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  • Le festival Charbon Ardent rallume la flamme

    Le festival Charbon Ardent rallume la flamme

    À La Grand-Combe, le mois de décembre commence sous le signe du feu et des émotions. Du 3 au 7 décembre, Charbon Ardent revient pour sa 19e édition, fidèle à son ambition : offrir un festival gratuit, populaire et ancré dans l’identité cévenole. Cette année, la « Symphonie des éléments » servira de fil conducteur à une programmation qui mêlera création artistique, mémoire minière et fête collective. Le froid ne fait pas peur au public, et seule la pluie inquiète la municipalité.

    Un programme bouillant

    Pendant cinq jours, la ville entière s’animera, de la place Jean-Jaurès à l’espace Frida-Kahlo, en passant par le puits Ricard. C’est justement au puits Ricard que se jouera l’un des grands moments du festival. Samedi 6 décembre, la compagnie La Machine présentera « Incandescences », un spectacle de feu et de lumière. Habituée aux performances monumentales à Toulouse, Nantes ou Calais, la troupe promet une création « poétique et lumineuse », spécialement adaptée à ce site classé.

    Autour de ce final très attendu, Charbon Ardent proposera une semaine dense : soirée rap avec Vices & Versets et Benjamin Epps, concert afro-cubain des Panteras, sirènes musicales de la Cie Mécanique Vivante, spectacles de danse, marionnettes, pyromanie ou vernissages. Des centaines d’élèves du territoire participeront aussi à des ateliers artistiques avant des restitutions publiques. La Grand-Combe, autrefois mine de charbon, revendique désormais une autre identité : celle d’une mine de culture.

  • [Maj] Les territoriaux d’Avignon prêts à la grève pour un meilleur salaire

    [Maj] Les territoriaux d’Avignon prêts à la grève pour un meilleur salaire

    Indépendamment de l’appel national à la grève de ce mardi (lire page 2 et 3), les agents municipaux d’Avignon pourraient également cesser le travail à partir de ce jeudi. L’intersyndicale CFDT-CGT-FO-Fédération autonome a déposé un préavis de grève face à la « véritable mascarade », selon Nicolas Garcia, secrétaire FO Territoriaux, des négociations liées à la revalorisation de leur régime indemnitaire. Ou Rifseep, dans le jargon administratif, dispositif de primes et compléments de salaire propre à chaque collectivité.

    Des négociations se sont ouvertes, en début d’année, pour revoir ce régime avec une enveloppe budgétaire initiale de 300 000 euros, destinée aux agents de catégorie C. Soit les fonctionnaires les moins bien rémunérés qui, à Avignon, représentent près de 55% de la globalité des 2 300 agents. « Il faut un geste fort, certains agents font des astreintes et heures supplémentaires juste pour finir le mois », constate Dalila Djoudi, secrétaire CGT Territoriaux. Une dizaine de réunions ont eu lieu afin d’identifier chaque fiche de postes et les critères possibles de réévaluation salariale. L’intersyndicale estime avoir joué le jeu en travaillant ensemble pour avancer des propositions communes et pas en ordre dispersé. En vain. « Nous n’avons pas trouvé de compromis », déplore Marie Douzon, secrétaire de la Fédération autonome. « Nous refusons qu’in fine seulement la moitié des agents soient concernés par cette hausse », poursuit-elle. Selon un premier arbitrage municipal cité par les syndicats, seuls les agents ayant une indemnité inférieure à 200 euros ainsi que cinq métiers (Atsem, agents de bibliothèque, agents d’entretien, assistants de gestion administrative) seraient concernés.

    « On nous a pris pour

    des imbéciles »

    « Nous avions fait une proposition qui concerne tout le monde avec une enveloppe de 375 000 euros et un effet rétroactif que sur 9 mois et non 12 », détaille Valérie Foeller, secrétaire CFDT Territoriaux. « On nous a pris pour des imbéciles car notre proposition n’a même pas été étudiée, on nous a imposé un arbitrage unilatéral », peste Nicolas Lopez. L’intersyndicale en veut aussi à la maire (PS), Cécile Helle, qui ne l’a pas reçue sur le sujet. Elle appelle à un rassemblement le 9 décembre (8h30, devant la mairie), en amont d’un comité social territorial. « Les agents sont en colère, on va le montrer ce jour là », assure Valérie Foeller.

    Contacté, David Fournier, adjoint (PS) à l’administration générale, confie s’être mis en retrait du dossier depuis septembre, ne pouvant « être juge et partie » en tant que candidat aux municipales. Si lundi soir nous n’avions pu joindre le Premier adjoint c’est parce l’intéressé était en réunion jusqu’à tard avec les services de la Ville pour préparer une contre proposition sur la revalorisation salariale en cours de négociation. « Je trouverais dommage que ça ne puisse pas aboutir avec les propositions que l’on va faire », assure Claude Nahoum, joint ce mardi matin, qui réserve la teneur des annonces aux syndicats lors d’une réunion d’ici au 9 décembre, jour du CST. Selon les syndicats, les propositions de la Ville ne permettraient d’augmenter que la moitié des agents de catégorie C. « On était plutôt sur 58 %, nuance Claude Nahoum. L’objectif est de couvrir la totalité des catégories C en augmentant légèrement l’enveloppe prévue de 300 000 euros sans empiéter de trop sur l’enveloppe 2026 [fixée aussi à 300 000 euros et qui doit couvrir le reste des agents C et les B] ». Le Premier adjoint assure ne pas éluder les difficultés financières des agents : « On n’est pas une entreprise privée, on est conscient du travail fait par les agents au quotidien en direction des habitants. Des éléments importants ont échelonné tout le mandat comme la mise en place de la prévoyance, la mutuelle, et la revalorisation modeste des tickets restaurants (5 à 6 euros) ».

  • Les Pères Noël verts reprennent du service

    Les Pères Noël verts reprennent du service

    Que Noël n’oublie personne. » Telle est la mission assignée, depuis 1976, par le Secours populaire français (SPF) à ses Pères Noël verts. « L’idée n’est pas de remplacer le Père Noël rouge, mais de lui donner un coup de main », résume Fabien Albert, secrétaire général du Secours populaire de l’Hérault. « Les Pères Noël verts vont aller chercher des moyens pour acheter des jouets neufs, les mettre à disposition des parents qui ensuite les récupéreront pour les glisser au pied du sapin. Comme ça les enfants n’ont pas vu le scénario qui se joue et tout le monde peut avoir un cadeau à ouvrir à Noël », poursuit-il.

    Rien de moins évident, hélas, par les temps qui courent. En effet, « d’après le dernier baromètre Ipsos/Secours populaire, près d’un parent sur deux (49%) éprouve de la honte de ne pas pouvoir offrir à ses enfants les cadeaux qu’ils souhaiteraient », souligne l’association, qui a lancé le 19 novembre sa tournée des Pères Noël verts. « Cela prend différentes formes : des entreprises qui se mobilisent et collectent des jouets, de préférence neufs ; des écoles où les enfants apportent leurs jouets qui ne sont plus utilisés mais en bon état ; des collectes dans les supermarchés ; ou encore de l’argent collecté par les troncs et grâce auquel on va acheter des jouets neufs qu’on remettra ensuite aux parents », détaille Fabien Albert. Sur les 32 000 personnes accompagnées par le SPF de l’Hérault, un tiers environ sont des enfants, qui pourront profiter de ce coup de pouce solidaire.

    « Des repas et goûters de Noël, des sorties et animations, des distributions de paniers festifs, des dons de jeux et jouets à destination des familles accompagnées par le Secours populaire sont prévues dans toutes nos structures. » À Montpellier, un repas de fin d’année à l’Hôtel de ville sera organisé le 14 décembre, « à destination de près de 300 personnes accompagnées et bénévoles ». Une initiative reproduite sur leurs territoires respectifs par l’ensemble des comités.

    Parmi les actions solidaires organisées dans le département d’ici les fêtes, de nombreuses braderies comme dans le quartier de Figuerolles, à Montpellier, où le local de l’antenne dédie une pièce aux jouets à prix solidaires (du 24 novembre au 18 décembre) ou dans les locaux du SPF 34 au Marché gare, où un grand déstockage est organisé le 6 décembre, de 9h à 14h. D’autres braderies auront lieu dans tout l’Hérault (Sète, 6 décembre, 9h-18h ; Frontignan, 5 et 6 décembre, 10h-17h ; Clermont-l’Hérault, 6 décembre, 9h-12h et 14h-17h ; ou encore une braderie permanente à Pézenas, où l’espace solidarité du centre-ville se transforme en boutique de Noël solidaire). Des opérations paquets cadeaux sont également organisées dans de nombreuses structures, comme à la Fnac de Montpellier du 27 novembre au 24 décembre.

  • La « tech israélienne » de l’eau n’est pas la bienvenue

    La « tech israélienne » de l’eau n’est pas la bienvenue

    Le rendez-vous ne passe pas. Dans une lettre ouverte au président (Ren.) de la Région, Renaud Muselier, une quinzaine de collectifs et associations engagés sur la question de l’accès à l’eau et du soutien à la Palestine, la CGT du conseil régional, la France insoumise et le collectif Vaï demandent l’annulation d’une rencontre organisée, ce mercredi, avec des entreprises israéliennes de l’eau.

    « Christian Estrosi, Renaud Muselier ou Éric Ciotti sont assujettis au traité sur la prévention du génocide », que la France a signé en janvier 2024, insiste Régine Fiorani du collectif Marseille Gaza. « Nous nous opposons fermement à cette collaboration avec des entreprises qui, de près ou de loin, contribuent au crime de guerre et crime contre l’humanité perpétrés par l’État israélien et l’armée israélienne. »

    La délégation de dix sociétés israéliennes spécialisées dans les technologies de pointe de l’eau doit être reçue au Tholonet, dans le cadre d’un événement organisé par Rising Sud, l’agence d’attractivité et de développement économique de la Région, avec la Société du canal de Provence (SCP) et le ministère israélien de l’Économie. Au menu : présentations de projets, rendez-vous pros, et visite d’infrastructures hydrauliques…

    La démarche s’inscrit dans une convention de partenariat entre la SCP dont est actionnaire la Région, et Mekorot, la compagnie des eaux israélienne. Elle a été signée en mai 2023, lors d’un voyage organisé en Israël, et s’inscrit dans le plan Or bleu : 620 millions d’euros fléchés d’ici 2028, s’inspirant de ce qui a pu être mis en place en Espagne ou en Israël.

    « Quel est le statut de ce type de rendez-vous du point de vue du droit international ? », interroge Benard Mounier (Eau Bien commun Paca), rappelant que « la privation d’eau est utilisée comme arme de guerre » à Gaza, en violation de l’ordonnance de la Cour pénale internationale de mars 2024 : bombardement des infrastructures d’assainissement et des réseaux hydriques, pollution des nappes phréatiques… La gestion de l’eau est « un outil de domestication des populations » et « le cheval de Troie de l’installation des colons », poursuit Anti du collectif Hydre. « Cette association est condamnable du point de vue de l’action génocidaire qu’il y a derrière, mais aussi du point de vue de l’imaginaire socio-technique qui va contre l’idée même de l’eau bien commun. »

  • Deux visions s’engagent à Aubagne pour le scrutin municipal

    Deux visions s’engagent à Aubagne pour le scrutin municipal

    Si à gauche, deux candidatures sont déjà déclarées, d’autres personnalités, non encartées, sont depuis sorties du bois (ou plutôt, ici, de la garrigue). Après Giovanni Schipani, estampillé « sans étiquette », Jeannine Levasseur s’est déclarée, courant octobre.

    Native d’Aubagne, cette femme de 76 ans, « à droite et au centre droit » dit-elle, a été assistante de direction chez Nestlé et a dirigé une entreprise avec son mari. Elle a longtemps été dans l’équipe du maire actuel, Gérard Gazay. Directrice de campagne en 2014, elle a été adjointe à l’urbanisme durant le premier mandat (2014-2020), puis adjointe de quartier.

    Son intervention lors du conseil municipal du 25 mars dernier, au sujet de la véritable superficie du futur Office de tourisme cours Voltaire – « intox ou méconnaissance du dossier ? », interpelle-t-elle alors le maire – a conduit Gérard Gazay à la pousser vers la sortie. Ce dernier lui a demandé de démissionner de son poste d’adjointe, en juillet. Le préfet a accepté sa démission, courant octobre. Toujours conseillère, elle est aussi, depuis cette date, candidate aux municipales. Dans la profession de foi de sa liste « Un nouvel espoir pour Aubagne », Jeannine Levasseur indique : « Depuis plusieurs mois, de nombreux aubagnais m’ont interpellée. Ils se sentent écartés des décisions, ignorés par un maire qui semble avoir oublié ce qu’est la proximité. » Aussi a-t-elle décidé de se présenter « pour redonner à Aubagne le souffle qu’elle mérite ».

    Ex-adjointe de Gérard Gazay, très impliquée dans le social, Valérie Morinière l’a rejointe. Quatre des idées fortes de Jeannine Levasseur sont « un moratoire pour la construction à Aubagne, car là on construit pour récupérer la taxe foncière, or la ville est défigurée. Une meilleure gestion des finances, avec rigueur et bon sens pour que l’argent public serve pleinement l’intérêt collectif. Une gouvernance exemplaire et transparente. Un grand parc urbain au Bras d’Or ».

    « Nouvel élan »

    Dans ce même lieu, le chirurgien Mohammed Salem, qui a inauguré son local de campagne au 9 avenue Loulou-Delfieu le 14 novembre dernier, veut créer un espace « intergénérationnel ». Président de la Commission médicale d’établissement au centre hospitalier Edmond-Garcin, Mohammed Salem avait annoncé sa volonté de partir pour les municipales il y a plusieurs mois. Avec sa liste « Ensemble vers l’avenir », il souhaite « s’engager afin de donner un nouvel élan à cette ville qui s’éteint. »

    « Afin d’enrichir et amender ensemble nos propositions », a-t-il annoncé lors de son discours le 14 novembre, il donne rendez-vous à la population « courant janvier ».

  • [Entretien] Louis Bertignac: « Le rock est un langage qui m’a plu, on ne peut pas mentir »

    [Entretien] Louis Bertignac: « Le rock est un langage qui m’a plu, on ne peut pas mentir »

    La Marseillaise : Diriez-vous que votre dernier album solo en date, « Dans le film de ma vie », sonne comme un autoportrait rock ?

    Louis Bertignac : À part la chanson éponyme Dans le film de ma vie, pas tant que cela. Après, cet album raconte des choses que je vis, que je côtoie. Mais comme d’habitude et pas plus que mes albums précédents.

    L’album est en tout cas nourri
    par vos observations
     : dans le titre « Allez vite », vous déplorez qu’« aux infos, à la télé,
    la peur tourne en boucle
     ».
    Dans ce monde-là, est-ce que Ginette Kolinka, mère de Richard, le batteur de Téléphone, qui a accueilli dans sa cave les premières répétitions du groupe, fait figure de boussole pour vous
     ?

    L.B. : Pas vraiment, parce que j’ai été au courant des aventures, si on peut dire, de Ginette Kolinka [survivante du camp de concentration et d’extermination d’Auschwitz-Birkenau, Ndlr.], beaucoup plus tard. À l’époque de Téléphone, elle ne nous en parlait jamais et Richard non plus. En revanche, longtemps après la fin du groupe, j’ai entendu Richard me parler de sa mère. J’étais complètement scié, car je n’étais absolument pas au courant de cette histoire. Après, c’est sûr qu’elle ne la criait pas sur les toits. Elle était étonnamment joyeuse tout le temps. Et elle l’est toujours. Car sa deuxième vie, elle a décidé de la vivre dans le bonheur tellement elle a souffert dans la première partie. Aujourd’hui, vu qu’elle a choisi comme mission d’en parler, et surtout aux jeunes pour ne pas qu’ils oublient, forcément, on est tous au courant. Mais même à son fils, avant un certain âge, je pense qu’elle ne lui en avait pas parlé.

    Dans « Jamais », vous regrettez que « chacun ne pense qu’à son petit moi, ici-bas ». Dans cette époque de replis, d’où peut surgir la lumière, selon vous ?

    L.B. : De temps en temps, je me dit que la musique est une bonne chose. L’amour et l’amitié aussi. Mais, à part cela, je ne sais pas trop.

    Le rock a-t-il été une bouée de sauvetage pour vous ?

    L.B. : Clairement. Je ne savais pas quoi faire à l’époque. Vers 14-15 ans, je suis tombé amoureux de cette musique. C’est grâce à des albums comme Let it be ou Abbey road [des Beatles], puis Who’s next et ceux de Led Zeppelin et Jimi Hendrix que j’ai décidé, ensuite, de faire de la musique. Par moi même, puis avec d’autres musiciens. Le rock est un langage qui m’a plu, on ne peut pas mentir en musique. Aujourd’hui, je pense encore que c’est ce genre de sentiments qui peuvent sauver le monde.

    Dans « Ne crack pas », vous évoquez aussi les dangers et mirages des drogues dures, dont vous avez été une victime. Là aussi, le rock vous a aidé ?

    L.B. : À l’époque de Téléphone, où tous ces problèmes sont arrivés, cela m’a aidé car, dès qu’on partait en tournée, j’arrêtais tout. Partir faire des concerts et quitter Paris, la ville où je connaissais des gens qui se défonçaient, me faisait un bien de dingue. Mais, comme un con, en rentrant chez moi, je retombais dedans. Une petite ligne et c’était reparti. Ça a duré 10 ans. Mais, contrairement aux idées reçues, ce n’est pas le rock qui m’a plongé dedans. Au contraire, ça m’a permis de m’en sortir de temps en temps. Le rock me donnait de l’air.

    Une bouffée d’air que vous avez symbolisé dans « Vas-y guitare », sorti en 1993…

    L.B. : Je me suis rendu compte qu’à certains moments, surtout dans les mauvais, c’est la musique qui me procure le plus de bien-être. Je prends la guitare et je me mets à rêver en jouant. C’est un peu l’histoire de Vas-y guitare : le mec se fait larguer, il prend sa guitare et ça va mieux. Il se fait virer de son boulot, il prend sa guitare. Et ça va mieux aussi.

    Si certains des titres de votre dernier album jettent un coup d’œil dans le rétroviseur, préparez-vous toujours de nouveaux projets ?

    L.B. : J’ai écrit Dans le film de ma vie en même temps que mon autobiographie. Je me suis donc retourné sur moi-même. Je me suis plongé dans mon passé pour retrouver des souvenirs. En ce qui concerne mes projets, c’est de continuer à faire des tournées. En 2026, on va faire des concerts dans le monde entier. Et j’ai aussi un album, un peu opéra, en préparation. ça va parler de la vie d’un jeune garçon qui me ressemble.

  • CGT, FSU et Solidaires appellent à manifester contre l’austérité

    CGT, FSU et Solidaires appellent à manifester contre l’austérité

    Marc Pietrosino, secrétaire général Union départementale CGT, Bouches-du-Rhône

    « On fait face à un budget de la Sécurité sociale qui est pire que ce qui était présenté avant. Il y a le chantage sur le décalage de la réforme des retraites, contre lequel on serait obligé d’accepter le doublement des franchises médicales ou d’autres mesures profondément antisociales. On doit se mobiliser pour dire non à tout cela et donc protéger les plus précaires et démunis. Les élus brouillent un peu les pistes sur ce budget : vote ou pas, ce qui pourrait se passer ou pas… Nous, les organisations syndicales, on envoie un message clair : ce budget, on n’en veut pas. Il y a d’autres moyens de financer la Sécurité sociale. Dans une multitude d’entreprises, la situation sociale est tendue, la colère sociale doit s’exprimer. »

    Alain Tournay, secrétaire départemental FSU, Var

    « On est dans la lignée des deux dernières mobilisations, celles du 18 septembre et du 2 octobre, car la situation n’a pas évoluée au niveau du budget. Les demandes de justice fiscale, sociale et environnementale et la colère des travailleurs sont toujours d’actualité. Les « pseudo négociations » actuelles ne conviennent pas. Prenons un exemple : sur la suspension de la réforme des retraites, nous ne sommes pas dans cette optique, mais bien pour son abrogation. Ce sont quelques miettes, alors que le peuple est contre cette réforme. Ce budget assèche les services publics, entraîne plus de précarité chez les travailleurs et les étudiants. On est sur un budget de régressions sociales alors que les actionnaires s’en mettent plein les poches ! »

    Laurence de Villèle, secrétaire départementale CGT, Vaucluse

    « Depuis le début des débats parlementaires, on observe une alliance de la droite et de l’extrême droite. Si nous, notre ligne, on l’a, on ne sait pas où va le gouvernement. Ils protègent les grandes fortunes et aucune avancée pour le monde du travail n’a été obtenue. Dans un contexte où il y a 211 milliards d’euros d’exonérations aux entreprises sans contrepartie, il y a un choix politique de fait. La colère s’ancre dans notre pays avec un pouvoir d’achat qui ne fait que baisser depuis 20 ans. L’État ne mesure pas la situation sociale des Français. Si les hôpitaux ne vont pas bien aujourd’hui, c’est à cause des innombrables exonérations sociales que l’on offre aux patrons. »

    Alice Richard, co-secrétaire Solidaires, Bouches-du-Rhône

    « Même s’il y a eu des remaniements ministériels, même s’il y a eu quelques modifications dans le budget, il reste très austéritaire. Il y a un certain nombre d’allocations qui ne vont pas être indexées sur l’inflation, avec des conséquences pour les plus précaires. Dans l’Éducation nationale, il y a l’annonce de 4 000 suppressions de postes pour la prochaine rentrée… Alors que le budget de la Défense dépasse celui de l’Éducation ! On se mobilise aujourd’hui pour réclamer un autre budget, un autre partage des richesses. On est sur une date symbolique du côté calendrier législatif, et c’est dans la rue qu’on gagne les mesures de progrès social. Mettre l’argent dans des services publics plutôt que dans l’armée. »

    Richard Roméo-Giberti, secrétaire général Union départementale CGT, Var

    « On est dans une période où il peut être voté, ou pas, un budget hautement austéritaire et qui peut sanctionner toute solidarité nationale. On se mobilise pour mettre la pression sur l’exécutif dans un moment où il y a une dérive de l’utilisation de l’argent public, avec un budget qui ne répond pas aux besoins sociaux. Peu importe le casting du gouvernement, on invite les salariés de ce pays et le monde du travail en général à reprendre en main ses affaires. Tout ce qui peut être arraché doit l’être. Il faut une rupture dans le fond et qu’on arrive à un réel débat autour des orientations budgétaires. Notamment sur la question du budget de la Défense, ce n’est pas possible que ça soit celui qui grossisse le plus. »

    Sylvain Bartet, secrétaire départemental FSU, Vaucluse

    « Il faut se mobiliser car il faut combattre l’austérité et débloquer le verrou salarial, pour nous donc, dans la fonction publique, mais aussi partout ailleurs. Nous devons peser sur le débat politique. Quand on voit comment a été traité le sujet de la taxe Zucman, qui, je le rappelle, pensait en faire une action transpartisane, on voit que les macronistes et la droite agissent comme des boucliers fiscaux pour les grandes fortunes. Quels que soient les gouvernements qui se succèdent, il y a une volonté de maintenir une politique de l’offre au profit des grandes entreprises. Face à cela, on ne peut lutter qu’avec une plus grande pression du monde du travail. »

  • Avec le gaz vert, la commune opte pour l’énergie décarbonée

    Avec le gaz vert, la commune opte pour l’énergie décarbonée

    Sur les panneaux d’entrée de ville, la commune de Roquevaire affiche désormais la mention « Ville engagée gaz vert ».

    Ceux-ci ont été officiellement dévoilés le 26 novembre dernier. La commune achète son gaz naturel via le groupement d’achat du syndicat Territoire d’Énergie 13, qui propose à ses communes adhérentes de s’inscrire dans une démarche de transition énergétique concrète : à partir du 1er janvier 2026, les bâtiments communaux consommeront 10% de gaz vert, puis 20% à partir 1er janvier 2028.

    L’objectif est de réduire significativement les émissions de gaz à effet de serre (GES) en favorisant l’utilisation de gaz vert. Produit en France à partir de déchets issus de la filière agricole (lisiers, fumiers), de l’industrie agroalimentaire ou des collectivités (restauration collective, boues de stations d’épuration), le gaz vert a les mêmes caractéristiques et les mêmes usages que le gaz naturel. Il est adapté à toutes les installations existantes, sans travaux, tout en diminuant les émissions de CO2.

    Pour la commune de Roquevaire et ses huit bâtiments alimentés en gaz vert
    – dont l’hôtel de ville et les écoles – 49,8 tonnes d’émissions de CO2 sont évitées, soit l’équivalent de 432 trajets Paris-Marseille.

    « Face à l’urgence climatique, nous accélérons la mise en œuvre de projets d’énergie renouvelable. Ces décisions visent à réduire les risques pour notre planète et à préparer un avenir meilleur », a commenté le 26 novembre l’adjoint au maire de Roquevaire, Alain Gracia.

  • Unis pour La Garde : le rassemblement en marche

    Unis pour La Garde : le rassemblement en marche

    L’infirmière libérale a officiellement annoncé sa candidature à la mairie de La Garde dans la salle Gérard-Philipe. L’occasion pour la tête de liste du rassemblement des forces de gauche, des écologistes et des citoyens, réunis sous la bannière « Unis pour La Garde », de défendre la nécessité d’ouvrir « une nouvelle ère démocratique fondée sur la proximité, la transparence et l’intérêt général ». Et d’insister : « Nous ne sommes pas la liste d’un parti. Nous sommes une équipe de citoyens unis par une conviction : La Garde mérite mieux. »

    Des citoyens rassemblés dans une dynamique transpartisane « pour réhabiliter une gouvernance locale apaisée, exemplaire et tournée vers les habitants, loin des querelles politiciennes et des pressions locales ».

    Une méthode, assure-t-elle, basée sur le dialogue, la proximité et la coconstruction avec les habitants. « Votre porte, je l’ouvre tous les jours. Vos inquiétudes, vos espoirs, vos colères, je les entends. Ce sont eux qui guident ma candidature », a mis en avant la professionnelle du soin à domicile.

    Elle propose la mise en place d’un pacte de gouvernance locale, fondé sur la transparence, l’écoute et la concertation, bien ancré dans le réel pour protéger mieux aujourd’hui et préparer demain.

    Parmi les grandes lignes du programme, on retrouve entre autres la tranquillité publique, une « transition écologique ambitieuse », ou encore « la création d’une mutuelle communale pour améliorer l’accès à la santé tout en récupérant du pouvoir d’achat ».

    Elle propose de faire de La Garde « une ville qui protège, qui respire, qui rayonne ». Et qui prépare l’avenir. En tout cas, ici, toute la gauche semble tirer dans le même sens pour reprendre la ville.

  • Ces mouvements appellent à l’unité de la gauche dans le Var

    Ces mouvements appellent à l’unité de la gauche dans le Var

    Face à une montée impétueuse du Rassemblement national, qui risque de s’emparer des plus grandes villes de notre département, il y a urgence à s’unir à gauche pour offrir une alternative à ce parti d’extrême droite, mais aussi à une droite qui est en perte de vitesse et accrochée par un certain nombre de procès et de condamnations pour des prises illégales d’intérêt notamment. » Pour Laurent Gilbert (L’Après), comme pour tous les membres des forces politiques rassemblées (Génération.s, Les Écologistes, L’Après et Le Var Debout), ce lundi matin sur le port de Toulon, pas question de se satisfaire du statu quo.

    Faire front contre l’extrême droite

    Tous dénoncent « les intérêts partisans qui s’imposent, notamment à Toulon et La Seyne ». Avec « des listes concurrentes montées au détriment du peuple de gauche ». Une situation qui risque, il est vrai, d’en démobiliser certains, avec les risques évoqués plus haut. Ils appellent donc à un ressaisissement collectif, en pointant les exemples réussis d’union, comme à Fréjus et Draguignan, où le rassemblement va du PS jusqu’à LFI.

    « C’est que nous avons réussi à faire au Pradet également », intervient Chantal Moutet (Les écologistes), qui met en garde sur la future composition du conseil métropolitain : « Quand on voit la porosité entre la droite actuelle et l’extrême droite, on ne peut pas imaginer leur abandonner l’hémicycle. » Elle insiste sur la nécessité absolue de renforcer la présence d’élus de gauche.

    « Si nous retrouvons nos quatre mouvements ensemble, dans cette initiative, c’est aussi le résultat du lancement au niveau national du Front populaire pour 2027 », explique Jean-Pierre Luquand (Les Écologistes). Pour le responsable politique, l’un des enjeux majeurs de ces municipales est aussi de créer un rapport de force pour les prochaines échéances électorales, dont la présidentielle. Et de prévenir : « S’il n’y a pas une candidature unique à gauche, c’est la porte ouverte au RN. »

    Daniel Bombert (Le Var Debout) veut mettre en avant que, pour autant, la gauche est loin d’être éparpillée, même si certains ont décidé de faire cavalier seul (principalement les partisans de Jean-Luc Mélenchon), comme en témoigne le travail effectué par Toulon en Commun dans la ville préfecture. « Le machisme et les arrangements népotiques ne sont pas une fatalité dans le Var, et c’est un axe de travail qu’on est les seuls à vraiment pouvoir bien développer », ajoute-t-il. « Je pense que c’est de notre responsabilité, à gauche, de faire front contre ce qui risque d’arriver », affirme à son tour Jézabel Aded (Le Var Debout).

    Guy Calmes (L’Après) fait partie de ces militants seynois qui ont refusé la stratégie de division de LFI pour se reconstruire ailleurs et travailler à faire gagner le camp des progressistes. « Nous n’avons jamais cessé d’appeler à l’union et nous le faisons encore, même si, parfois, on peut désespérer de la situation », avoue-t-il. Il poursuit : « On est dans une ville qui a un passé ouvrier et où un habitant sur cinq vit en dessous du seuil de pauvreté. » Et il est évident que ce n’est ni la droite ni l’extrême droite qui leur apportera du mieux-vivre. D’où la nécessité de construire un bloc fort.

    « J’ai peur que ça nous fasse perdre »

    Christian Bernezet (G.s) veut décrire, lui aussi, la réalité du terrain : « À Hyères, en 2020, il y avait deux listes. On s’est débrouillés pour que tout le monde se mette autour de la table pour discuter. Aujourd’hui, pratiquement tout le monde est sur une seule liste, à part le PS, mais on l’aura bientôt. » David Lapendry (G.s) poursuit : « à Toulon, la situation m’a surpris et m’attriste beaucoup, parce que j’étais souvent en contact avec LFI. J’ai peur que ça nous fasse perdre ! »

    Tout le monde est donc rappelé à ses responsabilités et devra en répondre devant le peuple de gauche.