équipage sur la passerelle, la partie du navire où se trouvent les postes de navigation et de pilotage. L’attaque a causé des impacts de balles à hauteur de tête, la destruction de plusieurs antennes, quatre fenêtres brisées sur la passerelle et plusieurs balles ont touché et endommagé les trois bateaux de sauvetage rapides (Rhibs), ainsi que d’autres équipements de sauvetage ».

    Et de souligner que « les équipes de SOS Méditerranée et de la Ficr ont heureusement pu mettre en sécurité les 87 personnes rescapées avant de se réfugier à leur tour à l’intérieur du navire. Personne n’a été blessé. Cet incident n’est pas seulement un acte scandaleux et inacceptable. Les méthodes, les circonstances et la dynamique démontrent clairement une attaque délibérée et ciblée contre notre équipage mais aussi contre nos capacités de sauvetage. »

    « Ce n’est pas un acte isolé », rappelle l’association. « La Garde-côtière libyenne a un long passé de comportements irresponsables qui mettent en danger des vies humaines en mer, violent de façon flagrante les droits humains et témoignent d’un mépris total pour le droit maritime international ». Cela n’empêche pas l’Europe et particulièrement l’Italie de les soutenir.

    « Nous exigeons une enquête complète sur les événements d’hier après-midi et que les responsables de ces attaques mettant nos vies en danger soient traduits en justice », déclare Sophie Beau, Directrice générale de SOS Méditerranée France. « Nous exigeons également la fin immédiate de toute collaboration européenne avec la Libye. Un acteur qui agit illégalement dans les eaux internationales, entrave délibérément les opérations de sauvetage de personnes en danger de mort et cible des humanitaires désarmés ainsi que des personnes rescapées, ne peut être considéré comme une autorité compétente. Nous ne pouvons pas accepter qu’une Garde-côtière reconnue internationalement commette ce type d’assauts illégaux. Par ailleurs, nous appelons à mettre fin à la criminalisation du sauvetage en mer qui ne fait que créer un terrain favorable à ces attaques d’une brutalité inouïe ».

    Le navire fait désormais route vers le nord. « Le capitaine de l’Ocean Viking a pris la décision, en vertu de son autorité, de mettre le cap sur Syracuse, son port d’attache, afin de débarquer les 87 personnes rescapées et d’effectuer les réparations indispensables nécessaires. Les autorités italiennes ont confirmé cette destination », stipule SOS Méditerranée.

    « Soutien total »

    « Soutien total à SOS Méditerranée et à son équipage après les tirs contre l’Ocean Viking », écrit Michelle Rubirola, la première adjointe écologiste au maire de Marseille. « Voilà le vrai visage des politiques européennes actuelles : financer et armer les garde-côtes libyens pour sous-traiter la violence plutôt que protéger des vies », dénonce-t-elle. « Le droit international, maritime et humanitaire doit changer pour que ces attaques soient enfin criminalisées ! », conclut l’élue.

  • La baignade sur les plages de Fos-sur-Mer interdite suite à une pollution aux hydrocarbures

    La baignade sur les plages de Fos-sur-Mer interdite suite à une pollution aux hydrocarbures

    La Ville interdit la baignade sur l’ensemble de ses plages (Grande Plage, Saint-Gervais et Cavaou…) par un arrêté municipal. Une décision a prise suite à la détection d’une nappe d’hydrocarbures, estimée à environ 1 000 m², en début de matinée par le poste de secours.

    La police municipale, les sapeurs-pompiers et la cellule Risques majeurs ainsi que les agents municipaux sont mobilisés afin d’assurer la sécurité des usagers et le processus de dépollution.

    Des analyses sont en cours pour déterminer l’origine et la nature exacte de cette nappe. La municipalité a d’ores et déjà déposé une plainte contre X « afin que toute la lumière soit faite sur cet incident», annonce-t-elle.

  • Préserver la nuit, pour préserver la vie

    Préserver la nuit, pour préserver la vie

    La nuit fait un pas.

    « Les choses de l’ombre vont vivre », écrit Victor Hugo dans un poème simplement titré La nuit. Car la nuit est aussi synonyme de vie et c’est pour permettre au monde nocturne de survivre et de se développer que des actions sont désormais menées par les communes pour diminuer la pollution lumineuse. La première motivation n’est certes pas la préservation du vivant. Elle est plutôt guidée par la dure réalité des budgets publics qui ont explosé lors de la crise de l’énergie, et par le tour de vis austéritaire imposé aux collectivités locales. Les villes et les villages ont alors croulé sous des factures insoutenables.
    Il a fallu éteindre les lumières pour des raisons budgétaires. Ces décisions ont néanmoins permis d’améliorer le bien-être de la faune
    et de la flore comme le démontrent de récentes études.

    Le service public a saisi les enjeux

    Mieux encore, des actions spécifiques sont orchestrées par des villes à l’image d’Aix-en-Provence qui travaille sur des corridors, une trame noire, pour protéger les chauves-souris. Une espèce « parapluie » essentielle pour protéger les autres espèces.

    Si le service public a en partie saisi les enjeux et améliore la lutte contre la pollution lumineuse, le privé est beaucoup moins sensible à cette bataille, pour ne pas dire indifférent. Laisser des bâtiments éclairés pour montrer sa présence dans le milieu urbain et, en conséquence, faire une démonstration de sa puissance économique, a des conséquences délétères sur la biodiversité mais aussi sur les êtres humains. D’où l’importance des actions de sensibilisation pour laisser la nuit reprendre toute sa place dans nos cités.

  • Moins de lumière, plus d’étoiles : pourquoi de plus en plus de villes provençales éteignent leurs lampadaires

    Moins de lumière, plus d’étoiles : pourquoi de plus en plus de villes provençales éteignent leurs lampadaires

    L’allumeur de réverbères de Saint-Exupéry, aujourd’hui, aurait peut-être du mal à trouver de l’emploi. En six mois, à partir de l’automne 2022, près de 30% des communes des Bouches-du-Rhône, et 20% dans le Var comme en Vaucluse, ont éteint leur éclairage public. Désormais, quatre communes sur dix, en Provence-Alpes-Côte d’Azur, n’allument plus leurs lampadaires au cœur de la nuit, révèle une étude du Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement (Cerema) réalisée à partir d’observations satellites et publiée le 30 juillet.

    « Le sud de la région n’était pas un territoire qui éteignait beaucoup la nuit, pour des questions de ressenti sur l’insécurité notamment, explique Paul Verny, responsable de la mission éclairage du Cerema Méditerranée. La crise de l’énergie de 2022 a levé le verrou. Beaucoup de communes y sont arrivées, forcées par les difficultés financières. » C’est que l’éclairage public représente, selon l’Agence de la transition écologique (Ademe), 30% de la consommation d’électricité des collectivités, jusqu’à 18% de leur facture d’énergie.

    Pièges à biodiversité

    Les comptes sont rapides pour des municipalités frappées par les restrictions budgétaires. Dans le même temps, la rénovation des lampadaires s’est aussi accélérée : près de la moitié des communes des Bouches-du-Rhône ont réalisé de tels travaux lors de la dernière décennie, plus d’un tiers dans le Var et en Vaucluse. Saint-Paul-lez-Durance faisant figure de pionnière en France. Gérant l’éclairage de 23 communes, dont Marseille, la Métropole Aix-Marseille a ainsi déjà équipé 49% de ses 121 067 points lumineux de LEDs (contre 40% au niveau national). En plus du chantier lancé pour des « trames noires », elle a voté, en décembre dernier, un programme de près de 50 millions d’euros d’investissements pour rénover 20% de son parc.

    Au-delà des enjeux budgétaires et de la sobriété énergétique, ces décisions apportent une nouvelle respiration à la biodiversité sur le territoire. « L’éclairage peut avoir des impacts forts sur les espèces la nuit, rappelle Paul Verny. Vous créez des pièges lumineux pour tout un tas d’insectes, qui deviennent des garde-mangers avec une surprédation, et vous créez des barrières lumineuses pour d’autres espèces obligées de les contourner. »

    Lumières lucratives

    Cela d’autant plus que les abus ont été nombreux par le passé. « La compétence a disparu dans les collectivités, explique le responsable du Cerema. Alors les études sont faites gratuitement par les fabricants d’éclairages. » Dès lors, pourquoi se priveraient-ils d’ajouter quelques lampadaires de plus sur les chantiers qui leur sont confiés ? « Cela a généré des dérives, nous sommes parfois sidérés des niveaux lumineux que l’on mesure », souffle Paul Verny. S’ajoutent les demandes des habitants, y compris pour des hameaux en pleine campagne, mais aussi la multiplication des maîtres d’ouvrage. À Saint-Estève-Janson, si la municipalité travaille à la réduction de l’éclairage, c’est la Métropole qui a aménagé l’entrée de ville… avec force réverbères.

    Mais les collectivités ne sont pas seules à illuminer la nuit. À Gignac-la-Nerthe, le dépôt logistique de Decathlon apparaît ainsi nettement sur les images satellites, fonctionnant 24 heures sur 24. « C’est plus compliqué de travailler avec ces acteurs parce qu’il faut aller voir chaque industriel et le coût est minime pour eux par rapport au reste », raconte le responsable du Cerema. Le parking de la gare TGV d’Aix-en-Provence en est un exemple. « Il est éclairé de façon catastrophique avec des projecteurs visibles de très loin, alors que c’est reconnu comme un secteur à enjeu environnemental », s’agace Paul Verny.

    S’ajoute, enfin, l’échéance des élections municipales. « Cela fait plaisir aux habitants quand on rallume », reconnaît le responsable. Sur les 23 communes où la Métropole est compétente en la matière, quatre ont d’ores déjà réclamé le retour de la lumière. Les allumeurs de réverbères, finalement, trouveront encore du travail.

  • À Saint-Raphaël, élus et militants dénoncent une falsification de l’histoire communiste

    À Saint-Raphaël, élus et militants dénoncent une falsification de l’histoire communiste

    « C’est vraiment scandaleux ce que fait le maire. S’il révisait un peu son histoire, il verrait tout l’apport des ministres communistes en France. La Sécurité sociale, ça vient du Parti communiste, entre autres. C’est Ambroise Croizat, ministre communiste du travail. Lors de sa mort, il y a eu plus d’un million de Français qui ont manifesté à Paris… », martèle Gilles Piazzoli, du PCF de Draguignan.

    « La loi SRU, le statut des fonctionnaires, la loi sur les soins médicaux pour le cancer… Tout ça ne peut pas être effacé par une stèle », ajoute Pierre Barbagellata, militant communiste. Il n’est que 17h30 ce samedi et beaucoup de monde se masse sur le parvis de la mairie de Saint-Raphaël pour dénoncer l’inauguration d’une stèle en hommage « aux victimes du communisme ». « On montre un signal fort de rassemblement des communistes et des progressistes pour marquer le coup et empêcher qu’on fasse des amalgames honteux qui sèment la confusion notamment pour les nouvelles générations », précise Pierre Daspre, le secrétaire départemental de la fédération du PCF du Var.

    « Apparemment, le révisionnisme a de beaux jours devant lui », s’indigne le président de l’Institut d’histoire sociale de la CGT, Jean-Pierre Kaspereck, pour qui l’attaque est clairement politique et intervient à quelques mois des municipales. Ce qui semble autoriser certains « à ratisser dans les poubelles », ajoute-t-il.

    Hervé Fecchino, pour Attac Var, a réaffirmé, lui aussi, « que l’histoire du communisme ne peut pas se réduire à ses seules tragédies ». Et rappelle qu’« en France, le mouvement communiste a porté des valeurs de progrès, de justice sociale et a largement contribué à la libération nationale face au nazisme ».

    Tout aussi remonté, le secrétaire de la section du PCF de La Garde-Le Pradet, Yves Pellegrini, fustige « l’opportunisme d’un maire candidat tentant de passer sous le boisseau une gestion calamiteuse de sa commune en draguant sans vergogne l’électorat de l’extrême droite ». Il rappelle d’ailleurs que chez les LR ce n’est pas chose nouvelle, et se souvient de l’organisation en 2004 par Jean-Louis Masson, alors maire de La Garde, d’un colloque à la mémoire des « 100 millions de victimes du communisme ». Yves Pellegrini ajoute : « Vingt ans après, Jean-Louis Masson, président du parti Les Républicains du Var est bien silencieux quant aux propos de son collègue raphaëlois. »

    Pour l’élue d’opposition de Saint-Raphaël, Emmanuelle Cocusse (Les Écologistes), « il s’agit clairement ici d’une instrumentalisation à des fins idéologiques dans cette course à l’échalote avec le Rassemblement national ».

    La vérité contre la falsification

    La tête de liste de Toulon en Commun Magali Brunel (PS) a tenu également à faire le déplacement. « Nous sommes des partis frères, nous nous battons pour les mêmes valeurs. Alors lorsqu’on fait mal à l’un, on fait mal à l’autre et à l’ensemble de la gauche », déclare-t-elle. Et de poursuivre : « Nous sommes furieux que l’on inverse les rôles et qu’on fasse une stèle en hommage aux victimes du communisme là où ce sont eux qui ont été victimes des fascistes. »

    L’expression de l’historien Jean-Marie Guillon, lu par Pierre Daspre, a permis d’avoir un éclairage plus académique mais sans concession, lui non plus. « L’histoire peut porter un regard critique sur le passé, mais elle a d’abord un rapport avec la vérité ; elle n’est pas un jeu de construction ou de démolition que l’on fait et défait au gré des intérêts et des ambitions », a-t-il rappelé.

    Alors que ce rassemblement se tenait dans la colère mais aussi la dignité, le maire de Saint-Raphaël inaugurait la stèle de la honte, au même moment, jardin Beaurivage.

    Pierre Daspre a fait, lui, résonner les mots de l’historien : « J’ai beaucoup de respect pour les femmes et les hommes politiques, j’en ai moins pour les politiciens et politiciennes ; l’une des différences entre les deux, c’est que les premiers ont quelques principes et que les autres, que les scrupules n’étouffent, pas n’en ont qu’un, c’est de faire parler d’eux sous n’importe quel prétexte, y compris les plus fallacieux. » Une conclusion à la mesure de l’affront à l’Histoire.

  • Écoles et collèges : les agents administratifs et techniques en première ligne pour préparer la rentrée

    Écoles et collèges : les agents administratifs et techniques en première ligne pour préparer la rentrée

    Un travail de l’ombre mais essentiel pour le bon déroulement du début de l’année scolaire. Le personnel administratif et technique fait sa rentrée ce lundi, quelques jours avant la pré-rentrée des profs, et une semaine pile avant celle des écoliers, collégiens et lycéens, le 1er septembre.

    Si le retour en établissement de ces personnels non-enseignants fait moins de bruit que la rentrée scolaire officielle, reste que sans eux, rien ne tourne dans les bahuts. « On a les dernières inscriptions d’élèves, il faut préparer les listes de classes, la répartition des élèves… C’est tout un travail administratif pour la pré-rentrée des profs et celle des élèves. Coté intendance, il y a un mois et demi de fermeture à rattraper… Et toutes les inscriptions à la cantine… », campe Florence Marly, gestionnaire au collège Germaine-Tillon, dans le 12e arrondissement de Marseille et co-secrétaire académique du Snasub-FSU, syndicat de l’administration scolaire.

    Des créations de postes

    Au total, selon les chiffres de l’académie d’Aix-Marseille, ce sont 405 personnels de direction et 1 057 personnels administratifs dans les Bouches-du-Rhône qui retrouvent le chemin des établissements. Et dans le Vaucluse, ce sont 122 personnels de direction et 319 pour l’administratif.

    Pour cette rentrée, Florence Marly ne pressent « pas de situation alarmante » au niveau de l’académie d’Aix-Marseille mais un « cumul de manque de moyens pesant ». « Nous n’avons pas eu de suppressions de moyens ni de pertes de postes cette année, c’est plutôt positif. Mais on est quand même dans une situation difficile, suite à plusieurs années consécutives avec des suppressions de postes », explique la syndicaliste. Avant de développer : « Notre académie a été considérée comme moins favorisée que d’autres, donc nous ne connaissons pas la perte de 4 ou 5 postes de support comme ça a été le cas d’autres années. »

    Contactée, l’académie confirme qu’il n’y a pas de perte de postes et assure même qu’il y a plusieurs créations : un poste de direction supplémentaire et trois du côté du personnel administratif. Des renforts bienvenus visiblement.

    D’autant que ces professions sont toujours au cœur de réformes par le ministère de l’Éducation nationale. « Au niveau ministériel, il y a plusieurs réflexions sur l’évolution de nos métiers, notamment pour les gestionnaires ou secrétariat. Et dans le but de tendre vers de nouvelles suppressions de postes », conclut Florence Marly. En attendant, ils mettent les bouchées doubles avant la rentrée des profs et des élèves.

  • [Les Petits Débrouillards] entre astronomie et planète bleue au centre social Bernard-Dubois

    [Les Petits Débrouillards] entre astronomie et planète bleue au centre social Bernard-Dubois

    C’est au centre social Bernard- Dubois dans le centre-villede Marseille que les Petits Débrouillards ont animé une double animation sur le thème de l’astronomie, avec enfants et parents. La première visait à faire découvrir notre système solaireà travers des jeux et des expérimentations sur la gravité, l’expansion de l’univers ou encore la notion d’orbite. Pour la seconde, c’est un focus sur notre planète bleue, la Terre, qui a été décidé. Des thèmes vastes et complexes que les Petits Débrouillards cherchent à explorer avec un angle ludique, mission réussie !