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  • Municipales : Gaby Charroux entend perpétuer le modèle martégal

    Municipales : Gaby Charroux entend perpétuer le modèle martégal

    À deux mois des municipales et alors que son mandat s’achève, l’heure, pour Gaby Charroux (PCF), est à la redevabilité. « Dans cette élection qui s’ouvre, nous sommes les seuls à pouvoir présenter un bilan, affirme le maire sortant, candidat à sa succession. Nous, nous ne parlons pas au futur, nous ne faisons pas de suppositions, nous présentons des
    faits.
     »

    95% des engagements pris en 2020 ont été tenus par l’équipe municipale. Les réalisations ont jalonné ces six dernières années, à l’instar de la création du Laboratoire d’innovation de santé environnementale territoriale pour protéger les populations des pollutions industrielles, de l’implantation de la Maison de santé de l’Escaillon ou du pôle entrepreneurial Mikado, petit frère de la Maison de la formation, de l’installation du Centre national des arts et métiers au bateau blanc ou encore de la mise en place de l’arrosage intelligent ayant permis de réduire la facture en eau de 50% grâce à des compteurs connectés.

    Gilles Picard, adjoint au maire délégué au numérique (PCF), souligne le renforcement de la « démocratie participative », avec des instances telles que Paroles de jeunes ou le comité citoyen de l’Atlas populaire de la biodiversité communale. Une co-construction qui donne naissance au carnaval, au festival des Fadas du monde ou encore à la nouvelle Place des Aires, pour ne citer qu’eux.

    Des services publics de proximité

    Entre la lutte victorieuse pour le maintien du bureau de Poste de Ferrières, le combat contre le plan d’efficience de l’hôpital public des Rayettes ou encore l’engagement pour la réhabilitation de Notre-Dame des Marins, l’équipe municipale a bataillé pour défendre les services publics de proximité et le « modèle martégal », celui d’une « ville qui ne veut oublier personne ».

    « Ce bilan n’est pas un point final, c’est le socle sur lequel nous allons bâtir l’avenir, assure Gaby Charroux. Car si beaucoup a été fait, beaucoup reste encore à faire. » L’édile sortant affirme, au nom de son équipe, avoir encore « 1 000 idées en tête », en en révélant deux : la création de centres d’initiation culturelle, sur le modèle des centres d’initiation sportive qui accueillent chaque année 1 300 enfants, ou encore la protection de la plaine agricole de Saint-Julien.

  • [Entretien] Neirlay Andrade : « La crainte de subir des arrestations arbitraires est devenue constante »

    [Entretien] Neirlay Andrade : « La crainte de subir des arrestations arbitraires est devenue constante »

    La Marseillaise : Quelle est la situation dans le pays depuis l’attaque américaine ?

    Neirlay Andrade : Le gouvernement a décrété l’état d’urgence, ce qui a généré un climat de peur profonde au sein de la population. Car il donne, dans la pratique, carte blanche aux forces de police et à l’armée pour arrêter toute personne accusée d’avoir encouragé ou soutenu l’opération militaire qui a abouti à l’arrestation illégale de Nicolás Maduro et Cilia Flores. La crainte de subir des arrestations arbitraires pour avoir exprimé des positions critiques, tant à l’égard de l’administration Maduro qu’à présent celle de Delcy Rodríguez, est devenue une constante quotidienne. Dans différentes villes, des barrages policiers et militaires ont été installés sur les routes et autoroutes. Les agents de sécurité exigent des citoyens qu’ils leur montrent le contenu de leurs téléphones portables, à la recherche de preuves supposées de sympathie envers l’agression américaine. Cela rappelle ce qui s’est passé en 2024, lorsque de nombreux citoyens ont été arrêtés pour avoir exprimé dans des groupes WhatsApp ou sur les réseaux sociaux leur mécontentement face à l’action du Conseil national électoral (CNE) et pour avoir exigé la publication des résultats officiels des élections présidentielles. À l’époque, des arrestations massives avaient eu lieu. Ce qui explique pourquoi aujourd’hui, beaucoup de gens choisissent de garder le silence et d’éviter de s’exprimer publiquement sur ce qui se passe dans le pays.

    Après l’attaque, vous avez écrit : « Ni tutelle impérialiste ni continuité autoritaire. » Quelle est la relation du parti avec le régime de Maduro ?

    N.A. : En 2023, l’administration Maduro a lancé une offensive judiciaire contre le Parti communiste vénézuélien (PCV), lui retirant sa personnalité juridique et ses cartes électorales, pour les remettre à un petit groupe d’opérateurs politiques du parti au pouvoir. Ces individus utilisent les symboles du Coq rouge pour faire croire à l’opinion publique que les militants communistes soutiennent la direction du Parti socialiste unifié du Venezuela (PSUV, au pouvoir), alors qu’en réalité ce n’est pas le cas. En 2024, après les élections présidentielles, le PCV a dénoncé le détournement des résultats électoraux. En janvier 2025, lorsque Nicolás Maduro a pris illégalement et inconstitutionnellement un nouveau mandat, le PCV a lancé un appel public aux forces révolutionnaires, populaires et véritablement démocratiques pour former une large alliance destinée à rétablir la pleine vigueur de la Constitution nationale et les droits sociaux, professionnels et politiques du peuple vénézuélien, puis présenté une feuille de route pour faire face à la crise politique.

    Vous dénoncez les politiques néolibérales.

    N.A. : Depuis août 2018, le Venezuela applique un ajustement économique néolibéral dans le cadre du Programme de relance économique, de croissance et de prospérité. Cette politique a réduit considérablement les dépenses publiques, libéralisé les prix et dollarisé de facto l’économie. Auparavant, le PSUV et ses alliés avaient déjà approuvé la loi sur les zones économiques spéciales. Les conventions collectives ont été démantelées et le salaire minimum est devenu le seul paramètre légal pour les indemnités et les prestations, excluant les primes et autres revenus. L’impact sur les travailleurs a été dévastateur : perte des prestations sociales et détérioration financière des syndicats. En 2022, un salaire minimum a été gelé à 130 bolivars, soit moins d’un dollar par mois aujourd’hui du fait de la dévaluation, tandis que les primes, qui constituent la majeure partie des revenus, ne sont pas prises en compte dans les avantages sociaux légaux. Cette politique permet aux employeurs publics et privés d’économiser des millions. Même dans les secteurs privés soumis à des conventions collectives, ces acquis sociaux sont menacés. Les dirigeants d’entreprise et le gouvernement de désormais Delcy Rodríguez ─ s’orientent vers un « nouveau modèle de rémunération », dans lequel le salaire traditionnel pourrait disparaître, consolidant ainsi la précarité des travailleurs vénézuéliens.

    Quelles sont les véritables intentions de Donald Trump ?

    N.A. : Le pétrole, le pétrole et encore le pétrole. Donald Trump cherche à garantir des réserves énergétiques stratégiques en cas de conflit majeur qui pourrait entraîner la fermeture du détroit d’Ormuz, par lequel transite environ un quart du pétrole brut commercialisé dans le monde.

    Delcy Rodríguez a évoqué l’ouverture d’un « nouveau moment politique ». Qu’est-ce que ça signifie selon vous ?

    N.A. : En moins d’une semaine, Donald Trump a déclaré publiquement que ses relations avec Miraflores [palais présidentiel vénézuélien Ndlr] étaient désormais « fantastiques » et que Delcy Rodríguez « faisait tout ce qu’on lui demandait ». Ces déclarations révèlent la véritable nature de ce soi-disant « nouveau moment politique » et réduisent à néant la rhétorique anti-impérialiste avec laquelle le PSUV a tenté, pendant des années, de tromper certains secteurs de la gauche internationale.

    Il est également révélateur que l’un des principaux piliers du soutien à l’administration Maduro ces dernières années ait été le même groupe d’entreprises qui, il y a deux décennies, a mené le coup d’État contre le président Hugo Chávez. Tout cela confirme que ce « nouveau moment politique » n’est pas une rupture, mais l’approfondissement d’une alliance avec les secteurs entrepreneuriaux et l’impérialisme, en contradiction flagrante avec les intérêts du peuple vénézuélien.

  • Municipales : Ohanessian hume l’air de la campagne marseillaise

    Municipales : Ohanessian hume l’air de la campagne marseillaise

    Sous la pluie hivernale de ce samedi 17 janvier, les 106 parcelles des jardins ouvriers Coder semblent remercier le ciel de ce coup de pouce. C’est en ces lieux, vestiges de l’usine éponyme où se construisaient des rames de trains et tramways jusque dans les années 1970, et où se perpétue depuis 85 ans la culture de la terre en communauté, que s’est tenue l’assemblée générale de son association gestionnaire.

    Une réunion à laquelle participait Yannick Ohanessian, qui en a profité pour saluer « le travail accompli et l’engagement » de ses membres, avant de se faire interpeller pour certains problèmes rencontrés par ces derniers. Une vie d’adjoint au maire en charge de la sécurité en fin de mandat, ayant tenu à témoigner de son attachement aux jardins Coder. Une propriété de la Ville enserrée par l’Huveaune, l’A50 et la voie ferrée Marseille-Toulon. « C’est une institution. Avec la Ville, on leur a permis de pouvoir s’élargir en 2022 en préemptant un terrain à proximité immédiate. Ils permettent le lien social, la solidarité au travers de la terre et de son partage, comment on apprend aux plus jeunes à la labourer, à planter ses propres fruits et légumes », rappelle l’élu municipal. « En 1941, il y avait 242 parcelles, avec une réduction depuis, années après années, des jardins. On en a toujours perdu, sauf cette année », situe pour sa part Denis Barthélémy, secrétaire général de l’association. « Ici le vivre-ensemble, on le voit dans les faits. Il y a des juifs, des musulmans… On a aussi par exemple un jardinier qui sait à peine lire et écrire, qui côtoie un docteur, finaliste des Chiffres et des lettres. Ils s’entendent comme des larrons en foire », illustre cet ancien conseiller général PS.

    « Au maire de décider, mais moi, je suis prêt »

    Pour Yannick Ohanessian, l’occasion de humer l’air de la campagne, électorale également. Mais aussi de se démarquer du maire des 11-12 sortant, Sylvain Souvestre (LR), et du RN, qui ne parlent que de sécurité. « Même si ces enjeux sont importants, tout ne peut pas se résumer à ceux-ci », estime l’élu PS. Son opposant de droite confiait il y a quelques jours dans La Marseillaise ses principales fiertés politiques, parmi lesquelles la création d’un centre de paddle et d’une Maison des abeilles et de la biodiversité. « Pas à la hauteur des aspirations des habitants du secteur avec notamment la question du logement », rétorque l’adjoint de Benoît Payan. Pour l’heure, le Printemps marseillais n’a pas encore désigné sa tête de liste dans les 11-12. « C’est au maire de décider, mais moi, je suis prêt », affirme-t-il.

  • À Marseille, les agents de l’énergie contre la « foutaise disciplinaire »

    À Marseille, les agents de l’énergie contre la « foutaise disciplinaire »

    « Pendant deux jours les agents ont déposé les sacoches et ont arrêté le travail car ils étaient choqués de la situation. » Renaud Henry, secrétaire général de la CGT Énergie Marseille, résume l’état d’esprit des agents gaziers du site de Cantini à Marseille alors qu’un de leur collègue, et camarade, est visé par une procédure disciplinaire loin d’être anodine. « Mardi, la direction a remis à un agent un courrier en main propre dans lequel il est écrit noir sur blanc “J’envisage de vous infliger la mise en retraite d’office” », relate le syndicaliste.

    Un courrier dans le cadre d’un deuxième entretien préalable à sanction, mais la CGT dénonce « une foutaise disciplinaire » dans un tract bien senti. « On juge que c’est de la discrimination syndicale. La direction lui reproche des irritants, un terme du jargon GRDF, c’est-à-dire toutes les problématiques bénignes de l’agence, des choses que tous les agents font », précise Renaud Henry, sans rentrer dans les détails. En clair « des prétextes fallacieux et des raisons complètement infondées » qui visent un militant CGT.

    C’est surtout la potentielle « mise en retraite d’office », équivalent d’un licenciement pour les travailleurs au statut des Industries électriques et gazières (IEG) qui ne passe pas pour l’organisation syndicale. « On ne pensait pas que ça prendrait ces proportions. La mise en retraite d’office pour des faits aussi mineurs, ce n’est pas normal », tempête le secrétaire général. En tout cas, son syndicat en fait une affaire prioritaire et une question de principe. Il a réalisé une déclaration de danger grave et imminent (DGI) « pour risques psycho-sociaux » dans la foulée. Laquelle a été au menu d’un Comité social et économique extraordinaire, ce vendredi.

    « Un enjeu collectif »

    « Les agents du site sont tous anxieux. Ils craignent d’aller en conseil de discipline pour un oui ou pour un non. Dans le dossier disciplinaire du camarade ils ont tout et rien mis », poursuit Renaud Henry. Avant de marteler : « C’est un enjeu collectif qui va au-delà du cas du collègue : dans quelles conditions va-t-on travailler si l’on laisse passer une injustice pareille ? »

    Et la CGT compte passer à l’action rapidement, avec mobilisation et appel à la grève dans le viseur : « Ce mardi, on établit en assemblée générale un plan d’action et de lutte contre cette situation injuste. » Et ce, jusqu’à la convocation dudit agent, le 26 janvier prochain à Lyon…

  • Une boussole

    Une boussole

    Le débat obtenu par la gauche qui se déroule ce soir au Parlement est plus que bienvenu. Parce que la réponse d’Emmanuel Macron à l’attaque de Caracas par Donald Trump a été déplorable mais aussi parce que réfléchir au-delà du cas vénézuélien à ce que peut être « le rôle de la France dans la prévention et la résolution des conflits internationaux » est urgent. Bien sûr, les situations internationales n’ont jamais été manichéennes mais la fracturation du monde après ce premier quart du XXIe siècle rend plus difficile que jamais la compréhension d’enjeux où aucun des principaux acteurs ne permet une adhésion sans retenue. D’autant plus que l’institution centrale d’une sécurité humaine collective, l’ONU, est chaque jour un peu plus mise hors jeu, chacun piétinant et bafouant
    les principes qui permettaient de contrer la loi du plus fort et de la prédation des richesses.

    Pas d’amnésie

    À défaut de camps, il faut absolument garder une boussole. Celle qui garde le nord en mettant invariablement les peuples au centre, souverains. Celle qui ne vise qu’à trouver le chemin vers la paix.
    Et refuser l’amnésie.
    À quoi sert-il d’avoir commémoré la Libération et la capitulation des nazis
    si c’est pour oublier comment l’extrême droite arrive au pouvoir, oublier que « la guerre est un massacre de gens qui ne se connaissent pas
    au profit de gens qui se connaissent mais ne se massacrent pas
    »,
    oublier que ce n’est que l’expression de la loi du plus fort et des logiques de prédation des richesses. Que ce débat puisse donc permettre à la France de retrouver une boussole qui lui permette d’agir pour prévenir et résoudre
    les conflits.

  • Venezuela : un débat pour y voir clair ?

    Venezuela : un débat pour y voir clair ?

    Les députés sont attendus à 17 heures dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale pour un débat sans vote, convoqué par le gouvernement en vertu de l’article 50-1 portant sur « le rôle de la France dans la prévention et la résolution des crises politiques internationales, notamment au Venezuela ». Un échange organisé sous forme de questions/réponses qui se poursuivra à 21 heures au Sénat.

    Après l’attaque militaire américaine le 3 janvier sur le Venezuela dans le but de kidnapper son président Nicolás Maduro et son épouse la députée Cilia Flores, la France a été critiquée pour sa réaction. Pour rappel, une centaine de personnes sont mortes dans ces bombardements visant Caracas. Et pourtant, dans sa première intervention, Emmanuel Macron écrit sur X « le peuple vénézuélien est aujourd’hui débarrassé de la dictature de Nicolás Maduro et ne peut que s’en réjouir » suivi d’un long message qui, a aucun moment, n’évoque l’intervention de Washington. Le président français a, par la suite, repris ses déclarations sous la pression de la gauche qui, dans une rare unanimité a condamné avec fermeté cette agression.

    Les partis demandent d’éclaircir la position de Paris face aux appétits impérialistes de Donald Trump. Pour le PCF, « cette politique de force ouverte est de nature à aggraver les tensions internationales et les risques de guerre. Elle appelle la plus large riposte internationale des forces progressistes et l’émergence d’un grand mouvement mondial pour la paix, pour défendre le droit international et la démocratie », dit le parti qui a appelé aux rassemblements dans tout le pays pour soutenir le peuple vénézuélien. Plusieurs se sont notamment tenus à Marseille. La France insoumise qui y a participé continue d’exiger « la libération immédiate de Nicolás Maduro et de son épouse, la garantie pleine et entière de leur sécurité, ainsi que leur retour immédiat et sans condition sur le sol vénézuélien, conformément au droit international ». Le dirigeant vénézuélien est actuellement emprisonné à New York, accusé de trafic de drogue.

    Olivier Faure dénonce : « Sous le faux nez de la lutte contre le narcotrafic, les États-Unis de Donald Trump renouent avec leur stratégie d’ingérence dans la vie des nations du sous-continent latino-américain qu’ils considèrent historiquement comme leur “arrière-cour” », insiste le chef du PS. Le président américain a d’ailleurs rapidement menacé la Colombie, le Mexique et Cuba du même sort. Et si Maduro est conspué au sein même de son pays (lire entretien ci-contre), « la condamnation de ces dérives internes ne saurait en aucun cas justifier des ingérences extérieures. La défense de la souveraineté des peuples implique de s’opposer à toute intervention militaire unilatérale, sans complaisance à l’égard des régimes autoritaires », fait valoir la porte-parole des Écologistes Aminata Niakaté.

    Repères

    L’UD CGT 13 en soutien aux travailleurs vénézuéliens

    Dès le 3 janvier, l’Union départementale de la CGT des Bouches-du-Rhône a condamné l’agression militaire américaine et appelé à la solidarité internationale rappelant que « ce sont toujours les peuples qui paient le prix des guerres et des interventions militaires : destructions, morts, appauvrissement, recul des droits sociaux et syndicaux », insiste le syndicat. Le soir même, des rassemblements étaient organisés.

    La LDH du Var condamne l’agression américaine

    Dans une prise de parole lors d’un rassemblement à Toulon, le président de la Ligue des droits de l’Homme du Var Roland Bianche a condamné l’attaque américaine sur Caracas. Selon lui, « la solution à la profonde crise vénézuélienne doit être civile et démocratique par les Vénézuéliens et les Vénézuéliennes eux-mêmes sous les auspices de l’ONU et des espaces multilatéraux compétents », martèle-t-il.

    No Pasaran 84 alerte sur l’ingérence en Europe

    Le collectif antifasciste No Pasaran 84 a participé au rassemblement en soutien au peuple vénézuélien à Avignon. Il appelle à rester vigilant « Trump a déjà menacé d’autres territoires et États : le Groenland, la Colombie, Cuba… Ses sbires menacent d’ingérences dans les élections européennes afin de favoriser l’arrivée au pouvoir de gouvernements d’extrême droite. Mobilisons-nous contre les fascistes et leurs guerres. »

  • Le Sénégal soulève la Coupe d’Afrique au terme d’une finale chaotique

    Le Sénégal soulève la Coupe d’Afrique au terme d’une finale chaotique

    Quelques minutes ont suffi pour gâcher la fête. La finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2026, entre le Sénégal et le Maroc, le pays organisateur, a totalement dérapé, dimanche soir, suite à des décisions arbitrales qui ont fini par interrompre la rencontre. Jean-Jacques Ngambo, l’arbitre congolais de cette rencontre qui s’est tenue au stade Prince Moulay Abdellah de Rabat, a refusé un but des Lions de la Terranga, avant d’accorder un pénalty très controversé, quelques minutes plus tard, aux Lions de l’Atlas, à la fin du temps réglementaire. Suite à cette décision, des supporters sénégalais ont envahi le terrain et des bagarres ont éclaté avec les agents de sécurité dans les tribunes.

    Longue interruption

    Pour protester face à la décision de M.Ngambo, le sélectionneur du Sénégal, Pape Thiaw, a demandé à ses joueurs de rentrer aux vestiaires, ce qui a provoqué une longue interruption. Le match a repris son cours avec le pénalty raté du Marocain Brahim Diaz, qui aurait fait exprès de tirer « une panenka » au centre de la cage pour « réparer l’injustice ». En prolongations, l’ancien olympien Pape Gueye a permis aux Lions de la Terranga de prendre les devants au tableau d’affichage, et ainsi, permettre aux siens de soulever le trophée.

  • Le RN parachute Julien Sanchez pour faire main basse sur Nîmes

    Le RN parachute Julien Sanchez pour faire main basse sur Nîmes

    « Le prochain maire de Nîmes sera communiste ou Rassemblement national ». C’est par cette prophétie destinée à siphonner une droite en fin de règne et divisée que Julien Sanchez (RN) a officialisé, samedi 17 janvier à l’hôtel Imperator, sa candidature à la mairie de Nîmes.

    Après avoir (en vain) tendu la main à Franck Proust (LR-UDI-Horizons) pour constituer une liste d’union des droites, Julien Sanchez, le vice-président du RN qui est aussi le directeur de la campagne pour le parti d’extrême droite, s’est auto-adoubé candidat RN en se parachutant à Nîmes avec le soutien de l’Union des droites pour la République (UDR), du Rassemblement pour la République (RPR) et de l’Avenir français. Si l’actuel président de l’Agglo Franck Proust (soutenu par le maire sortant Jean-Paul Fournier) et l’ex-premier adjoint Julien Plantier s’étaient entendus, « je n’y serais pas allé », prétend Julien Sanchez, opportuniste. « Avec deux listes, c’est fini pour eux, ils ont perdu », estime celui qui espère faire main basse sur la capitale gardoise.

    Sans rien dévoiler de son programme, Julien Sanchez a indiqué que deux députés seraient sur sa liste : Yoann Gillet et Sylvie Josserand. Actuel député européen, le vice-président du RN serait lui-même touché par le cumul des mandats si il venait à s’emparer de Nîmes. Un appétit qui confirme qu’il n’avait que faire des Beaucairois qu’il avait délaissés en 2024 pour aller se faire élire au Parlement européen.

    Dans un département qui est tombé dans le piège de l’extrême droite aux législatives 2024 (6 circonscription raflées sur 6), Julien Sanchez sera une menace majeure pour le camp des progressistes incarné par la liste « Nîmes en commun » de Vincent Bouget. Réalisé en novembre par l’institut Quorum pour Le Réveil du Midi, un premier sondage (à la méthodologie critiquée par la commission des sondages) donnait Vincent Bouget (en tête au premier tour dans 2 configurations sur 3), au coude-à-coude avec le RN et la droite en fonction du nombre de listes en lice.

    Depuis, l’offre politique s’est éclaircie et la campagne s’apprête à entrer dans le sprint final. Outre Vincent Bouget (Nîmes en commun), Franck Proust (LR-UDI-Horizons), le dissident Julien Plantier associé à la macroniste Valérie Rouverand (Renaissance) et donc l’extrême droite avec Julien Sanchez, la France Insoumise mènera une liste portée par Pascal Dupretz. L’ancien gilet jaune Jean-Marc Philibert entend lui aussi présenter une liste citoyenne « Vivons Nîmes ».

  • Dans l’Hérault, Charles Alloncle veut la peau de l’audiovisuel public

    Dans l’Hérault, Charles Alloncle veut la peau de l’audiovisuel public

    L’audiovisuel public, ce repère de gauchistes vivant inlassablement d’argent public. Cette vision, on ne peut plus fantasmée et fallacieuse, est celle portée par l’extrême droite. En ce sens, une commission d’enquête sur « la neutralité, le fonctionnement et le financement de l’audiovisuel public » a été créée en octobre 2025, à la demande d’Éric Ciotti. Celle-ci a désigné le député UDR héraultais Charles Alloncle comme rapporteur qui, depuis novembre 2025, interroge – ou plutôt accuse – différentes personnalités liées à l’audiovisuel public afin de prouver la défaillance du système.

    Audiences suspendues

    Mais tout ce tintamarre de l’extrême droite s’apparente plus à une « guerre idéologique  » qu’à une véritable enquête parlementaire. Pour preuve, face au comportement inquisitoire d’Alloncle, le président de la commission, Jérémie Patrier-Leitus (Horizons), a suspendu l’envoi des convocations pour deux semaines, le temps de « retrouver de l’apaisement ». Après avoir rappelé à l’ordre Charles Alloncle, le député Horizons a annoncé la reprise des auditions pour le 19 janvier tout en posant quatre règles à respecter : pas « de communication en temps réel sur les réseaux sociaux pendant les auditions (pas de live tweet) » -une vilaine manie qu’avait l’Héraultais- ;
    « pas de travestissement, de déformation des propos des personnes auditionnées » – Alloncle avait notamment tronqué les propos du journaliste Patrick Cohen lors de son audition pour les diffuser sur ses réseaux – ; la communication de tous les documents évoqués par le rapporteur en audition ainsi qu’une discrétion et la modération des membres de la commission. Autant de dérapages montrant qu’Alloncle veut la peau de l’audiovisuel public. « Ces critiques sont portées par des gens qui veulent privatiser l’audiovisuel public, changer la société. C’est une guerre idéologique, ils visent à détruire notre institution », soupire Thierry Will, délégué syndical SNJ à France Télévisions Languedoc-Roussillon. Ainsi, tous les coups sont permis.

    Première accusation, la prétendue absence de neutralité d’un audiovisuel public gauchisé, avec pour preuve – ce qui a conduit à la création de cette commission – la conversation entre les journalistes Thomas Legrand et Patrick Cohen avec les responsables du PS Pierre Jouvet et Luc Broussy. « Cela a été monté en épingle, ce type de rencontres est monnaie courante. Cela fait partie du métier, on parle avec tous les politiques », soutient Thierry Will. Et la pluralité et le temps de parole sont respectés sur l’audiovisuel public. « Tout le monde a la parole et de plus en plus la droite et l’extrême droite, du moins sur France Inter », observe de son côté Régis Taillandier, délégué syndical CGT à Ici Hérault.

    Charles Alloncle s’en prend également aux finances du service public, un rapport de la Cour des comptes faisant état d’une dette dépassant les 80 millions d’euros. Mais là encore, le député préfère enchaîner les approximations, évoquant notamment « plusieurs centaines de millions d’euros » gagnés par Nagui. « C’est l’ironie de l’histoire : notre actionnaire, c’est l’État, donc c’est lui qui nous met dans cette situation budgétaire impossible », soupire Thierry Will.

    Peu de chances qu’Alloncle, dans sa croisade contre l’audiovisuel public, entende ces objections. À moins que le coup de pression de Jérémie Patrier-Leitus ne le fasse redescendre de son piédestal ? Réponse le 19 janvier.

    * Contacté, Charles Alloncle n’a pas donné suite à nos demandes d’entretien.

  • Nîmes en Commun passe à l’étape décisive du programme municipal

    Nîmes en Commun passe à l’étape décisive du programme municipal

    Lundi 19 janvier à 15h30, à l’auditorium du centre Pablo Neruda, le collectif Nîmes en Commun franchira une nouvelle étape de sa campagne municipale. À l’occasion d’une conférence de presse, ses représentants présenteront officiellement le programme qui portera la liste conduite par Vincent Bouget en mars prochain. Un programme dont la particularité tient moins à l’accumulation de propositions qu’à la méthode qui a présidé à sa construction. Depuis un an, le collectif a multiplié les temps d’écoute et de débat à travers la ville : réunions publiques, rencontres d’appartement, entretiens vidéo, et surtout un vaste questionnaire auquel près de 3 000 habitants ont répondu. Sécurité, jeunesse, logement, transports, considération : les priorités exprimées par les Nîmois ont progressivement structuré le projet.

    Cette démarche a trouvé un prolongement éditorial avec la parution du livre Si je vous dis Nîmes, coécrit par Vincent Bouget et Clément Luy, publié aux éditions Au Diable Vauvert. Un ouvrage qui restitue la matière brute de cette consultation et assume une ambition : redonner une place centrale à la parole citoyenne. « Ce qui compte d’abord, c’est le sens, le projet collectif », résume le candidat, qui revendique une inversion de la logique politique traditionnelle : non plus « faites-moi confiance », mais « on vous fait confiance ».

    Le programme dévoilé lundi se voudra ainsi la traduction concrète de ce travail patient. Parmi les thématiques appelées à structurer les propositions : justice sociale, transition écologique, place de la jeunesse, rééquilibrage des quartiers, démocratie locale et accès aux services publics.