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  • Accusée de clientélisme, la Métropole poursuit en justice Sébastien Delogu

    Accusée de clientélisme, la Métropole poursuit en justice Sébastien Delogu

    Par une décision signée ce vendredi de la main de sa présidente (DVD) Martine Vassal, la Métropole Aix-Marseille est allée poursuivre en justice le candidat Insoumis aux municipales dans la cité phocéenne, « compte tenu des propos tenus par monsieur Sébastien Delogu et notamment lors de son interview du 21 novembre 2025 à 7h44, diffusée à l’occasion de l’émission “ici matin Ici Provence” ».

    Dans la foulée de sa candidature pour les municipales, le député LFI des quartiers Nord, invité de la matinale de la radio publique, s’en était pris à « un système à faire tomber ». « On a vu un système clientélaire corrompu : pour avoir un appartement, il faut donner de l’argent, pour avoir un travail à la Métropole ou à la mairie, il faut donner de l’argent », lâchait-il. Sans mettre en cause la présidente de la Métropole elle-même : « Ce n’est pas elle directement, c’est tout le système qui est corrompu. » Un discours dégagiste assumé : lors de son premier meeting, le 6 décembre, il annonçait avec des accents sarkozystes vouloir « nettoyer au Kärcher ce système corrompu » (notre édition du 08/12).

    S’il assurait, sur Ici Provence, avoir fait plusieurs signalements au parquet, il ne citait néanmoins pour exemple que l’attribution d’un logement social par l’ex-présidente (SE) évincée de 13 Habitat, Nora Preziosi, à sa mère, et l’embauche présumée de son conjoint comme directeur de cabinet par la présidente de la Métropole. Des faits à chaque fois déjà visés par une enquête. « Vous allez dans les quartiers de Marseille, tout le monde va vous dire on m’a proposé un emploi et il faut que je donne de l’argent », argumentait aussi le candidat.

    Une enquête préliminaire a bien été ouverte en juin 2022 visant un ancien cadre de FO à la Métropole, Alain Nobili, qui percevait plusieurs milliers d’euros pour des promesses d’embauche, comme le révélait le site d’information Marsactu. Il avait été révoqué et la Métropole elle-même avait signalé ses agissements au parquet.

    Sollicitée, l’équipe de campagne de Sébastien Delogu n’a pas donné suite tandis que l’entourage de la présidente de la Métropole ne fait pas de commentaires sur cette plainte. L’avocat désigné par l’intercommunalité Me Pierre Bruno indique de son côté qu’une communication sera faite « en temps voulu ».

  • Le Gard et l’Hérault en fête

    Le Gard et l’Hérault en fête

    Mialet (Gard)

    Quand le Père Noël se cache à la Grotte de Trabuc

    La commune cévenole, Mialet, abrite la caverne du Père Noël ! Les différents paysages souterrains de la célèbre Grotte de Trabuc sont mis en lumière par des scénographies poétiques qui invitent les visiteurs à plonger dans l’univers d’une grotte enchantée et musicale. La traversée peut se faire grâce au dispositif d’audioguide ou en toute liberté en faisant voler son imagination. En suivant le sentier des bougies, des espaces surprenants attendent les visiteurs au détour des galeries, tels que le jardin des licornes, l’observatoire du lac, les animaux de la forêt autour de la cascade, la plaine des grands rennes, la joyeuse fabrique des lutins, jusqu’à la rencontre du bonhomme en rouge. Attention, au pays du Père Noël cévenol la température est de 14 degrés.

    Du 20 au 24 et du 26 au 30 décembre. 13,40 euros, gratuit pour les moins de 5 ans.

    Montpellier (Hérault)

    La fabuleuse crèche languedocienne

    La crèche languedocienne offre une représentation la plus fidèle possible de la vie dans notre région vers la moitié du XIXe siècle, par des éléments architecturaux typiques, des métiers traditionnels, des costumes de l’époque… Avec près de 250 santons habillés sur 40 m² de décor, ce n’est pas une simple crèche, mais la représentation d’un village de la région montpelliéraine. Costumes et bâtiments sont la réplique de ceux existants à l’époque, des panneaux contigus donnent d’utiles explications sur l’architecture et le mode de vie. Rien n’est oublié : la culture de la vigne et de l’olivier, l’élevage ovin, les petits métiers d’antan, les personnages hauts en couleur de Montpellier, les danses traditionnelles (animées par des mécanismes), les joutes…

    Du 21 décembre au 2 janvier de 14h30 à 18h. Salle Pétrarque. Gratuit.

    Palavas-les-Flots (Hérault)

    Les flots enchantés, des fêtes les pieds dans le sable

    Le boulevard Joffre de Palavas-les-Flots se métamorphose jusqu’au 4 janvier. Véritable lieu magique en bord de mer, il invite petits et grands à vivre la féerie des fêtes à travers des illuminations, des spectacles poétiques (comme celui de la Compagnie Les Enjoliveurs, le 22 décembre à 17h, notre photo), des concerts, des déambulations féeriques, des manèges mais aussi des gourmandises et des produits artisanaux de qualité. Un rendez-vous incontournable pour se plonger dans l’esprit de Noël et partager la chaleur et la convivialité des fêtes de fin d’année. Toutes les déambulations ont lieu dans le village de Noël et dans la rue Saint-Roch. Tous les spectacles fixes se jouent sur la scène au milieu du village de Noël.

    Tous les jours jusqu’au 4 janvier. Gratuit. Programme complet sur le site palavaslesflots.com

    Nîmes (Gard)

    Des mythes heureux au Musée de la romanité

    Les histoires de la mythologie finissent mal, en général ? Pas toujours ! Avec Cupidon, Ariane, ou encore Apollon, pour Noël, le Musée de la romanité à Nîmes propose des visites pour découvrir des mythes à la fin heureuse garantie, tous les jours du 20 décembre au 3 janvier à 15h30.* L’occasion aussi de visiter l’exposition temporaire « Gaulois, mais Romains » autour de laquelle des ateliers sont proposés pendant les fêtes. Notamment pour les plus petits (3 à 5 ans) avec « Paupiette et les Gallo-romains »** où l’on suit les aventures d’une petite laie. Grâce aux œuvres de l’exposition, à des histoires et des activités, Paupiette raconte aux enfants et à leurs parents comment on vivait chez les Gallo-romains.

    *Du 20 décembre au 3 janvier, 15h30. Tarif enfant : 6€, adulte : 12€,, 9€ (réduit), 3€ (adhérent); Durée 1h. **Mercredis 24 et 31 décembre, 10h30. Tarif enfant : 3€ adulte : 9€, 3€ (adhérent) Offre famille (2 adultes + 2 enfants) : 21€. Durée 1h.

  • L’OM termine par un festival

    L’OM termine par un festival

    Entre l’Olympique de Marseille et la Coupe de France, les choses n’ont pas toujours été évidentes. Le club phocéen a connu plusieurs mésaventures au cours de
    ces 25 dernières années, avec des défaites face à des écuries semi-professionnelles comme Andrézieux-Bouthéon, Carquefou ou Canet-Roussillon, pour ne citer qu’eux. Compte tenu de ces passifs, l’affiche du 32e de finale de la Coupe de France 2025-2026 face à Bourg-Péronnas, pensionnaire du championnat National dans lequel évolue Aubagne, pouvait susciter certaines craintes en amont.

    Mais les Olympiens ne sont pas tombés dans le piège de cette compétition, cette fois-ci, en plantant pas moins de six buts dans la partie. « On a fait un match sérieux », se réjouit Roberto De Zerbi, insistant sur le fait que la prestation de ses protégées n’était pas parfaite, à cause d’un trop grand nombre d’occasions de but concédées. L’avant-centre burgien, Sidi Cissé, s’est retrouvé à cinq reprises dans une situation favorable dans la surface. Heureusement pour les Phocéens, aucune de ses tentatives n’a fait mouche.

    « On sait qu’il y a toujours de mauvaises surprises qui peuvent arriver, sachant qu’on menait seulement d’un but à la pause », souligne le technicien italien, soulagé d’avoir ouvert rapidement le score grâce à une tête du capitaine Leonardo Balerdi sur un corner exécuté par Angel Gomes, intéressant dans le cœur du jeu olympien. Le défenseur argentin a ainsi inscrit son premier but de la saison, lui qui n’avait plus trouvé le chemin des filets depuis le 21 janvier 2024 (2-2 contre Monaco). Mais le réel déclic est apparu en seconde période, où Mason Greenwood – meilleur buteur de Ligue 1 – est à l’origine d’un florilège de buts. Pierre-Émile Højbjerg et Igor Paixão, éléments moteurs de cette rencontre, ont suivi le mouvement, avant que les entrants Bilal Nadir et Tadjidine Mmadi concluent l’après-midi avec deux boulets de canon imparables. Et ainsi, terminer l’année 2025 en beauté. « J’ai dit à mes joueurs qu’on a fait un bon début de saison, positif, avec des résultats importants. Après, il faut toujours faire mieux », lance De Zerbi, conscient que le mois de janvier s’annonce déjà capital.

    BOURG-PERONNAS 0 (0) MARSEILLE 6 (1)

    32e de finale – Coupe de France

    Stade Marcel-Verchère, à Bourg-en-Bresse (6 000 spectateurs)

    Arbitre : Stéphanie Frappart

    Buts : Balerdi (8’), Greenwood (59’), Højbjerg (64’), Paixão (66’), Nadir (77’), Mmadi (87’) pour Marseille

    BOURG-PERONNAS : Mazuy – Koite (Tankiev, 85’), Lacour (cap), Vitré, Sylla (Magassouba, 74’) – Bodmer, Meyer (Guel, 74’), Slimani (Touray, 62’) – Boumaaoui (Mouaddeb, 85’), Pembélé, Cissé.

    Entraîneur : David Le Frapper

    MARSEILLE : De Lange – Weah (Mmadi, 69’), Pavard (Egan-Riley, 74’), Balerdi (cap), Palmieri – Højbjerg, O’Riley, Gomes (Medina, 62’) – Greenwood (Nadir, 74’), Maupay (Vaz, 62’), Paixão.

    Entraîneur : Roberto De Zerbi

    Mmadi au top

    Âgé de 18 ans, Tadjidine Mmadi a inscrit son premier but avec l’équipe professionnelle, dimanche après-midi, pour sa troisième apparition seulement. L’international U20 français, récemment rentré de la Coupe du Monde avec les Bleuets, a déjà fait sensation cette saison en Youth League après son doublé face au Real Madrid. Il semble promis à un bel avenir.

  • Claude Viallat fait tourner la forme et les couleurs à Toulon

    Claude Viallat fait tourner la forme et les couleurs à Toulon

    Dans bon nombre d’œuvres présentées dans l’exposition », écrit Michel Hilaire, commissaire d’Avatar 2005 – 2025, visible jusqu’au 25 avril 2026 à l’Hôtel des arts de Toulon, « Claude Viallat malmène la forme, n’hésitant pas à la rogner, la déchiqueter ou la tourner dans tous les sens. Il joue volontiers sur la notion de vide et de plein à travers des raboutages inattendus ou incongrus ». Ce parcours s’inscrivant « dans la continuité » d’une exposition précédente réalisée il y a 20 ans, « se veut aussi un hommage à Jean Fournier (1922-2006) qui fut le marchand de Viallat de 1967 à 1997 ». Sa peinture acrylique vient se déployer tour à tour sur des draps, bâches militaires et autres fragments de tentes et tissus, dans un geste chatoyant.

    Les goûts et les couleurs

    Comme le rappelle le conservateur général honoraire du patrimoine Claude Hilaire, Claude Viallat résume son art ainsi : « Ma peinture prolifère, elle éclate, elle part dans tous les sens. Elle joue en tressé et en ébouriffé ». Parmi les pionniers et fondateurs du mouvement Support/Surfaces à la fin des années 1960, Claude Viallat se place aussi dans les pas de « grands maîtres de la couleur, depuis Delacroix en passant par les fauves (Derain, Matisse, Chabaud) jusqu’à Simon Hantaï », estime le commissaire de l’exposition. Le résultat, que les visiteurs ont le loisir de contempler dans cette exposition, se matérialise par une tempête d’éléments et formes bigarrés qui font souffler dans ses toiles le vent d’une abstraction toujours en mouvement depuis 60 ans. Un affranchi de l’art qui dit, indique Claude Hilaire : « Il y a des moments où le travail se tend, à une rigueur, et il y a des moments où il se lâche et redevient plus rigoureux, et ainsi de suite (…) J’essaie de jouer avec le goût, de jouer avec le mauvais goût ».

    Ouvert du mardi au samedi de 11h à 18h. Entrée gratuite

  • Les policiers jouent les pères Noël à l’hôpital Saint-Joseph

    Les policiers jouent les pères Noël à l’hôpital Saint-Joseph

    « Merciiiiiiii père Noël ! » Dans les couloirs de l’hôpital Saint-Joseph en cette veille de week-end c’est un peu les festivités avant l’heure. Avec Minnie, Léo le lion policier et le bonhomme Noël, les membres de l’association Partenaires police 13 assurent la distribution de cadeaux aux enfants malades du service pédiatrie.

    « On fait ça chaque année depuis 5 ans, on a fait appel à une collecte nationale avec une autre association parisienne qui s’appelle Fraternité police », explique Cyrille Faure, président fondateur de l’association. L’idée : « Apporter des cœurs dans les yeux des enfants », ajoute-t-il, mais aussi donner une autre image des gardiens de la paix, montrer que derrière l’uniforme, « il y a des papas Noël, des mamans Noël ». Un moment également « solennel, fraternel qui rapproche tout le monde ». Et d’en profiter pour rappeler que « les parents sont là pour éduquer les enfants, nous, on est là pour les protéger ».

    Coiffés d’un bonnet, on retrouve là des personnels du Raid, de la BRI (brigade de recherche et d’intervention), de la Sûreté urbaine ou de la Bac (brigade anti-criminalité) qui se relaient pour remettre les puzzles, jeux de société, poupées et autres petites voitures aux petits malades. Parmi eux, Alain, la cinquantaine, membre de la brigade motocycliste qui insiste sur le côté humain de son métier. Pour lui, « donner de la joie aux enfants cela n’a pas de prix ». Dans une des salles d’attente, Ranya, bout de chou de 3 ans, n’en croit pas ses yeux, ravie. « Franchement c’est très sympa, car ici ce n’est pas très gai », commente sa maman. Au fil des chambres, l’accueil est chaleureux.

    Bouffée d’air frais

    pour les parents aussi

    Depuis son lit à barreau, Soan, 2 ans et demi, qui bataille avec son asthme, n’est pas franchement rassuré mais un check avec Léo le lion le convainc, il finira par un petit sourire. Une bouffée d’air frais pour son papa, « les journées sont interminables, on espère en sortir très bientôt » nous confie-t-il. Plus loin cette petite-fille raconte : « Quand j’ai vu les policiers tous en rond par la fenêtre de la chambre de mon petit frère, j’ai cru qu’il y avait un problème. Il a l’appendicite mon petit frère ». Impressionnée, sa grand-mère envoie : « Eh bien c’est toute la brigade qui s’est déplacée, et pour une fois en douceur ». Alain encaisse la pique : « Vous savez pour nous c’est chaud quand c’est chaud en face ». Un petit tour en néonatologie et il est temps de prendre la pose avec les soignants, tout aussi emballés par la présence des policiers qui promettent évidemment de revenir l’année prochaine.

  • [Les illuminations font un carton] La capitale de Provence parée de lumière

    [Les illuminations font un carton] La capitale de Provence parée de lumière

    Difficile de se déplacer dans les rues de la Capitale Provençale, tant la foule était massive. « On ne va jamais réussir à arriver au Cour Mirabeau ! », souriait Jeanne, trois petits sous le bras, alors que le sapin Place de l’Hôtel de Ville venait de s’illuminer sous les yeux de centaines de spectateurs, téléphones brandis pour le premier décompte animé par Sophie Joissains, maire de la Ville et l’équipe municipale. « J’avais prévu les courbatures aux trapèzes ! Bon, les illuminations je connais je viens tous les ans. Si ça ne tenait qu’à moi, j’aurais attendu de venir un jour moins bondé. Mais je crois que les gosses ne me l’auraient pas pardonné… », pointe Régis, sa fille sur les épaules. Il aura fallu suivre une déambulation musicale, avant d’arriver, enfin au pied de la fontaine du Roi René, où, du haut du cours Mirabeau, où la maire s’est adressée à une foule qui n’en finissait plus. 3,2,1…. La Ville est parée de ses lumières jusqu’à la fin des festivités.

    Comme les « grandes » villes

    « Ce qui me chauffe le cœur est de vous voir aussi nombreux, a lancé Sophie Joissains, maire de la Ville, aux spectateurs en nombre. Nous traversons une période un peu compliquée en ce moment. Tout n’est pas tout à fait rose, je dirais presque que tout est morose. Mais nous abordons une belle période, qui est une parenthèse enchantée », lançait Sophie Joissains aux spectateurs. « C’est vrai, c’est nécessaire d’avoir un peu de gaieté en ces temps », souffle Michelle, en premier rang. S’il y a bien quelques protestations dans la foule : peu de places de parkings, monde dense dans ces petites rues, des ventes sur les stands à prix élevés… mais l’esprit des fêtes conquit la majorité des visiteurs. « Ce n’est pas si différent des autres années mais c’est toujours joyeux. Après tout, on ne vient pas pour le protocole, mais on vient pour l’esprit. C’est le seul moment de l’année où on peut être tentés par un peu de douceur, par un peu de gaieté », assure Gisèle. Plus loin, Romy, Olivia et Jade tentent de se frayer une petite vue sur la scène, où le concert gospel emboîte le pas aux discours. « Trop beau ! » lâchent les petites. Derrière elles, Chloé et Anne-Laure, apprécient peut-être moins le spectacle que leurs filles, mais savourent le moment crêpe chez Café Nino, « les lumières et les odeurs de chocolats » et « oui, la Ville a mis le paquet, surtout avant les élections municipales ! » De son côté, la municipalité assure avoir mis autant d’efforts dans les préparatifs que les années précédentes. « On est tombés sur le lancement par hasard, on est venus de Grenoble entre potes, s’amuse Clément. Franchement, ça vaut bien les illuminations des grandes villes ! On ne rate jamais celles de Lyon mais peut-être bien qu’on reviendra l’année prochaine : il fait moins froid et on respire un peu plus niveau monde ! » Les illuminations lancent une longue série d’animations et d’événements. La municipalité le rappelle d’ailleurs : le programme sera chargé, des divers marchés en passant par la Fontaine aux jouets. Jusqu’à la fin décembre, voire début janvier, touristes et locaux pourront retrouver la Foire aux Santons sur l’esplanade Cézanne, différents manèges sur le Cours Mirabeau, les places Général de Gaulle et Jeanne d’Arc, le marché des 13 Desserts jusqu’au Réveillon ou la Grande crèche aixoise à l’Office de Tourisme.

  • Toulon en Commun en avance sur le programme

    Toulon en Commun en avance sur le programme

    À quelques jours de Noël, l’équipe de Magali Brunel (PS) tête de liste pour 2026 de Toulon en Commun (Tec) tient à offrir aux Toulonnais le fruit de longs mois de travail.

    Pas de crèche ni de sapin, lâche malicieusement André De Ubeda (PCF) mais déjà la possibilité pour les habitants de découvrir de nouveaux éléments programmatiques.

    Du concret insiste le conseiller municipal d’opposition en exercice plutôt que « des phrases creuses et des slogans marketings », sans nommer personne. À ces côtés, Magali Brunel met en avant pour commencer « la méthode unique certainement en France » : « Depuis 6 ans, Toulon en Commun consulte les associations, les syndicats, les professionnels pour faire des constats et proposer des solutions ».

    Ces dernières sont au final validées par l’Assemblée populaire qui reste souveraine. Un exercice démocratique qui donne toute sa force au collectif. Et de poursuivre : « Six conférences-débats ont également permis de s’inspirer des réussites d’autres villes en invitant leurs élus à expliquer leurs démarches ».

    Résultat, en matière de logements, Toulon en Commun annonce l’encadrement des loyers. Mais aussi la création de logements sociaux pour lutter contre la pénurie et améliorer l’habitat dégradé privé, comme à Pontcarral ou à la Grande Plaine. Ainsi qu’une réglementation stricte pour encadrer les locations saisonnières.

    Trois centres de santé,

    l’eau municipalisée

    Quant aux services publics, il est prévu la création de trois centres de santé et la remunicipalisation de l’eau, avec les premiers mètres cubes gratuits. Côté transport, c’est le choix du tramway qui est défendu mais aussi la gratuité des transports en commun et beaucoup plus de moyens pour les mobilités douces.

    Sur le sujet sensible de la sécurité publique la gauche veut « réorienter le rôle de la police municipale vers plus de présence de proximité ».

    Toulon en Commun prévoit également une rénovation thermique massive des logements publics et l’obligation d’escales plus longues et moins nombreuses pour les bateaux de croisière et les ferries afin de les obliger à se connecter à quai.

    L’équipe met également en avant un passeport culture pour les jeunes et annonce la gratuité des fournitures scolaires. Pour renforcer la démocratie locale, des assemblées de quartier et de référendums d’initiative citoyenne seront mis en place. Encore des cartes abattues. Vivement que chacun en fasse autant pour que la campagne démarre réellement projet contre projet, pour la bataille des idées.

  • Les Kurdes réclament la justice pour leurs morts

    Les Kurdes réclament la justice pour leurs morts

    « Les commanditaires, on les connaît mais la France se tait », peut-on lire sur une des banderoles déployées ce samedi devant la préfecture des Bouches-du-Rhône, à Marseille. Derrière, des dizaines de membres de la communauté kurde réunis pour commémorer les assassinats de militants à Paris en 2013 et 2022. Le premier visait Sakine Cansiz, cofondatrice du PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan), Fidan Dogan, représentante du KNK (Congrès national du Kurdistan) à Paris, et Leyla Saylemez, membre du Mouvement de la jeunesse kurde. Celles-ci ont été tuées le 9 janvier 2013, de plusieurs balles dans la tête par un nationaliste turc, Omer Güney, qui s’était infiltré dans les milieux kurdes. « Pour la première fois dans l’histoire judiciaire de la France, la juge d’instruction écrit noir sur blanc le rôle joué par les services secrets turcs dans ces assassinats », tient à rappeler Salih Azid, président du Centre démocratique kurde de Marseille (CDKM). Atteint d’une maladie du cerveau, l’accusé est décédé peu avant l’ouverture de son procès.

    L’État turc pointé du doigt

    Le cortège, qui a déambulé des Réformés jusqu’à la place Félix-Baret et brandi des drapeaux à l’effigie des morts, a également réclamé justice pour la tuerie visant Evîn Goyî, membre du conseil exécutif du KCK (Union des communautés du Kurdistan), de l’artiste kurde Mir Perwer et de l’activiste Abdurrahman Kizil. Ces derniers ont été tués devant le siège du Conseil démocratique Kurde en France (CDK-F) et du centre culturel kurde Ahmet Kaya à Paris le 23 décembre 2022. Cette attaque est qualifiée de « fusillade raciste » mais pas « d’attentat terroriste », ce que dénonce la communauté kurde. « Je suis persuadée que l’auteur a été manipulé pour tuer des Kurdes. La question est de savoir pourquoi et par qui », glisse Salih Azad. « Je pense que l’État turc y est pour quelque chose », martèle-t-il.

  • Près de 200 agriculteurs mobilisés samedi à Aubagne

    Près de 200 agriculteurs mobilisés samedi à Aubagne

    D’inhabituels personnages se sont samedi joints aux clients du Auchan des Paluds à Aubagne : 600 brebis et agneaux ont à partir de 13h envahi le parking de l’enseigne, venus, avec leur maîtresse et de nombreux autres agriculteurs et éleveurs, protester contre l’abattage systématique et le Mercosur.

    C’est Hélène Poullin, la propriétaire de ce cheptel de brebis, qui a, mardi, appelé collègues et soutiens à manifester contre l’actuelle gestion gouvernementale de la crise sanitaire bovine, liée à l’apparition de cas de dermatose nodulaire contagieuse (DNC). Rapidement soutenu par la Confédération paysanne des Bouches-du-Rhône, l’appel de la jeune femme rassemble finalement quelque 200 personnes samedi. « Je suis très préoccupée par cette crise sanitaire depuis qu’elle a commencé, cet été. Cela m’empêche même de dormir, se désole la bergère. Je sais que si on venait à abattre mon troupeau, je ne me relèverais jamais. Mes brebis sont toute ma vie, elles sont mon moteur. Voir qu’autant d’éleveurs se mobilisaient dans le Sud-Ouest, ça m’a donné envie d’agir. » Car si les premiers cas de DNC, cette maladie qui ne touche que les bovins, sont apparus cet été en Savoie, c’est en Ariège, le 11 décembre, qu’ont eu lieu les premières contestations agricoles. Militants de la Coordination rurale et de la Confédération paysanne s’étaient alors mobilisés en masse pour s’opposer à l’abattage de 207 bovins, décidé par l’État à la suite de la détection d’un cas dans le troupeau. Aujourd’hui, la réglementation française veut qu’en cas de détection d’un foyer dans un cheptel, l’intégralité des bêtes soit abattue, y compris les saines. Postés sur le rond-point de l’avenue des Caniers, après une courte marche depuis le parking du Auchan, les paysans d’Aubagne et de ses environs, ont établi un barrage filtrant à la sortie de l’autoroute, pour « dénoncer cet abattage systématique ».

    « Nous sommes ici pour dénoncer les méthodes du gouvernement dans sa gestion de la DNC mais aussi pour nous opposer au Mercosur, qui ne peut qu’aggraver la situation des paysans français, détaille Roger Roux, porte-parole de la Confédération paysanne 13 et maraîcher à Peyrolles-en-Provence. L’abattage total n’aboutit pas à grand-chose, on demande une vaccination généralisée et une mise à l’écart des bêtes. Abattre des vaches saines… on marche sur la tête. »

    Solidarité paysanne

    Dans une ambiance plutôt festive, possible notamment grâce à une police coopérante, les manifestants sont parvenus à maintenir leur barrage dans le calme. Dans les rangs des militants, ils sont très peu à être directement concernés par la crise sanitaire, pour beaucoup maraîchers, apiculteurs ou éleveurs non bovins et donc non inquiétés par la DNC. Présents en soutien donc, mais aussi pour dénoncer la « casse agricole ». « La violence de l’abattage est à l’image de son non-sens sanitaire. Le gouvernement détruit progressivement notre souveraineté alimentaire pour faire de la place au Mercosur », s’indigne Marcel, agriculteur à Meyrargues. En Paca, les premiers menacés par la DNC sont les éleveurs de taureaux en Camargue.

  • De l’emploi local et un rayonnement mondial

    De l’emploi local et un rayonnement mondial

    Paris, Londres, New York et bien sûr Apt, en passant par Marseille, Nice, Toulouse… L’entreprise vauclusienne Blachère Illumination s’est taillé une réputation et des parts de marché lumineux dans le domaine des éclairages festifs sur toute la planète. Selon l’organisation Business Research Insights, spécialiste dans le conseil aux entreprises, le marché des illuminations de Noël devrait atteindre 10 milliards d’euros contre 7,3 milliards prévus en 2026.

    Magie de Noël

    De quoi conforter Blachère dans sa quête de toujours mieux se développer.

    La magie de Noël dans nos villes doit beaucoup à son savoir-faire et sa créativité renouvelée. Ses ateliers sont installés dans la capitale des fruits confits depuis plus d’un demi-siècle et sa croissance place Blachère parmi les leaders mondiaux de ce secteur en pleine expansion.

    Fait remarquable, cette industrie cultive la haute technologie au cœur du Luberon grâce à des investissements dans des outils uniques au monde comme des imprimantes 3D colossales. Une dimension technique au service du plaisir des yeux et de l’enchantement des espaces urbains et ruraux. Blachère a su s’implanter durablement, via ses 28 filiales dans le monde et possède aujourd’hui 5 ateliers de production. Le cœur de l’entreprise est ancré en Vaucluse et permet de développer l’emploi local et maintenir cette industrie dans un département qui ne peut pas uniquement miser son avenir sur le tourisme estival et fortement besoin d’emplois. Blachère démontre que l’on peut rayonner mondialement sans renier ses origines.