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  • Challenger de Cassis : une finale inédite entre Glinka et Harris

    Challenger de Cassis : une finale inédite entre Glinka et Harris

    Pour la deuxième fois de l’histoire du Challenger de Cassis, il n’y aura aucun Français en finale. L’Estonien Daniil Glinka (25 ans, 347e mondial), vainqueur de l’Autrichien Jurij Rodionov (26 ans, 154e), tête de série n°4 et finaliste de la dernière édition, et le Britannique Billy Harris (30 ans, 151e), tête de série n°3, qui a triomphé de l’Allemand Justin Engel (17 ans, 220e), ont glané ce samedi leur billet pour disputer la finale dimanche (14h) sur le court central Cabesto.

    Les deux finalistes se sont affrontés à une reprise par le passé, lors des quarts de finale du Challenger d’Ortisei, en Italie, en octobre 2023. Billy Harris s’était imposé difficilement en trois sets (7-6 [7-3], 4-6, 6-3), mais Daniil Glinka, qui a notamment éliminé au premier tour Quentin Halys (28 ans, 70e), joueur le mieux classé de la semaine cassiden, n’a pas dit son dernier mot.

    Résultats des demi-finales :

    D. Glinka (EST) bat. J. Rodionov (AUT) : 6-2, 6-4.

    B. Harris (GBE) bat. J. Engel (DEU) : 6-7 [3-7], 7-6 [7-5], 6-2.

  • [Entretien] « Les troubles anxieux sont le diagnostic psychiatrique le plus commun »

    [Entretien] « Les troubles anxieux sont le diagnostic psychiatrique le plus commun »

    La Marseillaise : À quel point les troubles anxieux sont-ils répandus ?

    Sebastian Fernandez : C’est le diagnostic psychiatrique le plus commun aujourd’hui, devant la dépression, la schizophrénie ou l’addiction. Il y a un besoin urgent pour trouver des solutions pour les traiter.

    Comment fait-on aujourd’hui ?

    S.F. : Il existe des bons médicaments pour réduire l’hyperactivité de l’amygdale qui en est la cause. Mais ces molécules touchent tout le cerveau. Elles ne ciblent pas que l’amygdale et ont donc des effets indésirables importants. C’est la raison pour laquelle comprendre ce qui rend l’amygdale hyperactive nous permettrait d’envisager des thérapies plus ciblées.

    Dans votre étude sur la souris, vous utilisez un outil – l’optogénétique – qui permet d’agir sur des protéines sensibles à la lumière pour réduire l’activité de l’amygdale dans le cerveau et les troubles anxieux associés. Est-ce une technologie disponible chez l’humain ?

    S.F. : Un essai clinique à l’Institut de la vision à Paris emploie cette technique pour tenter de restaurer la vue de personnes aveugles. Nous pouvons imaginer qu’il soit possible, d’ici quelques années, de l’utiliser pour réguler l’activité de l’amygdale. Pour le moment, ce n’est pas possible chez l’humain car pour délivrer la lumière, nous devons implanter une fibre optique qui atteint l’amygdale. Mais la stimulation cérébrale avec des électrodes se développe chez l’humain.

    Cela donne de l’espoir. Mais avant d’avoir de vraies applications médicales, il faudra probablement attendre vingt à trente ans.

  • [Rue de la République] Laurent Lhardit : « Nous voulons gouverner avec nos partenaires naturels à gauche »

    [Rue de la République] Laurent Lhardit : « Nous voulons gouverner avec nos partenaires naturels à gauche »

    Chaque week-end dans La Marseillaise, chaque dimanche à 12h10 sur Maritima radio, ceux qui font l’actualité sont interrogés sur leurs choix, leurs décisions, leurs stratégies. « Rue de la République » accueille chaque semaine une personnalité marquante de la vie du territoire.

    Ce week-end, Laurent Lhardit, député PS de la 2e circonscription des Bouches-du-Rhône.

    Le vote de confiance

    Didier Gesualdi : François Bayrou pose ce lundi la question de confiance pour son gouvernement. Allez-vous lui accorder la vôtre ?

    Non. Cette confiance, on ne peut pas lui accorder pour deux raisons essentielles. D’abord, la méthode qu’il a employée en annonçant des mesures budgétaires de 44 milliards d’économies d’euros sans jamais consulter personne. Ensuite parce qu’il a trahi les engagements qu’il a pris devant le Parlement. On ne peut faire confiance à quelqu’un qui ne respecte pas sa parole. Je pense que la décision de François Bayrou était prise depuis le début de l’été. C’est une manière pour lui de sortir du jeu de sa propre initiative.

    Léo Purguette : Et après ? Est-ce que cela va relancer le jour sans fin macroniste avec la nomination d’un nouveau Premier ministre issu du camp présidentiel ?

    Évidemment que je ne le souhaite pas. La problématique centrale, c’est de ne pas reproduire les erreurs qui ont été faites par le président de la République l’année dernière. Des secteurs entiers de l’économie ont souffert de cette attente. C’est au président de la République qu’il appartient de nommer un nouveau Premier ministre, rapidement.

    Didier Gesualdi : Ou alors on dissout pour redonner la parole au peuple.

    La dissolution, je n’y suis pas favorable et je ne pense pas que ce soit le scénario privilégié. Ce n’est que si on échoue dans le processus qui va s’engager à partir du vote de lundi, qu’il faudra retourner aux urnes.

    Léo Purguette : Olivier Faure propose que le prochain Premier ministre soit socialiste. Mais pour gouverner avec qui ?

    Avec les partenaires naturels que nous trouvons à gauche. On a déjà une réponse qui est négative de LFI donc on va mettre le cas de LFI de côté…

    Léo Purguette : … Ça réduit singulièrement l’assise d’un potentiel Premier ministre.

    Même avec LFI, il n’y a pas de majorité. Personne n’a de majorité et d’ailleurs en cas de nouvelle dissolution il est possible qu’on retrouve le même schéma. Donc les futures majorités ne peuvent être que des majorités de projets, sur des textes, c’est là qu’on arrive sur la méthode. La proposition que fait le PS, c’est de gouverner sans 49.3. Nous allons proposer une voie, un chemin.

    Les alliances de gauche

    Léo Purguette : On voit bien que la gauche est extrêmement divisée. Des invectives sont échangées entre socialistes et insoumis. Que répondez-vous à vos électeurs qui ne comprennent pas comment vous avez pu être unis il y a un an et pas capables de proposer un projet de gouvernement aujourd’hui ?

    Premièrement, je ne suis pas responsable de la décision de LFI de dire a priori « nous ne participerons pas à une expérience gouvernementale ». Et la deuxième chose, c’est que les invectives viennent d’abord et toujours de LFI. Au lendemain des élections législatives, LFI a en fait trahi le pacte et le programme du Nouveau front populaire dont le 4e paragraphe, parle de mettre fin à la brutalisation du débat public, aux invectives et à la diffusion de fausses informations. Or cela a démarré dans les jours qui ont suivi. Cela a été adressé à tout le champ politique et aussi aux socialistes, aux communistes, aux Verts, autant à la gauche qu’à la droite… Donc je crois qu’il faut remettre les choses en place, savoir qui est responsable d’un champ de discussion à gauche qui est pollué. J’espère que nous allons faire la preuve dans les jours qui viennent, à gauche, qu’il y a un certain nombre de personnes qui sont prêtes à discuter – peut-être durement – sur des sujets importants mais ensuite à se rassembler.

    La loi PLM

    Léo Purguette : Une réforme modifie le mode de scrutin à Marseille. Vous y êtes favorable, pourquoi ?

    Je rappelle que selon une enquête d’opinion faite en janvier 88% des Marseillais étaient favorables à cette évolution. On va pouvoir élire directement les 111 conseillers municipaux qui vont élire le maire, donc une élection beaucoup plus directe. On se rapproche du système qui fonctionne partout en France donc pour moi c’est un progrès démocratique.

    Léo Purguette : Les socialistes parisiens ne sont pas d’accord !

    Je sais mais attendez : je suis solidaire de l’ensemble des actions que nous menons au sein du parti socialiste mais je suis aussi un député de Marseille, je défends la démocratie à Marseille et je me suis opposé à mes collègues qui étaient beaucoup sous influence d’Anne Hidalgo qui ne voulait absolument pas de cette réforme. Je crois qu’à présent la gauche parisienne sera bien heureuse de travailler dans ce cadre.

    Les municipales

    Didier Gesualdi : On a vu fuser cette semaine des déclarations chocs de Martine Vassal et Benoît Payan. Ça annonce une campagne violente ?

    J’ai été surpris par les attaques de la droite sur le drame qui s’est déroulé à Belsunce. On est dans le discours du RN puisqu’on met en cause très directement à la fois la municipalité et les étrangers. Il faut avoir une explication de situation. La réalité, c’est qu’à Marseille, la droite est dans une situation désespérée. Je l’ai vu aux législatives dans un secteur où elle était extrêmement implantée, elle réalise des scores plus que réduits. C’était quand même le secteur de référence de Jean-Claude Gaudin, la circonscription bâtie pour la droite. On parlait de la « varisation » de la gauche, c’est-à-dire le phénomène de disparition de la gauche à l’image de ce qui s’est passé dans le Var. Et bien, je crois qu’à Marseille, c’est ce qui guette la droite. La réaction de la droite est d’autant plus violente qu’elle a du mal à se positionner vis-à-vis de notre bilan. Y compris sur les questions de sécurité, c’est nous qui doublons les effectifs de police municipale. La coopération entre police municipale et nationale est un modèle ici. C’est ce que me disait M. Darmanin, alors ministre de l’Intérieur après la réussite des JO.

    Didier Gesualdi : Selon votre opposition vous ne donnez pas les bons chiffres, vous n’installez pas les caméras de vidéosurveillance…

    C’est ce que racontent M. Muselier et ses porte-messages ou Mme Vassal qui a au moins le courage de se mettre en première ligne. Il y a des caméras dans la ville. Quand on arrive, la moitié ne fonctionne pas ou sont mal dirigées, fixes sur des points sans intérêt. Donc la coopération entre forces de police dont je parle doit aussi concerner ces caméras pour plus d’efficacité.

    Didier Gesualdi : À gauche, localement, la division existe aussi. Peut-elle vous faire perdre la Ville ?

    Vous aurez remarqué qu’on est exactement dans la même situation qu’au plan national. Il n’y a eu aucune discussion et c’est LFI qui a affirmé sa volonté nationale de présenter des candidats partout où il y a des maires de gauche.

    Didier Gesualdi : M. Delogu sera candidat.

    Tant mieux pour lui, c’est le jeu démocratique. Chacun a le droit de se présenter. La logique du Printemps marseillais, dans laquelle il s’est inscrit depuis 2020, c’est d’être le rassemblement le plus large, le plus complet de la gauche à Marseille.

    Les écologistes

    Léo Purguette : Vous parlez d’un rassemblement large pour les municipales de Marseille, écologistes compris ?

    Oui bien sûr. En 2020, les écologistes étaient en partie divisés puisque Sébastien Barles était parti de son côté avec ses propres listes et il nous avait rejoint au second tour.

    Léo Purguette : Il semble vous quitter à nouveau. Il a été suspendu de son parti de ce fait mais il est toujours adjoint au maire. N’y a-t-il pas d’incohérence ?

    Non. Je ne le vois pas critiquer ouvertement le bilan de la majorité municipale auquel il a contribué au cours des cinq dernières années.

    Les questions des lecteurs

    Bonjour j’ai vu que vous parlez sur le problème des ascenseurs. C’est des pannes sans arrêt dans mon bâtiment. Comment faire concrètement ?

    Aujourd’hui, il y a 4 à 5 boîtes européennes qui maîtrisent l’essentiel du marché. Là où ils sont malins, c’est que toutes les pièces détachées, c’est eux aussi, au travers de filiales dans lesquelles ils ont des participations croisées. Le marché est donc tenu par une poignée d’acteurs que personne n’était venu questionné depuis 25 ans. Lorsqu’un problème d’ascenseur dure six mois, c’est parce qu’il n’y a pas de pièce détachée disponible ou qu’elle coûte très cher et qu’on préfère attendre d’avoir 5 problèmes pour faire une commande groupée en Chine. Le premier objectif de la loi que nous avons porté avec Philippe Brun, c’est de dire que si l’ascensoriste est de bonne foi et n’arrive pas à obtenir une pièce détachée, il peut se retourner contre ceux qui tiennent le marché. Cette loi a été votée à l’Assemblée nationale dans le cadre d’une niche parlementaire. Elle est aujourd’hui sur le bureau du Sénat pour être votée complètement. On va être sur la responsabilisation d’un secteur professionnel en visant les responsables. J’ajoute que l’évolution technologique des ascenseurs fait que dans de nombreux lieux la réponse à un problème, c’est « on ne fabrique plus ce type de mécanisme ». Ça n’est pas acceptable. La dernière nouvelle, c’est qu’à la suite du débat que nous avons ouvert, la ministre de la Ville, Juliette Méadel, a lancé un plan sur le sujet.

  • Article

    L’état des finances publiques

    Didier Gesualdi : Sur le fond que proposez-vous ?

    Les propositions que fait le Parti socialiste aujourd’hui c’est : réduction du déficit public mais autour de 20 milliards d‘euros sur 5 ans pour le ramener autour des 3%…

    Léo Purguette : … Avec des coupes sur quels secteurs ?

    Pas simplement des coupes mais des recettes supplémentaires, j’y reviendrai. Évidemment que les socialistes sont conscients des problèmes posés par une dette beaucoup trop importante. Je rappelle qu’il y a huit ans. La dette était d’environ 2 000 milliards d’euros. Depuis l’arrivée de M. Macron, elle a augmenté de 1 000 milliards.

    Didier Gesualdi : Le Covid est passé par là…

    Oui mais il ne représente qu’à peu près 20% de ces 1 000 milliards. Soyons clairs : le déficit est dû à une politique décidée par M. Macron et menée avec beaucoup d’obstination puisqu’elle ne marche pas. Il y a deux grandes théories économiques : celle de l’offre et celle de la demande. M. Macron a décidé de soutenir à fond la politique de l’offre et c’est un échec. Même sur le chômage à propos duquel on dit parfois que M. Macron a réussi, c’est au prix d’une dégradation des conditions de travail et de pouvoir d’achat des salariés. Il y a 20 ans quand on avait un emploi à plein temps, on pouvait en vivre. Aujourd’hui ce contrat social est rompu. Nous proposons d’instiller, une dose importante de politique de la demande qui passe par une augmentation du pouvoir d’achat des Français.

  • Les associations font leur rentrée en force

    Les associations font leur rentrée en force

    « En 2021, Benoît Payan le maire de Marseille décide de faire venir le festival des associations sur le Vieux-Port. Il se tenait jusque-là au parc Borély de manière beaucoup plus confidentielle. Et c’est tout de suite un succès pour les exposants et les curieux qui découvrent la richesse de cette ville », détaille Ahmed Heddadi adjoint en charge du lien social et de la vie associative. Et « cette année encore, ce sont des milliers de Marseillais qui sont attendus », lance-t-il.

    Près de 500 associations sportives, culturelles, artistiques, sociales, environnementales, engagées pour la santé ou encore la défense des droits sont présentes pour aller à la rencontre du public toute la journée. Septembre, c’est la rentrée, pour les petits et pour les grands, le sport c’est important. Rollers, marche nordique, danse, gymnastique, athlétisme, capoeira, arts martiaux, savate boxe, aviron, tir à l’arc, escrime, volley-ball, rugby… L’espace sports permet de découvrir mais aussi de se tester, libre à chacun ensuite de s’inscrire pour intégrer un club sportif.

    Dimanche, l’éventail des possibles est encore plus large avec une centaine d’associations de plus que l’édition précédente. Initiation aux échecs, ateliers d’écriture, activités d’astronomie, ou encore apprentissage des gestes de premier secours sont au programme à moins que votre cœur ne penche vers une activité artistique. Ateliers de percussions, démonstration de chant ou encore de danse…

    Sans oublier l’engagement et le bénévolat, maillons essentiels de l’associatif, regroupés dans un espace dédié. « Moi, j’aimerais bien aider les petits jeunes à faire leur CV », confie Mounir, 61 ans, sans emploi depuis peu. Devant la grille des offres de la maison des associations, le sexagénaire se dit prêt « à consacrer du temps plusieurs fois par semaine ». Et de poursuivre : « L’associatif j’en ai déjà fait, mais dans un tout autre domaine. »

    La Ville propose ce week-end son stand pour mieux faire connaître tous les services associatifs mis à disposition des Marseillais. « Le Covid a mis en difficulté ce maillage, nous avons été beaucoup vers les mairies de secteur, pour proposer des formations, pour apprendre à remplir les dossiers de subvention car c’est très complexe », explique l’élu. Et de compléter « nous avons mis ponctuellement à disposition gratuitement des espaces publics. De mémoire, nous n’avons jamais laissé tomber une association qui nous demandait de l’aide ». Pour lui pas de doute : « Marseille est une des villes, les plus engagées de France. Je le constate quand je parle en terrasse, le tissu associatif est très fort. »

    Toujours plus de solidarité

    « En termes de fréquentation du public, il y a environ 500 personnes qui passent par jour à la maison des associations notamment pour une activité sociale » note Erick Espel, responsable de la division services aux associations (DSA) pour la Ville. Par exemple « L’encre bleue association d’écrivains publics aide gratuitement tous les publics. Ils sont présents une demi-journée tous les jours, onze mois par an ». Cours de langues, aide pour les démarches juridiques, oasis de clubs sportifs, mais aussi culturel, la maison des associations est un lieu emblématique sur la Canebière depuis 35 ans, un incontournable tant pour la demande que pour l’offre avec un peu plus de 750 structures adhérentes. « Nos associations sont à l’image de la société, l’engagement a changé au fil des ans », explique le responsable DSA. Par exemple « on voit des étudiantes venir monter leur structure pour faire de la distribution alimentaire ». La pandémie a été un révélateur pour la population notamment en termes de solidarité. « Mais l’existence de ces associations, est ponctuelle. Elle répond à un besoin », poursuit-il. Travailler en transversal, se connaître, échanger est très important. Pour exemple, « une fois par mois, une rencontre ouverte à tous, adhérents ou pas se tient en présence de l’adjoint en charge du lien social pour faire émerger des projets communs, c’est le Bla Bl’Asso ». L’objectif de la maison des associations est de passer le millier d’adhérents. Une antenne dans le 2e arrondissement a ouvert ses portes en février, et en novembre, ce sera au tour du 14e. Dans tous les cas, ce dimanche des centaines d’associations seront sur le pont pour rencontrer leurs futurs adhérents.

    « Nos associations sont à l’image de la société, l’engagement a changé au fil des ans »

  • Ne pas déchirer le tissu associatif

    Ne pas déchirer le tissu associatif

    Septembre rime avec rentrée et fêtes des associations dans
    les communes. C’est l’occasion pour les bénévoles de rencontrer
    le grand public et de proposer une mosaïque d’activités et d’engagements. Mais derrière les sourires qui accueillent le public sur les stands, une vive inquiétude perce. Et pour cause. Comme le souligne la fédération des maisons de la jeunesse et de la culture, « entre 2005 et 2020 la part des subventions publiques a baissé de 41% dans le budget des associations au profit de logiques marchandes ».

    Après 2020, la tendance ne s’est pas inversée mais confirmée. Les collectivités locales ont été prises à la gorge par la crise énergétique, les conséquences de la Covid et le tour de vis budgétaire du gouvernement. Même situation chez les associations.

    Le pass Sport sacrifié

    Au sein de ces structures, indispensables pour la vie en société et la cohésion sociale, ce sont les bénévoles qui assurent l’essentiel du fonctionnement. Outre que ces derniers prennent de l’âge, les réformes antisociales, à l’instar de l’allongement de l’âge de départ à la retraite, fragilisent cet équilibre déjà précaire.

    D’autres mesures s’attaquent au tissu associatif à l’instar de
    la révision honteuse du pass Sport, désormais supprimé pour les enfants âgés de 6 à 13 ans. Cette aide aux familles, d’un montant de 50 euros par enfant, était pourtant essentielle pour nombre de foyers aux revenus modestes. Les associations sportives sont vent debout et dénoncent ce grave recul.

    En dépit des mauvais coups, les associations restent déterminées à jouer leur rôle citoyen dans la cité.

    Allez les rencontrer !

  • Un tissu toulonnais riche et soutenu pour favoriser la cohésion sociale

    Un tissu toulonnais riche et soutenu pour favoriser la cohésion sociale

    « Nous avons vraiment à cœur de mettre en lumière la richesse du tissu associatif de la ville de Toulon et tous les bénévoles qui le font vivre », commence l’adjointe au maire Caroline Depallens qui a en charge parmi ses fonctions l’organisation du Forum des associations. Une vitalité expliquée par une politique volontariste de la municipalité qui, malgré les crises, a non seulement maintenu les dotations aux associations mais est parvenue à les augmenter, lorsqu’ailleurs elles faisaient les frais de rigueur budgétaire. L’élue insiste sur leur rôle joué par toutes ces structures dans le maintien de la cohésion sociale fortement ébranlée « en créant du lien entre les personnes ».

    À ses côtés Caroline Giran, également impliquée dans le déroulement de la manifestation rappelle que « les associations sont un des outils de la mise en œuvre des politiques publiques, des corps intermédiaires sans lesquels on ne pourrait pas faire grand-chose ».

    Pour donner à voir cette diversité, 330 associations qui œuvrent dans les solidarités, le sport, la culture, le développement durable ou encore la santé vont se retrouver ce samedi sur les trois étages du Palais des Congrès Neptune ainsi que sur son parvis. Un rendez-vous auquel chaque année le public répond présent. Ainsi en 2024, ce sont 12 000 personnes qui sont venues sur les stands s’informer sur les nombreuses activités proposées, prendre des contacts, ou s’engager eux-mêmes à faire vivre la solidarité en donnant de leur temps.

    12 000 personnes

    « Le bénévolat, c’est le don de soi pour le vivre-ensemble », reprend Caroline Depallens pour qui « la solidarité est l’essence même d’une ville ». Et de poursuivre : « Faire attention humainement à l’autre c’est primordial, surtout dans la période. »

    L’occasion aussi de mettre en lumière les Comités d’intérêts locaux (CIL) qui sont de véritables courroies de transmission entre les habitants et la municipalité. Ils seront cette année regroupés à l’entrée du Palais Neptune. « Ils sont un quartier. Et un quartier plus un quartier plus un quartier, ça fait la richesse de la ville », insiste l’élue.

    Une journée donc pour trouver une activité sociale, éthique, physique ou culturelle, et se connecter physiquement aux autres et à la vie de la cité, en allant à la rencontre de tous ceux qui œuvrent déjà au service de la collectivité. Avec en prime des démonstrations, entre autres de danses et d’arts martiaux. Et des conférences aussi. Parmi elles, on peut noter à 10h45 celle intitulée « une bonne assurance », animée par l’association de consommateurs UFC Que Choisir. Ou à 11h30, « Sensibilisation aux enjeux de l’énergie et du climat », par The Shifters, l’organisation qui milite pour la décarbonation de l’économie. Et à 14h45, « le changement climatique », animée par l’Association varoise pour la sauvegarde de l’agriculture, de la Nature et de l’Environnement.

    La vie associative permet aussi cela, de se lever pour faire face aux grands défis et devenir soi-même acteur du changement. Ou du moins tenter d’éclairer les consciences.

  • À Aubagne, plus de 200 structures sur le pont

    À Aubagne, plus de 200 structures sur le pont

    « On a souvent du mal à circuler dans les allées », remarque, d’expérience, Marc Zanarini, conseiller municipal délégué à la vie associative.

    Dans cette ville où « un Aubagnais sur trois est licencié en sport », soit 16 000 habitants précise l’élu, la Fête des associations est aussi celle du sport. Dans l’allée du Bras d’Or, près de 200 associations seront rassemblées de 9h30 à 17h30. Sur la scène à proximité, des démonstrations auront lieu. Cette année, une nouvelle scène a été installée aux abords du gymnase du Bras d’Or. À l’intérieur, le public pourra s’essayer à l’escalade, au tir sportif par exemple. Sur les tatamis, des sportifs présenteront des arts martiaux. Une journée dédiée au yoga se tiendra le lendemain dimanche 7 septembre au stade de Lattre de Tassigny, avec un cours collectif de 9h30 à 10h30, et des démonstrations de yoga par 9 associations, de 10h45 à 13h (gratuit, adultes et enfants).

    La recette du vivre-ensemble

    « C’est autour de ce monde associatif que tout s’articule. On compte 665 associations à Aubagne ! C’est grâce à elles que le vivre-ensemble existe », s’enthousiasme Marc Zanarini. Interrogé sur le montant des subventions allouées par la Ville aux associations, il n’a pas le chiffre en tête. « La Ville les accompagne d’un point de vue économique, mais aussi en mettant des salles et du matériel à disposition. On a une vraie volonté de les aider », déclare-t-il. Dans les allées samedi, la fête des associations et du sport va faire se côtoyer 67 assos sportives, 48 liées
    à la culture, l’expression artistique, le patrimoine, 38 liées à la santé, la citoyenneté, l’humanitaire, la solidarité et 11 liées aux loisirs et au tourisme.

  • Martigues organise la rencontre des bénévoles et des associations

    Martigues organise la rencontre des bénévoles et des associations

    « Si on devait mesurer le dynamisme d’une ville au nombre d’associations, avec plus de 900 pour 49 000 habitants, c’est dire que Martigues est dynamique ! » lâchait le conseiller municipal (PCF) Gilles Picard, nouvellement délégué à la vie associative, lors d’un point presse organisé le 2 septembre dernier.

    La journée « À la rencontre des assos » organisée par la Ville démontre ce dynamisme par l’accueil de 130 de ces organisations sous la Halle ce samedi, de 10h à 18h. Parmi les nouvelles invitées, Les prestataires du cœur, venant en aide aux personnes malades du cancer (voir notre édition du 3 septembre) ainsi que Zoo’logique et Mundus. Ce forum est non seulement l’occasion de découvrir les associations culturelles, sportives, de loisirs ou de solidarité, mais aussi de favoriser les rencontres avec de futurs bénévoles.

    « Un lieu de rencontre »

    L’un des enjeux majeurs de ce rendez-vous est de répondre à l’un des principaux besoins des associations, quand 40% d’entre elles affirment manquer de bénévoles d’après une étude réalisée pour la Ville par le Réseau national des maisons des associations (RNMA). Pour ce faire, deux tableaux sont installés dans le hall d’entrée, pour d’un côté annoncer la recherche de bénévoles et de l’autre la recherche d’association où donner un peu de son temps.

    « C’est un lieu de rencontre entre les personnes qui veulent donner de leur temps et les assos qui cherchent », indique Valérie Fernandez-Campazzo, responsable du service vie associative de la Ville. « Nous sommes aussi là pour guider les futurs bénévoles vers les assos qui cherchent. Ça peut aller du simple coup de main ponctuel comme à la contribution d’un trésorier expérimenté », poursuit la responsable. Le « coup de main ponctuel » est d’ailleurs ce qui intéresse le plus des associations dans leurs recherches, pour 61% d’entre elles, d’après la même étude. Le mur des rencontres se trouve aussi à l’année dans la Maison de la vie associative (MVA).

    Et un moment d’échanges et de conseil

    La création et le développement d’une association, avec souvent l’embauche de salariés, exige des capacités, des connaissances et parfois un accompagnement. Les équipes de la Maison de la vie associative (MVA) se tiennent justement disponibles pour les porteurs de projet ayant besoin de conseils pour la création et la gestion d’une association. « C’est une structure d’accompagnement des projets », explique Valérie Fernandez-Campazzo. « Le porteur de projet peut venir avec son rêve et nous l’accompagnons pour se former, développer sa structure associative dans l’intérêt général » détaille la responsable. Un atelier y est dédié à 14h30 ce samedi pour « créer du lien et construire un projet collectif ».

    Cet enjeu de formation s’explique par les associations créées chaque année à Martigues, avec 96 établissements employeurs de 983 salariés d’associations sur le territoire. Pour Gilles Picard, ce salariat associatif « vient avec des responsabilités d’employeur, impliquant de tenir une comptabilité qui dépasse les seules entrées et sorties. Cela demande de la formation et des interlocuteurs pour se faire aider ». D’où les propositions de la MVA, « une structure soutenue par la ville qui permet d’avoir accès à ce type de formations. L’engagement associatif est très important pour nous et le bénévolat doit être salué car il n’est pas reconnu comme il le devrait » affirme l’élu.

    Un apéritif est offert aux associations à 18h30 dans le hall en conclusion de la journée.

  • Muselier et Vassal font rentrée commune à Marseilleveyre

    Muselier et Vassal font rentrée commune à Marseilleveyre

    Le rendez-vous était prévu lundi mais décalé en raison du report de la rentrée scolaire décidé par le préfet. Renaud Muselier, le président (Ren.) de la Région Sud, et Martine Vassal, la présidente (DVD) de la Métropole et du Département, ont donc fait leur rentrée commune à Marseille, vendredi, du côté de la cité scolaire mixte Marseilleveyre.

    à six mois des municipales, par-delà les distributions de tablettes aux lycéens et d’ordinateur aux collégiens, le message politique se voulait assez clair. De la sénatrice (LR), Valérie Boyer, à l’ancienne secrétaire d’État chargée de la Ville et de la Citoyenneté, Sabrina Agresti-Roubache, une grande partie de la droite locale était là… même si l’heure des déclarations de candidature n’est pas venue, note Renaud Muselier, conseillant d’attendre la nomination d’un Premier ministre et d’un gouvernement qui à ses yeux « ne tardera pas ».

    L’inauguration de la piscine de l’établissement (2,5 millions de travaux), un bassin de 25 mètres et quatre lignes, « la seule piscine qui fonctionne sur Marseille », se gargarise Renaud Muselier, a été l’occasion de quelques piques adressées à la municipalité de gauche. L’équipement, opérationnel après des années de fermeture, servira aux élèves mais aussi aux associations et clubs dont le Smuc, l’ASPTT Marseille ou le Cercle des nageurs qui lancera en 2026 une section water-polo féminin.

    À Marseilleveyre où près de 2 500 élèves sont accueillis, 57 millions de travaux doivent être engagés fin 2026, a par ailleurs indiqué le président de Région en marge de la visite. De quoi alléger les « 700 000 euros de facture énergétique », espère Laurent Malfettes, le représentant FCPE de cet établissement vieux de 80 ans dans lequel les syndicats enseignants pointent eux l’état des salles d’eau de l’internat et des toilettes qui ne peuvent attendre les grands travaux.

    « Une rentrée apaisée »

    Un dossier qui devra être suivi de près. Comme celui des transports en commun desservant la cité scolaire. Le sujet de la fréquence des lignes RTM 20 et 19, et celui du bus spécial pour les élèves venant du 9e arrondissement, a été rappelé à Martine Vassal par l’historique Association des parents d’élèves de Marseilleveyre (Apem), et reste en suspens.

    Dans un contexte politique national tendu, Renaud Muselier préférait apprécier lui « une visite de rentrée apaisée », installé derrière les portiques mis en place pour les élèves et la garde régionale des lycées présente depuis un an aux abords des établissements du secteur. L’ensemble de Marseilleveyre a été clôturé par des barrières anti-intrusion, « notamment ici contre les sangliers », et les CDI inondés ont été refaits. Pass Zou études, Pass santé jeunes… « C’est un gain de pouvoir d’achat de 2 200 euros pour les familles », martèle Renaud Muselier avant de partager un repas dans la cantine de l’établissement.