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  • À la Friche Belle de Mai, fusée d’œuvres à trois étages

    À la Friche Belle de Mai, fusée d’œuvres à trois étages

    Au 3e étage de la tour Panorama de la Friche Belle de Mai, une sculpture mécanisée, lunaire et colorée aimante les regards. Fruit de l’art et de l’imagination de Loïc Pantaly, une « sonde destinée à projeter des arcs-en-ciel dans l’espace ». L’une des seize œuvres de l’exposition « La vie de l’espace », lancée ce week-end et produite par l’Observatoire de l’Espace du Cnes, le Centre national d’études spatiales. De la Mythologie lunaire de Johan Decaix à la sculpture en gélatine argentique de Sylvie Bonnot, Aéroplis, des pièces reflétant « le voyage des artistes dans le milieu extraterrestre ». Des augures spatiaux pour les trois expositions automnales de la Friche Belle de Mai.

    Subliminal et direct

    Gravir les étages de sa tour, c’est décoller d’univers en univers. Changement d’ambiance au 4e niveau, avec M.A.D (Model autophagy disorder). Un espace envahi par des artistes du collectif Le Dernier cri qui « travaillent sur des images générées par l’intelligence artificielle. Un outil comme un autre. Le seul intérêt de l’art, c’est de pervertir », assure son fondateur, Pakito Bolino, devant une forêt d’« images ambiguës » suspendues au son d’une musique infernale. « De loin, tu vois des têtes de mort », pointe-t-il, devant un triptyque duquel plus on s’approche, plus notre rétine y laisse apparaître membres et viscères. Autres temps, autres mœurs au cinquième étage de la tour, avec Veillée ardente, exposition de 17 artistes du festival « numérique et poétique », les Instants vidéo. « Un cri face à la noirceur du monde pour ne plus détourner le regard et prendre soin de ce qui nous entoure », résume sa co-directrice Naïk M’Sili. Au début du parcours, défilent des images d’ouvriers de la coopérative Scop-Ti qui « réactivent en danse » des « grèves par obstruction et par la lenteur » ayant pu marquer l’histoire sociale depuis celle des « cheminots italiens de 1905 », indique son créateur Paul Heintz. En quelque sorte, se souvenir pour mieux voir la réalité en face, comme peut aussi l’illustrer La condition et l’impossible de Nabil Aniss, triple écran témoignant des « rituels de danse et transe d’esclaves au Maroc » remontant aux XIVe et XVe siècle, « pour se libérer de l’oppression ».

    41 rue Jobin, Marseille 3e, les après-midi du mercredi au dimanche

  • Le Sporting du Portugal s’est fait peur

    Le Sporting du Portugal s’est fait peur

    Face à un adversaire évoluant en deuxième division portugaise, les Lions ont dû avoir recours à la prolongation pour arracher leur qualification. Le scénario de la rencontre ne leur a pas été favorable. Ils ont été menés à deux reprises, arrachant la prolongation.

    Les hommes de Rui Borges ont finalement inscrit le but de la qualification à la 104e minute de la rencontre. Ils vont donc aborder la réception de l’OM en ayant dû batailler ferme pour se défaire de Paços Ferreira.

    Les buteurs lisboètes dans ce tour de coupe sont Pedro Gonçalves et Folis Ioannidis. Le but victorieux étant inscrit contre son camp par de Tiago Ferreira.

    Dans cette rencontre, Rui Borges avait aligné le onze de départ suivant : Virginia – Vagiannidis, Quaresma, Diomandé, Mangas – Hujlmand, Miorita – Quenda, Gonçalves, Alisson-Santos – Ioannidis.

    À noter que l’ancien Olympien Luis Suarez (qui est resté six mois en 2022) est entré en cours de match.

    Le Colombien a remplacé Alisson-Santos à la 79e minute.

  • Les Fosséens font un presque sans faute face au promu

    Les Fosséens font un presque sans faute face au promu

    Après s’être imposés à Caen, 8-0, en ouverture de la saison régulière du Top 12, les badistes fosséens ont confirmé.

    Pour leur retour dans leur fief de la salle Henri Giuitta, ils ont enchaîné sur un nouveau succès, presque aussi parfait que celui de l’ouverture. Une victoire 7-1, obtenue avec une équipe mixte, car la journée était placée en pleine séquence des grands tournois européens, dont les internationaux de France, qui débutent mardi à Rennes.

    C’est pourquoi Christo Popov, qui sortait d’une belle performance au Danemark et les deux titulaires du simple dames, Mia Blichfeldt et Neslihan Arin, étaient au repos. Néanmoins, le BCF avait suffisamment de ressources et de potentiel pour aligner une équipe capable de maîtriser Flume Ille.

    D’autant plus que le promu breton avait lui aussi laissé ses meilleurs éléments à la maison. Sans Thom Gicquel, leader de l’équipe, Baptiste Kersaudy et de ses Espagnoles Azurmendi et Rodriguez, le FIB n’a pas pesé lourd. Même si le premier simple homme leur est revenu.

    Objectif Levallois-Perret

    Emmenés par Tomas junior Popov, les Fosséens ont ensuite déroulé leur jeu. Et fait parler leur expérience en gagnant les sept autres rencontres de la journée. Une victoire qui leur permet de continuer sur leur lancée. Et afficher leurs ambitions pour aller chercher une nouvelle fois un billet pour le tournoi final du championnat, qui se déroulera à Levallois-Perret les 8 et 9 mai 2026.

    Vice-champion de France au printemps dernier, après une disputée à domicile, le BCF espère bien faire mieux cette saison. « Nous visons clairement le titre, et c’est important pour nous de gagner ce type de rencontres qui permettent à certains éléments d’engranger de l’expérience lorsque certains cadres sont au repos » indique-t-on du côté du club fosséen.

    Après deux journées, le BCF occupe la deuxième place de la poule 2 du Top 12. Avec deux victoires, les Fosséens comptent 11 points et sont à une longueur du leader, Chambly, qui a gagné ses deux premiers matches sur le score de 8-0.

    La prochaine journée verra les Provençaux rendre visite au Racing. La saison dernière, ils avaient réalisé un double sans-faute face au club de Colombes. Deux succès 8-0 qui seront la référence pour ces retrouvailles, le 8 novembre à dans les Hauts-de-Seine.

    Quant à la prochaine rencontre à Fos-sur-Mer, elle constituera un premier tournant puisque les Fosséens recevront Chambly.

    BCF – Flume-Ille 7 – 1

  • Indecosa CGT 83 invite à protéger les consommateurs

    Indecosa CGT 83 invite à protéger les consommateurs

    Face aux coupes budgétaires du futur budget de l’État, l’Indecosa CGT 83 (Information défense des consommateurs salariés) tire la sonnette d’alarme. Une situation qui s’inscrit dans la lignée de la politique macroniste : « Depuis 2017, des centaines de milliards d’euros d’argent public ont été distribuées (…) aux “clientèles” privilégiées par la droite : les entreprises et les grandes fortunes, aux frais de la population ».

    Parmi les coupes suggérées, la fermeture de plusieurs établissements publics, ou leur mise au régime sec : l’Agence du bio, ciblée par LR, victime d’une baisse drastique de son budget (15 M d’euros). L’Office français de la biodiversité est également la « cible de la FNSEA et de la très droitière Coordination rurale ». Dans la même optique, l’Agence de la transition écologique (Ademe) est aussi dans le viseur du RN et LR.

    Mais ce qui alerte le plus l’Indecosa, c’est la possible disparition de l’Institut national de la consommation (INC). Cet « organisme indépendant des pouvoirs économiques » revendique « la revue “60 millions de consommateurs”, référence des tests comparatifs et alertes santé et des émissions d’info suivies chaque semaine par plus de 3 millions de téléspectateurs ». Il faut aussi mentionner la baisse des moyens des Centres techniques régionaux de la consommation (CTRC), alors que « la défense des consommateurs s’appuie sur l’INC, qui assure l’expertise, les associations qui accompagnent les familles, et les CTRC, chargés de la formation des bénévoles associatifs », détaille l’Indecosa. « Tous les débats sur la malbouffe, le nutri-score, le bio seraient clos ? », interroge l’association, qui a également lancé une pétition auprès du Sénat pour maintenir une TVA à 5,5% sur le gaz et l’électricité, que le gouvernement veut faire passer à 20%.

  • L’équipe de France des frères Lebrun et Simon Gauzy sur le toit de l’Europe

    L’équipe de France des frères Lebrun et Simon Gauzy sur le toit de l’Europe

    En dominant la Roumanie en trois duels seulement, le trio tricolore signe le retour de la France au sommet du tennis de table européen.

    Ce retour de la couronne sur les têtes françaises n’a rien de surprenant, tant les protégés de Nathanaël Molin ont dominé la compétition, faisant valser sur leur passage le favori allemand la veille en demi-finale (3-1) avant de se montrer intraitables devant les Roumains, finalistes surprises et tombeurs en quarts de finale des champions en titre suédois.

    Ils réalisent ainsi un « Grand Chelem » espéré par le coach des Lebrun à l’année dans leur club de Montpellier, après les titres continentaux acquis en 2024 (Alexis Lebrun en simple et en double avec Félix) et lors du Top 16 européen par Alexis Lebrun, ou celui en simple de Félix Lebrun aux Jeux européens de 2023.

    En finale, c’est Alexis Lebrun, justement, qui a parfaitement lancé ses coéquipiers en dominant totalement Iulian Chirita (11-2, 11-6, 11-7), impuissant face au jeu imposé par le Montpelliérain.

    Eduard Ionescu a alors tenté d’embêter Félix Lebrun. Il y est parvenu, le temps d’un set. Mais le Français est encore monté en puissance pour s’imposer sans trop de difficultés (11-3, 9-11, 11-5, 11-4). Simon Gauzy, « vétéran » de 30 ans, malgré un match plus disputé, n’a pas manqué l’occasion (11-9, 11-9, 3-11, 11-3 devant Ovidiu Ionescu) d’offrir le titre à ses coéquipiers avant de se ruer en tribunes pour le fêter avec leurs supporters. Cette domination positionne la France parmi les meilleures, si ce n’est la meilleure nation en Europe.

  • Les organisateurs français de courses au large créent leur propre OCEAN

    Les organisateurs français de courses au large créent leur propre OCEAN

    Il y a bien sûr le Vendée Globe, la Route du Rhum et la Transat du Café.

    Ces trois grandes courses au large sont devenues, au fil des éditions, des rendez-vous qui fédèrent un large public qui suit au jour le jour les marins, grâce aux technologies embarquées à bord des géants des mers. Mais, derrière ces trois mastodontes, il y a d’autres épreuves, made in France, qui cherchent leur part de lumière.

    Ainsi, afin que des courses telles que la Vendée Arctique, Les Sables – New York – Les Sables, The Transat CIC ou l’Ultim Challenge Brest bénéficient également d’une exposition, les trois grandes structures organisatrices ont créé l’Organisation des courses et événements d’aventures nautiques (OCEAN).

    Cette association a pour ambition de fédérer les grandes organisations de course au large autour d’une même vision. Œuvrer pour promouvoir la discipline et renforcer son rayonnement auprès du grand public comme des institutions.

    Elle vise aussi à encourager le partage d’expériences. Ou encore engager une réflexion commune sur les enjeux d’avenir de la course au large suivant trois axes de réflexions : responsabilité, innovation et attractivité.

  • Le tandem Richomme-Horeau est en ordre de marche pour la Transat

    Le tandem Richomme-Horeau est en ordre de marche pour la Transat

    Après un long périple, par terre dans un premier temps, le bateau de Yoann Richomme est enfin à quai au Havre.

    Le 6 octobre, après un long convoyage depuis le Monténégro, le monocoque était sorti de l’eau, démâté, déquillé avant que l’équipe technique ne passe en revue un maximum d’éléments. Au total, une douzaine de personnes a été mobilisée. « On peut vraiment les féliciter, ils ont fait un travail qui équivaut à 4 ou 5 semaines normalement », souligne Yoann Richomme, admiratif. « Ça a été orchestré de la meilleure des manières, précise Corentin Horeau. Il n’y a pas beaucoup d’équipes qui sont capables de faire ça ! »

    Le plein de confiance

    Une fois requinqué, Paprec-Arkéa a repris la mer, depuis Lorient. Direction Le Havre, pour rejoindre la flottille qui prendra part à la Transat du Café, le 26 octobre. « C’était un convoyage très doux, très agréable, assure Yoann Richomme. On a eu un superbe coucher de soleil au large de la Bretagne, une belle nuit à traverser la mer d’Audierne et la mer d’Iroise avant de remonter au près dans la Manche. » Des conditions qui permettent forcément de faire le plein de confiance. Corentin Horeau peut en témoigner. « Je m’y sens de mieux en mieux. D’ailleurs, c’est la première fois que j’arrive à aussi bien dormir dans ce bateau ! »

    Le tandem est désormais installé au Havre, avec une dernière semaine de préparation du bateau, avant de prendre le large. Avec une motivation qui est palpable ces derniers jours et qui va monter crescendo jusqu’au top départ. Certes, les deux skippers doivent encore composer avec la fatigue accumulée lors des sept semaines de The Ocean Race Europe. Mais le duo se veut rassurant : « Au moment du jour-J, je n’ai aucun doute sur le fait qu’on sera opérationnel », rassure Yoann Richomme. « On va vite se mettre dedans », complète Corentin Horeau.

    Même si le tandem a peu navigué ensemble, ils sont confiants pour la maîtrise de leur Imoca. « Ensemble, on sent qu’on a beaucoup d’automatismes et qu’on est bien opérationnels », assure Yoann. Les tâches à bord sont bien réparties, l’ambition de tout donner est identique et les deux marins sont surtout très complémentaires.

  • Le RC Toulon arrache le bonus dans les ultimes instants

    Le RC Toulon arrache le bonus dans les ultimes instants

    Une victoire large, mais un bonus sur le fil. Le RCT s’est montré solide et réaliste dimanche soir, face à des Franciliens qui ont vendu leur peau très cher. L’affaire aurait pu être mal embarquée d’entrée de jeu, lorsque Jaminet était contré par Fickou. Abadie parvenait heureusement à devancer le centre international pour éviter l’essai (4e). Mais c’étaient bien les Rouge et noir qui mettaient la scoring machine en marche. Suite à une percussion de Baubigny, Brex profitait d’une passe volleyée de Serin pour inscrire le premier essai du match (7-0, 12e). Avantage de courte durée car le Racing ne tardait pas à réagir, sur une percée d’Habosi conclue par Fickou (7-7, 15e).

    Parfois en difficulté face à la puissance ciel et bleue, le RCT allait toutefois se montrer réaliste. Sur une mêlée écroulée à l’avantage des Toulonnais, Serin jouait rapidement. Le ballon transitait de Sinzelle jusqu’à Jaminet, qui redonnait 7 longueurs d’avance au RCT (14-7, 25e). Malheureusement, le maître à jouer toulonnais, blessé aux côtes sur l’action, devait céder sa place à White. Qu’importe, et en dépit de plusieurs possessions parisiennes, le réalisme ne changeait pas de camp. Drean, trouvé par une jolie passe sautée de Tuicuvu, donnait un peu d’air aux siens (37e, 21-7). Et Jaminet encore un peu plus, grâce à une pénalité sur la sirène (24-7, 40e).

    Le bonus à l’arraché

    Il ne fallait pas relâcher l’étreinte au retour des vestiaires. Reçu 5 sur 5 par des Toulonnais conquérants, récompensés par l’essai du bonus de Mercer, en force (31-7, 52e). Cependant, comme trop souvent, le retour de flamme était immédiat, Baudonne profitant des difficultés toulonnaises à se dégager pour réduire la marque, lui aussi en force (31-14, 56e). Il faillit être double, avec un essai logiquement refusé au Racing. Mais dans la foulée, la légende Ma’a Nonu sortait de sa boite, perçait la défense et inscrivait son troisième essai de la saison, pour un bonus retrouvé (38-14, 61e).

    Il fallait donc le défendre. Mais après avoir longuement résisté devant sa ligne d’en-but, les Varois finissaient par craquer sur un groupé pénétrant conclu par Taofifenua (38-21, 76e). On croyait le bonus envolé. C’était sans compter sur Alainu’uese qui, sur la sirène, libérait Mayol (45-14). Bonus entériné, et mérité.

    RC Toulon 45 (24) Racing 92 14 (7)

    7e Journée de Top 14

    Stade Mayol

    Arbitre : M. Rousselet

    Points : 6E Brex (12e), Jaminet (25e), Dréan (37e), Mercer (52e), Nonu (61e), Alainu’uese (80e) ; 6T Jaminet (12e, 25e, 37e, 52e), Garbisi (61e), Domon (80e) ; 1P Jaminet (40e) pour le RCT ; 3E Fickou (15e), Baudonne (56e), Taofifenua (76e) ; 3T Prisciantelli (15e), Seunes (56e, 76e)

  • Draguignan : la gauche livre ses idées sur l’école

    Draguignan : la gauche livre ses idées sur l’école

    Lancée dans la course aux élections municipales, la liste de la gauche et des écologistes « Uni.e.s pour Draguignan » lance une série d’enquêtes publiques sur des thématiques liées aux politiques de la Ville. La première d’entre elles, lancée il y a quelques semaines sur l’école, le périscolaire et les centres de loisirs, a recueilli près de 90 réponses, permettant à la liste de prendre le pouls des Dracénois et de formuler de premières propositions.

    Premier point : les bâtiments scolaires. La question de la chaleur et du manque d’isolation et de solutions pour la contrer a été soulignée par 97% des enquêtés, qui sont 68% à considérer la rénovation des bâtiments scolaire et des cours de récréation comme des priorités. Ils sont 55% en ce qui concerne la végétalisation de ces dernières. Des solutions portées par la liste, qui propose également des rideaux occultants et ventilateurs en urgence, et dans une optique solidaire, la prise en charge de fournitures.

    L’exemple Mouans-Sartoux

    Sur le périscolaire, les avis sont partagés. 15% des sondés trouvent le tarif trop élevé, et les points de vue sur les activités proposées sont disparates. Certains réclament plus de variété, une meilleure organisation, plus de personnel et surtout, plus de souplesse sur l’inscription. Autant de points avancés par Uni.e.s pour Draguignan, qui veut proposer des activités liées à la biodiversité, et des fruits à chaque goûter.

    Dans la même optique est proposée une grande refonte de la cantine, sur le modèle de la commune de Mouans-Sartoux (Alpes-Maritimes), pionnière en la matière. Celle-ci s’appuie, depuis 2011, sur un potager municipal pour fournir les écoles en légumes bio, et revendique une cuisine 100% bio depuis 2012, avec 80% de gaspillage en moins et des tarifs selon revenus, à partir de 1 euro. Si les résultats de l’enquête montrent un taux de satisfaction correct (38,7% trouvent les repas bons ou très bons, 46,7% ni bons ni mauvais), près de 77% des parents sollicitent la solution d’une régie bio locale.

    Enfin, l’accès aux centres de loisirs interpelle : l’un des préalables est que les deux parents soient en CDI, ce qui suscite « beaucoup de colère chez les parents », affirme Sébastien Rombeaut, l’un des représentants de la liste, qui précise que « les places sont toutes prises en cinq minutes. C’est un réel problème car ça laisse des gens sans solution. » Seuls 7% des parents se sont inscrits « facilement », 88% voyant l’augmentation du nombre de places comme une priorité. 81% trouvent par ailleurs les activités « moyennes ou médiocres ». « Dans une logique sociale, car il est injuste que des enfants soient privés de loisirs », Uni.e.s pour Draguignan milite pour que chaque enfant soit accueilli, en particulier ceux dont les parents travaillent, et pour des activités liées à l’environnement, en se servant entre autres de la possible future ferme bio locale.

  • Le retour des révisionnistes

    Le retour des révisionnistes

    En Allemagne, le parti néonazi, l’AfD, a attaqué en septembre 2024, la Fondation des mémoriaux de Buchenwald et de Mittelbau-Dora. Le parti d’extrême droite voulait interdire à la Fondation de dénoncer les propos révisionnistes des candidats de l’AfD à la veille d’élections régionales. Un tribunal a donné en partie raison à la Fondation mais elle a dû supprimer de son site son appel à ne pas voter pour l’AfD au prétexte que cela portait « atteinte à l’égalité des chances de participation au processus décisionnel politique ». Le Mémorial aurait violé « le principe de neutralité ». Mais peut-on être neutre avec des néonazis ? La réponse est dans la question.

    Lutter contre tous les silences

    En France, les lieux de transmission de la vérité historique sont aussi dans le collimateur des extrémistes de droite portant désormais pour certains costume-cravate et tailleur. C’est le cas du Mémorial de Rivesaltes, dans les Pyrénées-Orientales. Deux députés du RN se sont sentis autorisés à fustiger ce site et ses équipes accusés de wokisme, l’insulte trumpiste par excellence. Doit-on rappeler que Rivesaltes a parqué des Juifs, Tsiganes, Harkis, sans-papiers ?

    L’idéologie d’exclusion véhiculée par les membres du RN, de Reconquête, de l’UDR jusqu’à LR version Retailleau, distille son poison contre l’étranger, « l’indésirable », coupable de tous les maux. Le Mémorial de Rivesaltes raconte justement les conséquences concrètes de ces idées nauséabondes. Cela déplaît aux révisionnistes à la mémoire sélective. Cela renforce la nécessité de voir perdurer et se développer le Mémorial de Rivesaltes qui lutte contre tous les silences depuis maintenant 10 ans.