Blog

  • Audience en référé pour réintégrer les salariés Pamar

    Enfin, après deux renvois, l’audience en appel des salariés de la blanchisserie marseillaise Pamar s’est tenue devant la Cour d’Appel des Prud’Hommes. Ce mercredi après deux longues années de procédure, la dizaine d’employés de cette blanchisserie, sous le giron de la GIE Sainte-Marguerite, ont de nouveau emmené leur dossier face à la justice. « On vient chercher la réintégration en référé des salariés parce que les licenciements sont nuls, contextualise Me Steve Doudet, avocat des salariés. Ces licenciements contreviennent à l’exercice du droit d’alerte et de retrait, aux dispositions protégeant les salariés du harcèlement moral, ils contreviennent à l’exercice du droit d’alerte sanitaire et environnement, ainsi qu’au statut du lanceur d’alerte. » Pour cause, en décembre 2023, les salariés de la blanchisserie font valoir leur droit de retrait après que des menaces de mort aient été proférées à leur encontre sur le parking de leur lieu de travail. « Un droit de retrait transformé en conflit social », estime à la barre Me Nicolas François, représentant la blanchisserie. La direction ne réagira pas, avant de les licencier au printemps 2024 : décision rejetée par les Prud’Hommes, qui demandera la réintégration des travailleurs de la blanchisserie. La direction, elle, avait fait appel de cette décision. « Après toutes ces années difficiles, on aurait pu vivre des minima sociaux, accepter les dommages. Mais on se lève tous les matins pour notre dignité, donner un exemple à nos enfants », rappelle Kalathoumi Ibouroi, déléguée syndicale (CGT) du personnel. À ce conflit s’ajoutent des « humiliations régulières » venant de supérieurs, mais aussi des manquements à l’hygiène « graves » selon les salariés, qui ont déjà saisi l’inspection du travail (Dreets) à ce sujet. Me Steve Doudet plaide de son côté pour la confirmation de réintégration du personnel, une augmentation du quantum à 5 000 euros pour la CGT. Le jugement sera rendu le 12 décembre.

  • Audience en référé pour réintégrer les salariés Pamar

    Audience en référé pour réintégrer les salariés Pamar

    Enfin, après deux renvois, l’audience en appel des salariés de la blanchisserie marseillaise Pamar s’est tenue devant la Cour d’Appel des Prud’Hommes. Ce mercredi après deux longues années de procédure, la dizaine d’employés de cette blanchisserie, sous le giron de la GIE Sainte-Marguerite, ont de nouveau emmené leur dossier face à la justice. « On vient chercher la réintégration en référé des salariés parce que les licenciements sont nuls, contextualise Me Steve Doudet, avocat des salariés. Ces licenciements contreviennent à l’exercice du droit d’alerte et de retrait, aux dispositions protégeant les salariés du harcèlement moral, ils contreviennent à l’exercice du droit d’alerte sanitaire et environnement, ainsi qu’au statut du lanceur d’alerte. » Pour cause, en décembre 2023, les salariés de la blanchisserie font valoir leur droit de retrait après que des menaces de mort aient été proférées à leur encontre sur le parking de leur lieu de travail. « Un droit de retrait transformé en conflit social », estime à la barre Me Nicolas François, représentant la blanchisserie. La direction ne réagira pas, avant de les licencier au printemps 2024 : décision rejetée par les Prud’Hommes, qui demandera la réintégration des travailleurs de la blanchisserie. La direction, elle, avait fait appel de cette décision. « Après toutes ces années difficiles, on aurait pu vivre des minima sociaux, accepter les dommages. Mais on se lève tous les matins pour notre dignité, donner un exemple à nos enfants », rappelle Kalathoumi Ibouroi, déléguée syndicale (CGT) du personnel. À ce conflit s’ajoutent des « humiliations régulières » venant de supérieurs, mais aussi des manquements à l’hygiène « graves » selon les salariés, qui ont déjà saisi l’inspection du travail (Dreets) à ce sujet. Me Steve Doudet plaide de son côté pour la confirmation de réintégration du personnel, une augmentation du quantum à 5 000 euros pour la CGT. Le jugement sera rendu le 12 décembre.

  • [Info La Marseillaise] Marc Pietrosino est élu secrétaire général de la CGT 13

    Après 3 jours de débats intenses, l’Union Départementale CGT 13 a élu son nouveau secrétaire général, ce mercredi en début de soirée. C’est Marc Pietrosino, qui prend la tête de l’organisation syndicale et qui succède ainsi à Olivier Mateu.

    Travailleur de la Fnac, Marc Pietrosino est bien connu des salariés des secteurs du commerce et du service. Il a mené plusieurs mouvements de grève, notamment sur les questions de hausse de salaires et de conditions de travail dans son enseigne et sur le magasin de la Valentine à Marseille. Fusion entre Fnac et Darty, fermetures d’enseignes et rapport de force dans un secteur où la syndicalisation est souvent difficile, il a l’habitude de faire face à tous les aspects des politiques néolibérales. En charge des questions de commerce à l’UD CGT 13, il est également secrétaire général de l’Union locale CGT de la Vallée de l’Huveaune, une des UL de la cité phocéenne. « Il faut rester sur le ciment de notre organisation, les idées qui ont fait la gloire de la CGT, et aller les diffuser sur le terrain au plus près des salariés », insiste-t-il.

  • [Info La Marseillaise] Marc Pietrosino est élu secrétaire général de la CGT 13

    [Info La Marseillaise] Marc Pietrosino est élu secrétaire général de la CGT 13

    Après 3 jours de débats intenses, l’Union Départementale CGT 13 a élu son nouveau secrétaire général, ce mercredi en début de soirée. C’est Marc Pietrosino, qui prend la tête de l’organisation syndicale et qui succède ainsi à Olivier Mateu.

    Travailleur de la Fnac, Marc Pietrosino est bien connu des salariés des secteurs du commerce et du service. Il a mené plusieurs mouvements de grève, notamment sur les questions de hausse de salaires et de conditions de travail dans son enseigne et sur le magasin de la Valentine à Marseille. Fusion entre Fnac et Darty, fermetures d’enseignes et rapport de force dans un secteur où la syndicalisation est souvent difficile, il a l’habitude de faire face à tous les aspects des politiques néolibérales. En charge des questions de commerce à l’UD CGT 13, il est également secrétaire général de l’Union locale CGT de la Vallée de l’Huveaune, une des UL de la cité phocéenne. « Il faut rester sur le ciment de notre organisation, les idées qui ont fait la gloire de la CGT, et aller les diffuser sur le terrain au plus près des salariés », insiste-t-il.

  • Travaux et bouchons sur le viaduc de Martigues

    Les travaux n’ont pas débuté mais ils commencent déjà à perturber la circulation. Ce mercredi matin, un important embouteillage rendait l’accès au viaduc de Martigues en direction de Marseille très compliqué en remontant jusqu’à Croix-Sainte dans le centre-ville d’un côté et Port-de-Bouc sur la RN568 de l’autre, soit 3 kilomètres de retenue. Excédés, les automobilistes ont mis près d’une demi-heure à rejoindre le pont à partir du centre commercial Carrefour.

    Pour rappel, la Direction interdépartementale des routes Méditerranée (Dirmed) va réaliser des travaux d’investigation et d’entretien spécialisé sur l’ouvrage métallique central (la passe de Caronte) entre le 20 et le 28 octobre. Entre ces deux dates, la circulation sur le viaduc dans le sens Marseille vers Fos sera totalement basculée sur l’autre sens, de jour comme de nuit. La circulation sera limitée à 50 km/h dans la zone de travaux et sera strictement interdite aux poids lourds de plus de 26 tonnes, qui devront donc passer par Salon-de-Provence pour rejoindre la cité phocéenne depuis la zone industrialo-portuaire. Le chantier n’a pas encore débuté, mais la préparation du basculement de circulation si, depuis le 13 octobre, ce qui suffit d’ores et déjà à créer des ralentissements.

    Jusqu’au dimanche 19 octobre, la nuit, les bretelles seront fermées, les voies réduites et la vitesse limitée à 50 km/h pour réaliser des travaux de pose de séparateurs de voie, de marquage au sol et de signalisation verticale afin de préparer la configuration en 2×2 voies prévue à partir du lundi 20 octobre au matin.

    Après ces travaux, les 80 000 usagers quotidiens du viaduc seront tranquilles pour les deux années à venir. Fin 2027, ce sera au tour du platelage de se refaire une santé.

  • Travaux et bouchons sur le viaduc de Martigues

    Travaux et bouchons sur le viaduc de Martigues

    Les travaux n’ont pas débuté mais ils commencent déjà à perturber la circulation. Ce mercredi matin, un important embouteillage rendait l’accès au viaduc de Martigues en direction de Marseille très compliqué en remontant jusqu’à Croix-Sainte dans le centre-ville d’un côté et Port-de-Bouc sur la RN568 de l’autre, soit 3 kilomètres de retenue. Excédés, les automobilistes ont mis près d’une demi-heure à rejoindre le pont à partir du centre commercial Carrefour.

    Pour rappel, la Direction interdépartementale des routes Méditerranée (Dirmed) va réaliser des travaux d’investigation et d’entretien spécialisé sur l’ouvrage métallique central (la passe de Caronte) entre le 20 et le 28 octobre. Entre ces deux dates, la circulation sur le viaduc dans le sens Marseille vers Fos sera totalement basculée sur l’autre sens, de jour comme de nuit. La circulation sera limitée à 50 km/h dans la zone de travaux et sera strictement interdite aux poids lourds de plus de 26 tonnes, qui devront donc passer par Salon-de-Provence pour rejoindre la cité phocéenne depuis la zone industrialo-portuaire. Le chantier n’a pas encore débuté, mais la préparation du basculement de circulation si, depuis le 13 octobre, ce qui suffit d’ores et déjà à créer des ralentissements.

    Jusqu’au dimanche 19 octobre, la nuit, les bretelles seront fermées, les voies réduites et la vitesse limitée à 50 km/h pour réaliser des travaux de pose de séparateurs de voie, de marquage au sol et de signalisation verticale afin de préparer la configuration en 2×2 voies prévue à partir du lundi 20 octobre au matin.

    Après ces travaux, les 80 000 usagers quotidiens du viaduc seront tranquilles pour les deux années à venir. Fin 2027, ce sera au tour du platelage de se refaire une santé.

  • Un rite culturel pour notre région

    La 26e édition du Festival de Pâques qui se tiendra à Aix du 28 mars au 12 avril 2026. C’est dans le salon d’honneur de l’Hôtel des Invalides que Renaud Capuçon et Dominique Bluzet ont présenté à la presse le programme. Un festival de mission, telle est l’ambition affichée par ses créateurs, soutenus par le mécénat fidèle du CIC. Force est de constater qu’à l’instar de son modèle salzbourgeois, ce festival pascal inscrit depuis 2013, date de sa création, la ville d’Aix dans le grand concert des cités musicales européennes.

    L’édition 2026 ne dérogera pas à son ambition d’excellence. À commencer par la résidence pour trois ans en nos murs de l’Orchestre Philharmonique de Munich, phalange prestigieuse s’il en fut. D’autant qu’elle accompagnera avec son chef Lahav Shani, une autre légende et fidèle du festival, Marta Argerich. Au programme la première symphonie de Mahler et le deuxième concerto pour piano de Beethoven que la soliste apprécie tout particulièrement.

    Tradition oblige, la Passion de Bach du Vendredi saint sera celle de Saint-Jean avec l’ensemble Il Caravaggio de la cheffe Camille Delaforge. Autour de ce temps fort, la programmation se veut à la fois riche et variée. L’Orchestre de Lille viendra en ouverture fêter son cinquantième anniversaire (le bel âge !). Renaud Capuçon y jouera le concerto de Barber. Le chef Gianandrea Noseda et l’Orchestre de Zurich feront trembler le GTP aux accents du Requiem de Verdi. Sacré encore, Jordi Savall servira Le Christ au Mont des Oliviers de Beethoven et Les sept dernières paroles du Christ de Haydn. Le Festival pourra compter sur la présence de Bertrand Chamayou, du violoniste Guidon Kremer ainsi que de la flûte d’Emmanuel Pahud qu’accompagnera Lionel Bringuier à la tête du Philharmonique de Liège. La soprano Nadine Sierra chantera Verdi, Gounod et Debussy.

    Pâques à Aix c’est aussi la parole donnée à la jeunesse musicale. Le guitariste Raphaël Feuillâtre, voyagera de Bach à Piazzolla. Le violon de Sophie de Bardonnèche redonnera voix à des compositrices de l’âge baroque. On n’oublie pas les soirées Génération@aix autour de la pianiste Yulianna Avdeeva. Et il y aura bien d’autres jeunes solistes à découvrir.

    Enfin la grande ambition du festival est de l’inscrire en profondeur dans le territoire. « Pour tous et partout », dans les écoles, les Ehpad, les hôpitaux, la Maison de Gardanne… Renaud Capuçon apporte la musique vers des publics qui peuvent, à tort, penser qu’elle ne leur est pas destinée. Outre le concert pour les Aixois à Saint-Sauveur, le festival veut atteindre des territoires éloignés, offrir aux quartiers défavorisés l’occasion d’une rencontre et d’un partage. Un autre temps fort aura pour centre le Camp des Milles avec des tables rondes autour de compositeurs victimes de la barbarie nazie. À la fois moderne et liturgique, selon les propres mots de Dominique Bluzet, le Festival de Pâques installe un rituel dans le paysage culturel de notre région.

    L’ouverture des réservations s’ouvre le 10 octobre. www.festivalpaques.com. +33(0)4.42.91.69.69.

  • Un rite culturel pour notre région

    Un rite culturel pour notre région

    La 26e édition du Festival de Pâques qui se tiendra à Aix du 28 mars au 12 avril 2026. C’est dans le salon d’honneur de l’Hôtel des Invalides que Renaud Capuçon et Dominique Bluzet ont présenté à la presse le programme. Un festival de mission, telle est l’ambition affichée par ses créateurs, soutenus par le mécénat fidèle du CIC. Force est de constater qu’à l’instar de son modèle salzbourgeois, ce festival pascal inscrit depuis 2013, date de sa création, la ville d’Aix dans le grand concert des cités musicales européennes.

    L’édition 2026 ne dérogera pas à son ambition d’excellence. À commencer par la résidence pour trois ans en nos murs de l’Orchestre Philharmonique de Munich, phalange prestigieuse s’il en fut. D’autant qu’elle accompagnera avec son chef Lahav Shani, une autre légende et fidèle du festival, Marta Argerich. Au programme la première symphonie de Mahler et le deuxième concerto pour piano de Beethoven que la soliste apprécie tout particulièrement.

    Tradition oblige, la Passion de Bach du Vendredi saint sera celle de Saint-Jean avec l’ensemble Il Caravaggio de la cheffe Camille Delaforge. Autour de ce temps fort, la programmation se veut à la fois riche et variée. L’Orchestre de Lille viendra en ouverture fêter son cinquantième anniversaire (le bel âge !). Renaud Capuçon y jouera le concerto de Barber. Le chef Gianandrea Noseda et l’Orchestre de Zurich feront trembler le GTP aux accents du Requiem de Verdi. Sacré encore, Jordi Savall servira Le Christ au Mont des Oliviers de Beethoven et Les sept dernières paroles du Christ de Haydn. Le Festival pourra compter sur la présence de Bertrand Chamayou, du violoniste Guidon Kremer ainsi que de la flûte d’Emmanuel Pahud qu’accompagnera Lionel Bringuier à la tête du Philharmonique de Liège. La soprano Nadine Sierra chantera Verdi, Gounod et Debussy.

    Pâques à Aix c’est aussi la parole donnée à la jeunesse musicale. Le guitariste Raphaël Feuillâtre, voyagera de Bach à Piazzolla. Le violon de Sophie de Bardonnèche redonnera voix à des compositrices de l’âge baroque. On n’oublie pas les soirées Génération@aix autour de la pianiste Yulianna Avdeeva. Et il y aura bien d’autres jeunes solistes à découvrir.

    Enfin la grande ambition du festival est de l’inscrire en profondeur dans le territoire. « Pour tous et partout », dans les écoles, les Ehpad, les hôpitaux, la Maison de Gardanne… Renaud Capuçon apporte la musique vers des publics qui peuvent, à tort, penser qu’elle ne leur est pas destinée. Outre le concert pour les Aixois à Saint-Sauveur, le festival veut atteindre des territoires éloignés, offrir aux quartiers défavorisés l’occasion d’une rencontre et d’un partage. Un autre temps fort aura pour centre le Camp des Milles avec des tables rondes autour de compositeurs victimes de la barbarie nazie. À la fois moderne et liturgique, selon les propres mots de Dominique Bluzet, le Festival de Pâques installe un rituel dans le paysage culturel de notre région.

    L’ouverture des réservations s’ouvre le 10 octobre. www.festivalpaques.com. +33(0)4.42.91.69.69.

  • Le collectif Verne-Mabily dénonce la présence d’amiante à l’école Verne

    Après avoir appris par voie de presse la suspension, puis l’abandon du projet de nouvel établissement, prévu depuis 2017 – d’abord sur le site de l’ancien commissariat, puis du collège Curie, avant de se reporter définitivement sur le site de l’ancien CCAS – pour suppléer les vétustes écoles Mabily (maternelle) et Verne (élémentaire), la colère est à son comble du côté du collectif Verne-Mabily. « On est scandalisé. On déplore l’absence de dialogue. Depuis juin, on a envoyé des demandes de rencontres avec le nouveau maire Minniti, on n’a eu aucune réponse », fulmine Cédric Turco, porte-parole du collectif, militant FSU, et enseignant à l’école Victor-Hugo.

    Raisons invoquées par la mairie : une démographie en baisse. « À Mabily, il y a 24 à 27 élèves par classe, 23 à Verne. Les élèves sont là. Des écoles comme Anatole-France ont aussi beaucoup d’élèves, construisons un nouveau groupe scolaire pour désengorger », répond Cédric Turco. Mais surtout, le prix des travaux, qui a presque doublé avec l’inflation et les coûts additionnels (de 7 millions d’euros en 2019, à plus de 13 millions en 2025). « Je préfère que la somme profite à toutes les écoles », indique Joseph Minniti, qui a proposé de créer un cinéma sur le terrain désert, où un parking provisoire va d’abord voir le jour. Inaudible pour le collectif : « Quand on entend qu’on veut arrêter un projet vital et qu’on annonce un port à 16 millions [à l’espace Grimaud, Ndlr.], ce sont des choix politiques qu’on ne comprend pas. De plus, il y a des missions qui ont basculé sur TPM, comme l’entretien des voiries, les ordures ménagères… La municipalité peut donc mettre de l’argent », fustige Cédric Turco.

    25 points d’amiante à l’école Jules-Verne

    D’autant plus qu’ « il y a des financements, comme le prouve la construction de l’école à La Valette, cofinancée avec des aides de la Région, de l’État, du Département et de TPM », ajoute Sophie Grimaud, représentante UNSA, enseignante en maternelle à Victor-Hugo. Quant à la répartition des moyens entre les écoles, pour des travaux débutés cet été, « à Victor Hugo, c’est une catastrophe. Ils veulent végétaliser la cour, ils ont fait des trous dans le béton. Il y a des pavés qui traînent, les enfants se les jettent dessus. Garçons et filles se partagent le même sanitaire, et la liste est encore longue », dénonce Cédric Turco.

    Situation encore plus alarmante à l’école Jules-Verne, où 112 élèves continuent d’étudier (ceux de Mabily ont été réaffectés à l’école Cotton, malgré « un manque criant d’espace », commente Cédric Turco), dans des bâtiments délabrés et des préfabriqués, sans solution interne de restauration, sans salle de motricité. Et surtout, au contact de l’amiante, comme révélé par France 5, qui a recensé sa présence, ou non, dans toutes les écoles françaises, dans le documentaire Vert de Rage, en 2023. Un fait corroboré par le Dossier Technique Amiante, réalisé dans l’école en 2020, qui fait état de 25 points contaminés : « C’est inacceptable. La municipalité est-elle au courant de l’histoire seynoise ? Sur les chantiers navals, des centaines d’ouvriers sont morts à cause de l’amiante », s’indigne le porte-parole.

    Malgré tout, le collectif se dit « uni, mobilisé et déterminé », et annonce une opération de sensibilisation devant l’école Verne ce jeudi, et une mobilisation après les vacances de la Toussaint. « Nous ne nous interdisons aucun moyen d’action. On est depuis 2017 sur le dossier, on ne lâchera pas, l’enjeu est trop important », martèle Cédric Turco.

  • Le collectif Verne-Mabily dénonce la présence d’amiante à l’école Verne

    Le collectif Verne-Mabily dénonce la présence d’amiante à l’école Verne

    Après avoir appris par voie de presse la suspension, puis l’abandon du projet de nouvel établissement, prévu depuis 2017 – d’abord sur le site de l’ancien commissariat, puis du collège Curie, avant de se reporter définitivement sur le site de l’ancien CCAS – pour suppléer les vétustes écoles Mabily (maternelle) et Verne (élémentaire), la colère est à son comble du côté du collectif Verne-Mabily. « On est scandalisé. On déplore l’absence de dialogue. Depuis juin, on a envoyé des demandes de rencontres avec le nouveau maire Minniti, on n’a eu aucune réponse », fulmine Cédric Turco, porte-parole du collectif, militant FSU, et enseignant à l’école Victor-Hugo.

    Raisons invoquées par la mairie : une démographie en baisse. « À Mabily, il y a 24 à 27 élèves par classe, 23 à Verne. Les élèves sont là. Des écoles comme Anatole-France ont aussi beaucoup d’élèves, construisons un nouveau groupe scolaire pour désengorger », répond Cédric Turco. Mais surtout, le prix des travaux, qui a presque doublé avec l’inflation et les coûts additionnels (de 7 millions d’euros en 2019, à plus de 13 millions en 2025). « Je préfère que la somme profite à toutes les écoles », indique Joseph Minniti, qui a proposé de créer un cinéma sur le terrain désert, où un parking provisoire va d’abord voir le jour. Inaudible pour le collectif : « Quand on entend qu’on veut arrêter un projet vital et qu’on annonce un port à 16 millions [à l’espace Grimaud, Ndlr.], ce sont des choix politiques qu’on ne comprend pas. De plus, il y a des missions qui ont basculé sur TPM, comme l’entretien des voiries, les ordures ménagères… La municipalité peut donc mettre de l’argent », fustige Cédric Turco.

    25 points d’amiante à l’école Jules-Verne

    D’autant plus qu’ « il y a des financements, comme le prouve la construction de l’école à La Valette, cofinancée avec des aides de la Région, de l’État, du Département et de TPM », ajoute Sophie Grimaud, représentante UNSA, enseignante en maternelle à Victor-Hugo. Quant à la répartition des moyens entre les écoles, pour des travaux débutés cet été, « à Victor Hugo, c’est une catastrophe. Ils veulent végétaliser la cour, ils ont fait des trous dans le béton. Il y a des pavés qui traînent, les enfants se les jettent dessus. Garçons et filles se partagent le même sanitaire, et la liste est encore longue », dénonce Cédric Turco.

    Situation encore plus alarmante à l’école Jules-Verne, où 112 élèves continuent d’étudier (ceux de Mabily ont été réaffectés à l’école Cotton, malgré « un manque criant d’espace », commente Cédric Turco), dans des bâtiments délabrés et des préfabriqués, sans solution interne de restauration, sans salle de motricité. Et surtout, au contact de l’amiante, comme révélé par France 5, qui a recensé sa présence, ou non, dans toutes les écoles françaises, dans le documentaire Vert de Rage, en 2023. Un fait corroboré par le Dossier Technique Amiante, réalisé dans l’école en 2020, qui fait état de 25 points contaminés : « C’est inacceptable. La municipalité est-elle au courant de l’histoire seynoise ? Sur les chantiers navals, des centaines d’ouvriers sont morts à cause de l’amiante », s’indigne le porte-parole.

    Malgré tout, le collectif se dit « uni, mobilisé et déterminé », et annonce une opération de sensibilisation devant l’école Verne ce jeudi, et une mobilisation après les vacances de la Toussaint. « Nous ne nous interdisons aucun moyen d’action. On est depuis 2017 sur le dossier, on ne lâchera pas, l’enjeu est trop important », martèle Cédric Turco.