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  • Le Finlandais volant Myllymaa plane sur l’attaque des Spartiates

    Un vent de fraîcheur, tout droit sorti de la Finlande, souffle dans la patinoire des Spartiates de Marseille.

    Avec ses compatriotes Elias Ruusu, Emil Tavernier et Kim Stromberg à ses côtés, Kalle Myllymaa (23 ans), l’une des recrues phares de l’intersaison, s’est rapidement adapté à ses nouvelles couleurs phocéennes. « Jusqu’à présent, j’aime beaucoup l’équipe. Je m’y sens très bien. Nous avons une équipe qui peut battre tout le monde », estime le centre aux quatre buts et deux passes décisives sur les sept premières journées de championnat. Il s’est notamment illustré lors de la réception des Jokers de Cergy-Pontoise (5-3, le 30 septembre), qui se trouve être son ancien club avec lequel il a fait ses premiers pas, l’année passée, en Ligue Magnus.

    Le « Finlandais volant » a d’ailleurs terminé avec le statut de meilleur pointeur de la formation francilienne avec 42 points en 44 matches. « C’était une très bonne saison sur le plan personnel. J’estime avoir pratiqué un très bon hockey. Je pense même que j’étais l’un des meilleurs centres de la ligue », lâche-t-il. Sa première année sur les glaces françaises restera marquée par le décès en cours de saison de son entraîneur, Miika Elomo, également originaire du pays aux mille lacs.

    Duo de glace avec Welsh

    En rejoignant les Spartiates de Marseille, Kalle Myllymaa a eu l’occasion de « rejoindre une équipe un peu plus grande ». « J’ai senti que Marseille me voulait vraiment », souligne celui qui a retrouvé son complice des Jokers, l’attaquant canadien Tyler Welsh, dès la première séance d’entraînement au Palais Omnisports (Pomge). « On savait chacun que nous allions partir, mais on ne savait pas qu’on allait se retrouver ici. J’aime beaucoup jouer avec lui, nous avons la même vision du hockey. C’est un très bon joueur et on forme un bon duo », ajoute Myllymaa, pour qui le hockey sur glace est avant tout une histoire de famille. « J’avais environ 4 ans quand j’ai joué pour la première fois. Mon père était entraîneur et il aimait beaucoup le hockey. Je pense que c’est grâce à lui pour laquelle j’ai commencé », raconte le natif de Pori, une grande ville au Sud-Ouest de la Finlande.

    Il a d’ailleurs fait ses premiers pas professionnels (Liiga) au sein du club de sa ville d’origine, Ässät, dans lequel a officié Rami Nikumatti, le nouvel entraîneur des gardiens marseillais. « Le championnat finlandais est au-dessus, mais je pense que la France s’améliore sans cesse au hockey », reconnaît-il, persuadé que la Ligue Magnus est aujourd’hui d’un niveau équivalent à celui de la deuxième division finlandaise (Mestis).

    Les Spartiates face à des Boxers en perte de confiance

    Les hockeyeurs marseillais (5e avec 5 victoires, 2 défaites) reçoivent les Boxers de Bordeaux, ce vendredi soir (20h), au Palais Omnisports (Pomge), à l’occasion de la 8e journée de Ligue Magnus. Les protégés d’Olivier Dimet, adversaires les plus affrontés par les hommes de Luc Tardif depuis leur accession (21 rencontres, avec 8 victoires seulement), sont considérés comme leurs bêtes noires. Les Bordelais ont stoppé les deux premières aventures des Marseillais en play-offs. Mais les Boxers, qui déplorent la blessure de leur gardien phare Quentin Papillon, ont perdu de leur superbe. Ils ne comptent qu’une victoire sur ce début de saison et pointent à la dernière place.

    MARSEILLE – BORDEAUX

    8e journée de Ligue Magnus

    Vendredi 10 octobre, à 20h15.

    Lieu : Palais Omnisports (Pomge)

    MARSEILLE : Kasik, Gourdin – Coulaud, Ruusu, Corvez, Cantagallo, Bourgeois (ass), Lindgren – Thompson, Joubert, Bouvet, Colotti (cap), Lavoie, Myllymaa, Dair, Tavernier, Dufek (ass), Welsh, Stromberg, Nsonsa Kitala. Entraîneur : L. Tardif

    BORDEAUX : Dubeau, Gilbert – Dusseau (ass), Tournier, Dogemont, Ouellet Beaudry, Kindl, Saxrud-Danielsen – Guidoux, Guillaume (ass), Poudrier (cap), Birgersson, Bruche, Giroux, Rambelo, Morin, Farnier. Entraîneur : O. Dimet

  • Le Finlandais volant Myllymaa plane sur l’attaque des Spartiates

    Le Finlandais volant Myllymaa plane sur l’attaque des Spartiates

    Un vent de fraîcheur, tout droit sorti de la Finlande, souffle dans la patinoire des Spartiates de Marseille.

    Avec ses compatriotes Elias Ruusu, Emil Tavernier et Kim Stromberg à ses côtés, Kalle Myllymaa (23 ans), l’une des recrues phares de l’intersaison, s’est rapidement adapté à ses nouvelles couleurs phocéennes. « Jusqu’à présent, j’aime beaucoup l’équipe. Je m’y sens très bien. Nous avons une équipe qui peut battre tout le monde », estime le centre aux quatre buts et deux passes décisives sur les sept premières journées de championnat. Il s’est notamment illustré lors de la réception des Jokers de Cergy-Pontoise (5-3, le 30 septembre), qui se trouve être son ancien club avec lequel il a fait ses premiers pas, l’année passée, en Ligue Magnus.

    Le « Finlandais volant » a d’ailleurs terminé avec le statut de meilleur pointeur de la formation francilienne avec 42 points en 44 matches. « C’était une très bonne saison sur le plan personnel. J’estime avoir pratiqué un très bon hockey. Je pense même que j’étais l’un des meilleurs centres de la ligue », lâche-t-il. Sa première année sur les glaces françaises restera marquée par le décès en cours de saison de son entraîneur, Miika Elomo, également originaire du pays aux mille lacs.

    Duo de glace avec Welsh

    En rejoignant les Spartiates de Marseille, Kalle Myllymaa a eu l’occasion de « rejoindre une équipe un peu plus grande ». « J’ai senti que Marseille me voulait vraiment », souligne celui qui a retrouvé son complice des Jokers, l’attaquant canadien Tyler Welsh, dès la première séance d’entraînement au Palais Omnisports (Pomge). « On savait chacun que nous allions partir, mais on ne savait pas qu’on allait se retrouver ici. J’aime beaucoup jouer avec lui, nous avons la même vision du hockey. C’est un très bon joueur et on forme un bon duo », ajoute Myllymaa, pour qui le hockey sur glace est avant tout une histoire de famille. « J’avais environ 4 ans quand j’ai joué pour la première fois. Mon père était entraîneur et il aimait beaucoup le hockey. Je pense que c’est grâce à lui pour laquelle j’ai commencé », raconte le natif de Pori, une grande ville au Sud-Ouest de la Finlande.

    Il a d’ailleurs fait ses premiers pas professionnels (Liiga) au sein du club de sa ville d’origine, Ässät, dans lequel a officié Rami Nikumatti, le nouvel entraîneur des gardiens marseillais. « Le championnat finlandais est au-dessus, mais je pense que la France s’améliore sans cesse au hockey », reconnaît-il, persuadé que la Ligue Magnus est aujourd’hui d’un niveau équivalent à celui de la deuxième division finlandaise (Mestis).

    Les Spartiates face à des Boxers en perte de confiance

    Les hockeyeurs marseillais (5e avec 5 victoires, 2 défaites) reçoivent les Boxers de Bordeaux, ce vendredi soir (20h), au Palais Omnisports (Pomge), à l’occasion de la 8e journée de Ligue Magnus. Les protégés d’Olivier Dimet, adversaires les plus affrontés par les hommes de Luc Tardif depuis leur accession (21 rencontres, avec 8 victoires seulement), sont considérés comme leurs bêtes noires. Les Bordelais ont stoppé les deux premières aventures des Marseillais en play-offs. Mais les Boxers, qui déplorent la blessure de leur gardien phare Quentin Papillon, ont perdu de leur superbe. Ils ne comptent qu’une victoire sur ce début de saison et pointent à la dernière place.

    MARSEILLE – BORDEAUX

    8e journée de Ligue Magnus

    Vendredi 10 octobre, à 20h15.

    Lieu : Palais Omnisports (Pomge)

    MARSEILLE : Kasik, Gourdin – Coulaud, Ruusu, Corvez, Cantagallo, Bourgeois (ass), Lindgren – Thompson, Joubert, Bouvet, Colotti (cap), Lavoie, Myllymaa, Dair, Tavernier, Dufek (ass), Welsh, Stromberg, Nsonsa Kitala. Entraîneur : L. Tardif

    BORDEAUX : Dubeau, Gilbert – Dusseau (ass), Tournier, Dogemont, Ouellet Beaudry, Kindl, Saxrud-Danielsen – Guidoux, Guillaume (ass), Poudrier (cap), Birgersson, Bruche, Giroux, Rambelo, Morin, Farnier. Entraîneur : O. Dimet

  • La crise du logement, un défi ici et partout en Europe

    « On retrouve à Marseille et partout ailleurs en Europe les mêmes freins liés au foncier, au financement et à l’acceptabilité de la mixité », pose Patrick Amico (GRS), l’adjoint au maire de Marseille en charge du logement et de la lutte contre l’habitat indigne. Il rappelle le besoin annuel non satisfait de 4 000 nouveaux logements, dont 2 300 abordables. « On ne peut pas compter sur la bonne volonté du marché. Une politique de production de logements abordables est encore plus nécessaire », exhorte-t-il. S’agissant des 12 937 meublés touristiques recensés fin 2024, dont 6 000 sauvages, une « régulation » s’impose, car ils font « perdre des logements familiaux ».

    Sur l’habitat dégradé qui affecte 40 000 logements à Marseille, « le travail a été pris à bras-le-corps avec des situations d’urgence absolue », déclare Patrick Amico. Beaucoup d’immeubles sortent de péril, mais 1 300 arrêtés de mise en sécurité sont encore actifs. « La problématique de sécurité diminue, mais celle de l’indécence et de l’insalubrité augmente », reconnaît-il.

    « La reconquête de logements vacants et l’investissement dans l’ancien ne suffisent pas », expose David Ytier (LR), le vice-président en charge du logement à la Métropole, conscient que « la crise du logement touche l’intégralité du territoire intercommunal ». « Il faut convaincre nos concitoyens que la production de logements est une nécessité d’intérêt général pour que chaque citoyen ait un toit. » Sur les grandes copropriétés privées dégradées « longtemps dans l’angle mort des politiques publiques », 4 des 28 les plus préoccupantes à Marseille vont faire l’objet d’une opération Orcod-IN*, « cela fait 30 ans qu’on enchaîne les plans de sauvegarde. Il est temps qu’on se donne une méthode pour être efficace quand des habitants sont pris au piège de situations inhumaines, atroces et inimaginables », lance David Ytier.

    « Ce n’est plus une crise mais une tendance »

    Pour l’État qu’il incarne, Patrick Vauterin, directeur départemental des territoires et de la mer (DDTM), rappelle qu’« on ne résoudra pas les questions marseillaises sans la solidarité territoriale quand on est face aux défis du logement, de la lutte contre l’habitat indigne, de la rénovation urbaine ». De redire que « l’état est là » avec l’Anah qui, depuis 2018, a mis plus de 40 millions d’euros sur ce territoire et 25 millions d’euros supplémentaires en 2025 et 650 millions d’euros de l’Anru sur Marseille. Il rappelait l’impact de la crise du Covid où « la production s’est écroulée de 30% quand les demandes de logements sociaux augmentaient de 30% ».

    Pour Francis Vernède, de la Fondation pour le logement des défavorisés, « avec 2,8 millions de demandeurs d’un logement social en France, dont 110 000 dans les Bouches-du-Rhône, la question devrait être le cœur de cible des pouvoirs publics. Ce n’est plus une crise, mais une tendance car on a fait du logement social un produit financier ».

    * opération de requalification de copropriétés dégradées d’intérêt national

  • La crise du logement, un défi ici et partout en Europe

    La crise du logement, un défi ici et partout en Europe

    « On retrouve à Marseille et partout ailleurs en Europe les mêmes freins liés au foncier, au financement et à l’acceptabilité de la mixité », pose Patrick Amico (GRS), l’adjoint au maire de Marseille en charge du logement et de la lutte contre l’habitat indigne. Il rappelle le besoin annuel non satisfait de 4 000 nouveaux logements, dont 2 300 abordables. « On ne peut pas compter sur la bonne volonté du marché. Une politique de production de logements abordables est encore plus nécessaire », exhorte-t-il. S’agissant des 12 937 meublés touristiques recensés fin 2024, dont 6 000 sauvages, une « régulation » s’impose, car ils font « perdre des logements familiaux ».

    Sur l’habitat dégradé qui affecte 40 000 logements à Marseille, « le travail a été pris à bras-le-corps avec des situations d’urgence absolue », déclare Patrick Amico. Beaucoup d’immeubles sortent de péril, mais 1 300 arrêtés de mise en sécurité sont encore actifs. « La problématique de sécurité diminue, mais celle de l’indécence et de l’insalubrité augmente », reconnaît-il.

    « La reconquête de logements vacants et l’investissement dans l’ancien ne suffisent pas », expose David Ytier (LR), le vice-président en charge du logement à la Métropole, conscient que « la crise du logement touche l’intégralité du territoire intercommunal ». « Il faut convaincre nos concitoyens que la production de logements est une nécessité d’intérêt général pour que chaque citoyen ait un toit. » Sur les grandes copropriétés privées dégradées « longtemps dans l’angle mort des politiques publiques », 4 des 28 les plus préoccupantes à Marseille vont faire l’objet d’une opération Orcod-IN*, « cela fait 30 ans qu’on enchaîne les plans de sauvegarde. Il est temps qu’on se donne une méthode pour être efficace quand des habitants sont pris au piège de situations inhumaines, atroces et inimaginables », lance David Ytier.

    « Ce n’est plus une crise mais une tendance »

    Pour l’État qu’il incarne, Patrick Vauterin, directeur départemental des territoires et de la mer (DDTM), rappelle qu’« on ne résoudra pas les questions marseillaises sans la solidarité territoriale quand on est face aux défis du logement, de la lutte contre l’habitat indigne, de la rénovation urbaine ». De redire que « l’état est là » avec l’Anah qui, depuis 2018, a mis plus de 40 millions d’euros sur ce territoire et 25 millions d’euros supplémentaires en 2025 et 650 millions d’euros de l’Anru sur Marseille. Il rappelait l’impact de la crise du Covid où « la production s’est écroulée de 30% quand les demandes de logements sociaux augmentaient de 30% ».

    Pour Francis Vernède, de la Fondation pour le logement des défavorisés, « avec 2,8 millions de demandeurs d’un logement social en France, dont 110 000 dans les Bouches-du-Rhône, la question devrait être le cœur de cible des pouvoirs publics. Ce n’est plus une crise, mais une tendance car on a fait du logement social un produit financier ».

    * opération de requalification de copropriétés dégradées d’intérêt national

  • Négociations sous haute tension dans l’énergie

    « On a obtenu l’intégration des revendications qu’on porte depuis plus d’un mois à la CPPNI [Commission paritaire nationale permanente de négociation et d’interprétation, Ndlr] », explique Renaud Henry, devant la barrière de pneus qui bloque en partie l’entrée du siège d’EDF. Un coup de pression destiné à maintenir le rapport de force devant la plus grosse entreprise de la branche, « qui est aussi la plus réticente à nos arguments », précise le secrétaire général de la CGT énergie de Marseille.

    Le 2 septembre, la FNME-CGT a déposé un préavis de grève reconductible dans 157 entreprises, sur la base de trois axes revendicatifs majeurs : l’abrogation de la réforme des retraites, qui prive les nouveaux embauchés du régime pionnier des industries électriques et gazières et modifie les droits des salariés, l’augmentation de 9% des salaires des électriciens et gaziers et la baisse des factures d’énergie pour les usagers. Ce jeudi 9 octobre, ces points étaient enfin discutés entre les directions des IEG et les quatre organisations syndicales (CGT, CFDT, CFE-CGC et FO).

    En nombre, solidaires

    Pour s’assurer du bon déroulé de cette réunion, la CGT a maintenu haut le cap d’une grève qui n’a jamais faibli sur l’ensemble du territoire. « La Centrale de Martigues, le stockage de gaz de Manosque, Graveline, Chambéry, le site nucléaire de Golfesh, la Centrale de Brévières-Malgovert, Saint-Alban, le barrage de la Rance, le centre nucléaire de Cruas, Gournay-sur-Aronde, la centrale nucléaire de Blayais, Oraison… » liste Alexandra sur son portable. « Plusieurs feux, un même brasier », résume le secrétaire général FNME-CGT, Fabrice Coudour, qui entend mener la lutte « jusqu’à la victoire », fort de troupes visiblement très déterminées.

    « Les enjeux sont gros, considère un gazier retraité venu en soutien. si on laisse passer, c’est la fin du statut des travailleurs, de la sécurité et la précarité énergétique va exploser. Ils ont passé la TVA sur l’énergie à 20%, alors que McDo c’est 5,5% ! ». En voyant entrer deux camions des meilleurs traiteurs marseillais sur le site, un électricien hoche la tête : « Ça, c’est tous les jours. Et ils ont fermé nos cantines ! »

    Dans l’attente des retours de cette entrée en négociation, les grévistes marseillais retournent sur le piquet de grève du boulevard Gueidon (13e), où les soutiens affluent. Les énergéticiens ont été « particulièrement émus » par la généreuse contribution à leur pot de grève offerte par une poignée de salariés de la blanchisserie Pamar (15e), en lutte depuis 22 mois. « Durant tous ces mois, on a appris que la solidarité était ce qu’il y avait de plus important. ça nous a fait du bien de partager un moment avec eux », témoigne leur représentante syndicale, Kalathoumi Coudouroi.

  • Négociations sous haute tension dans l’énergie

    Négociations sous haute tension dans l’énergie

    « On a obtenu l’intégration des revendications qu’on porte depuis plus d’un mois à la CPPNI [Commission paritaire nationale permanente de négociation et d’interprétation, Ndlr] », explique Renaud Henry, devant la barrière de pneus qui bloque en partie l’entrée du siège d’EDF. Un coup de pression destiné à maintenir le rapport de force devant la plus grosse entreprise de la branche, « qui est aussi la plus réticente à nos arguments », précise le secrétaire général de la CGT énergie de Marseille.

    Le 2 septembre, la FNME-CGT a déposé un préavis de grève reconductible dans 157 entreprises, sur la base de trois axes revendicatifs majeurs : l’abrogation de la réforme des retraites, qui prive les nouveaux embauchés du régime pionnier des industries électriques et gazières et modifie les droits des salariés, l’augmentation de 9% des salaires des électriciens et gaziers et la baisse des factures d’énergie pour les usagers. Ce jeudi 9 octobre, ces points étaient enfin discutés entre les directions des IEG et les quatre organisations syndicales (CGT, CFDT, CFE-CGC et FO).

    En nombre, solidaires

    Pour s’assurer du bon déroulé de cette réunion, la CGT a maintenu haut le cap d’une grève qui n’a jamais faibli sur l’ensemble du territoire. « La Centrale de Martigues, le stockage de gaz de Manosque, Graveline, Chambéry, le site nucléaire de Golfesh, la Centrale de Brévières-Malgovert, Saint-Alban, le barrage de la Rance, le centre nucléaire de Cruas, Gournay-sur-Aronde, la centrale nucléaire de Blayais, Oraison… » liste Alexandra sur son portable. « Plusieurs feux, un même brasier », résume le secrétaire général FNME-CGT, Fabrice Coudour, qui entend mener la lutte « jusqu’à la victoire », fort de troupes visiblement très déterminées.

    « Les enjeux sont gros, considère un gazier retraité venu en soutien. si on laisse passer, c’est la fin du statut des travailleurs, de la sécurité et la précarité énergétique va exploser. Ils ont passé la TVA sur l’énergie à 20%, alors que McDo c’est 5,5% ! ». En voyant entrer deux camions des meilleurs traiteurs marseillais sur le site, un électricien hoche la tête : « Ça, c’est tous les jours. Et ils ont fermé nos cantines ! »

    Dans l’attente des retours de cette entrée en négociation, les grévistes marseillais retournent sur le piquet de grève du boulevard Gueidon (13e), où les soutiens affluent. Les énergéticiens ont été « particulièrement émus » par la généreuse contribution à leur pot de grève offerte par une poignée de salariés de la blanchisserie Pamar (15e), en lutte depuis 22 mois. « Durant tous ces mois, on a appris que la solidarité était ce qu’il y avait de plus important. ça nous a fait du bien de partager un moment avec eux », témoigne leur représentante syndicale, Kalathoumi Coudouroi.

  • [Entretien] Ofer Cassif : « J’espère qu’Israël ne violera pas de nouveau cet accord »

    La Marseillaise : Quel regard portez-vous sur la première phase de cet accord ?
    Est-ce la fin du génocide à Gaza
     ?

    Ofer Cassif : Je l’espère sincèrement. Je me réjouis de la signature de cet accord. Il était nécessaire, même si ce n’est pas tout à fait ce que j’aurais aimé avoir. De mon point de vue, un bon accord, qui bénéficierait aux deux peuples, acterait la fin totale de l’occupation, le retrait d’Israël de toute la bande de Gaza et de la Cisjordanie, y compris le démantèlement des colonies. Et, bien sûr, la libération des Palestiniens avec leur État établit avec les frontières de 1967, vivant aux côtés de celui d’Israël. C’est ce que j’aimerais voir. Mais, dans les circonstances actuelles, la chose la plus importante est, bien sûr, de mettre fin à ce terrible génocide, de libérer les otages et j’espère que cela fonctionnera correctement. J’espère qu’Israël s’y tiendra et ne violera pas de nouveau l’accord après la première phase, comme il l’a fait auparavant, et j’espère que le monde continuera de mettre pression pour atteindre une vraie paix et la justice.

    Est-ce la pression populaire exercée par les milliers de manifestants qui ont défilé chaque semaine dans les rues qui a contraint Netanyahu à accepter cet accord ?

    O.C. : C’est certain que cela y a contribué, des Israéliens ont perdu leurs emplois parce qu’ils ont manifesté et se sont opposés à ce génocide. Mais c’est surtout la pression exercée par les activistes internationaux qui a changé la donne. Ceux qui ont très clairement fait entendre leurs voix contre. Je voulais saluer tous ceux qui étaient impliqués dans la pression du gouvernement israélien pour atteindre cet accord. Les activistes internationaux, les Israéliens qui ont démontré, et les Palestiniens qui ont continué à se battre et n’ont jamais abandonné.

    Comment envisagez-vous la suite d’un point de vue politique ? Vous appelez à vaincre le fascisme en Israël. Est-ce par la tenue d’élections ?

    O.C. : Les élections sont censées se tenir en octobre 2026, mais je pense que Benjamin Netanyahu aimerait les convoquer plus tôt afin d’utiliser cet accord à son avantage dans la campagne à venir. Le scrutin pourrait ainsi avoir lieu en février, mais rien n’est officiel pour le moment. J’ai peur qu’il y ait une grande chance que les élections ne soient pas transparentes. Netanyahu et sa bande sont déjà en train de fomenter des plans pour utiliser tout ce qui est en leur pouvoir pour manipuler les résultats de cette élection. Mais nous ferons tout notre possible pour les en empêcher.

    Qui pour lui faire face ?

    O.C. : Nous avons besoin d’une vraie opposition. Des personnalités telles que Yaïr Lapid, Benny Gantz ou encore Avigdor Lieberman se sont positionnées comme des opposants à Netanyahu, mais politiquement, l’offre est la même. La clé pour empêcher des attaques comme celles qui ont eu lieu dans le Sud d’Israël le 7 octobre est la libération des Palestiniens. La fin de l’occupation et la reconnaissance de l’État palestinien sont la clé pour une paix stable et durable dans tout le Moyen-Orient.

  • [Entretien] Ofer Cassif : « J’espère qu’Israël ne violera pas de nouveau cet accord »

    [Entretien] Ofer Cassif : « J’espère qu’Israël ne violera pas de nouveau cet accord »

    La Marseillaise : Quel regard portez-vous sur la première phase de cet accord ?
    Est-ce la fin du génocide à Gaza
     ?

    Ofer Cassif : Je l’espère sincèrement. Je me réjouis de la signature de cet accord. Il était nécessaire, même si ce n’est pas tout à fait ce que j’aurais aimé avoir. De mon point de vue, un bon accord, qui bénéficierait aux deux peuples, acterait la fin totale de l’occupation, le retrait d’Israël de toute la bande de Gaza et de la Cisjordanie, y compris le démantèlement des colonies. Et, bien sûr, la libération des Palestiniens avec leur État établit avec les frontières de 1967, vivant aux côtés de celui d’Israël. C’est ce que j’aimerais voir. Mais, dans les circonstances actuelles, la chose la plus importante est, bien sûr, de mettre fin à ce terrible génocide, de libérer les otages et j’espère que cela fonctionnera correctement. J’espère qu’Israël s’y tiendra et ne violera pas de nouveau l’accord après la première phase, comme il l’a fait auparavant, et j’espère que le monde continuera de mettre pression pour atteindre une vraie paix et la justice.

    Est-ce la pression populaire exercée par les milliers de manifestants qui ont défilé chaque semaine dans les rues qui a contraint Netanyahu à accepter cet accord ?

    O.C. : C’est certain que cela y a contribué, des Israéliens ont perdu leurs emplois parce qu’ils ont manifesté et se sont opposés à ce génocide. Mais c’est surtout la pression exercée par les activistes internationaux qui a changé la donne. Ceux qui ont très clairement fait entendre leurs voix contre. Je voulais saluer tous ceux qui étaient impliqués dans la pression du gouvernement israélien pour atteindre cet accord. Les activistes internationaux, les Israéliens qui ont démontré, et les Palestiniens qui ont continué à se battre et n’ont jamais abandonné.

    Comment envisagez-vous la suite d’un point de vue politique ? Vous appelez à vaincre le fascisme en Israël. Est-ce par la tenue d’élections ?

    O.C. : Les élections sont censées se tenir en octobre 2026, mais je pense que Benjamin Netanyahu aimerait les convoquer plus tôt afin d’utiliser cet accord à son avantage dans la campagne à venir. Le scrutin pourrait ainsi avoir lieu en février, mais rien n’est officiel pour le moment. J’ai peur qu’il y ait une grande chance que les élections ne soient pas transparentes. Netanyahu et sa bande sont déjà en train de fomenter des plans pour utiliser tout ce qui est en leur pouvoir pour manipuler les résultats de cette élection. Mais nous ferons tout notre possible pour les en empêcher.

    Qui pour lui faire face ?

    O.C. : Nous avons besoin d’une vraie opposition. Des personnalités telles que Yaïr Lapid, Benny Gantz ou encore Avigdor Lieberman se sont positionnées comme des opposants à Netanyahu, mais politiquement, l’offre est la même. La clé pour empêcher des attaques comme celles qui ont eu lieu dans le Sud d’Israël le 7 octobre est la libération des Palestiniens. La fin de l’occupation et la reconnaissance de l’État palestinien sont la clé pour une paix stable et durable dans tout le Moyen-Orient.

  • La paix maintenant

    La paix maintenant

    La signature par « toutes les parties » d’un accord de cessez-le-feu prévoyant la libération de tous les otages israéliens et de nombreux prisonniers palestiniens est un soulagement pour tous les peuples du Proche-Orient. Cela peut être une première étape vers l’arrêt du conflit.

    La paix n’est pas l’absence de guerre, « c’est une vertu, un état d’esprit, une volonté de bienveillance, de confiance, de justice », écrivait à juste raison Spinoza. Après tant d’horreurs vécues depuis le 7 octobre, tant de sang versé depuis des décennies, la paix ne pourra se faire que dans la justice, dans le respect du droit international, dans la reconnaissance mutuelle.

    Un État palestinien viable, sur la base des frontières de 1967, aux côtés de l’État d’Israël, est une nécessité. C’est la condition d’une paix juste et durable. Le poids de la France s’ajoute désormais aux 151 pays qui ont déjà reconnu l’État palestinien, à la différence des États-Unis.

    Sociétés civiles

    Il faudra aussi des femmes et des hommes pour faire la paix. Les sociétés civiles palestiniennes et israéliennes ont la ressource pour prendre le dessus sur les extrémistes religieux, les terroristes islamistes, les colons messianiques, à condition que des figures de paix émergent.

    Dans les deux peuples, seule la voie démocratique peut y parvenir. Dans cet esprit, Marwan Barghouti doit être libéré pour une Palestine libre, démocratique et laïque.

    Enfin, la solidarité internationale sera essentielle pour panser les plaies de la guerre et accompagner les efforts de paix dans une région du monde où une seule étincelle peut les réduire à néant.

  • [Fiesta des Suds] Youssoupha : « Décrispez-vous. N’écoutez pas ceux qui vous parlent de camps »

    [Fiesta des Suds] Youssoupha : « Décrispez-vous. N’écoutez pas ceux qui vous parlent de camps »

    La Marseillaise : Sur le titre « Suprême », vous confiez votre rapport à la France et rappez : « dîtes à ce pays que je l’ai quitté pour mieux m’en rapprocher ». Peut-on dire que vous, l’enfant né à Kinshasa, venu vivre en France à 10 ans et qui habite désormais en Côte d’Ivoire, ne se sent jamais autant chez lui que lorsque qu’il est éloigné de la terre à laquelle il est attaché ?

    Youssoupha : Il y a un peu de ça. Je me rends compte que je suis un peu plus nomade que ce que j’aurais imaginé avant. Je ne me déconnecte jamais des endroits qui m’ont accompagné. Je ne suis par exemple plus au Congo, mais je reste très attaché à ce pays et j’y retourne régulièrement. Pareil pour la France. Peut-être que j’y reviendrai un jour de manière plus permanente. Mais pour l’instant, pour continuer à l’aimer, j’ai besoin de voir autre chose. Sinon, j’ai le sentiment de la subir et pour de mauvaises raisons. L’éloignement m’a rapproché de la France. Même si tout n’est pas réglé, on peut parler d’une forme de réconciliation.

    Les supporters de l’OM, club auquel vous êtes attaché, ont l’habitude de clamer : « partout, c’est chez nous »…

    Youssoupha : Depuis petit, je me suis toujours senti proche de ce club. Même si je suis connu pour être un fan de Liverpool, l’OM reste dans mon cœur. J’aime le fait qu’on puisse utiliser encore ces expressions de « partout, c’est chez nous » ou de « citoyen du monde ». Certains disent que c’est une formule facile, voire démagogique. Mais en fait, on n’a pas à se remettre en cause. Les frontières, ça reste des concepts théoriques. En revanche, nos vies, elles sont bien réelles. Je ne vais donc pas laisser un concept théorique renfermer ce que mon cœur et mon cerveau ressentent et pensent. Vous me parliez de l’OM : je n’ai jamais vécu à Marseille, je n’y ai pas de famille et je ne connais pas la ville plus que cela. Mais, à mon arrivée en France, enfant, quelque chose m’a rattaché à la ferveur de ce club. Pendant longtemps, j’ai pu complexer, car on nous intime de choisir. On en a entendu des formules bizarres comme « La France, tu l’aimes ou tu la quittes » ou « il faut choisir entre tes origines ». Eh bien, moi, j’ai choisi de ne pas choisir. Ou plutôt, je choisis tout.

    « Amour suprême » condense vos influences rap, africaines, mais aussi gospel et symphoniques. Ce qui ne date pas d’hier, quand on regarde les samples de vos débuts, parmi lesquels Nina Simone ou Edith Piaf…

    Youssoupha : C’est un album décomplexé. On a l’habitude d’entendre qu’on ne peut pas être telle et telle chose à la fois. Soi-disant, on ne pourrait pas être profondément Français et avoir des références Nina Simoniennes, être Africain et avoir pour référence le rap américain. Moi, j’aime Nas, Jay-Z, mais j’ai aussi la rumba congolaise dans le sang. La chanson française de Brel et Brassens me fascine. Le symphonique me porte en live et a changé ma vie. La soul music, c’est l’essence du rap que j’ai aimé. Pour le gospel, ce sont mes cousins à l’église qui m’ont mis dedans. J’ai décidé de faire tout cohabiter.

    Il y a aussi « Dieu est grande », morceau dédié à votre fille devenu viral, mais perçu comme un blasphème par des intégristes. Et dans « God bless », vous chantez « le chemin de dieu est simple, mais c’est les religieux qui le compliquent »…

    Youssoupha : Je suis quelqu’un de spirituellement hybride. J’ai grandi avec ma mère qui est sénégalaise musulmane. Mon père est, lui, chrétien, comme ma femme. Quand on a décidé de se marier, au niveau de nos familles et communautés, c’était un peu compliqué. D’un côté comme de l’autre, on a voulu installer un problème qui n’en était pas un pour nous. J’ai aussi vécu à Créteil dans un quartier juif. J’ai toujours été amené à me mélanger. ça m’a permis de me rendre compte que, dès que les gens se mélangent, ils sont souvent amenés à bien s’entendre. C’est quand les gens mettent la logique de camps et de dogmes, qui vient souvent des religieux, que la crispation s’installe. Si j’avais appris la religion à travers ceux qui prétendent en être les garants, je serais même devenu agnostique ou athée. Je pense que la religion et la spiritualité élèvent et que ce sont les gens qui rabaissent. Je veux transmettre cela dans mes textes en disant aux gens : « décrispez-vous. N’écoutez pas ceux qui vous parlent de camps. »

    Le titre « Prose combat » est aussi marqué par votre appel pour « une terre pour le peuple palestinien » ou le soutien au peuple congolais. Deux massacres desquels les dirigeants détournent le regard. Pourquoi ?

    Youssoupha : Car c’est logiciel du monde d’avant, qu’on a du mal à mettre à jour car il faudrait réinterroger nos civilisations. Dénoncer les pratiques du régime actuel en Israël, notamment sur la bande de Gaza et son génocide, remet en cause une interrogation. Auparavant, on présentait Israël comme une démocratie. On a lié cela à l’histoire de la Seconde Guerre mondiale, où les juifs ont été des victimes, parmi les pires de l’histoire. Ce logiciel de l’établissement d’Israël a persisté, ce qui fait qu’aujourd’hui, tout est confondu par les principaux médias et institutions. Pour le Congo, pareil. Aux yeux des gens, le pillage et les guerres en Afrique étaient quelque chose d’établi. Et quand on se met à dénoncer le génocide au Congo, pour l’exploitation des minerais, on entend : « ça a toujours été comme ça. » Pourtant, la prise de conscience doit se faire et les massacres doivent s’arrêter. On doit changer ce monde-là. Maintenant.