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  • Un autre frère d’Amine Kessaci froidement abattu

    Un autre frère d’Amine Kessaci froidement abattu

    Un jeune homme de 20 ans a été abattu, jeudi à 14h30, de plusieurs balles de calibre 9 mm, au volant d’une Audi blanche. Le véhicule venait de s’immobiliser devant la pharmacie du rond-point Claudie-Darcy, près du siège de 13 Habitat (4e). Alors que le passager était sorti pour se rendre à la pharmacie, un commando à moto a surgi. Le passager arrière a ouvert le feu criblant de balles le conducteur, qui est décédé malgré les efforts de réanimation.

    Jeudi, vers 18h, l’Identité judiciaire procédait toujours aux différents relevés sur la scène de crime. Le maire de Marseille, Benoit Payan, était sur place, se tenant aux côtés de la conseillère départementale Nora Preziosi, proche de la famille de la victime qu’elle réconfortait.

    Le parquet a ouvert une enquête des chefs d’assassinat en bande organisée et d’association de malfaiteurs en vue de commettre un crime et a saisi la Division de la criminalité organisée et spécialisée.

    La jeune victime est le frère de Amine Kessaci, ce militant politique de 22 ans, colistier sur la liste Europe Écologie aux élections européennes 2024, qui a fondé en 2020 l’association Conscience d’aide aux familles victimes du narcotrafic, après l’assassinat d’un premier frère, Brahim, 22 ans, retrouvé carbonisé avec un autre homme le 29 décembre 2020 dans une Audi, sur l’A55 à hauteur des Pennes-Mirabeau, exécution perpétrée sur fond de narcotrafic. L’instruction a conclu, en février 2025, au renvoi de sept personnes devant les assises.

    Amine Kessaci ne se trouvait pas sur place, jeudi soir, aux côtés de ses proches. Le jeune homme venait de publier, le mois dernier, un livre en hommage à son frère tué, Marseille, essuie tes larmes, aux éditions Le Bruit du Monde. Amine Kessaci et sa mère se trouvaient sous protection policière, mais pas son frère, confie l’entourage politique du militant. L’hypothèse d’un assassinat commis pour lui infliger une punition est évoquée. « Ce n’est pas une formule choc, c’est la réalité : la narcocratie s’installe jusque dans nos élections » avait posté, la semaine dernière, le militant sur son compte X.

    Soutien de la classe politique

    L’annonce du drame a provoqué des réactions de soutien à Amine Kessaci dans la classe politique. Du maire Benoît Payan (DVG), qui s’est rendu sur place et a affirmé sur X : « Cette violence insupportable n’a pas et n’aura jamais sa place à Marseille. » « Le narcotrafic est sans pitié. Ne le laissons pas triompher », a renchéri la maire (GRS) du premier secteur Sophie Camard. « Nous exigeons que justice soit rendue », a pour sa part twitté la co-responsable de l’Après 13, Katia Yacoubi. Plus à droite, enfin, c’est Maxime Boudet, responsable com de Renaissance qui a salué « son courage et son engagement pour offrir d’autres voies à nos jeunes ». Sans oublier la secrétaire nationale d’EELV Marine Tondelier qui lancé un « Amine : nous serons là pour toi » à celui qui a porté ses couleurs aux dernières législatives.

  • Hassen Hammou quitte Les Ecologistes

    Hassen Hammou quitte Les Ecologistes

    Alors que 18 mois de prison avec sursis ont été requis contre lui, jeudi, par la procureure, à la barre du tribunal correctionnel de Marseille, Hassen Hammou a annoncé ce vendredi « quitter le parti les Ecologistes ». « Le chef de filat m’a été retiré par le bureau national et on me demande de passer en conseil disciplinaire, je regrette ce non respect de la présomption d’innocence » a justifié à La Marseillaise le jeune homme de 37 ans.

    Hassen Hammou assure être tombé dans traquenard en juin 2024 après être entré en contact, via la plateforme Coco et Snapchat, avec deux personnes qu’il pensait être un homme et une femme majeurs. Sur un parking à Aubagne, l’écologiste s’est retrouvé face à deux jeunes de 16 ans qui lui ont soutiré de l’argent, son porte-cartes… En septembre 2024, le tribunal pour enfants les a condamnés.

    C’est la plainte déposé par la mère de l’un des deux jeunes hommes qui a déclenché l’ouverture du second dossier dans lequel Hassen Hammou est accusé d’avoir formulé des propositions de nature sexuelle à un mineur.

    Jeudi, Sandrine Rousseau, porteuse de la motion qui lui avait permis d’être élu en binôme au bureau national du parti Les Ecologistes, assurait avoir à Hassen Hammou « de démissionner du Bureau politique des Écologistes » comme elle avait déjà réclamé en vain, mi-octobre, de se mettre « en retrait de ses désignations et mandats internes ».

  • Robes noires face aux forces brunes

    Robes noires face aux forces brunes

    Lors de son Assemblée générale du samedi 8 novembre, le Syndicat adoptait une motion générale. Le SAF a dénoncé une régression rapide de l’État de droit : politiques successives qui affaiblissent les droits et banalisent les discriminations et exclusions. Les services publics – dont la justice – se délitent au profit d’une logique de rentabilité et d’« efficacité » qui porte atteinte aux libertés fondamentales, atteignant ainsi toujours les plus vulnérables.

    Il a également dénoncé les attaques répétées contre les magistrat.e.s – campagnes de dénigrement et intimidations – visant à délégitimer le pouvoir judiciaire et a rappelé l’urgence de préserver l’indépendance judiciaire. Sur la scène internationale, le syndicat a appelé à construire un véritable État de droit international : rendre effectives les sanctions en cas de violations. S’agissant de la situation au Proche-Orient, le SAF a réaffirmé la nécessité de mettre fin au génocide à Gaza, rappelé son soutien à la CPI et les rapporteurs de l’ONU, exigé l’exécution des décisions de la CIJ et des mandats d’arrêt internationaux, et préconisé un embargo total sur les armes à destination d’Israël ainsi que des sanctions ciblées.

    Défendre, c’est résister

    Le SAF a réaffirmé la défense de la nécessité services publics effectifs garantissant dignité, égalité réelle et protection sociale (santé, retraite, logement), une aide juridictionnelle ambitieuse, une justice rapide et équitable, une protection réelle des mineur·e·s et des personnes hospitalisées sans consentement, et des conditions de détention respectueuses.

    Le SAF en a conclu que défendre, c’est résister et qu’ainsi, la riposte est nécessaire pour préserver l’État de droit. Sous un tonnerre d’applaudissements et une ovation concluant son discours, la Présidente du Syndicat Judith Krivine a achevé son mandat de deux ans et a laissé la place, ainsi que son Bureau au nouveau Président : Stéphane Maugendre, du Barreau de Seine-Saint-Denis.

    Le nouveau président du SAF aura fort à faire et portera, accompagné de son Bureau, la voix du Syndicat face aux attaques répétées contre l’État de droit et les libertés fondamentales.

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  • Face à la crise, une manifestation pour sauver l’agriculture à Béziers

    Face à la crise, une manifestation pour sauver l’agriculture à Béziers

    « Pour la majorité d’entre nous, cette récolte est la pire depuis 2021 où le gel avait frappé, notamment dans l’Aude et l’Ouest de l’Hérault. » Pour Jean-Pascal Pelagatti, la sécheresse de la fin de l’été a porté un coup aux récoltes des vignerons et prolonge la crise que connaît le secteur agricole depuis quelques années. « Nous sommes exaspérés. À la suite des mobilisations de l’année 2024, nous étions en négociations avec l’État, mais l’instabilité politique ne nous aide pas à avancer  », poursuit ce viticulteur et responsable de la FDSEA héraultaise.

    Alors pour tenter de faire bouger les lignes, le syndicat – aux côtés de son homologue gardois, des Jeunes agriculteurs 34 et du Syndicat des vignerons de l’Aude – appelle à une grande manifestation régionale à Béziers le 15 novembre*. « Elle sera axée sur la viticulture mais toutes les filières sont les bienvenues car 90 % de nos revendications sont les mêmes. Le but étant de l’organiser avant la venue de la ministre de l’Agriculture au Sitevi [Salon international des filières vitivinicoles, Ndlr] à Montpellier, le 25 novembre », détaille Jean-Pascal Pelagatti.

    Un moyen de faire pression pour alerter sur une filière en perte de vitesse. Car les revendications sont multiples, à en croire les syndicats. « On veut vivre du prix de nos produits. Pour beaucoup d’entre nous, c’est compliqué économiquement et certains rapaces de négociants viennent nous acheter du vin à bas prix, moitié moins. Et nous sommes obligés de lâcher pour faire de la trésorerie », fait valoir Jean-Pascal Pelagatti. Et d’insister sur le fait que pour un verre de vin acheté 5 euros, « seuls 20 centimes nous reviennent. Il suffirait d’augmenter le prix de 10-15 centimes pour que l’on puisse vivre dignement de notre travail. »

    Arrachage à gogo

    Également en ligne de mire, les contraintes administratives. « On en a marre que la France surtranspose les normes. Soit ce sont les mêmes règles pour toute l’Union européenne, soit on n’importe pas les produits faits différemment », soutient le responsable de la FDSEA. Une concurrence jugée déloyale avec nos voisins, si bien que l’Hexagone se retrouve chaque année en surproduction de vin. « Nous voulons demander des mesures de distillation et d’arrachage définitif, c’est toujours mieux qu’avec les négociants ». Une mesure déjà à l’œuvre cette année et qui a permis d’arracher pas moins de 27 000 hectares de vignobles. « Ce n’est malheureusement pas assez. La crise continue avec la sécheresse, c’est une demande faite à contre-cœur car nous n’aimons pas détruire. Mais certains en ont besoin pour se restructurer, se diversifier ».

    Car certains vignerons pourraient carrément mettre la clé sous la porte. En ce sens, plusieurs mesures d’urgence sont réclamées, notamment une année blanche, des aides pour les structures coopératives, une aide sur les cotisations de la MSA… Malgré ces revendications, la filière reste suspendue à l’instabilité politique que connaît le pays ces derniers mois, renvoyant les propositions de loi d’orientation agricole aux calendes grecques. <br /> « Les gouvernements ne font que changer donc malheureusement rien n’avance et on ne s’en sort pas », soupire Jean-Pascal Pelagatti. Le Premier ministre Sébastien Lecornu restera-t-il assez longtemps à Matignon pour mettre en œuvre le dossier ? Vu la durée de vie de ces deux prédécesseurs, il est permis de douter.

    *Le 15 novembre, départ 15h des Allés Paul-Riquet.

  • La COP30 est-elle celle de la dernière chance ?

    La COP30 est-elle celle de la dernière chance ?

    La COP30 sera la « meilleure de toutes » et marquera la « mise en œuvre » des engagements de l’Accord de Paris conclu en 2015. Prise de conscience de l’urgence climatique ou vœu pieu qui se heurtera au mur des lobbies  ? Pour l’heure, il ne s’agit que des mots du président Lula.

    Le 10 novembre, dès l’ouverture de la 30e Conférence de Belém sur le climat qui se clôturera le 21 novembre, le président brésilien a appelé les participants à « infliger une nouvelle défaite aux négationnistes » du changement climatique. C’est-à-dire aux climatosceptiques qui, par ignorance ou plus souvent par intérêt financier, nient toujours l’évidence scientifique. À savoir que la planète court à sa perte en raison de la montée des gaz à effets de serre dus à l’activité humaine, exacerbée par le capitalisme sauvage, sa quête de profits qui passe par une croissance infinie.

    Il y a 10 ans, les pays s’étaient engagés à Paris à réduire drastiquement leurs émissions de CO2 de sorte de limiter le réchauffement à 1,5 degré. On sait déjà que le compte n’y sera pas. Les derniers rapports laissent craindre un réchauffement de l’ordre de 3 à 4 degrés à l’horizon 2100. En raison des renoncements ou des mesures de greenwashing, le seuil des Accords de Paris sera « presque inévitablement dépassé », concède Jim Skea, le président du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec).

    L’Occitanie dubitative

    La COP30, qui semble être l’une des dernières à pouvoir encore infléchir la fuite en avant, réussira-t-elle à gravir la montagne quand les éditions précédentes (Bakou, Dubaï, Charm el-Cheikh) ont accouché d’une souris ? Difficile d’y croire. Il faut dire que les USA sont pour la première fois un absent de marque, fustigés par le président Lula. « Si les hommes qui font la guerre étaient ici, ils se rendraient compte qu’il est beaucoup moins cher » d’investir dans la lutte contre le réchauffement de la planète. Au lieu de cela, Trump n’a envoyé aucune délégation officielle. Pire, il pourrait tirer en coulisses les ficelles pour faire capoter un accord responsable qui empiéterait sur les intérêts fossiles américains (pétrole, gaz, charbon). Toutefois, des dirigeants d’États américains sont bien présents. Notamment les gouverneurs du Nouveau-Mexique (Michelle Lujan Grisham) et de Californie, (Gavin Newsom). Probable candidat démocrate à la Présidentielle 2028, ce dernier a déclaré que « Donald Trump redouble d’imbécillité », qualifiant son recul « d’abomination ».

    Depuis l’Occitanie, où l’agroclimatologue Serge Zaka fait partie de ceux qui alertent sur l’avenir de l’agriculture en raison du passage d’un « stress hydrique à un stress thermique », les associations environnementalistes ne se font guère d’illusions. « Macron se fait mousser mais la politique du gouvernement est erratique. Total continue de forer en Afrique », déplore Cathy Valat. Membre d’Alternatiba Montpellier, la militante déplore encore plus la position négationniste du président américain. « Grâce au greenwashing, le capitalisme a plus d’une arme dans sa besace ». Côté France nature environnement (FNE), Simon Popy est un peu moins pessimiste. Il voit dans l’absence des USA une « opportunité » pour le Brésil et la Chine d’être moteur du changement. « Après Bolsonaro, le Brésil a une carte à jouer. La Chine a déjà fixé un cap ambitieux sur les énergies renouvelables ».

    Quoi qu’il en soit, « se lamenter n’est pas une stratégie », estime le chef de l’ONU climat, Simon Stiell. « Nous avons besoin de solutions (…) Nous devons aller beaucoup, beaucoup plus vite », a-t-il martelé en ouverture. Les plus optimistes parient sur le fait que le Brésil, où les populations indigènes d’Amazonie sont les premières exposées, aura à cœur de faire adopter des mesures contre la déforestation. Les choix énergétiques, les politiques de transport ou la justice environnementale seront également au cœur des discussions.

    Reste à savoir si les moyens financiers seront au rendez-vous, notamment en faveur des pays émergents. L’an passé, l’enveloppe de 300 milliards de dollars par an à l’horizon 2035 avait été jugée « ridicule » et l’accord qualifié de « néocolonialiste ».

  • Gard : 800 bornes électriques d’ici 2027

    Gard : 800 bornes électriques d’ici 2027

    Sous l’arche millénaire du Pont du Gard, les élus du territoire et les partenaires du projet ont célébré, le 28 octobre, un tournant majeur pour la mobilité durable dans le département. Ce site classé à l’Unesco, témoin d’une autre forme d’ingénierie, devient le point de départ d’un ambitieux réseau de bornes de recharge baptisé ReGARD. Porté par le Territoire d’Énergie Gard – Smeg et confié à Bouygues Énergies & Services, ce projet vise à faire du Gard un territoire exemplaire dans la transition énergétique.

    « Les Romains ont mis cinq ans à construire l’aqueduc, nous deux ans pour faire aboutir notre projet », a lancé avec humour Patrick Malavieille, président de l’EPCC Pont du Gard, lors de l’inauguration des huit premières bornes installées sur le parking rive gauche. Ces équipements, ouverts à tous les usagers, constituent le premier jalon d’un vaste maillage électrique qui doit relier d’ici fin 2027 les 350 communes du département. Le réseau ReGARD, dont le nom résume bien l’esprit de ce projet – « la recharge qui nous relie » – prévoit l’installation de 800 bornes de recharge dans les trois prochaines années, dont une centaine ultra-rapides. Le programme inclut la reprise des 400 bornes existantes du réseau Révéo et l’ajout de 376 nouveaux points. À terme, d’ici 2040, un millier de bornes mailleront le Gard, garantissant à chaque habitant ou visiteur une borne à moins de 20 kilomètres de son trajet.

    « Équité urbain et rural »

    Un objectif que résume Aimé Cavaillé, président du Territoire d’Énergie Gard : « La vision finale est respectée : l’équité entre urbain et rural. » Le déploiement sera assuré conjointement par Bouygues Énergies & Services et Spie CityNetworks, également chargées de la maintenance. Pour Dominique Néel, directeur général délégué de Bouygues Énergies & Services, ce projet est « l’exemple d’une coopération territoriale réussie », entre collectivités, acteurs publics et entreprises privées.

    Le contrat sur 15 ans, représentant un investissement global de 128 millions d’euros par la société d’investissement ElinVest, avec une redevance annuelle de 100 000 euros versée au Smeg et 500 000 euros investis directement sur le territoire. L’objectif est de garantir un taux de fonctionnement de 95% du parc et proposer une offre tarifaire adaptée : les abonnés bénéficieront de réductions pouvant atteindre 20% sur le prix du kWh. Les bornes offriront des niveaux de puissance selon les besoins : en deux heures, une borne standard permettra de récupérer jusqu’à 150 km d’autonomie, tandis que les bornes rapides offriront entre 180 et 300 km en une demi-heure.

    Au-delà de la performance technique, le projet s’inscrit dans une dynamique écologique et touristique. Le Gard, avec ses 6 500 recharges mensuelles déjà comptabilisées sur les anciens réseaux (et plus de 9 000 en période estivale), ambitionne de répondre à la forte fréquentation de ses sites patrimoniaux tout en réduisant son empreinte carbone. À l’horizon 2040, la réduction des émissions est estimée à plus de 350 millions de tonnes de CO2 évitées. « Ce sont deux histoires de la mobilité qui se rencontrent ici au Pont du Gard », résume Dominique Néel, évoquant la passerelle symbolique entre l’ingéniosité antique et la transition énergétique moderne.

  • 21% d’économies sur l’électricité grâce à l’UFC

    21% d’économies sur l’électricité grâce à l’UFC

    Réduire dans les 2 ans à venir sa facture d’électricité de 21,1% (hors taxes, 17,3% TTC), c’est bel et bien possible sans embrouille grâce au deal obtenu par l’UFC Que Choisir.

    Comme tous les 2 ans, l’association de consommateurs vient de conclure un achat groupé d’électricité à des prix très avantageux. Jusqu’au 20 décembre, les 150 000 premiers souscripteurs à l’opération « Énergie moins chère ensemble » ont la garantie de réaliser des économies substantielles sur le tarif réglementé. À savoir 101 euros par an pour un ménage chauffé au gaz (sur la base de 3 000 kWh/an), 321 euros pour un ménage chauffé à l’électricité (10 000 kWh/an) et jusqu’à 485 euros pour les grandes surfaces (15 000 kWh/an).

    « Les économies varient en fonction de la consommation des gens. Elles ne sont pas négligeables, surtout pour les personnes en précarité énergétique », insiste Claude Gaubert. Le trésorier montpelliérain de l’UFC relève que cette offre est même plus intéressante que la précédente, qui proposait 12% d’économies sur la facture annuelle. À l’époque, c’était déjà Octopus Energy qui avait raflé la mise parmi les nombreux fournisseurs ayant formulé une offre.

    Les précédents souscripteurs peuvent d’ailleurs bénéficier de cette nouvelle opportunité. À condition d’en faire la demande ! « Attention, ce n’est pas automatique, il faut demander à Octopus d’être basculé sur ce nouvel achat groupé avant le 20 décembre* », précise Claude Gaubert, fier de cette promotion 2025-2026. « C’est notre chèque énergie à nous ! »

    Concernant le risque que les usagers s’endorment sur leur belle affaire et finissent par payer le prix fort dans 2 ans, le responsable communication de l’UFC se veut rassurant. « On informe nos souscripteurs  ». Ceux-ci sont aussi régulièrement tenus au courant au sujet du prix du fioul sur lequel l’association communique « tous les 15 jours ». En matière d’énergie, pas besoin des soldes ni du black friday pour économiser. Les bons plans de l’UFC suffisent.

  • Un documentaire sur le Madrediosa, à Montpellier, pour France TV

    Un documentaire sur le Madrediosa, à Montpellier, pour France TV

    Réalisateur gersois originaire de Rodez et pas particulièrement lié à la communauté LGBTQIA+, rien ne destinait Adrien Cotonat à s’intéresser au Madrediosa et à sa clientèle. Ce bar ouvert en 2020 dans le quartier des Beaux-Arts s’est imposé au fil des ans comme le repère de la communauté LGBTQIA+ montpelliéraine. Cela n’a pas échappé aux scénaristes de France TV.

    « Le diffuseur avait repéré le Madrediosa comme un potentiel lieu de tournage d’un documentaire qui s’inscrirait dans sa collection ‘Week-ends avec la jeunesse française » explique Adrien Cotonat, le réalisateur. Le projet me tentait alors j’ai accepté. » La série en neuf épisodes réalisée par les antennes régionales de France télévisions dresse le portrait de la jeunesse d’aujourd’hui en suivant un groupe de jeunes, le temps d’un week-end. « Débarquer en tant qu’homme cisgenre (personne dont le genre correspond à celui attribué à la naissance, NDLR) et hétérosexuel n’a pas été un point fort pour légitimer ma demande. En rencontrant Sab et Audrey, les gérantes de l’établissement, nous avons beaucoup discuté sur la manière dont allait être traité la communauté LGBTQIA+ dans le documentaire, pour éviter la stigmatisation », se souvient-il.

    L’art comme moyen de lutte

    Durant treize jours, le réalisateur passe du temps au bar pour « saisir l’ambiance » et « rencontrer la clientèle ». « Je n’y avais jamais mis les pieds, je ne suis même pas de Montpellier, j’habite à Auch, dans le Gers. » Mais par l’intermédiaire des gérantes, il rencontre Hadir, stand-uppeuse, Lé, artiste drag, Julia, colleuse amatrice et Cécile, fan de couleurs et de maquillage. Alors que le documentaire prend place dans un contexte politique compliqué, après le premier tour des élections législatives de mai 2024 où l’extrême droite se positionne en tête, il documente leurs craintes, leurs histoires et leurs luttes. « Chacun·e, par un vecteur artistique différent, milite et s’exprime. Pour ces personnes perçues comme différentes dans la société, le Madrediosa est un repère, un lieu sûr dans lequel elles peuvent enfin être elles-mêmes. »

    Des élections à la Marche des fiertés, Adrien Cotonat découvre en immersion le lien qu’ont tissé Sab et Audrey avec leurs habitués. « Elles ont presque un rôle de “tatas”. C’est assez dingue de voir le nombre de personnes qui, instinctivement, vont entrer en cuisine pour discuter avec Audrey ou passer derrière le bar pour se confier à Sab, parfois même sur des histoires très lourdes. Elles agissent comme des éponges, comme si les gens entraient, se déchargeaient et quittaient le bar remplis d’énergie positive. »

    * Le documentaire est à visionner gratuitement sur France.tv

  • Une mosaïque pour la paix face à la Méditerranée

    Une mosaïque pour la paix face à la Méditerranée

    « Ce banc, c’est une invitation à la rencontre, à s’asseoir côte à côte, comme un premier pas vers la paix », sourit Laura Sahin, co-responsable de la section sud de l’association Les Guerrières pour la paix. Sur la corniche Kennedy, à côté de la plage du prophète, une cinquantaine de personnes se sont réunies, ce jeudi, pour inaugurer la mosaïque de l’association. Un banc de la paix qui a d’autant plus de sens qu’il fait face à la Méditerranée, « une mer témoin des conflits qui frappent ses rives, en Israël, en Palestine, en Ukraine, en Syrie, au Liban », insiste la responsable.

    Débuté en octobre, le projet a été porté par l’association Les Guerrières de la paix, fondée en 2022 par Hanna Assouline, qui rassemblent des femmes juives et musulmanes pour promouvoir un discours de paix et la place des femmes dans ces processus. C’est en partenariat avec l’artiste Paola Cervoni, qui réalise les mosaïques de la corniche, et les élèves de l’école de la Seconde chance que ce banc a été réalisé.

    Pendant 2 mois, tous les mardi, élèves et bénévoles de l’association se sont retrouvés pour discuter de la paix et créer ce dessin de pierre, qui représentent une femme qui souffle les colombes de la paix. « ça fait chaud au cœur de voir le résultat », sourit Fadela Omari, guerrière de la paix.

    C’est donc un message d’apaisement et de solidarité que les guerrières de la paix et Ali Abu Awwad ont voulu porté, ce jeudi, jour du 10e anniversaire des attentats de Paris. « Dans un moment de grande fracture, où le racisme, l’antisémitisme et l’islamophobie montent, on a voulu recréer un espace commun et de dialogue », insiste Hanna Assouline, fondatrice de l’association. Un message de paix partagé par le fondateur de l’association palestinienne Taghyeer : « il faut que l’on soit pro-solution, pour que les Israéliens et les Palestiniens puissent vivre libres, dignes et en sécurité. »

    L’inauguration de ce banc a été suivi par la projection du film Résister pour la paix, au musée d’art contemporain de Marseille. Un film co-réalisé par Hanna Assouline, avec Sonia Terrab, sur des hommes et des femmes qui résistent pour la paix en Israël et dans les territoire palestiniens.

    Le pacifisme comme solution

    Militant pacifiste palestinien, Ali Abu Awwad lutte pour une solution à deux états.

    Une des façons d’agir de manière la plus juste pour nous [les Palestiniens], c’est en faisant de la non-violence notre identité, car nous n’avons pas d’état et le monde entier nous critique si l’on résiste militairement. » C’est la conviction d’Ali Abu Awwad, fondateur de l’association palestinienne pacifiste Taghyeer. Né près de Hébron, en Cisjordanie, il y habite toujours « entouré de grillages et de checkpoints où personne ne peut se déplacer librement ou travailler ».

    C’est pour lutter contre cette réalité qu’il crée Taghyeer (changement en arabe), pour promouvoir une solution non-violente à la guerre Israélo-palestinienne. « Je ne veux pas résister à l’occupation, je veux y mettre fin. Pour cela, il faut une action stratégique qui donnera à mon peuple sa liberté. » Il défend donc une solution à deux états, avec une reconnaissance mutuelle et la libre circulation des populations « pour que les deux peuples puissent vivre libres et en sécurité sur cette terre ».

  • La France bat l’Ukraine à l’usure et s’assure son billet pour le Mondial

    La France bat l’Ukraine à l’usure et s’assure son billet pour le Mondial

    Après celui de Dortmund, les Bleus ont fait la connaissance d’un autre mur jaune.

    Si celui du Westfalenstadion est en tribune, au Parc des Princes, Serghy Rebrov en avait dressé dans la moitié de terrain de son équipe d’Ukraine. Et il s’est montré particulièrement efficace, tout au long d’une première période durant laquelle les hommes de Didier Deschamps ont été incapables d’en saper les fondations. Et même s’ils ont eu le monopole du ballon, que l’essentiel du jeu s’est déroulé aux abords de la surface seul Bradely Barcola est parvenu à obliger Anatolyi Troubine, le gardien ukrainien, à chauffer ses gants, quelques minutes avant la pause.

    En début de seconde période, le Parc des Princes a retenu sa respiration lorsque Slavko Vincic a demandé l’assistance vidéo sur une intervention limite de Dayot Upamécano dans la surface française. Finalement, l’arbitre Slovène n’accordait pas de penalty en faveur de l’Ukraine.

    Un penalty qu’il accordera aux Bleus, quelques secondes plus tard. Ce qui permettra à Kylian Mbappé de débloquer la situation. Le mur jaune était fissuré. Ce dont profitait ensuite Michaël Olisé pour doubler la mise, après que Hugo Ekitiké ait touché le montant ukrainien (71). Puis Kylian Mbappé et Hugo Ekitiké assuraient définitivement victoire et qualification.

    Tirage le 5 décembre

    Les Bleus iront donc en Amérique. Le 5 décembre, le tirage au sort de la phase de groupes de la Coupe du monde 2026 aura lieu à Washington, aux États-Unis. Les 48 nations seront réparties en quatre chapeaux de douze, basés sur le classement Fifa à l’issue de la fenêtre internationale de novembre. Actuelle troisième, la France a assez d’avance et est sûre de compter parmi les têtes de série si elle se qualifie, au même titre que les trois pays organisateurs.

    Le Mexique (co-organisateur) fera partie du groupe A et jouera le match d’ouverture à Mexico, le 11 juin. Les deux autres pays hôtes, le Canada (groupe B) et les États-Unis (groupe D) entreront en lice le lendemain.

    À noter que les quatre nations européennes issues des barrages et les deux pays vainqueurs du tournoi de barrage intercontinental ne seront connus qu’au mois de mars.

    France 4 (0)

    Ukraine 0 (0)

    5e journée groupe D

    Parc des Princes

    (43 000 spectateurs)

    Arbitre : S. Vincic (SLO).

    Buts : Mbappé (55 sp, 83), Olisé (76), Ekitiké (88).

    Avertissements : Koné (31) à la France, Mykhavko (54), Yarmolyuk (74) à l’Ukraine.

    FRANCE : Maignan – Koundé (Gusto, 89), Saliba, Upamécano, Digne – Kanté, Koné (Zaïre-Emery, 80)- Olisé (Nkunku, 89), Cherki (Akliouche, 67), Barcola (Ekitiké, 67) – Mbappé ( c ).

    Sélectionneur : D. Deschamps.

    UKRAINE : Troubine – Karavaev, Zabarnyi ( c ), Svatok, Mykhavko (Zhubkov, 75), Mykhaylych – Ocheretko (Shaparenko, 64), Yarmolyuk, Nazaryna – Gutsulyak (Vanat, 64), Yaremschuk (Tsygankov, 75).

    Sélectionneur : S. Rebrov.