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  • Hamed Traoré est dans les starting-blocks pour dimanche

    Hamed Traoré est dans les starting-blocks pour dimanche

    Hamed Traoré est bien arrivé et est prêt à disputer son premier match avec l’OM Celui qui, la saison dernière, avait été le bourreau des Olympiens, dans les deux confrontations avec Auxerre, a les « cannes » pour jouer dès dimanche. « J’ai fait toute la préparation et matches amicaux avec Bournemouth, je me sens bien », a reconnu celui qui a été passeur décisif contre Liverpool, lors du match d’ouverture de la Premier league anglaise.

    Visiblement intimidé lors de sa conférence de presse, vendredi à la Commanderie, il a reconnu « avoir eu du mal à croire que j’allais devenir olympien. Même lorsque je suis arrivé à l’aéroport. » Après avoir signé son contrat, un prêt avec option d’achat, et pris part à son premier entraînement, Hamed Traoré n’a plus besoin de se pincer. « Je vis quelque chose de merveilleux. Avec ce maillot sur le dos, je pense à mon premier entraîneur, en Côte d’Ivoire, dont j’exhausse le rêve. Il doit être fier de moi », a-t-il confié.

    Roberto De Zerbi a confirmé que « les contacts avaient été pris en juin. Je le connais de Sassuolo, il connaît le championnat de France et peut jouer à tous les postes devant. » L’OM a pris son temps pour attirer celui « qui aimerait bien (s)e stabiliser quelque part. Marseillais, ce serait bien ! »

    Pour répondre aux attentes de Roberto De Zerbi, l’OM explore toujours la piste menant au Lillois Edon Zhegrova. L’ailier de 26 ans a accepté la proposition marseillaise. Mais ses dirigeants continuent de faire comme si de rien n’était. Olivier Létang, président du Losc, s’est dit « très surpris par la situation. Les règlements sont clairs. Un joueur ne peut pas parler à un autre club sans l’autorisation de son propre club. Moi, je n’ai pas été contacté par l’Olympique de Marseille avant cet accord ».

    Mauvaise foi lilloise

    Propos qui ont déclenché une réplique marseillaise. « Les deux présidents ont eu un entretien, début août, au sujet du joueur. C’est ensuite l’agent de Zhegrova qui a poursuivi les discussions avec nous », a tenu à éclaircir la direction marseillaise, étonnée de la mauvaise foi du président lillois.

    Rabiot, le point mort

    Avant la présentation de Hamed Traoré, Roberto De Zerbi est également revenu sur le cas Adrien Rabiot. Il avait tendu la main à son joueur, après la victoire face au Paris FC. Pablo Longoria s’est également exprimé sur une possible réintégration de l’international dans le groupe.

    L’Italien a reconnu « ne pas avoir parlé avec Adrien (depuis samedi, Ndlr). C’est entre lui et le club, ce sera sa décision s’il doit aller voir le club ou pas. Désormais, je n’ai plus rien à dire sur cette question ». Il a surtout regretté que le joueur « n’ait pas encore jugé bon de suivre le conseil que je lui ai fait ».

    D’ici lundi, 20 heures, à la fermeture du marché des transferts, Adrien Rabiot a encore le temps d’effectuer une démarche. L’OM ne veut pas lui imposer d’aller à Canossa, juste qu’il s’excuse pour l’attitude déplacée qu’il a eue à Rennes. La porte est donc toujours ouverte. C’est désormais au joueur de faire la part des choses. Montrer qu’il a vraiment envie d’aller en Ligue des Champions avec l’OM. Ou pas.

  • Les enseignants de l’Unsa alertent pour la rentrée

    Les enseignants de l’Unsa alertent pour la rentrée

    Pour cette rentrée, on est sur un état des lieux difficile », campe Franck Delétraz, secrétaire départemental du SE-Unsa des Bouches-du-Rhône. Le représentant syndical, également professeur des écoles, fait part « d’un état d’esprit des enseignants morose », miné par « une confiance trahie depuis trop longtemps en ce qui concerne l’éducation avec trop d’effets d’annonces ». « Le constat est clair : on ne peut plus remplir correctement nos missions. On n’est pas assez nombreux, épuisés et invisibilisés. Cela fait trop longtemps que ça dure », développe-t-il, le ton grave.

    Des affirmations qui s’appuient notamment sur les derniers chiffres du baromètre annuel du SE-Unsa, fruit d’une consultation auprès de dizaines de milliers d’enseignants. « 77 % des enseignants ne conseilleraient pas ce métier à un proche. C’est un chiffre en hausse constante chaque année. 92 % rejettent la politique éducative de ces dernières années », prend-il pour exemple. Johanes Togbé, secrétaire académique du SE-Unsa et professeur de lycée professionnel à La Ciotat, abonde : « Les mesures annoncées et les dispositifs mis en place par le ministère ne sont pas suivis de moyens ». Là encore, exemple concret avec l’annonce par Élisabeth Borne, ministre de l’éducation, de la « pause numérique » au collège avec l’interdiction des téléphones. « Ils laissent les chefs d’établissements organiser la logistique, en accord avec le Département. Mais cela représente des investissements et un temps perdu à structurer cette organisation à l’heure où l’on manque de moyens », tacle-t-il.

    Enfin, si une estimation du nombre d’enseignants manquants pour cette rentrée n’est pas facile à établir avant le jour J, le SE-Unsa évoque déjà des cas de profs manquants.

  • Le couple Macron-Merz parle d’une seule et même voix

    Le couple Macron-Merz parle d’une seule et même voix

    Dans un contexte international très tendu et avec un des deux gouvernements en sursis, le couple franco-allemand a tenu à montrer vendredi, au terme d’un Conseil des ministres commun qui s’est déroulé dans le salon de la résidence du préfet maritime, une image d’unité. Seul l’avenir nous dira, assez vite d’ailleurs, si elle n’était que de façade ou si la machine vient réellement de redémarrer.

    Pour booster cette image, la volonté exprimée a été celle de bâtir de concert une vingtaine de projets phares. Une stratégie présentée comme profitable, bien sûr, aux deux économies. Et cela autant au niveau de l’industrie, de la recherche que de la défense.

    En matière d’énergie, par exemple, il a été en mis en avant « une avancée majeure ». Avec pour ambition de « diminuer les coûts, garantir la sécurité d’approvisionnement et atteindre nos objectifs climatiques ».

    La paix à l’agenda

    Emmanuel Macron a également mis en avant, au cours de cette conférence de presse, les efforts pour « parvenir à une paix juste et durable » en Ukraine, au cœur de l’agenda commun.

    « Je le dis avec autant de force et de solidarité après ces derniers jours, où les attaques ont repris avec force et où, à nouveau, des civils ukrainiens ont été touchées », a-t-il insisté, pointant l’écart qu’il existe entre les positions prises, avec les autres dirigeants dans les sommets internationaux, par le Président Poutine et la réalité sur le terrain. Et de poursuivre, au cas où les engagements du président russe ne seraient pas tenus : « Nous continuerons d’exercer des pressions pour que des sanctions supplémentaires soient prises par nous-mêmes ainsi que par les États-Unis d’Amérique. »

    Concernant la situation au Proche-Orient, le chef de l’État a condamné « le désastre humain dans la bande de Gaza » qualifié d’« intolérable ». « L’état de famine qui a été déclaré par les Nations unies est très clairement le résultat du blocage de l’aide humanitaire », a-t-il souligné, en appelant en urgence à l’arrêt des combats et à l’ouverture des accès humanitaires et de l’aide aux populations civiles. Mais, aussi, à construire « un chemin de paix, un chemin politique de discussion avec toutes les parties ». Une solution politique, insiste-t-il, « pour une paix durable pour les Israéliens comme pour les Palestiniens ». Bien sûr dans le cadre d’une solution à deux états.

    Parmi les solutions à court terme, il a salué « la décision très courageuse du chancelier de cesser toute exportation d’armements susceptibles d’être utilisées à Gaza ».

    Au sujet des solutions « pour augmenter la compétitivité de l’Europe », ambition partagée par Emmanuel Macron et Friedrich Merz, les recettes apportées, sans surprise, reposent une nouvelle fois sur une baisse des charges pour les entreprises, ainsi que sur une « synchronisation de l’agenda économique et social », une notion encore floue dans ses applications concrètes.

    Pas de démission

    Interrogé sur la barre franchie des 3 millions de chômeurs en Allemagne, le chancelier a brandi le sempiternel remède libéral : « Il faut réformer le marché du travail ». Sur ce point aussi, les deux dirigeants parlent d’une même voix, au risque d’inquiéter les syndicats et les salariés des deux côtés du Rhin.

    Titillé sur la crise politique que traverse notre pays et sur la chute annoncée du gouvernement, le Président français a affirmé que, quoi qu’il advienne, il ne démissionnerait pas. Un mandat qu’il entend « exercer jusqu’à son terme ».

  • Les écoles martégales sont prêtes à accueillir les élèves

    Les écoles martégales sont prêtes à accueillir les élèves

    À quelques jours de la rentrée, les écoles s’éveillent. Des parents passent les grilles de la cour de récréation en tenant la main à leur enfant pour finaliser les inscriptions. Les enseignants prennent leurs marques dans les salles. Cette année, 4 701 élèves de maternelle et de primaire franchiront les 28 écoles de la Ville de Martigues le 1er septembre munis de leur cartable. Des effectifs en légère baisse, confirmant la tendance nationale.

    « On a une classe qui a fermé au sein de l’école de Font Sarade, mais c’est une école qui est effectivement dans un quartier pavillonnaire dans lequel on observe une diminution du nombre d’enfants depuis des années, donc on n’est pas vraiment surpris », explique Annie Kinas, adjointe au maire en charge de l’éducation et de l’enfance.

    Une classe en suspens

    Du côté de l’école élémentaire Robert Daugey, des incertitudes persistent. « La classe provisoire qui avait été ouverte l’année dernière a été refermée, poursuit l’élue. Je suis allée à l’inspection d’académie cette semaine pour essayer de la sauver parce qu’il y a toutes les familles des logements du domaine de Manon, qui ont été attribués tout au long de l’été qui dépendent de cet établissement. » Un comptage sera réalisé par l’inspectrice lundi matin pour constater le nombre exact d’inscrits. « On a peut-être une chance avec des inscriptions de dernière minute, encore faut-il trouver un ou une enseignante », tempère Annie Kinas.

    L’adjointe éclaire : « Les effectifs sont actuellement à 27,5 élèves par classe, et l’académie commence à penser à l’ouverture à 27,5. Avec ouverture on tomberait à 24 élèves. Ce qui est un peu dommage dans cet établissement c’est qu’il y a une classe double CP-CE1. Avoir des cours double en CP ça peut être perturbant pour des élèves qui arrivent en cours
    élémentaire.
     »

  • Un spectacle ambulant pour visiter le château d’If

    Un spectacle ambulant pour visiter le château d’If

    Qui sont ces drôles de gus en bleu de travail qui déambulent sur les remparts du château d’If ? Il semblerait qu’on les ait déjà aperçus à la citadelle de Marseille, mais cette année les membres du collectif l’Agonie du Palmier ont pris le bateau pour se rendre sur l’île du château d’If. Ce dimanche 31 août, les comédiens prennent leurs quartiers dans la prison du Comte de Monte-Cristo pour proposer des visites théâtralisées de plus en plus loufoques.

    Un peu d’animation pour l’édifice du XVIe siècle, passé à travers les siècles en tant que forteresse militaire puis prison imprenable. Ce dimanche, les membres du collectif marseillais l’Agonie du Palmier proposent des visites guidées de la grande bâtisse de pierre, placées sous le signe du théâtre. Pendant une heure, l’initiative propose à des groupes de 35 visiteurs de suivre les G.P.S (Guides parfois sérieux), le long des dalles blanches du château pour une véritable représentation théâtrale interactive.

    Enquête et Pataphysique

    Touche énigmatique de l’animation, la visite se déroule comme une véritable enquête au cours de laquelle les comédiens se transforment en scientifiques d’un autre genre : des pataphysiciens. Définie par Alfred Jarry en 1897, comme : « La science des solutions imaginaires », cette science burlesque vient au service des visiteurs pour percer les mystères qui hantent les murs de la forteresse marseillaise. Pour Lucie Bondoux, responsable de la diffusion du collectif l’Agonie du Palmier, l’enjeu est de rendre le visiteur acteur de sa visite : « C’est très différent d’une simple visite. On propose un spectacle qui suit une trame mystérieuse mélangeant le vrai et le faux. Le but est de révéler le château d’If par l’absurde ».

    Pour arriver sur l’île du château d’If, les visiteurs sont invités à prendre le ferry depuis le quai du Vieux-Port. À partir de 15h, le spectacle démarre. Les pataphysiciens en herbe reçoivent leur livret de bord et partent, sans plus attendre, à la découverte d’un lieu fascinant, chargé d’une aura historique presque intacte. Conseillé pour un public âgé de plus de 7 ans, ce spectacle ambulatoire retrace l’architecture et l’histoire du fort, de la tour Saint-Christophe en passant par la cour centrale du château. L’initiative unique en son genre prévoit une dernière date le 6 septembre, avant de laisser les mystères du Château d’If, résolus de préférence.

  • Une expo pour lever le voile sur les fantômes

    Une expo pour lever le voile sur les fantômes

    De quoi fantôme est-il le nom ? Comment placer cette entité au milieu de termes et de notions vagues comme « esprits » ou « revenants » ? Cette exposition a pour but de montrer le caractère universel des fantômes au sein des civilisations, mais aussi la très grande variété de leurs figurations dans le temps et l’espace », souligne Philippe Charlier, commissaire principal de l’exposition, médecin légiste, archéologue, anthropologue et directeur du Laboratoire anthropologie, archéologie, biologie(Laab) à Paris. Et d’ajouter : « Nous ne répondrons pas à la question : « les fantômes existent-ils ? », mais tenterons au contraire de savoir pourquoi tout le monde (ou presque) y croit ».

    Effectivement, les fantômes suscitent depuis longtemps l’effroi et la curiosité du grand public. Au-delà du symbole d’esprits de revenants qu’ils représentent dans notre imaginaire collectif depuis des siècles, ils sont devenus une réelle source d’inspiration pour le monde artistique et un objet d’étude pour le monde scientifique.

    Approche novatrice

    Avec une approche novatrice, la nouvelle exposition d’été de l’Hôtel départemental des expositions du Var à Draguignan, Fantômes, permettra de proposer une grande diversité de représentations des fantômes à travers le monde et les cultures, mais aussi des croyances qui les entourent. Grâce à la participation de nombreux musées parisiens, d’autres musées français et étrangers, de collectionneurs privés et du Laboratoire anthropologie, archéologie, biologie, près de 300 objets sont exposés.

    Des visites guidées, des ateliers d’initiation à la magie, aux illusions d’optique sont proposés. Il en est de même de veillées de contes traditionnels du Japon, pour qui les fantômes sont une véritable institution. Des sessions de ciné-goûters sont également prévues pour les enfants en partenariat avec le cinéma CGR. Une « chasse aux fantômes est bien évidemment au programme. La prochaine et dernière aura lieu le jeudi 11 septembre. À vos lampes torches !

    Exposition fantômes jusqu’au 28 septembre, à l’Hôtel départemental des expositions à Draguignan.

  • L’OM doit lâcher les chevaux à Lyon

    L’OM doit lâcher les chevaux à Lyon

    Pour se remettre totalement dans le bon sens, quoi de mieux qu’un voyage chez le leader ?

    C’est ce qui attend l’OM, dimanche. À savoir un déplacement à Lyon, dont le départ sur les chapeaux de roues a surpris tout le monde. Car après les remous qui ont agité l’été dans la capitale des Gaules, personne ne pensait voir les hommes de Paulo Fonseca sur la première marche du podium de la Ligue 1.

    Certes, ce n’est qu’après deux rencontres. Mais, du côté marseillais, il y avait un petit espoir d’occuper cette position, à la vue des deux premiers adversaires proposés aux hommes de Roberto De Zerbi. Mais il y a eu la sortie de route à Rennes, qui a rebattu les cartes du début de saison.

    La crise qui a secoué le club après la sortie ratée en Bretagne a pu être apaisée avec la victoire, samedi dernier, aux dépens du Paris FC. Néanmoins, la prestation des Marseillais a été loin de rassurer pleinement. « Je n’ai pas aimé notre performance, nous devons impérativement nous améliorer, surtout en défense. Parvenir à mieux garder le ballon également », a reconnu l’entraîneur marseillais.

    Pour lui, le modèle de ce qu’il attend de son groupe, « c’est ce que nous avons réussi face à Aston Villa. Nous devons être en mesure de reproduire ce genre de prestation », insiste-t-il.

    Durant la semaine, marquée par l’attente après la main tendue à Adrien Rabiot, son groupe a dû surmonter le sentiment d’avoir raté quelque chose face à Paris. « Il y avait de la déception d’avoir gagné sans jouer bien », a-t-il ensuite confessé. Il a surtout senti une envie de se ressaisir. Le déplacement aux Lumières est donc une opportunité pour que l’OM montre enfin son vrai visage.

    Lyon a réussi ce que son équipe a raté. À savoir gagner ses deux premières rencontres. Notamment celle à Lens, en ouverture de la saison. Et contre Metz, les Gones ont montré une dynamique qui a de quoi rendre jaloux l’entraîneur phocéen.

    Dans le vestiaire lyonnais, il y a surtout la volonté d’effacer la frustration de la saison dernière, quand l’OM avait arraché son succès dans le temps additionnel aux Lumières. « Cette année, nous sommes beaucoup mieux armés pour affronter cette équipe de Marseille », prévient Clinton Mata. Le défenseur rhodanien expliquant l’échec par « une mauvaise gestion du match ».

    L’OM, qui sera de nouveau privé de plusieurs atouts défensifs, ce qui va contraindre Roberto De Zerbi à de nouveau bricoler en défense est averti. Il devra trouver les bons ingrédients pour que son équipe réponde présent.

    « Après Paris,
    il y avait
    la déception
    de gagner sans jouer bien »

  • « Il y a plus de 150 000 morts au Soudan »

    « Il y a plus de 150 000 morts au Soudan »

    La Marseillaise : Quelle est
    la situation aujourd’hui
    au Soudan
     ?

    Issam Othman : La situation est catastrophique. Depuis le début de la guerre le 15 avril 2023, il y a eu plus de 150 000 morts au Soudan. 34 millions de personnes dont 14 millions d’enfants ont besoin d’une aide humanitaire et d’un soutien urgent. On compte environ 12 millions de déplacés dont 4 millions sont partis à l’étranger. Plus de 70% des hôpitaux sont hors service. L’Organisation mondiale de la santé parle de 15 millions de personnes sans accès aux soins primaires vitaux. Et on estime que 18 millions d’enfants n’ont pas accès à l’école. À cela, il faut ajouter les mariages forcés, de l’esclavage sexuel et l’enlèvement d’enfants par les milices. 24,6 millions de Soudanais sont aussi confrontés à une insécurité alimentaire aiguë. La guerre a transformé le Soudan, autrefois considéré comme le grenier du monde, en un holocauste humain menacé par le spectre de la famine.

    Quelle est l’origine du conflit ?

    I.O. : L’Accord de paix de Juba, signé en octobre 2020 entre le gouvernement et le Front révolutionnaire soudanais, est un arrangement pour se partager le pouvoir. Il a exclu des acteurs clés sur le terrain, notamment les civils dans les camps de déplacés et d’importants groupes rebelles comme le Mouvement de libération du Soudan et le SPLM-Nord. Le 25 octobre 2021, l’armée a mené un coup d’État contre-révolutionnaire. Le Soudan a alors vu émerger les Comités de résistance comme force populaire dominante, qui organisaient de nombreuses manifestations de masse dans tout le pays. Les divisions internes ont fini par alimenter un mouvement contre-révolutionnaire croissant, dirigé par le Mouvement islamique et ses alliés. Le conflit entre les Forces armées soudanaises (SAF) et les Forces de soutien rapide (FSR), autrefois unies contre la révolution, a éclaté le 15 avril 2023 et s’est depuis transformé en une guerre civile. Les objectifs de la révolution soudanaise [de 2019, Ndlr] ont inquiété la région, incitant les pays voisins à tenter de la contenir. Les puissances régionales ont joué un rôle majeur dans l’intensification du conflit, motivées par des ambitions de contrôle des vastes ressources du Soudan. Les Émirats arabes unis soutiennent un camp, tandis que l’Égypte soutient l’autre, transformant le Soudan en théâtre d’une guerre par procuration.

    Quel est le poids du Parti communiste au Soudan ?

    I.O. : Il existe au Soudan depuis 1950. Mais nous restons minoritaires et il a longtemps opéré dans la clandestinité notamment sous le règne du général Béchir et des Frères musulmans. En 2020, le parti s’est retiré des Forces de la Liberté et du Changement, et en 2021, il a lancé un appel à rectifier le cours de la révolution ou à renverser le régime. Nous tentons de nous organiser pour dessiner le chemin vers la paix.

  • La tournée estivale de La Marseillaise a fait carton plein

    La tournée estivale de La Marseillaise a fait carton plein

    C’est une édition exceptionnelle, à l’instar de ce qu’a été notre édition du Mondial La Marseillaise », lance Pierre Guille, le directeur des événements de La Marseillaise et de cette tournée estivale qui a tenu toutes ses promesses.

    Des jeux et des concours en début de soirée, des groupes distillant de la pop sucrée et de la variété comme Jukebox connexion, Dust, ou Alexandra des L5, des reprises rock et soul avec Gasoline ou des sonorités gitanes et hispaniques avec Gypsy Contador ou El Chato, sans oublier les tributes aux Beatles, aux Blues Brothers et à Queen. Le tout animé par Laurent Menel, de la radio publique Ici Provence, et à chaque fois clôturé par un set assuré par un DJ de talent comme Nico, Sebti, Mofak, et bien sûr Herbie Lite. L’un des secrets de cette réussite, c’est d’avoir « un plateau que nous adaptons aux demandes des mairies, des maires, selon l’ambiance et le son voulus et le public », souligne Pierre Guille.

    « Aucun show n’a été identique »

    Au Rousset, Le Rove, Miramas, la Plaine, Châteauneuf-les-Martigues, « où nous n’étions plus allés depuis 20 ans ! », Septèmes-les-Vallons, l’Estaque, Port-de-Bouc, Martigues, sur le Vieux-Port de Marseille, au Parc Bougainville « où nous sommes allés pour la première fois », à l’instar de la Roque d’Anthéron ou encore dans les 9-10, « aucun show n’a été identique », souligne-t-il. Avec cette année, une mention spéciale pour la plaine et un plateau « Rap » qui a conquis plusieurs milliers de spectateurs, avec un show assuré par Freeman d’IAM, Djel de la FF, Faf Larage et Kaméleon… sans le moindre incident et dans une ambiance extrêmement chaleureuse.

    Quant à l’avenir, « nous espérons aller jusqu’à 16-17 dates durant l’été, avec des propositions aussi adaptées et plus pointues encore », conclut-il, en donnant rendez-vous à l’année prochaine, pour une nouvelle tournée !

  • Défis ludiques pour la biodiversité

    Défis ludiques pour la biodiversité

    Dix foyers vont pouvoir bénéficier d’un accompagnement personnalisé de sensibilisation à la biodiversité d’environ six mois. Le but du défi ? « Accompagner des familles volontaires à réduire leur “empreinte biodiversité” dans leur vie quotidienne par des petits gestes concrets », tout cela dans une approche « accessible et bienveillante » peut-on lire sur le site national du dispositif.

    Pour le territoire du Mont-Ventoux, deux thématiques ont été retenues : l’éclairage nocturne et la biodiversité du jardin et/ou du balcon. Il s’agira de réfléchir à comment réduire la pollution lumineuse (éclairages extérieurs, murs des maisons, chemins qui mènent du portail, décoration de Noël, etc.) et à comment « accueillir le vivant chez soi, même sur quelques mètres carrés », avec des aménagements, plantes locales, refuges à faune, etc.

    Le choix de l’éclairage nocturne permet au dispositif de s’inscrire dans une préoccupation locale et un projet en cours : le développement d’une « trame noire » pour réduire la pollution lumineuse dans le parc du Mont-Ventoux, labellisé parc naturel régional depuis 2020.

    Diagnostic à domicile

    Le dispositif est mené en partenariat avec un acteur local et engagé : l’Université Populaire Ventoux. Cette association a pour fonction principale d’accompagner les personnes précaires vers un emploi stable. C’est elle, à travers le Naturoptère, qui assurera les missions de diagnostic, de suivis, d’accompagnement et d’animation.

    Noémie Lassauge, en charge du projet, explique plus en détail en quoi consiste la participation pour les volontaires : « Il va y avoir un diagnostic individuel. Donc la personne du Naturoptère va passer chez chaque famille pour voir un petit peu où ils en sont : est-ce qu’ils ont déjà mis des choses en place ou pas ? Qu’est-ce qu’on peut améliorer ou apporter ? Et puis, il y aura aussi cinq ateliers collectifs pour qu’il y ait un peu de liens qui se tissent entre les familles, que les idées puissent s’échanger, et les connaissances aussi. »

    Au cœur du projet, la volonté de s’adapter au maximum aux familles et de rendre le dispositif le plus ludique possible : « Bien sûr, on a déjà des idées de défis à proposer aux participants. Mais l’idée, c’est surtout qu’ils construisent leurs propres défis en fonction de leurs envies », explique Noémie Lassauge. Une volonté d’adaptation qui s’inscrit dans l’essence même du projet : un défi qui s’adresse à tout le monde. D’ailleurs « famille » doit être compris au sens large, retraités, célibataires, colocations… toutes sortes de foyers peuvent candidater. Le seul critère pour participer ? Être curieux, motivé, et ouvert à expérimentation !

    Si le dispositif se concentre sur les comportements individuels, il repose sur une vision plus globale de l’écologie qui considère que le « changement des modes de vie des citoyens est nécessaire en plus des actions de l’État, des ONG, des entreprises et des collectivités locales », explique le site. Il bénéficie d’un financement de l’Office français de la biodiversité et du ministère de la Transition écologique.

    Candidatures ouvertes jusqu’au 1er septembre auprès de noemie.lassauge@
    parcduventoux.fr