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  • À Med’Agri, la sortie de crise par l’innovation

    À Med’Agri, la sortie de crise par l’innovation

    Innover pour avancer, tel semble être le credo de la Chambre d’Agriculture de la région Paca pour cette édition 2026 du salon Med’Agri des professionnels de l’agriculture méditerranéenne, qui se tient du mardi 13 au jeudi 15 octobre au parc des expositions d’Avignon.

    « Un rendez-vous au cœur des transformations », comme veulent le rappeler les organisateurs de la cinquième édition de l’événement, qui se tient tous les deux ans. Trois axes sont privilégiés pour ce rendez-vous. De son côté, Sandrine Faucou-Bourne, vice-présidente de la Chambre régionale d’Agriculture Provence-Alpes-Côte d’Azur et présidente du salon Med’Agri, assure que « l’ADN de ce salon est d’accompagner et de pérenniser nos activités et nos métiers ». Et que « dans un contexte de profondes mutations économiques, climatiques et sociétales, Med’Agri offre aux professionnels un espace d’échange, de découverte et d’innovation au plus près des réalités du terrain ».

    On y retrouve ainsi une grande exposition avec pas moins de 350 exposants de matériel et de services dédiés. Mais aussi des pôles thématiques entre machinisme, innovation, nouvelles technologies, énergies renouvelables, formation ou encore Tech & Bio. Ainsi qu’un cycle complet de conférences et d’ateliers.

    Territoire large

    Dans un dossier de presse, la Chambre d’Agriculture rappelle les enjeux du réchauffement climatique, avec des températures de 2 à 4 degrés plus élevées d’ici 2100. Un réchauffement qui signifie aussi que l’agriculture dite méditerranéenne « s’étend progressivement vers les régions septentrionales françaises ». Et prend en exemple la venue de conseillers en irrigation et gestion de l’eau du bassin Adour-Garonne, en Nouvelle-Aquitaine. « Preuve s’il en est que l’agriculture méditerranéenne devient une source d’inspiration pour d’autres territoires », se targue Med’Agri.

    Outre les grandes machines pour les productions de masse, le salon assure qu’il « consacrera aussi une large place à l’agriculture biologique, à l’agroécologie et aux biosolutions, avec un focus sur les innovations techniques au service de la performance durable ». Avec des rencontres et des stands dédiés.

  • Le maire de Banon répond aux attaques sur l’Ehpad

    Le maire de Banon répond aux attaques sur l’Ehpad

    Le maire de Banon, Sylvain Ricci, a répondu lundi aux attaques frontales de Camille Galtier, maire de Manosque et président du conseil de surveillance du centre hospitalier, qui lui avait reproché par voie de communiqué de presse et sur le plateau de BFM DICI de vouloir faire payer à l’hôpital le terrain sur lequel un Ehpad doit être construit. « La responsabilité des élus est d’aider l’hôpital, pas de lui présenter la facture. La solidarité doit fonctionner dans les deux sens », avait lancé Camille Galtier, accusant le maire de Banon de vouloir « imposer à l’hôpital une charge supplémentaire ».

    « Hors de question

    de céder gratuitement »

    Le maire de Banon a regretté lundi soir d’avoir été « pris à partie ». « Camille Galtier nous dit que c’est normal que les communes offrent puisque, eux, à Manosque, ont offert le terrain de l’hôpital. Mais comment comparer une ville qui a 55 millions d’euros de budget de fonctionnement, à Banon qui a 1,3 million ? C’est la souris et le mammouth. Les marges de manœuvre sont incomparables », a-t-il argumenté. « On a déjà fait beaucoup d’efforts financiers, et en retour on a pas vu grand-chose. »

    Sylvain Ricci entrevoit tout de même « une sortie possible à ce mini-conflit ». « On peut descendre à 500 euros par mois sur 30 ans », a-t-il proposé. Il a cependant fermement maintenu sa position : « Nous ne céderons pas ce terrain gratuitement, c’est hors de question ! »

    Les deux maires ont convenu, vendredi, de se rencontrer en novembre. La décision concernant l’investissement pour l’Ehpad doit être prise lors du prochain conseil de surveillance, le 4 décembre.

  • [JO 2030] Une majorité d’avis contre le projet au fort des Têtes

    [JO 2030] Une majorité d’avis contre le projet au fort des Têtes

    Dimanche 11 octobre, près de 250 personnes étaient mobilisées au pied du fort des Têtes à Briançon pour montrer leur désaccord face à son réaménagement en village des athlètes en vue des Jeux 2030. Cette opposition se reflète dans le bilan de la concertation publique, publié quelques jours après que le Conseil municipal ait validé le projet. Sur un total de 268 contributions, 176 avis s’opposent explicitement au projet, et 41 s’opposent aux Jeux olympiques 2030 dans leur ensemble. 31 contributions sont favorables au projet du fort des Têtes, et 20 sont « sans avis ». Les inquiétudes concernent notamment les effets sur l’environnement et sur le patrimoine historique, ou encore le coût financier jugé trop important.

    « Ce bilan intervient après le Conseil municipal décisif sur les opérations foncières concernant le Fort, alors même que les contributions étaient censées éclairer les choix, dénonce le groupe d’opposition Briançon Territoire Vivant. Une concertation digne de ce nom doit éclairer la décision avant qu’elle ne soit prise. Elle ne doit pas devenir une formalité destinée à légitimer après coup des choix politiques. Le rôle d’un bilan est de restituer les désaccords, de permettre un véritable débat démocratique, pas de produire un plaidoyer en faveur du projet. »

    « Voilà, les citoyens se sont exprimés contre, mais on nous explique gentiment qu’ils s’en fichent et que le projet va continuer. De qui se fout-on ? », a réagi le collectif citoyen engagé contre cet aménagement.

    De son côté, la majorité municipale estime que ce projet bénéficiera aux habitants, car il permettra la création de logements sociaux et la préservation du fort, autrement impossible à financer.

    Agathe Di Lenardo

  • [Roller] Carla Pasquinelli s’est placée sur le toit du monde

    [Roller] Carla Pasquinelli s’est placée sur le toit du monde

    En voilà un parcours rocambolesque avant d’obtenir un premier titre de championne du monde de street. Arrivée au Paraguay quelques jours avant sa compétition, Carla Pasquinelli a dans un premier temps connu quelques mésaventures. « Au 2e entraînement, je fais une grosse chute, je me fais très mal au dos, au point où je n’étais pas sûre de pouvoir participer. Je pars sur les qualifs en pleurs parce que j’avais mal, j’avais peur d’aggraver ce que j’avais déjà », décrit-elle, plusieurs jours plus tard.

    Qualifiée 11e, « avec un run très light, avec quasi rien dedans », la Marseillaise accède tout de même aux demi-finales. L’essentiel est assuré et une autre donnée entre en considération : la météo. 80% de pluie sont annoncés durant la finale, il faut donc tout donner durant la demie, en prévision d’une annulation. « C’était tout ou rien. C’était sur la première figure que j’avais un peu peur de me faire mal. La première figure passe, la deuxième aussi, tout passe. Quand j’ai tout plaqué, je ne regardais même pas le tableau des scores. La seule chose qui m’importait, c’était de ne pas m’avoir fait mal. »

    Le tableau des scores rend finalement son verdict, 83.87. Soit plus de deux points de mieux que n’importe quelle concurrente. Le jour de la finale arrive et les risques de pluie restent élevés. Les entraînements se déroulent, quelques gouttes débarquent et l’annulation de la compétition juniors est prononcée. Finalement, une tempête balaie Asuncion. Fin de la partie, Carla Pasquinelli est sacrée devant deux Brésiliennes : « Au début, j’avais un peu de mal à réaliser. Je commence seulement. Il m’aura fallu trois jours », raconte-t-elle en riant. Ses World Games ne sont pas terminés puisque l’épreuve de park se déroule ce week-end. Le voyage est déjà une réussite.

  • [International de pétanque] Christophe Pattier persiste à faire patiner les boules

    [International de pétanque] Christophe Pattier persiste à faire patiner les boules

    Les passionnés de pétanque se sont massés autour du carré d’honneur, dimanche matin au Parc Jourdan, pour assister au quart de finale de Maison Durk, Kévin Prud’homme et Baldwin Magny, considérés comme les favoris au titre après avoir éliminé la veille Jean-Michel Puccinelli, Mickaël Bonetto et Dawson Herlemann. Face aux trois canonniers, trois hommes aux maillots blancs, dont un reconnaissable à sa barbe soignée et à son regard déterminé, étaient prêts à en découdre.

    Originaire de Marseille, avec des attaches familiales à Aix-en-Provence et Tarascon, Christophe Pattier, licencié au Jardin du Luxembourg (Paris 6e), a longtemps été considéré comme un prodige de la pétanque. « Il était très fort quand il était jeune », se souvient Maryan Barthélémy, directeur du Mondial La Marseillaise.

    Une dizaine de titres des Bouches-du-Rhône chez les jeunes, trois titres de Ligue (championnat régional) et un titre de champion du Vaucluse, lui ont ouvert les portes du groupe France junior en 2003. Malgré son talent, Christophe Pattier n’a jamais eu sa chance avec la sélection nationale, pour des raisons « extra-sportives ».

    « J’avais a minima le même niveau que les autres », estime le minot de la génération 1988, en concurrence avec des garçons à l’instar de Mickaël Jacquet, Christophe Calissi ou Jérémy Darodes. « Il savait tout faire », confirme Maryan Barthélémy.

    Longue pause de 12 ans

    Sa progression fulgurante s’est construite au sein de clubs provençaux comme les Cigalons Meyrarguais, « chez Jean-Roch (Marchetti) » à la Boule du Panier, avec laquelle il a été champion des clubs des Bouches-du-Rhône, ou encore la Boule de la Petite Vitesse, au parc Jourdan. Lieu qu’il a retrouvé ce week-end lors de son aventure jusqu’en quart de finale de l’International d’Aix.

    « Ce sont des bons souvenirs qui remontent. J’ai été licencié ici, j’allais à l’école et au lycée ici. J’avais les boules dans le sac pour aller faire des parties d’intérêt après les cours », sourit-il.

    Après une seule saison chez les seniors, le Marseillais avait rangé les boules pour se consacrer à sa vie familiale et professionnelle. Douze ans plus tard, il a retrouvé le chemin des terrains, malgré un emploi du temps chargé. Père de six enfants, il travaille dans le secteur du nucléaire, avec six jours de travail par semaine et de nombreux déplacements en France et à l’étranger.

    Le National aixois n’est d’ailleurs que sa 5e compétition de la saison. « Je suis devenu l’ombre de moi-même », lâche Christophe Pattier. « Sans pratique, impossible de performer. Après un long arrêt, retrouver le rythme, le mental et la confiance est compliqué. »

    Cela ne l’a toutefois pas empêché de signer une belle performance à Aix, en éliminant en 8e de finale Sébastien Batista et Stéphane Pagni, quarts de finalistes du France doublette.

  • L’OM colmate ses premières plaies en gagnant à Troyes

    L’OM colmate ses premières plaies en gagnant à Troyes

    Le dimanche troyen aurait pu mal se terminer pour les Olympiens.

    Preuve de la fébrilité du moment, à l’échauffement, Geoffrey Kondogbia a été pris à partie par un individu. Un incident qui pouvait rappeler un précédent à Guimaraes, impliquant Patrice Evra. Heureusement, au stade de l’Aube, cela s’est limité à un échange de mots, alors qu’au Portugal en 2018, le défenseur en était venu aux mains, avant d’être expulsé par l’arbitre avant le coup d’envoi.

    Preuve aussi que les Olympiens sont encore en quête de repères, et surtout de confiance, le temps nécessaire pour prendre la mesure d’une équipe troyenne pourtant peu efficace. Mais dont les attaques auront néanmoins touché à deux reprises le but de Jeffrey de Lange. « Je n’ai pas douté mais j’étais agacé », a admis Bruno Genesio. L’entraîneur marseillais qui a noté « un manque d’initiatives, des joueurs trop timorés face à une équipe bien en place. Nous avons manqué de rythme, d’initiative, de spontanéité ».

    Loin d’accabler ses joueurs, il s’est montré compréhensif. « Parfois, quand vous restez sur cinq défaites de suite, vous éprouvez le besoin de vous sécuriser. J’ai beaucoup insisté là-dessus à la mi-temps ». Un discours qui a porté puisque « nous avons été bien meilleurs en début de seconde période ». Tout en regrettant « qu’après le but, nous nous sommes recroquevillés et aurions pu le payer cher ».

    Toutefois, son OM a su tenir le score. Et même l’aggraver pour donner au succès, le premier à l’extérieur cette saison, une ampleur plus acceptable. Même si tout n’a pas été parfait dimanche, loin s’en faut. Bruno Genesio l’a souligné. « Je ne peux pas être pleinement satisfait, car je m’attache beaucoup au contenu de nos matches », a-t-il confié en salle de presse du stade de l’Aube. Avant de tempérer ses propos. « Vu notre situation, nous sommes satisfaits de renouer avec la victoire qui nous échappait depuis trop longtemps, même si dans le jeu nous savons que nous pouvons faire mieux et que c’est loin d’être notre meilleur match. Mais nous l’avons gagné, les autres nous les avions perdus. Il faut savoir être pragmatique. Le plus important était de casser cette spirale négative ».

    Première étape

    à confirmer

    C’est chose faite en Ligue 1. Maintenant arrive la réception d’Olympiakos en Ligue Europa jeudi, un match dans lequel ses Phocéens devront montrer qu’ils peuvent enchaîner un nouveau résultat positif.

    Pour Bruno Genesio, cette victoire « demandera à être confirmée. Nous avons besoin d’une série positive ». Il reconnaît que son équipe a encore besoin d’engranger de la confiance. Une confiance qui passe par d’autres résultats positifs pour gommer un peu plus les doutes. « Cela s’est vu en première mi-temps durant laquelle nous étions assez stressés, timorés. Nous avons eu la possession mais avons peu avancé, peu pris de risques. Ce genre de victoire peut nous redonner de la confiance ». Avant de conclure que « c’était un match très important, nous l’avons bien négocié, il fallait répondre présent et ça peut nous aider mentalement ».

    Bruno Genesio donne des nouvelles des blessés

    À Troyes dimanche, Tochukwu Nnadi et Geoffrey Kondogbia ont retrouvé leur place dans le groupe.

    Les deux hommes sont entrés en cours de match pour aider l’OM à conserver son avantage et le gain de la rencontre.

    Dans ses commentaires d’une soirée positive, Bruno Genesio a donné des nouvelles sur deux autres cadres, qui se sont blessés avec leur sélection nationale.

    « La blessure de Derek [Cornelius, ndlr] est assez rare, il ne sera pas disponible avant la trêve hivernale. Concernant Pierre [Emile Højbjerg, ndlr], il sera trop juste pour cette semaine, nous verrons la semaine prochaine ». Le Danois est espéré pour la réception du Havre.

    M.Ga.

  • Les oliviers du plateau de Valensole subissent la sécheresse

    Les oliviers du plateau de Valensole subissent la sécheresse

    « Avec la sécheresse, on ne sait pas du tout où on va. On a eu un hiver pluvieux, avec des arbres en forme ; et là, on se retrouve avec des olives toutes petites, qui tournent et deviennent noires » : Paolo Chabot, agriculteur agroécologique au moulin familial de Bonaventure, sur le plateau de Valensole, a subi de plein fouet les aléas climatiques cet été. « Le climat change trop, on n’arrive plus à faire de bons rendements de bonne qualité », regrette-t-il. Face à cette situation instable, il essaye de se diversifier et de miser sur des cultures moins vulnérables et sensibles au changement climatique. « Depuis deux ans, on essaye les oléagineux, comme le tournesol ; ou encore la moutarde », avec son père et son frère qui les a rejoints récemment sur la petite exploitation de 30 hectares. « On est assez peu à avoir la double casquette agriculteur et moulinier : il y a 10 moulins dans le 04, et que trois agriculteurs mouliniers », précise le producteur, qui a environ 800 clients agriculteurs.

    Paolo Chabot « essaye de tout faire en agroécologie », ce que l’ingénieure agronome Brune de La Selle définit comme « produire avec plutôt que contre le vivant ». « Plutôt qu’éliminer les espèces qui nous dérangent, on essaye de comprendre comment elles peuvent nous être utiles », explique-t-elle. Cette approche se veut une alternative au système agro-industriel.

    « Montrer que le bio peut être rémunérateur »

    Pour s’assurer d’avoir un revenu stable, l’agriculteur vend une partie de son huile d’olive à la start-up française Revoliva, qui propose à ses acheteurs un système de parrainage d’arbres et d’abonnement annuel. « On veut montrer que le bio peut être attractif, valorisant et rémunérateur », avance Daniel Bodenheimer Morales, qui a cofondé la marque Revoliva avec son ami d’enfance Fémi Faure. « On accompagne des fermes bio en France, en Espagne et en Italie. On peut doubler la rémunération en faisant du parrainage d’oliviers. La vente directe permet de mieux rémunérer les producteurs », affirme-t-il. La start-up, dont les bureaux sont à Paris, travaille aussi bien avec des particuliers qu’avec des chefs. Une quarantaine de restaurateurs parisiens se fournissent en huile d’olive chez eux. « Tout part d’un partenariat fort avec Paolo, qui est très engagé. On s’est compris en termes de valeurs », relate Daniel. « Chaque région a un pionnier », et Paolo est celui des Alpes-de-Haute-Provence.

    Revoliva permet aux producteurs d’accéder au marché, ce qui est « extrêmement difficile » pour eux sans être accompagnés, avance le cofondateur. « Aujourd’hui, le producteur vend ses olives en vrac à bas prix, il est à la limite de la rentabilité. Les négociants qui achètent ont pour but d’augmenter leur marge, parce qu’après, ils revendent à un intermédiaire qui revend à un magasin. L’agriculteur, lui tout seul, ne peut pas organiser sa vente. Donc nous, l’utilité qu’on a pour l’agriculteur, c’est la commercialisation, la sécurisation de la vente », précise Daniel.

    La France ne produit que 3 à 5% de l’huile d’olive qu’elle consomme, alors que l’Espagne produit près de la moitié de l’huile d’olive dans le monde. L’huile d’olive Revoliva est revendue uniquement sur le marché français.

  • Avignon : le foyer pour enfants Le Regain va rester définitivement fermé

    Avignon : le foyer pour enfants Le Regain va rester définitivement fermé

    Il n’y aura pas eu de regain de confiance entre, d’un côté le conseil départemental et la préfecture, et, de l’autre, l’association Coallia. Alors que tout le monde s’accorde sur le fait que la protection de l’enfance traverse une situation préoccupante en Vaucluse (notre édition de jeudi), le département perd une structure d’accueil. Un arrêté en date du 8 octobre, cosigné par Dominique Santoni, présidente LR du Département, et Thierry Suquet, préfet de Vaucluse, acte la « cessation définitive de la totalité des activités de la Mecs [maison d’enfants à caractère social] Le Regain ». La structure accueillait 29 jeunes, dont 12 en internat rue de l’Arousaire à Avignon, et 17 en semi-autonomie, dans des logements diffus.

    En avril, les mêmes autorités de tutelle avaient pris une décision similaire, mais provisoire pour six mois (notre édition du 14/04). Plusieurs inspections accablantes avaient constaté l’absence totale d’encadrement, des activités éducatives inexistantes, des locaux dégradés ou la présence d’alcool et de produits stupéfiants. Ainsi, malgré plusieurs rencontres et deux visites en juin et le 6 octobre, mais aussi la « transmission par Coallia de 184 pièces depuis le 30 mars en réponse aux injonctions formulées », Département et préfecture jugent que les conditions ne sont pas réunies pour rouvrir et rétablir le fonctionnement normal du foyer.

    Coallia prêt à se défendre devant la justice

    L’arrêté relève que la dernière visite du 6 octobre « permet d’identifier des manquements persistants, présentant un risque pour les mineurs et une impossibilité de reprise de l’activité en sécurité ». En creux, les autorités de tutelle dénoncent un décalage entre le discours de son gestionnaire et la réalité : « Les écarts concernent plusieurs composantes essentielles du fonctionnement de l’établissement : la constitution et la stabilité des équipes, l’organisation et la gouvernance de l’encadrement de proximité, la traduction opérationnelle du projet d’établissement et le contenu concret de l’action éducative. »

    Par conséquent, « la persistance, la nature et le cumul des difficultés qui perdurent après les six mois, période laissée au gestionnaire pour y remédier, remettent en cause la capacité même de celui-ci à garantir l’exercice de la mission autorisée », juge l’arrêté. Celui-ci précise que « des mesures nécessaires ont été prises » pour assurer le placement des mineurs de la Mecs. Contacté, le Département n’a pas souhaité communiquer davantage, notamment sur le devenir en lui-même du site.

    Comme en avril, où Coallia dénonçait « un contrôle à charge », le gestionnaire n’entend pas se laisser faire. Sollicité, ce géant associatif créé en 1962 (5 000 salariés, plus de 700 établissements), spécialisé dans l’accompagnement de publics fragilisés, « exprime sa profonde incompréhension et sa vive préoccupation face à cette décision radicale ». Sans entrer dans le détail des manquements reprochés, Coallia les réfute : « La protection des jeunes accompagnés demeure notre priorité. L’association a engagé des mesures d’amélioration et en a présenté l’état d’avancement aux autorités. Au vu des éléments dont elle dispose et des actions correctives engagées, elle ne partage pas l’analyse selon laquelle les jeunes auraient été exposés à un risque justifiant une décision de cette nature. » Coallia se réserve même le droit de contester l’arrêté et « étudie les voies de recours ouvertes, y compris juridictionnelles ». Un recours peut être déposé sous deux mois.

  • Aix-en-Provence : concilier patrimoine et tourisme durable

    Aix-en-Provence : concilier patrimoine et tourisme durable

    Ils sont une dizaine de professionnels du patrimoine, de l’urbanisme, de la culture et du tourisme arrivés du monde entier à s’être retrouvés dans la capitale de Provence, le temps d’une semaine. Venus de Croatie, de Palestine, du Liban ou d’Amérique du Sud, ils ont entamé lundi une semaine de formation internationale, pilotée par l’association des Sites et Cités Remarquables de France.

    Fondée en 2001, elle compte désormais 320 villes et territoires français en son sein. Son activité consiste notamment à réfléchir à la protection et la valorisation du patrimoine. L’événement, privé, a lieu une fois par an dans une ville différente. Un thème sert de fil rouge aux débats et ateliers proposés qui rythment l’emploi du temps des participants : le « patrimoine et tourisme durable ».

    « Au cours de cette semaine de discussions et d’échanges, on va se rendre compte qu’au travers de cultures, de pays différents, nous avons en fait des projets communs, des visions qui peuvent être identiques comme différentes. Et l’on s’enrichit des différences des autres », contextualise Marie-Pierre Sicard-Desnuelles, vice-présidente de l’association et adjointe au patrimoine de la Ville. Pour intégrer la semaine de formation, les participants ont dû répondre à un appel à projet, lancé par Sites et Cités il y a quatre mois. Plusieurs visites des lieux culturels de la ville et de ses alentours sont au programme pour les participants sur place.

    « Aix est une ville

    assez exemplaire »

    Notamment le musée Granet, le grand site de la Sainte-Victoire, mais aussi le village de Puyloubier… Plusieurs conférences, échanges et débats sont également prévus. Parmi les intervenants attendus, Michel Fraisset, directeur de l’Office de Tourisme d’Aix, Edane Edane Dorgelet Adonis, directeur de l’Office de tourisme d’Ebolowa, au Cameroun, Anne Vourc’h, docteur en sociologie et conseillère du réseau Grands sites de France…

    « L’idée globale de cette rencontre est de voir comment une ville, grâce à son patrimoine, peut être attractive sans rester sous cloche. Soit trouver un équilibre entre un cadre de vie pour les habitants tout en étant touristique, précise Florence Sirot, directrice de Sites et Cités. Aix est une ville assez exemplaire sur cette caution d’attractivité touristique, de gestion du tourisme… Cela nous semblait naturel de le faire ici. Aussi, tout le département travaille sur (la question du tourisme durable), pour éviter, par exemple, que les mêmes sites soient visités. »

    Mais Florence Sirot de préciser : « Attention, nous ne sommes pas là pour dire quoi faire. On reste sur de l’échange et du partage d’idées. »

  • À Port-de-Bouc, les Atsem reprennent le travail sur la pause méridienne

    À Port-de-Bouc, les Atsem reprennent le travail sur la pause méridienne

    Comme tous les midis depuis le 28 septembre, les Agentes territoriales spécialisées des écoles maternelles (Atsem) étaient en grève reconductible ce lundi 12 octobre. Après une réunion avec les élus et les représentants syndicaux dans la soirée, elles se sont engagées à reprendre le travail à la cantine ce mardi. Les représentants syndicaux souhaitent négocier sur le prélèvement des jours de grève. Un entretien est prévu entre le permanent et l’adjointe au personnel pour en rediscuter, apprend la Ville.

    Les Atsem dénoncent un manque de personnels, notamment lors des pauses méridiennes, ce qui nuit à la sécurité des enfants et à leurs conditions de travail. Une gréviste, qui souhaite garder l’anonymat, témoigne : « Ça fait un an qu’on alerte sur cette situation. À la cantine, les petits sont encadrés par nous et des agents d’entretien, qui sont souvent absents en raison d’arrêts maladies récurrents, ce qui cause une surcharge de travail. Sachant qu’on a des enfants de deux ans dont il faut changer les couches, qu’il faut couper la viande des petits à midi, qu’ils peuvent se disputer ou se faire mal avec les fourchettes… C’est par rapport à leur sécurité que ça nous angoisse. »

    Reçues par la majorité à trois reprises la semaine dernière, elles ont obtenu trois des cinq renforts qu’elles demandaient. Deux vacataires ont été positionnés à Lucia-Tichadou, et un aux Arcades Louis-Azémard. Laurent Belsola (PCF) leur a garanti la pérennisation de ces postes. Mais pour le maire, le taux d’encadrement et les conditions de travail s’amélioreront avant tout en luttant contre l’absentéisme. Un travail partenarial avec les personnels et les représentants syndicaux doit être mené sur les risques psychosociaux.

    Le remplacement systématique impossible

    L’élu explique que « la commune ne peut pas se permettre de remplacer de façon systématique des agents titulaires par des agents vacataires ». « À l’heure où les moyens des collectivités sont rognés de toutes parts et où les Villes perdent toujours plus de dotations permettant d’assurer l’offre de service public, il est impossible, pour Port-de-Bouc, de remplacer des agents dans des écoles au sein desquelles les préconisations liées au taux d’encadrement sont à la fois respectées et plus favorables que dans d’autres communes », poursuit-il.

    Alors que la moyenne nationale se situe à un adulte pour 14 enfants, les sept écoles maternelles de la commune sont dotées d’un adulte pour 12 enfants au maximum (dans les établissements où les renforts ont été fléchés) et six enfants au minimum. L’objectif visé par la municipalité comme les Atsem est d’arriver à une moyenne de neuf enfants par encadrant.