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  • Le bouquet final est prévu à la Boule de Vitrolles

    Le bouquet final est prévu à la Boule de Vitrolles

    C’est le 18 octobre que les diverses coupes de Provence connaîtront leur épilogue. Nouvellement mise en place, cette compétition aura avancé chaotiquement. Il est évident que le contexte est différent, il faut avoir, là, plus l’esprit de club que la recherche ou l’appât du gain. On joue, là, pour le plaisir de défendre les couleurs de son groupe, et pour l’essentiel on y croise des joueurs qui ont un mental approprié pour ce style de compétition.

    Jeu Provençal : on approche de la configuration du dernier carré.

    On connaît pour l’heure trois des formations qui participeront au dernier carré de cette épreuve. La B. de Beaumont qui a battu les Boulomanes Ciotadens (notre édition du jeudi 11 septembre), le C. Saint-Michel de Plan-de-Cuques (ci-contre) et la B. de Velaux qui s’est imposé à Rousset en fin de semaine 11 à 3.

    Pour savoir lequel de la Boule Sauvage Entressen ou des Marseillais de la Boule du Vallon, fermera ce dernier carré, il faudra attendre le samedi 4 octobre en soirée. Les deux formations ont fixé cette date pour croiser le fer.

    C’est en fin de semaine, dans son fief du Plan des Pennes que la formation du président Jean Léonetti a accueilli le C. Saint-Michel de Plan-de-Cuques. Sous la direction de l’arbitre Jean-Luc Ballester.

    Si les visiteurs vont remporter aisément deux doublettes, c’est sur un carreau de Pascal Vitielli, avec quatre points récoltés que les locaux vont entretenir l’espoir.

    Ils doivent pour poursuivre l’aventure s’imposer dans les deux triplettes. Il va y avoir un peu de suspense, avec des parties de qualité, avant que la force de frappe d’Alain Vincensini, bien épaulé, il est vrai, par Éric Ségui et Patrick Poujol, ne précipite la défaite des locaux.

    C’est autour du sacro-saint pot de l’amitié que va se clôturer ce face-à-face. Le président Léonetti souhaitant au nom des siens bonne chance à son adversaire pour la suite de la compétition.

    Fiche technique

    Boule Plate : Francis Minniti – Pascal Vitielli – Michel Frac – Robert Landi – – Gilbert Rizzo – Cédric Muller- Alain Raphaël – Marc Hamparsoumian – Capitaine : Marc Caillol

    C. Saint-Michel Plan-de-Cuques :

    Alain Vincensini – Éric Segui – Conte Francis – Lucas Lombardi – Raymond Léotardi – Patrick Poujol – Maurice Moullet – Capitaine : René Nichanian

    Doublettes :

    Vitielli – Minniti battent Moullet – Segui. 11 à 7 // Vincensini – Léotardi battent Rizzo – Landi 11 à 5

    Conte – L. Lombardi battent Muller – Hamparsoumian 11 à 3

    Triplettes

    Poujol – Segui – Vincensini battent Minniti- Muller – Vitielli 11 à 5

    Hamparsoumian – Rizzo – Frac et Lombardi – Conte – Léotardi (Arrêté)

    Pétanque : pour l’heure Orgon seul postulant

    Alors que la date butoir est fixée au 6 octobre, seul Orgon, qui a disposé des Boulomanes Ciotadens, est entré dans le dernier carré.

    À l’heure ou nous mettons sous presse, le résultat de la partie entre la Boule Modérée et Meyreuil, qui se jouait hier en début de soirée, ne nous est pas parvenu.

    C’est demain que la boule de l’Élysée et Sénas vont disputer leur quart de finale, on aura alors le troisième qualifié.

    À l’image de leur adversaire la B. Verte de Biver, il nous est difficile de joindre les dirigeants des Pieds Tanqués de Miramas. Voilà qui ne nous permet pas de savoir où en sont les transactions pour prévoir la date de la rencontre. En attendant, une date butoir reste fixée au 6 octobre.

    Féminines : seule la Boule Carnoux est dans le carré

    Pour s’être défait de Pélissanne, les joueuses d’Anthony Dabat sont les seules à être fixées pour ce rendez-vous vitrollais.

    C’est demain que le Smuc et la B. Verte de Biver ont rendez-vous pour disputer ce quart de finale. Quant à la Boule Modérée, elles donneront l’hospitalité à la Boule Doria le 4 octobre à 15h.

    Pour la B. Aixoise et les Pieds Tanqués Miramas la rencontre est fixée à la date butoir pour ce tour soit le 6 octobre.

  • Championnat du Monde à Rome : la France ne détient plus aucun titre

    Championnat du Monde à Rome : la France ne détient plus aucun titre

    Les Français sont rentrés bredouille de leur épopée italienne et ont perdu le seul titre qu’ils détenaient : le doublette homme. Dylan Rocher et Christophe Sarrio n’ont pu faire le doublé. Ils ont échoué en quart de finale contre Madagascar.

    Pour le reste Dylan Rocher- Audrey Bandiera en doublette Mixte, Nelly Peyre-Audrey Bandiera en doublette féminine et Nelly Peyre en tête féminines ont décroché trois médailles d’argent.

    Des résultats en trompe-l’œil si l’on se réfère aux titres conquis en amont, à la répétition, l’aura de la France dans le monde.

    Razzia de la Thaïlande

    Mais la pétanque a évolué, les nations sont de mieux en mieux préparées et surtout on enregistre le retour en grâce de la Thaïlande et Madagascar. Rappelons que les deux pays avaient connu quelques problèmes extra-sportifs les privant de compétitions internationales. C’était le cas pour la Thaïlande absente à Dijon en décembre 2024 pour défendre son titre en triplette acquis au Bénin. Et bien « le pays du sourire » a frappé un grand coup en gagnant trois médailles d’or et une bronze sur cinq. Pour Madagascar, la victoire acquise en doublette mixte plus une en argent et deux en bronze confirme une saison exceptionnelle des Malgaches en tournée en France, avec notamment ce succès historique au Mondial La Marseillaise à pétanque.

    La Thaïlande est de nouveau sur le toit du monde. Rien d’étonnant si l’on se réfère à l’origine de la pétanque dans ce pays. L’histoire est connue mais mérite un petit rappel.

    Après un séjour sur la Côte d’Azur, la princesse Srinagarindra prend goût à ce sport et le transmet dans son pays. Celle que l’on appelle « princesse grand-mère » va faire de la pétanque un sport officiel transmis dans les écoles, les universités et l’armée. Par la suite, les autres pays d’Asie vont emboîter le pas à la Thaïlande.

    Deuxième sport national, après le taekwondo, la pétanque est toujours aussi populaire et les champions poussent comme des champignons.

    L’Italie chez elle a sauvé les meubles avec une victoire en individuel de Diego Rizzi et une médaille de bronze.

    Un petit coup de chapeau à la Suisse finaliste du doublette hommes avec Maiky et Joseph Molinas.

    Revenons à nos Français. Pour certains, ils n’ont pas été à la hauteur des grandes ambitions affichées. On le sait, en dehors de l’or, tout autre résultat est un échec. C’est culturel. Mais le temps où certaines personnes affirmaient « le championnat du monde est plus facile qu’un championnat de France » est révolu.

    Les nations émergent comme les Pays-Bas vainqueurs de Rocher-Sarrio lors des premiers tours ou l’Allemagne bourreau de la France en finale lors du dernier championnat d’Europe.

    Rendons grâce aux Françaises qui ont tenu honorablement leur rang avec deux places de finalistes.

    Enfin nous terminerons en donnant un carton rouge à l’organisation Italienne de ces championnats du monde. Les terrains « de plage » étaient indignes d’une compétition Internationale. C’est dommageable pour le spectacle mais tous les pays étaient sur le même pied d’égalité et ce sont toujours les meilleurs qui gagnent.

    Résultats

    Individuel féminine

    Kantaros Choochuay (Thaïlande) bat Nelly Peyré (France). 13 à 10

    Individuel masculin

    Diego Rizzi (Italie) bat Joseph Ramnointiaray (Madagascar) 13 à 8

    Doublette féminine

    Kantaros Choochuay/Nantawan Fueangsani (Thaïlande) bat Nelly Peyré/Audrey Bandiera (France) 13 à 2

    Doublette hommes

    Saranut Sriboonpeng/Ratchata Khamde (Thaïlande) Bat Joseph et Maiki Molinas 13 à 0

    Doublette hommes

    Doublette mixte

    Enjanahry Ravomana/Lora Rakotoarisoa (Madagascar) bat Nelly Peyré/ Dylan Rocher 13 à 6

  • Le banquet de Stérin pose ses couverts à Béziers

    Le banquet de Stérin pose ses couverts à Béziers

    En apparence, le rendez-vous prévu dans les arènes de Béziers le 27 septembre n’a rien de politique. Sur le site de ce « banquet biterrois », il est question de « rire, chanter, ripailler et partager dans ce lieu unique » et « d’ambiance, convivialité, animations, musique ». Avant la fête dans la tradition feria qui suivra, le repas prévoit un kilo de nourriture par personne allant de la charcuterie locale en passant par une viande à la broche, le tout arrosé de bière et de vin. Pour y participer, il faudra tout de même débourser la bagatelle de 80 euros par tête…

    Sauf qu’à y regarder de plus près, ces banquets n’ont rien d’anodin. L’organisateur, l’entreprise Canon Français, a été racheté par Pierre-Édouard Stérin. Le milliardaire qui a fait fortune notamment avec les Smartbox, poursuit un objectif : amener l’extrême droite au pouvoir. Dans plusieurs enquêtes, L’Humanité a révélé son projet Périclès (pour « patriotes, enracinés, résistants, identitaires, chrétiens, libéraux, européens et souverainistes ») et ses trois objectifs : des victoires idéologiques, électorales et politiques. Ses liens avec Bruno Retailleau (LR), ministre de l’Intérieur démissionnaire, et la direction du RN, sont connus.

    « Un événement pour les riches »

    Avec le Canon Français, l’exilé fiscal en Belgique ajoute un outil dans sa bataille idéologique. Car ces banquets où le saucisson, le cochon braisé et le vin sont promus au rang d’étendard, se veulent un symbole de la défense d’un supposé « mode de vie à la française » qui serait mis en danger par l’immigration, le wokisme. « Ici c’est charcutaille, pinard et rigolade. On se cale autour d’une grande tablée, on sort le béret, on relâche la ceinture d’un cran et on bouffe comme si demain n’existait pas. Du sauciflard, du fromage qui pue, du vin rouge qui tache la nappe et des copains qui chantent trop fort : bref, le terroir », communique avec élégance la mairie de Béziers dirigée par Robert Ménard (extrême droite).

    La gauche biterroise n’est pas dupe. « Je suis très mal placé pour critiquer le bon vivant », plaisante Nicolas Cossange (PCF). « Mais ce Canon Français fait partie de la galaxie Stérin. On ne mange pas de manière neutre. Ce rendez-vous révèle surtout l’hypocrisie de l’extrême droite qui sous prétexte de défendre les traditions culinaires françaises le fait en pratiquant des tarifs particulièrement excluant. Dans une ville comme Béziers, cela exclut 80% de la population. C’est un événement pour les riches », cingle l’élu.

  • Des fourmis donnent naissance à deux espèces différentes

    Des fourmis donnent naissance à deux espèces différentes

    Révolution dans le monde du vivant. Si l’on savait que l’Homme était capable de cloner artificiellement une autre espèce, on ignorait jusqu’à présent que d’autres espèces pouvaient le faire naturellement. C’est ce qu’a révélé l’étude de l’équipe de Jonathan Romiguier, chercheur à l’Institut des sciences de l’évolution de Montpellier. Publiée le 3 septembre dans la revue Nature, cette étude montre comment la fourmi moissonneuse Messor ibericus est capable de se reproduire mais également donner naissance à une autre espèce : les fourmis moissonneuses Messor structor.

    Le résultat de cinq années de travail. Pour y arriver, il aura fallu échantillonner 120 populations, séquencer le génome de 400 individus et observer une cinquantaine de colonies pour mettre en lumière un phénomène jusque-là inconnu. « Traditionnellement, la manière dont on décide si un œuf va devenir une reine ou une ouvrière passe par la nourriture que l’on va donner à la larve – comme chez les abeilles. En fait chez les fourmis moissonneuses, il n’y a pas ça mais on a un système qui est entièrement génétique, c’est-à-dire qu’un œuf est prédestiné à devenir reine ou ouvrière dès le début », détaille Jonathan Romiguier.

    Ainsi, chez certaines espèces de fourmis moissonneuses, l’accouplement entre une reine avec un mâle proche génétiquement donnera naissance à une autre reine tandis que s’accoupler avec un mâle d’une autre espèce produira des ouvrières.

    « On s’est rendu compte qu’il y avait quelque chose de très anormal chez les Messor ibericus parce qu’on voyait que toutes les ouvrières de cette espèce étaient des hybrides, entre Messor ibericus et une autre espèce assez éloignée, Messor structor. Sauf que Messor structor n’existe pas dans le pourtour méditerranéen. C’est totalement anormal parce que si on voit des ouvrières hybrides, c’est qu’il y a un père d’une espèce et une mère de l’autre qui sont présents. Là il manquait systématiquement le père », explique Jonathan Romiguier. Deux espèces assez différentes physiquement alors qu’issues de la même mère. L’une est très poilue alors que son « frère » est totalement glabre. « À partir des estimations des séquençages des génomes, les différences sont comparables à ce que l’on observe entre des espèces séparées de 6 millions d’années. Ce qui est similaire à ce que l’on peut trouver en termes de divergences entre l’homme et le chimpanzé », expose le chercheur. Bref, comme si une femme pouvait, au choix, donner naissance à des humains ou des chimpanzés.

    Un nouveau mode de reproduction baptisé « xénoparité » (du grec xeno « étranger » et parité « donner naissance »). « C’est le fait qu’une espèce a besoin de produire un individu d’une autre espèce dans le cadre de son cycle de vie. Elle est obligée de le faire car si Messor ibericus ne pond pas des Messor structor, elle disparaît de toutes les côtes méditerranéennes étant obligée d’avoir ses mâles clonés pour pouvoir avoir des ouvrières et donc des colonies fonctionnelles », souligne Jonathan Roumiguier.

    Une xénoparité permise grâce à la domestication sexuelle de Messor ibericus. « À l’origine, on pense qu’elles étaient obligées de trouver des mâles Messor structor pour pouvoir faire leurs ouvrières donc elles devaient en quelque sorte les chasser. Elles ont ensuite appris à contrôler leur reproduction et à les produire elles-mêmes dans leur propre nid. Après s’être accouplée avec un Messor structor qui était dans son environnement, la reine va stocker son spermatozoïde dans sa spermathèque, un de ses organes, et le conserver pendant plusieurs décennies. Elle va féconder son ovule et, dans son ovule, avant ou après la fécondation, le génome maternel va être éliminé. Du coup, un clone du père sera créé. » Une découverte inédite montrant la richesse du monde des insectes.

  • Santé mentale des jeunes : Nîmes tente une nouvelle approche

    Santé mentale des jeunes : Nîmes tente une nouvelle approche

    Tous les chiffres sur leur santé mentale le confirment : la jeunesse française va mal. Selon un sondage de la Mutualité française, un quart des jeunes (15-29 ans) souffre de dépression et 31% ont eu des pensées suicidaires. En 2023, 936 000 jeunes de 12 à 25 ans ont été remboursés pour un psychotrope, soit une augmentation de 5% par rapport à 2022 et 18% par rapport à 2019. Au total, c’est une augmentation de 60% des jeunes sous antidépresseurs et 38% sous antipsychotiques.

    Face à cette situation, le gouvernement qui en avait fait sa « grande cause nationale » a bien tenté de mettre en place des dispositifs comme « Santé psy étudiant » ou « Mon soutien psy » mais le manque de praticiens disponibles et le manque de moyens alloués au service psychiatrie à l’hôpital ne permettent pas d’améliorer la situation. C’est donc dans ce contexte que le Centre hospitalier universitaire de Nîmes a innové en lançant sa villa Orygen.

    Celle-ci tire son nom d’un centre australien fondé à Melbourne qui a repensé l’approche de la santé mentale des jeunes en réunissant dans un même lieu la recherche, la formation et les soins cliniques. L’objectif est d’intervenir le plus tôt possible (à l’origine, d’où son nom) pour déceler les troubles et les soigner avant d’intervenir également sur l’accompagnement des jeunes dans la société. Le CHU de Nîmes s’est donc inspiré de cette initiative pour créer sa propre villa Orygen où deux médecins pilotent l’équipe composée de trois psychologues, quatre infirmiers, un cadre de santé, une assistante sociale et une « job coach ». La prise en charge peut varier entre ateliers thérapeutiques, psychothérapies, suivi avec un job coach et/ou une assistante sociale ou encore l’accès à des appartements thérapeutiques (AEMC, centre le Peyron). Les familles se voient également proposer un accompagnement.

    130 consultations en 14 mois pour l’unité mobile

    Grâce à un financement de la Fondation de France, le CHU s’est doté de deux vans pour lancer PsyTRUCK 3.0 et ainsi aller rencontrer les jeunes sur leur lieu de travail, à l’université ou dans les quartiers. Cette unité mobile propose des consultations sans rendez-vous aux jeunes de 15 à 30 ans permettant ainsi « une évaluation rapide, une orientation adaptée et un accompagnement ciblé des jeunes en souffrance psychique ». Entre février 2024 et avril 2025, 130 consultations ont été réalisées dans le van aménagé. Ce dispositif est piloté par la psychiatre Aurélie Schandrin qui a passé une année en Australie auprès du Professeur Patrick McGorry, fondateur de la villa Orygen.

    Ce travail lancé à Nîmes a même été salué par Emmanuel Macron qui a envoyé un courrier cet été à la médecin pour la féliciter. « Avec le PsyTRUCK et les actions des équipes du docteur Schandrin, le CHU de Nîmes transforme l’accès aux soins psychiatriques des jeunes : proche, rapide et innovant. Cette démarche, saluée par le président de la République, est une reconnaissance de l’excellence médicale et scientifique de notre établissement et illustre l’impact majeur de ses innovations », a réagi Frédéric Rimattei, le directeur général du CHU de Nîmes.

    De son côté, Aurélie Schandrin a profité de la réception de ce courrier pour saluer le « travail collectif mené par l’ensemble des équipes de psychiatrie du CHU de Nîmes » et souhaite désormais « poursuivre et amplifier notre action auprès des jeunes ». La psychiatre qui a participé le 12 septembre dernier au Ferrepsy à Montpellier où étaient rassemblés au Corum les plus grands spécialistes de l’intervention précoce en psychiatrie, vient également de publier un livre* pour tenter de révolutionner les pratiques en soulignant la nécessité d’intervenir le plus tôt possible.

    *Troubles psychiques chez les jeunes – Intervenir tôt et donner de l’espoir, Éditions Érès.

  • What a trip festival : l’invitation au voyage

    What a trip festival : l’invitation au voyage

    « L’objectif est de favoriser l’ouverture au monde et aux autres cultures. Le voyage, sous toutes ses formes, offre l’opportunité de rencontrer l’autre, de comprendre la richesse de ses différences et de cultiver plus de tolérance et de respect. On veut que les gens n’aient pas peur les uns des autres », livre Romain Tarrusson, fondateur du What a trip festival.

    Porté par l’énergie de 350 à 400 bénévoles, ce festival associatif dédié au film de voyage et d’aventure reprend ses quartiers à Montpellier du 22 au 28 septembre, pour une neuvième édition.

    31 projections seront proposées au public à la salle Rabelais* :12 films en compétition officielle, que sera chargé de départager un jury de professionnels présidé par la célèbre alpiniste Catherine Destivelle, seule femme à avoir obtenu le piolet d’or, Graal de l’alpinisme, et 19 autres hors compétition. Des glaciers de l’Arctique aux routes africaines, de la forêt tropicale au désert, ils offrent, au travers d’images à couper le souffle, un véritable panorama du monde.

    31 films, 9 expos, 5 concerts

    Le What a trip festival, c’est également 9 expositions photos réparties dans 5 lieux (maison des relations internationales, salle Pétrarque, place royale du Peyrou et base Alpha à Montpellier, ainsi que galerie des halles de Castries).

    Comme chaque année, le cœur battant du festival se situera sur la place du Peyrou, qui accueillera le village du voyage. Aventuriers et réalisateurs invités y rencontreront le public à travers de nombreuses animations : conférences, ateliers, salon du voyage, librairie du voyage… Les enfants ne seront pas oubliés avec la création, cette année, du « bivouac des juniors », zone où leur seront proposés ateliers et animations.

    Enfin, à partir de 19h jeudi 25, vendredi 26 et samedi 27, des concerts en plein air enflammeront la scène installée devant le temple des eaux de la place royale du Peyrou (5 euros l’entrée, gratuit le jeudi). L’accessibilité est une autre composante de l’ADN de ce festival, dont 80% des activités proposées sont gratuites.

    À noter également cette année, pour favoriser l’inclusion, la gratuité totale pour les personnes accompagnant des personnes en situation de handicap et l’instauration, au sein du village, d’une zone de tranquillité spécialement conçue pour les personnes autistes.

    A.G.

    * Les films peuvent également être regardésen replay du 29 septembre au 8 octobre.

    ** Toute la programmation sur www.watmontpellier.fr

  • Rassemblement de la victoire devant le bureau de Ferrières à Martigues

    Rassemblement de la victoire devant le bureau de Ferrières à Martigues

    Après que la direction de La Poste a annoncé, dans nos colonnes, que la fermeture du bureau de Ferrières n’était pas dans ses projets, le comité de vigilance postale organise un rassemblement de victoire ce samedi à 10h30 devant l’antenne concernée.

  • L’intersyndicale appelle à la mobilisation jeudi 2 octobre

    L’intersyndicale appelle à la mobilisation jeudi 2 octobre

    Le Premier ministre n’a apporté « aucune réponse claire » aux attentes des travailleurs et des travailleuses, ont déploré les membres de l’intersyndicale à l’issue de leur rencontre avec Sébastien Lecornu à Matignon mercredi. L’intersyndicale CFDT, CGT, FO, CFTC, FSU, Solidaires, CFE-CGC et Unsa, soit toutes les organisations de travailleurs du pays avait lancé un « ultimatum » au Premier ministre, exigeant des engagements forts en matière de justice fiscale et contre l’austérité.

    Les représentants de l’intersyndicale ont annoncé une nouvelle journée de grèves et de mobilisation le 2 octobre, une date qui devrait être confirmée ce mercredi, en fin de journée, par l’intersyndicale.

  • Le social donne le tempo !

    Le social donne le tempo !

    Les nouveaux sans-culottes font-ils peur aux privilégiés du XXIe siècle ? Le grand patronat et son représentant en chef, le président du Medef, Patrick Martin, tremblent au point d’aller jusqu’à adopter le vocabulaire syndical. « Le patron des patrons » a annoncé, mardi, « un énorme meeting dans les prochains jours ». Au centre de leur effroi, l’idée d’une taxation des hauts revenus des ultra-riches qui infuse de plus en plus dans la société tant les inégalités se sont creusées ces trente dernières années et se sont singulièrement accélérées sous la présidence Macron.

    Faire triompher l’égalité fiscale

    Pour mémoire, rappelons que la proposition de taxe « Zucman » qui fait s’évanouir les milliardaires, (du nom de l’économiste Gabriel Zucman), concernerait uniquement 1 800 foyers fiscaux. Ceux-là mêmes qui paient, en proportion, moitié moins d’impôts que le contribuable moyen.
    Ils seraient taxés à 2% seulement. C’est dire combien l’avidité n’a pas de limite pour s’émouvoir pour si peu ! Sauf qu’au-delà du pourcentage,
    c’est l’idée même de faire triompher l’égalité fiscale et la justice sociale qui insupportent ces libéraux perfusés aux aides publiques : 211 milliards par an, sans contrôle ni contrepartie en emplois et/ou en investissements, comme l’a révélé un rapport du Sénat.

    Ce matin, après
    le succès de la journée du 18 septembre toutes
    les organisations syndicales vont proposer au Premier ministre
    une feuille de route pour relancer un pays à l’arrêt sur le plan des salaires, des investissements
    et des services publics
    et lui proposer d’aller chercher l’argent là où
    il s’accumule. Ces propositions seront-elles entendues ? En tout cas, c’est le social qui donne
    le tempo du débat public.

  • AP-HM : les agents des Baumettes pressurisés

    AP-HM : les agents des Baumettes pressurisés

    Cure d’austérité sur un travail en milieu austère. Déjà privés de cantine, de nouvelles mesures sécuritaires rallongent leur temps de travail d’une demi-heure par jour. Pire, le passage de Baumettes 2 à Baumettes 3 devrait encore s’accompagner de la suppression d’une dizaine de jours de congés spécifiques par an.

    Depuis 1994, les 82 professionnels médicaux et paramédicaux des Baumettes bénéficient de dix jours de congés supplémentaires par an. « Pas volés », estime un infirmier, dans le rassemblement organisé mardi par la CGT devant le siège administratif de l’AP-HM de la rue Brochier. « Il y a déjà des problèmes de recrutement, c’est pas en nous enlevant ces jours qu’ils vont rendre le métier attractif. » La direction de l’AP-HM souhaite discuter de la sortie progressive de ce dispositif spécifique aux Baumettes qu’elle qualifie d’« exorbitant du droit ». Elle évoque un souci d’équité avec d’autres services en milieu carcéral. Plutôt que d’étendre ce droit à tous les hospitaliers du pénitentiaire, elle préfère avancer dans le sens des économies auxquelles elle est toujours attelée.

    Capacité doublée

    Alors que la prison a doublé ses capacités, son extension s’annonce mal côté effectifs et conditions de travail avec, « toujours plus d’économies sur le dos des salariés », conteste le syndicaliste Guillaume Algrin. Dans le rassemblement qui réunit plus d’une quarantaine de personnels de l’AP-HM, d’infirmiers, secrétaires médicaux, préparateurs pharmaceutiques, manipulateurs radio, ergothérapeutes ou travailleurs sociaux, on fait le lien avec le mouvement social en cours et dont une prochaine date a été fixée par l’UD CGT pour ce 25 septembre. « Seuls 19 infirmiers supplémentaires sont prévus, le plateau technique ne change pas », indique Nour Eddine Djazoul, représentant CGT des personnels. Unique radiologue dans l’établissement, Marie-Eve déplore : « On devait passer à 1,8. Il n’en est plus question. Je pratique 180 radios par mois, dans une salle sans fenêtre. Mes congés annuels me sont imposés en raison de difficultés de remplacements qui s’effectuent selon une rosace des congés mise en place à Sainte-Marguerite. »

    Pour Carole, travailleuse sociale, les conditions de travail ne sont guère plus enviables « pour les deux psychologues avec qui on va devoir partager le même local. Organiser des consultations va s’avérer délicat ». Déjà, pour tous les personnels de l’AP-HM, la situation s’est altérée en raison des nouvelles contraintes sécuritaires. « Nous devons arriver un quart d’heure plus tôt et repartir un quart d’heure plus tard pour passer les 14 portes et obtenir les clés des casiers. Parfois c’est plus long, les surveillants sont aussi en sous-effectifs », déplore Sophie, agente du paramédical. Autres doléances listées dans le rassemblement : « Le manque de climatisation et de chauffage. Cet été on a eu 32°C et des tas de malaises à gérer parmi les personnes incarcérées. » Mais aussi « l’absence de salle de pause et de salle collective, de tickets-restaurant ou de cantine, celle des Baumettes est réservée aux gardiens, aux personnels et intervenants du centre pénitentiaire ».

    Déterminés à se faire entendre de leur direction, ces personnels et leur syndicat CGT ont décidé faire « monter la pression ». À la suite du député de L’Après, Hendrik Davi, qui a adressé une lettre à l’AP-HM après une visite du site, les députés de la FI Manuel Bompard et Sébastien Delogu ont fait savoir qu’ils apportaient leur soutien aux grévistes.