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  • [Rétrospective culture 2025 2/2] L’année Cezanne : un succès sur tous les fronts

    [Rétrospective culture 2025 2/2] L’année Cezanne : un succès sur tous les fronts

    En janvier, la Direction régionale des affaires culturelles (Drac) Paca alertait le préfet de région sur la situation de la Villa Noailles : un déficit de 4,2 millions d’euros fin 2024, dont 700 000 sur les deux derniers exercices, et une dette fournisseur estimée à 3 millions d’euros. Des éléments dont avait pris connaissance le ministère de la Culture, qui avait alors commandé un audit sur la gouvernance de l’établissement à l’Inspection générale des affaires culturelles. Et en ce sens, le rapport présenté à la mi-mars par le ministère de la Culture aux collectivités financeuses de l’association gestionnaire des lieux – les communes de Hyères et de Toulon, la Métropole, la Région, le Département et l’État, à hauteur de 3,9 millions d’euros en 2024, en plus des 2,4 millions de fonds privés – faisait état de dépenses démesurées, notamment en ce qui concerne les frais de représentation : plus de 1,2 million d’euros en 2023. Ainsi, la dette fournisseur atteignait les 4 millions d’euros, soit 2,8 de plus qu’en 2022.

    La dette épongée en 2026 ?
    Le 19 août. Hugo Lucchino est désigné directeur de la Villa Noailles

    Pour prendre la succession de Jean-Pierre Blanc, en poste depuis 40 ans, dont la gestion financière a été considérée comme le principal facteur d’endettement et de déficit de l’institution, le ministère de la Culture a choisi Hugo Lucchino. À 34 ans, celui qui était secrétaire général du Palais Galliera, le musée de la mode de la Ville de Paris, depuis 2020, a annoncé une à deux années d’efforts pour venir à bout de la dette fournisseurs.

    La réussite de la superposition des dates des Festivals In et Off

    Ventes record sur la plateforme du Off et taux de fréquentation de 96,7% pour le In pendant les trois semaines des Festivals, pour la première fois tenus en même temps du 5 au 25 juillet : les voyants étaient au vert sur les planches avignonnaises. La première superposition des dates des Festivals In et Off des Festivals d’Avignon depuis 25 ans, qui se sont tenus du 5 au 26 juillet dernier, a permis une fréquentation à la hausse des deux évènements. Alors que l’« on a largement dépassé les objectifs du Festival » au In comme le rappelait quelques jours avant la clôture le directeur du In, Tiago Rodrigues, avec en fin de compte 122 000 places vendues et presque 97% de taux de fréquentation, on dépasse les 1,6 million de billets vendus pour le Off.

    Bal des politiques
    Trois semaines qui ont aussi été le théâtre de visites de personnalités politiques nationales. À commencer par la très attendue venue de la ministre de la Culture Rachida Dati qui avait alors minutieusement évité le centre-ville de la Cité des papes, les manifestations des syndicats et les questions qui fâchent. Mais aussi le premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure ou François Ruffin (Debout !) et Alexis Corbière (L’Après) venus manifester avec les acteurs de la culture.
    Mack Salman

    En octobre. Ted Huffman est nommé directeur général du Festival d’art lyrique

    La mort brutale de Pierre Audi, en mai 2025, a secoué le monde de la culture. Le 27 octobre dernier, le Festival annonçait la nomination de Ted Huffman comme directeur général du Festival d’art lyrique d’Aix, qui prendra ses fonctions dès le mois de janvier 2026. Les amateurs connaissaient déjà bien le scénariste américain multi-primé comme metteur en scène pour sa programmation avec notamment The Story of Billy Budd, Sailor au cours de cette édition 2025.
    E.B.-G.

  • [Rétrospective culture 2025 1/2] L’année Cezanne : un succès sur tous les fronts

    [Rétrospective culture 2025 1/2] L’année Cezanne : un succès sur tous les fronts

    Pendant près de cinq mois, la Ville d’Aix a vécu au rythme de l’année Cezanne (28 juin-12 octobre). Il aura fallu plusieurs années aux équipes municipales et l’Office de Tourisme pour préparer l’exposition internationale qui, au regard des derniers chiffres exposés par la Ville, a été un succès. Certes, il y a eu l’exposition exceptionnelle du Musée Granet qui a accueilli près de 130 œuvres du peintre aixois, attirant 350 000 visiteur. Mais l’année Cezanne est allée bien au-delà. Il y a d’abord eu les rénovations de la Bastide du Jas de Bouffan, premier lieu de vie du peintre qui aura occupé le site quarante ans, jusqu’en 1899. Et qui n’a cessé de livrer ses secrets. Sur place, des équipes de restaurateurs, d’architectes et de scientifiques auront découvert à deux reprises des fresques peintes à même le mur par le jeune Cezanne.

    De portée internationale
    À Marseille, la culture en chantier

    31 mars. Dernière soirée pour Latinissimo au Dock des Suds

    Le 31 mars, une ultime soirée scellait le Dock des Suds. Latinissimo, l’association organisatrice de la Fiesta des Suds et locataire historique des lieux depuis 25 ans, en a été éjectée par l’établissement Euroméditerranée, propriétaire des lieux.

    Avril. Le Toursky laisse place à Scène Méditerranée
    Début avril, le tribunal de judiciaire de Marseille approuvait la reprise de la compagnie Richard Martin – Théâtre Toursky par le Théâtre Joliette aux côtés de la compagnie Dans6T et de l’association Les Rencontres à l’échelle. Le théâtre de Saint-Mauront fondé en 1971 par Richard Martin prend pour l’instant le nom de Scène Méditerranée.

    Novembre. Le Théâtre du Gymnase se rénove et la médiathèque Loubon émerge

    Fermé depuis 2021, le Théâtre du Gymnase a vu son chantier de rénovation lancé. Réouverture prévue en septembre 2027. Tout comme celle de la Médiathèque Loubon, qui sera créée sur la rue éponyme et la première du 3e arrondissement.

    7 décembre. La Bonne mère brille à nouveau

    La 5e campagne de restauration de la Bonne Mère s’achève, un défi technique accompli en 10 mois à 212m du sol par une trentaine de spécialistes.

  • [Rétrospective environnement 2025] Un incendie ravage le haut de l’Estaque

    [Rétrospective environnement 2025] Un incendie ravage le haut de l’Estaque

    Parti de l’A55, l’incendie a parcouru les collines et dévasté à peu près tout sur son passage. Il était tout juste stabilisé le lendemain et Marseille réalisait que la solidarité des habitants avait joué à plein dans les vallons les plus difficiles d’accès.Ce jour-là, le mistral soufflait à plus de 80 kilomètres-heure et la végétation, garrigue et pinède, affichait un niveau de sécheresse exceptionnel, facilitant la propagation du sinistre. Mais dès les premiers jours, des sinistrés remettaient en question la stratégie de lutte contre les incendies. Le préfet avait quant à lui fait savoir qu’il « assume tous les choix ». Les habitants ont souvent dû intervenir seuls aux premières heures, puisant dans l’eau des piscines, des bassins. S’organisant pour évacuer les plus fragiles ou ceux dont les véhicules étaient dévorés par les flammes.

    Des questions en suspens
    Des torrents de boue dévalent des collines
    Le 21 septembre, de violents orages frappent Marseille et l’Estaque est à nouveau très durement touché. Les pluies diluviennes se transforment en quelques heures en torrents et embarquent les restes de l’incendie de juillet, pénétrant jusque dans les maisons d’habitants découragés.
    Le projet de carrière Borie abandonné le 14 avril

    Défenseur du projet depuis 2022, le maire (LR) d’Aubagne, Gérard Gazay, informe les habitants par courrier que « la renaturation de la carrière Borie » ne se fera pas. Ce site, à la Pérussonne, devait être comblé par des gravats de l’entreprise Bronzo-Perasso. Les camions seraient passés par le camp de Carpiagne. Mais cette traversée ne serait plus permise. Immense satisfaction du collectif carrière Borie, fervent opposant à ce projet depuis le début, qui analyse cet abandon comme une manière pour le maire d’éteindre un mécontentement à l’approche des municipales.

  • [Rétrospective social 2025 2/2] Mobilisations et victoires au rendez-vous

    [Rétrospective social 2025 2/2] Mobilisations et victoires au rendez-vous

    Après des années de luttes pour le moins rudes, l’horizon s’est éclairci pour les travailleurs de la centrale de Gardanne et la CGT en 2025. Le 1er janvier pile, un nouveau contrat de revente de l’électricité du propriétaire du site, GazelEnergie, à l’État via EDF, entrait en vigueur. Un premier signe en faveur d’une reprise de l’activité, après un an d’arrêt de production pour la tranche 4 de biomasse et un long bras de fer entre l’industriel et l’État. Quelques mois, et quelques mobilisations plus tard, en septembre, un « accord historique » était signé entre la CGT, l’État et GazelEnergie. Après plusieurs « relevés d’engagements » entre les trois parties prenantes, cette fois les travailleurs ont un accord qui acte concrètement des avancées pour le développement industriel du site.

    Des réembauches plus que symboliques
    Un grand débat inédit sur l’avenir industriel de Fos-Berre

    Du 2 avril au 13 juillet 2025 la Commission nationale du débat public a organisé une grande concertation sur des projets de réindustrialisation et de décarbonation du territoire de Fos-sur-Mer et de l’étang de Berre. Ce format transversal inédit, une première en France, a permis de regrouper et d’analyser les fiches de 51 porteurs de projets, mais aussi de produire de l’information, à l’instar de l’analyse des effets cumulés sur l’environnement ou de la tierce-expertise sur le projet de ligne très haute tension de 400 000 volts devant relier Jonquières-Saint-Vincent (Gard) à Fos. C’est cette infrastructure qui cristallise le plus les débats, le besoin de renforcement du réseau électrique se confrontant aux enjeux écologiques et patrimoniaux. Au total, plus de 50 événements ont été organisés sur le territoire, accompagnés de modalités en ligne. Ils ont été suivis par près de 5 200 participants.
    A.M.

    La vie syndicale

    Le 7 février. Caroline Chevé à la tête de la FSU
    L’ancienne secrétaire générale de la FSU 13 a pris la tête de la fédération à la suite du congrès du 11e congrès national.

    Le 13 juin. Laurence de Villèle a pris les rênes de l’UD CGT 84
    Fred Laurent, secrétaire général de l’UD CGT Vaucluse a été remplacé par Laurence de Villèle lors du 52e congrès de l’organisation.

    Le 16 octobre. Marc Pietrosino nouveau visage de l’UD CGT 13
    Vaste changements au sein de la direction de l’Union départementale CGT des Bouches-du-Rhône. Le secrétaire général sortant, qui ne se représentait pas pour un nouveau mandat, Olivier Mateu, a été remplacé par Marc Pietrosino, syndicaliste de la Fnac et de l’Union locale de la vallée de l’Huveaune à Marseille. De même que la direction de l’organisation a largement été renouvelée, la sortante n’étant pas reconduite à l’issue du congrès.

    Et aussi….

    3 février. Forte mobilisation des salariés de la Snef
    Répondant à l’appel national lancé par l’intersyndicale formée par CFE-CGC, FO, CFDT, CFTC et CGT, les salariés du groupe né à Marseille et spécialisé dans le génie électrique se mobilisent au pied de la tour La Marseillaise. Allumée par un 13e mois amputé et une prime d’intéressement supprimée, leur colère s’étend à tous les sites.

    13 octobre. Les licenciés d’ID Logistic saisissent les prud’hommes
    Un an après une grève pour dénoncer un « plan social déguisé », vingt ex-salariés de la plateforme de distribution saisissent les prud’hommes. Dans le 15e arrondissement de Marseille, ce sous-traitant d’Amazon avait mis la clé sous la porte et congédié ses 47 préparateurs de colis.

    19 novembre. Les missions locales étranglées
    Les salariés de l’insertion des jeunes vers l’emploi s’élèvent devant la préfecture contre une nouvelle baisse de 13% des financements des missions locales. Prévue dans le projet de loi de finances 2026, elle s’ajoute à une diminution de la dotation étatique de 5,6% pour les contrats d’engagement jeunes (CEJ).

  • A Marseille, Martigues, Toulon ou La Seyne-sur-Mer, le premier bain de l’année se fête

    A Marseille, Martigues, Toulon ou La Seyne-sur-Mer, le premier bain de l’année se fête

    Marseille : jeudi 1er janvier 2026 à 12h. Plage Prado-Nord, lieu dit plage du Petit-Roucas blanc (13008).

    Organisée par les Libres nageurs et les Nageurs du Prado, un bain populaire, gratuit et festif, accessible à tous, attend les plus courageux pour sa 2eme édition.

    Bain de pieds, trempette ou petite baignade, rien de tel pour « réveiller les sens et la santé, et se serrer les coudes pour l’an qui vient », annonce l’association, sur le ton joyeux qui les caractérise.
    Un détail ? C’est « esprit carnaval » ! Les bonnets de bain de « Papa Noël » ou chapeaux pointus, langues de belles mères sont les bienvenus. Plumes et paillettes aussi !

    Un pique-nique sur les estrades en haut de la plage après le bain clôture l’initiative. A chacun d’amener des victuailles.

    Attention, aucun encadrement n’est prévu dans l’eau, aucune nage loin du rivage n’est autorisée.

    Marseille: jeudi 1er janvier à 12h. Plage des Catalans (13007)

    Comme chaque année, les Fronts runners Marseille (FRM) association sportive LGBT+ se réunissent à la plage des Catalans pour le premier bain de l’année !

    Pour commencer cette nouvelle année sous le signe du partage, un apéro festif est prévu sur la plage.
    Boissons chaudes et variées. De quoi grignoter aussi pour tous les goûts.

    Marseille : samedi 3 janvier 2026 à 12h. Cercle des nageurs. 140-150 Bd Charles Livon (13007).

    Le bain du 1er samedi de l’année au CNM est un des plus anciens, et des plus renommés de la ville. Il est suivi d’un verre de vin chaud bien mérité.
    Attention seul les membres du cercle sont invités pour ce bain un brin select.

    Martigues : dimanche 11 janvier 2026 à 11h – Plage de la Couronne.

    Soupe, et échauffement en musique, pour une ambiance festive.

    Toulon : 1er janvier à 10h30. Anse des Pins, plages du Mourillon. Séance d’échauffement et top départ du Grand bain.

    Venez- vous jeter à l’eau dans la joli anse des Pins et profiter des bienfaits de la mer poussé par l’élan collectif. Un diplôme attestant de la participation sera remis à tous, avant de partager un chocolat chaud, un café et une petite collation pour se réchauffer.

    La Seyne-sur-Mer: samedi 3 janvier 2026à 10h – Esplanade Boeuf – les Sablettes.

    Vin chaud et récompenses à la clé.

  • Marseille offre une bulle d’air au festival de BD d’Angoulême

    Marseille offre une bulle d’air au festival de BD d’Angoulême

    Depuis des mois, nombre de syndicats et collectifs d’artistes dénonçaient la gestion du festival de BD d’Angoulême par la société 9e Art+. « Manque de transparence », « mauvaise gestion des cas de violence sexistes et sexuelles », mais aussi « vision trop mercantile de l’événement » ont conduit à l’effondrement de l’édition 2026 du plus gros festival international de BD.

    En attendant que l’A.D.B.D.A (Association pour le développement de la bande dessinée à Angoulême), qui en a repris les rênes, écrive une nouvelle page, plus saine, de son histoire, l’événement se décline en mini-festivals de la BD dans plusieurs villes françaises.

    « La Ville de Marseille a été sollicitée pour accueillir l’un d’eux, du 30 janvier au 1er février », se félicite Jean-Marc Coppola. L’adjoint au maire en charge de la culture précise : « Nous sommes en train de l’organiser dans un lieu loué et préempté, l’ancienne enseigne de chaussure André, sur la Canebière, où nous accueillerons une dizaine d’autrices de BD, dont quelques Marseillaises. Ce sera l’occasion d’un partenariat avec la bibliothèque de l’Alcazar, qui dispose d’un fond très ancien de BD ».

  • Saisie de 102 engins pyrotechniques à Marseille

    Saisie de 102 engins pyrotechniques à Marseille

    Ces engins pyrotechniques étaient dépourvus de toute autorisation réglementaire et à destination de la cité phocéenne. La direction régionale des douanes de Marseille précise que « cette saisie illustre parfaitement la typologie des infractions constatées, constituées à plus de 85% par des colis provenant, pour 80% d’entre eux, de Pologne ».

    Ces marchandises dangereuses, « soumises à autorisation d’importation ou d’introduction de produits explosifs à usage civil », ont été saisies. Le parquet de Marseille a été informé et « déterminera les éventuelles suites judiciaires à donner », ajoute la direction régionale des douanes Dans les Bouches-du-Rhône, un arrêté préfectoral interdit l’usage d’articles pyrotechniques par des particuliers, sur la voie publique, depuis le 23 décembre et jusqu’au 5 janvier.

  • Bassin de Thau : les huîtres et moules interdites à la vente

    Bassin de Thau : les huîtres et moules interdites à la vente

    L’épisode pluvieux du 22 décembre est soupçonné d’avoir accentué une contamination naissante quelques jours auparavant. Aussi, les coquillages récoltés à partir du 19 décembre ne doivent pas être consommés et doivent être ramenés au point de vente. Ce norovirus se traduit par des symptômes gastro-intestinaux dans les 6 à 48 heures suivant la consommation. «Cette mesure temporaire sera levée dès lors que les conditions de sécurité sanitaire seront réunies pour une réouverture des zones de production», a précisé la Préfecture.

  • La mobilisation se poursuit à l’ex-Holiday Inn

    La mobilisation se poursuit à l’ex-Holiday Inn

    Les salariés de l’hôtel restent mobilisés après l’annonce de licenciements pour motif économique au lendemain de Noël (notre édition du 29/12). Sur les sept personnes concernées par ce plan, seules deux ont été officiellement informées par la direction, tandis que les cinq autres, des femmes de chambre, craignent encore pour leur avenir. L’inquiétude est forte mais la détermination demeure. « On ne baisse pas les bras. S’il faut venir tous les jours, on viendra tous les jours », assure Karima, qui a été informée de son licenciement.

    Des conditions de travail dégradées

    Les femmes de chambre dénoncent des conditions de travail assez difficiles. « Aujourd’hui, il n’y a plus que deux femmes de chambre pour s’occuper de tout l’hôtel » qui compte 120 chambres, rappelle l’une d’entre elles. Originaires du Cap-Vert pour la plupart, elles évoquent leur situation familiale : « Nous voulons travailler, c’est notre droit. On a des enfants à nourrir. » Maria Luiza, 56 ans, confie : « Je n’ai jamais voulu partir d’ici. J’attendais la retraite. »

    Les salariés se disent d’autant plus surpris que, peu de temps avant l’annonce, des formations étaient prévues et certains plannings s’étendaient jusqu’au mois de mars. « Une semaine avant, on recevait des diplômes. Deux jours après, on nous convoque au bureau pour nous annoncer notre licenciement », résume Karima.

    Délégué syndical CNT-SO, Toufik Ghodbane fait partie des deux salariés officiellement informés du licenciement. Malgré l’incertitude, la mobilisation continue et il se dit « confiant car il n’y a pas de raison valable pour qu’il ne nous réintègre pas ». Il conteste le motif économique avancé par la direction de l’établissement.

    Cette dernière n’a pas donné suite à nos sollicitations.

  • Sébastien Delogu fait polémique en souhaitant « un racisé » à la tête de Saint-Denis

    Sébastien Delogu fait polémique en souhaitant « un racisé » à la tête de Saint-Denis

    Candidat aux municipales à Marseille, le député LFI Sébastien Delogu est allé à Saint-Denis et Pierrefitte, ce 17 décembre, pour apporter son soutien à la tête de liste insoumise allié au PCF, Bally Bagayoko.

    « Saint-Denis et Pierrefitte ont été des terres où beaucoup d’immigrés et racisés sont passés, et vous avez aujourd’hui une opportunité en or qu’enfin un racisé dirige ces deux villes et fasse en sorte que le réel peuple de France reprenne le pouvoir ici », a-t-il lancé.

    De quoi susciter un tollé. « On en arrive à expliquer qu’il faudrait voter en fonction de la couleur de peau », s’est ainsi indignée la ministre des Outre Mer, Naïma Moutchou. « Je propose un autre concept très innovant pour représenter le peuple de France, racisé ou pas… Ca s’appelle la démocratie », ironisait à Marseille l’adjoint (GRS) au logement, Patrick Amico.

    L’occasion était trop belle pour l’extrême droite, qui a fait monter la polémique. Le député RN de Marignane Franck Allisio, candidat à la mairie de Marseille, est allé ce mardi 30 décembre jusqu’à adresser un courrier au procureur de la République pour signaler ces propos pour « provocation directe ou indirecte à la discrimination ou à la haine raciale ». Comme pour faire oublier les propos haineux tenus par son propre camp et les propositions discriminatoires du RN.

    Face à cette polémique, le candidat dyonisien est allé au secours de Sébastien Delogu, reprochant à ceux qui s’indignaient de « réduire sa pensée ». « Racisé rime aussi avec compétence, expérience », argumente l’ancien adjoint au maire de Saint-Denis. « Ce déficit de représentativité est une des raisons de la fracture entre le peuple et sa représentation politique », argumente de son côté le coordinateur national du mouvement, Manuel Bompard, s’alarmant du harcèlement raciste subit par de nombreux candidats. Et accusant la ministre des Outre Mer de « cotiser aux polémiques de la fachosphère ».