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  • Le Printemps marseillais fait bloc avant les municipales

    Le Printemps marseillais fait bloc avant les municipales

    Attendez-vous à ce qu’on continue à changer cette ville, soyez sûr qu’ensemble, nous le ferons ! ». Sous un tonnerre d’applaudissements, le maire de Marseille, Benoît Payan, a enflammé la salle de la Maison arménienne de la jeunesse et de la culture, ce samedi matin, où se tenait la rentrée du Printemps marseillais. Une rentrée visiblement réussie avec plus de 1 500 participants annoncés, remplissant à ras bord les salles de la Maison arménienne et débordant même dans la rue adjacente.

    Du sénateur communiste Jérémy Bacchi au député socialiste Laurent Lhardit, en passant par l’ensemble des adjoints de la majorité municipale marseillaise, toutes les composantes du Printemps marseillais, union de la gauche et des écologistes, ont répondu présents. Le tout, pour une matinée de débats et de tables rondes, à quelques mois des élections municipales.

    « Beaucoup reste à faire »

    Et avec la volonté de faire bloc et d’envoyer un message clair à l’opposition de droite, déjà en campagne : « Ensemble, nous avions fait la promesse que nous allions changer la ville, contre vents et marées. Ils nous avaient prédit que nous durerions un printemps. Mais le printemps revient toujours. Ils ne savaient pas à quel point nous avions chevillé notre envie de recoudre cette ville, du nord au sud », lance Benoît Payan.

    S’il n’a pas annoncé sa candidature pour un nouveau mandat, son discours avait tout de même des airs de lancement de campagne. « Il y a une réalité qu’on a dépassée. Sur les écoles, on nous disait qu’on n’y arriverait pas. Mais il y a 6 ans à peine, à 250 mètres d’ici, nous annoncions 1 milliard d’euros pour les écoles. Les gens étaient médusés et disaient pourquoi raconter de telles choses ?… C’est vrai, c’était 1 milliard et demi ! », poursuit-il.

    Avant de mettre en avant quelques mesures phares réalisées par le Printemps marseillais, comme le doublement des effectifs de la police municipale, le renforcement de l’action sociale… Et d’évoquer le futur : « Beaucoup de choses restent à faire. Il va falloir s’occuper un peu de propreté maintenant ! On a réussi à recruter dans les écoles, dans la police, dans les bibliothèques, dans les crèches, dans les services sociaux… Il va falloir recruter des éboueurs ! ». Comme un message en direction de la Métropole et de sa présidente, Martine Vassal (DVD), candidate à la mairie de Marseille…

  • Le tourisme du Canal du Midi en crise face à son pire déficit d’eau

    Depuis plusieurs semaines, le niveau d’eau du Canal du Midi inquiète les autorités. Les épisodes de canicule et le manque de pluie ont asséché les réserves qui alimentent ses 240 kilomètres, reliant Toulouse à la Méditerranée. En conséquence, les préfectures de Haute-Garonne, de l’Aude et de l’Hérault s’apprêtent à annoncer une mesure inédite : réduire les horaires de navigation de huit à six heures par jour.

    Pour Voies navigables de France (VNF), gestionnaire du Canal, la décision est inévitable. « Nous sommes entrés en situation de crise plus tôt que prévu », confie Cédric Jaffard, adjoint au chef de service territorial Midi. La consommation des réserves a commencé avec un mois d’avance sur les années précédentes, et les épisodes caniculaires de juin puis d’août ont précipité l’entrée en crise. Résultat : les prélèvements d’eau pour la navigation ont chuté de 70%. À court terme, cette réduction des créneaux vise à limiter les débits utilisés pour les écluses. D’autres solutions sont étudiées, comme le regroupement des bateaux lors des passages, afin d’économiser l’eau.

    Le scénario de la fermeture pure et simple

    Mais si la sécheresse persiste, un scénario radical se dessine : la fermeture pure et simple du Canal à la navigation, une première dans son histoire et une éventualité que les autorités n’excluent plus. « Il n’est pas exclu de ne pas aller jusqu’à la fin de la saison de la navigation libre, en novembre », avertit Cédric Jaffard. Ce couperet serait un choc pour l’ouvrage de Paul Riquet, classé à l’Unesco, et un aveu de vulnérabilité face au dérèglement climatique. Ce spectre hante autant les acteurs du tourisme que les agriculteurs.

    Car le Canal du Midi n’est pas qu’un site de croisière : il sert aussi à irriguer des cultures et alimente des usages agricoles. En mars 2023 déjà, des exploitants avaient bloqué une péniche à Castelnaudary pour dénoncer une gestion jugée trop favorable au tourisme. « Il faut que les efforts soient partagés », plaidait alors Jérôme Barthès, président de la FDSEA de l’Aude. Pour lui, la priorité doit rester l’eau potable, puis l’agriculture, avant le tourisme.

    70 à 90 millions

    de retombées touristiques

    Or, l’impact économique du Canal est colossal. Selon la CCI Occitanie, sa fréquentation génère chaque année près de 70 millions d’euros de retombées, voire 90 millions en incluant les visiteurs de proximité. Quelque 70 000 touristes fluviaux, en majorité étrangers, parcourent chaque année cette voie classée au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1996. Rien qu’à Béziers, le site des Neuf écluses de Fonseranes attire jusqu’à 430 000 visiteurs par an.

    Le Canal du Midi, joyau hydraulique et patrimoine universel, se retrouve ainsi au cœur d’un dilemme. Une telle manne est vitale pour les territoires traversés. « Le Canal du Midi a une notoriété internationale », rappelle Jean Muller, directeur de l’office de tourisme Béziers Méditerranée. La moindre restriction menace donc tout un pan de l’économie régionale, déjà fragilisé par la baisse générale de la plaisance. Mais au-delà de l’économie, c’est la symbolique d’un patrimoine vieux de plus de trois siècles qui vacille.

    L’ouvrage de Paul Riquet est autant un repère culturel qu’un outil vivant, au croisement des enjeux climatiques, agricoles et touristiques. Les sécheresses à répétition et l’avancée de la « crise hydrique » questionnent sa pérennité.

    L’urgence est telle que les préfets de Haute-Garonne, de l’Aude et de l’Hérault multiplient réunions et mesures provisoires. Mais sans précipitations suffisantes dans les semaines à venir, les restrictions pourraient se durcir encore. Ainsi pour VNF, la saison pourrait ne pas aller jusqu’en novembre, date habituelle de fin de navigation.

  • Le tourisme du Canal du Midi en crise face à son pire déficit d’eau

    Le tourisme du Canal du Midi en crise face à son pire déficit d’eau

    Depuis plusieurs semaines, le niveau d’eau du Canal du Midi inquiète les autorités. Les épisodes de canicule et le manque de pluie ont asséché les réserves qui alimentent ses 240 kilomètres, reliant Toulouse à la Méditerranée. En conséquence, les préfectures de Haute-Garonne, de l’Aude et de l’Hérault s’apprêtent à annoncer une mesure inédite : réduire les horaires de navigation de huit à six heures par jour.

    Pour Voies navigables de France (VNF), gestionnaire du Canal, la décision est inévitable. « Nous sommes entrés en situation de crise plus tôt que prévu », confie Cédric Jaffard, adjoint au chef de service territorial Midi. La consommation des réserves a commencé avec un mois d’avance sur les années précédentes, et les épisodes caniculaires de juin puis d’août ont précipité l’entrée en crise. Résultat : les prélèvements d’eau pour la navigation ont chuté de 70%. À court terme, cette réduction des créneaux vise à limiter les débits utilisés pour les écluses. D’autres solutions sont étudiées, comme le regroupement des bateaux lors des passages, afin d’économiser l’eau.

    Le scénario de la fermeture pure et simple

    Mais si la sécheresse persiste, un scénario radical se dessine : la fermeture pure et simple du Canal à la navigation, une première dans son histoire et une éventualité que les autorités n’excluent plus. « Il n’est pas exclu de ne pas aller jusqu’à la fin de la saison de la navigation libre, en novembre », avertit Cédric Jaffard. Ce couperet serait un choc pour l’ouvrage de Paul Riquet, classé à l’Unesco, et un aveu de vulnérabilité face au dérèglement climatique. Ce spectre hante autant les acteurs du tourisme que les agriculteurs.

    Car le Canal du Midi n’est pas qu’un site de croisière : il sert aussi à irriguer des cultures et alimente des usages agricoles. En mars 2023 déjà, des exploitants avaient bloqué une péniche à Castelnaudary pour dénoncer une gestion jugée trop favorable au tourisme. « Il faut que les efforts soient partagés », plaidait alors Jérôme Barthès, président de la FDSEA de l’Aude. Pour lui, la priorité doit rester l’eau potable, puis l’agriculture, avant le tourisme.

    70 à 90 millions

    de retombées touristiques

    Or, l’impact économique du Canal est colossal. Selon la CCI Occitanie, sa fréquentation génère chaque année près de 70 millions d’euros de retombées, voire 90 millions en incluant les visiteurs de proximité. Quelque 70 000 touristes fluviaux, en majorité étrangers, parcourent chaque année cette voie classée au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1996. Rien qu’à Béziers, le site des Neuf écluses de Fonseranes attire jusqu’à 430 000 visiteurs par an.

    Le Canal du Midi, joyau hydraulique et patrimoine universel, se retrouve ainsi au cœur d’un dilemme. Une telle manne est vitale pour les territoires traversés. « Le Canal du Midi a une notoriété internationale », rappelle Jean Muller, directeur de l’office de tourisme Béziers Méditerranée. La moindre restriction menace donc tout un pan de l’économie régionale, déjà fragilisé par la baisse générale de la plaisance. Mais au-delà de l’économie, c’est la symbolique d’un patrimoine vieux de plus de trois siècles qui vacille.

    L’ouvrage de Paul Riquet est autant un repère culturel qu’un outil vivant, au croisement des enjeux climatiques, agricoles et touristiques. Les sécheresses à répétition et l’avancée de la « crise hydrique » questionnent sa pérennité.

    L’urgence est telle que les préfets de Haute-Garonne, de l’Aude et de l’Hérault multiplient réunions et mesures provisoires. Mais sans précipitations suffisantes dans les semaines à venir, les restrictions pourraient se durcir encore. Ainsi pour VNF, la saison pourrait ne pas aller jusqu’en novembre, date habituelle de fin de navigation.

  • Le moustique tigre sévit toujours en Occitanie

    Chaque été, les cas de chikungunya, dengue, zika et désormais de West Nile (fièvre du Nil occidental) augmentent en Occitanie.

    Si pour le West Nile (deux cas autochtones ont été détectés dans l’Hérault, à Florensac et Agde) le virus est porté par des moustiques de genre culex, l’augmentation des autres virus est due à la prolifération du moustique tigre. En vigilance jusqu’au 30 novembre, l’Agence régionale de santé (ARS) rappelle que le moustique tigre continue de sévir et appelle donc à rester prudent en continuant de vider tous les contenants d’eau où il pourrait pondre et à consulter son médecin en cas de symptômes.

    Car cet été, il a été particulièrement actif. Ainsi sur les 145 cas de chikungunya recensés en Occitanie, 46 sont d’origine autochtone. Et tous ces cas ont été trouvés dans le Gard (24) et l’Hérault (22). Après un premier cas identifié à Bernis dans le Gard en juin, 10 ont été confirmés à Poulx. Ce foyer en a engendré un second à Caveirac où 11 cas se sont ajoutés. Deux autres cas ont été identifiés en août à Milhaud puis à Nîmes. « La surveillance dans le Gard concerne aussi la commune de Saint-André-de-Majencoules. Trois cas autochtones identifiés dans l’Hérault auraient pu être contaminés dans cette commune. Des investigations sont actuellement en cours », précise l’ARS.

    En effet, trois cas ont été recensés à Candillargues sur des personnes qui se sont ensuite rendues dans le Gard. Dans l’Hérault, Prades-le-Lez (1), Castries (14) et Mauguio (4) ont été les communes concernées par des cas autochtones de chikungunya. Le département a également été touché par un cas autochtone de dengue à Beaulieu qui s’ajoute aux trois autres détectés en Occitanie (Lot, Pyrénées-Orientales et Haute-Garonne).

  • Le moustique tigre sévit toujours en Occitanie

    Le moustique tigre sévit toujours en Occitanie

    Chaque été, les cas de chikungunya, dengue, zika et désormais de West Nile (fièvre du Nil occidental) augmentent en Occitanie.

    Si pour le West Nile (deux cas autochtones ont été détectés dans l’Hérault, à Florensac et Agde) le virus est porté par des moustiques de genre culex, l’augmentation des autres virus est due à la prolifération du moustique tigre. En vigilance jusqu’au 30 novembre, l’Agence régionale de santé (ARS) rappelle que le moustique tigre continue de sévir et appelle donc à rester prudent en continuant de vider tous les contenants d’eau où il pourrait pondre et à consulter son médecin en cas de symptômes.

    Car cet été, il a été particulièrement actif. Ainsi sur les 145 cas de chikungunya recensés en Occitanie, 46 sont d’origine autochtone. Et tous ces cas ont été trouvés dans le Gard (24) et l’Hérault (22). Après un premier cas identifié à Bernis dans le Gard en juin, 10 ont été confirmés à Poulx. Ce foyer en a engendré un second à Caveirac où 11 cas se sont ajoutés. Deux autres cas ont été identifiés en août à Milhaud puis à Nîmes. « La surveillance dans le Gard concerne aussi la commune de Saint-André-de-Majencoules. Trois cas autochtones identifiés dans l’Hérault auraient pu être contaminés dans cette commune. Des investigations sont actuellement en cours », précise l’ARS.

    En effet, trois cas ont été recensés à Candillargues sur des personnes qui se sont ensuite rendues dans le Gard. Dans l’Hérault, Prades-le-Lez (1), Castries (14) et Mauguio (4) ont été les communes concernées par des cas autochtones de chikungunya. Le département a également été touché par un cas autochtone de dengue à Beaulieu qui s’ajoute aux trois autres détectés en Occitanie (Lot, Pyrénées-Orientales et Haute-Garonne).

  • Préfet, procureur et maire ensemble contre le narcotrafic

    Huit gardes à vue, 20 commerces contrôlés dont 3 vont être fermés administrativement : deux enseignes pour l’emploi d’étrangers en situation irrégulière, une pour détention de stupéfiants. Voilà pour le bilan de la dernière opération de sécurité renforcée (ex-dispositif Place nette) mené du 2 au 10 septembre dans le quartier Mosson au nord-ouest de Montpellier.

    Si les prises restent modestes eu égard à l’ampleur présumée du narcotrafic, le préfet de l’Hérault y voit un coup d’arrêt majeur au point de deal de l’avenue de Louisville. En coordination avec la Ville et sous l’œil du Parquet, « on mène un travail de démantèlement au milieu du spectre pour éviter que ce point de deal se réinstalle », insiste François-Xavier Lauch.

    Depuis le vote de la loi contre le narcotrafic qui permet le déploiement de moyens supplémentaires, les opérations anti-drogue de ce type se multiplient à Montpellier, notamment dans 4 secteurs gangrenés : Mosson/Petit Bard, les Marels, Figuerolles/Gambetta et l’hypercentre. Ainsi depuis le 19 mars, 677 personnes ont été interpellées, 528 placées en garde à vue et 127 déférés au tribunal judiciaire. 808 amendes forfaitaires délictuelles ont été délivrées (+168%) et 96 étrangers sans carte de séjour en règle ont été interpellés. Outre 56 armes à feu et 70 armes blanches, ainsi que 226 000 euros ont pu être saisis, 14 kg de cocaïne, 12 kg de cannabis et 1 kg d’héroïne qui fait son retour.

    Dans un quartier populaire comme la Mosson où l’État et les collectivités investissent 530 millions d’euros pour le renouvellement urbain (Anru), François-Xavier Lauch ne blâme pas les habitants, bien au contraire. « Ce sont des victimes de ce trafic. Ce sont des conducteurs de Tesla que l’on voit venir se fournir en stups dans le quartier. » Tout en essayant de « savoir qui se cache derrière les commerces qui ne sont qu’une excroissance du blanchiment du trafic », le préfet de l’Hérault en est persuadé : il s’agit d’un grave problème de société. « Le cœur de la bataille, c’est le consommateur. Tant que nos concitoyens n’auront pas compris qu’il ne faut pas consommer de stupéfiants, on ne vaincra pas le mal. Que chacun fasse le lien entre l’achat de sa dose de stupéfiants et le narchomicide qui peut être au bout de la chaîne », prévient le préfet.

    De son côté, le nouveau procureur Thierry Lescouarc’h assure de sa « détermination sans faille » contre ce fléau. Et rappelle que « la détention, le transport, l’acquisition ou la cession de produits stupéfiants peuvent être punis de 10 ans de prison et de centaines de milliers d’euros d’amende par le Code pénal ». Il appelle la « nécessité absolue » pour le Parquet de « mettre à bas tous ces trafics qui gangrènent nos villes et nos campagnes et génèrent une économie souterraine ».

    Enfin, la Ville contribue elle aussi à l’effort, tient à souligner l’adjoint au maire à la sécurité. « On met les moyens avec la police municipale, la brigade du logement social et celle des transports qui dissuadent les points de deal et la consommation ». Quant aux commerces suspicieux, « j’en ai quelques-uns à vous donner… », révèle Sébastien Cote au préfet.

  • Préfet, procureur et maire ensemble contre le narcotrafic

    Préfet, procureur et maire ensemble contre le narcotrafic

    Huit gardes à vue, 20 commerces contrôlés dont 3 vont être fermés administrativement : deux enseignes pour l’emploi d’étrangers en situation irrégulière, une pour détention de stupéfiants. Voilà pour le bilan de la dernière opération de sécurité renforcée (ex-dispositif Place nette) mené du 2 au 10 septembre dans le quartier Mosson au nord-ouest de Montpellier.

    Si les prises restent modestes eu égard à l’ampleur présumée du narcotrafic, le préfet de l’Hérault y voit un coup d’arrêt majeur au point de deal de l’avenue de Louisville. En coordination avec la Ville et sous l’œil du Parquet, « on mène un travail de démantèlement au milieu du spectre pour éviter que ce point de deal se réinstalle », insiste François-Xavier Lauch.

    Depuis le vote de la loi contre le narcotrafic qui permet le déploiement de moyens supplémentaires, les opérations anti-drogue de ce type se multiplient à Montpellier, notamment dans 4 secteurs gangrenés : Mosson/Petit Bard, les Marels, Figuerolles/Gambetta et l’hypercentre. Ainsi depuis le 19 mars, 677 personnes ont été interpellées, 528 placées en garde à vue et 127 déférés au tribunal judiciaire. 808 amendes forfaitaires délictuelles ont été délivrées (+168%) et 96 étrangers sans carte de séjour en règle ont été interpellés. Outre 56 armes à feu et 70 armes blanches, ainsi que 226 000 euros ont pu être saisis, 14 kg de cocaïne, 12 kg de cannabis et 1 kg d’héroïne qui fait son retour.

    Dans un quartier populaire comme la Mosson où l’État et les collectivités investissent 530 millions d’euros pour le renouvellement urbain (Anru), François-Xavier Lauch ne blâme pas les habitants, bien au contraire. « Ce sont des victimes de ce trafic. Ce sont des conducteurs de Tesla que l’on voit venir se fournir en stups dans le quartier. » Tout en essayant de « savoir qui se cache derrière les commerces qui ne sont qu’une excroissance du blanchiment du trafic », le préfet de l’Hérault en est persuadé : il s’agit d’un grave problème de société. « Le cœur de la bataille, c’est le consommateur. Tant que nos concitoyens n’auront pas compris qu’il ne faut pas consommer de stupéfiants, on ne vaincra pas le mal. Que chacun fasse le lien entre l’achat de sa dose de stupéfiants et le narchomicide qui peut être au bout de la chaîne », prévient le préfet.

    De son côté, le nouveau procureur Thierry Lescouarc’h assure de sa « détermination sans faille » contre ce fléau. Et rappelle que « la détention, le transport, l’acquisition ou la cession de produits stupéfiants peuvent être punis de 10 ans de prison et de centaines de milliers d’euros d’amende par le Code pénal ». Il appelle la « nécessité absolue » pour le Parquet de « mettre à bas tous ces trafics qui gangrènent nos villes et nos campagnes et génèrent une économie souterraine ».

    Enfin, la Ville contribue elle aussi à l’effort, tient à souligner l’adjoint au maire à la sécurité. « On met les moyens avec la police municipale, la brigade du logement social et celle des transports qui dissuadent les points de deal et la consommation ». Quant aux commerces suspicieux, « j’en ai quelques-uns à vous donner… », révèle Sébastien Cote au préfet.

  • [Recette] L’escalope de veau et sa sauce au citron

    Pour la recette, il vous faudra :

    – Deux escalopes de 150g

    – Le jus de deux citrons et leurs zestes

    – De la crème fraîche liquide entière à 35%

    – Du beurre et de la farine

    – De quoi faire un bouillon de veau avec des épluchures de légumes et les parures de la viande ou un bouillon cube.

    Une sauce nappante

    Dans un premier temps et si vous en avez la possibilité préparez votre bouillon de veau avec des épluchures de légumes qu’il vous reste et les parures du veau. Mouillez à hauteur et faites cuire à feu doux pendant 6h. L’idéal est de le préparer la veille au soir et de le laisser mijoter tranquillement. Une infusion toute la nuit lui donnera encore plus de saveur et vous n’aurez plus qu’à le filtrer avec un chinois au moment de la préparation du plat.

    Sinon, de l’eau et un bouillon cube de veau feront très bien l’affaire. Une alternative simple et efficace qui vous demande moins de préparation en amont.

    Une fois que votre bouillon est prêt et filtré, versez dans une casserole sur un feu fort. Ajoutez le jus des citrons, mélangez au fouet et portez à ébullition. Quand le mélange bout ajoutez la crème fraîche entière à laquelle vous aurez incorporé les zestes de citron, fouettez énergiquement et portez de nouveau à ébullition pour faire réduire la sauce. Attention à ce que le feu ne soit pas trop fort sinon les bords risquent de brûler.

    Pendant ce temps vous pouvez préparer dans une autre casserole un beurre roux en faisant fondre à feu doux votre beurre puis en y incorporant petit à petit et tout en mélangeant au fouet la farine.

    Une viande dorée et rosée

    Quand ce dernier est terminé et homogène ajoutez deux ou trois cuillères de ce dernier dans la première préparation sur le feu. N’arrêtez pas de mélanger puis laisser la sauce tranquillement cuire sur un feu très doux, elle va s’épaissir. Surveillez d’un œil.

    Pour votre viande, faites chauffer une poêle avec un filet d’huile neutre. Quand elle est bien chaude déposez l’escalope, une minute de chaque côté, pas plus et versez la sauce dessus puis laissez réduire pour avoir une belle sauce nappante tout en remuant de temps en temps. Accompagnez de légumes rôtis et de purée.

  • [Recette] L’escalope de veau et sa sauce au citron

    [Recette] L’escalope de veau et sa sauce au citron

    Pour la recette, il vous faudra :

    – Deux escalopes de 150g

    – Le jus de deux citrons et leurs zestes

    – De la crème fraîche liquide entière à 35%

    – Du beurre et de la farine

    – De quoi faire un bouillon de veau avec des épluchures de légumes et les parures de la viande ou un bouillon cube.

    Une sauce nappante

    Dans un premier temps et si vous en avez la possibilité préparez votre bouillon de veau avec des épluchures de légumes qu’il vous reste et les parures du veau. Mouillez à hauteur et faites cuire à feu doux pendant 6h. L’idéal est de le préparer la veille au soir et de le laisser mijoter tranquillement. Une infusion toute la nuit lui donnera encore plus de saveur et vous n’aurez plus qu’à le filtrer avec un chinois au moment de la préparation du plat.

    Sinon, de l’eau et un bouillon cube de veau feront très bien l’affaire. Une alternative simple et efficace qui vous demande moins de préparation en amont.

    Une fois que votre bouillon est prêt et filtré, versez dans une casserole sur un feu fort. Ajoutez le jus des citrons, mélangez au fouet et portez à ébullition. Quand le mélange bout ajoutez la crème fraîche entière à laquelle vous aurez incorporé les zestes de citron, fouettez énergiquement et portez de nouveau à ébullition pour faire réduire la sauce. Attention à ce que le feu ne soit pas trop fort sinon les bords risquent de brûler.

    Pendant ce temps vous pouvez préparer dans une autre casserole un beurre roux en faisant fondre à feu doux votre beurre puis en y incorporant petit à petit et tout en mélangeant au fouet la farine.

    Une viande dorée et rosée

    Quand ce dernier est terminé et homogène ajoutez deux ou trois cuillères de ce dernier dans la première préparation sur le feu. N’arrêtez pas de mélanger puis laisser la sauce tranquillement cuire sur un feu très doux, elle va s’épaissir. Surveillez d’un œil.

    Pour votre viande, faites chauffer une poêle avec un filet d’huile neutre. Quand elle est bien chaude déposez l’escalope, une minute de chaque côté, pas plus et versez la sauce dessus puis laissez réduire pour avoir une belle sauce nappante tout en remuant de temps en temps. Accompagnez de légumes rôtis et de purée.

  • Santoni redoute plus LFI que le RN

    Depuis son élection à la présidence du Département, Dominique Santoni a pris l’habitude de recevoir la presse à la rentrée de septembre. Manière d’aborder plusieurs sujets d’actualité. Comme bien sûr les projets du Conseil départemental : un 5e centre de santé devrait voir le jour à Pernes-les-Fontaines en 2026, de même qu’un label sur trois années, « Vaucluse plus belles routes du sud, visant à rénover, embellir, fleurir, rendre cyclable » les voies phares du Département comme le Ventoux ou les gorges de la Nesque.

    Le tout dans un contexte toujours incertain : « On prévoit un budget 2026 similaire à celui en cours, de rigueur et de désendettement car on n’a pas la planche à billets mais du bon sens », livre Dominique Santoni, « agacée » par la situation du pays. Elle ne voit pas d’autre issue qu’une nouvelle dissolution. « J’en ai marre du spectacle donné », se désole la présidente, qui n’attend rien de particulier de Sébastien Lecornu. Même un poste de ministre ? « Ce serait passionnant mais ce n’est pas d’actualité et en 4 mois, impossible de faire des réformes », répond-elle.

    Dominique Santoni reste donc concentrée sur le Vaucluse et plus largement les collectivités, seules à même, « par leur proximité », d’apporter des réponses concrètes. Et de soutenir ainsi davantage de décentralisation alors qu’aujourd’hui les départements ne lèvent plus de fiscalité directe. « Je suis bien ici », assure la présidente pour qui il est trop tôt de parler de second mandat (les départementales ne sont prévues qu’en 2028). « Il ne faut pas faire plus de deux mandats », confie-t-elle, laissant supposer qu’elle serait prête à rempiler.

    D’autres élections locales approchent, les municipales en mars. L’ex-maire d’Apt n’est pas intéressée par un retour à l’Hôtel de ville, mais s’inquiète pour Avignon. « Quand je vois la dispersion dans la majorité [lire page précédente] avec 4 élus qui sont candidats ou soutiennent un autre candidat, le risque clairement c’est LFI », estime Dominique Santoni. Plus que le RN ? « Oui, assume-t-elle. Je ne crois pas non plus aux promesses du RN mais son projet fracture moins le pays que LFI, chez qui je ne vois que du chaos et un projet qui ne rassemble pas les Français. » Quant à la droite, la présidente voit d’un bon œil l’arrivée possible d’Olivier Galzi qui, comme elle, parle « du parti du bon sens » et appelle Julien Aubert à s’en rapprocher.