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  • Cécile Helle souhaite la rupture dans la continuité

    Cécile Helle souhaite la rupture dans la continuité

    Il y a pile un an, au moment d’adresser ses vœux pour 2025, Cécile Helle parlait d’une « année de curiosités », en écho au riche programme consacré à Terre de culture pour célébrer les 25 ans d’Avignon capitale européenne de la culture et les 30 ans de l’inscription du palais des Papes et du pont d’Avignon au patrimoine mondial de l’Unesco. Mais 2025 a aussi été une curieuse année politique où, très tôt début février, la maire (PS) annonçait sa volonté de ne pas briguer un 3e mandat pour les municipales des 15 et 22 mars.

    Depuis, la curiosité politique s’est étoffée avec trois à quatre actuels élus de la majorité sortante qui se sont positionnés pour prendre la succession. Ce mercredi, dans ses vœux 2026 aux Avignonnais, Cécile Helle ne prend toujours pas parti officiellement pour l’un ou l’autre. « L’année qui s’annonce constituera donc assurément une nouvelle étape, dont je souhaite personnellement qu’elle s’inscrive dans la continuité de ce qui a été impulsé depuis 2014, avec une ville qui place, en son cœur, l’émancipation dès le plus jeune âge, la bienveillance envers nos aînés et les plus fragiles, l’invention de moments fraternels qui font du bien à tous », écrit l’édile.

    Rendez-vous tout

    le mois dans les quartiers

    Dans nos colonnes, il y a deux semaines, la première magistrate implorait à ce qu’une « dynamique de rassemblement se mette absolument en place au risque de perdre la ville », assurant avoir « une préférence » parmi les prétendants.

    Cécile Helle formule deux autres vœux, comme continuum de sa politique : « Espérer que les services publics municipaux et celles et ceux qui l’incarnent chaque jour continuent d’être présents en nombre auprès de vous » et également « que la ville nature et d’eaux continue de grandir », écho au développement d’îlots de fraîcheur de végétalisation. Cet ultime message de vœux permet aussi à Cécile Helle une introspection sur le rôle de maire, quelqu’un qui « plus que jamais croit en sa ville et en éveille ses forces et ses atouts, qui loin des discours et des postures, rêve, imagine, invente et propose à ses habitants d’incroyables voyages ». Et de donner rendez-vous aux diverses cérémonies de vœux dans les quartiers en janvier, des moments qu’elle affectionne. Les deux premières auront lieu quartier Nord, le mardi 6 (18h30, maison commune Nord), puis, le lendemain, à destination des îles Piot et de la Barthelasse (18h30, société Nautique d’Avignon).

  • Nice Métropole Côte d’Azur veut bousculer la hiérarchie à Marseille

    Nice Métropole Côte d’Azur veut bousculer la hiérarchie à Marseille

    Frédéric Doutre se considère comme « le Petit Poucet des équipes professionnelles en France ». Nice Métropole Côte d’Azur est une formation nouvelle dans le paysage du cyclisme tricolore. Cinq années d’existence, quatre en tant que pro et peu de moyens pour concurrencer les géants de la discipline. Le directeur sportif rappelle le contexte lié à son collectif : « Nous sommes une équipe créée en 2021, qui a passé le cap chez les professionnels l’année suivante. Nous sommes alignés au niveau continental, c’est-à-dire le troisième et dernier échelon mondial. »

    Cette équipe vit grâce aux soutiens de quatre institutions que sont la Ville de Nice, la Métropole Côte d’Azur, le conseil départemental des Alpes-Maritimes ainsi que la Région Sud. L’objectif reste donc le maintien à ce rang avant d’espérer voir plus haut. En effet, obtenir un plus gros sponsor permettrait de passer un cap supplémentaire dans le professionnalisme. « Se maintenir, ce sera déjà très bien dans le climat actuel. Aujourd’hui, on voit de grosses équipes fusionner pour survivre. Dans un coin de notre tête, on a l’idée de trouver un gros partenaire, qui pourrait nous suivre pour basculer en Pro Teams [le 2e niveau mondial, Ndlr.]. Pour nous, ce serait le Saint Graal, comme le fait de participer à Paris-Nice », détaille longuement Frédéric Doutre.

    Objectif top 10

    Nice Métropole Côte d’Azur possède 10 coureurs sous contrat pour la saison à venir. Là aussi, ils ne combattent pas avec les mêmes armes que les plus grandes équipes du monde. Prenons UAE-Team Emirates, la formation de Tadej Pogacar. Cette dernière compte 29 cyclistes et un staff à rallonge pour encadrer les athlètes. Malgré les différences, même avec d’autres écuries françaises de niveau moyen, les Azuréens jouent leur va-tout. Ils ont ciblé des coureurs pouvant les aider à glaner de précieux points UCI. « Il y a Victor Papon, un excellent finisseur. Alexander Konijn, qui a déjà fait sept ou huit top 10, est un sprinteur régulier. Puis, il y a nos petits grimpeurs Laurens Huys, tout juste arrivé d’Arkea-B&B Hôtels, et Jaakko Hänninen », liste l’ancien patron du pôle France ultra-marins, basé à Hyères.

    Les tuniques bleu azur, en hommage à la Méditerranée, affichent leurs ambitions pour ce Grand Prix cycliste 2026. Ceux qui n’ont pas manqué une édition depuis leur passage professionnel souhaite aller chercher un gros résultat : le top 10. « A minima, car on a renforcé l’équipe, dit Frédéric Doutre. Le parcours a changé avec l’absence des crêtes et sa descente, c’est un facteur important, même si ça ne rend pas la course plus facile. Ce que l’on souhaite, c’est surprendre et être le plus efficace possible avec nos moyens. On aimerait bien chatouiller le top 5. »

    Cette saison, l’encadrement sportif souhaite éviter les blessures – « on touche du bois » – pour faire progresser l’équipe. « On a eu des blessés assez régulièrement avec un passage à vide entre mars et mai. On espère ne pas revivre ça et gagner en régularité sur la Coupe de France, avec plus de top 10. Ce serait déjà un bel axe de progression. » La première manche, à Marseille, pourrait donc servir de tremplin à cette jeune équipe cherchant à déjouer les pronostics.

  • Le Club Alpin Français, toujours bon pied bon œil à 150 ans

    Le Club Alpin Français, toujours bon pied bon œil à 150 ans

    Marseille dispose dans son schéma associatif d’un club hors-norme.

    Imaginez qu’en un même lieu, il soit possible de se préparer pour une randonnée autour du Mont-Blanc. Planifier l’exploration d’une grotte ou d’un gouffre. Se renseigner sur les pistes permettant la pratique du VTT avec un peloton d’amis. Ou encore, tout simplement, trouver le bon conseil pour une randonnée exceptionnelle dans les Calanques.

    « C’est ce que nos adhérents peuvent faire et cela depuis plus d’un siècle et demi, dans notre local qui donne sur le Vieux-Port ». Cette précision est donnée par Michel Gauch. Il est une des chevilles ouvrières, « bénévole, c’est important », qui investit la moindre minute de son temps libre pour aider un maximum de personnes, jeunes et moins jeunes, afin qu’elles puissent profiter du bonheur d’une activité physique en plein.

    Dans le local du 14 quai de Rive-Neuve, il s’active afin de faire vivre la doyenne des associations sportives de Marseille, née le 4 novembre 1875 en tant que section locale du Club Alpin Français. Plus connue sous l’abréviation CAF, elle est un acteur connu et reconnu de tous les adeptes de sports de pleine nature. Car elle gère, entre autres, plusieurs refuges de montagne et s’occupe du balisage, les fameux traits rouge et blanc sur les arbres et rochers, qui jalonnent les sentiers de grande randonnée.

    Sept héritiers

    Jusqu’en 1935, Marseille rayonnait sur toute la Provence. Mais, à partir de 1935, des clubs ont été créés pour coller au plus près des besoins des pratiquants. D’abord à Avignon, puis à Aix-en-Provence et Toulon (1961), dans les Alpilles (1985), à Aubagne (1986), Cassis (1997), jusqu’au petit dernier, né en 2012 à Gardanne.

    « Notre cœur d’activité, c’est bien sûr l’alpinisme », rappelle Michel Gauch. Mais, au fil des décennies, le CAF s’est ouvert à d’autres pratiques. Que ce soit le ski de randonnée, le trail, le VTT, le canyoning, la spéléologie ou encore l’escalade, « nous enregistrons une progression constante de nos licenciés. Rien qu’à Marseille, nous en avons 1 500 ».

    Afin de célébrer les 150 ans, le club a imaginé plusieurs temps forts. Il y a eu la soirée de présentation du livre retraçant la longue histoire de l’association. « Le plus dur a été de résumer les choses en 300 pages », plaisante Michel Gauch. Mais, ce qui fait la fierté des dirigeants, c’est la mise en place d’une randonnée de 150 km, autour et dans Marseille, qui arpente les itinéraires historiques des pionniers et a permis de retrouver certaines traces oubliées, du côté de Roquevaire ou de l’Espigoulier.

    Ouvert à tous, dès l’âge de 4 ans, le Club Alpin Français propose des activités adaptées à toutes les conditions physiques et à toutes les morphologies. « Nous avons également la possibilité de prêter le matériel pour ceux qui souhaitent faire de l’escalade, de la spéléologie ou d’autres activités qui nécessitent un équipement spécifique », précise Michel Gauch.

    « Partage »

    Le club propose également des sorties collectives, des camps d’été dans les Alpes, des randonnées à thème pour découvrir le patrimoine d’une ville ou d’un site naturel, et s’occupe de l’entretien des refuges de montagne. « Le principe est basé sur le partage, avec la présence d’encadrant diplômés de la Fédération française des clubs alpins pour que toute sortie se fasse dans les meilleures conditions de sécurité », insiste-t-il.

    Les permanences du jeudi soir transforment le local en véritable ruche. « Les gens viennent partager leurs expériences, se renseigner sur les formations d’encadrants ou, simplement, pour passer un bon moment et retrouver des amis », poursuit Michel Gauch. Certains passent même leur temps dans la bibliothèque, qui est une véritable mine d’or pour tout amateur de randonnée.

    Renseignements sur le site https://www.ffcam.fr

  • [Rétrospective culture 2025 2/2] L’année Cezanne : un succès sur tous les fronts

    [Rétrospective culture 2025 2/2] L’année Cezanne : un succès sur tous les fronts

    En janvier, la Direction régionale des affaires culturelles (Drac) Paca alertait le préfet de région sur la situation de la Villa Noailles : un déficit de 4,2 millions d’euros fin 2024, dont 700 000 sur les deux derniers exercices, et une dette fournisseur estimée à 3 millions d’euros. Des éléments dont avait pris connaissance le ministère de la Culture, qui avait alors commandé un audit sur la gouvernance de l’établissement à l’Inspection générale des affaires culturelles. Et en ce sens, le rapport présenté à la mi-mars par le ministère de la Culture aux collectivités financeuses de l’association gestionnaire des lieux – les communes de Hyères et de Toulon, la Métropole, la Région, le Département et l’État, à hauteur de 3,9 millions d’euros en 2024, en plus des 2,4 millions de fonds privés – faisait état de dépenses démesurées, notamment en ce qui concerne les frais de représentation : plus de 1,2 million d’euros en 2023. Ainsi, la dette fournisseur atteignait les 4 millions d’euros, soit 2,8 de plus qu’en 2022.

    La dette épongée en 2026 ?
    Le 19 août. Hugo Lucchino est désigné directeur de la Villa Noailles

    Pour prendre la succession de Jean-Pierre Blanc, en poste depuis 40 ans, dont la gestion financière a été considérée comme le principal facteur d’endettement et de déficit de l’institution, le ministère de la Culture a choisi Hugo Lucchino. À 34 ans, celui qui était secrétaire général du Palais Galliera, le musée de la mode de la Ville de Paris, depuis 2020, a annoncé une à deux années d’efforts pour venir à bout de la dette fournisseurs.

    La réussite de la superposition des dates des Festivals In et Off

    Ventes record sur la plateforme du Off et taux de fréquentation de 96,7% pour le In pendant les trois semaines des Festivals, pour la première fois tenus en même temps du 5 au 25 juillet : les voyants étaient au vert sur les planches avignonnaises. La première superposition des dates des Festivals In et Off des Festivals d’Avignon depuis 25 ans, qui se sont tenus du 5 au 26 juillet dernier, a permis une fréquentation à la hausse des deux évènements. Alors que l’« on a largement dépassé les objectifs du Festival » au In comme le rappelait quelques jours avant la clôture le directeur du In, Tiago Rodrigues, avec en fin de compte 122 000 places vendues et presque 97% de taux de fréquentation, on dépasse les 1,6 million de billets vendus pour le Off.

    Bal des politiques
    Trois semaines qui ont aussi été le théâtre de visites de personnalités politiques nationales. À commencer par la très attendue venue de la ministre de la Culture Rachida Dati qui avait alors minutieusement évité le centre-ville de la Cité des papes, les manifestations des syndicats et les questions qui fâchent. Mais aussi le premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure ou François Ruffin (Debout !) et Alexis Corbière (L’Après) venus manifester avec les acteurs de la culture.
    Mack Salman

    En octobre. Ted Huffman est nommé directeur général du Festival d’art lyrique

    La mort brutale de Pierre Audi, en mai 2025, a secoué le monde de la culture. Le 27 octobre dernier, le Festival annonçait la nomination de Ted Huffman comme directeur général du Festival d’art lyrique d’Aix, qui prendra ses fonctions dès le mois de janvier 2026. Les amateurs connaissaient déjà bien le scénariste américain multi-primé comme metteur en scène pour sa programmation avec notamment The Story of Billy Budd, Sailor au cours de cette édition 2025.
    E.B.-G.

  • [Rétrospective culture 2025 1/2] L’année Cezanne : un succès sur tous les fronts

    [Rétrospective culture 2025 1/2] L’année Cezanne : un succès sur tous les fronts

    Pendant près de cinq mois, la Ville d’Aix a vécu au rythme de l’année Cezanne (28 juin-12 octobre). Il aura fallu plusieurs années aux équipes municipales et l’Office de Tourisme pour préparer l’exposition internationale qui, au regard des derniers chiffres exposés par la Ville, a été un succès. Certes, il y a eu l’exposition exceptionnelle du Musée Granet qui a accueilli près de 130 œuvres du peintre aixois, attirant 350 000 visiteur. Mais l’année Cezanne est allée bien au-delà. Il y a d’abord eu les rénovations de la Bastide du Jas de Bouffan, premier lieu de vie du peintre qui aura occupé le site quarante ans, jusqu’en 1899. Et qui n’a cessé de livrer ses secrets. Sur place, des équipes de restaurateurs, d’architectes et de scientifiques auront découvert à deux reprises des fresques peintes à même le mur par le jeune Cezanne.

    De portée internationale
    À Marseille, la culture en chantier

    31 mars. Dernière soirée pour Latinissimo au Dock des Suds

    Le 31 mars, une ultime soirée scellait le Dock des Suds. Latinissimo, l’association organisatrice de la Fiesta des Suds et locataire historique des lieux depuis 25 ans, en a été éjectée par l’établissement Euroméditerranée, propriétaire des lieux.

    Avril. Le Toursky laisse place à Scène Méditerranée
    Début avril, le tribunal de judiciaire de Marseille approuvait la reprise de la compagnie Richard Martin – Théâtre Toursky par le Théâtre Joliette aux côtés de la compagnie Dans6T et de l’association Les Rencontres à l’échelle. Le théâtre de Saint-Mauront fondé en 1971 par Richard Martin prend pour l’instant le nom de Scène Méditerranée.

    Novembre. Le Théâtre du Gymnase se rénove et la médiathèque Loubon émerge

    Fermé depuis 2021, le Théâtre du Gymnase a vu son chantier de rénovation lancé. Réouverture prévue en septembre 2027. Tout comme celle de la Médiathèque Loubon, qui sera créée sur la rue éponyme et la première du 3e arrondissement.

    7 décembre. La Bonne mère brille à nouveau

    La 5e campagne de restauration de la Bonne Mère s’achève, un défi technique accompli en 10 mois à 212m du sol par une trentaine de spécialistes.

  • [Rétrospective environnement 2025] Un incendie ravage le haut de l’Estaque

    [Rétrospective environnement 2025] Un incendie ravage le haut de l’Estaque

    Parti de l’A55, l’incendie a parcouru les collines et dévasté à peu près tout sur son passage. Il était tout juste stabilisé le lendemain et Marseille réalisait que la solidarité des habitants avait joué à plein dans les vallons les plus difficiles d’accès.Ce jour-là, le mistral soufflait à plus de 80 kilomètres-heure et la végétation, garrigue et pinède, affichait un niveau de sécheresse exceptionnel, facilitant la propagation du sinistre. Mais dès les premiers jours, des sinistrés remettaient en question la stratégie de lutte contre les incendies. Le préfet avait quant à lui fait savoir qu’il « assume tous les choix ». Les habitants ont souvent dû intervenir seuls aux premières heures, puisant dans l’eau des piscines, des bassins. S’organisant pour évacuer les plus fragiles ou ceux dont les véhicules étaient dévorés par les flammes.

    Des questions en suspens
    Des torrents de boue dévalent des collines
    Le 21 septembre, de violents orages frappent Marseille et l’Estaque est à nouveau très durement touché. Les pluies diluviennes se transforment en quelques heures en torrents et embarquent les restes de l’incendie de juillet, pénétrant jusque dans les maisons d’habitants découragés.
    Le projet de carrière Borie abandonné le 14 avril

    Défenseur du projet depuis 2022, le maire (LR) d’Aubagne, Gérard Gazay, informe les habitants par courrier que « la renaturation de la carrière Borie » ne se fera pas. Ce site, à la Pérussonne, devait être comblé par des gravats de l’entreprise Bronzo-Perasso. Les camions seraient passés par le camp de Carpiagne. Mais cette traversée ne serait plus permise. Immense satisfaction du collectif carrière Borie, fervent opposant à ce projet depuis le début, qui analyse cet abandon comme une manière pour le maire d’éteindre un mécontentement à l’approche des municipales.

  • [Rétrospective social 2025 2/2] Mobilisations et victoires au rendez-vous

    [Rétrospective social 2025 2/2] Mobilisations et victoires au rendez-vous

    Après des années de luttes pour le moins rudes, l’horizon s’est éclairci pour les travailleurs de la centrale de Gardanne et la CGT en 2025. Le 1er janvier pile, un nouveau contrat de revente de l’électricité du propriétaire du site, GazelEnergie, à l’État via EDF, entrait en vigueur. Un premier signe en faveur d’une reprise de l’activité, après un an d’arrêt de production pour la tranche 4 de biomasse et un long bras de fer entre l’industriel et l’État. Quelques mois, et quelques mobilisations plus tard, en septembre, un « accord historique » était signé entre la CGT, l’État et GazelEnergie. Après plusieurs « relevés d’engagements » entre les trois parties prenantes, cette fois les travailleurs ont un accord qui acte concrètement des avancées pour le développement industriel du site.

    Des réembauches plus que symboliques
    Un grand débat inédit sur l’avenir industriel de Fos-Berre

    Du 2 avril au 13 juillet 2025 la Commission nationale du débat public a organisé une grande concertation sur des projets de réindustrialisation et de décarbonation du territoire de Fos-sur-Mer et de l’étang de Berre. Ce format transversal inédit, une première en France, a permis de regrouper et d’analyser les fiches de 51 porteurs de projets, mais aussi de produire de l’information, à l’instar de l’analyse des effets cumulés sur l’environnement ou de la tierce-expertise sur le projet de ligne très haute tension de 400 000 volts devant relier Jonquières-Saint-Vincent (Gard) à Fos. C’est cette infrastructure qui cristallise le plus les débats, le besoin de renforcement du réseau électrique se confrontant aux enjeux écologiques et patrimoniaux. Au total, plus de 50 événements ont été organisés sur le territoire, accompagnés de modalités en ligne. Ils ont été suivis par près de 5 200 participants.
    A.M.

    La vie syndicale

    Le 7 février. Caroline Chevé à la tête de la FSU
    L’ancienne secrétaire générale de la FSU 13 a pris la tête de la fédération à la suite du congrès du 11e congrès national.

    Le 13 juin. Laurence de Villèle a pris les rênes de l’UD CGT 84
    Fred Laurent, secrétaire général de l’UD CGT Vaucluse a été remplacé par Laurence de Villèle lors du 52e congrès de l’organisation.

    Le 16 octobre. Marc Pietrosino nouveau visage de l’UD CGT 13
    Vaste changements au sein de la direction de l’Union départementale CGT des Bouches-du-Rhône. Le secrétaire général sortant, qui ne se représentait pas pour un nouveau mandat, Olivier Mateu, a été remplacé par Marc Pietrosino, syndicaliste de la Fnac et de l’Union locale de la vallée de l’Huveaune à Marseille. De même que la direction de l’organisation a largement été renouvelée, la sortante n’étant pas reconduite à l’issue du congrès.

    Et aussi….

    3 février. Forte mobilisation des salariés de la Snef
    Répondant à l’appel national lancé par l’intersyndicale formée par CFE-CGC, FO, CFDT, CFTC et CGT, les salariés du groupe né à Marseille et spécialisé dans le génie électrique se mobilisent au pied de la tour La Marseillaise. Allumée par un 13e mois amputé et une prime d’intéressement supprimée, leur colère s’étend à tous les sites.

    13 octobre. Les licenciés d’ID Logistic saisissent les prud’hommes
    Un an après une grève pour dénoncer un « plan social déguisé », vingt ex-salariés de la plateforme de distribution saisissent les prud’hommes. Dans le 15e arrondissement de Marseille, ce sous-traitant d’Amazon avait mis la clé sous la porte et congédié ses 47 préparateurs de colis.

    19 novembre. Les missions locales étranglées
    Les salariés de l’insertion des jeunes vers l’emploi s’élèvent devant la préfecture contre une nouvelle baisse de 13% des financements des missions locales. Prévue dans le projet de loi de finances 2026, elle s’ajoute à une diminution de la dotation étatique de 5,6% pour les contrats d’engagement jeunes (CEJ).

  • A Marseille, Martigues, Toulon ou La Seyne-sur-Mer, le premier bain de l’année se fête

    A Marseille, Martigues, Toulon ou La Seyne-sur-Mer, le premier bain de l’année se fête

    Marseille : jeudi 1er janvier 2026 à 12h. Plage Prado-Nord, lieu dit plage du Petit-Roucas blanc (13008).

    Organisée par les Libres nageurs et les Nageurs du Prado, un bain populaire, gratuit et festif, accessible à tous, attend les plus courageux pour sa 2eme édition.

    Bain de pieds, trempette ou petite baignade, rien de tel pour « réveiller les sens et la santé, et se serrer les coudes pour l’an qui vient », annonce l’association, sur le ton joyeux qui les caractérise.
    Un détail ? C’est « esprit carnaval » ! Les bonnets de bain de « Papa Noël » ou chapeaux pointus, langues de belles mères sont les bienvenus. Plumes et paillettes aussi !

    Un pique-nique sur les estrades en haut de la plage après le bain clôture l’initiative. A chacun d’amener des victuailles.

    Attention, aucun encadrement n’est prévu dans l’eau, aucune nage loin du rivage n’est autorisée.

    Marseille: jeudi 1er janvier à 12h. Plage des Catalans (13007)

    Comme chaque année, les Fronts runners Marseille (FRM) association sportive LGBT+ se réunissent à la plage des Catalans pour le premier bain de l’année !

    Pour commencer cette nouvelle année sous le signe du partage, un apéro festif est prévu sur la plage.
    Boissons chaudes et variées. De quoi grignoter aussi pour tous les goûts.

    Marseille : samedi 3 janvier 2026 à 12h. Cercle des nageurs. 140-150 Bd Charles Livon (13007).

    Le bain du 1er samedi de l’année au CNM est un des plus anciens, et des plus renommés de la ville. Il est suivi d’un verre de vin chaud bien mérité.
    Attention seul les membres du cercle sont invités pour ce bain un brin select.

    Martigues : dimanche 11 janvier 2026 à 11h – Plage de la Couronne.

    Soupe, et échauffement en musique, pour une ambiance festive.

    Toulon : 1er janvier à 10h30. Anse des Pins, plages du Mourillon. Séance d’échauffement et top départ du Grand bain.

    Venez- vous jeter à l’eau dans la joli anse des Pins et profiter des bienfaits de la mer poussé par l’élan collectif. Un diplôme attestant de la participation sera remis à tous, avant de partager un chocolat chaud, un café et une petite collation pour se réchauffer.

    La Seyne-sur-Mer: samedi 3 janvier 2026à 10h – Esplanade Boeuf – les Sablettes.

    Vin chaud et récompenses à la clé.

  • Marseille offre une bulle d’air au festival de BD d’Angoulême

    Marseille offre une bulle d’air au festival de BD d’Angoulême

    Depuis des mois, nombre de syndicats et collectifs d’artistes dénonçaient la gestion du festival de BD d’Angoulême par la société 9e Art+. « Manque de transparence », « mauvaise gestion des cas de violence sexistes et sexuelles », mais aussi « vision trop mercantile de l’événement » ont conduit à l’effondrement de l’édition 2026 du plus gros festival international de BD.

    En attendant que l’A.D.B.D.A (Association pour le développement de la bande dessinée à Angoulême), qui en a repris les rênes, écrive une nouvelle page, plus saine, de son histoire, l’événement se décline en mini-festivals de la BD dans plusieurs villes françaises.

    « La Ville de Marseille a été sollicitée pour accueillir l’un d’eux, du 30 janvier au 1er février », se félicite Jean-Marc Coppola. L’adjoint au maire en charge de la culture précise : « Nous sommes en train de l’organiser dans un lieu loué et préempté, l’ancienne enseigne de chaussure André, sur la Canebière, où nous accueillerons une dizaine d’autrices de BD, dont quelques Marseillaises. Ce sera l’occasion d’un partenariat avec la bibliothèque de l’Alcazar, qui dispose d’un fond très ancien de BD ».

  • Saisie de 102 engins pyrotechniques à Marseille

    Saisie de 102 engins pyrotechniques à Marseille

    Ces engins pyrotechniques étaient dépourvus de toute autorisation réglementaire et à destination de la cité phocéenne. La direction régionale des douanes de Marseille précise que « cette saisie illustre parfaitement la typologie des infractions constatées, constituées à plus de 85% par des colis provenant, pour 80% d’entre eux, de Pologne ».

    Ces marchandises dangereuses, « soumises à autorisation d’importation ou d’introduction de produits explosifs à usage civil », ont été saisies. Le parquet de Marseille a été informé et « déterminera les éventuelles suites judiciaires à donner », ajoute la direction régionale des douanes Dans les Bouches-du-Rhône, un arrêté préfectoral interdit l’usage d’articles pyrotechniques par des particuliers, sur la voie publique, depuis le 23 décembre et jusqu’au 5 janvier.