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  • Uzès fête ses 30 ans de danse populaire

    Uzès fête ses 30 ans de danse populaire

    À Uzès, les pierres blondes ont de la mémoire. Depuis trente ans, elles voient passer des corps, des élans, des silences, des foules debout. Le festival La Maison danse revient du 3 au 7 juin pour souffler ses bougies, non pas dans la nostalgie, mais dans le mouvement. Vingt-trois spectacles, vingt-deux chorégraphes, des ateliers, des films, des expositions, un bal, un jeu de piste et ce fameux 1 km de danse : la cité ducale se prépare à devenir, cinq jours durant, un grand plateau à ciel ouvert.

    Cette édition anniversaire relie les fils d’une histoire commencée en 1996 avec le Festival de la nouvelle danse. Trente ans plus tard, La Maison danse revendique toujours la même ambition : porter l’art chorégraphique au plus grand nombre, mêler les générations, ouvrir les scènes aux habitants, faire de la culture un bien commun plutôt qu’un privilège. La directrice Émilie Peluchon ne cache pas l’ambition du propos : le festival se dresse comme « une réponse à la brutalité du monde et au contexte politique de notre époque ». La danse comme résistance. Le corps comme argument.

    Une fête à hauteur d’habitants

    Symbole fort, Maguy Marin revient avec May B, pièce fondatrice déjà présente lors de la première édition. À ses côtés, les figures de ces trente années (Haleb, Ramalingom, Wampach, Hammoud, Carriau) passent le flambeau aux émergents : Aina Alegre, Soa Ratsifandrihana et Jonas Chéreau, nouvel artiste associé.

    Le festival ne se referme pas sur son histoire : il la met en jeu. Jeu de piste collectif dans les rues d’Uzès le samedi 6, exposition photographique en plein air sur trois décennies d’archives, mur de témoignages ouvert à toutes et tous, et un bal chorégraphié qui promet de faire tomber les frontières entre artistes et public. Et dimanche 7, le fameux « 1 km de danse » mêlera amateurs, scolaires et professionnels sur trois scènes simultanées. Gratuit, populaire et festif, comme 1996.

  • À Bagnols, Pascale Bordes s’en prend aussi aux associations

    À Bagnols, Pascale Bordes s’en prend aussi aux associations

    Contrairement à son homologue de Vauvert, Pascale Bordes avance masquée à Bagnols-sur-Cèze. Déjà comme députée, l’avocate avait adopté la stratégie de dédiabolisation de son parti et évitait sagement toute polémique. Désormais à la tête de la troisième ville du Gard, elle tente de conserver cette image consensuelle. Lorsqu’elle a été écartée de toutes les vice-présidences de l’agglomération du Gard rhodanien, l’édile s’est simplement fendue d’un communiqué laconique, se limitant à répondre aux « nombreuses interrogations d’habitants du territoire ». Côté communication, tout est donc verrouillé. Ses adjoints sont peu présents sur le terrain et c’est bien le cabinet de la nouvelle maire qui gère toutes les demandes.

    « Elle avance masquée », confirme Elian Cellier, secrétaire de la section bagnolaise du PCF. « Pour l’instant, elle ne commet pas d’erreurs majeures. Les adjoints ont consigne de ne rien dire. Sur certaines manifestations, il n’y a même pas de représentant de la mairie. Depuis les élections, j’ai assisté à plusieurs vernissages par exemple et je ne sais toujours pas à quoi ressemble l’adjoint à la culture. »

    Face aux contraintes budgétaires, Pascale Bordes a lancé plusieurs audits notamment sur la question de la couverture de la piscine. Elle fustige aussi le coût de la passerelle piétonne au-dessus de la Cèze, grand sujet de débat durant la campagne municipale. « Ils se plaignent mais lorsqu’ils étaient dans l’opposition, ils ont voté pour ces projets. Aujourd’hui, Pascale Bordes se plaint de l’endettement de la ville mais elle n’est jamais venue en conseil municipal lorsqu’elle était dans l’opposition pour alerter sur ces sujets. Et en même temps, elle a accordé toutes les majorations réglementaires d’indemnités d’élus, même celles qui ne sont pas obligatoires. Cela va coûter 54 000 euros par an à la commune pour les neuf adjoints », fustige l’élu d’opposition Jérôme Jackel (Debout).

    Coupe dans

    les subventions

    Lors du dernier conseil municipal où a été voté le budget primitif, une coupe dans les subventions aux associations a bien été prévue mais la majorité a joué le flou, disant étudier au « cas par cas » l’attribution de ces subventions. Pour l’heure, les associations ne savent donc pas à quelle hauteur leurs subventions vont être amputées. « La municipalité a prévu une coupe de plusieurs centaines de milliers d’euros. Le budget pour les associations était de 953 000 euros en 2023 et il passe cette année à 465 000 », explique Jérôme Jackel. Autre économie décidée sur le dos des associations : le camion qui livrait habituellement le matériel municipal lors d’événements ne sera plus mis à disposition. Ce sont donc désormais à elles de s’organiser.

    La grogne et l’inquiétude commencent donc à se faire sentir dans les associations bagnolaises. Le foot et le handball seraient notamment visés par d’importantes coupes. Le club de foot avait en effet déjà été la cible de la candidate d’extrême droite en campagne qui jugeait que la somme allouée au regard des résultats était trop élevée. « Pour l’instant on est dans le flou, on ne se sait pas qui va être raboté en premier. Mais je pense que le foot va prendre un coup de rabot. J’ai bien peur qu’elle utilise la scission du club puisque Pont-Saint-Esprit veut remonter un club, pour justifier le coup de rabot de peut-être 50% », prévient Jérôme Jackel avant d’ajouter : « Le tissu associatif, c’est la force vive d’un territoire. Si une mairie n’est pas capable de venir en soutien de ses forces vives, que fait le territoire ? Il meurt. »

    Discrète, Pascale Bordes va devoir, dans les prochains mois, assumer ses choix. Car si elle coupe dans les subventions aux associations, elle devra ensuite justifier l’important investissement promis dans la sécurité avec notamment le recrutement de policiers municipaux (le coût d’un policier municipal est estimé entre 62 000 et 63 000 euros par an) pour qu’ils soient disponibles 7j/7 et 24h/24 et « armés comme une BAC ». Tout cela épaulé par « un centre de supervision moderne ». Pour l’heure, l’ancienne députée s’est contentée de lancer un audit sur la sécurité mais le coût de ses promesses de campagne interroge sur sa réelle capacité à les mettre en œuvre. « Pour une commune comme Bagnols, un tel audit coûte déjà entre 40 000 et 60 000 euros », s’agace Jérôme Jackel qui préférerait que l’argent soit utilisé autrement. « Nous, au quotidien, on ne voit aucune différence. Les dealers sont toujours là. La ville est toujours aussi sale. Les problèmes sont toujours les mêmes », résume Elian Cellier.

  • Erwan Davoux sera jugé pour violences conjugales le 9 septembre

    Erwan Davoux sera jugé pour violences conjugales le 9 septembre

    L’ancien directeur des relations internationales au conseil départemental des Bouches-du-Rhône Erwan Davoux a été déféré ce mercredi soir et s’est vu remettre une convocation par procès verbal pour être jugé le 9 septembre prochain, indique le parquet de Marseille à La Marseillaise. L’ex-candidat aux municipales avait été placé en garde à vue lundi, suite à une plainte déposée fin 2025 par son ex-épouse qui dénonçait des épisodes de violences physiques et psychologiques.

    Le parquet a retenu comme infractions des violences habituelles par conjoint ayant entraîné une incapacité totale de travail (ITT) de moins de huit jours, des violences par conjoint en présence de mineur ayant entraîné une ITT de moins de huit jours, et des menaces de mort par conjoint.

    Présenté devant le juge des libertés et de la détention à l’issue de sa garde à vue pour être placé sous contrôle judiciaire, il a interdiction d’être en contact avec la victime et interdiction de port d’arme.

    Sollicité par La Marseillaise, il a indiqué à l’issue de sa garde à vue ne pas souhaiter réagir.

  • Face au manque de médecins, un nouveau centre de santé ouvrira en juin à Béziers

    Face au manque de médecins, un nouveau centre de santé ouvrira en juin à Béziers

    C’est une problématique qui touche l’ensemble de l’Hexagone. Attirer des blouses blanches s’apparente de plus en plus à un véritable casse-tête chinois. Béziers n’échappe pas à la règle, tout comme le Biterrois. C’est en tout cas le constat dressé par la Communauté professionnelle de santé (CPTS) Ouest Hérault, organisation regroupant l’ensemble des professionnels de santé du territoire. « Il y a un manque de médecins généralistes, beaucoup partent à la retraite, ils ne sont pas remplacés et nous avons des difficultés à recruter de jeunes médecins dans l’immédiat. Nous sommes plus optimistes pour l’avenir mais pour les dix prochaines années, cela va rester compliqué », soutient Laurence Safont, pneumologue et présidente de la CPTS Ouest Hérault. La communauté, qui englobe un vaste territoire allant de Sérignan à Prémian et d’Olonzac à Faugères, regroupe 1 200 professionnels de santé pour 185 000 habitants dont 18 000 sont sans médecin traitant.

    Conséquence, ces derniers se retrouvent souvent aux urgences, risquant ainsi de les saturer. « De plus, les urgences de l’hôpital de Béziers et de la polyclinique Saint-Privat nous ont signifié qu’ils auraient du mal à assumer l’afflux de population estivale et qu’il fallait qu’on les aide », reprend Laurence Safont. La CPTS a donc décidé d’ouvrir un centre libéral de santé à la mi-juin en profitant des locaux de la maison médicale de garde, située à côté du centre hospitalier de Béziers.

    Actuellement, les médecins libéraux y exercent la nuit en semaine (20h-00h) et toute la journée le week-end (12h-00h le samedi, 8h-00h le dimanche). L’idée est donc d’ouvrir la maison médicale la journée. « Les médecins ont été d’accord pour céder une demi-journée par semaine, par mois, en fonction de leur activité, pour aller travailler dans ce centre soit en présentiel, soit en téléconsultation assistée pour voir des patients sans médecins traitants ou des patients qui se sont présentés aux urgences mais qui n’ont pas besoin de l’infrastructure des urgences », détaille la pneumologue.

    Une trentaine

    de médecins attendue

    Une trentaine de médecins libéraux est attendue dans les prochains jours, épaulée par 22 infirmiers libéraux, qui viendront assister lors des téléconsultations. « Le chariot de télémédecine a un logiciel qui permet de stocker les données des patients. De cette manière, s’ils sont vus plusieurs fois en un temps réduit, le médecin suivant pourra avoir accès au dossier de la téléconsultation précédente », fait valoir Laurence Safont.

    Si le centre ouvrira dans un premier temps de midi à 20h – « nous avons consulté l’hôpital, il y a des pics de fréquentation des urgences entre 12h et 14 puis aux alentours de 17h », indique la présidente de la CPTS Ouest Hérault – les professionnels espèrent l’ouvrir également le matin. Un dispositif unique en France à en croire la pneumologue, et nécessitant peu de coûts : les locaux ainsi qu’un poste de secrétaire médical sont mis à disposition par l’hôpital. Seul un peu de matériel médical est à financer. « On espère que cela va fonctionner et que ce modèle sera reproductible », soutient Laurence Safont.

    Ce n’est pas la seule mesure pour pallier le manque de blouses blanches. Bien que le numerus clausus ait été levé en 2020, son effet sur le recrutement ne s’est toujours pas fait sentir. En attendant, d’autres solutions ont été mises en place. « Il y a les “nouveaux métiers” qui ont été créés comme les infirmiers en pratique avancée ou les assistants médicaux. Nous allons également avoir une dernière aide qui arrivera au mois de novembre : 12 “docteurs juniors”, des internes qui feront leur 4e année dans des cabinets médicaux », annonce Laurence Safont. Une bouffée d’oxygène que beaucoup attendaient.

  • En Occitanie, l’agriculture en quête d’un second souffle

    En Occitanie, l’agriculture en quête d’un second souffle

    N’en déplaise à Pascal Praud et sa clique de climatosceptiques, le dérèglement climatique est un fait bien réel, en témoignent les fortes chaleurs de ces derniers jours, inimaginables pour un mois de mai. Ce dérèglement se traduit par des épisodes climatiques plus intenses et plus fréquents, notamment des périodes de sécheresses. Obligeant certaines professions à réinventer ses modes de production, sous peine de disparaître. C’est le cas des agriculteurs, aux premières loges de ce dérèglement. « L’augmentation des températures et l’évapotranspiration plus importante impactent les cultures. Chacun essaye de s’adapter en fonction de son territoire, de son fonctionnement. Dans le pastoralisme, beaucoup vont au Mont Lozère pour mettre leurs bêtes au frais pendant 15 jours, 3 semaines. Pour ceux qui traient à l’année, les bêtes sont dehors toute la nuit. En maraîchage, face aux fortes températures, les produits susceptibles de se faire brûler seront couverts, mis à l’ombre », détaille Dominique Soullier, secrétaire de la Confédération paysanne héraultaise.

    La relégation de l’écologie et de la défense de l’environnement au second plan par nos responsables politiques ne risque pas d’inverser la tendance du dérèglement climatique. « À la vitesse où ça va, que faire ? Nous, paysans, sommes seuls. Quand est-ce que les collectivités territoriales vont s’apercevoir qu’il y a une grosse problématique avec l’agriculture méditerranéenne. Avec toute la matière grise que l’on a à Montpellier, nous avons besoin de nous mettre autour d’une table et d’avoir une réflexion collective afin d’amener des réponses sur le devenir de l’agriculture méditerranéenne dans 5, 10, 15 ans », poursuit Dominique Soullier.

    Des pistachiers et grenadiers

    Et l’agriculteur d’envisager plusieurs pistes de réflexion. Notamment sur la culture. « Nous sommes en train de voir mourir une filière, la viticulture, qui a besoin d’être remplacée. Car ce n’est pas en mettant des bassines de rétention que cela va changer la donne pour le vigneron, qui a besoin de revenu plus que d’eau. Il faut repenser l’agriculture méditerranéenne. On pourrait planter des pistachiers, des grenadiers ou encore des caroubiers, des plantes qui consomment beaucoup moins d’eau et qui pourraient être cultivées ici. Mais il y a besoin d’organiser la filière », insiste Dominique Soullier. Des idées que le syndicaliste aimerait être mises au débat. Mais il semblerait que taper sur l’interdiction de pesticides est plus porteur électoralement.

  • La fronde anti-McDonald’s gagne du terrain dans le Gard

    La fronde anti-McDonald’s gagne du terrain dans le Gard

    C’est le paradoxe sur lequel mise la direction de McDonald’s : malgré la fronde d’une partie des habitants à chaque annonce d’implantation d’un nouveau restaurant, si celui-ci parvient à ouvrir, il est très vite pris d’assaut. Le nouveau fast-food inauguré à Saint-Geniès-de-Malgoirès, bourgade de 3 200 habitants située entre Nîmes et Alès, l’illustre parfaitement. « J’ai rencontré des riverains, des locaux et des paysans de Saint-Geniès pour leur demander comment ça se passe avec ce nouveau McDo en zone rurale. Ils me disent que c’est plein. C’est incompréhensible. Mais s’il y a des gens qui sont en demande de cette bouffe-là, à ce prix-là, et que McDo offre ça, en tant que paysan, je n’ai pas grand-chose à dire », regrette Simon Le Berre, porte-parole de la Confédération paysanne du Gard qui s’était mobilisé contre cette ouverture.

    La direction de McDo en est bien consciente et a d’ailleurs affiné sa stratégie ces derniers mois autour de la ruralité. L’objectif désormais affiché par l’enseigne est simple : posséder un « restaurant » à moins de 20 minutes de chaque Français. Cette ambition est désormais lancée dans tous les départements. Dans le Gard, trois McDo ont ainsi ouvert en 2025 à Saint-Geniès donc, à Garons (5 400 habitants) et Langlade (2 300).

    Exploiter

    la désertification

    Après avoir maillé la banlieue nîmoise, le groupe américain cherche désormais à s’aventurer dans le reste du département. Un projet est actuellement à l’étude aux Mages, commune de 2 100 habitants au nord d’Alès. Un permis de construire déposé en avril est actuellement à l’étude. Mais la population locale a décidé de se mobiliser pour arrêter le projet en lançant une pétition qui a déjà rassemblé 600 signatures sur papier et près d’un millier en ligne. Elle avance plusieurs arguments pour s’opposer au projet comme « l’augmentation importante de la circulation automobile », les « risques accrus pour la sécurité des piétons et des enfants », les « nuisances sonores et olfactives », la « pollution visuelle et lumineuse dans une zone classée Réserve internationale de Ciel Étoilé », ou encore « l’impact économique très négatif sur l’ensemble des restaurants et commerces déjà présents ».

    Il y a un peu plus d’un mois, les habitants du territoire d’Anduze se sont aussi mobilisés. En effet, une zone commerciale est à l’étude sur la commune voisine de Boisset-et-Gaujac où seraient implantés une boulangerie Marie Blachère, un Carrefour Market et un McDo. Une pétition a également été lancée et dépasse les 1 500 signatures. Ici aussi les élus s’opposent au projet mais les maires font aussi part de leur impuissance face à des projets construits sur des terrains privés. Il y a quelques mois, c’était à Laroque, petit village héraultais à la frontière du Gard, que s’est constitué un collectif pour s’opposer au McDo qui a rassemblé 3 000 personnes pour sa pétition.

    « Ces nouvelles implantations ne vont pas dans le bon sens », regrette Claude Gaubert de l’association Que choisir de l’Hérault. « Ça va mettre en difficulté tout un tas de petits restaurants et cantines. Cela va à l’encontre d’une approche tournée vers les circuits courts et les produits locaux. Ça pose finalement un problème d’éducation à la nourriture puisqu’ils rencontrent un public. L’éducation nutritionnelle devrait être abordée dans les écoles. »

    Aujourd’hui, élus et collectifs s’interrogent effectivement sur leur capacité à lutter face à une telle multinationale. Ses installations posent aussi une question démocratique. « On peut le faire comme à l’ancienne, à la José Bové, et tout casser. Aujourd’hui trouver des militants qui sont prêts à faire de la prison pour s’opposer à un projet de construction, c’est compliqué. Certains seraient quand même motivés chez nous. Mais pour quel but ? Nous avons un doute à la Conf’ sur la pertinence de ces actions pour faire arrêter un projet », explique Simon Le Berre.

    Surtout, McDo, qui promet à chaque projet de créer de l’emploi, exploite une ruralité abandonnée par les services publics et touchée par le chômage. Dans ces terres où les lieux de sociabilisation disparaissent, la multinationale s’implante pour devenir le lieu de rendez-vous du territoire. Au détriment du local : ses restaurants, ses camions pizzas et ses agriculteurs locaux.

  • La CGT Cheminots lance une grève à la Blancarde contre les externalisations

    La CGT Cheminots lance une grève à la Blancarde contre les externalisations

    « Tous ensemble nous ne lâcherons rien ! », peut-on lire sur l’affiche qui annonce la grève des cheminots de la Blancarde. Ce vendredi 5 juin, le rendez-vous est donné à 8h par le syndicat CGT Cheminots de Marseille. Les revendications des travailleurs tournent autour de plusieurs points : la reconnaissance des instances représentatives du personnel et l’arrêt des externalisations. Des remaniements prévus qui devraient entraîner la suppression de cinq postes selon le syndicat. C’est la première fois depuis 11 ans que les travailleurs de la Blancarde se mobilisent. Ce rassemblement fait suite à un manque de considération, estiment-ils. « La direction a toujours su faire un pas vers nous, mais aujourd’hui ça bloque. Plusieurs discussions n’ont mené à rien », déplore Renaud Darbas, représentant du syndicat CGT des cheminots.

    Un mouvement de grève national est prévu mercredi 10 juin sur l’ensemble du territoire français, lancé par SUD Rail, la CGT, l’Unsa et la CFDT. Les cheminots de la région Paca ont prévu de se mobiliser à cette occasion. « On est complètement investis dans la grève du 10 juin », précise Renaud Darbas, « mais aujourd’hui on estime que nos revendications sont locales, d’où notre mobilisation le 5 juin ».

    Une grève nationale

    Une rencontre entre une délégation des cheminots et la Direction régionale de la SNCF, est néanmoins prévue ce jeudi 4 juin. De son côté, la SNCF considère qu’il s’agit d’un « dialogue social en interne » et ne souhaite pas le commenter. Pour autant, le mouvement « la circulation des trains ne sera pas perturbée vendredi », selon la direction.

    Maéna Guérin

  • Xavier Niel livre sa conception de l’investissement et de l’IA

    Xavier Niel livre sa conception de l’investissement et de l’IA

    Au Pharo, face aux professionnels de l’information venus du monde entier, c’est un milliardaire qui a clos les grandes plénières, ce mercredi. Xavier Niel, fondateur de Free et actionnaire du Monde, s’est prêté au jeu du « coin du feu », un entretien animé par Lisa McLeod, directrice éditoriale de FT Strategies.

    Xavier Niel entame la discussion en parlant, en anglais, de ses investissements dans les médias : « J’ai commencé à investir dans tous les services en ligne, y compris Mediapart, où j’ai fait cinq fois mon argent. » Sa version de l’entrée au capital du Monde, en 2010, semble presque altruiste : « Ils ont un énorme problème, ils vont finir en faillite. » Depuis, assure-t-il, il n’interfère jamais dans la ligne éditoriale. La preuve, selon lui : Le Monde Diplomatique, « très à gauche, contre le capitalisme », reste libre.

    Sur l’IA, Xavier Niel se veut pragmatique : il faut vivre avec son temps et les technologies qui vont avec. Il dit avoir vite signé un accord (sur l’entraînement des modèles et les services) avec le géant américain, OpenAI, sans attendre ses confrères éditeurs. « Nous ne sommes peut-être pas de bons partenaires pour les autres éditeurs français », note-t-il, dans un sourire. Interrogé sur ce qui le « garde éveillé la nuit », le milliardaire répond la « polarisation » des médias. Il regrette que le New York Times ait été « trop contre » Donald Trump. Concentration des médias, précarité dans les rédactions et désinformation n’ont pas été évoquées.

  • Vaste opération de la police de l’environnement en Méditerranée

    Vaste opération de la police de l’environnement en Méditerranée

    La police de l’environnement s’est mobilisée durant le long week-end de l’Ascension sur la mer Méditerranée, pour sensibiliser les différents usagers des espaces maritimes. Au total, plus de 90 bateaux ont été contrôlés. Cette mobilisation s’inscrit dans le cadre de l’opération Airpro, qui consiste à mener des actions de prévention et de contrôler les éventuelles atteintes aux espaces protégés. Pour cause : une dégradation des milieux liée à l’augmentation de la fréquentation touristique et de la pêche de loisir.

    Les eaux de Méditerranée occidentale constituent un « hotspot de biodiversité », explique l’Office français de la biodiversité. Elles abritent des habitats comme des herbiers de posidonie ou des récifs et de nombreuses espèces protégées (tortues marines, cétacés…). «Le réseau d’aires marines protégées tels que les parcs naturels marins, qui couvre plus de 80% du linéaire côtier méditerranéen français vise à préserver cette richesse écologique et les équilibres du littoral », ajoute l’office.

    C’est la première fois qu’une action de police de l’environnement se déroule sur les aires marines protégées de la Méditerranée. Une opération qui rappelle certaines pratiques à adopter sur les milieux littoraux et en mer, comme tenir son chien en laisse en cas d’oiseaux nichant sur les plages… Elle vise également à sensibiliser les usagers aux règles encadrant la fréquentation de ces espaces et aux impacts des activités humaines sur la biodiversité.

  • Grand Avignon : le flou règne autour du retour ou pas de la ZFE

    Grand Avignon : le flou règne autour du retour ou pas de la ZFE

    Au Grand Avignon, on avait laissé le dossier ZFE en rade, au stade la consultation publique, reportée à la hâte en avril 2025. ZFE pour zones à faibles émissions. Un dispositif visant à interdire la circulation des véhicules les plus polluants, en fonction des vignettes Crit’Air. Créées en 2019, ces zones avaient été supprimées il y a un an par les députés (LFI, LR et RN) dans le cadre d’un amendement au projet de loi de simplification économique.

    Un vote qui vient d’être retoqué par le conseil constitutionnel. Le 21 mai dernier, les Sages ont censuré cet amendement, estimant qu’il s’agissait d’un cavalier législatif. Autrement dit que le texte initialement voté n’avait pas de lien avec le projet de loi. Mais les conséquences de la décision du conseil constitutionnel restent assez floues. Impossible de savoir si les ZFE déjà en vigueur sont réintroduites de facto ou si celles en jachère doivent être réenclenchées : « Il est prématuré d’apporter une réponse à ce stade car l’annonce est très récente, nous répond l’agglo. Nous avons besoin d’éclaircissements sur le sujet et le Grand Avignon va se rapprocher du législateur afin d’obtenir des précisions. »

    Pour rappel, la ZFE du Grand Avignon devait concerner les 16 communes et aurait pris effet fin 2025. Le projet soumis à consultation publique ne visait que les poids lourds mis en circulation depuis plus de 20 ans. Une ZFE minimaliste pour ne pas pénaliser les ménages les plus modestes dans l’impossibilité de changer de véhicule. Olivier Galzi, président (DVD) du Grand Avignon, ne serait pas non plus un grand partisan des ZFE.